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 what breaks // wesley + laura

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MessageSujet: what breaks // wesley + laura   Sam 27 Aoû - 6:29

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Il lui colle un bisou mouillé sur le front avant d'attraper sa veste et de quitter la pièce, qui constitue, en fait, l'appartement en entier. Encore une fois, Hayes, le sadique, la laisse seule, préférant des spermatozoïdes démesurés à un après-midi d'amour avec sa maîtresse favorite. Alors que la porte se ferme en un fracas – CLAC! - elle soupire, tout aussi bruyamment. Heureusement, elle pense, un sourire naissant aux commissures de ses lèvres, les voisins ont l'habitude. Leur petit monde est chaos, brouhaha, gémissements et cris en pleine nuit – La discrétion, c'est pour les rendez-vous sous les draps, quand madame est sur le point de rentrer. Son expression s'accentue, elle rirait si seulement elle n'était pas seule. Les murmures, on réserve cela pour les fois où Wesley est littéralement juste à côté, et qu'on doit finir dans la salle-de-bain. Elle se mord la lèvre, envahie par un mélange de nostalgie et de folie. Ces jours là étaient si excitants; L'aventure tout les jours. Des missions secrètes. Des petits secrets. La peur de se faire prendre à tous les coins de rues. Elle se laisse choir sur le lit, son esprit lui échappant, passionné par ce souvenir si vif. Linden avait passé des heures assit sur la machine à laver parce que Monsieur Harris refusait de sortir de la maison. Il était passé tout près de le trouver, aussi. Le cœur de Laura s'emballe d'un coup, alors que l'adrénaline du moment lui revient, comme si c'était hier. Ciel, des mois sont passés depuis l’événement. Et s'il avait ouvert la porte? Et s'il était entré? Et s'il avait tout découvert, ce jour là? Un peu plus fort, ses dents croquent sa babine, infectée par un peu de regret, cette fois. Il aurait eut le cœur brisé. Il aura le cœur brisé. Parce qu'il va bien finir par ouvrir les yeux.

Stupide cerveau.

Stupide journée, maintenant totalement gâchée par des pensées nocives.

Peut-être qu'elle devrait tout lui avouer, qu'on en finisse?

Puis, ses parents lui viennent en tête.

Lol, non. Une jeune femme a besoin de son héritage. Fuck les regrets, c'est l'argent qui mène le monde.

Teagarden tends le bras à sa gauche, pour prendre son téléphone. Elle ignore les pastilles de notifications venant de plein d'applications  inutiles, et se rends directement sur un réseau social, pour espionner la vie de son... De Wesley;  Bien vite, elle se voit déçue. Il n'y a presque rien. Que de vieilles images de lui, d'elle, de jours heureux et d'autres plus faux. À une époque, ils étaient toujours devant la caméra, à gaver leurs connaissances à coup de clichés romantiques dégoûtants. Maintenant, l'album a l'air d'un cimetière. Posant son menton sur sa paume,  Laura continue sa recherche, laissant son imagination partir dans tous les sens. Un étranger, elle se dit, quelqu'un qui ne nous connaît pas pourrait croire que  je suis morte dans un horrible accident, et que le manque de photos récentes est dût à ma triste fin. Un peu plus bas, elle fait descendre la page. Le gars, il doit se dire que Wesley laisse ces images en ligne parce que je lui manque. Il doit s'imaginer qu'il est un amoureux dont la moitié du cœur a été arrachée, et qui mouille ses céréales avec des pleurs, faute de lait. Elle lâche son téléphone. Wesley est  un amoureux dont la moitié du cœur a été arrachée, et le connaissant, ses céréales sont probablement plus larmes que lait, ces jours-ci. La jeune femme se redresse, réalisant l'espace d'une seconde à quel point elle est cruelle; Il l'espère encore, elle le sait. Il l'espère et elle s'en fou.

