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 You make me crazy {ft. Ida

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Myrtle Montgomery
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MessageSujet: You make me crazy {ft. Ida   Dim 4 Sep - 22:20

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La journée avait passée dans un brouillard complet, enfin, ces derniers jours plutôt. Depuis ma rencontre, au hasard, avec Ida. Qui, officiellement, est toujours ma femme, et elle le restera certainement à tout jamais. Encore maintenant, je ne savais pas ce qu’il m’avait pris d’aller à sa rencontre, quand je l’avais vue à l’accueil, discutant avec la réceptionniste de l’étage ou je travaillais. Surtout qu’à ce qu’elle m’avait dit, on l’avait mal orientée. Je ne saurais dire si c’était la vérité, ou, si elle avait dit la première chose qui lui passait par la tête, et qu’elle était venue spécialement pour moi. J’avais ensuite passé pas mal de temps en sa compagnie, dans une pièce vide, ou la tension était plus que palpable. J’avais d’u me faire violence pour ne pas lui sauter dessus. Ou pour ne pas l’étriper. Car, je le savais, même si je ne voulais pas me l’avouer, qu’au fond de moi, il y avait toujours quelque chose. Et que l’erreur que j’avais commisse était irréparable. Je ne pouvais pas faire machine arrière en un simple claquement de doigt. Décidément, je me retrouvais dans une situation compliquée. Très compliquée même. Pendante cette courte période, nous avions juste passé notre temps à se tourner autour, comme des lions en cage, à se rapprocher pour se repousser droit derrière. Comme un jeu. Je n’avais pas pu lui apporter les réponses qu’elle voulait, et encore maintenant, je n’étais pas sûr de pouvoir le faire, même si je lui avais promis de le faire.

Sur un coup de tête, je lui avais écrit, ayant conservé le numéro de téléphone qu’elle avait rapidement griffonné sur le dos d’une page, et je lui avais donné rendez-vous sur le front de mer, dans un petit café dont j’avais l’intention de venir depuis quelque temps déjà. Dans un endroit neutre, entouré de monde, je l’espérais, pour que la tension entre nous soit moins palpable. Et profiter au passage de la vue sur la mer. Quoique, c’était peut-être un peu trop romantique. Le mal était déjà fait de toute façon, et cela ne servait à rien de tout changer à la dernière minute. J’avais exactement rendez-vous avec elle dans une heure. J’avais eu l’idée de partir du travail plus tôt que d’habitude, pour m’apprêter correctement, mais je n’en avais pas eu le temps. Environ un quart d’heure avant l’heure du rendez-vous, soit dix-huit heures, j’étais arrivé sur place. Debout devant le café, je me grillais une cigarette, essayant de cacher ma nervosité, grandissante. Je lui avais dit que je voulais éclaircir certains points, mais je ne savais pas vraiment comment l’amener au sujet, surtout que, dans toute cette histoire, c’était plutôt à elle de demander des explications. J’étais en tort. Pas elle. Ne tenant plus en place, j’écrasais mon mégot dans le cendrier à cet effet, et j’entrais dans la pièce, climatisée. Je choisis une place stratégique. Tout au fond. Ou je pouvais avoir vue sur les gens entrants et sortants, et surtout, un endroit discret, à l’écart des gens, et de leur curiosité, dans le cas où ça viendrait à dégénérer. Ce que je ne souhaitais pas.

Patientant, ce qui n’était vraiment pas mon fort, je tapotais mes doigts sur la table, commandant une bière à la serveuse, qui m’amena une carte du menu par la même occasion. Je n’étais pas vraiment sûr d’en avoir besoin, mais je la remerciais d’un signe de tête et je la mis de côté. Cinq minutes s’écoulèrent avant qu’elle ne fasse son entrée, et en la voyant, mon cœur manqua un battement. Arrivée à ma hauteur, je me levai me penchais et … Et puis quoi ? Je devais l’embrasser ? Lui faire la bise comme à une simple connaissance ? Je restais immobile, ne sachant que faire. « Ida, ma chérie ». Les mots étaient sorti tout seul. Une habitude. Ou alors un lapsus. Cachant mon malaise, je me rassis rapidement, lui désignant la banquette en face, profitant de boire une gorgée pour détourner l’attention de ma gêne. Je posais ensuite mon regard sur elle, me rendant compte, pour la millième fois, à quel point elle était magnifique. « Merci d’avoir accepté mon invitation », dis-je sincèrement, avant de poursuivre. « Avant de rentrer dans le vif du sujet, je te laisse passer commande. Tu penses manger quelque chose ? », lui demandais-je en lui faisant glisser la carte.  
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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Mar 6 Sep - 23:04



T'es là, plantée devant ton dressing depuis dix minutes. C'est beaucoup trop long pour toi qui sais toujours exactement ce que tu veux. Mais là tu as peur de faire le moindre le faux pas. Tu assumes toujours ce que tu portes, de ta robe la plus osée à ta tenue la plus excentrique. Ce soir tu ne peux juste pas te permettre d'en faire trop ou pas assez. Tu ne saurais même pas définir la nature de ce rendez-vous. Tu regardes l'heure. Si tu continues comme ça tu vas être en retard, tout ce que tu détestes. Quoique l'idée de le faire attendre pourrait te plaire. Tu attrapes ton jean fétiche et une simple blouse noire. Ca suffira. Il vaut mieux que tu sois à l'aise cette fois. Stable dans tes chaussures et capable de respirer. Le détour par la case ravalement de façade est obligatoire. Tu as pu dormir seulement grâce aux cachets. De ce sommeil lourd qui te laisse plus fatiguée que la veille. Tu as mauvaise mine. Des cernes qui ne devraient pas tardées à virer au violet. Ces retrouvailles ne t'ont pas vraiment réussit. Hantée, tiraillée par des questions que tu avais mis un peu de côté. Certaines mêmes oubliées. Pourtant ce constat n'est pas totalement vrai. Pas à cent pour cent. Quand tu te perds dans tes pensées le soir en te faufilant avec appréhension dans tes draps, quelque chose a changé. Elle n'est plus là, au creux de ton ventre, cette petite boule de nerf. Celle issue du manque de nouvelle. De l'inquiétude à son sujet. De l'ignorance. Au début elle te rongeait, puis tu t'y es habituée au point de ne pas te rendre compte qu'elle était là. Sa disparition par contre tu l'as bien ressentie. Tu souris à la dernière couche de mascara. Satisfaite. Un peu heureuse aussi, même si tu ne devrais pas. Même si tu ne veux surtout pas lui montrer. Quand tu vois ton reflet dans le miroir, tu te revois quinze ans en arrière. Sur ton lit, dans ta chambre d'étudiante, à te préparer. Pour le premier rencard… celui qui a précédé une longue série.

