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 Frappés par le passé - ft Seeley

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MessageSujet: Frappés par le passé - ft Seeley   Lun 1 Aoû - 22:41

Seeley Ҩ Ida
« Don't try to forget your past, it will hit you.»



Il doit être quatorze heure. Le soleil tape haut dans le ciel dégagé mais tu es trop concentrée pour perdre du temps dans l'admiration du temps. La pause déjeuné s'est écoulée rapidement une fois de plus depuis que tu es arrivée à San Francisco. Cela va bientôt faire un mois et tu vis à un rythme effréné. Plongée dans ton travail, parfois dans des futilités quand tu as un petit quart d'heure, un peu plus rarement dans un verre d'alcool maintenant que tu es ici. Ce nouvel air te sied bien. C'est conquérante que tu marches sur les pavés en direction d'un bâtiment dont tu ne t'es encore jamais approchée. Ce pas qui t'est si caractéristique, entre la course et le sautillement. La vitesse de ta détermination et la joie du chemin que tu empruntes. Une sonneries stridente qui résonne au fond de ton petit sac dans lequel entre tant de chose. L'organisation, c'est un des secret de ta réussite. Un message de la secrétaire pour indiquer que le colis qui a trois jours de retard est finalement arrivé. Soulagement intense qui mérite bien une cigarette. Tout est prétexte à fumer. Il te rassure ce cylindre au bout des ongles. Plus énergisant qu'une tasse de caféine que tu détestes par ailleurs. L'immeuble se dessine, encore une tâche que tu n'as jamais effectué. Mais les challenges ça te plaît. Un coup d'œil à ta silhouette dans le reflet des vitres. Ta main défroisse ton chemisier blanc inutilement.

Cinq minutes plus tard. Un mégot au fond d'une poubelle. Les portes s'ouvrent. San Francisco Chronicles. L'endroit est grand. Foisonnant. En quête permanente de la dernière information, de l'ultime scoop. De ce qui propulsera la carrière d'un journaliste pour l'instant noyé dans la masse d'employé. Une gentille hôtesse d'accueil t'indique l'étage. Cette histoire pourrait se régler en un coup de téléphone tu le sais bien. Sauf que ça prendrait autant de temps si on compte les mise en attente et ça augmenterait les chances qu'un incapable écrive n'importe quoi sur l'événement. Tes doigts pianotent sur le clavier de ton téléphone jusqu'à ce que l'ascenseur te libère enfin. Une autre hôtesse te reçoit tout sourire. Tu ne pourrais vraiment pas faire ce métier. Les bureaux s'étalent à ta vue derrière ton interlocutrice qui te demande l'objet exacte de ta requête. « Bonjour, j'aimerai promouvoir une soirée organisée pour le lancement d'une collection capsule au travers du journal. A qui dois-je m'adresser ? » La jeune femme en face de toi semble réfléchir. Un peu perdue, sûrement nouvelle comme toi. Il y a une montre dans ta tête. Tic Tac. Le planning qui défile. La réponse ne vient pas. Quelques murmures signes d'une ignorance qu'elle n'avoue pas. « Si vous ne savez pas, autant me le dire et je vais deman. » Tu t'arrêtes net. Paralysée. Un éclat de voix qui t'est parvenu. Une voix que tu connais trop bien mais tu n'y crois pas.
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Myrtle Montgomery
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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Mer 3 Aoû - 23:16


Frappés par le passé
ida &seeley


La matinée fut bien chargée, et l’après-midi risquait de ne pas être des plus reposantes non plus. J’avais profité de passer ma pause déjeuner avec une de mes connaissances, avocate, et nous étions partis magner quelque chose dans un bistrot du coup, où nous avions l’habitude de nous y rendre. En revenant, je me posais dans mon bureau, un peu à l’écart des autres. Heureusement. C’est presque à devenir fou là-dedans. Je ne sais pas qui a eu la bonne idée d’inventer les open office, mais si un jour je le choppe, j’aurais quelques mots à lui dire. Tenant mon stylo en main, je le faisais tournoyer, mon autre main posée sur mon menton. Satané syndrome de la page blanche. Depuis que j’étais revenu du Vermont, je ne savais plus trop où je vivais. C’est comme si mon corps était présent dans cette pièce, mais ma tête, elle, n’était plus connectée. De plus en plus souvent, ces derniers jours, j’avais de la peine à boucler mes articles. Jusqu’à présent, j’avais toujours réussi à le faire à temps, mais pour celui-ci, que je devais rendre dans la soirée, j’avais des gros doutes. Je n’avais même pas encore écrit une seule ligne. Ni un seul mot. Soupirant, j’étirais mes bras au-dessus de ma tête, et n’arrivant à rien, je me résolus à me lever pour aller me chercher un café. Avec un peu de chance … En m’approchant de la réceptionniste qui tenait l’étage des faits divers, je me raidis tout à coup. Mon estomac se tordit, comme si j’avais reçu un coup de poignard. Et je devinais, par la sueur qui perlait de mon front –  à moins que ça soit dû à la chaleur étouffante qui y régnait – que j’étais certainement devenu blanc. Comme un cadavre. Ce qui, en l’occurrence, pour la personne se trouvant de l’autre côté du guichet, je devais l’être.

