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 Drunken Night | Feat. Nolhan

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Giselle Davenport
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MessageSujet: Drunken Night | Feat. Nolhan   Mer 27 Juil - 14:26



       
       Drunken Night
       Nolhan & Giselle

L
es yeux rivés sur mon verre presque vide, j’essayais de garder bonne contenance malgré les effets de l’alcool sur mon organisme. J’étais prise d’un léger vertige mais cela ne m’empêchait pas de ressentir un bien-être plutôt intense. Etrange contradiction. Je n’ignorais pas que c’était une mauvaise idée de boire un cocktail alcoolisée, tout particulièrement quand on s’appelait Giselle Davenport alias la fille ne tenant pas l’alcool. Ce n’était pas un scoop. Et non seulement au bout de deux verres, je pouvais être complètement saoule mais en plus j’avais tendance à faire des bêtises. Ce n’était pas pour rien que j’avais tout fait pour faire durer mon verre de Piña Colada ou plutôt de Sarah Connor, vu que c’était ainsi qu’on l’appelait ici, au Tesseract. Endroit où je n’étais pas censée être, j’aurais du être chez moi probablement à cuisiner et prête à regarder pour la énième fois Love Actually, un de mes films préférés. Seulement voilà, Charlotte avait insisté pour qu’on pût se voir un instant. Je lui avais dit de passer au loft et, comme d’habitude, elle n’avait pas voulu. Sous prétexte que ce n’était pas bon pour moi de ne jamais sortir. J’avais beau y réfléchir mais je ne voyais toujours pas en quoi cela me portait préjudice… Alors j’avais accepté à condition que l’on se vît au Tesseract, qu’il m’était déjà arrivé de fréquenter depuis mon arrivée à San Francisco. J’en connaissais même la propriétaire, Alexis Barroy, avec qui je discutais en français très souvent et que j’avais connu sur Youtube avant de la rencontrer en personne. Raison de plus pour laquelle le bar geek me convenait et Charlotte n’y avait pas vu d’inconvénient puisque j’acceptais de sortir.
Je finis enfin mon verre ; la boisson n’était plus du tout glacée mais ça ne me dérangea pas plus que cela. Mon estomac me rappelait d’ailleurs gentiment que je devais en arrêter là pour aujourd’hui. Il n’y avait pas à s’inquiéter. Charlotte était partie déjà ; elle devait retrouver son petit ami. Je n’étais restée que pour finir mon verre. Je pourrais rentrer chez moi et me préparer une bonne soupe pour remédier aux effets de l’alcool maintenant. Il n’était d’ailleurs pas trop tard pour regarder Love Actually si j’y tenais. Mais il y avait une chose que je souhaitais faire avant d’entrer. Pour une fois que j’étais ici – et non pas dans mon confortable loft – je voulais profiter de l’occasion pour aller saluer Alexis. La consommation déjà payé, je me levai et fut soulagée quand je remarquai que je ne titubais pas. Je me faufilai entre les tables pour atteindre les escaliers menant à l’étage. Une destination que je n’atteignis point. Au lieu de ça, je restai là, au milieu du bar, droite comme un i, à regarder attentivement l’eau assise à la table que j’étais sur le point de dépasser. Il me tournait le dos mais sa silhouette me semblait étrangement familière. Des cheveux noirs de jais, des épaules viriles prolongées par de beaux bras musclés et mises en valeur par une chemise noire. Il ne me semblait connaître personne qui pouvait correspondre à cette description si ce n’était pas… « Oh non pas encore lui ! » pensai-je en secouant la tête. Je devenais complètement paranoïaque. Je n’étais pas aussi malchanceuse au point de tomber encore sur lui quand même ? Quoi que… A ce même moment, l’homme tourna légèrement la tête, dévoilant de ce fait le profil de son visage. J’eus un hoquet de surprise. Nolhan. Mon voisin du n°13. L’homme que j’évitais à tout prix depuis notre dernière rencontre sur Union Square. Si ce dimanche-là, j’étais sur les nerfs lors de notre… querelle – et quelque peu amusée vers la fin, il fallait l’avouer – il n’empêchait que j’étais tout à fait troublée depuis. Je n’avais pas pu m’empêcher de penser à notre rencontre et je m’étais surprise à me montrer de plus en plus curieuse à son sujet. Il y avait de quoi ! Il s’était présenté, m’avait appris indirectement qu’il avait un restaurant – du moins c’était ce que je supposais – et surtout il y avait eu cette phrase. « J'aime bien observer lorsque quelque chose me plait » avait-il dit, en plongeant son regard dans le mien. Plus j’y pensais et plus j’en étais toute… émoustillée. Je secouai de nouveau la tête à cette idée. L’alcool me donnait encore plus de pensées étranges. Du moins, j’espérais que ce soit l’alcool. Il y avait de quoi vouloir l’éviter ; j’étais beaucoup trop confuse. Cet homme était détestable, alors pourquoi diable occupait-il tant mes pensées ?! Je manquai de m’arracher les cheveux, en colère. Non pas contre lui mais contre moi-même. Contre mon manque de chance aussi... « On se croise vraiment partout ces temps-ci. » Bon sang ! Je ne venais pas de le dire à voix haute quand même ?! Je me frappai le front. Prise soudainement d'unléger vertige, j'eus également l'impression que mes jambes se dérobaient sous moi. Voilà ce que c’était de boire et de perdre peu à peu le contrôle. Quelle idiote ! Et impossible d’échapper à la discussion maintenant. Il se retournait déjà vers moi…
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Nolhan Blurberry
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Mer 27 Juil - 19:38



       
       Drunken Night
       Nolhan & Giselle

L
ela devait être une soirée comme les autres. Je venais souvent ici, j'appréciais l'ambiance et les gens. Tout le monde était beaucoup plus coloré et adorable ici que dans une boite de nuit de type bcbg. De tous les endroits de San Francisco, c'était mon préféré pour y passer des nuits jusqu'au petit matin. Je m'entendais bien avec la plupart du staff, surtout avec Alexis que j'ai rencontré lorsque je recherchais avidement une partenaire commerciale afin de donner un coup de publicité au Zénith, mon restaurant. Alexis et moi, on s'est tout de suite bien entendus bien qu'au départ, j'eus essayé de la draguer.J'ai quand même heurté un grand mur puisque cette dernière était on ne peut plus lesbienne. Depuis, je la taquine souvent sur son homosexualité. Ce n'était rien de bien méchant, puisque j'étais un être très ouvert d'esprit. Je prônais la liberté de l'être humain. En effet, tout le monde a le droit d'aimer ( ou pas ) qui il le veut. Moi? Je ne savais pas vraiment ce qu'était l'amour. Mais j'aimais le faire, évidemment. Je n'avais pas besoin de me donner entièrement à quelqu'un , je n'avais besoin que d'affection temporaire le temps d'une nuit dans des draps enflammés et cela me comblait entièrement. Tout au fond de moi, une petite voix me hurlait que mon horloge biologique tournait à un rythme fou, et que si je ne voulais pas finir le reste de mes jours seul, sans attaches, qu'il fallait changer... Mais je faisais taire cette voix. Changer? Vraiment? Non ce n'était pas pour moi. La voix d'Alex interrompt mes pensées et je lui souris « Tu peux me faire un verre de whiskey on the rocks? Merci t'es un amour » lui disais-je en glissant un petit clin d'oeil et un généreux pourboire.  J'en avais les moyens. Je ne comptais plus. Je me penchai vers mon amie « La promo zenith-tesseract c'est de la bombe, amiga!  T'as fait gonflé mes profits de 50% ! À notre partenariat qui, je l'espère , durera pour l'éternité » Alexis leva se verre et je l'imitai, puis comme pour sceller mes paroles, nous les fîmes  tinter l'un contre l'autre. Je fis descendre le liquide ambré dans ma gorge, grimaçant légèrement. Bon sang que j'aimais cet alcool. De tous, le whiskey était sans aucun doute mon préféré. C'était une boisson masculine. Et elle me définissait de par ces arômes puissantes.

Je riais avec Alexis lorsque j'entendis une petite voix très familière dans mon dos « On se croise vraiment partout ces temps-ci. » Je me retournai doucement pour constater que c'était elle.  Cette voisine qui m'obsédait au plus haut point. Elle. Le fruit défendu. Elle.. l'objet de mes fantasmes. Le seul secret de mon existence. Je souris. Un sourire narquois, carnassier qui témoignait de mon amusement. Elle disait vrai. Nous nous croisions partout. « En même temps, tu te trouves au Tesseract, dans le bar de ma très chère amie, et partenaire Alexis. Il est donc tout à fait normal de me trouver là mais ... » Je posais un index sur mes lèvres d'un air complètement désinvolte. Les femmes adoraient cela, mais elle n'était pas n'importe quelle femme ça je l'avais bien évidemment compris au cours de nos précédents échanges. « Giselle »  Je prononçai son prénom d'une voix gutturale, tentant d'imiter un accent français complètement raté. incrédule puis je la sondai, en profondeur, c'était murmuré de façon sensuelle, sans que je ne puisse le contrôler. Puis, je l'observai en profondeur, de la tête aux pieds. Elle était... différente ce soir.Il y avait ce soudain éclat que je ne trouvais que lorsqu'une femme avait bu, suffisamment pour que le rouge teinte ses pommettes. Elle avait aussi le ton rauque, sans doute à cause de l'effet lancinant de l'alcool dans sa gorge. «Je ne m'attendais pas à te trouver ici, es-tu ivre ? Parce que ce serait grandiose que tu le sois, t'es enfin sortie de ta tanière! Je suis épaté!»  Elle ignorait à quel point cela me faisait plaisir de la voir ici alors que j'avais pensé à elle depuis ce jour là à Union Square. En fait, pas un jour passait sans que je n'aie envie de me quereller avec elle. J'avais envie de la voir, d'entendre sa voix, de sentir sa colère, cela m'exaltait au plus haut point. C'était mal, et je le savais. Mais je m'en fichais. Il y avait longtemps que je me fichais de ce qui est bien ou mal dans cette vie. Surtout depuis que j'avais perdu mère. Je n'avais plus personne à qui m’accrocher, plus personne pour me faire la morale...
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Mer 27 Juil - 22:26