Avant qu'elle ait le temps de revenir à son je-m'en-foutisme normal, le numéro d'Harris est composé, et sa voix se fait entendre. « Hey Gummy Bear. » Elle dit. Elle ne devrait pas. Elle n'aide pas. Les surnoms doux sont des fossiles venus d'une époque qu'elle ne doit pas lui rappeler, pas avant de lui briser le cœur, du moins. « Écoutes... Je..  »  Elle hésite. Elle ne s'est pas préparée. Elle ne sait pas quoi lui dire. « Je vais passer à la maison, ce soir, si tu veux bien. » Elle se caresse la jambe pour se calmer, mais aussi parce qu'elle est super douce : elle vient tout juste de se faire épiler. « Je... » Elle cherche encore. Ils n'ont pas parlé depuis longtemps. Peut-être qu'il a une barbe de bûcheron maintenant. Peut-être qu'il ne l'aime plus. Quelque part, son cœur pince à cette idée. Elle a le droit de ne plus l'aimer, mais le contraire est interdit. « J'ai besoin de quelques vêtements, tu vois. Je crois qu'il faut qu'on parle aussi. » Un moment, elle écoute le son de sa propre respiration en écho dans le téléphone, puis celle de Wesley qui lui répond. Finalement, elle en a assez. La torture pour la torture, sans récompense, c'est pas trop son truc. « Enfin voilà. On se voit tout à l'heure Winnie. Je t'aime. »  Elle ferme le téléphone, et le lâche sur le lit, ne réalisant pas ce qu'elle vient de faire, les mots qu'elle a dit. Ils sont sortis tout seuls, par automatisme. C'est ce que ça fait, des années de conditionnement.

oups.

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MessageSujet: Re: what breaks // wesley + laura   Mer 31 Aoû - 18:57

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Et je compte les jours, un par un, dès mon réveil, je me dis " un de plus ". Je me dis, voilà la boucle merdique qui recommence. Je finis par m'essouffler. Je me dis : Ça suffit, vieux. Arrêtes de remuer le fer dans la plaie, arrêtes de te faire du mal. Tu pourrais aussi bien crever, que le monde continuerait de tourner, tu ne manquerais ni à ta soeur, ni à ton père ni à ta mère et je ne compte même pas Laura là dedans, je sais que je ne lui manquerai pas. Parce que t'as échoué, t'as échoué lamentablement vieux. T'es nul, ta vie craint. Tes belles années? Envolées à tout jamais. Il ne restait que des vestiges de ce qui t’apparaissait comme si lointain, vieux... Puis tu te redis, ça suffit, c'est assez, il faut aller de l'avant. Ressasser le passé, c'est clairement malsain... Mais une main finit par me retenir contre mon gré, celle-là même me tire de toutes ses forces et tente de me noyer dans cet océan qu'est ma vie. Puis, j'relève mon visage, j'regarde autour de moi et j'y vois la noirceur. Mais où suis-je? J'aperçois une lumière diffuse qui provient très certainement d'une fenêtre. Mes yeux finissent par s'habituer et des détails se peaufinent doucement :je me trouve dans un fauteuil, dans le salon de mon appartement. Je ne sais plus depuis quand je suis ici, ni comment j'y suis atterri. Puis ça me revient, doucement... Je pense que j'ai encore bu hier. Je pense que je bois trop ces temps ci. Je pense aussi que deux mois ça ne suffit pas à effacer les larmes, le vide, le manque.Je la revois encore, son visage me hante, son sourire, ses yeux, nos ébats...Merde. J'ai mal. Ça fait mal.ENCORE. Je me lève d'un bond sans réfléchir et je cherche à tâtons le mini bar improvisé. Comme par hasard, il y a un verre qui traîne de la veille. Je le saisis sans réfléchir et je me sers allègrement. Tant pis. J'étais une épave, je finirais sûrement mes jours seul. Je me disais que si je l'acceptais maintenant, je finirais par l'assimiler un jour... Mouais.

J'avalais à grosses gorgées le liquide ambré qui finit par me piquer la gorge.Je décidai qu'il était temps de quitter la pénombre du salon, et je me risquai donc à avancer de quelques pas, vers la cuisine.En m'y rendant, je passai devant le grand miroir dans lequel elle aimait bien se regarder avant de sortir. Mon reflet.Oh. Je m'avançai encore un peu, juste pour me regarder de plus près. J'avais une gueule de déterré et j'y vis ma barbe, non rasée depuis des semaines déjà, ce qui me donnait une gueule de déterrée.J'avais les yeux cernés, les lèvres sèches et je constatai non sans horreur que j'avais perdu du poids. Oui, moi qui n'était déjà pas très corpulent. Ce n'était maintenant que je perdis du temps à m'analyser devant cette foutue glace. Soixante jours et des poussières. C'était tout ce qu'il avait fallu pour me faire devenir une loque humaine.  Puis, alors que le silence se faisait lourd et que mon chien me regardait avec cet air piteux, j'entendis mon téléphone sonner. La clarté dans la cuisine me brûlait les yeux. Je ne savais même pas quelle heure il était. Je me dirige vers le son que ce dernier faisait. Il se trouvait sur la table.Je finis par répondre « Allo? » d'une voix un peu rauque. J'avais même pas regardé qui était mon interlocuteur, j'avais appuyé sur la touche , complètement insouciant. Mais ça n'aurait rien changé même si j'aurais vu. Bien au contraire, j'aurais probablement répondu plus rapidement, sachant que c'était... elle.Laura. Ma petite amie. Ou mon ex? Je ne savais plus ce qu'on était désormais qu'elle ne vivait plus ici.