Ida. De là ou j’étais, je voyais qu’elle m’avait vue et qu’elle s’était focalisée sur moi, la secrétaire lui donnant des informations dans le vide. Petit à petit, et prenant mon courage à deux mains, comme un adulte que j’étais, je m’approchais, essayant de ne rien laisser transparaître. Arrivé à leur hauteur, faisant semblant de rien, je me penchais vers notre très chère secrétaire, une charmante jeune femme, dans la fleur de l’âge. « Mlle Evans, puis-je vous aider ?  » Ma curiosité prenait le dessus, et j’avais envie de connaître la raison de sa présence ici, au San Francisco Chronicles, et encore plus à San Francisco. J’espérais que, encore une fois, elle ne sache pas tenir sa langue et qu’elle se mette à parler. Ce qu’elle ne tarda pas à faire, tout en hochant la tête. « Madame … euh … comment vous appelez-vous ? », demanda-t-elle en se tournant vers Ida. « Bref, Madame ici présente cherche un journaliste pour qu’il puisse faire un article sur sa nouvelle collection de mode et euh … ». Je l’interrompis d’un geste du bras, tout souriant. Je posais ensuite mon regard vers Ida, qui se fit froid et interrogateur, que seule elle pouvait décrypter. « Je m’en occupe ». Je m’approchais de ma femme, lui prenant le bras, et l’entraînant plus loin, tout en lançant, juste pour la forme. « Suivez-moi. Vous n’êtes pas au bon étage ». Une fois hors de portée de voix, je l’entraînais vers un autre bureau, plus loin, vide. Personne n’y venait. J’avais choisi cet endroit, sentant la crise venir, et pour éviter, principalement, de devoir laver mon, ou notre, linge sale en public. Je me posais contre le mur, après avoir fermé la porte, croisant les bras. « Tu peux me dire qu’est-ce que tu fous là ? ». Le ton avait été un peu trop brusque, mais tellement de choses remontaient en même temps à la surface, que je ne faisais pas vraiment attention à mon comportement Surtout que, malgré tout, la femme qui se trouvait avec moi était toujours autant charmante...


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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Jeu 4 Aoû - 12:29


C'est comme une chute sans fin. La perte de repère. Le ralentissement des sens. Les bruits disparaissent, étouffés dans du coton, terminées les informations de la secrétaire qui ne semble pas réaliser le drame qui se joue devant elle. Cet imbecile s'avance vers toi et tu observes son visage se décomposer. L appréhension de ses traits qu'il cache pourtant. Tu l'as vu de beaucoup trop près pour ne pas savoir le lire. Ta main gauche se porte inconsciemment à cette bague qui pend lourdement autour de ton cou dissimulée derriere le tissu. Ca te tire vers le bas. T'assomme au point que tu n'es pas assez réactive pour dire ton nom de famille. Son nom. Le vôtre. " Mitchell... " Tu murmures avec un train de retard ne sachant si la dénommée mademoiselle Evans a entendu. Un bras t'agrippe, fausse politesse qui laisse échapper une poigne de fer. Tu as compris que tu le déranges. L'incompréhension mêlée à de la rancoeur. Tu ne sais pas comment réagir face à cet improbable rebondissement. Il t'emmène à l'abris des regards, loin du petit monde qu'il a l'air de s'être construit. Petit monde duquel tu ne fais pas partie. Parce que s'il travaille ici, cela signifie qu'il a rebâtit sa vie.

La porte d'un bureau se referme sur vous. Ce n'est qu'à ce moment là que tu t'arraches violemment à sa prise comme si elle avait été la pire des brûlures. Ton corps dans un reflexe défensive s'éloigne de lui mais même le mure opposé ne te paraît pas assez loin. Tu le regardes comme on observe un miracle ou bien une catastrophe. A la fois l'homme de ta vie et ton pire cauchemar. C'est la violence de sa phrase qui te fait l'effet d'une douche froide. " Tu n'as trouvé que ça à dire après cinq ans ?! " Ta réponse a des tonalites hystériques. Tes mains tremblent alors qu'elles s'agitent dans sa direction. Besoin d'une clope, d'appeler ton psy, de boire beaucoup et de tes cachets pour dormir. L'air te manque, outrée par son comportement. Scandalisée. " Tu me quittes comme le dernier des connards et c'est moi qui devrais m'expliquer sur ma présence ici ? " Tu bégayes allègrement montrant ainsi ton état de colère et de faiblesse. Cette fois c'est trop gros pour que tu puisses prendre la peine de tout cacher. Tu tournes en rond tel un lion en cage. Tes yeux il y a quelques secondes accusateurs se détournent de lui, virevoltent dans la pièce. Tu avais présumé que c'était son bureau. Ce n'est pas le cas, il est vide. Inutilisé. " Je n'y crois pas. Tu me caches c'est ça ? Il ne faudrait pas que je brise l'image du beau Seeley ! Tu... " A bout de souffle. Chaque mot te coute beaucoup trop. T'as mal Ida. Beaucoup trop mal pour que ca soit supportable.
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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Dim 7 Aoû - 3:04