Tu profites des ralentissements dus à l'heure de pointe pour faire clope sur clope. Lucius en fond sonore pour te vider l'esprit. It’s a feeling like a born again teen. Got a heart beat like we’re only sixteen. Chantant a gorge déployée. Tu as coupé ton téléphone. Hors de question qu'un mail ou un appel ne vienne te déranger. Quand tu repenses aux messages de Seeley… C'était tellement étrange d'en recevoir un à nouveau. Tu n'aurais jamais imaginé qu'il demande à te revoir aussi vite. Prise au dépourvue. Comme souvent avec lui. Dire qu'il t'avait mis quelque peu les nerfs ne serait pas mentir. A presque exiger une réponse alors qu'il n'est même pas certain de pouvoir t'en donner. T'as ce pressentiment que cette histoire va prendre des tournures inattendues. Qu'il va falloir du temps pour passer outre une fois de plus. T'as l'espoir infime d'une fin heureuse, déchiré par les souvenirs cuisants des états que t'as traversé. Voiture enfin garée. 10 minutes de retard. Timing impeccable. Tu laisses sortir la dernière volutes de fumée entre tes lèvres, avec appréhension, avant de pousser la porte du café. Besoin de le chercher ? Absolument pas. Tes yeux se fixent sur lui immédiatement. Comme s'ils étaient programmés pour le trouver, qu'importe l'endroit. Tu t'approches à la table du fond. Bon emplacement. Son corps se lève. Tu es juste en face de lui. Ce moment là tu le redoutais comme la peste, même si tu avais essayé -lamentablement- de ne pas y penser.  Tu esquisses un sourire, tellement calculé il faut l'avouer qu'il en serait presque professionnel. Mais quand ces redoutables mots s'échappent, fantômes d'un passé trop heureux, ton visage se défait. Tu t'assois comme un automate. Moins de deux minutes que tu es entrée et Seeley porte déjà le premier coup de poignard. Tu ignores son remerciement et interpelle une serveuse. " La même chose s'il vous plait " Oui autant rester sobre et garder les idées claires. Tu t'adapteras plus tard selon le tournant que prendra la conversation. Si tu peux lui faire sortir ne serait-ce qu'un peu d'argent, tu ne vas pas te gêner. Inconsciemment, tes doigts se meuvent, s'accrochent, se heurtent les uns aux autres. Démonstration de ton angoisse montante, que tu t'empresses de cacher sous la table. " Bonsoir Ida, comment ça va depuis la dernière fois ? Je suis désolée pour la dernière fois. J'aurais aimé que ça se passe différemment… " Tu te moques de lui clairement. Sans aucune honte. Il se comporte comme si t'étais qu'une source d'information potentielle pour un de ses articles. Et encore. La soirée va être longue. Le bruit de la pinte sur le bois attire ton attention, pas la serveuse que tu ne penses même pas à remercier.  " C'est pas compliqué enfin je pense. Je suis persuadée que tu es plus chaleureux quand tu veux obtenir un scoop. Mais vas-y pose moi donc cette seule et UNIQUE question que tu as à mon propos. " Tu fais la maligne sauf que tu la redoutes à un point indescriptible cette interrogation. Bois, ça t'occuperas Ida.

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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Dim 11 Sep - 0:52

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Dix minutes du retard. En même temps, je devais m’y attendre, venant de sa part. Non pas qu’elle l’était, d’habitude, mais après ce qu’il venait de se passer, mon comportement de la dernière fois, je la savais capable de me faire poireauter, juste pour le plaisir. Ce qu’elle avait d’ailleurs fait. Je me tournais rapidement vers la serveuse, qui était de retour à notre table, et je commandais deux whiskies. Pas sûr que ça soit une si bonne idée, mais c’était le moindre de mes soucis. Quitte à faire une bêtise, autant mettre la faute sur l’alcool. C’était très bas ce que je faisais là, je devais bien l’avouer. Je reportais mon attention sur la jeune femme, tandis qu’elle déversait sa haine. « Bonsoir Ida, comment ça va depuis la dernière fois ? Je suis désolé pour la dernière fois. J’aurais aimé que ça se passe différemment … ». Je déglutis. Au moins, elle, elle n’hésitait pas. Elle attaquait direct. Je ne m’excusais surtout pas, rentrant dans son jeu, prenant sa main, ou je lui déposais un baiser, comme à l’époque, avant de faire une révérence. « Ôh, ma douce princesse. Comment allez-vous ma très chère ? Je m’excuse, mais votre beauté me fait perdre toutes mes bonnes manières », je pris une voix douce et moqueuse à la fois, avant de poursuivre sur un ton un peu plus dur. « Tu le sait tout autant que moi que j’aurais voulu que ça se passe différemment ». Je ne fis aucun commentaire, étant sûr qu’elle comprendrait de quoi je parlais. « Ce n’est pas compliqué, enfin je pense […] » La serveuse revint au même moment, déposant nos verres devant nous. Je louchais sur le mien, soupirant. La soirée allait s’annoncer encore plus longue que prévue. Pour la peine, tant qu’à faire, je commandais directement la bouteille de whisky. Ça avait au moins le mérite d’éviter à la serveuse de faire continuellement l’aller-retour. Cela me permit de réfléchir, et de ne pas répondre de suite, à chaud. « Tu te rabaisses au même niveau qu’un scoop maintenant ? Et non, je n’ai pas besoin de me prostituer avec toi, d'être quelqu'un d'autre ». Façon de parler, mais il était vrai que, quand je voulais obtenir une information, je me montrais beaucoup plus chaleureux, sachant comment manipuler les gens. Ce qui s’apparentait, selon moi, à faire le trottoir. J’en étais arrivé bien bas, à me demander même si, justement, le métier était encore fait pour moi. Je vidais de moitié mon verre, prenant une grande inspiration, avant de tout lâcher. J’étais venu pour ça, et je ne comptais pas y passer la nuit. Autant tout balancer, plutôt que tourner autour du pot. « Tu comptais me parler un jour de notre enfant ? Ou du mois, de ta grossesse ? » Voilà. C’était dit. Je ne pouvais plus revenir en arrière. La raison qui m’avait fait fuir à l’époque. Le test de grossesse, positif, découvert au fond de la poubelle de la salle de bains. J’avais pris peur, ne me sentant pas prêt pour une vie de famille. Je ne me voyais pas père, et encore maintenant, je ne me voyais pas tenir ce rôle. J’avais conscience que j’aurais dû lui en parler, en quatre yeux, pour en savoir plus, mais je n’avais pas réfléchi, et, le lendemain, j’avais pris mes affaires et j’étais parti. Loin. Et maintenant le passé me rattrapait. Et cette découverte me tourmentait toujours. Et dire qu’un simple objet, de quelques centimètres, avait pu ruiner deux vies. Je serais fermement mon verre, le vidant cette fois-ci, cherchant la serveuse du regard. Fallait qu’elle amène la bouteille, vite. Ma respiration s’était fait plus lente. Je crevais de chaud, et j’enlevais mon blouson, détachant le premier bouton de ma chemise, pour avoir plus d’air. J’évitais le regard de ma femme, me cramponnant à la table, pour éviter de lui sauter littéralement dessus. J’avais réussi à tenir le coup une fois, j’y arriverais certainement cette fois-ci aussi. Je l’espérais, tout en souhaitant que je ne me retienne pas. Les secondes me parurent durer des heures. C’était insupportable.    
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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Mer 14 Sep - 21:41