J'aurais reconnu sa voix parmi des milliers. Oui cela faisait cliché, mais c'était véridique. Je tilte sur son Gummy Bear. Pourquoi me faisait-elle ça, m'affubler de ses surnoms affectueux qui me rappelaient l'époque où nous nous aimions éperdument ? Nous n'étions plus rien désormais, de quel droit se le permettait-elle?  Je n'ajoutais rien sinon un bref " Hey " pour meubler le silence, sans plus. Je la laissai parler et mon sang ne fit qu'un tour. Oui un putain de tour. Elle disait.. qu'elle passerait à la maison... Si vous saviez depuis combien de temps j'attendais ce moment. Mais je ne me donnais pas le droit de m'en réjouir parce qu'elle expliquait aussitôt qu'elle viendrait chercher des vêtements. Mais qu'il fallait aussi discuter. Je ne demandais que ça, discuter. Parler de nous. Peut-être même en finir une fois pour tout? J'avais espéré, en silence, sans me faire pressant, insistant. Je m'étais doté d'une patiente à toute épreuve. Et voilà que je réalisais que cela avait payé, d'une quelconque façon.Je fermai les yeux. J'avais encore trop bu. Je décidai de plonger dans un mutisme évident. J'entendis la respiration de l'amour de ma vie. J'ouvris la bouche, mais aucun son n'en ressortait. Elle avait fini par m'affubler d'un autre surnom, et par me dire qu'elle m'aimait. Mais non. Elle ne m'aimait plus. Ne m'avait-elle jamais aimé d'ailleurs? Pourtant une minuscule partie de moi s'émoustillait à l'évocation de ces trois mots. J'avais raccroché , perplexe. Je me grouillai à me raser, à me rendre présentable, à ranger.

Ce temps. Ce temps qui filait à toute allure. Une sonnerie retentit. Pourquoi sonnait-elle ? Elle était chez elle,tout comme je l'étais. Le coeur palpitant , j'étais venu à la porte lui ouvrir sans ma chaleur habituelle. « Bonjour Laura » avais-je grommelé en lui indiquant d'entrer en prenant bien soin de ne pas croiser ses prunelles. Je n'en avais pas la force. Faible. Nul. Anéanti.





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MessageSujet: Re: what breaks // wesley + laura   Dim 18 Sep - 4:42

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L’eau tiède frappe sa peau d’un jet fort, retire la saleté, les couches de pêché s’étant accrochées à sa personne depuis les quelques heures suivant sa douche précédente. Elle ne se lave pas pour lui. Elle ne le fait pas pour paraitre propre, pure, virginale aux yeux de Wesley. Elle dépense des litres d’eau en pleine sécheresse par pur égoïsme, oui. Pour son plaisir personnel et rien que pour ça. Laura Teagarden ne fait rien pour le bien des autres, de toute façon.  Elle se baladera nue et crasseuse si l’envie lui prend. Elle ne se lave pas pour lui. Ce n’est pas un rendez-vous. C’est simplement les conséquences d’un coup de tête idiot. C’est tout. Elle ne se lave pas pour lui.

Après que toute la chaleur de l’eau ait laissé place à une pluie de gouttes glacée, elle quitte la salle d’eau, nue, avec une serviette trop petite pour couvrir son corps placée sur les épaules. Elle tente d’étirer le temps un moment, en dansant sur une chanson qu’elle invente à mesure. Puis, la blonde perd une éternité à choisir les vêtements qui viendront habiller sa nudité. Étrangement, c’est plus difficile qu’elle l’aurait imaginé. Elle hésite entre quelque chose qu’il a déjà vu, une image nostalgique de jours depuis longtemps passés, et quelque chose que Linden a choisi, que Wesley n’aimera probablement pas. Pourquoi a-t-elle impression qu’en sélectionnant son habillement, elle fait un choix si important ? Comme si sa vie en dépendait, elle se lance alors, de tout son corps, sur l’ensemble de son amant actuel, étonnée te tomber sur du tissu plutôt que dans des bras forts.

