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 {hot} Nice to meet you [ft. Barbie

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Myrtle Montgomery
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MessageSujet: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 21:52

Nice to meet you.


« Monsieur Mitchell, dans mon bureau, je vous prie ». Soupirant, je posais mon gobelet de café – encore bouillant – que je venais de porter à mes lèvres, sur mon bureau, désordonné. Sans dire un mot, et interrogeant mes collègues du regard, je suivis docilement Monsieur Anderson – notre supérieur hiérarchique – jusqu’à son bureau. Arrivé devant sa porte, je toquais et attendis une réponse de sa part, qu’il me donna juste quelques secondes plus tard. Il m’intima de m’asseoir, me désignant un siège, ce que je fis. Posant mes coudes sur son bureau, légèrement penché en avant, je le scrutais, essayant de savoir pour qu’elle raison précise il m’avait fait venir en ce lieu précis, alors qu’il savait très bien que j’avais du boulot plein la tête. Avant que je puisse poser les questions qui me trottaient dans la tête, il se racla la gorge et prit la parole. « Je vous ai fait venir de si bonne heure et dans mon bureau, pour une simple et bonne raison. Vous êtes mon meilleur élément et je vous veux sur une enquête en cours ». J’hochais la tête, soulagé. Je m’étais attendu à bien pire. Avec Anderson, on pouvait toujours s’attendre à tout. Comme du bon et du mauvais. Tout était variable selon son humeur. Je croisais les bras. « Je … j’en suis très honoré. Mais malheureusement, comme vous devez certainement le savoir, je suis déjà sur d’autres affaires actuellement, je doute donc que … ». Il me fit signe de me taire, et il reprit la parole. « Oui oui, je sais très bien. J’ai aussi été journaliste, avant d’atterrir à la tête du service. Je sais très bien de quoi vous parlez. Au risque de me répéter, j’aurais pu choisir n’importe qui parmi vous, mais mon choix s’est porté sur vous, justement. Je ne vous le dirais jamais assez, mais vous êtes le meilleur dans ce genre d’affaire. Laissez-moi juste vous expliquer, et on en discutera ensuite, vous êtes d’accord ? » J’hochais tout simplement la tête. Que répondre au juste ? Comme il l’avait dit, j’attendais d’en savoir plus, avant de lui donner une réponse favorable, ou non. Je me penchais en arrière, appuyant mon dos contre le dossier de la chaise. « Je vous écoute ». Il porta son verre d’eau à ses lèvres, se les humecta et reprit son discours. « Monsieur Earnshaw, un multimillionnaire bien connu dans toute l’Amérique, a été retrouvé mort dans sa résidence secondaire, dans le Vermont. Selon les éléments de l’enquête, crise cardiaque. Mais il y a anguille sous roche. Les policiers se sont bien tenus de filtrer les informations données à la presse, mais à ce qu’il paraît, tout n’est pas rose. Ça sent le roussi. C’est pour cela que je vous veux sur place. Faites votre boulot, comme à votre habitude et rapportez-nous de bons articles, accrocheurs » Il s’interrompit un instant, portant sa main à sa moustache, plongea mon regard dans le sien, et poursuivit. « Vous nous avons déjà réservé une chambre d’hôtel. Votre vol … », il regarda l’heure à son poignet « part dans quatre heures. Faites-en sortes d’être prêt ». Bon. A ce que je voyais, tout avait déjà été arrangé et je me retrouvais donc coincé. Pas que ça me déplaise, loin de là, mais j’aurais tout de même préféré être averti à l’avance. Il ne me restait pas beaucoup de temps pour me préparer. « Bien ». Je me levai de la chaise, et sortit de la pièce.

Quatre heures et demi de vol plus tard, je posais finalement les pieds dans le Vermont. A la sortie de l’aéroport, après avoir passé tous les portiques de sécurité avec succès, je profitais d’un moment de tranquillité pour m’allumer une cigarette. Personne ne m’attendait, mon employeur ayant eu la bonne idée de me louer une voiture. En effet, une Chevrolet m’attendait au bureau de location de voitures. Après voir branché le GPS et y avoir noté les indications, je pris la route, tandis que le soleil commençait à décliner gentiment. J’espérais juste arriver avant qu’il ne soit tout à fait couché. Il me fallut encore deux bonnes heures de route pour enfin arriver à destination. La ville, ou village, il en devait pas y avoir beaucoup d’âmes qui vivaient ici à l’année, se situait dans une région très montagneuse. D’ailleurs, à ce que j’avais cru comprendre, beaucoup de gens venaient ici pour profiter de leurs stations de ski haut de gamme. Je m’empressais d’aller chercher la clé de ma chambre, et de me laisser littéralement tomber sur le lit. Un peu de repos ne me fera pas de mal. Autant en profiter, avant d’être trop surchargé de travail. La partie allait réellement commencer dès le lendemain.  