Il efface ta commande d'un coup de main. Deux verres de whisky à la place. Ca c'est dangereux. Pour toi déjà, c'est pas en t'incitant à prendre plus fort qu'une bière que ta tendance à l'alcoolisme va s'améliorer. C'est aussi risqué pour vous deux, c'est suffisamment difficile de résister à vos pulsions, alors si on rajoute de l'alcool dans le sang … le résultat ne sera sûrement pas beau à voir. Mais tu ne dis rien, il invite après tout. Première chose que tu arrives à tirer de lui depuis 5 ans. Est-ce qu'à la fin de cette soirée il te remboursera tous les frais qu'il aurait du payer avec toi ? Voilà un bon challenge Ida. D'entrée jeu tu lui fais comprendre que tu lui en veux. Beaucoup et bien évidemment il fait du Seeley. Sort le grand jeu. Les surnoms ridicules, la révérence stupide. La seule chose qui te fais l'effet c'est ta main dans la sienne. Ses lèvres sur ta peau, instant trop bref, presque rêvé. C'est plus fort que toi, tu lui lance un regard méprisant, mordant ta langue. Pas assez ardemment pour retenir une remarque. " Tu aurais préféré que ça ne se passe pas du tout Seeley. " Tu pouvais en mettre ta main à couper. Cela aurait été tellement plus simple si sa femme avait fait l'effort de ne pas venir perturber sa petite vie tranquille. La serveuse arrive. Tu te retrouves avec une pinte et un scotch. L'autre, en face de toi commande une bouteille. Tu hausses un sourcil. Non pas que cela te dérange mais tu as la nette sensation que sa fameuse interrogation n'allait pas te plaire. Tu ignores la bière, avale rapidement une gorgée du liquide ambré. " Tu es sur ? Je pensais que tu avais prétendu être quelqu'un d'autre pendant nos 10 ans de mariage ? " Cette question douloureuse, elle avait été ton pire cauchemar pendant de longs mois. Tout ce que vous aviez vécu avant qu'il ne parte, était-ce réel ? Sincère ? Ou bien avait-il prétendu durant tout ce temps. Avait-il caché sa vraie nature ? Toute votre histoire avait été remise en question et ça tu ne le supportait pas. Aujourd'hui, même rafistolée, tu ne sais toujours pas vraiment qui est l'homme assis en face de toi. Tu observes son comportement, incapable de te lasser de sa silhouette, se sa carrure que tu connais si bien. Soudainement son verre son vide de moitié et à cet instant tu comprends que ca ne sera pas à propos de votre ancien appartement. Notre enfant. Ton cœur lâche. Tes poumons implosent. Ta main nerveuse que tu cachais sous la table, se ferme sur elle-même. Prête à défendre cet enfant qui n'a vu le jour. Cet enfant qui n'a jamais existé autre part que dans ton esprit. T'as envie de hurler Ida. Les yeux trop brillants et la gorge nouée. Du plomb au fond de l'estomac. Si tu n'étais pas assise tu serais certainement tombée. Tes yeux sont braqués sur lui pourtant tu ne le vois pas. Perdus dans le vague, dans le passé. T'encaisse comme tu peux. Seeley s'agite et ça te ramène doucement à la réalité. Ton bourreau. Tu n'es pas sure de pouvoir réussir à parler. Tu ouvres la bouche rien n'en sort. Tes doigts s'agrippent quelques secondes à tes cheveux, tu bascules la tête en arrière. Termines ton verre. Finalement tu trouves le courage de regarder enfin ton mari. Ne l'as-tu jamais autant haït qu'à cet instant précis ? " Rassure toi, nous n'avons pas d'enfant. Autre chose ? Non ? Bonne soirée alors. " Ne pas s'attarder plus longtemps sur le sujet. C'est déjà trop de toute façon. Tu ne lui laisses pas vraiment le temps de répondre. Ton corps se lève, sans aucun contrôle de ta part. Tu t'en vas. Flottante. Ailleurs. Besoin d'air. Besoin d'être loin de lui. De cet espoir de famille que tu as eu. Tu croises à nouveau la serveuse et t'empares de la bouteille qu'elle s'apprêtait à vous apporter. La route te semble longue. Tu t'éloignes du restaurant et de tous ces gens qui ne se rendent pas compte du drame qui se joue. Tu t'éloignes du parking pour ne pas voir ces couples arrivés. Tu respires trop vite. Essuie d'un revers de manche tes yeux. Et tu t'échoues là, dans le sable. Cigarette déjà à la bouche. Au moins tu n'as pas fait de scène cette fois. Tu gardes ta dignité. La brise marine est fraîche et tu réalises que tu as oublié ta veste. Une vieille veste qui te tient à cœur. Ca te donne encore plus envie de pleurer. Hors de question que tu y retournes. " J'ai épousé le pire des connards... Un salaud. Un mec sans aucune pitié... Un putain de lâche ! " Vois le positif Ida. T'as une bouteille gratuitement pour oublier ta souffrance.
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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Sam 17 Sep - 0:35

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« Rassure toi, nous n'avons pas d'enfant. Autre chose ? Non ? Bonne soirée alors. » Elle s’était levée, avait pris la bouteille de whisky dans les mains de la serveuse avant qu’elle ne puise la poser sur la table, et était partie. Et moi, je n’avais pas bougé d’un pouce. Tétanisé. J’étais incapable du moindre mouvement. Je ne pensais pas qu’une simple réponse, de seulement quelques mots, et attendue depuis des années, des lustres même, pouvait me faire autant mal. Il était évident que je ne voulais pas d’enfant, et ça l’est tout autant que quand j’ai découvert ce fichu test de grossesse, qui a détruit notre mariage, j’avais tout autant paniqué que maintenant. Je ne voulais tout simplement pas reproduire le même schéma que mon père, ni de ma mère, des alcooliques tous les deux, et qui – ma mère – saoule comme à son habitude, s’était endormie une cigarette à la main, ce qui avait mis le feu à la maison. J’étais le seul survivant. Et orphelin. Soupirant, je pris mon visage entre mes mains, restant dans cette position un certain temps, rembarrant même la serveuse, qui n’y était pour rien et qui ne comprenait rien non plus. Je tremblais presque de tout mon corps. C’était fou, quand même. Voilà que j’attendais une réponse à cette question, que je l’avais enfin, et j’étais incapable de réagir, de l’attraper. Et dire que, cinq ans en arrière, si j’avais eu les couilles pour lui demander ouvertement ce que je pensais, et lui exposer mes craintes, rien de tout ne serait arrivé et nous nous en serions certainement pas là. La vie aurait continué son cours, et nous notre mariage.

Relevant les yeux, je tombais nez à nez avec sa veste. Je regardais partout, ayant le fol espoir qu’elle était revenue, mais non, seul son habit était resté sur place. Je me levai, me dirigeant vers les toilettes, ayant besoin de me rafraîchir un coup et de me remettre les idées en place. La soirée étant gâché, je n’avais rien de mieux que de retourner chez moi, m’affaler sur le canapé et boire comme un trou, tant qu’à faire. Mais cette veste me faisait de l’œil. J’avais surtout un prétexte pour rester avec elle, encore quelques instants, si, bien sûr, je la retrouvais. Ne réfléchissant pas plus, et ne voulant me comportement lâchement, je pris sa veste, que je posais sur mon épaule, et je sortis du café, au bord de la plage. Ni une ni deux, une cigarette atterrie sur mes lèvres, et, de la terrasse d’où je me trouvais, je scrutais l’horizon, à la recherche d’une jeune femme brune. Ne voyant personne, je me frayais un passage parmi les gens présents – principalement des couples – que j’aurais bien voulu déchiqueter en mille morceaux, ne supportant pas leur bonheur. Tout était de ma faute.

Pendant un quart d’heure, toujours rien. J’étais prêt à abandonner, à tout laisser tomber, quand les bruits des vagues me parvint, et mû par l’instinct, je me dirigeais vers la plage, mes chaussures s’enfonçant de plus en plus, maudissant le sable qui allaient pénétrer même dans mes chaussettes. «  J'ai épousé le pire des connards... Un salaud. Un mec sans aucune pitié... Un putain de lâche ! » C’est mots, entendus comme dans un murmure, me frappèrent de plein fouet. Le point positif, je l’avais trouvé. Faisant le moins de bruit possible, je vins m’installer à ses côtés. Me taisant, avant de lui rendre la veste. « Je crois que t’avais oublié ça, pas la peine de dire merci ». Mon ton s’était durcit, alors que je voulais juste être doux, mais j’avais encore du mal à digéré ses reproches. Un salaud, je pouvais le comprendre parfaitement. Mais un mec sans pitié, là, vraiment, je ne voyais pas. Je lui pris la bouteille des mains, ma bouteille, et je bus une longue gorgée, avant de la poser entre nous, dans le sable. « Tu peux me traiter de tous les noms, je ne te contredirais pas. Je suis peut-être un connard, un salaud, à tes yeux, alors que tu sais, au fond de toi, et de ton corps, que tu n’en penses pas moi. Par contre, sans aucune pitié, ça … je ne suis pas d’accord ». Je bougeais, me mettant cette fois-ci face à elle. Je lui pris le visage entre mes mains, la fixant dans les yeux. « Et je sais aussi que malgré tout, tu m’aimes. Alors, merde, arrête un peu de te faire du mal ! Et, juste, dis-moi qui c’est qui fuit et qui est lâche, cette fois-ci ? » Je battis des paupières, m’attendant à recevoir une gifle. Puis, dans un murmure, presque imperceptible, je rajoutais « Je n’ai jamais réellement cessé de t’aimer. Tu me manques. » J’avais baissé les yeux, honteux, priant pour qu’elle n’ait pas entendu ces mots franchis de ma bouche, sans aucun contrôle. Sans attendre, et faisant comme si je n’avais rien dit, je passais une main dans ses cheveux, la regardant tendrement, avant de la coucher dans le sable, me posant à ses côtés.     
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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Lun 19 Sep - 12:53