Frappés par le passé
ida &seeley


Il ne fallut pas longtemps avant qu’elle ne se défasse de mon étreinte. A peine nous avions franchi le seuil de la porte qu’elle filait déjà à l’autre bout de la pièce, mettant le plus de distance entre nous. Pour ma part, je m’étais adossé au mur, les bras croisés. Je ne savais pas vraiment ce que j’attendais d’elle, ni de la situation, et surtout pourquoi je l’avais amenée ici. J’aurais très bien pu faire comme si je ne l’avais pas remarquée, la laisser à l’accueil et se faire guider pour notre secrétaire. C’était son boulot après tout. Mais voilà que j’avais agis sous l’impulsion et j’étais maintenant piégé dans cette pièce comme un lion en cage. Rien ne m’empêchait de partir, mais cette fois-ci, j’avais décidé de ne pas fuir. Pas comme il y a cinq ans. D’ailleurs, ce fut la première chose qu’elle me balança à la figure. Comme retrouvailles, on aurait pu trouver mieux. Sa voix était montée dans les aigus, et ses mains se mirent à trembler. Pour ma part, je restais impassible, essayant de ne rien montrer, même si au fond de moi, c’était l’anarchie, et j’encaissais ses remarques, sans broncher. Il n’y avait rien à dire. Elle avait parfaitement raison sur toute la ligne. Le silence s’installe entre nous, tandis qu’elle arpente la pièce de long en large, n’arrivant pas à s’arrêter. Je fis quelques pas en avant, posant mes fesses sur le seul meuble de la pièce. Une table de bureau, vide oubliée là, posée dans un coin.  « Arrête un peu de bouger, merde. Tu me refiles la migraine là ». Bon, okay. Ce n’était pas la chose la plus intelligence à dire, mais voilà, c’était sorti tout seul et c’était la réalité. J’avais besoin de temps pour réfléchir, et là, il n’y en avait pas. Si elle voulait des explications, elle pouvait repasser. Ce n’était pas aujourd’hui que j’allais lui en donner. Finalement, je rompis à nouveau le silence. « Je quoi ? Vas-y, crache-moi ta hargne au visage. Je vois que tu en crève d’envie. Si tu veux tout savoir, je ne te cache pas. C’est pour toi que je t’ai amenée ici, pour te protéger, pour ne pas que tu sois la risée de tout le monde. Je voulais justement éviter la crise d’hystérie qui n’allait pas tarder, et au vu de ton comportement actuel, j’avais raison ». Mes émotions étaient en train de jour aux montagnes russes. J’avais besoin de quelque chose de fort là. Comme un bon whisky, par exemple. Tout passait mieux avec lui. D’un regard rapide sur la pièce, je remarquais une fenêtre non loin. Au diable le règlement. Je m’approchais, frôlant au passage Ida, avant d’aller l’ouvrir, sortant mon paquet de cigarette de la poche. Une main dehors, je me tournais pour fixer mon regard sur elle. « Je suis peut-être le dernier des connards, mais je en suis pas le seul en tort dans cette histoire » Je n’en dis pas plus, ne voulant pas remettre notre vie commune sur le tapis. Une autre fois. La tentation était plus forte que tout, et je ne pus pas me retenir. En deux enjambées, j’étais à ses côtés, presque collée à elle, je profitais un petit instant pour humer son doux parfum, avant de planter mon regard dans le sien. « Pourquoi, t’aurais préféré que je fasse ça ? » en réponse à sa première question.  Joignant le geste à la parole, je posais ma main libre, celle qui ne tenait pas la cigarette, sur sa joue, et, d’un mouvement rapide, je penchais mon visage vers elle et mes lèves vinrent se coller sur les siennes.


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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Jeu 11 Aoû - 19:53


Tu ne sais pas ce qui est le plus douloureux. Il y a eu sa silhouette devant tes yeux tout d'abord. Puis son regard et le son de sa voix après cinq ans. L'étau de fer qu'était sa main sur ton bras. La distance de vos corps après cette proximité brusque et insensée. Ses remarques. Son impassibilité la plus totale. Il te parle comme si c'était ce matin qu'il était parti. Comme si jamais vos vies qui ont été unies, ne s'étaient séparées. Ton ventre est rempli de plomb, ton corps tient debout grâce à l'adrénaline uniquement. Et lui ose te dire que tu l'importunes. Un mal de tête ? Voilà tout ce que tu pourrais lui causer. Si tu avais les factures de ton psychologue avec ses sommes exorbitantes, tu les lui ferais avaler sans la moindre hésitation. Pourtant tu n'en diras rien de ce que sa lâcheté a provoqué chez toi. Hors de question que Seeley ne te vois dans un état plus faible que tu ne l'es actuellement. Soudainement tu sens dans sa réponse que lui aussi n'en mène pas large. Perdu, heurté par le choc de votre ancienne vie et de vos nouveaux quotidiens respectifs. " Évidemment... Merci beaucoup Seeley de prendre soin de moi. Un parfait petit mari ! " Bien sur qu'en y réfléchissant il vaut mieux que cette rencontre se passe à l'abris des regards pour lui autant que pour toi. Cependant cela n'empêche pas l'ironie de pointer dans chaque syllabe qui sort de ta bouche. Cette haine sourde qui monte en toi, tu pensais l'avoir évacuée depuis longtemps. Mais il faut croire que ce n'est pas vraiment le cas. On n'efface pas une crainte ou une peur en l'oubliant. Se mettre en face, la confronter, voila ce qui est nécessaire.

Puis la douce odeur de la nicotine si chère a ton coeur vient envahir tes narines. Pendant l'espace de quelques secondes tu te dis que tout ca n'est qu'un mauvais cauchemar. Ou bien une camera cachée et que ce n'est pas vraiment lui devant toi. Je ne suis pas le seul en tort dans cette histoire. Le mot de trop. Toi coupable alors que tu avais tout fait pour être une bonne épouse. Toi qui l'as aimé pendant toutes ces années. Une mimique méprisante déforme ton visage, annonçant le venin qui s'accumule dans ta gorge. Sauf que tout va trop vite. Il anticipe à coup sur ton nouvel accès de colère. Ses yeux si profondément ancré dans les tiens où éclatent les orages. Un éclair d'incompréhension. Une réplique digne d'un film à l'eau de rose dramatique. Ses doigts qui touchent ta joue. Ta peau soupire, se délecte de cette sensation divine qui lui a tant manqué. La chair de poule dans ta nuque. Jusqu'au bas de ton dos. Vos lèvres qui se sont tant bouffées se retrouvent enfin. C'est violent. Passionné comme vos premiers baisers. Aussi bon que destructeur, tellement addictif. Ca a un goût de nostalgie, de désespoir. Tes mains s'accrochent à son torse et ses épaule comme on s'accroche à une bouée en plein naufrage. Ton corps s'abandonne contre le sien, tel une poupée de chiffon. Tu le mords, te débats. Redevenue lucide, la fierté reprend ses droits et c'est violemment que tu le repousses. Avec hargne que tu lui jettes ton sac, seul objet a ta disposition, à la figure. Essoufflée tu le regardes en attente de réponses. " Tu crois peut-être que c'est amusant ? Tu ne peux pas, qu'est ce que je raconte. Tu n'as même pas le droit de m'embrasser comme ca. " C'est un jeu dont tu ne connais pas les règles, tu es juste certaine que les enjeux sont grands, à double tranchant même. Et maintenant ? T'as envie de lui demandé c'est quoi la prochaine étape. Ton rire nerveux résonne dans la pièce vide. Il faut une étincelle pour que vous vous sautiez dessus. Pour vous déchirer ou vous réunir. " Tu n'as pas intérêt à prononcer le mot divorce. Ne me fait pas cet affront. " Intérieurement tu ajoutes s'il te plaît. C'est une supplique informulée.