Ça serait tellement plus facile s’il était là.  Il passerait sa main rude, sèche, contre le bas du dos de Laura, et tous ses petits problèmes feraient leurs bagages pour autre part. Après, il s’occuperait d’évacuer toutes les tensions ayant envahi sa petite blonde… Puis elle aurait eu besoin d’une autre douche. Bien qu’elle ne se soit pas lavé pour Wesley.

Mais Linden est ailleurs, il est avec ses spermes et sa… ew. Elle s’accroche donc à des bouts de tissu, enfile rapidement sa culotte préférée, puis se saucissonne dans un jean troué, rouge, qu’elle n’aurait jamais acheté elle-même. À cela, elle ajoute un sweat shirt gris, beaucoup trop grand pour elle, représentant un endroit où elle n’a jamais mis les pieds.  

Un regard rapide dans la glace, et un sourire naît sur ses lèvres. La femme dans la glace n’a rien de la Laura que Wesley a rencontré il y a tant de lunes, à Londres. Le reflet, c’est la Laura des dimanches matin, celle qui mange des croissants, assise sur son adonis pendant qu’il lui murmure des conneries à l’oreille.  C’est la Laura heureuse, la Laura amoureuse.

La Laura qu’il aurait rêvé avoir, fort probablement.

Mais elle ignore cette pensée et franchit la porte, comme cela.

Rien ne vient perturber sa route jusqu’à Wesley cette journée-là. Le trafic est incroyablement léger, comme si le monde voulait la forcer à aller le voir. Un signe qu’il est temps. Rien ne vient perturber sa route, avant cet ultime barrage : la porte du logement, le point de non-retour. Tout à coup, les vêtements qu’elle a sur le dos ne sont plus d’un très grand réconfort. Elle veut se changer, mettre quelque chose qui ne met pas son infidélité, paf, dans la face de son petit ours… Mais il est trop tard, parce que sa main à sa propre idée sur la question et à déjà posé Monsieur l’index sur la sonnette.

Elle voudrait lui demander s’il va bien, mais la réponse est un peu trop évidente. Une partie de son esprit, la Laura qui a passé des années avec lui, se moque un peu. Il est pathétique. Ce n’est pas un homme. C’est un chien mouillé, sans fierté. Une autre partie, la Laura amoureuse, le prend en pitié. Ça doit être horrible de vivre une peine pareille. D’aimer quelqu’un comme elle, dont le cœur bat pour une paire de fesses plus fermes, dont les charmes sont si spécifiques, un être si unique qu’elle.

Elle retient un soupire, puis avance d’un pas, voulant entrer dans l’appartement, mais bloquée par le corps de Wesley. Pour le faire bouger, elle pose ses lèvres sur sa joue, et le pousse légèrement par derrière, afin de passer le cadre de la porte. Égoïste, une fois de plus.

« Alors… » Elle dit pour dire quelque chose. Son esprit est confus. L’endroit est pareil, mais elle est si différente. Quelques mois à peine ont fait d’elle une nouvelle personne. Comme si elle était chez elle, comme elle est toujours chez elle, comme ça, elle fait son chemin vers la cuisine, étrangement incertaine de ce qu’elle va y trouver. « T’as racheté du Earl Grey ? Je crois que j’avais fini la boîte… » il y a dix ans. Elle s’arrête, juste avant de mettre la main sur la boîte à thés. Pourquoi il garderait du Earl Grey quand il en boit si rarement ? Curieuse, elle ouvre la boîte. Parce que c’est Wesley et parce qu’il l’aime, voilà. Tentant de ne pas trop réagir, d’agir naturellement, elle pige un sachet et emplis la bouilloire. « Donc... » c’est le silence dans la pièce. Il n’y a que le glouglou de l’eau qui se bat contre la chaleur qui se fait entendre. « T’as lu un bon bouquin récemment ? Je viens de me farcir une trilogie dégueulasse pour une chronique, mais je crois que t’aurais aimé. » N’importe quoi, pour combattre le silence.