       
       Drunken Night
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T
andis qu’il se retournait vers moi, je pris garde de me mettre sur la défensive. Il n’y avait pas d’autres choix face à un homme aussi troublant. Sa gestuelle provocante, son regard bleu et ensorcelant, son sourire aguichant, tout cela me mettait hors de moi, non pas dans le sens que j’espérais néanmoins. La seule défense que j’avais donc était la hargne. Et j’en userais sûrement encore ce soir. Oui.  Certainement. Vu le sourire amusé qu’il me lançait en me voyant là, me tenant droite comme un piquet. Réalisant ma posture inconfortable, je tentai donc de paraître un peu plus normale. Je buvais ses paroles, prête à bondir sur la première insulte qu’il me ferait. Au lieu de cela, il me disait qu’Alexis était une amie à lui, et une partenaire, pour m’expliquer sa présence ici.  Je n’étais pas sûre de comprendre. Un ami à Alexis ? Vraiment ? Je n’arrivais pas à y croire une seconde et pourtant je devais me rendre à l’évidence : elle était bien là à discuter avec lui comme à un bon ami. Mon regard suivit son doigt qui vint se poser sur ses lèvres, en toute désinvolture. Je détestais quand il faisait cela. A croire qu’il savait que je n’étais pas aussi imperméable à ses charmes comme je voulais qu’il le croie. De quoi m’embrouiller encore plus les idées – ou peut-être était-ce le Sarah Connor qui faisait effet – et il me fut difficile de trouver une réponse à son propos. « Eh bien, si tu le dis… » Bateau comme réponse mais je ne m’autorisais pas à rester muette. Aussi, pour compenser mon manque de répartie, je m’intéressais à Alexis. « Bonsoir Alexis. C’était justement toi que je voulais voir. » Je la saluai également de la main. « J’étais sur le point de partir et je voulais donc passer te faire un petit coucou avant. » avais-je dit dans un parfait français. Coup de poker puisque l’effet souhaité était de déstabiliser Nolhan. Je n’avais que très peu de chance qu’il parle un peu le français, bien que le Tesseract regorgeait quand même beaucoup d’habitués qui le parlaient. En tout cas, si je ne pouvais pas être certaine de sa connaissance de la langue de Molière, j’étais certaine qu’il n’en maîtrisait pas du tout l’accent comme il le démontra en tenant de prononcer mon prénom à la française, histoire de m’interpeller sans doute. Mais je devais l’admettre, c’était aussi incroyablement sexy. Une opinion que j’aurais souhaité ne jamais avoir eu… « Oui, Nolhan ? » Je prononçai son prénom en appuyant sur les deux syllabes, imitant à mon tour un accent américain, très exagéré. Pas que j’avais quelque chose contre l’accent américain mais je n’étais pas très inspirée ce soir pour lui lancer une réplique plus cinglante. Je n’étais point encore suffisamment outragée à son encontre pour cela. Quoi que ça ne devait plus tarder. Par habitude, elle savait que la dispute éclaterait bientôt. Surtout qu’il commençait à m’embêter sur mon inclination à me cloîtrer chez moi et partageait sa surprise de me voir ici, me demandant au passage si j’étais ivre. Moi ivre ? Je n’avais bu qu’un verre, mais je l’étais presque ; c’était indéniable avec le léger étourdissement que je ressentais. «  Je ne suis pas ivre. Je suis juste pompette. » précisai-je en insistant sur le dernier mot. Je tenais à ce que ce soit clair. « Et puis qu’est-ce qu’il y a d’étonnant à ce que je sois ici. Je suis comme tout le monde, il m’arrive de sortir, Monsieur je-sais-tout. Je ne fais pas du tricot. Comme tu sembles le croire. » Le ton que j’avais était limite enfantin. Je m’en rendis compte. L’alcool me montait à la tête pour sûre, c’en était une des premières manifestations chez moi. J’aurais peut-être du boire un peu moins vite ce qu’il m’était resté comme cocktail. Et puis, limite si ce n'était pas plus moi qui cherchais la provocation... A croire que cela m'avait manqué. Ça avait été le cas ? « Mais c’est moi qui devrais être étonnée de te voir ici. Après tout, qu’est-ce qu’un homme comme toi peut bien faire dans un bar geek ? Tu es plus coureur de jupon. » Oui, c’était vrai ça. Moi encore, il était plutôt évident que j’étais un peu geek – bon peut-être pas pour lui. Certes, je passais plus de temps à cuisiner, mais j’en passais presque autant à élaborer de nouvelles vidéos pour ma chaîne Youtube et je passais aussi beaucoup de temps sur Instagram entre autres. Je me retrouvais un peu mieux ici. Ce n’était pas pour rien que c’était le seul bar qu’il m’arrivait de fréquenter à San Francisco. « Et puis tu peux me dire quel est le rapport entre ce bar et ton soi-disant restaurant ? » Je revenais tout juste de penser à ce qu’il avait dit, concernant Alexis qui serait sa partenaire. Et cette histoire de restaurant m’intriguait aussi. Et même si j’avais encore des doutes sur ce que j’avais cru comprendre, je l’avais quand même bien rencontré dans un magasin d’équipements de cuisine qui s’adressait tout particulièrement à une clientèle professionnelle. Difficile de remettre sa parole en doute dans des circonstances pareilles…
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Jeu 28 Juil - 2:50



       
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       Nolhan & Giselle

J
e toisai " Giselle " d'un seul regard. Je balayai son frêle corps en quelques secondes mais je devinai aussitôt son état, bien que je ne l'avais pas vu tituber. Je le décelais. J'étais passé maître dans cet art. J'étais cet oiseau de nuit qui chassait ses proies dans ce genre d'endroit. Alexis s'en fichait, du moment que je ne causais pas trop de remous. Ce soir, j'avais cette magnifique créature à me mettre sur la dent et je jure devant Dieu ou cet être supérieur qui veille sur nos pauvres âmes que je ne lâcherai pas comme la dernière fois. Non, cette fois, je ne la laisserais pas se défiler. Il le fallait. Pour ma propre santé mentale. Je haussai  les épaules quand elle mentionna un simple " si tu le dis " L'instant d'après, la brunette salua ma partenaire de façon polie et courtoise et ce ne fut qu'à cet instant que je me retournai légèrement la tête pour observer Alex' qui arquait les sourcils, se baignant dans l'incompréhension la plus probable. Si j'aurais été à sa place, probablement que j'aurais agis de la même façon.  L'instant d'après, j'entendis la voisine dire qu'elle était sur le point de partir. Je roulai des yeux non sans me rendre compte qu'elle m'avait vu le faire et je levai les mains en l'air, tâchant de m'innocenter de ce geste anodin mais ô combien agaçant, je pouvais le comprendre. « Eh oh, c'est pas très équitable que de parler dans une langue que je ne comprend pas ça fait " code secret " » disais-je alors songeur en me frottant le menton d'un air perplexe avant de balayer la salle d'un bref regard pour retourner ancrer mes yeux dans les siens, au risque même de m'y noyer, ce que je ferais sans hésiter. Son petit " Oui Nolhan? " me fit chaud au coeur. Qu'elle m’appelle par mon prénom j'entends bien. «C'est un peu raté, on dirait l'accent de la Louisiane, mais c'est un bon début » avouais-je alors pour me changer les idées.Je me sentais tellement idiot , C'était ridicule.«Oh rien je voulais juste essayer de parler ta langue un peu...C'est vachement sexy de t'entendre parler en français. En plus d'avoir cet accent " british " complètement classe » prononçais-je alors sans retenue. Et pourquoi en aurais-je donc? Je n'ai jamais été du genre à mâcher mes mots et ce ne sera donc pas avec elle que je commencerai à le faire. D'autant plus que j'avais l'impression que ça lui plaisait, que d'être en face d'un homme avec autant d'assurance. Bon, parfois j'avais l'impression aussi que ça lui faisait l'effet contraire. Mais toujours une petite voix me disait qu'il y avait quelque chose au-delà de toute cette hargne j'étais juste encore un peu trop lâche pour investiguer davantage. Je me rendis aussi compte que j'avais été gentil à son égard jusqu'à présent. Mais quelque chose me disait que les bonnes vieilles habitudes allaient refaire surfaces. Elle faisait ressortir le pire en moi. Je le savais.

Je l'observais et je voyais bien qu'elle n'était pas dans son état normal mais ça m'épatait, surtout venant d'elle et se fâcheuse habitude d'être casanière. Elle était la seule dans mon entourage à être aussi enfermée sur elle-même alors de la voir ici, l'alcool dans le nez c'était hallucinant. «  Je ne suis pas ivre. Je suis juste pompette. » Je me retins de pouffer de rire mais je ris tout de même à me déployer la gorge et mon rire s'estompa petit à petit et je reprenais mon sérieux, m'amusant alors à plonger mon regard avec intensité. Ce regard ténébreux qui déstabilisait tant. « Mais c’est moi qui devrais être étonnée de te voir ici. Après tout, qu’est-ce qu’un homme comme toi peut bien faire dans un bar geek ? Tu es plus coureur de jupon. »  J'arquai les sourcils. Quoi? Je détonnais dans le décor? Certes peut-être un peu, elle avait bien raison. Je ne me sentais pas vraiment blessé par ses propos « Et alors, il y a des geeks très sexy dans le coin et j'aimerais que tu définis " tel que moi " ... Tel que moi quoi? Je détonne peut-être mais je suis aussi geek à mes heures, love » scandais-je presque, en croisant les bras faussement irrité. La vérité? Je me sentais un peu comme chez moi ici et les gens étaient plutôt simples d'approche. Je n'aimais pas les gens aisés, bien que j'en côtoyais souvent.   Mais aussi dans des endroits comme celui-ci qu'on trouvait les meilleurs coups d'un soir. Et ce serait plutôt mentir que de ne pas avouer que Giselle était sans aucun doute la plus belle femme de l'endroit. Je me fichais bien de sa hargne, moi. J'étais subjugué par ses traits angéliques et ses courbes voluptueuses. « Tu devrais boire plus souvent, ça te rend encore plus attirante, tu le sais? Alex, sers-nous deux gin tonic , s'il-te-plait ? »  Alex n'était pas barman, mais elle s'improvisait parfois quand son staff était en pause. Elle aimait bien servir ses clients, ça faisait plus humain enfin je trouve. J'ignorais que ces deux-là se connaissaient en fait, je venais tout juste de réaliser... J'allais devoir interroger ma partenaire commerciale sur ma voisine, afin de connaitre ses points faibles. Oui, j'étais malicieux, pourquoi ne le serais-je pas? Nos verres arrivèrent et je fis cul sec sous les yeux de ma voisine un peu pompette,selon ses dires.Et je finis par répondre à sa question mon verre vide à la main « On a décidé d'être partenaires après une longue conversation un samedi soir alors que je venais ici pour explorer les lieux et j'ai tout de suite adorer l'endroit... Puis, elle est venue dans mon restaurant et a eu un coup de coeur donc on offre des promotions du genre un repas au Zénith et une consommation gratuite au Tesseract. On est devenus amis au fil du temps  » disais-je alors un grand sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Jeu 28 Juil - 17:57