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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Dim 14 Aoû - 23:13


Frappés par le passé
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Tout s’était déroulé très vite. Dès que mes lèvres s’étaient collées aux siennes, je n’étais plus maître de mon corps, ni de moi-même. Tout était silencieux. Il n’y avait que nous, la passion et la rancœur de ces dernières années. A en devenir presque brutal. Elle répond à mon invitation, s’agrippant à moi, à mes épaules et à mon torse, ses ongles s’enfonçant presque dans ma chair. Comme une bouée de sauvetage. Je passe ma main autour de ses reins, la poussant contre moi, encore plus près, pendant qu’elle me mord, avant qu’elle ne se débatte violemment, et que je me retrouve éloigné d’elle. Ebahi, à bout de souffle, je la regarde, surpris. Jamais je n’aurais imaginé que la situation puisse aller plus loin. Je m’étonnais moi-même de mon comportement, et j’étais sûr et certain d’être devenu totalement indifférent de sa personne. Il fallait croire que non. Un sac vola à travers la pièce, et j’eus juste le temps de tourner la tête. Il s’abattit tout de même sur ma joue. Grimaçant de douleur, je posais ma main dessus. Il ne fallait pas que j’oublie de poser une poche de glace, une fois de retour chez moi. Mon regard se fit d’abord menaçant, quand je reposais les yeux sur elle, avant de s’éteindre complètement. « Je … ». Les mots ne voulaient pas sortir. Ma gorge était sèche et ma joue m’élançait, brûlante. Tout dans cette pièce était électrique, mêlé de la frustration, de la rancœur, de la tentation. En l’espace d’un instant, tout me revint à la tête. Toutes ces années passées à ses côtés, d’abord en tant qu’adolescents ou jeunes adultes insouciants, et ensuite en tant que couple posé, rêvant d’une ville de famille. Toutes nos soirées les plus folles les unes plus que les autres, de nos débuts, filaient à toute vitesse dans ma tête. Malgré son refus, malgré ce qu’elle venait de dire, et son sac en pleine figure, je n’avais qu’une seule envie : la plaquer contre le mur, sentir son corps contre le mien, la chaleur de sa peau contre mes mains, la déshabiller. Je m’éloignais encore plus d’elle. Non pas que j’avais peur, mais tout simplement pour mettre de la distance. Je ne savais pas jusqu’à quand je serais capable de me retenir. Fébrilement, la rage qui s’emparait de tout mon corps, je m’approchais de la fenêtre, allumant une deuxième cigarette, en l’espace de quelques minutes. Je posais mon regard sur elle, alors que je savais, au fond de moi, que ce n’était mieux pas. Sa deuxième remarque me pétrifia sur place. C’était comme un coup de poignard, qu’on s’acharnait à retourner dans tous les sens, déchirant les entrailles. Le divorce. J’essayais de reprendre sur moi, la menaçant avec mon doigt. « C’est pour ça que tu es ici ? Pour me supplier de ne pas demander le divorce ?! Tu crois vraiment que j’ai que ça à faire ? Putain, ça fait cinq ans, merde. Tu penses bien que je l’aurais déjà demandé, tu ne crois pas ? Je n’ai vraiment pas le temps maintenant avec tes conneries ». Pris de folie, je m’approchais d’elle, avant d’avoir jeté mon mégot par la fenêtre. Je me passais la langue sur les lèvres. « Alors comme ça, tu exiges de ma part que je ne prononce pas le mot divorce, et en même temps que je n’ai pas le droit de t’embrasser ? C’est pourtant ce qu’un mari et femme font, non ? » Je secouais la tête, m’approchant dangereusement de plus en plus, pour finir être presque collé à elle. Mon main vint s’entourer à son bras, comme si je la faisais prisonnière. Je penchais mon visage vers le sien, mais cette fois-ci mes lèvres ne vinrent pas rejoindre les siennes, mais son oreille. Je chuchotais. « Ne t’inquiète pas, ma très chère femme, je ne vais pas t’imposer le divorce ». Pas de suite du moins. Là, à l’instant présent, c’était le dernier de mes soucis


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Dernière édition par Seeley Mitchell le Sam 27 Aoû - 12:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Ven 19 Aoû - 18:15



Vous vous faites face. Comme l'on positionne deux adversaires. Toi-même un peu déroutée par le geste que tu viens d'avoir. Cette marque sur sa joue qui te ramène inlassablement à ce baiser et tout ce que tu viens d'éprouver. L'espace de quelques minutes il n'y a pas d'animosité. Comme une brume qui envahit l'ensemble du bureau vide. Il essaye de parler mais faire une phrase semble impossible. Tu as la gorge nouée alors qu'il s’éloigne loin de toi. Trop loin à ton goût, ça tu le tais précieusement. Pendant longtemps tu avais imaginé cette rencontre. Ce jour où tu pourrais lui cracher ta haine et toute ta douleur à la figure. Ce jour où tu pourrais le crucifier sur place, arracher cette alliance autour de ton cou et lui jeter avec hargne. Ce jour où tu vaincrais définitivement tes démons. Rien ne se passe comme prévu. Déstabilisée par cet appel des corps. Un manque puissant dont tu pensais être guérie. Dans ta tête tu as l'impression d'être une droguée à qui on présente une dose après des années de desintox. Tu fais ton possible pour garder la tête haute et surtout rester sur tes jambes. Parce qu'elles peuvent te laisser tomber à la moindre occasion. Vous auriez pu rester à vous regarder l'un l'autre pendant longtemps, essayer de vous apprivoiser à nouveau, observer cette silhouette que l'on connaît par cœur mais qui a pourtant trop changé selon vous. Il fallait que tu craques la première comme souvent avec lui. Seeley, le seul capable de te déstabiliser à ce point. Seeley, le seul qui peut faire tomber ta fierté. Tu vois le changement dans son attitude alors que tu finis ta phrase. Son doigt en l'air, grondant. Sa seconde cigarette qui quitte le rebord de la fenêtre. La colère dans sa voix. " Ma vie ne tourne pas autour de toi, je me serais bien passé de te revoir ! Et… et tu crois que les maris humilient leur femme comme toi tu l'as fais ?" Tu répliques pour la forme, perdue dans ce dialogue. A moitié folle. Du mal à suivre. La seule chose qui te préoccupe immédiatement c'est les centimètres entre vous qu'il s'applique à supprimer. L'instinct fait que tu recules, mais quand sa main agrippe ton bras comme un peu plus tôt, tu es coincée.