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MessageSujet: Re: what breaks // wesley + laura   Mer 21 Sep - 21:15

[quote="Wesley Harris"]
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À partir de quel moment,ça arrête ? Cette brûlante sensation d'agonie, ce sentiment que tout part en vrille, que tout est emporté dans ce tourbillon infernal qu'est la vie. À partir de quand on se remet à vivre? Qu'on sourit? Qu'on croit que tout ira mieux? Depuis son départ, je n'étais plus que l'ombre grisâtre de moi-même. Et elle ne faisait rien pour améliorer la situation. Ni par cet appel. ni par sa venue ici. Je souffrais certes par l'amertume qu'elle avait laissé derrière elle quand elle a fichu le camp, mais ce n'était rien en comparaison à ce que je pouvais ressentir quand je la reverrais à nouveau. Il n'y avait pas besoin de mots pour décrire les sentiments, intacts, qui tailladaient mon coeur et ma tête à l'idée de revoir. Je ne pouvais m'empêcher de me dire, tout bas, que c'était là de la véritable torture. Mais je m'en fichais, elle s'en fichait, tout le monde s'en fichait. Du moment que chacun de nous deux y gagnaient ce que nous désirons , tout le reste n'avait plus d'importance.

Pourtant, je puais l'alcool à plein nez, même camouflé sous une tonne de parfum hugo boss. J'avais mis une chemise fraîchement repassée de chez le nettoyeur, une griffée. Pas de bas de gamme quand on est un Harris. Jamais. D'ailleurs, il n'y avait qu'à regarder tout autour de moi pour voir le luxe des meubles, de la déco. Cet endroit était digne d'un décor de film, ou de séries. Cet endroit était même magnifque avec ses couleurs claires, pastels, qui égayent les pièces d'un certain éclat. Pourtant... cet endroit était devenu mon enfer. Ce qui étais jadis notre refuge était devenu mon calvaire. Je clignai des yeux, faisant battre mes courts cils une dernière fois. Assez. J'enfile un pantalon et je me regarde une dernière fois dans la glace. Je me rend compte que j'ai une sale gueule à voir des poches qui ternissent mes si beaux yeux noisette. Avant, ils avaient de l'éclat. Mais ça c'était avant. Avant Laura. Parfois, vous savez, je souhaitais ne l'avoir jamais connu. Parfois même je maudissais nos parents qui avaient voulu qu'elle soit ma perle. Je les maudissais d'avoir forcer les choses. C'était entièrement de leur faute si aujourd'hui, je retrouvais piégé dans une relation à sens unique. J'avais échoué. Un Harris, ça n'échoue jamais. Et en y pensant bien, j'avais réussi à faire tout pour nier notre séparation, auprès de mes parents notamment. J'avais même inventé une tonne de prétextes, tous aussi bidons que les autres, excusant Laura de ses absences répétées. Ma mère avait fini par m'interroger sur le sujet mais j'avais évité d'en parler avec elle. C'était déjà assez difficile d'encaisser d'essuyer un rejet aussi épique, je n'avais pas besoin de me faire faire la morale par eux. Ils ne comprendraient pas. Ils ne comprennent jamais rien. Ces bourgeois.

Laura avait tout d'une parfaite gosse de riche à bien y penser. Elle était égoïste et souvent me parlait sur un ton hautain. Elle était au dessus de tout. Secrètement, parfois, je murmurais des insultes à son égard.. et puis l'envie de me flageller pour ça me reprenait aussitôt. Je l'aimais. Oui. Depuis le tout premier jour. Non seulement parce qu'elle était belle, mais  parce qu'elle dégageait tout ce que moi je ne dégageais pas : de la confidence, de l'ambition. Moi ? Je tournais en rond, à essayer de rattraper ma propre queue, comme un chien un peu idiot.Comment pouvait-on accepter de vivre ce sentiment d'infériorité ? Comment pouvait-on s'éprendre à ce point d'un être qui, en secret, vous ridiculise et se moque de vous? Je ne savais trop. Je ne savais rien. Wesley l'ignorant. C'était ce que j'étais ouais. Ignorant, mais aussi innocent. Il n'y avait pas une once de méchanceté en moi et elle savait en jouer.

Je retins mon souffle quand je la vis, mes pieds ancrés bien au sol, dans l'incapacité de bouger d'un millimètre. Ses lèvres posées sur mes joues me font reculer de quelques pas. Elle murmure un bref  " Alors " .. Beh alors quoi? Alors rien! Ce n'est pas à moi de faire la conversation je me suis tenu à carreau pour elle, pour qu'elle obtienne la paix. Je me disais comme un sombre idiot que si je lui accordais des temps plus tranquilles peut-être qu'elle reviendrait vers moi et oubliera, oubliera tout ce qui l'avait poussé à partir.