Vingt-et-une heure. Je me levai comme une fleur, allais prendre une douche et je descendis dans le hall de l’hôtel. Vu l’heure tardive, il ne devait pas rester encore grand-chose au buffet. Tant pis, de toute façon, je n’avais pas spécialement fin. Me dirigeant vers le bar, j’en profitais pour appeler ma voisine, qui avait eu la bonté de garder mes chiens, pendant mon absence. Petit moment nostalgique, j’étais presque sûr qu’ils auraient adoré être dans cet environnement. Ma foi. Au même moment que je franchissais la porte, une jeune demoiselle blonde en sortit. Je fronçais les sourcils. Tiens, elle me disait quelque chose celle-là. Ce n’est que cinq minutes plus tard qu’elle me revint en mémoire. C’était une journaliste, elle aussi. Alors comme ça, je n’étais pas seul sur le coup. Ce qui ne m’étonnait qu’à moitié. La guerre était déclarée. M’accoudant au bar, je commandais un scotch bien serré – tout frais payé par mon employeur – et je remarquais au loin une jeune femme brune, se faire lourdement dragué par un jeune homme, un peu trop insistant. Du moins, c’est ce que je croyais voir depuis ma position. Il ne me fallut pas longtemps pour reconnaître Zack Myers, un autre journaliste, d’une boîte concurrente. Autant il y avait toujours de l’animosité entre nous, autant avec lui, je ne pouvais tout simplement pas le piffrer. Mon verre à la main, je m’approchais d’eux, posant ma main sur son épaule, secouant la tête. « Zack, Zack. On ne t’a jamais appris de ne pas importer les jeunes femmes ? Surtout quand ça se voit clairement sur leurs visages qu’elles ne sont pas intéressées ? Va voir ailleurs si j’y suis, tu veux bien ? » Ce n’était pas la première fois que je me prenais la tête avec lui, et, pensant avoir dépassé les bornes avec lui, je m’attendais à recevoir un coup de sa part. Mais rien ne vint. M’envoyant un regard assassinat, il s’en alla. Pour mon plus grand plaisir, et surtout, pour celui de la fille. L’élément perturbateur parti, je me posais aux côtés de la jeune demoiselle, buvant une gorgée de ma boisson. « Seeley, à votre service », me présentai-je, lui souriant sincèrement. « Je vous offre un autre verre ? » lui demandais-je, en désignant son verre, quasiment vide. « Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas une sangsue comme certains.»
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Dernière édition par Seeley Mitchell le Dim 17 Juil - 23:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:27

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La journée avait été plutôt longue. Dès qu’elle avait entendu parler de cette affaire au Vermont, Barbara s’était acheté un billet d’avion en ligne, et avait passé une bonne partie de la matinée à contacter plusieurs journaux locaux afin de vendre son article à venir. La plupart s’étaient montrés intéressés, mais refusaient de payer tous ses frais, ce qui l’enrageait. Elle ne roulait pas sur l’or, ne pouvait pas se permettre de payer elle-même son billet, son hôtel, ses repas. À un moment, elle avait regretté son impulsivité, avait même considérer appeler la compagnie aérienne pour faire rembourser son billet, mais au final elle avait réussi à trouver un journal très intéressé par l’histoire de ce multimillionnaire dont la mort paraissait plutôt louche. Elle avait donc plié ses bagages assez rapidement, puis était sautée dans un taxi pour l’aéroport. Dans l’avion, elle avait réussi à s’assoupir, mais les cris d’un enfant l’avaient éveillée. Morte de fatigue, elle était arrivée à son hôtel et s’était rapidement douchée avant d’avaler le repas qu’elle avait fait monter à la chambre. Il était trop tard pour se rendre directement sur les lieux de l’enquête, aussi bien profiter de la soirée pour s’amuser un peu. Enfin, pas trop quand même, puisqu’elle devrait se lever tôt le lendemain pour être la première sur les lieux. Le bar de l’hôtel ferait l’affaire, avec un peu de chance elle trouverait quelqu’un avec qui discuter pour rendre la soirée plus intéressante.

Vêtue d’un simple jeans et d’un débardeur noir, elle enfilait son deuxième scotch sur glace lorsqu’un type vint enfin l’aborder. Elle était heureuse de son intervention, si elle appréciait sa solitude, elle n’était pas contre l’idée de s’amuser un peu. Mais le type était trop entrepreneur, laissant entendre qu’il savait d’avance qu’elle finirait la nuit entre ses draps, refusant de prendre non pour une réponse. Levant les yeux au ciel, Barbara tentait de l’éconduire aussi sèchement que possible – elle n’a rien contre les coups d’un soir, mais déteste qu’on prenne la chose pour acquise – mais il s’accrochait bien au morceau, multipliant les contacts physiques avec la journaliste de plus en plus mal à l’aise. « Zack, Zack. On ne t’a jamais appris de ne pas importer les jeunes femmes ? Surtout quand ça se voit clairement sur leurs visages qu’elles ne sont pas intéressées ? Va voir ailleurs si j’y suis, tu veux bien ? » Barbara lève les yeux vers ce nouvel arrivé, dissimulant mal son sourire amusé. À sa grande surprise, l’autre type – Zack, apparemment – se contente d’envoyer un regard noir au nouveau venu avant de détaler sans plus de cérémonie. Impressionnée, Barbara pose son regard sur son sauveur, lui adressant un large sourire tout en hochant la tête. « Seeley, à votre service. » Elle lui tend la main, son sourire refusant de quitter son visage. « Barbara, votre fidèle dévouée qui vous en doit une. » Elle le laisse prendre place près d’elle avec plaisir, son regard ne le quittant pas. Il faut dire qu’il est pas mal, pas mal du tout même. Beaucoup plus charmant que l’autre type. « Je vous offre un autre verre ? » Elle baisse le regard vers son scotch, le termine d’un trait avant de reposer son verre sur le bar. « Avec plaisir! J’offrirai la prochaine tournée. » Une très mauvaise idée en soi : elle a déjà bu deux verres, si elle boit celui offert par cet homme charmant et un autre ensuite, elle risque d’avoir une sacré gueule de bois le lendemain. « Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas sangsue comme certains.» Barbara pouffe de rire, balayant son avertissement d’un signe de la main. « Pouvez-vous croire qu’il m’a demandé si ça avait fait mal lorsque j’étais tombée du paradis? Je pensais que cette ligne était morte quelque part dans les années 90. » Barbara réajuste une bretelle de son débardeur qui a une fichue tendance à descendre le long de ses épaules, et rejette ses cheveux vers l’arrière, découvrant ainsi son visage lumineux. « Vous êtes du coin? »