       
       Drunken Night
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I
l fallait l’avouer, au départ, j’étais assez contente de voir que Nolhan avait choisi l’option du mutisme, se contentant de quelques gestes en guise de réponse. C’était plutôt agréable. Alexis, elle, donnait l’impression de ne rien comprendre à la situation. Il se retira d’ailleurs de son silence après ma petite parenthèse en français. Il protestait que ce n’était pas très conforme à l’équité. Ah bah tiens donc ! « Et pourquoi je devrais jouer la carte de l’équité quand mon voisin lui ne respecte même pas autrui ? » Son regard finit par rencontrer le mien. Bon dieu, j’avais oublié à quel point il était facile de se perdre dans ses yeux intensément bleus. Fort heureusement, je fus vite occupée à me moquer de son semblant d’accent français. Et il dut admettre lui-même que c’était en fait un échec. Il était plutôt satisfaisant de ne pas l’entendre se lancer des fleurs pour une fois. Attendez une minute ! Je rêvais ou sinon il m’avait fait un compliment ? Enfin deux compliments. Et il avait bien dit sexy ? Sexy ? Moi ? Je commençais à me demander si je n’étais pas en train de rêver. Ça aurait expliqué pourquoi j’étais au Tesseract, pompette, et non chez moi, sobre, et pourquoi il n’était pas aussi désagréable qu’à l’ordinaire. Oui, c’était sûrement ça. Il ne restait plus qu’à attendre que je me réveille. Il aurait été bien que ce soit maintenant mais je n’y arrivais pas. Quoi que… Tout compte fait, je ne devais pas rêver. Il fallait voir comment il s’était moqué de moi quand je lui avais rétorqué que je n’étais que pompette. Pour le coup, c’était moi qui étais restée muette comme une carpe. J’avais la bouche grande ouverte, prête à exprimer mon sentiment d’indignation mais pas un mot ne sortit de ma bouche. Au lieu, je me noyais dans ses beaux yeux. J’avais donc laissé passer. Par contre, à sa réplique suivante, j’avais retrouvé mes esprits et je pus lui répondre. Il avait d’ailleurs recommencé à se lancer des fleurs bien que très implicitement. Je lui lançai un bref sourire mécontent. « Toi, geek ? Mon œil ! » J’accompagnai l’expression du geste approprié. « J’ignorais qu’être geek signifiait également profiter d’une paire de miches différente chaque soir. » Je réalisai soudainement que j’avais employé une métaphore culinaire douteuse. Pas mon genre habituellement. La prochaine fois je tournerais sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler. Ou encore mieux, je demanderais à ce qu’on me serve un cocktail non alcoolisé. Je prenais tout juste cette résolution quand il déclara que je devrais boire plus souvent parce que cela me rendait encore plus attirante. Et sans transition aucune, demanda à Alexis – dont j’avais complètement oublié la présence tellement j’étais focalisé sur mon voisin-  deux gin tonic. J’ouvris la bouche et la refermai aussitôt ? Il avait réussi à me clouer le bec, encore une fois. Ses paroles résonnaient dans mes oreilles. Et plus j’y réfléchissais, plus je doutais de ma perception de la réalité. Il me prit un certain temps avant de réaliser qu’il avait demandé DEUX gin tonic pour NOUS. Nous, Alexis et lui ? Ou nous, lui et moi ? Je jetai un œil sur le verre d’Alexis et vis qu’il était encore rempli. Quel serait alors l’intérêt de s’en servir un autre ? « Comment ça, sers-NOUS ? » Hors de question que je touche à ce verre en tous cas. J’espérais avoir mal compris. Quand elle revint avec les verres, Nolhan en saisit un qu’il but cul sec avant de m’expliquer son histoire de partenariat entre le bar et le restaurant – le Zénith ? – et comment il s’était lié d’amitié à Alexis, tout souriant. L’incompréhension devait se lire sur mon visage. Je dévisageai Alexis, qui confirmait ses dires d’un hochement de tête, puis le scrutait lui.  Il était un ami d’Alexis ? Cette nouvelle était de trop pour mes neurones déjà embrumées, j’éclatai de rire. Le rire était, paraît-il, un « bug » du cerveau. Ça devait être véridique sinon comment expliquer ma réaction ? J’étais prise d’un fou rire tellement grand que j’étais littéralement pliée de rire. Manquant de tomber, je m’appuyais contre la table. Imaginez la scène, déjà que mon sens de l’équilibre était déjà plus ou moins altéré… Le fou rire passé, je me redressai. Une nouvelle fois, je faillis tomber. « Si je m’y attendais… Donc si j’ai bien compris, mon voisin hyper détestable du n°12 possède un restaurant – le Zénith, c’est ça ? - qui est partenaire avec le Tesseract dont la propriétaire Alexis ici présente, une bonne connaissance à moi, est aussi son ami ? » Finalement, un autre verre était plutôt la bienvenue pour digérer la nouvelle. Le monde était vraiment petit, vraiment trop petit. Mes yeux se posèrent sur le verre de gin-tonic. Non, ce ne serait pas raisonnable… mais très tentant. Je le saisis et finit par en boire la moitié. Je grimaçai tellement la boisson m’irritait la gorge. « Mais comment un homme à femmes fêtard comme toi arrive à gérer un restaurant à côté ? C’est vraiment surprenant. Je commence presque à croire que tu es désagréable qu'avec moi. » Je me rendais compte que je voulais en savoir plus sur ce voisin que je voulais soi-disant fuir.
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Jeu 28 Juil - 19:50



       
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D
ans la vie tout était toujours une question d'apparences... Parfois trompeuses, elles portaient à confusion. Ainsi donc un homme de bonne famille, riche, millionnaire même, pouvait sembler imbu de lui-même, égoïste et insensible à l'émotion.Bref, on pensait souvent à tord que j'étais dénué d'empathie pour les autres.Je ne fus donc pas surpris de constater que ma voisine faisait partie de ce pourcentage de gens qui croyaient que je me fichais du monde qui m'entoure.J'étais habitué à ce genre de commentaires. Après tout, je n'étais pas le mec le plus transparent du coin. Je devais même avouer que j'étais secret quant à ma vie personnelle et l'historique de mon passé. Je me suis toujours protégé de cette façon. C'était le meilleur moyen de ne pas me blesser, ni même de faire souffrir quelqu'un. J'étais cet homme toujours entouré mais éternel solitaire. Cette solitude commençait à peser lourd sur mon coeur, mais je faisais taire ma conscience. Je voulais garder cette vie, celle de la débauche, des histoires sans attaches, et de mes nuits sans fin.Mais je vieillissais, je savais qu'un jour je devrai me poser.Mais ce jour n'était pas prêt d'arriver.Il n'y avait qu'à remarquer la façon que j'avais d'aborder ma voisine pour comprendre. Son regard croisait alors le mien, ce serait de mentir que de nier mon attraction, ce serait même idiot. « Et pourquoi je devrais jouer la carte de l’équité quand mon voisin lui ne respecte même pas autrui ? » Je ne croyais pas manquer de respect à autrui.C'était qu'avec elle que j'avais envie de m'amuser, la provoquer était un petit bonheur que je savourais pleinement en chaque instant. Je lui répondis du tac au tac « Parce qu'au moins, quand je te provoque je le fais dans la langue de Shakespeare. » Elle passa sous silence la réaction à mes compliments mais, parfois, il y avait plus que des mots pour exprimer une émotion.Il n'y avait qu'à observer son regard, incrédule, puis sa timidité, ses joues roses, son demi-sourire.J'étais parvenu à mes fins, j'avais touché son coeur. Encore fallait-il que je sois capable d'atteindre son âme ?

Sans surprises, je sus qu'elle finirait par répliquer à mes paroles.Autant j'avais beaucoup de mal à me retenir de la provoquer , autant elle, elle avait dû mal à s'abstenir de répliquer.C'était un cercle vicieux dans lequel je commençais à prendre goût.« Toi, geek ? Mon œil !  » J'arquai les sourcils lorsque je la vis faire le geste qui accompagnait ses paroles. Je la laissai poursuivre, un demi-sourire sur les lèvres.Elle essayait,en vain, que ses paroles ne m'affectent, m'atteignent mais il n'en était rien. Ma carapace était faite d'acier.« J’ignorais qu’être geek signifiait également profiter d’une paire de miches différente chaque soir. » Je relevai la tête et la toisai de façon hautaine. « J'ignorais que tu étais pleine de préjugés. »J'essayai de chasser " ce moment " en lui offrant à boire et je faillis éclater à nouveau d'un rire sinistre quand je la vis ouvrir la bouche, puis la refermer aussitôt. Elle me faisait penser à un vertébré mais je me gardai de le lui dire, cela aurait été trop insultant.« Comment ça, sers-NOUS ?   » Je souris doucement. « Parce que je veux profiter de ta présence pour t'offrir un verre. Allons, Giselle, serais-tu une dégonflée?Tu peux retourner à ton tricot si tu le désires... » Disais-je donc en levant mon verre cul sec. Non.Je n'étais pas fâché.Je n'étais pas blessé.Je l'ai dis : il m'en fallait beaucoup pour m'atteindre. On en vint même à parler de mon restaurant et de mon surprenant partenariat avec Alexis.