Je la talonne presque alors qu'elle se dirige à la cuisine d'un pas naturel, comme si elle n'était jamais partie depuis deux mois presque trois.  Elle me demande s'il reste encore du thé et elle se dirige vers l'armoire où elle attrapa une boîte au passage « Je... » Je restai de marbre face à tout cela, ne pouvant poursuivre davantage. Bien sûr que j'en avais racheté! Je détestais le thé, et elle le savait. Elle savait aussi que je l'aimais et que je désespérais de la voir reprendre là où elle m'avait abandonné.Je me disais toujours " et si Laura revenait ? " alors je faisais tout comme quand nous étions ensemble. J'achetais les trucs qu'elle aimait. Et quand ils périmaient, j'en achetais à nouveau.J'écoutais même parfois ses chansons préférées.  Je me mordis les lèvres rageusement à toutes ses pensées qui envahissaient mon esprit déjà trop tourmenté, réprimant des larmes qui pourraient couler d'un moment à l'autre. Pour l'instant, j'étais capable de me retenir mais pour combien de temps encore? Je soupire. Non. Je ne devais pas me montrer faible face à ma Laura. Elle était si belle et forte. Si parfaite. Bon sang regardez-la. Elle rayonne d'une lumière que  je n'avais pas vu depuis des lunes. Londres me semblait alors une époque si lointaine.Je me prend une tasse de café et subtilement je me ressers du whiskey. « Actuellement oui, je suis en train d'éditer un futur best-seller, je le sens. » Ce ne fut qu'à ce moment que je me résolut à la regarder droit dans les yeux. C'était un regard froid, vide. Le regard que j'adressais à la fille amoureuse du Dimanche.À la femme surtout qui m'avait tourné le dos alors que j'avais encore besoin d'elle, de son affection « Mais... Laura, pas de ça. Tu n'as pas besoin de faire la conversation. » Je fuyais dès lors son si parfait joli minois. « Va chercher ce dont tu as besoin et arrêtes de prétendre t'intéresser à moi » grommelais-je alors en prenant une gorgée du puissant alcool au goût de fumée.  C'était d'ailleurs lui le fautif, c'est lui qui me déliait la langue, qui me rendait aussi arrogant. Je tournai les talons et retournai m'asseoir dans le canapé, là où j'étais calé avant qu'elle ne me donne ce coup de fil qui allait chambouler ma journée de congé.





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MessageSujet: Re: what breaks // wesley + laura   Dim 2 Oct - 5:57

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Elle porte sa main jusqu’à l’armoire qui cache les tasses. Trop petite, Laura doit se mettre sur la pointe des pieds pour prendre un bon aperçu de son contenu. La sienne, sa tasse préférée et celle qui trop souvent à fait sacré Wes parce qu’elle est tachée de thé, a été poussée tout au fond. Ses talons retombent au sol, ses doigts serrent l’anse un peu fort. En Laura, un sentiment étrange prend naissante. Sa tasse n’a rien à faire tout au fond de l’étage, cachée derrière d’autres de piètre qualité. Soudainement amère, soudainement frustrée, ses yeux roulent d’eux même dans leur orbite, quand Wesley répond finalement à sa question. Bien sûr que c’est un Best Seller. C’est toujours le cas avec lui. Un sourire plein de dédain apparaît sur les lèves de la blonde. C’est toujours le cas avec lui, parce que les masses adorent les mots faciles, les histoires blah, qu’un enfant de huit ans aurait pu écrire. Wesley montre encore une fois sa banalité, son manque de courage dégoutant aux yeux de la Teagarden. Publie donc quelque chose de nouveau, de révolutionnaire. Montres au monde que t’as des couilles, Jell-o.