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:36

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Assis à ses côtés, je lui serrais la main qu’elle m’avait tendue. « Enchanté, Barbara ». Sa remarque me fit bien sourire, et rire. « Je note. Je ne risquerais pas d’oublier », lui répondis-je, lui faisant un clin d’œil complice. Je la vis vider son verre d’un trait. Elle ne rigolait pas elle. D’ailleurs, maintenant que j’y pensais, je voyais rarement de femmes boire ce genre de boissons. Non pas que le scotch était réservé à la gente masculine, mais la plupart du temps, les femmes préféraient quelque chose de plus doux, de plus sucré. « Holà, doucement. Vous n’étiez pas obligée de le finir cul sec. Je tiens mes engagements ». Impressionné, moi ? Non pas du tout. Quoique. Je fis signe au serveur, qui arriva à notre hauteur. Sans même lui demander, je commandais deux autres scotchs. Autant rester sur la même boisson. Je vidais à mon tour mon verre, le temps que le jeune homme nous ramène nos nouveaux verres. Sans trop savoir pourquoi, je n’arrivais pas à détacher mon regard de son visage. Elle avait quelque chose … d’envoûtant. Cherchant quelque chose dans ma poche de pantalon, je tombais sur un petit objet métallique, rond. Mon alliance. Je grimaçais légèrement. La réalité refaisait surface, le passé me rattrapant. Malgré le fait que j’avais abandonné ma femme il y a maintenant cinq ans, et que, je ne l’aimais plus, pour une raison qui m’échappais encore, je gardais constamment avec moi mon alliance. Autour d’une chaînette. Autre façon de la porter. Je retirais ma main de la poche, à une vitesse grand V, comme si elle risquait de prendre feu. J’étais libre de tout engagement. C’était presque étonnamment qu’aucun divorce ne fut prononcé au bout de tout ce temps. Je chassais rapidement toutes mes pensées d’un revers de la main, me concentrant sur la charmante demoiselle en face de moi. Il faut bien reconnaître une chose à Zack, ce qu’il avait sacrément bon goût en la matière.

« Pouvez-vous croire qu’il m’a demandé si ça avait fait mal lorsque j’étais tombée du paradis ? » Sur ce coup, je ne pu me retenir, et je partis en fou rire. Sacré Zack. Il faut bien l’avouer, il avait de l’audace pour ce genre de truc. Non mais sérieusement. Merci pour le fou rire. Je me repris au même moment que le serveur amena nos verres. Je posais celui à Barbara devant elle, prenant le mien dans mes mains. « Santé », dis-je avant de le porter à mes lèvres. Il fallait que je fasse attention. Une grosse journée s’annonçait demain, et mon patron attendait sur moi. Son meilleur élément, selon lui. Avec tous ces chamboulements de la journée, les quatre heures de vol, plus les deux autres en voitures jusqu’ici, la fatigue commençait à se faire ressentir. Rajouter à ça que je n’avais pas mangé et que, officiellement, c’était mon deuxième verre … Sans oublier qu’en arrivant à l’hôtel, je n’avais pas pu m’empêcher de me boire un verre, me servant directement dans le mini bar de ma chambre. Il n’était pas très tard, et elle m’avait promis d’offrir la prochaine tournée. Bienvenue la gueule de bois. « Alors là, vous venez d’égayer ma journée. Je dois bien avouer, par contre, qu’il n’avait pas tout tort ». Je me mordis la lèvre, ce n’était pas ce que je voulais dire. Voilà que je devais passer pour un idiot à mon tour. Je voulais surtout dire par là qu’elle était charmante. « Non. Oubliez. Ne penser pas que je sois capable de me rabaisser à son niveau ». Je bus une autre gorgée, pour m’obliger à me taire. Je secouais la tête. « Non, pas du tout. C’est d’ailleurs la première fois que je viens ici. Et vous ? Vous êtes de la région ? » Ce qui m’étonnerais beaucoup. Normalement, les locaux ne logeaient pas à l’hôtel, à moins qu’elle habitait vraiment dans cet Etat, mais ailleurs. La chaleur se faisait de plus en plus ressentir. Pourtant, je n’étais pas chaudement habillé. Juste un t-shirt et un jeans. Je ne comptais pas sortir de toute manière. Mais là je commençais à suffoquer. Du coin de l’œil, et sans le vouloir, je remarquais qu’un paquet de cigarette dépassait de son sac. Mon verre de scotch dans la main, je me levai. « Un petit bol d’air des montagnes ça vous dit ? », façon plus subtile de dire que je voulais sortir fumer. Je jetais un rapide regard dans la salle, avant de revenir sur elle. « Je crois que la terrasse est par là-bas », lui dis-je, en lui désignant une porte vitrée un peu plus loin.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:37