Prise au piège entre son torse et le mur. Pétrifiée, tu regardes ses lèvres passées près des tiennes avant de se détourner en direction de ton oreille. Ta peau frissonne tellement que cela se voit. Ma très chère femme . Ton cœur rabiboché de façon un peu étrange, se brise. Eclate si fort que la douleur est physique et pas seulement psychologique. Tu te souviens des je t'aime, des mots d'amours, des mots plus crus, des confidences sur l'oreiller. De son rire… Cette voix qui te rassurait tant, la seule qui pouvait te redonner confiance en toi. Maintenant elle semble perfide et fourbe, un serpent qui se s'enroule lentement autour de toi alors qu'il t'hypnotise de ses yeux. Tu oublis l'odeur de cette clope dont tu as tant besoin. Plus rien ne compte. Il pourrait y avoir un millier de personne en train de vous regarder que tu ne les remarquerais même pas. Seeley et Ida comme avant ou presque. " Ca aurait été plus simple si tu étais mort chéri. " Toi aussi tu peux jouer. Toi aussi tu peux lui faire mal. Tu veux lui rendre ne serait ce qu'un dixième de ce que tu as ressenti. Sauf que ces mots sont violents, ils te heurtent aussi. Regret immédiat. Tes jambes s'effondrent. Tu te rattrapent à son cou. Le temps ralentit, tu en profites pour essayer de respirer normalement. Sauf que son odeur est partout. Alors doucement, avec le plus de délicatesse possible, tu viens déposer tes lèvres sur les siennes. Léger. Peut-être as-tu juste besoin d'un peu de douceur après tout ça. Ou bien de te faire pardonner. " Qu'est ce que tu veux de moi ? " Un murmure. Voilà c'est dit.


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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Dim 21 Aoû - 13:32


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Je m’étais peut-être un peu trop emporté, mais après tout ce qui se passait dans ma vie, mon corps avait choisi ce moment précis pour tout déverser. Et il fallait que ça tombe sur Ida. Certes, jamais je n’aurais cru possible une discussion normale entre nous deux, après que je l’avais abandonné, mais ça virait presque au ridicule là. J’avais l’impression de me retrouver dans un cliché grandeur nature. Sans compter, qu’en plus, je ne savais plus trop où me situer. Le fait de la revoir là, de repenser à nos années communes, à ce que nous avions vécus, à son corps cotre le mien, me chamboulait plus que je ne le laissais paraître. Et je ne voulais surtout pas l’avouer, surtout pas à moi-même qu’au fond de moi le désir était toujours là, j’avais toujours envie d’elle, et que, jusqu’à ma mort, elle aurait toujours sa place dans mon cœur. Les sentiments n’étaient plus les mêmes, mais j’allais l’aimer jusqu’à dans la tombe. Je m’étais rapproché d’elle, lui empoignant le bras, sans faire attention à ma douceur innée. Je ne m’inquiétais même pas si j’avais pu lui faire mal. Je ne répondis pas à son commentaire, mettant juste mon doigt devant sa bouche, lui ordonnant le silence.

Collée à elle, je lui chuchotais le fond de mes pensées. Et la vérité. Jamais je n’avais pensé au divorce, pourtant la chose la plus logique à faire. Et encore maintenant, je ne voulais pas y penser. Comme si nous étions liés, rien que nous deux. Je ne la lâchais pas des yeux, me perdant dans son regard, quand elle attaqua. C’était tellement inattendu que je reculais de quelques pas, la regardant tout surpris. Ces mots me frappèrent de plein fouet, mais ne firent pas vraiment l’effet escompté. C’était sa tristesse et sa rage qui parlait, pas elle. Je la connaissais suffisamment pour savoir qu’elle essayait de me faire tout autant de mal que j’avais pu lui faire, mais, malheureusement, elle n’avait pas visé juste. Reprenant mes esprits, je revins me coller à elle. Mes lèvres rejoignirent à nouveau son oreille, lui mordillant le lobe au passage. « Chuut, arrête de dire des choses que tu ne penses pas », ma main s’était posée dans ses longs cheveux, les caressant. « Tu n’y aurais pas survécu non plus ».  Soudain, j’ai comme l’impression de soutenir un point. Elle s’effondre dans mes bras me retenant par le cou. Je la soutiens par la taille, la plaquant encore plus contre le mur, pour éviter qu’elle ne tombe, alors que ses lèvres rejoignent à nouveau les miennes. Comme par automatisme, j’y réponds, tout autant délicatement qu’elle, décalquant son comportement. La suite, ses mots, sa voix murmurée, c’était comme si j’avais pris une gifle. Je mis fin à notre baiser, la regardant avec une lueur étrange dans les yeux. Ou, depuis le début de notre petit ménage, il n’y avait plus de la méchanceté mais de l’inquiétude. Je ne savais pas vraiment comment interpréter réellement ses mots, mais c’était comme si j’avais reçu un coup de poignard dans le dos et qu’on s’acharnait à le tourner dans tous les sens. Au fond de moi, je savais qu’elle n’allait pas bien, mais tomber aussi bas, non, je ne l’avais pas imaginé. Je pris une grande inspiration, relevant son menton avec ma main, plongeant mon regard dans le sien. « Qu’est-ce que je veux de toi ? » j’étais obligé de reposer la question, avant de poursuivre. « Tu sais très bien ce que je veux de toi, mais ne joue pas à ce petit jeu avec moi. Je vois très bien dans quel état tu es, et ne compte pas sur moi pour assouvir tes besoins, même si j’en crèverai d’envie. Merde Ida. Aie un peu d’estime de toi, tu ne vas quand même pas te comporter comme une … », il fallait que je choisisse bien mes mots « … trainée ? Tu vaux bien plus que ça. Alors non, je ne ferais pas ce que je veux parce que tu as décidé de laisser tomber. Je ne ferais rien que tu n’aies pas envie, et surtout pas de force » Je retirais mes mains de son corps, comme si elles brûlaient, et je m’éloignais de quelques pas d’elle, allant m’appuyer contre la seule table de la pièce. Je la surveillais, de loin. A ses côtés, la tentation était trop grande et je n’étais pas sûr de réussir à mon contenir.