La voix basse de l’homme qui a si longtemps partagé sa vie se fait entre à nouveau, la sortant de ses pensées. Il parle pour lui dire de cesser de parler. Elle pouffe un peu, laisse sa tasse sur le comptoir et s’approche du sofa, où le brun s’est laissé tomber. Qu’il essaie encore de lui dire ce qu’elle doit faire pour voir. « Qu’est-ce que tu racontes ? » Elle fait mine d’être intéressée, et prend place, à côté de lui, posant son coude sur le dossier du canapé, et sa main contraire sur la cuisse de monsieur, pile là où ça fait mal, ou sa peau est la plus sensible. « Je t’ai dit que je voulais qu’on parle. On va parler. » Le reste de la pièce, hormis la bouilloire, est toujours silence. Laura jette un regard sur le mur voisin, voulant paraitre pensive. Elle passe aussi la langue sur ses lèvres, parce qu’il mérite d’être remis à sa place, un peu. « Alors, je te demanderai bien comment tu vas… » Mais la réponse est trop évidente. Il ne va pas bien. L’appartement à l’air abandonné, et lui, en ruines. La jeune femme voudrait bien que son cœur se brise, mis face à face à cette réalisation, conséquence directe de ses actions, mais ce n’est pas le cas. Au moins, s’il s’était battu, s’il l’avait prise et s’il lui avait prouvé sa virilité, sa dureté… Mais ça n’avait pas été le cas. Ça ne le serait pas. Wes est toujours Wes. « mais…» Elle laisse son regard dériver vers sa main, celle posée sur la cuisse de son jujube. Puis, c’est directement dans ses yeux qu’elle dirige ses pupilles, avant de laisser un soupire profond. Le moment semble durer une éternité; Elle voit la vie de leur couple, soudainement, lui passer sous les yeux. Là, comme ça, elle se relève.

Son eau est chaude.


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MessageSujet: Re: what breaks // wesley + laura   Jeu 27 Oct - 2:59

castle of glass.
Quand je la vis rouler des yeux si forts que je crus en voir un bout de sa cervelle, je crus dabord halluciner. Était-ce une nécessité? De me manifester un tel manque de respect surtout quand il s'agissait de mon gagne-pain, de ma passion, de ma plus grande fierté dans la vie? Je plissai des yeux, méfiant. Une foule de pensées se bousculèrent, et elles n'étaient pas forcément des plus douces. Je publie ce que je veux dabord, sale pétasse, pensais-je alors avec amertume. Elle ne critiquait pas, c'était son corps qui le faisait à sa place. Qu'elle ose me dire que je n'ose rien dans cette vie! Qu'elle ose! Et ma voix s'élèvera à un point tel qu'elle sursautera, son coeur ratant un battement. Le livre de Charlie valait bien plus que tous ceux que j'avais publié jusqu'à maintenant. Mon âme toute entière défendait mes idées arrêtées sur le sujet. Si tu le désires, viens donc faire mon boulot à ma place.  Frustré, trahi, je croisai mes bras contre mon torse d'un air impatient. Maintenant, j'avais hâte qu'elle parte. Qu'elle ne revienne plus.

Puis le vent tournait. Il tournait souvent ces temps-ci. Il ne suffisait que d'un appel pour qu'il change direction et souffle autre part. Elle n'avait qu'à s'approcher un peu plus de moi pour que je me retrouve mollasse quant à mes opinions. Ce poison, divin, je le buverais tout entier si elle m'en donnait la chance. Mais Laura ne m'en donnait pas la chance. Elle ne m'aimait plus. Mais moi je l'aimais. Trop. Intensément. Depuis toujours.  J'étais cette marionnette dont elle tirait les ficelles. Et elle en était pleinement conscience. Alors ce que je raconte? Je ne parle que de ce que je ressens. Je veux te voir partir, loin, ne plus jamais te retourner. Tu me fais souffrir. J'ai envie de te toucher... de t'embrasser... de baiser. Oui. De baiser comme nous baisions autrefois, quand la magie était encore là. Quand les artifices illuminaient notre ciel voûté. Et puis cette main, sur ma cuisse, tout près de l'endroit où il était facile de me dompter. Comme une bête. Laura savait. Elle avait toujours su. Je ne souris pas. Je ne réagis pas. Mais l'envie, elle est bien là, elle est omniprésente, elle dort paisiblement dans un recoin de ma cervelle déprimée. « Et si moi je n'ai pas envie de parler?» disais-je en faisant écho à ses propres paroles, me rassoyant à ses côtés, lui faisant face, d'une pupille défiante.  Elle poursuit, en disant qu'elle ne me demanderait pas comment j'allais. Instinctivement, j'éclate d'un rire sinistre. Elle s'en foutait! Il vaut mieux qu'elle arrête de faire semblant, là tout de suite, je n'en pouvais plus. J'attendais d'ailleurs toujours le jour où elle me dirait  " Je te quitte" Bien que l'espoir, le putain d'espoir rose bonbon à paillettes, était toujours permis, en tout instant. « Mais quoi, Laura? On dirait que ça t'amuse de me voir comme ça... Non , je ne vais pas bien. Tu le sais, arrête de faire comme si tu n'étais jamais parti en me laissant seul... Tu me rendrais une fière chandelle ! » Mais... Mais quoi? Mais rien! Je me mordis les lèvres.... et merde. C'était reparti. Mes prunelles noisettes la sondent. J'essaie de voir si elle me désire encore. Je ne sais plus. « C'est juste que tu me manques tellement. » disais-je en m'approchant d'elle, discrètement. À un moment , je suis si près de son visage que je sens son souffle chaud contre mes joues. J'inspire profondément, après tout, je dois être courageux. Je viens poser mes lèvres engourdies par l'alcool contre la peau tiédie de son front. Il parait innocent, ce baiser, mais il camoufle le plus grand secret: celui d'un amour dévastateur.