Il y a la brûlure de la nicotine au fond de tes poumons. Celle qui n'a plus aucun effet sur toi, alors que parfois t'aimerais. T'aimerais t'étouffer avec une bouffée comme lors de la toute première. Maintenant tu dois en fumer quinze. Le whisky qui décape ta gorge alors que tu bois à même le goulot. T'as froid sans ta veste restée près de lui. Même un simple habit te trahit. Tu ressembles à une ado déçue après un premier rencard. Celle qui se dit que la vie ne vaut rien et que tout est finit. Tu as le cœur qui bat fort. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. Tu repenses à ce qu'il t'a dit. Enfant. Enfant. Enfant. Enfant. Enfant. Enfant. Enfant. Tu as la tête qui tourne et tes cils chargés de mascara retiennent comme ils le peuvent tes larmes si rares. Ne plus pleurer pour Seeley, voilà ce que tu te répètes. Ta main gauche passe sur ton ventre. Ventre désespérément plat. Jamais il n'abritera un petit être qui ne demande qu'à vivre. Jamais tu ne verras ces petites lignes blanches, cicatrices d'une grossesse. Jamais tu ne souffleras en te rendant compte à quel point c'est dur de perdre les kilos gagnés. Jamais tu ne sauras vraiment de quoi tu parles en ce moment même. La fraîcheur de la mer t'emporte délicatement au milieu de souvenirs que tu gardes précieusement pour toi. Jalousement. A la fois bonheur et déception. Ce mois entier où tu y as cru. Un frisson parcours ton corps. Le clapotis de l'eau couvre les bruits environnants. Jusqu'à ce que quelqu'un arrive. Un sursaut, ta cigarette qui tombe dans le sable. Un peu de cendre chaude sur ta main. " Merde. " Il t'a fait peur. Lui et sa discrétion fascinante. Tu récupères sans un merci ta précieuse veste avant de te couvrir les épaules. Les battements dans ta poitrine ralentissent. Soulagée ? Oui. Heureuse ? Aussi, seulement un peu dirons-nous. Tu t'efforces cependant de ne pas le regarder. Ne surtout pas lui accorder d'attention. Ne pas franchir la limite que représente la bouteille.

Bien évidemment il s'empresse de le faire. Tu ne peux rien faire d'autre que le voir maintenant. Lui en face de toi. Bien sûr qu'il est sans pitié. Comment appelé un homme qui cinq ans après t'avoir abandonné, te demande si vous avez un enfant ? Tu ne réponds pas. Si lors de votre première rencontre à San Francisco c'était la colère qui parlait, ici tu ne ressens que de la tristesse. Cette émotion qui laisse échapper nos secrets sans qu'on ne le veuille. C'est elle qui abaisse vos défenses sans vous prévenir. Alors il ne faut surtout rien dire. Ignorer le contact de vos peaux. Juste écouter même si tu as envie de lui crier que bien évidemment tu l'aimes. Que tu l'aimeras toujours. Tu n'as pas été lâche Ida, non. Tu lui as répondu, sans détails et tu es partie. Mais il a une réponse au moins. Tes yeux s'agrandissent sous la révélation. Des aveux que tu as rêvés d'entendre pendant si longtemps que maintenant tu ne sais comment réagir. Sans comprendre, le cerveau réfléchissant beaucoup trop sur ces trois petits mots, tu te retrouves allongée à même le sable qui envahit tes cheveux. Il y a eu son regard, son corps qui pendant quelques secondes a surplombé le tien comme souvent dans votre lit conjugal. Puis sa présence à tes côtés. Brusquement tu tournes la tête vers lui. Tes yeux profondément ancrés dans les siens. " Si tu m'aimes autant que tu le dis depuis tout ce temps, pourquoi tu me fais vivre tout ça Seeley ? " Tu te sens tellement éloignée de lui alors qu'il est si proche. Ta main se saisit de la sienne et l'encercle aussi fermement que tu le peux. Pour ne pas couler, perdue au fond de ses yeux. Pour reprendre une bouffée d'air frais quand ton cœur manque un battement. Pour éviter d'être submergée par tous ces sentiments contradictoires. Pour ne plus qu'il parte. " Tu crois vraiment que je fuis ? Si tu veux je peux te donner des détails sur comment j'ai cru être enceinte pendant un mois après que tu sois parti. Comment je me suis inquiétée en voyant que je n'avais presque aucun symptôme. Comment je me suis accrochée à l'idée d'avoir un enfant de toi. Ou bien comment je me suis effondrée quand le médecin m'a dit que je n'étais pas enceinte. "

Tes menstruations s'étaient arrêtées. Angoissée par son départ, persuadée d'avoir un enfant. Ce qui n'était qu'à la base un simple retard du à une mauvaise contraception, a chamboulé ta vie. A bout de souffle, tu avais cependant tout fait pour garder une voix calme. Tu n'était cependant pas dupe, il savait écouter les intonations de ta voix, les décrypter. Dans ton discours, tu n'avais pas parler de lui. Simplement de la douleur de croire. Pas celle de l'abandon, de l'oubli, de l'humiliation. Seras-tu un jour capable de lui avouer à quel point il t'a détruite ? Tu n'en as aucune idée. C'est l'heure de la vérité. A ton tour d'avoir une réponse. " J'espère que t'es parti pour une petite blonde et pas à cause d'un faux positif. " Et malgré tes paroles, malgré la dureté de ce vous vous dites, jamais vos doigts ne se détachent.

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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Lun 19 Sep - 16:07

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Couché sur le dos, le regard rivé vers les étoiles, je retenais les larmes qui coulaient tant bien que mal. Non, il était hors de question de faiblir. Pas devant elle. Je devais me montrer fort. Il ne fallait pas qu’elle sache que ce qu’elle me disait, ces quelques mots, m’atteignaient très profondément. Ils me faisaient horriblement mal. Je me levai, me mettant dans une position assise, prenant la bouteille entre mes mains, en y buvant une longue gorgée. La sensation du liquide chaud s’écoulant dans ma gorge me fit du bien. Tout en regardant l’horizon, je croisais les bras. J’avais tout gâché. J’étais le pire des cons. Moi qui pensait qu’en fuyant, face à un simple petit objet banal, ayant peur de devenir comme mes parents, voilà que j’étais devenu bien pire. Ils m’avaient abandonné, tout comme je l’avais fait avec Ida. J’avais reproduit le même schéma, inconsciemment, et ce n’est que maintenant que je m’en rendais compte. Sauf que voilà. Eux avaient des problèmes addictifs, l’incendie qui ravagea notre maison n’était pas intentionnel. Mon départ, oui. Je fus pris de tremblement, et un rire éclata d’entre mes lèvres. Nerveux. Je devenais fou. Je me pris le visage entre les mains, louchant sur la bouteille, avant de remettre le goulot à ma bouche. Cette fois-ci, les larmes coulèrent le long de mes joues, mélange de tristesse et de rire. Je les balayais vite fait avec mon pouce, ne regardant toujours pas la jeune femme à mes côtés. La tentation était de plus en plus forte, et ce n’était indéniablement pas le bon moment. Mais est-ce qu’il y en avait vraiment un ?