J'étais fort loin de me douter que de parler de cela déclencherait, chez la belle , un rire incontrôlable. Je ne saisissais pas.Qu'y avait-il de si drôle?Avais-je raté une blague? Je fronçai dès lors les sourcils, le regard froid, mes épaules tendues, j'pinçais même les lèvres. Je haussais les épaules, démontrant là que je ne comprenais rien.Elle riait tellement qu'elle failli perdre pied et s'accrochait contre une table.Mon premier réflexe fut d'avancer de quelques pas pour rompre la distance, mais, comme elle se rattrapa de sa maladresse, je ne fis rien. Mais elle faillit tomber à nouveau cette fois, mes mains vinrent se placer autour de sa taille pour la protéger.Ce ne fut que quelques brèves secondes,mais cela me suffit à vouloir en espérer davantage. Je ne fis qu'hocher la tête lorsqu'elle me demanda de confirmer mes paroles.Je détachai alors doucement mes mains et m'éloignai un peu. Je ne savais pas quoi ajouter en plus qu'Alexis corrobora ma version des faits d'un signe de tête elle aussi. Je la regardai boire son verre et je souris,enfin on allait peut-être un peu plus s'amuser.« Mais comment un homme à femmes fêtard comme toi arrive à gérer un restaurant à côté ? C’est vraiment surprenant. Je commence presque à croire que tu es désagréable qu'avec moi. » J'éclatai de rire et je l'observai d'un oeil discret, je repris mon sérieux.« Tu n'as pas vraiment tord, je ne suis désagréable qu'avec toi... »  Je poursuivis d'un ton neutre « Tu ne me connais pas...Non seulement je gère le zénith mais j'ai hérité de la parfumerie de ma défunte mère l'an passé. Du coup, cet " homme à femmes" trouve largement le temps pour gérer mes acquis, mais merci de t'en soucier.» Je fis claquer ma langue avant de faire signe à la barman derrière le bar de nous resservir , Alexis étant partie je ne sais où. Une fois nos verres sur le comptoir je les pris et en donnai un autre à ma voisine. Cul sec à nouveau, je soupirai face à tant de beauté.« Pourquoi être aussi chiante quand on a un pareil visage ? » demandais-je alors,songeur, en me mordant les lèvres d'un air désinvolte.
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Jeu 28 Juil - 23:37



       
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S
uite à mon petit reproche sur son manque de respect pour les autres, j’avais eu droit à une réponse cinglante et instantanée. « Parce qu'au moins, quand je te provoque je le fais dans la langue de Shakespeare. » Ce n’était pas faux mais je ne m’en souciais guère. Monsieur ne se gênait pas et avait recours à ses charmes pour me déstabiliser alors pourquoi je me gênerais moi ? Moi, je ne me reprochais rien en tous cas. « Ce n’était pas comme si j’étais la seule à utiliser des moyens faciles pour provoquer l’autre. » S’ensuivit ce petit moment de doute pendant lequel je me questionnais sur ma perception du réel. Je n’étais pas du genre à philosopher mais lorsqu’on était habitué aux coups de bâtons, les gestes tendres en devenaient irréels… A ses petits compliments, toutefois, je n’étais pas si insensible. Mais comment étais-je supposée faire face à cette confusion entre la haine et l’attirance si ce n’était en manifestant ma détestation à travers mes ripostes verbales ? Mais en riposte, lui aussi, il s’y connaissait ; il était même meilleur que moi dans ce domaine. Néanmoins, l’entêtement était un caractère qui prédominait chez moi et je refusais de me laisser faire. Autrement dit, notre petite guerre risquait de durer pour une bonne éternité… Et ce n’était certainement pas lorsqu’il m’accusait d’être pleine de préjugés que j’allais rendre les armes. « Et c’est celui qui sous-entend sans raison aucune que mes occupations sont celles d’une femme âgée qui dit cela ? En plus, je ne faisais qu’énoncer un fait véridique… » Bon, peut-être que j’avais quelques préjugés quand même, tout particulièrement quand cela le concernait. Mais il n’avait pas non plus fait grand-chose qui réfuterait l’opinion que j’avais de lui.  N’est-ce pas ? Jusqu’ici il s’était comportait comme le goujat que j’imaginais qu’il était. Enfin, plus ou moins… La querelle sur ce propos aurait très bien pu continuer pendant encore longtemps mais il était passé à autre chose. Je m’essuyai un nouveau compliment au passage ce qui me plongea dans un état d’hébétude, amplifié par ce qu’il me semblait être une invitation à boire un verre avec lui. Petit moment d’incompréhension de ma part que je demandai bien vite à clarifier. « Parce que je veux profiter de ta présence pour t'offrir un verre. Allons, Giselle, serais-tu une dégonflée?Tu peux retourner à ton tricot si tu le désires... » répondit-il, me narguant avec le verre de gin tonic qu’il venait de vider en un clin d’œil. Il m’embêtait encore avec cette histoire de tricot. Il l’avait indubitablement fait exprès. Je secouai la tête en signe de refus tout en croisant les bras en signe de mécontentement – et ce n’était pas la première fois depuis l’année dernière… « Hors de question ! Je n’en veux pas et encore moins venant de ta part. » Je taisais le fait que oui, je me dégonflais – pas que j’étais du genre peureuse – mais j’en taisais surtout la raison : l’alcool et moi n’avions jamais fait bon ménage. Puis, je refusais d’entrer dans son jeu aussi. Et puis quoi encore ? Je boudais donc le second gin-tonic qui m’était destiné. Et il ne m’avait aucunement fallu y toucher pour perdre la tête vu que je m’étais mise à rigoler comme une stupide idiote quand je réalisai, de façon complète et absolue, le partenariat et l’amitié bien réels entre Alexis et mon voisin - deux personnes que je n’aurais jamais au grand jamais associées, tellement l’un avait toute ma sympathie tandis que l’autre me repoussait. Mon fou rire fut tel que je perdis momentanément l’équilibre, en deux fois. Si la première fois, je m’étais rattrapée grâce à une table, la seconde ce fut une main chaude et virile autour de ma taille qui m’évita la chute, la main de Nolhan. Si à notre dernier échange, le contact de sa main sur mon bras avait provoqué chez moi une peur incontrôlée, cette fois-ci il n’en fut rien. En fait, c’en était même presque agréable. Embarrassée à cette idée, j’arrangeai distraitement les plis de ma robe et j’évitai son regard surtout. Ne trouvant aucun autre moyen de m’enlever de la tête ce qu’il venait de se passer, je redemandai donc confirmation – même si ce n’était plus nécessaire – concernant ce que j’avais cru comprendre de leur relation. Les deux concernés ne certifiant pas le contraire et moi étant toujours aussi troublée, je finis par craquer et me mis à le boire ce gin-tonic sinon jamais je ne m’en remettrais…
Je réussis néanmoins à continuer l’échange, un peu curieuse. Et quand je lui fis la remarque que j’avais cette impression qu’il n’embêtait que moi, sa réponse me stupéfia.  « Tu n'as pas vraiment tord, je ne suis désagréable qu'avec toi... »  Je buvais alors le reste de ma consommation. Je souhaitais que ce soit suffisant pour tout oublier d’ici le lendemain. Et après m’avoir lâché une telle bombe, il parla de ses petites affaires. Mais bizarrement tout ce que j’avais retenu de cela c’était que sa mère était décédée l’année dernière. « Toutes mes condoléances. » soufflai-je avec sincérité. En temps normal, je lui aurais certainement reproché de se vanter – pas qu’il donnait l’impression de le faire mais il aurait bien fallu trouver un prétexte – mais je venais de boire mon second verre d’alcool alors rien ne tournerait rond chez moi pour ce soir…   Et voilà qu’on m’en tendait un troisième. Je l’avais pris sans vraiment réfléchir. Je l’observai alors qu’il faisait un autre cul sec. « Pourquoi être aussi chiante quand on a un pareil visage ? » Je n’étais pas très sûre du sens que je devais donner à cette question, ni du mot clé auquel accorder de l’importance. A vrai dire, je me sentais juste toute retournée par l’alcool. Je commençais d’ailleurs à ne plus trop avoir conscience de ce que je disais que de moitié. « Qu’est-ce qu’il a mon visage ? » Je le tâtai d’une main pensant peut-être que cela m’aiderait à le deviner. « Et puis d’ailleurs, j’ai jamais été chiante. En fait j’ai toujours été trop gentille… »  Je déposai le verre violemment – enfin le plus violemment possible vu mon état – sur le comptoir pour pointer un index accusateur vers Nolhan. « Seulement les gens comme toi, ils abusent de ma gentillesse,  il faut donc bien que je me défende… » Mon genou fléchit subitement et je me cognai alors un peu le bras contre le comptoir. Je n’avais alors qu’une envie, celle de m’asseoir. Je sentais bien que je n’avais plus les idées très claires mais j’en avais plus rien à faire, je voulais m’asseoir. Un point c’est tout ! Je tentai alors de m’asseoir sur le tabouret le plus proche.
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Ven 29 Juil - 9:34