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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Mer 24 Aoû - 22:40



Tu n'es pas certaine de comprendre tout ce qu'il te dit. Poupée de chiffon ensorcelée. Confusion des sens. Il y a des choses que tu acceptes, que tu crois et d'autres qui ne veulent simplement pas entrer dans ton esprit. Tu aurais pu donner tout ce que tu avais pour avoir la chance de revoir ses yeux d'aussi près ne serait-ce qu'un fois de plus. Tu te serais ruinée et saignée pour passer une nuit de plus entre ses bras. Peut-être même simplement une heure. Son corps s'éloigne puis revient. Interminable va et vient, voilà à quoi peut se résumer votre rencontre, qui ne fait qu'ouvrir et déchirer ta chaire encore plus. Il te connaît trop bien, voilà pourquoi il ne te tient pas rigueur de ces paroles que tu viens de cracher. Tes yeux se ferment instinctivement lorsque sa main, douce cette fois-ci, se pose contre ton visage. Non, s'il était mort tu n'y aurais pas survécu. Parce que Seeley c'est l'homme de ta vie. Peu importe ce qui il y a eut et qui il y aura. C'est ton grand amour, avec un a majuscule et des enluminures. Tu te dis seulement qu'il n'y a rien de pire que l'incertitude. Comment se relever quand on ne peut ni comprendre ni savoir ? Comment trouver la meilleure solution lorsqu'on ne connaît pas l'intégrité du problème ? Un deuil lorsqu'il est fait, on peut avancer. Peut-être aurais-tu eu besoin de 5 ans de thérapie. Peut-être n'aurais-tu pas connu d'autres hommes. Peut-être… Non, tu ne le veux pas mort. Pas lui. Toi parfois. Il a raison, comme trop souvent. Il y avait-il dès lors une seule issue possible mis à part celle qu'il reste à tes côtés ? Il te rattrape. Ton mari est là pour te soutenir cette fois. La sincérité de cet échange silencieux te frappe de plein fouet. La douceur du baiser te ramène à celui de votre mariage. T'as envie que ce moment dure une éternité. Vous pourriez vivre dans ce petit bureau vide, vous faire livrer des nouilles chinoises et oublier tout le passé, toutes les fautes et toute la douleur. Sauf que la réalité reprend toujours ses doits ma pauvre Ida. Misérable et pathétique Ida.

Il te parle comme on parle à une gosse, ses doigts sous ton menton. Tout ce que tu déteste. L'incompréhension se glisse entre vous, dessinant un fossé trop large. Comment peut-il croire ça ? Toi la brune fière à crever. Jamais tu ne te rabaisserais à le laisser seul décider quoi faire de ton corps. Il part de nouveau loin de toi. En quelques mots il a tout détruit. Une fois de plus. Tu devrais commencer à t'y habituer. Tu ne bouges pas. Statue de marbre. Le défiant du regarde d'oser dire un mot de plus. Vos yeux ne se sont pas lâchés. " Parce que tu te préoccupes de mon estime maintenant ? C'est tout nouveau ça, on progresse. Félicitations, avec un peu de chance tu y réfléchiras à l'estime de ta prochaine femme quand tu disparaitras. " Dans ta tête, la prochaine elle a déjà un visage. Tu t'ais souvent dit que tout ça était lié à une autre. Une au visage doux et à la voix délicate. Elle a cheveux clairs, sensible et printanière. Tes yeux tombent sur la cendre au sol, celle de sa cigarette oubliée. Tu te rapproches brusquement pour la lui arracher des doigts, incapable de t'en passer plus longtemps. Un miracle que tu ais résisté. Tu tires dessus autant que tu peux, avant d'aller la balancer par la fenêtre, déjà la goût du filtre dans la gorge, repos trop court. T'aimerais que ton corps te laisse décider sauf que tu reviens à lui. " Tu me crois faible à ce point ?! Dis le, vas-y, dis moi à quel point je te fais pitié alors que t'es incapable de prendre une décision. Tu n'as pas demandé le divorce non, mais tu ne voulais pas me revoir. Tu te colles à moi instinctivement et puis tu repars quand tu réalises à quel point t'as envie de me prendre sur cette table, là maintenant. Tu ne vaux pas mieux que moi Seeley, j'espère que tu t'en rends compte. " T'as la souffle court mélange d'hormones et d'émotions. Ca balance entre excitation et colère. C'est au premier qui avouera sa faiblesse. T'en meurs d'envie autant que tu meurs d'angoisse. Des questions, il y en a trente-six mille dans ta tête. Du bout de l'ongle, audacieuse, tu traces un chemin. L'endroit où devrait se trouver son alliance. Son bras, son épaule, ton pectoral,  les battements de son cœur. Une pause. Tu le sens, ce muscle qui bat plus vie, tu ne peux pas te retenir de sourire tendrement et ton regard qui suivait ce drôle d'itinéraire revient sur son visage. Tu as envie de croire que toute cette histoire peut bien se terminer. Un de tes plus gros mensonges, un des plus beaux. Le contact physique se rompt. Tu sors de ton chemisier ton collier. Ce sautoir au bout du quel scintille un anneau. Ton bien le plus précieux " Qu'est ce que tu en as fait ? " Une question qui parait anodine, pourtant sa réponse peut influence la fin ces retrouvailles. Ta voix dure résonne encore que déjà tu crains la réponse.