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Elle remarque son petit air surpris lorsqu’elle termine son verre cul sec, et ne peut retenir un petit éclat de rire. Elle a l’impression que les hommes sont toujours surpris de voir une femme boire un tel alcool, comme si elles ne se contentaient toujours que de cocktails très sucrés ou d’un verre de vin. Barbara a appris jeune à apprécier le scotch, c’était son seul point commun avec son père avant qu’elle ne quitte l’Angleterre. Ses revenus ne lui permettent pas toujours d’honorer ses goûts en matière d’alcool de qualité, mais de temps en temps, elle se fait plaisir avec une bonne bouteille. Le scotch servi ici n’est pas nécessairement l’un des meilleurs, mais n’est pas si mauvais que ça non plus. Elle se joint à l’hilarité de sous nouveau compagnon lorsqu’elle mentionne la fameuse ligne utilisée par Zack, avant de saisir son verre pour le faire tinter contre le sien. « Santé! » Elle porte le verre à ses lèvres, en prend une petite gorgée, appréciant la chaleur qui se répand le long de sa gorge. « Alors là, vous venez d’égayer ma journée. Je dois bien avouer, par contre, qu’il n’avait pas tout tort. » Elle hausse un sourcil en le regardant, un sourire illuminant toujours son visage. « Non. Oubliez. Ne penser pas que je sois capable de me rabaisser à son niveau. » Barbara rit doucement en hochant la tête, avant de prendre une nouvelle gorgée. « Dommage! », répond-elle simplement. Seeley est vraiment attirant, elle serait prête à se laisser séduire par des phrases toutes faites.

« Non, pas du tout. C’est d’ailleurs la première fois que je viens ici. Et vous ? Vous êtes de la région ? » Barbara secoue la tête, légèrement surprise qu’il n’ait pas perçu son accent anglais. Il faut dire qu’elle vit aux États-Unis depuis près de dix ans, elle a eu le temps d’adapter sa manière de parler aux habitudes américaines. Son accent ressort surtout lorsqu’elle vit des émotions fortes, lorsqu’elle parle sur le coup de la colère. Ou lorsqu’elle prend plusieurs verres. « Non, je viens d’une petite ville près de Londres. Mais je suis en Amérique depuis plusieurs années. C’est ma première fois dans le Vermont, c’est magnifique. » Malgré son goût prononcé pour les grandes villes, Barbara ressent une attirance particulière pour les paysages verts, et les montagnes du Vermont correspondent tout à fait à ses goûts. « Un petit bol d’air des montagnes ça vous dit ? » Elle suit le regard de Seeley sur son paquet de cigarette, et a un petit sourire en attrapant son sac. « Absolument! » Elle le suit donc vers la terrasse, son verre à la main, et sort à l’extérieur en sa compagnie. L’air de la nuit est frais, pas assez pour la faire frissonner. Juste assez pour qu’elle sente un grand soulagement en sentant la fraîcheur sur sa peau. À l’intérieur, on étouffe un peu, elle dormira sans doute la fenêtre légèrement ouverte. Elle sort de son sac son paquet de cigarette et son briquet, tendant ensuite le paquet à Seeley pour qu’il se serve. « Je n’ai jamais vu autant d’étoiles. », dit-elle à voix basse alors que son regard se porte vers le ciel. Il faut dire qu’ils sont à l’écart des grandes villes, il n’y a donc pas autant de pollution lumineuse que ce à quoi elle est habituée. Elle repère quelques constellations qu’elle connaît, son regard se perd vers l’infini durant quelques secondes avant qu’elle ne reporte son attention sur lui. Bon dieu, il est vraiment séduisant avec ses bras musclés, son regard espiègle. « Ça a fait mal? », demande-t-elle alors que son regard détaille les nombreux tatouages de ses bras. Elle fait même un petit geste de la main vers ses tatouages, mais un sourire amusé apparaît sur ses lèvres. « Quand vous êtes tombé du paradis? », ajoute-t-elle d’un air sarcastique, avant de pouffer de rire.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:39