       
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J
e me devais bien de l'admette. Cette petite était tenace et ne fléchissait pas quand elle aurait très bien pu abandonner la partie. Allez savoir pourquoi, elle tenait bon... alors que d'autres se seraient enfuis en courant, elle faisait preuve d'un courage sans limite.J'aurais presque été admiratif...Mais je l'étais pas. Non. Parce qu'à la fois elle me fascinait, à la fois j'avais envie de la secouer comme un cocotier pour lui faire voir le vrai monde. Parce que oui, l'anglaise était beaucoup trop renfermée dans son petit confort quotidien pour se rendre compte que l'inconnu, le risque, bref tout ça, en valait vraiment le coup. Mais vous saviez ce qui valait encore plus le coup? Répondre à ses provocations.ÇA,ça valait tout l'or du monde, croyez-moi. « Ce n’était pas comme si j’étais la seule à utiliser des moyens faciles pour provoquer l’autre. » Dabord hébété, je finis par éclater de rire « Pour ma défense, ce n'est pas ma faute si te provoquer est addictif » Je fis ressortir mes lèvres dans une mimique des plus tordantes, simulant un baiser sans vraiment le vouloir, cela s'apparentait presque à une moue boudeuse mais ce n'était pas vraiment cela. Et quand je vis l'expression de ma voisine, j'étranglai un rire dans ma gorge. Je n'en pouvais plus.Je faillis même verser une larme.Quoiqu'il en soit, il était certain que je faisais preuve d'exagération. Quoi?  Allons, c'était de mal me connaître! Je ne peux pas me fondre dans un moule. J'suis un excentrique moi! Et puis,je plongeai à nouveau mon regard dans le sien. Ça aussi c'était addictif. C'était même encore mieux que de l'herbe. Mieux que la coca. Mieux que le crack. Ses yeux, d'un bleu océanique, différaient largement des miens qui étaient plutôt grisâtres. Les siens étaient magnifiques. Surtout parce qu'ils contenaient cette petite auréole autour de son iris, de nuances ambrés et forestières qui formaient de petites taches, donnant sans aucun doute de la profondeur à son regard. « Et c’est celui qui sous-entend sans raison aucune que mes occupations sont celles d’une femme âgée qui dit cela ? En plus, je ne faisais qu’énoncer un fait véridique… » Bon sang, comment faisait-elle pour être aussi chiante? Je n'arrêtais pas de me le demander !« Faut quand même avouer que je me rapproche de la vérité, Giselle. T'as grand besoin de sortir de ta zone de confort, ça se voit tout de suite, tricot...ou pas! » J'étais sérieux. Très sérieux. Mais ça me passerait, j'pouvais pas être sérieux bien longtemps. Pas avec elle. « Et en plus tu refuses mon verre! » sifflais-je alors faussement irrité. Saurait-elle que je jouais la comédie? Savait-elle que j'étais devin? Que je savais qu'elle finirait par flancher et qu'elle finirait par boire ? L'ignorance était parfois plus alléchante que de connaître les plus grands secrets d'autrui....

Je ne la savais pas maladroite. Enfin, peut-être était-ce dû à la quantité ( jusqu'ici inconnue ) d'alcool ingéré ? Je n'en savais rien. Tout ce que je savais , c'est que je jetais un oeil sur elle et que je ne voulais pas la quitter pour la soirée. C'était même pour cela que je lui proposai un verre, pour ne pas qu'elle tente de s'esquiver. J'aurais été inquiet pour elle.  Puis elle faillit trébucher une fois. La deuxième fois survint si rapidement que j'eus tout juste le temps de la rattraper d'une main. « Je te tiens » Ouais,enfin. C'était un peu con comme réplique mais je n'avais pas su que dire d'autres.La suite,tout le monde la connaissait...mais je me souvins du plaisir que j'avais ressenti quand cette main s'était resserrée autour de sa taille. Et son regard fuyant qui était évocateur de sa gêne. Le fait aussi qu'elle replace sa robe d'un geste furtif. C'était des signes qui ne trompaient pas. Elle était donc une femme comme les autres. Elle aussi était attirée par moi, par ce que je dégageais. Ce doux mélange de virilité et d'assurance. Je me disais donc qu'il y avait encore de l'espoir. Surtout lorsque je la vis prendre son verre. Le paradis sur Terre je vous dis. Et puis , la conversation prit une drôle de tournure, enfin je trouve...On en vint à parler de ma mère. Enfin,je dis "on  " mais c'était plutôt moi qui l'avait mentionné pour me défendre. Je me surpris un peu à dévoiler ce gros morceau de puzzle de ma vie. Et je fus encore plus déstabilisé quand elle me soufflait ses sympathies. J'avais un mince sourire.  « Je te remercie. » Je dis cela, de l'amertume dans le coeur. Ma mère n'avait pas mérité cette mort,lente et souffrante. C'était plutôt moi qui méritait ce sort mais Dieu s'était bien foutu de notre gueule... Comme toujours. Je rêvais ou nous faisions preuve de sensibilité? Ça ne pouvait pas durer, impossible, et c'était de ma faute. J'avais encore une fois chercher à la provoquer en lui parlant  du fait qu'elle était chiante. Lorsqu'elle se tâtait le visage, je pouffai de rire, je ne pouvais plus lutter contre cette envie. « Il est beau,ton visage. Ça cadre pas avec tes paroles » Sourire narquois bien en vue. P'tit rire mesquin...  Et la voilà qui s'enflammait, me pointant d'un doigt accusateur, déposant son verre violemment et en me gueulant presque dessus. Scène digne d'Hollywood. Giselle méritait un Oscar!  « Seulement les gens comme toi, ils abusent de ma gentillesse,  il faut donc bien que je me défende… » Oh comme elle tentait de se dérober en essayant de s'asseoir à un tabouret. Je lui barrai la route pour lui dire « Non mais attends! J'abuse de ta gentillesse? J'haaaaallucine! T'es tout sauf gentille, douce et mielleuse avec moi! C'est toi qui abuse sur le coup, tu abuses de ma patience et de ma compassion » Je la laissai s'installer et je l'imitai sauf que je m'arrangeai pour m'asseoir face à elle, je retournai même SON tabouret pour qu'elle me fasse face. « Et si on jouait à un jeu?» Je la vis arquer les sourcils. Si elle était ivre, moi j'étais encore sobre,néanmoins ça ne m'empêchait pas d'avoir des idées dégourdies  « Dis-moi quelque chose de positif sur moi, peu importe ce que c'est et j'en ferai de même » Je voulais juste apaiser l'atmosphère quelque peu tendu par ma faute. J'avais le droit d'essayer non?
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Ven 29 Juil - 16:59



       
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E
ncore une fois, les propos de Nolhan me stupéfièrent. « Pour ma défense, ce n'est pas ma faute si te provoquer est addictif » J’avais du mal à concevoir comment provoquer les gens pouvait être une addiction. Ce n’était peut-être pas moi qui ne tournais pas rond, mais lui. Sauf que cela me perturbait quand même comme déclaration. Ses paroles semblaient avoir un sens déguisé. Et au fond de moi-même, je voulais croire que c’en était le sens flatteur qu’il signifiait. Même si je me disais toujours ensuite qu’il était plus probable que ses dires soient de nature foncièrement odieuse, à l’image de son odieux personnage. Je haussai les épaules, indignée, quand il me donna l’impression de feindre un baiser. J’en étais à la fois révoltée et embarrassée. Je supposai l’expression de mon visage marrante vu qu’il me rit au nez – une habitude chez lui d’ailleurs. Il passait son temps à se moquer de moi. Plus tard, il s’en prenait à mon côté casanier. « Faut quand même avouer que je me rapproche de la vérité, Giselle. T'as grand besoin de sortir de ta zone de confort, ça se voit tout de suite, tricot...ou pas! » Je plongeai dans une soudaine réflexion. Il n’avait peut-être pas si tort. La seule fois que j’étais sortie vraiment de ma zone de confort, ce fut lorsque je déménageai à San Francisco, avec mon petit-ami de l’époque. Cela avait été un choix difficile à faire car cela me demandait de m’éloigner de ma famille, de mes amis et de mes habitudes mais, pensant que je n’aurais jamais eu à affronter la grande ville américaine seule, j’avais pris le risque. Une erreur. J’étais tout de même restée vu que je m’étais trouvée un emploi stable à l’hôpital et rendait visite à ma famille chaque année pendant ma période de congé. « Mais cette vie là, elle me convient très bien ! » Et honnêtement, ces cinq dernières années avaient été suffisamment riches en émotion. Je méritais ma petite vie tranquille, non ? Enfin… Ce serait véritablement  tranquille sans Nolhan dans le voisinage. J’avais manqué de chance pour le coup. Et dire qu’il était quand même là à m’offrir un verre… Que je refusais en bloc évidemment ! « Et en plus tu refuses mon verre! »  J’en avais alors la satisfaction de voir que je semblais l’irriter. « Il n’est pas dans mes habitudes de boire avec n’importe qui. Et je ne m’en vois pas désolée. » Je n’échapperais pas à ses « sales pattes » pour autant. En même temps, il était difficile d’y arriver quand on était sur le point de tomber et que c’était la seule chose qui avait pu prévenir la chute. Des mains pas si sales que ça finalement…. De quoi faire renaître une certaine gêne. Et le seul moyen que j’avais pu trouver pour y remédier fut ce satané gin-tonic. Une mauvaise idée qui ne paraissait pas si mauvaise que ça pour le moment. Même si la boisson était sûrement la raison pour laquelle je ne pouvais comprendre comment il en était arrivé à parler de sa mère récemment décédée. Je lui exprimai mes sincères condoléances et il m’en remercia. Étrange moment vu que c’était probablement la première fois qu’on avait un échange loin d’être belliqueux. Dommage que je n’étais plus assez sobre pour en profiter parce qu’il fut vraiment de courte durée. Mon visage lui posait problème apparemment. Du moins, c’était ce que j’avais cru comprendre. « Il est beau,ton visage. Ça cadre pas avec tes paroles » Petit moment de flottement dans mon esprit embrumé. « Ah bon ? » dis-je, surprise. Cette fois-ci, je n’avais pas su ignorer le compliment avant de finalement m’emporter. Ce fut à ce moment précis que je décidai de satisfaire mon désir soudain de m’asseoir. A mi-chemin du tabouret que je convoitais, Nolhan me fit obstacle et se mit à protester.  Je ne l’avais même pas vu venir.  « Non, non et non. » Je secouais la tête à chaque non. « Si je n’étais pas gentille, je ne m’embêterais pas à me quereller avec toi alors que j’aurais pu me plaindre à la police du tapage ce soir là. Surtout que je n’étais qu’en peignoir… »Finalement, il me laissa aller m’asseoir. L’épreuve du tabouret m’avait semblé insurmontable. Et quand, enfin, j’avais pu m’installer correctement, il se mit à tourner tout seul. J’essayai de m’agripper à quelque chose en tendant mes deux bras. Je pensais être en train de tomber. Mes mains finirent par trouver une prise : les épaules de Nolhan. Je me dépêchai de les ôter de là mais elles m’encombraient. « Et si on jouait à un jeu?» J’arquai les sourcils dans l’incompréhension la plus totale. « Hein ? » fut la seule chose que je réussis à prononcer. « Dis-moi quelque chose de positif sur moi, peu importe ce que c'est et j'en ferai de même » Nouveau moment de flottement. « Tu es… » Je plongeai dans une profonde réflexion encore une fois. Et j’en pris du temps pour y réfléchir. ! Au moins une bonne dizaine de secondes.  « Tu  es unique en ton genre. »  Un bon résumé de ce que je pensais de lui puisqu’il arrivait à la fois à être séduisant et désagréable. Généralement les gens désagréables on ne les trouvait pas séduisants, non ?  J’hochai la tête en signe d’affirmation. Une affirmation qui m’était adressée à moi-même. Subitement, je pensais à Alexis que je ne voyais plus. « Elle est passée où ? » J’étais passée du coq à l’âne sans le réaliser. En fait, je ne savais vraiment plus ce que je faisais. Mon ventre affamé en profita lui aussi pour se manifester, en silence. « J’ai faim. » dis-je d’un ton complètement enfantin.
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Dim 31 Juil - 8:36