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Myrtle Montgomery
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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Sam 27 Aoû - 13:16


Frappés par le passé
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Le peu d’air qui s’infiltrait dans la pièce grâce à la fenêtre que j’avais préalablement ouverte devenait de plus en plus étouffante. Je retroussais les manches de ma chemise jusqu’aux coudes. J’avais juste l’impression de transpirer comme un bœuf. Je m’étais éloigné d’elle, de la tentation qui faisait rage dans tout mon être. Quand elle reprit la parole, je croissais les bras, sans broncher. Très fier de montrer une quelconque faiblesse. Face à elle. Tout était dans le paraître. Je devais rester de marbre. Ne rien laisser entrevoir. Mais au fond de moi, c’était comme si on s’amusait à me poignarder, encore et encore, en profitant de remuer le couteau dans la plaie, à vif. Je luttais pour rester maître de moi-même, laisser passer l’instant, qu’il parte à tout jamais, mais ce fut plus fort que moi. J’éclatais. « Tu insinues quoi là ? Que durant toute la durée de notre relation, je ne t’ai jamais estimée ? » Je secouais la tête, incrédule, contenant la rage qui bouillonnait en moi. « Je crois que c’est la première fois qu’on se fout autant de ma gueule. Merde Ida. Je t’ais même mis sur un piédestal. Alors ne dis pas n’importe quoi ». Je serais les poings, gardant mes distantes, avant de rajouter, dans un murmure «  Il n’y aura pas d’autres femmes ». A elle de l’interpréter comme elle le voulait. La soirée passée avec Barbara refit rapidement surface, avant de la balayer d’un revers de la main. Il n’y avait actuellement rien entre nous, autant ne pas y penser tout simplement. Perdu dans mes pensées, je ne l’avais pas vue s’approcher, et je dus sursauter légèrement, reculant de quelques pas, après qu’elle puisse m’arracher la cigarette des mains. Je me disais bien que c’était étonnant que jusqu’à présent, au vu de la situation, elle n’avait pas encore craqué. Effectivement, je l’avais peut-être sous-estimée sur certains points. Elle s’en va, et revient. Comme un lion en cage, pris au piège. Quasiment collé au mur, je ne pouvais plus m’échapper. Je l’écoutais cracher sa hargne contre moi. Livide, mais le visage impassible. Je réfléchissais à une réponse correcte, réfléchie, quand elle posa ses doigts sur ma main. Instantanément, un frisson parcourut tout mon corps, des pieds à la tête. Le contact était comme brûlant, mais je ne la dégageais pas pour autant. L’ambiance devient encore plus pesante, tandis qu’elle parcourt une partie de mon corps du bout de l’ongle. Je retiens ma respiration, conscient que mon cœur, lui, me trahissait. Un leur brilla dans mes yeux. Ida, couchée sur la table, nue. La possédant. Elle avait bel et bien mis le doigt dessus, elle aussi. Là était tout le problème. J’en mourrais d’envie. Je me mordis la lèvre, me retenant de la déshabiller là, sur place, à la hâte. A la place, je me forçais de sortir mon porte-monnaie de ma poche arrière, que j’ouvris lentement, avant d’y faire sortir un petit objet rond, doré. Je posais mon regard dans le sien. « Rassurée ? », ma voix était légèrement tremblotante. « Je l’ai toujours sur moi. Je ne peux pas me résoudre à la jeter ». Je la repoussais gentiment. J’avais besoin d’air, et de mettre à nouveau une certaine distance avant nous. Je n’étais pas loin de craquer. Furtivement, je jetai un coup d’œil à l’heure, grimaçant. J’étais censé bosser, et j’étais certain de devoir subir un interrogatoire dès mon retour dans l’open space. Soupirant, je retournais vers la jeune femme, plantant mon regard perçant dans le sien, m’y perdant presque, avant de prendre une grande inspiration. « Il est bien là le problème. Toi, moi, cette table, maintenant. Je ne sais pas encore comment j’ai tenu bon. Mais je ne peux tout simplement pas, même si j’en crève d’envie ». Il y avait tant d’autre chose à dire, mais chaque chose au bon moment. Celui-ci ne l’était plus. Je n’étais pas encore prêt à discuter de notre relation, de notre avenir, s’il y en avait un. Un autre jour, ou je serais plus préparé, psychologiquement, et physiquement. En quelque sorte, je fuyais de nouveau. Je posais ma main sur son épaule. « J’ai du boulot. Viens, je t’accompagne au bon étage, pour ton … », je ne savais même plus pourquoi elle était venue. Je balayais la pièce du regard d’un air triste, avant de reposer mes yeux dans les siens, la suppliant, plein de malice, avec une pointe de détresse aussi. La balle était dans son camp, et la suite dépendra de son comportement.