« J’espère que t’es parti pour une petite blonde et pas à cause d’un faux positif », je me raidis, sentant un frisson glacé parcourir tout mon corps. Nos doigts toujours entrelacés, depuis qu’elle avait pris ma main. Brûlante. De ma main libre, je me mis à dessiner dans le sable, comme un gamin. Je pris finalement une grande inspiration. « Je ne peux pas. Je … je te mentirais si je te disais que c’était le cas. Il n’y a eu personne Ida, et il n’y aura jamais personne ». Une image fugace de Barbara passa devant mes yeux, mais même ça, je n’étais pas sûr que c’était une très bonne idée. Cela faisait maintenant plusieurs semaines que je n’avais plus aucune nouvelle d’elle. D’une voix faible, ressemblant plus à un murmure, je poursuivis, perdu dans mes pensées, me revoyant, cinq ans en arrière, dans notre maison, comme si c'était l'instant présent. « Je venais de rentrer du travail. La maison était vide, tu étais je ne sais où. Comme à mon habitude, j’avais besoin de prendre une douche, d’enlever toutes les saletés accumulées de la journée. Ce n’est qu’une fois la pièce embuée de vapeurs, que je suis tombé dessus. Dans la poubelle », je secouais la tête, chassant les larmes qui revenaient à vitesse grand V. « Mon cœur a fait un bond, je me suis pétrifié. Me répétant que je rêvais, que ce n’était pas possible. Sans rien toucher, j’ai fait un rapide calcul mental. Tout concordait. Difficilement, très difficilement, je me baissais, prendre ce test de grossesse en main. Positif. Comme un objet brûlant, je le laissais tomber, à sa place. Dans la poubelle. Le soir même, j’ai fait comme si de rien n’était, étant tout de même distant. Et le lendemain, j’avais pris ma décision », je m’interrompis, pour reprendre mon souffle, lui serrant toujours la main et regardant dans le vague. « Ce soir-là, j’espérais que tu allais m’en parler, plutôt que de me cacher ta grossesse. Qu’on en discute, tous les deux. Savoir dans quoi on s’embarquait. Mais rien. Tu l’as gardé pour toi. Je n’étais pas prêt Ida, je … j’avais peur. De tout faire foirer, d’être un mauvais père, de devenir comme eux … Quoique, je suis devenu bien pire », rire amer.

Je me sentais fatigué, lasse. Je n’avais pas cette sensation de bonheur, de soulagement, qu’ont les gens normalement en vidant leur sac. Je me sentais vide. Inutile. Ma vie ne se résumait à rien. Je lâchais la main de ma femme, qui officiellement l’était encore, et je me laissais littéralement tombé. L’alcool commençait à faire son effet, le sentant circuler dans tout mon corps. « Tu avais raison », continuais-je, toujours sur le même ton. « Pars. Fais-ta vie. Oublie-moi. Je n’en vaux pas la peine. Je te libère de tes obligations. Laisse-moi dans ma propre merde, je le mérite ». A l’instant présent, je n’avais plus trente-huit ans, mais bel et bien onze. J’étais redevenu cet enfant peureux, esseulé. Devant mes yeux, je vis danser des flammes. Celles qui consumaient ma maison. Contemplant ma vie partir en fumée.  
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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Lun 19 Sep - 22:28



Il ne dit rien. Il n'y a que sa respiration rendue un peu bruyante par l'alcool et la clope, accompagnée par les murmures de l'eau. Votre seule bande-son. Tu as balancé une bombe. Et malgré sa fierté, tu comprends lorsqu'il se redresse, que tout ça fait profondément écho en lui. Tu pourrais pratiquement retracer le chemin de ses pensées. Parce que tu le connais si bien ton Seeley. Son histoire. Tu le comprends comme si peu peuvent le faire et comme jamais personne d'autres ne le pourra sûrement. Ta main passe entre les deux siennes alors qu'il s'agite. Mais jamais il ne te lâche. Et son corps qui tremble. Son rire effrayant impose à tes yeux de rester au sol. Lui laisser un peu d'intimité en quelque sorte tandis qu'il s'expose à toi. Tu te souviens à quel point tu te sentais privilégiée de le voir dans ces moments de rare vulnérabilité. Quand ce grand et imposant homme abaissait ses barrières devant toi. Oh bien évidemment ce n'était jamais en te regardant dans les yeux, encore moins souvent avec des mots et on ne pouvait pas dire que tu étais un modèle de ce côté-là. Mais il te laissait l'observer. Il te laissait être là. Seulement toi. C'est peut-être dans un de ces moments là que tu es tombée amoureuse. La scène est digne d'un film. Vous savez un de ces films indépendants aux paysages plats et aux dialogues si courts mais d'une richesse et d'une honnêteté parfois frappantes. Tu pourrais retomber amoureuse en un claquement doigts. Tu es prête. Les papillons dans le ventre et la chaleur de vos peaux en contact. 3, 2 et… Il avoue. Brise l'instant en une fraction de seconde. Il est partie à cause d'un faux positif. Il t'a quittée simplement parce qu'il te pensait enceinte. Ta respiration se bloque instantanément. T'as mal une fois de plus. Tu ne t'y feras jamais à cette douleur-ci. Tes cils ne parviennent plus à retenir les larmes. Toujours allongée, elles coulent jusqu'à tes oreilles, dévalent ton cou. Quand est-ce, la dernière fois tu as pleuré ? Tu l'écoutes toujours. Bercée par sa voix, fascinée par ces secrets dévoilés. " Moi aussi j'étais pétrifiée. On avait jamais évoqué la question d'un enfant et… Toi et moi on était tellement complice. On s'aimait tellement, c'était presque fusionnel. Je ne savais pas si j'étais prête pour tout ça. J'avais besoin de quelque jours. Simplement quelque jours… "

Tu te redresses lentement, comme émergeant d'un de ses rêves dont on ne sait pas déterminer s'ils sont bons ou mauvais. Tu te saisis de la bouteille, avales beaucoup plus que tu ne devrais, retiens un étouffement et réalises le froid qui saisit ta paume. L'alcool te réchauffe mais c'est tellement dérisoire comparé à ce vide qui lui succède. Tu te tournes vers lui, le regardes comme on regarde un enfant. Les propos qu'il tient te heurte. Depuis quand se voit-il comme ça ? Est-ce à cause de toi ? Puis tu reconnais cette absence dans ces yeux. Ce voile qui était présent lorsqu'il t'a raconté son histoire pour la première fois. Il y a cette pulsion qui monte. Ce besoin que tu n'arrives pas à contrôler. Tu sais que c'est mal ce que tu vas faire. Une dernière gorgée pour te donner du courage, pour te convaincre que ce n'est pas la fin du monde. Alors doucement comme on apprivoise un animal blessé, un peu maladroitement aussi, tu viens te rallonger auprès de lui. Plus près que tout à l'heure. Ta tête sur son épaule, ton bras sur son ventre et ta main posée contre son cœur. Tu inspires, son odeur te revient. Si rassurante. Tu te sens complète, enfin. Ce vide qui te ronge depuis cinq ans s'efface. " Pour le meilleur et pour le pire Seeley. " Tu fermes les yeux. Ton corps se rapprochant autant qu'il le peut du sien.  Vieille harmonie. Tout prend place. L'alcool embrume ton cerveau, l'empêche de réfléchir, fait taire ta fierté. Il n'y a plus que ton cœur rabiboché à coup d'agrafes et de scotch, le seul qui parle maintenant. " On s'est suffisamment mal pour aujourd'hui. Je... Je suis fatiguée de te détester. Je voudrais juste un soir s'il te plait " Tu chuchotes de peur de l'effrayer. De peur que la réalité ne vous entende et ne vous fauche sans prévenir. Tu ne demandes pas beaucoup. Simplement une pause dans ce manège sans fin où tu bascules entre haine et amour sans cesse. Comment as-tu tenu si longtemps sans lui ? Alors tout ce que tu veux c'est un soir où vous ne vous faites plus mal. Un simple soir où vous oubliez le temps et ce qu'il convient de faire. Demain seulement, vous reprendrez là où vous vous en êtes arrêtés. Maintenant c'est ton mari que tu veux.

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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Lun 19 Sep - 23:01

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Ses mots. Que mes oreilles entendent, mais que je laisse filer. Comme du sable, s’écoulant entre des doigts. L’instant avait passé. La bise fraîche du front de mer les avait emportés au loin. J’avais mal. Mon cœur était serré. Peine à respirer. Mais je ne bougeais pas, couché là, contemplant les étoiles. Qu’est-ce que c’était magnifique. Je ne prenais pas souvent le temps de regarder le ciel. Trop de boulot. Encore et toujours. Je m’acharnais corps et âme. Fuyant mes problèmes. J’étais plus que lâche. Aucun mot ne voulut franchir mes lèvres. Je n’en avais plus la force. J’avais l’impression d’être mort. Un corps qui s’allonge auprès du mien. Silence profond. Je prends instinctivement sa main, comme si c’était ma bouée de sauvetage, et mon cœur reprend un rythme normal. Elle s’approche de plus en plus, posant sa tête contre mon épaule, sa main sur mon cœur, et mon ventre. Je ne la lâche pas, m’y tenant fermement. Je devais lui faire mal, mais j’en avais besoin. A l’instant présent, c’était ce qui me faisait tenir. D’un geste machinal, je sortis mon paquet de cigarette, pris la dernière que j’allumais, et jetai au loin le paquet. Inspirant grandement, je tirais une bouffée.