Mais j'ai envie d'elle. Atrocement. Elle est là. Espérée, depuis des jours, des mois même, ce qui m'avait semblé comme des décennies. Le voit-elle dans mes prunelles, cette faim , ce désir? Y sera-t-elle sensible?




can't go on without you Just wanna feel your lips around my neck, my lips. I hate you, I love you and I hate so much that I love you. I hate so much that  I want you.
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castle of glass.
Ses lèvres sont sur son front, douces, familières. Son parfum lui hante les narines, lui rappelant l’humidité, la lourdeur de l’air londonien, leur premier appartement ensemble. Elle souffle, cherchant à pousser son odeur loin de son nez fin, ses idées romantiques loin de son esprit. Wesley est faible, trop humain, plein de défauts. Il est faible. Elle est faible aussi, du moins, quand il vomit son cœur comme ça, et qu’il fait preuve d’un peu trop de courage ainsi. Tranquillement, elle dépose sa main dominante sur son torse. Le tissu couvrant sa peau semble de trop ; c’est son cœur qu’elle veut toucher, sentir battre, sentir pleurer, agoniser.

Elle a envie de l’embrasser.

Elle veut lui briser l’âme au complet.

Peut-être l’aimer, encore un après-midi. Un an, si le cœur lui dit.

Et il y a son thé qui l’attend aussi.

Juste pour voir, elle dépose un baiser chaste sur sa bouche, avant de reculer, de faire état des choses.

C’est bizarre. C’est étrange. C’est un bisou beaucoup trop normal. Une embrassade fatiguée de vieux amants, sans l’énergie d’antan, mais avec une certaine nostalgie. Un bec pressé, d’amoureux tirés par la vie dans des direction opposées, mais qui restent parce que.

Ils en sont là. Elle soupire, laissant sa main toujours là où elle est bien, sur la poitrine de Westiti, sans vraiment y porter attention. « Je ne suis pas partie. Je me suis absentée. Je suis là. Je suis chez moi. Je suis ici. » Laura plonge alors son regard dans celui de l’autre, le défiant. S’il la voulait vraiment, il n’avait qu’à aller la chercher, qu’à la prendre, comme son amoureux secret l’avait fait, sans demander la permission, sans se laisser marcher dessus. « Je ne te manquais pas. Si je te manquais tant… Un héroïnomane ne reste pas les bras croisés devant sa dope. Il ne regarde pas sa seringue comme si c’était un meuble, une partie du décor. Un drogué, ça un peu de passion, même en carence, ça ne s’endors pas en milieu d’une injection, ça ne donne pas d’excuses, c’est toujours prêt. Ça a envie. » Ses yeux, d’un coup, tournent au feu. Elle se souvient, maintenant. Elle a fait ses valises parce qu’elle en avait eu marre du chocolat chaud dilué avec de l’eau, après avoir découvert celui fait avec du lait.

Elle repense à son thé. Sa main tombe du torse du brun, parce que mademoiselle s’éloigne vers la cuisine. « Ma mère m’a appelé. On est chargés de s’occuper de Thanksgiving cet année : « Si mes petits-enfants sont Américains, on doit célébrer leurs traditions! » Elle m’a dit. Ta merveilleuse maman lui a donné l’idée. »

Parce que clairement, des petits-enfants, elle va en avoir un paquet.



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