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MessageSujet: Re: Frappés par le passé - ft Seeley   Mar 30 Aoû - 22:09


Tout est obstrué. Sens et jugements. Vous parlez un langage mort. La connexion entre vous s'est trop estompée. Interrompue. Des brides survivent mais ce n'est pas suffisant. En réalité, là tous les deux dans ce bureau, vous marchez sur des ruines. Celle de ce foutu mariage qui aurait pu se terminer autrement. Tu pourrais le gifler, tu pourrais croire qu'il ne fait aucun effort pour comprendre ce que tu veux dire. Sauf que tu sais que c'est plus compliqué que ça. Tu ne lui reprocheras jamais toutes ces années de vie commune. Ses attitudes, son comportement envers toi… non il a été le mari dont tu avais exactement besoin. Ce qui te bouffe, c'est qu'il ne semble pas saisir dans quel état t'as sombré quand il s'est tiré. Le problème c'est que si tu ne parles Ida, il ne le saura jamais. " Réfléchis avant de parler… T'as aucune idée du bordel que t'as laissé à Los Angeles… chez nous. " Ta voix se casse. Alors tu attends qu'il abatte ses cartes le premier afin de pouvoir t'adapter. Il ne le fera pas aujourd'hui, tu le sais bien. Maintenant c'est l'heure des sous-entendus et des mots qui s'échappent sans qu'on le veuille. Et ton cœur se serre, partagé entre la joie d'entendre que tu seras la seule femme de sa vie et la douleur de penser que ca ne sera sûrement pas vrai. Comment croire cet homme en face de toi ? Rien n'est blanc ou noir. Seulement du gris, des multitudes de nuances grisâtre qui envahissent ta vue. Envie qu'il te prenne sauvagement tout autant que tu désires qu'il te serre simplement contre lui. Et quand vos peaux se touchent, quand tu sens son cœur battre comme tu l'entendais en t'endormant le soir, l'apaisement arrive enfin. Quelques secondes de répit qui te rendent enfin ta respiration. Tu as l'impression d'avoir été  en apnée depuis que tu as vu sa silhouette dans ce couloir. Dans vingt ans, il te fera toujours le même effet. Ta malédiction. Prisonnière d'un amour que vous avez ruiné de vos propres mains. Hantée par un futur qui n'aura jamais lieu. Le goût de la nicotine disparaît trop vite de ta bouche comme celui de ses lèvres juste avant. Tu le remercies intérieurement de répondre à cette question sortie de nulle part, elle fait partie de celles qui t'ont le plus rongée. Ca en fait une de moins.  L'éclat doré attire ton regard, qui se remplit trop vite de larmes. Les yeux débordants, tu te refuses pourtant à pleurer devant lui. Cette alliance, trop propre de ne pas être portée, t'impose cette vieille image. Celle de Seeley, dans son costume au bout de l'allée, rayonnant, plus beau qu'un dieu. De ce moment précis où tu as orné son annulaire gauche de ce bijoux, le jour où tu as pris son nom.

" Ca fait au moins une bonne nouvelle… " T'as ce sourire triste, un peu rêveur. Il est déjà loin de toi, moins brutalement. Il te rend folle à s'approcher de toi apportant l'espoir avant de le reprendre. Des aimants dont les pôles s'inverseraient constamment. Ne sachant jamais sur quel pied danser. A ces mots, tu en déduis qu'il a quelqu'un. Autrement pourquoi ne te pourrait-il pas te faire l'amour, aimer ton corps et le posséder ? Puis la complexité de la situation te rattrape. Toi-même tu serais certainement incapable d'aller jusqu'au bout. Et tu ne veux pas vraiment partir de cet immeuble en courant à moitié nue, regrettant déjà. Tu ne supporterais pas devoir partir comme une escorte, comme une moins que rien après ça. Il a raison, une fois de plus. Vous méritez plus qu'une partie de jambe en l'air entre un mur et une table. Sa main trop lourde pour ton épaule trop frêle. Son regard qui en dit long. Le bruit de cette parenthèse qui éclate. Assourdissant. Ca te donne mal à la tête. " Ma vie professionnelle te passionne à ce que je vois… Je vais me débrouiller ne t'en fais pas, je n'ai pas besoin de toi. " Tu te dégages de sa pression, récupères ton sac qui gît encore sur le sol. Vos regards finissent par se retrouver. Encore et toujours. Tu t'accroches à ce dernier moment qu'on pourrait qualifier de complicité. Parce que la suite c'est l'inconnu. Est-ce que tu va pouvoir le revoir ? Est-ce qu'il va encore fuir loin de toi ? Tes mains partent à la recherche d'un bout de papier et d'un stylo. Un prospectus fera l'affaire. Tu griffonnes dans le coin de cette publicité pour le don du sang ton adresse et ton numéro de téléphone, avant de le lui tendre " Si tu veux passer ou bien que par miracle tu te sens d'humeur à parler… Bref la porte est toujours ouverte. Pour quoi que ce soit. " Ton numéro n'a pas changé mais tu imagines qu'il a du le supprimer depuis le temps. C'est le moment de partir et tu ne sais quoi faire. Tu te sens scruter et ça te dérange. Tu amorces un minuscule mouvement qui dans ton esprit aboutit avec ta bouche sur sa peau. Cependant, tu te reprends vite. Hors de question que tu le quittes en te montrant faible, en lui prouvant encore une fois qu'il a toujours autant d'impact sur toi. Tu te doutes bien que tes yeux te trahissent. Tant pis. La porte se rapproche alors qu'il y a cette partie de toi qui espère qu'il te retienne. Quand tes doigts se saisissent de la poignée, t'as froid. Quand tu sors du bureau, t'es terrifiée. Tu continues d'avancer, plus lentement que d'habitude. Instables sur tes talons qui te semblent beaucoup trop hauts. L'envie de courir jusque chez toi pour te blottir dans ton lit est forte mais pas autant que ta fierté. Tu interceptes un collègue de Seeley probablement. Lui demande à qui tu dois d'adresser pour faire la promotion de ce lancement de collection. Qu'est ce que ça te parait insignifiant. Tes mains tremblent toujours. Tu regardes la pièce que tu viens quitter, sa carrure autant que tu le peux, te demandant si tu aurais du le retenir…

Quand tu sortiras de l'immeuble tu vas fumer ton paquet de clope. Ce soir, une fois chez toi, tu vas boire Ida. Beaucoup trop. Tu prendras aussi des cachets pour dormir. Demain matin tu appelleras ton nouveau psy. Et bien évidemment, tu pleureras toutes les larmes de ton corps.

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