       
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I
l est vrai que prendre  du plaisir à provoquer volontairement une tierce personne pouvait refléter une certaine aliénation mentale mais je vous rassure de suite que ce n'était pas du tout le cas, enfin, je me sentais tout à fait saint d'esprit... quand je ne me trouvais pas près d'elle, bien évidemment.Elle qui malheureusement me faisait tourner en bourrique même si je ne le laissais pas vraiment paraître.La provoquer ? C'était juste une façade, il était pour moi hors de question de lui révéler le fond de mes pensées. Elle feignait d'ignorer mes propos, et mes gestes et c'était une bonne chose parce que ça me poussait dès lors à me surpasser « Mais cette vie là, elle me convient très bien ! » avait-elle dit en s'indignant. Elle avait raison, pour qui je me prenais? Elle avait le droit de mener une vie tranquille si elle le souhaitait mais elle ne pouvait me blâmer de vivre une vie plus excitante et de ME déclarer la guerre parce que j'en profitais à chaque instant. D'ailleurs ses révélations n'étaient pas surprenantes, ça se voyait qu'elle n'avaitp pas l'habitude de boire et puis faire d'elle une ivrogne ça ne cadrait pas vraiment avec le reste de sa personnalité. Je passai donc sous silence ce que j'avais eu envie de lui dire. J'ignorais si c'était l'alcool qui me poussait à me radoucir mais je le fis. « Tout comme la mienne me convient aussi... Parfois il faut sortir de notre zone de confort, allez bois déjà ça va te décoincer un peu » ordonnais-je alors sans l'ombre d'un sourire. Mais elle refusa et finit par trébucher. Qu'elle soit aussi obstinée était une chose,mais je fus plutôt satisfait de la voir flancher après coup. L'animosité fit place à la douceur pendant un bref instant.J'avais même osé lui faire un certain compliment,dont elle n'en avait saisi que la moitié « Ah bon? » Je roulai alors des yeux. « Tu le fais exprès? T'es superbe. » Je me tus, je ne cessai de la regarder mais elle finit par se détourner de moi, trop gênée sans doute par cet "aveu". Mes lèvres ne voulurent pas lui dire à quel point elle était tout ce qui m'attirait chez une femme. Non, à l'instar , je fis taire cette petite voix en moi qui me hurlait de la charmer.

Mais comment résister quand elle me tendait une perche pour que je puisse m'en saisir? « Non, non et non. » Elle secouait la tête. Elle n'était pas daccord avec mes précédentes paroles qui pointaient directement son manque évident de compassion pour ma personne « Si je n’étais pas gentille, je ne m’embêterais pas à me quereller avec toi alors que j’aurais pu me plaindre à la police du tapage ce soir là. Surtout que je n’étais qu’en peignoir… » Le peignoir.. Je souris en me frottant le menton,j'étais amusé qu'elle le mentionne car je n'avais jamais oublié les détails de notre première rencontre. Ce peignoir resterait à tout jamais gravé dans ma mémoire «  Je suis incapable de me retirer cette image de toi dans ce peignoir.. Tu sais que dès que j'ai eu envie de le retirer à la minute où je t'ai ouvert la porte? » Je captai son regard, le mien était vif mais intense. Il soulignait mes paroles avec ardeur. L'instant d'après je me retrouvai assis en face d'elle, devenant son ancre car le tabouret la faisait se retourner. Amusé, je la laissai me toucher car j'aimais bien le contact de ses doigts sur mon corps. C'est à ce moment précis que je décidai de jouer à un jeu pour détendre l'atmosphère.Au début confuse, elle finit par s'y prêter en étant plutôt vague sur la question. « Unique en mon genre? Mais ça veut dire quoi ça? » disais-je alors pensif? Unique dans le bon ou dans le mauvais sens.Je me mis à réfléchir et il était impossible que ce soit positif. Mais bon ,je pouvais m'attendre à tout venant d'elle. Mais je n'eus pas le loisir d'y songer davantage que la belle brunette chercha la propriétaire de cet endroit des yeux  « On s'en fiche d'Alex...» disais-je en ricanant puis en croisant les bras sur mon torse.

Son petit « J'ai faim » m'attendrit sans vraiment comprendre pourquoi,peut-être parce qu'il révélait son côté un peu enfantin? « Je connais l'endroit idéal pour combler ton appétit,si tu acceptes de me suivre » Je me levai à ses paroles lui tendant la main pour qu'elle y prenne appui. Comme je pus lire la crainte dans son regard, j'insistai « Je te ramènerai chez toi après, je te le promets. » Elle poussa un petit soupir et finit par capituler en prenant ma main pour descendre du haut tabouret. Je souris. J'avais gagné. Dehors, une de mes nombreuses voitures sports m'attendait. Cette fois-ci, il s'agissait d'une Audi.Galant, je pris soin de lui ouvrir la porte du côté passager et me glissai dans ma voiture. J'avais certes un peu bu, mais j'étais loin fort loin d'être ivre.Le trajet fut court. Le Tesseract, mon appartement et le Zénith se trouvait dans le centre-ville. Oui, j'avais décidé de l'y amener. Et d'ailleurs, à l'instar d'entrer par la porte avant , nous nous faufilâmes plutôt par l'entrée du staff. C'était mon restaurant après tout. Près de la cuisine, se trouvait mon bureau et jel la fis donc s'installer là avant de lui ramener des burgers revisités, tape à l'oeil , chic et gourmet. Et une montagne de frites. Un burger sans frites c'était un sacrilège.« Bon ap' » J'enfilai mon burger rapidement. Et je piochais dans les frites jusqu'à ce que nos doigts se frôlèrent légèrement. Alors je levai mes yeux pour que nos regards s'entrechoquent. « Tu veux connaitre le truc de positif que j'ai à dire sur toi? » Parce que je n'avais pas eu le temps de le lui dire,j'en ressentis le besoin. « J'aime ta détermination. Même si je te fais enrager, tu n'abandonnes pas et tu te défends bien, c'est admirable..» Je me mordis les lèvres, inconsciemment.
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Dim 31 Juil - 17:44