Je tournais la tête vers elle, et là, pendant un court instant, je réalisais à quel point j’avais eu de la chance de l’avoir, et tout ce que j’avais perdu. A cause de ma frousse. De ma famille. Elle était éblouissante. Je me souviens qu’elle amenait toujours le soleil avec elle, dès que nous allions quelque part. Rayonnante. Un ange tombé du ciel. Les larmes se remirent à couler sur mes joues, que cette fois, je ne chassais pas. Les yeux dans les yeux, je murmurais quelques mots, au rythme de la chanson. « Come up to meet you, tell you I’m sorry. You don’t know how lovely you are. I had to find you, tell you I need you. Tell you I set you apart. Tell me your secrets, and ask me your questions. Oh, let’s go back to the start. Running in circles, coming in tails, had are a science apart. Nobody said it was easy. Oh it’s such a shame for us to part. Nobody said it was easy, no one ever said it would be so hard. Oh take me back to the start ». Notre chanson. The Scientifist.. Le premier slow que j’avais dansé avec elle, à nous tous débuts. Nous n’étions pas encore ensemble. Et depuis, c’était devenu notre hymne. Je tournais la tête de l’autre côté. J’étais en train de me perdre.

Prenant sur moi-même, je lâchais sa main, et je me relevais, tout d’abord sur les coudes, et ensuite entièrement. Enfin, j’étais toujours assis, et je contemplais l’horizon, loin devant. D’un revers de ma manche, j’essuyais les larmes qui s’étaient créés un passage sur mes joues, mes lèvres, mon cou. Je jetai mon mégot au loin, et, comme si je parlais au vent, à personne, je lâchais tout simplement. « Ce n’est pas toi que je déteste, Ida. C’est moi ». Mais elle avait raison. Ça en devenait fatiguant cette haine. Ça nous pompait toute notre énergie.  Cette fois-ci, je me relevais, époussetant au passage mes habits, avant de m’asseoir à califourchon sur elle. Mon regard rivé au sien. Je me penchais, nos visages à quelques centimètres, se frôlant. « C’est ça que tu veux ? » Je la suppliais presque du regard. Juste ce soir. Que tout redevienne comme avant. Je savais que c’était du suicide, que j’allais me brûler les ailes. Mais tout mon corps le réclamait. Ainsi que mon âme. D’un battement d’aile, je retirais ma veste. Nos lèvres se touchèrent, avant de me détacher des siennes, déposant un baiser sur chaque parcelle de son corps découvert. Son cou. Je lui tenais fermement les bras dans le sable, en sachant que je devais apprendre à lâcher prise. Une de mes mains libéra la sienne, et elle se faufila tendrement sous le haut de la jeune femme.  
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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Ven 23 Sep - 12:07



L'odeur de nicotine qui vous colle à la peau l'un comme l'autre, prend de charmante effluve lorsqu'elle se mélange à la sienne. T'en oublis presque la pression de sa main sur la tienne. Pression tellement en force que le sang peine légèrement à circuler jusqu'au bout de tes doigts. Ca ne te dérange pas, tu as trop envie de le sentir à tes côtés pour dire quelque chose. Tu ne peux t'empêcher d'interpréter ce geste pas si anodin. Il a besoin de toi, là maintenant. Et sans prévenir, vos yeux se rencontrent. Si proches que tu y vois l'intérieur de son esprit aussi bien que les larmes qui perlent sur ses cils. Il est si beau de près, si beau dans sa détresse. Tu sombres Ida. Vous étiez exactement comme ça, lorsque vous parliez de vos projets parfois un peu fous. Tellement près, tu te souviens des rires quand vous vous imaginiez des choses improbables. Des regards de soutiens quand cela devenait sérieux. Ses lèvres s'entrouvrent et les paroles de votre chanson te bercent. La mélodie n'est pas là pourtant tu l'entends clairement dans ta tête. Jamais tu n'aurais pensé qu'elle puisse aussi bien évoquer votre situation. Combien de fois avez-vous danser là-dessus ? Trop souvent. La première fois, le jour de votre mariage, les anniversaires, simplement dans le salon quand elle passait à la radio… Ta respiration est difficile. Tu répètes les derniers mots, comme un écho. Comme un souhait timide. " Back to the start… " Son visage se détourne. Tu meurs d'envie de le retenir. De pouvoir l'observer plus longtemps. Poser tes doigts sur sa joue, en dessiner les traits. Lui avouer à quel point lui aussi il t'a manqué. Que oui tu l'aimeras jusqu'à la fin peu importe ce qu'il se passe. Pourtant ça ne sort pas. Ta main ne veut pas bouger même quand il la lâche. Un cadavre sur la plage, humaine tuée par sa propre condition. Ces sentiments qu'on essaye de combattre par la raison alors qu'on sait parfaitement que tôt ou tard on finira par perdre. Devant sa confession, tu ne peux empêcher un rictus de déformer ton visage. Tu ne dis rien mais tu n'en penses pas moins. Toi aussi tu t'es détestée de ne pas avoir su le retenir. De n'avoir rien vu arriver. Tu avais une si basse estime de soi… Et la dépression est venue s'installée. T'en as bavé. Maintenant il n'y a plus que lui que tu détestes. Alors tu dis qu'il y a une petite justice. Que c'est le karma.

Tu avales une nouvelle lampée de whisky alors qu'il se relève. T'as peur durant une fraction de seconde qu'il ne s'en aille. Qu'il te laisse ici toute seule, une nouvelle fois. Dans l'appréhension tu le vois venir sur toi. Prisonnière de son corps. " Un soir et après je fais de ta vie un enfer je te le promets. " Tu lui souris, complice. Un baiser trop léger à ton goût et ta peau qui brusquement revit sous sa bouche. Tu te laisses faire, totalement soumise à sa volonté. Lorsque sa main s'aventure sous ta blouse, tu t'empresses d'attraper sa nuque pour le faire revenir à toi. Vos langues qui se cherchent, tes dents qui mordillent sa lèvre inférieur. Tes sens sont désorientés, dépassés et il ne s'est encore rien produit. Et plus haut vous monterez, plus violente sera la chute. La passion te dévore mais tu dois te ressaisir. Tu crèves de peur. Tu le pousses sur le côté et te relève aussi promptement que tu le peux. La plage te paraît bancale, déjà un peu ivre. Le goulot contre ta bouche avant de lui tendre ce qui demain sera la raison de ce laisser-aller. Et lorsque finalement il est debout, te surplombant, tu ne sais plus quoi dire. Alors tu l'enlaces aussi fort que tu peux. Tes doigts déjà dans son dos, sous son t-shirt. Silencieusement tu le supplies de te serrer comme avant. Comme quand tu avais peur, que tu doutais d'y arriver. Comme quand il déchiffrait sur ton visage un moment de faiblesse que tu n'osais avouer qu'à demi-mot. T'as besoin d'un petit peu de temps pour être certaine de ce que tu veux. Alors tu te caches contre son torse pour réfléchir. Dans quel état seras-tu demain ? Au fond du gouffre. Va falloir rapprocher les rendez-vous chez le psy ma pauvre. Tu inspires profondément avant de revenir à la réalité. " Je mérite mieux qu'une partie de jambe en l'air sur le sable. On pourrais retourner au restaurant ou bien marcher jusqu'à ma voiture. Tu me raconterais ta journée et le boulot que tu fais ici. Le dernier scoop sur lequel tu es. Comment est ton boss. A quel point il t'énerve. Faire comme si notre mariage valait encore quelque chose en fait. " Protèges-toi Ida. Protèges ton corps autant que ton âme. Parce qu'il y a encore trop de non-dits, trop de questions et de rancœur. Tu ne peux pas lui faire ce plaisir de lui donner ce qu'il veut tout de suite. Même si tu dois prendre sur toi, aussi difficile que ça soit. " Et d'ici là, on aura finit cette bouteille. On sera saoul et on fera ce que l'on voudra sans se poser de questions. " C'est un bon plan ça non ? Alors tu recules de quelques pas, sans jamais se détourner de lui. Un sourire tendre. C'est une invitation lancée. Cette fois tu attends sa réponse.