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Dommage ? Dommage à quoi ? Ce simple petit mot ne voulait tout simplement pas quitter ma tête. Buvant une autre gorgée de scotch, le descendant tout de même doucement, pour éviter de devoir en payer un chaque minute, je le stockais dans un recoin de ma tête, pour lui demander la signification plus tard. En remarquant son paquet de cigarette dépasser légèrement de son sac, c’était tout naturellement que je lui proposais de sortir. On étouffait ici dedans. Le comble de se dire qu’on était au milieu de montagnes, et en altitude qui plus est. Mais l’air frais de cette soirée n’allait pas nous faire du mal. Loin de là. Ça me permettra peut-être de remettre mes idées en ordre. Entre la fatigue, l’alcool et tout le titoum. Arrivé dehors, je remarquais que les employés de l’établissement n’avaient pas encore sortis les tables et les chaises. Enfin si, mais les chaises étaient rabattues contre les tables. Ne sabotant pas leur travail, je pris un cendrier posé contre le rebord d’une fenêtre avant de me rapprocher de la rambarde, un peu plus loin, afin de l’y déposer. Je me tournais vers la charmante jeune femme, et lui pris une cigarette, la remercient en hochant la tête, avant de l’allumer. Me retournant, posant mes bras sur la balustrade, je contemplais le décor devant mes yeux. Ce n’était peut-être pas autant éclairé qu’à San Francisco, mais c’était juste magnifique. Sentant la présence de la jeune demoiselle à mes côtés, je me tournais vers elle, souriant. « En tout cas, tu n’as rien de la British coincée du cul comme on a tendance à le penser ». Clin d’œil. Je n’avais jamais vraiment eu l’occasion d’aller visiter l’Europe, mais pour ce que j’en savais, normalement, les anglais savaient beaucoup mieux se tenir et faisaient attention à ce leur moindre faits et gestes. Il ne fallait surtout pas péter de travers. « J’ai toujours habité en Amérique, mais c’est aussi une première fois pour moi. A part Los Angeles et San Francisco, je n’ai pas visité grand-chose » Enfin, quelques villes par-ci, par-là, avec le boulot, mais rien d’extraordinaire. Pas autant qu’ici.

« Je n’ai jamais vu autant d’étoiles ». J’hochais à nouveau la tête, tirant sur ma cigarette, suivant du regard la volute de fumée qui s’élevait dans le ciel, m’arrêtant un instant sur les étoiles. On devrait devoir s’arrêter plus souvent, et contempler la beauté que le monde avait à nous offrir. Ma foi. Ce n’était pas toujours possible. Autant en profiter quand on le pouvait. « Ça a fait mal ? ». Arrêtant de rêvasser, mon regard se dirigea vers elle, suivant le sien, alors qu’elle désignait mes tatouages. J’étais à deux doigts de répondre, quand elle ne m’en laissa pas le choix, enchainant directement avec une autre remarque cinglante. Pendant un court instant, je la regardais, ébahi. Avant de partir en fou rire. Mon dieu. Ne me répartissant pas de mon sourire, je plongeais mon regard dans le sien. « Ha si seulement tu savais. Très mal oui. Pour répondre franchement à ta question, si ça en était vraiment une, non, je n’ai pas eu mal. Et on s’y habitue vite ». Ma cigarette finie, je l’écrasais dans le cendrier, avant de boire une goutte. M’accoudant de nouveau à la barrière, je regardais de nouveau devant moi, avant de pencher la tête dans sa direction. « Par hasard, tu n’aurais pas une carte ? » J’attendis quelques secondes avant de poursuivre. « Parce que je me suis perdu dans tes yeux ». Je fis semblant de rester sérieux, mais ce n’était pas chose aisée, avant de partir en fou rire, comme tout à l’heure. Il ne fallait pas que j’oublie de remercier Zack pour cette soirée. En fin de compte, tout était de sa faute. « Si seulement on pouvait dormir à la belle étoile … », au loin, un petit bassin d’eau, entourée par des arbres « … et profiter d’un petit bain de minuit … ». Les mots étaient sortis tous seuls de ma bouche, comme un murmure, sans m’en rendre compte. L’effet de l’alcool ?
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À son commentaire sur les Anglais, Barbara hausse légèrement les sourcils en souriant. Londres n’a rien de coincé, au contraire. Les gens savent s’y amuser, suffit de connaître les bons endroits. Elle-même a fêté pas mal fort lorsqu’elle habitait cette ville, il faut dire qu’elle était dans sa mauvaise passe. Alcool à profusion, drogue, fête jusqu’aux petites heures… « Oh, ne te laisse pas impressionner par Kate Middleton et Downtown Abbey, on sait s’amuser. » Lorsqu’il mentionne San Francisco, elle est surprise : y vit-il, ou n’y est-il allé qu’en voyage? Peut-être habite-t-il Los Angeles. Ce serait mieux ainsi, ça compliquerait moins les choses. Quelles choses? … Rien, puisqu’il n’y a rien entre eux. Mais elle sent une complicité innée entre eux, le genre de chose qu’elle fuit habituellement.