       
       Drunken Night
       Nolhan & Giselle

N
on. Je n’étais point d’accord. Mener son existence dans le calme et la sérénité était parfait pour quelqu’un comme moi. Il s’agissait pour moi d’une façon de vivre de façon la plus confortable et sûre. C’était en quelque sorte ma protection contre les aléas de la vie. Sortir de mon petit cocon signifiait aller au devant des problèmes, des dangers... En tous cas, c’était ce que m’avait appris ma propre expérience de la vie. « Tout comme la mienne me convient aussi... Parfois il faut sortir de notre zone de confort, allez bois déjà ça va te décoincer un peu » Je n’en doutais pas une seconde que la vie de playboy le convenait mais j’avais quand même le sentiment de subir la sienne de vie. Mais je n’avais plus la force ni le courage de protester une fois de plus à ce sujet. Par contre, je n’hésitai pas à refuser à boire ; j’avais peur des conséquences que causerait une nouvelle dose d’alcool dans mon organisme. Même si c’était pour craquer quelques instants plus tard en fin de compte…
Plus tard, lorsqu’il me complimentait à propos de mon visage – le dire ainsi me paraissait encore absurde – et que je m’en montrais surprise, il parut presque offensé : « Tu le fais exprès? T'es superbe. »  C’était que je commençais à y croire ; il fallait me comprendre que j’aie du mal à accepter des compliments de sa part mais impossible d’en douter quand son regard était si insistant et allusif... Je me surprenais alors à apprécier ce petit compliment et, par réflexe, je me détournai de lui. Ce que je ne cessais de faire à chaque fois qu’il réussissait à me déstabiliser… Sobre ou ivre, je restais apparemment la même puisque, sans surprise, je fis de nouveau usage de mon moyen de défense habituel : la colère. Sauf que je n’avais pas vraiment réfléchi à ce que je disais et évoquai l’anecdote du peignoir. «  Je suis incapable de me retirer cette image de toi dans ce peignoir.. Tu sais que dès que j'ai eu envie de le retirer à la minute où je t'ai ouvert la porte? » Il me sembla que mes joues avaient pris feu à cet instant. Je n’avais pas pu m’empêcher de visualiser… la chose. Mentionner le peignoir ne fut pas l’idée du siècle, c’était certain. Je n’avais réussi qu’à me mettre encore plus mal à l’aise. La sensualité qui émanait de son regard commençait à me subjuguer. Elle n’émanait d’ailleurs pas que de ses beaux yeux… Aussi lorsque je m’agrippai à lui involontairement pour être sûre de ne pas tomber du tabouret, je retirai vivement mes mains comme pour éviter de me brûler...  Et voilà qu’il me proposait de jouer. Au départ plutôt confuse – après tout je n’avais aucune idée de ce qu’il entendait par "jeu" - je finis par jouer le jeu [jeu de mot involontaire xD]. Ma réponse manquait apparemment de clarté. « Unique en mon genre? Mais ça veut dire quoi ça? » Bizarrement, j’eus la soudaine volonté de vouloir lui expliquer. Sauf que moi-même, j’ignorais en détail ce que ça signifiait. Je brandis mon index, en signe de réflexion, avant d’abandonner. « J’en ai aucune idée. Tu es déconcertant, je n’y peux rien. » Un haussement d’épaule conclut mes paroles. Je n’étais pas en état d’y réfléchir de toute façon. Puis moi je n’étais pas venue par ici pour réfléchir, ce que j’avais voulu c’était juste de faire un petit coucou à Alex et… Tiens, d’ailleurs elle était où ? J’interrogeai alors tout naturellement Nolhan à ce propos. « On s'en fiche d'Alex...» J’étais prête à lui faire remarquer qu’elle était soi-disant son amie et qu’elle méritait un peu plus de considération de sa part mais la sensation de faim se manifesta. Telle une enfant, je m’en plaignis.  « Je connais l'endroit idéal pour combler ton appétit, si tu acceptes de me suivre » Je faisais preuve d’une certaine appréhension. Qui aurait l’idée de suivre un homme qui nous est étranger en bien des manières ? Même s’il était vrai qu’en fin de compte, j’en avais appris plus que je le pensais sur son compte. Je regardai donc la main qu’il me tendait avec quelques craintes. Il le devina sans peine et insista gentiment. « Je te ramènerai chez toi après, je te le promets. » Il était vrai qu’il habitait à côté de chez moi, pendant un instant je n’y avais pas pensé. Mon ventre quant à lui continuait à crier famine. Je soupirai. Il n’avait aucun intérêt à me faire du tort. « J’accepte seulement parce que je suis sûre d’arriver à bon port ensuite. » Et parce que j’étais trop saoule pour refuser. Ceci dit, il habitait juste à côté alors forcément s’il devait rentrer chez lui se serait dans la même direction. Je lui pris la main pour descendre du tabouret – ça avait déjà été toute une aventure pour y grimper… - et j’ignorais pourquoi mais le contact de ma main contre la sienne me rassura, cette même main qui quelques instants plus tôt m’avait évité la chute. Je le suivis donc en lui faisant une confiance aveugle. Par contre, je ne pus me retenir de ricaner en voyant sa voiture. « Tellement cliché » pensai-je. Mais j’oubliais bien vite ce petit détail. Il faisait preuve d’une galanterie que je ne lui connaissais pas…
Le silence régna pendant tout le trajet. Pour ma part, j’étais bien trop mal à l’aise pour prononcer ne serait-ce qu’un mot. Arrivés au restaurant, nous sommes rentrés par la porte réservée au personnel. Ce fut à ce moment que je devinai qu’il s’agissait de son restaurant. Toujours muette comme une carpe, je ne cachai pourtant pas mon admiration en passant près des cuisines. Je n’aurais pas été contre y faire un tour pour admirer le chef à l’œuvre. Au lieu de cela, Nolhan m’invita à m’installer dans ce qui ne pouvait qu’être son propre bureau. Je me mis à observer avec grand intérêt chaque détail de la pièce, du plafond jusqu’au sol quand il s’absenta un instant avant de revenir avec deux burgers – et des frites – qui illustraient bien l’élégance de l’établissement. J’en salivais d’avance. Il me souhaita un bon appétit. Je lui adressai un timide « merci ». Je dégustai le burger non sans montrer ma satisfaction. « Hmmmm. C’est excellent. » Il était vraiment délicieux. J’en avais avalé qu’un peu plus de la moitié quand je m’intéressai finalement au plat de frites. Mon cœur faillit manquer un battement quand nos doigts s’y rencontrèrent très brièvement. Mon regard chercha le sien – moi qui habituellement cherchais à l’éviter – et ils se trouvèrent immédiatement comme pour ne jamais plus se quitter. « Tu veux connaitre le truc de positif que j'ai à dire sur toi? » Mon cœur se mit à battre la chamade. J’ignorais pourquoi. Mais j’avais le sentiment que cette histoire échappait totalement à mon contrôle. Manger avait sans doute diminué l’effet de l’alcool sur mon organisme sinon je ne m’en serais certainement pas souciée. Je n’osai pas avouer ma curiosité toutefois. De toute façon, il ne me laissa aucunement le temps de répondre. « J'aime ta détermination. Même si je te fais enrager, tu n'abandonnes pas et tu te défends bien, c'est admirable..» Je déglutis avec peine quand je le vis mordre ses lèvres roses et appétissantes. Pour la seconde fois de la soirée, mes joues prirent feu. Ce désir que je m’interdisais bouillonnait dorénavant en moi. Je m’étais pourtant promise de ne jamais perdre pied…  Je me mis à bredouiller. « Tu… enfin… j’ai ... C’est le seul moyen… » De ne pas succomber à tes charmes ? Pas sûre qu’il était sage de le dire. Il se noyait dans l’incompréhension. Je le voyais à travers ses yeux charmeurs et envoûtants. Et soudainement, mes lèvres rencontrèrent les siennes pendant ce qui me semblait être une éternité alors qu’en fait il fut très bref. Secouée, je mis du temps à comprendre que c’était moi qui était à l’origine de ce doux baiser. Je paniquai hésitant entre la fuite et… « Mais qu’est-ce que… »  Je portai mes doigts à mes lèvres qui ne réclamaient plus que les siennes…


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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Dim 31 Juil - 22:00



       
       Drunken Night
       Nolhan & Giselle

I
l ne s'agissait que d'un mécanisme de défense tout à fait usuel quand je commençais à vraiment apprécier l'âme d'une personne. En l’occurrence, je me trouvais un peu trop intéressé à ma voisine depuis un p'tit bout de temps déjà. Et pour le cacher, je devenais désagréable.  C'est pas faute d'avoir essayer de le lui faire comprendre mais elle m'avait toujours repoussé. Et ce même avant de prendre le temps de me connaître. Certes, je ne pouvais être l'homme de sa vie, mais je pouvais l'être l'espace d'une nuit. Hélas, elle ne m'avait jamais laissé l'approcher davantage, c'était elle qui avait hérissé des remparts autour de nous, depuis la dernière année. C'est en voyant que je n'avais aucune chance avec elle que je décidai d'être mesquin, moqueur et que la provoquer était devenu un jeu routinier, intense, important à mes yeux même parfois. Je pensais que mes compliments ne transperceraient jamais son armure mais je la vis, incrédule oui je la vis détourner son putain de regard. J'avais touché son coeur avec des paroles qui étaient vraies, senties. Je bombai le torse inconsciemment, le sentiment d'être victorieux pouvait se lire en moi. Je me sentis d'autant plus triomphant dans cette histoire lorsque je vis ses joues s'enflammer à la mention du simple petit mot " Peignoir " et à l'évocation de notre toute première rencontre, de ce souvenir si singulier qu'il restait ancré dans ma mémoire.Je n'avais pas hésité un seul instant à lui dire le fond de mes pensées.Je me voyais le lui retirer en douceur, et frôler sa peau de pêches sous mes doigts brûlants. Je frissonnai d'envie.Mon regard témoignait de cette sensualité et je pus parfaitement sentir son malaise. Mais c'était plus fort que moi. Inconsciemment , chaque parcelle de mon corps était attiré par elle. Mon ADN tout entier était conçu pour la désirer. Si seulement... Non. Je refusai de laisser mon esprit se confondre de la sorte. « J’en ai aucune idée. Tu es déconcertant, je n’y peux rien. » Puis il y eut l'espoir. Ces mots, je les pris " cash " dans le sens où je savais que j'étais capable de la déstabiliser. « Est-ce que c'est supposé être quelque chose de positif ça? J'imagine que oui, j'espère que oui!» disais-je alors en tirant la langue. Je haussai tout de même les épaules et j'eus l'impression que tout s'accéléra par la suite...

Si bien que je me retrouvai dans mon restaurant, dans mon bureau, à lui faire préparer de quoi manger. Et pendant que nous mangions, elle ne put s'empêcher de se délecter ouvertement. Les yeux pétillants de fierté, je lui avais dit « J'te laisserai le dire à mon chef, c'est lui le magicien derrière ces merveilles, moi je ne fais que rédiger les menus selon son esprit créatif! » Je ne lui dirai jamais qu'il avait l'habitude de voir mes amantes dans le coin, et de leur parler. À vrai dire, il se moquait souvent ouvertement de ma vie sexuelle alors que lui était marié et père de famille. Nous avions le même âge, mais nous n'en étions certainement pas au même point. Mais Giselle était loin d'en être une, bien que l'envie était constante de lui arracher sauvagement ses vêtements, elle n'était pas comme les autres. Je ne voulais pas qu'elle le soit non plus. Secrètement, je voulais qu'elle reste coriace à amadouer. J'aimais qu'elle me lance des piques acerbes. Le tout formait un ensemble explosif à lequel je m'acclimatais parfaitement. Mais vint le moment où le vent tourna en ma faveur, pour une fois. « Tu… enfin… j’ai ... C’est le seul moyen… » Le seul moyen de quoi? De faire taire tout ce que je déclenche chez elle? Je clignai des yeux, quelque peu confus. Ça oui, je l'étais.Mais mon regard se noya dans le sien, impossible d'en décrocher. Sans prévenir, je me levai de mon siège pour m'approcher d'elle, suffisamment pour qu'elle sente mon souffle chaud dans son cou. « J'ai saisi. Le seul moyen de lutter contre tes pulsions. » Je n'ajoutai rien d'autres.Aucune vanité, rien. Un silence complet.  Il y avait quelque chose qui changea dans mon regard : mes prunelles, autrefois un peu hostiles bien qu'obnubilées par cette beauté exclusive, furent bientôt témoin d'un voile soyeux de désir envoûtant et ce fut à cet instant que ses lèvres avaient rencontrées les miennes dans une douceur, lentement très lentement j'avais répondu à ce baiser inestimable. Mais je savais très bien que ce que laisserait présager la suite. Elle regretterait. Elle s'en voudrait. Elle ne devait pas. Je me détachai d'elle, encore secoué. Normalement c'était moi qui faisait prenait les rennes. En séduction, j'étais toujours celui qui concluait en premier. Mais totalement déstabilisé, je n'avais pu me moquer d'elle. « Ne fais pas comme si tu ne l'avais jamais désiré, love . Tu ne peux rien me cacher et je savais que ça finirait par arriver...»Je l'observai se lever. C'est alors que je caressais doucement sa joue tout en légèreté. Je soupirai. Ce n'était pas comme ça que je m'étais imaginé l'embrasser mais je m'en contentai. « Je suppose que tu crois avoir commis une horrible erreur n'est-ce pas? »  Déclarais-je alors quelque peu froidement. Je me sentis vexé lorsque je la vis hocher aussitôt la tête, elle acquiesçait mes mots. « Bien, je suppose qu'il est temps de rentrer » Puis je me souvins lui avoir promis quelque chose « J'te ferai visiter les cuisines une autre fois, tu dois te reposer, t'as ingéré vraiment beaucoup trop d'alcool par ma faute » sifflais-je d'un ton neutre en la regardant droit dans les yeux. Elle s'exécuta et me suivit jusqu'à la voiture.