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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Mar 4 Oct - 17:17

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Notre étreinte se faisait de plus en plus passionnée, plus brutale. Ça en devenait presque un besoin animal. Nos lèvres ne se quittaient plus, mes mains se baladaient partout sous ses vêtements, mordillant sa lèvre en retenant quelques soupirs. C’était fou comme, malgré les sentiments presque inexistants, le désir, lui, était toujours bel et bien présent. Je n’arrivais plus à m’en défaire, comme une drogue. Celle-là même qu’Ida mit fin, me repoussant sur le côté, me faisant revenir au monde réel. A l’instant présent. Me laissant tomber lourdement sur le sable, je me mis à contempler les étoiles. J’étais incapable de la regarder. Pas après ce qu’il venait de se passer. Je crispais les poings. Putain, qu’est-ce qu’elle pouvait être casse-couilles quand elle s’y mettait. Je savais d’avance que cette soirée aurait été un échec cuisant, ainsi que ma tentative. Je ne savais plus ou j’en étais, et le problème, était bien là. Je connaissais Ida. Je pouvais lire en elle, et ce que je voyais, ne me plaisait pas. Je devais arrêter de lui donner de faux espoirs, pour qu’elle s’y agrippe comme si sa vie en dépendait. Je n’aurais jamais dû. Ce qu’elle voulait, elle, était que je lui appartienne à nouveau corps et âme. Chose impossible. Pour ça, il fallait que je remette de l’ordre dans mes pensées. Je ne pouvais tout bonnement pas lui promettre un nouvel avenir ensemble. Je me relevais, m’aidant avec mes coupes, avant de m’asseoir complètement. « Ida ». Le ton était presque une plainte, qui voulait dire plein de chose à la fois. L’exaspération, la peine, et un poil de méchanceté. Je soupirais, prenant ensuite une grande inspiration. « Tu veux en savoir plus ma journée ? », demandais-je d’un ton sarcastique. « Elle était parfaite, jusqu’au moment où ma femme me rembarre et qu’elle se remette à pleurnicher, pour une vie qu’elle n’aura plus jamais et auquel je ne peux pas y remédier. Ça te va comme réponse ? » Le ton s’était fait plus dur. « Continuons. Tu le sais déjà, je suis journaliste, et mon dernier scoop : comment les femmes castrent de plus en plus souvent les hommes. Mon boss n’est qu’un imbécile ». Je m’interrompis, réfléchissant à ses paroles, avant de me lever, la regardant droit dans les yeux. « Et non, notre mariage ne vaut plus rien. Pas maintenant du moins. Si t’arrêterais de te comporter comme une gamine … Non. Laisse tomber. Ça en vaut pas la peine. Oublie ce que j’ai pu dire avant » Je sortis une cigarette de ma poche, avant de l’allumer. L’instant était brisé à tout jamais. « Moi aussi je mérite mieux qu’une femme pleurnicharde. Tout compte fait, le divorce, ce n’est pas plus mal » Je m’accroupis à son niveau, la fixant toujours, de mon regard perçant. Il ne fallait pas que je craque. « C’est bon, t’as les réponses à tes questions, ou t’en as d’autres du genre ? Non parce que, tant qu’on y est, vas-y, fais-toi plaisir ».  

Ma main effleura sa cuisse en saisissant au vol la bouteille de whisky, dont le niveau avait bien diminué depuis tout à l’heure. Je m’assis à califourchon, époussetant le sable qui s’était déposé sur mon pantalon. En vain. « Tu sais très bien que ce que tu souhaites, comme tu viens de le dire, comme si notre mariage en valait encore la peine, je ne peux tout simplement pas te le donner. Alors arrête de t’y accrocher et abandonne-toi seulement. J’aimerais pouvoir te donner une autre réponse, tout recommencer à zéro, mais je sais que j’en suis incapable. On n’efface pas cinq ans d’un coup de baguette magique et faire comme si tout allait bien. C’est impossible. Il faut que tu le mettes dans le crâne, Ida, que rien ne sera plus jamais comme avant » Je me levai à nouveau, cette fois-ci, lui tendant la main, pour l’aider à son tour. « Viens, j’te ramène chez toi. Tu le mérites, et vu que tu veux que tout redevienne rose entre nous, c’est la seule chose que j’ai à t’offrir ». Et dire que, même pas dix minutes plus tôt, la situation était tout autre.  
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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Dim 9 Oct - 17:25



Et ton prénom dans sa bouche résonne comme la fin de la soirée. Il refuse ton invitation. Sans le savoir c'est toi qui l'a sonné, en arrêtant cette étreinte trop brûlante à ton goût. Tu sais d'avance que ce qu'il va dire, ça ne va pas te plaire. Tu écoutes son petit speech et au fond de ta gorge tu sens déjà le dégoût qui monte. Depuis quand est ce qu'il y a un aussi grand fossé entre vous ? Quand est-ce que la connexion entre vous deux s'est rompue ? Tellement de moment l'ont mise à rude épreuve. Ce jour où il est parti. Ces cinq ans d'absence. Vos retrouvailles inattendues à San Francisco. Une gamine. Une femme pleurnicharde. Ses yeux dans les tiens te font mal. Votre mariage n'a plus aucune valeur pour lui. Il te l'avoue et tu te sens mourir un peu plus à l'intérieur. Tu retombes sur le sable, tant ce qu'il te balance à la figure te prend de court. Tes mains fouillent dans ton sac une cigarette pour te venir en aide. Il ne s'arrête pas de parler, de débiter toutes ses absurdités qui te blessent une fois de plus. T'indignent. La situation t'échappe totalement et tu détestes perdre le contrôle. Des questions, bien évidemment que tu en as encore pleins. Des stupides et des profondes. " C'est le divorce que tu veux ? Parfait, je vais me faire un plaisir de te dépouiller. Qui m'a laissée seule avec le crédit de la maison sur le dos, les factures et les assurances ? Tu te souviens de tes engagements lors du mariage j'espère, parce que ça va te couter une fortune. Le manque de soutien financier, moral, l'humiliation. Est-ce que tu sais combien tu m'as coûté en antidépresseurs ? A ce jeu là, c'est moi qui gagne Seeley. " Tu venais de l'avouer sans t'en rendre compte. A demi-mot. Il sait maintenant, s'il prête un peu d'attention à ce que tu dis, que t'as fais une dépression. Même si l'idée de divorcer te révulse, il faut avouer qu'au moins tu aurais enfin de la reconnaissance, quand bien même cela provient d'une grande instance qui n'en a que faire de vous. Tu craches ta haine, voilà une chose que tu sais bien faire. Surtout avec ton imbécile mari.

Sa doigts frôlent une nouvelle fois ton corps. Volontaire ou non, tu t'empresse de la dégager de là. Tu ne peux pas croire ce que tu entends. Tu refuses sa main et te relève seule, le cœur en miette, les yeux haineux, les paupières qui cachent les larmes de fatigue. T'en as marre de cet ascenseur émotionnel qu'il t'oblige à vivre. " Pardon, dois-je m'excuser de ne pas pouvoir coucher avec toi ? Mon corps n'attend que ça mais je dois me protéger contre... Contre le monstre que tu es. Et ce que tu comprends pas, c'est que je ne peux pas faire la part des choses avec toi. J'y arrive pas et j'y suis jamais arrivée… Tout est embrouillé. " Il est là, débout devant toi. Sa silhouette est floue, tes sens brouillés par l'alcool. Tu essaies de retrouver ton équilibre, pas évident. Tu ignores sa proposition, de toute façon ce n'est pas certain que lui soit à en état de conduire. Qu'est ce que tu vas faire Ida ? Rester sur cette plage jusqu'au petit matin, comme une âme en peine. C'est mélodramatique, désespérément jolie comme fin de soirée. " Je te reconnais plus… " Tu le suis sans vraiment t'en rendre compte. Ivre de tristesse autant que de whisky alors que vous marcher vers le parking. En silence. T'as envie de consoler ton mari, celui dont tu connais l'histoire particulière qui explique son comportement. T'as envie de faire l'amour à ce corps qui a si longtemps accompagné le tien. T'as envie de faire souffrir cet homme qui te fait espérer un futur plus doux avant te repousser brutalement. Totalement perdue. Est-ce qu'on peut ressentir autant de chose contradictoire pour un seul et même individu ?