L’hilarité de Seeley la ravit, elle joint son rire au sien en perdant l’air sérieux qu’elle a eu du mal à conserver en prononçant cette phrase bidon. Leurs regards se croisent et s’accrochent, témoin de cette complicité évidente, alors qu’elle tire une nouvelle bouffée de sa cigarette. Elle-même n’a jamais eu de tatouage, même si elle aurait bien aimé s’en faire faire un. Le problème, c’est qu’elle a toujours eu peur de regretter ses choix en matière de design. Dans les années 90, alors qu’elle était adolescente, elle avait voulu céder à la mode en se faisant faire un tatouage dans le bas du dos. Aujourd’hui, elle était bien heureuse d’avoir résisté à l’envie, puisque ces tatouages étaient désormais surnommés tramp stamp. Rien de bien flatteur. Enfin, peut-être un jour. « Par hasard, tu n’aurais pas une carte ? » La question la surprend, mais elle plonge instinctivement sa main dans son sac pour en sortir son portable. Avec internet, on a accès à tout aujourd’hui. Elle déverrouille donc son téléphone afin d’ouvrir son application google map, mais avant qu’elle n’y arrive, il reprend parole. « Parce que je me suis perdu dans tes yeux. » Elle lève le regard de son portable, son visage illuminé par la lumière de l’écran, avant d’éclater de rire. Ils sont là, tous les deux, à rigoler comme des gamins. « Je ne l’avais pas vue venir, celle là! » Décidément, la soirée prend une tournure plutôt agréable, elle commence à avoir mal aux joues à force de rire autant. Elle écrase sa cigarette et plonge ses lèvres dans son verre, prenant une bonne gorgée du liquide. De verre en verre, ce scotch lui parait de plus en plus délicieux. « Si seulement on pouvait dormir à la belle étoile … » Un sourire naît sur ses lèvres alors qu’elle se remémore de nombreuses nuits où elle l’a effectivement fait. Ses parents étaient du genre coincés à l’extrême, ainsi elle a souvent dormi dans un petit parc près de leur maison afin d’éviter de rentrer à la maison complètement défoncée. Ce n’était pas très confortable, mais les nuits à la belle étoile ont définitivement leur charme. « … et profiter d’un petit bain de minuit … » Ses sourcils se haussent alors qu’elle tourne son visage vers lui. Vraiment? Elle ne serait pas contre l’idée… L’alcool commence à se faire sentir dans sa tête, et Seeley est séduisant à l’extrême. Elle ne serait absolument pas contre l’idée de le voir se dénuder un peu.

Sans aucun avertissement, elle termine son verre d’un trait, et le repose sur la rambarde dans un petit bruit sourd. Puis elle attrape la main de Seeley dans la sienne, l’entraînant avec elle vers ce petit bassin d’eau tout près. « Oh, j’en ai une autre! », s’exclame-t-elle soudainement, tournant un visage enjoué vers lui. « Ton père ne vendrait pas des fusils par hasard? Parce que tu es trop canon! » Elle éclate de rire sur cette phrase minable, avant d’abandonner sa main pour courir les derniers mètres qui les séparent de l’étang. Elle se doute bien que l’eau sera plutôt froide, mais elle s’en fiche, en ce moment, ça lui semble la meilleure des idées. Sans hésitation, elle retire son t-shirt qu’elle lance sur le sol, fait subir le même sort à son jeans. Elle gardera ses sous-vêtements pour l’instant, elle n’est pas si ivre non plus. « Tu viens? », lui demande-t-elle simplement avant d’avancer de quelques pas dans l’eau. Comme prévu, elle est glaciale, mais hors de question de changer d’avis. Elle marche donc un peu avant de plonger dans l’eau, émergeant complètement son corps dans l’étang avant de remonter simplement son visage à la surface pour poser son regard sur lui.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:44

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Perdu dans mes pensées, le regard au loin, je m’assoupissais sans m’apercevoir, debout, appuyé contre cette rambarde en bois. Heureusement qu’elle était solide. Je n’osais même pas imaginer le nombre de gens, trop bourrés ou un peu trop enthousiastes, qui auraient pu basculer par-dessus-bord. La hauteur n’était pas spectaculaire, le bar se situant au rez-de-chaussée de l’hôtel, mais tout de même. Un mouvement se fit sentir à mes côtés, mais je continuais à observer droit devant moi, ce paysage magnifique, me demandant pendant un court instant si je serais capable de tout quitter à nouveau pour venir m’installer quelque part dans cet Etat. J’étais principalement un homme de la ville, mais qui sait, peut-être que j’arriverais à m’y habituer. Je gardais toutefois, dans un coin de ma tête, l’idée de revenir ici un jour, pour de vraies vacances et non pour le travail. D’ailleurs, il faudrait que j’aille bientôt me coucher, si je voulais être en forme le lendemain, et faire face à la concurrence. Je n’avais aucune idée de qui serait présent, et représentant quel journal, à part Zack, qui lui, était de toute façon partout. Ce n’était pas vraiment une référence, et ayant déjà dû avoir à faire à lui, je n’avais aucune crainte à avoir. Je me sentis tirer en arrière, une main dans la main, que j’avais serré sans vraiment m’en rendre compte. Un air interrogateur sur mon visage, je la regardais, me laissant entraîner. Faut dire que je n’avais pas vraiment le choix, et ma main, étonnamment, ne voulait pas quitter la sienne. Avançant à l’aveuglette, j’essayais de devenir notre destination. Qu’est-ce qu’elle pourrait bien avoir en tête ? On ne se connaissait à peine que depuis peu, et voilà qu’elle m’embarquait dans je ne sais pas quel plan foireux. A mon adolescence, j’étais du genre aventureux, à foncer la tête baissée, mais là, à bientôt quarante ans, j’étais tout de même plus posé, plus réfléchi. Je ne dirais pas que cela m’avait manqué, même si, une partie de moi, avait hâte d’en savoir plus et de se jeter à l’eau. Sortir de la routine. « Oh, j’en ai une autre ! Ton père ne vendrait pas des fusils par hasard ? Parce que tu es trop canon ! » Le fou rire, à demain. Je n’arrivais même plus à dire quand c’était la dernière fois ou j’avais autant ri, et depuis quand je ne m’étais pas senti aussi bien en la présence d’une femme. Enfin si, ça, je le savais. Cinq ans. Depuis que j’avais tout abandonné à Los Angeles, et que j’avais complètement disparu de la vie de ma femme. J’avais foncé tête baissée dans le travail, sans me rendre compte à quel point leur compagnie pouvait me manquer. Cette soirée était nettement plus agréable de ce que je m’étais imaginé. J’avais bien fait de descendre boire un dernier verre avant d’aller me coucher. Il ne fallait tout de même ne pas faire trop tard. Elle me lâcha la main, sans que j’ai eu le temps de répondre. Je n’avais plus aucune réplique toute faite en tête, fallait que j’y réfléchisse. Je n’allais pas la laisser gagner si facilement. Elle se mit à courir, me distançant. Gardant le même rythme, j’arrivais à destination, à bord de l’étang donc – elle avait dû entendre ce que j’avais murmuré pour moi-même, le prenant au sérieux – au même moment où elle enlevait son haut. Je me figeais presque sur place, laissant quelques mètres de distance avec elle, surpris et ébahi à la fois. Elle était sérieuse là ? Apparemment si, car elle avait aussi décidé d’enlever son bas. La voilà maintenant en sous-vêtements. J’essayais de ne pas trop la regarder, ce n’était pas très … correct, mais mes yeux ne pouvaient pas se détacher de son corps. « Tu viens ? » Toujours incrédule, je la regardais, les yeux grands ouverts. Voilà. Tout s’expliquait. La fameuse échelle de la théorie sexy / folle était donc bel et bien juste. J’en avais la preuve devant les yeux, et je ne savais pas trop quoi en penser.