Dans l'habitacle de celle-ci, un silence lourd de sens s'en suivi. L'atmosphère électrique n'était pas des plus apaisantes mais il devait en être ainsi. Je vins l'aider, éternellement courtois, à sortir à nouveau de celle-ci et je l'aidai à monter les escaliers en lui prenant la main. Elle ne tentait même pas de la retirer, ce qui me surprit au plus haut point. Puis, nous arrivâmes face à sa porte, no. 13, le chiffre qui porte la poisse. Elle fait tomber ses clés. « Laisses moi m'en occuper » Elle me tendit alors la bonne clé et je déverrouillai sa porte en un temps record,un p'tit sourire aux lèvres. Finalement entrée chez elle, elle trébucha contre son tapis d'entrée et mes réflexes de sauveur me fit me précipiter vers elle pour l'attraper dans mes bras. « Ce que tu peux être maladroite parfois...» Je ne le dirai jamais mais c'était l'une des nombreuses choses dans ce monde.. qui me faisait indubitablement craquer. Un sourire sur les lèvres, alors que je la tenais encore dans mes bras, mon corps par dessus le sien ,  je finis par lui dire « Je pourrais très bien poursuivre là où on s'est arrêtés au restaurant, mais je ne vais pas abuser de ton ivresse. Check point. On recommencera et cette fois tu seras en pleine possession de tes moyens. » Je finis par l'aider à se relever et je tournai les talons pour disparaître dans le couloir menant à la porte voisine , sans me retourner. Sans un au revoir. Je la laissais ainsi seule avec des idées plein la tête. Cela aurait été de mentir que de dire que j'avais trouvé aisément le sommeil cette nuit-là. Mes lèvres réclamaient encore les siennes, cela m'avait obsédé. Cela m'avait même exaspéré. Elle ne payait rien pour attendre, je réclamerais vengeance.
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MessageSujet: Re: Drunken Night | Feat. Nolhan   Lun 1 Aoû - 0:53



       
       Drunken Night
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D'
expérience, je savais que l’alcool et moi ne faisions pas bon ménage. N’en buvant quasiment jamais, il était même difficile d’en trouver chez moi mis à part une bouteille de vin blanc – un élément essentiel dans beaucoup de recettes italiennes – et quelques bières si jamais j’invitais Grayson à dîner. Ça ne m’a jamais empêché cependant de faire un effort si on m’invitait à boire un verre et dans ce cas-là, généralement, je me contentais d’un seul verre. En même temps pas le choix… Par le passé, j’avais déjà commis quelques erreurs – non, je ne les mentionnerai pas – et cela après deux verres minimum. Mais ce soir-là, j’avais transgressé cette petite règle précautionneuse. Je m’étais laissée tentée par un second verre. Un verre que l’on m’avait offert. Un verre que Nolhan – oui ce même Nohlan que je voulais soi-disant ne jamais avoir à côtoyer tellement il m’était désagréable  - m’avait proposé. Pour ma défense, j’avais tout d’abord refusé. Sauf que cet homme, il savait comment y faire pour me troubler alors je me suis dite que l’alcool m’aiderait à tout oublier le lendemain.  Néanmoins, je n’avais pas pensé aux conséquences que cela aurait pu avoir…
La soirée commença à prendre une tournure tout à fait inattendue quand il me proposa ce jeu qui m’avait pourtant semblé si innocent. Je n’y avait donc vu aucun inconvénient à y prendre part. « Est-ce que c'est supposé être quelque chose de positif ça? J'imagine que oui, j'espère que oui!» Il tirait la langue moqueur, ce n’était pas surprenant toutefois, j’y étais habitué. Cela faisait des mois et des mois que je supportais son petit manège, en même temps si j’avais su comment l’ignorer… Mais je n’y arrivais pas ; il avait cette inexplicable faculté de réussir à me séduire malgré tout. Impossible de l’admettre et encore moins quand c’était l’intéressé qui le demandait. « Sûrement pas. » avais-je répondu, dans un petit moment de lucidité…
Tout échappa à mon contrôle quand j’avais accepté de le suivre, il m’amenait alors dans son fameux restaurant dont j’avais tout récemment appris l’existence. J’étais là dans son bureau à apprécier un burger.  « J'te laisserai le dire à mon chef, c'est lui le magicien derrière ces merveilles, moi je ne fais que rédiger les menus selon son esprit créatif! » Je n’avais même pas pris la peine de répondre, excepté par un simple hochement de tête car beaucoup trop affamée encore pour me concentrer sur une quelconque conversation. Puis soudain, je perdis toute notion du temps. Ce qui n’était au départ qu’un léger frottement de mes doigts contre les siens, provoqua chez moi un trouble indescriptible, jusqu’à en perdre l’usage correct de la parole. Impossible de me détourner de ce regard au pouvoir séducteur… Hypnotisée, je ne m’étais pas encore aperçue qu’il s’était dangereusement approché de moi. « J'ai saisi. Le seul moyen de lutter contre tes pulsions. » Je ne pouvais le nier ouvertement. Je n’avais pas moi-même encore accepté l’idée qu’il pût tant me charmer. Et ce qui arriva, arriva. Je l’embrassai. J’avais fini par craqué moi qui avait lutté pendant des mois et des mois… Quand je réalisai enfin mon acte, je fus prise par une certaine panique. Non, ce n’était pas bien, ce n’était pas bon pour moi.. « Ne fais pas comme si tu ne l'avais jamais désiré, love . Tu ne peux rien me cacher et je savais que ça finirait par arriver...» C’était la vérité. Je l’avais toujours secrètement désiré. J’avais toujours su moi aussi qu’un moment viendrait pendant lequel je me plierais à mes pulsions. J’étais loin de me douter que cela se serait passé si vite… Sa main vint délicatement effleurer ma joue, des frissons de plaisir me parcoururent le corps, qui ne demandait plus qu’à faire qu’un avec le sien.  « Je suppose que tu crois avoir commis une horrible erreur n'est-ce pas? » Perdue dans mes pensées, je ne pouvais plus que hocher la tête, honteuse, puis j’acquiesçai encore quand il annonça qu’il valait mieux rentrer ou encore quand il me promit de ma faire visiter les cuisines.  
Pendant le trajet jusqu’à notre immeuble, je me contentais de regarder distraitement à travers la vitre afin d’éviter de le regarder LUI. Une petite voix à l’intérieur de moi m’invitait à m’excuser. Je me sentais coupable. Je ne savais pas encore trop pourquoi. Déconnectée de ce monde, je n’avais même pas réalisé que la voiture s’était arrêtée avant que Nolhan m’ouvre la portière. Nous avions ensuite monté avec difficulté les escaliers main dans la main. Je me maudissais intérieurement d’apprécier ce moment malgré l’embarras évident. De toute façon, je n’en aurais jamais été capable de les monter seule ces escaliers, prétextai-je à moi-même.
Quelques instants plus tard, je me retrouvai dans ses bras. « Ce que tu peux être maladroite parfois...» Il m’avait encore sauvé d’une chute certaine puisque cette fois-ci j’avais trébuché dans mon propre tapis. Sans compter que je n’avais même pas été capable d’ouvrir ma porte moi-même… « Je pourrais très bien poursuivre là où on s'est arrêtés au restaurant, mais je ne vais pas abuser de ton ivresse. Check point. On recommencera et cette fois tu seras en pleine possession de tes moyens. » Sur ces mots, il mit fin à notre étreinte et s’en alla. Quand j’entendis la porte se refermer derrière lui, je tombai à genoux, complètement déboussolée. Déboussolée à l’idée que tout ce que j’avais souhaité était la jouissance de nos deux corps réunis…
Le lendemain matin, après une nuit fort agitée, je me réveillai  et prit pleinement conscience de ce qui s’était passé. Je n’arrêtais pas de penser à ce baiser, à Nolhan et à sa courtoisie. Pas une fois, il ne s’était montré incorrect et je doutais de plus en plus qu’il soit ce goujat que j’avais toujours prétendu qu’il était… Je ne savais plus où j’en étais, je n’arrivais même plus à mettre des mots sur ce que je pouvais ressentir. Et surtout je n’arrivais pas à la sortir de ma tête. J’en étais malade. Si bien que j’appelai l’hôpital pour prendre deux jours de congés, prétextant une maladie virale.  Pendant ces deux jours, je quittai à peine mon lit, et m’alimentai que très peu aussi.
Les jours qui suivirent, j’étais fortement résolue à l’éviter et loin d’être prête à accepter et encore moins à assumer mon acte et ses conséquences…

- FIN
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