La nuit se fait déjà plus sombre. Vous êtes sûrement restés allongés dans le sable en silence, doigts entrelacés, plus longtemps qu'il ne t'a parût. Les événements de la soirée repasse en boucle dans ta tête. Ces changements si brusques d'émotions. Tu avais presque oublié à quel point tu te sentais vivante près de lui. Si pleine, prête à déborder. Il a toujours eu cet effet-là sur toi. Il peut te faire sortir de tes gonds en une minute et la seconde d'après te faire tomber dans ses bras. C'était comme ça Seeley et Ida. Il faut croire que ça l'est toujours. Tu réalises que malgré toutes les confessions, il ne s'est pas excusé. Il n'a pas émit la moindre once de regret. A croire qu'il ne regrette pas son choix. Vous voilà déjà devant ta voiture. " Une soirée contre 5 ans c'est rien. Mais soit j'accepte que tu me raccompagnes chez moi. " Tu lui lances tes clefs. Il n'aura qu'à rentrer chez lui en taxi et se débrouiller pour récupérer sa bagnole.

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MessageSujet: Re: You make me crazy {ft. Ida   Mer 12 Oct - 14:36

You make me crazy
Ida&Seeley.

« C’est le divorce que tu veux ? Parfait, je vais me faire un plaisir de te dépouiller. Qui m’a laissée seule avec le crédit de la maison sur le dos, les factures et les assurances ? Tu te souviens de tes engagements lors du mariage j’espère, parce que ça va te coûter une fortune. Le manque de soutien financier, moral, l’humiliation. Est-ce que tu sais combien tu m’as coûté en antidépresseurs ? A ce jeu-là, c’est moi qui gagne Seeley ». Je reste planté là, la gorge sèche à force d’avoir parlé, d’avoir vider mon sac, l’écoutant à son tour. Je reste imperturbable, mais au fond de moi, tout se déchaîne, se crispe. Toujours la même rengaine. J’encaisse sans sourciller. Avec elle, il n’y a jamais de juste milieu. Elle ne sait pas l’effet que font ses paroles sur moi. Elle ne peut pas savoir, trop concentrée sur sa propre personne. Ne se souciant que d’elle. Mais je ne suis réellement pas mieux. Pas une seconde elle ne se met à ma place. J’ai besoin de boire. La bouteille est loin de ma portée, et je ne fais rien pour la prendre. C’est peut-être mieux ainsi. Je tourne légèrement la tête vers elle, la gardant dans mon champ de vision. C’était du mieux que je puise faire. Je n’avais jamais réellement réfléchi à cette question de divorce, et voilà qu’en deux foi qu’on se voyait, le sujet refaisait surface. Je ne savais même pas moi-même ce que je voulais exactement, alors parler divorce … Jusqu’à présent ma situation m’avait toujours convenue, mais c’était son compté son arrivée, ici à San Francisco. Le sang ne fit qu’un tour de mon corps, et ne contrôlant plus ma rage, mélange de tristesse et de déception, je répondis, colérique. « Vas-y, dépouille-moi. Fais-moi les poches. Endette-moi. Tu seras bien surprise au final. Si c’est ce qui te fais le plus plaisir. Mais ne viens plus pleurnicher sur mon épaule comme tu sais si bien le faire. Tu l’auras voulu, et je sais que tu le regretteras ». Je n’en rajoutais pas plus. J’avais bien entendu la fin de son monologue, concernant les antidépresseurs, mais je n’avais aucunement envie de me lancer sur ce terrain dangereux. Je préférais rester en l’état, plutôt que de baiser à nouveau mes gardes, comme tout à l’heure en lui disant que je l’aimais toujours. Cette histoire tournait invariablement en rond, et ne ressemblait plus à rien. Autant adopter qu’une seule attitude, plutôt que de passer du rire aux larmes.

Je me lève, alors que la discussion avait pris un autre virage, toujours sur le même sujet. Encore et toujours. Ça n’en finirait jamais. Je me demandais même si ce n’était pas plus sain de tout arrêter là, de ne plus se voir. De faire comme si on n’existait pas l’un pour l’autre. Certes, au début, ça sera dur, mais j’y avais bien survécu une fois, pourquoi pas deux ? « Pardon, dois-je m’excuser de ne pas pouvoir coucher avec toi ? Mon corps n’attend que ça mais je dois me protéger contre … Contre le monstre que tu es. Et ce que tu ne comprends pas, c’est que je ne peux pas faire la part des choses avec toi. J’y arrive pas et j’y suis jamais arrivée … Tout est embrouillé » Je lui fais face, la surplombant de toute ma hauteur, soupirant. Je me passais une main dans les cheveux, mon regard transperçant le sien. « La blague ! C’est plutôt te protéger contre toi oui. Alors épargne-moi tes histoires de monstre. Je ne suis pas un Docteur Jekyll, Mister  Hyde. Je ne suis que moi-même. C’est de ça que t’as peur. Mais c’est beaucoup plus simple d’accuser les autres ». Les mains dans les poches, je me tus. Je n’avais plus rien à dire, et, sans rien rajouter, inconsciemment, je me dirigeais en direction du parking, mes pieds s’enfonçant dans le sable à mesure que j’avançais. Ida sur mes talons. « Je te reconnais plus … » Un simple murmure, vite balayée par le vent. Qui ne méritait aucune réponse. J’étais fatigué de me battre, de ressasser constamment le passé, de devoir répéter plusieurs fois la même chose, à l’oreille d’un sourd. Autant rentrer et ne plus en parler. La soirée avait déjà été assez merdique.

Le parking. Enfin. Chacun pouvait partir de son côté, malgré le fait que nous n’étions pas en état de conduire. Mais peu m’importait, je n’étais de toute façon plus en état de vraiment réfléchir et je n’étais plus à ça près. Et maintenant ? La laisser planté-là, s’en aller sans rien dire ? La prendre dans ses bras ? La … Tout était confus. Je n’eus pas le temps de faire un seul mouvement avant qu’elle ouvre la bouche, la première. « Une soirée contre 5 c’est rien. Mais soit, j’accepte que tu me raccompagnes chez moi ». Elle me lance ses clés de voiture, que j’attrape au vol. Je ne suis pas sûr que je doive vraiment la raccompagner, après tout ce qu’il s’est passé. Mais soit. Je prends place côté conducteur, attendant qu’elle s’installe à mes côtés, et une fois tout le monde à bord, je mets le contact, lui demandant où elle habite. Pendant tout le long du trajet, personne ne parla. Un silence régna entre nous. Il n’y avait plus rien à se dire, et c’était bien triste. Quelques minutes plus tard, j’étais devant chez elle. Je me parquais le plus proche possible, essayant de trouver une place de parc, et je sortis de la voiture, lui rendant les clés. Bon bah, je n’avais plus qu’à me démerder maintenant, sachant pertinemment qu’elle n’allait pas m’inviter chez elle. Je n’en avais pas envie d’ailleurs, après tous ces événements. « Bonne nuit ». Ce fut les seules paroles qui sortirent de ma bouche, avant que je ne me retourne, cherchant un taxi du regard. Un léger crachin commença à s’abattra sur la ville, et je fermais mon manteau. A quelques mètres d’elle, alors qu’elle regagnait son porche, je me retournais. « Ida … », les mots se perdirent, je ne savais même pas ce que je voulais dire. Ils étaient sortis tous seuls. Après un moment d’hésitation, ils furent suivi par un simple « Désolé ».   
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