Pendant un court instant, je ne la vois plus, jusqu’au moment où son visage refait surface. Je regardais nerveusement autour de moi. Personne. Bon, c’était déjà ça. Pas de voyeurs à l’horizon. Je m’approchais de la rive, m’accroupissant au bord de l’eau, me tâtant. Oui ? Non ? Après tout, je ne la connaissais pas, et vice-versa. Il fallait vraiment que j’arrête de me demander si c’était une bonne idée. Et puis merde. Il fallait bien s’amuser de temps en temps. Ayant embarqué mon verre avec moi, que j’avais tenu jusqu’à présent dans ma main, je le vidais d’un trait, espérant qu’il allait me donner de la force. Me sentant tout de même mal à l’aise, j’enlevais mon t-shirt, regardant un point fixe au-dessus d’elle, avant de le jeter au sol, près du tas de ses habits. Bon, le pantalon maintenant. C’était autre chose. Mais entrer avec un jeans dans de l’eau, ce n’était pas une si bonne idée que cela, et … elle avait fait l’effort, elle. Et dire que normalement les hommes étaient moins pudiques que les femmes, foutaises. Lentement, je le fis descendre, regardant brièvement que mes cicatrices ne se verraient pas. Normalement, aucun souci à se faire, il n’y avait pas assez de lumière pour les éclairer. En temps normal, je n’en avais pas honte, voire pas du tout, mais je ne les dévoilais tout de même pas à n’importe qui, ou, dans ce cas-ci, à la première personne venue. Ce n’était pas aussi simple. Mon bas ayant rejoint mon haut, je m’approchais de l’eau, en ayant, préalablement, bien évidemment, enlevé chaussettes et chaussures. Un froid s’insinua en moi dès que mes pieds entrèrent en contact avec l’eau, gelée. « Putain ». Je n’avais pas pu me retenir. Je me disais bien que ce n’était pas normal que jusqu’à maintenant, je n’avais pas encore jugé comme un poissonnier. Au bout de dix longues minutes, j’étais finalement immergé dans l’eau. Transi de froid. il fallait que je bouge, si je ne voulais pas congeler sur place. Je m’approchais d’elle, à la nage. « Et maintenant ? »  Par chance, là où elle était, j’avais pied. Je me posais donc tranquillement, croisant les bras sur mon torse, les frottant, essayant de me réchauffer. On avait beau être au mois de juin, bientôt juillet, il ne faisait pas vraiment chaud, et encore moins quand on est habitué aux températures de Los Angeles. Je secouais la tête, à quelques mètres d’elle. « Sérieux, il t’a pris quoi là ? Si demain j’ai un rhume par ta faute … », je m’interrompis, me rendant compte de ma bêtise. Théoriquement, ce n’était pas elle qui m’avait poussée à entrer dans l’étang, elle n’y était donc pour rien, enfin … Je m’approchais un peu, rétrécissant la distance entre nous deux. « Ha, j’ai failli oublier. Maintenant que tu ne peux pas vraiment fuir, j’ai une question. Tu entendais quoi par dommage, tout à l’heure ? » J’avais bien dit que ce simple mot, je n’allais pas l’oublier de sitôt, sans en savoir plus. Et le plus sérieusement du monde, je sortis « En temps normal, je suis un très bon nageur, mais là, je ne sais pas pourquoi, je me noie dans tes yeux ». Sourire en coin, malicieux, suivi d’un clin d’œil.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:44

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Son hésitation lui paraît durer des heures. Chaque seconde s’écoule à une lenteur qui la fait douter, elle se demande même s’il ne va pas carrément tourner les talons en la laissant toute seule. Mais il vide son verre d’une seule gorgée, et un sourire gagne ses lèvres. Elle a gagné. Il retire son t-shirt en évitant son regard, mais elle l’observe sans gêne, détaillant les muscles qu’elle devinait jusque là. Elle n’est pas déçue, il est absolument sublime. Le jeans subit le même sort, et enfin il s’avance dans l’eau, lâchant un petit juron au contact de l’eau. Barbara rigole doucement, il est vrai qu’elle est morte de froid, mais elle a trop d’orgueil pour lui avouer qu’elle rêve d’une douche bien chaude ou d’un feu dans une cheminée. Seeley s’immerge dans l’eau à un rythme qui l’exaspère, comme s’il se torturait inlassablement en pénétrant centimètre par centimètre. Elle voudrait bien lui dire qu’il ferait mieux de plonger comme elle, qu’une fois le choque thermique passé on s’y sent plutôt bien. Mais elle ne dit rien, se contentant de l’observer, détaillant son corps de son regard brillant. « Et maintenant ? » Enfin, il est près d’elle, et elle rejette sa longue chevelure brune vers l’arrière en haussant les épaules. « J’en sais rien.. », marmonne-t-elle alors que ses dents claquent légèrement. On a beau être en plein été, la nuit est très fraîche, et plus les minutes passent, plus elle se dit que ce petit bain était une mauvaise idée. Elle risque de chopper une bronchite. « Sérieux, il t’a pris quoi là ? Si demain j’ai un rhume par ta faute … » Elle rit de nouveau, avançant un peu vers lui. Elle aimerait bien qu’il l’entoure de ses bras pour la réchauffer, même si elle se doute qu’il est aussi gelé qu’elle. « Ha, j’ai failli oublier. Maintenant que tu ne peux pas vraiment fuir, j’ai une question. Tu entendais quoi par dommage, tout à l’heure ? » Barbara fronce les sourcils, tentant de comprendre ce à quoi il fait référence. Et ça lui revient, elle se sent rougir légèrement et remercie la pénombre ambiante de ne pas rendre sa timidité trop évidente. Leurs regards se sont certes habitués à la noirceur, mais pas suffisamment pour déceler ce genre de détail. « Oh, ça… Ça ne t’a pas échappé, hein? » Elle incline légèrement la tête sur le côté, son regard se plonge dans le sien. « C’est juste que j’aurais bien aimé que tu me sortes ce genre de phrases. Enfin, peut-être pas des accroches aussi nulles, mais disons que… Ce type n’était pas mon genre. Alors que… » Elle laisse sa phrase en suspend, maintient leur échange de regard quelques instants avant de détourner le sien. Il doit bien avoir compris maintenant, non? C’est étrange, Barbara n’est pas du genre timide avec les hommes. Elle n’aime pas trop s’embarquer dans des relations, mais parfois la solitude se fait pesante et elle recherche la compagnie d’autrui. Et dans ces temps là, lorsqu’elle désire quelqu’un, elle est plutôt directe. Mais là, sans trop pouvoir se l’expliquer, elle se sent trop intimidée par lui pour adopter ses habitudes normales.

« En temps normal, je suis un très bon nageur, mais là, je ne sais pas pourquoi, je me noie dans tes yeux. » Le sourire qu’il lui adresse provoque en elle une certaine chaleur, et elle se mord la lèvre inférieure alors qu’il lui fait un clin d’œil. Lentement, elle s’approche un peu plus de lui, jusqu’à ce que leurs corps se frôlent sous l’eau. Ses bras se lèvent doucement pour se nouer autour de son coup, alors que son regard se plonge dans le sien. « Dis-moi Seeley… Je n’aurais pas vu ta photo quelque part? », demande-t-elle à voix basse, alors que leurs visages ne sont plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. « Ah! Oui… Dans le dictionnaire, sous le mot sexy »… Elle doit se concentrer pour ne pas éclater de rire une fois de plus. Ils doivent vraiment arrêter avec leurs phrases débiles, elle va bientôt être à court. Elle se contente de sourire légèrement, les lèvres entrouvertes, son regard toujours accroché au sien.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:46

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Frissonnant de la tête aux pieds, je m’étais rapproché d’elle, lui demandant ce qu’elle comptait faire, à présent. Certes, l’idée en elle-même venait principalement de moi, mais justement, ce n’était qu’une réflexion en l’air. Rien de plus. Jamais je n’aurais pensé qu’elle m’aurait pris au pied de la lettre. Et voilà le résultat, nous deux, dans l’étang du complexe hôtelier, sans aucun plan. Encore heureux que nous étions seuls. Et surtout, rien pour nous sécher en sortant. Pourquoi l’avais-je suivie ? Je n’avais pourtant pas bu beaucoup d’alcool. « Je n’en sais rien ». Okay. Je n’étais pas plus avancé qu’avant. Mais avant de réfléchir à un plan B, j’allais orienter la discussion dans une tout autre direction. Croissant les bras, j’écoutais ses explications. « Je suis pire qu’une fille sur certains points ». Je ne la lâchais pas du regard. « Il ne te plaisait pas, Zack ? Etonnant … C’est pourtant un charmant jeune homme, beau mec, qui, selon les dires, est un très bon amant ». C’était très dur de rester sérieux, mais je réussis à garder le contrôle de moi-même. « Pourtant, je te le dis aussi, ce genre de phrase … » Je pris une mine boudeuse, faisant semblant de ne pas comprendre, alors qu’au fait, je savais très bien ce qu’elle voulait dire par-là. Je gardais un instant le silence, avant de lui en sortir une autre. J’arrivais bientôt à court de vannes pourries.

Elle s’approcha de moi, entourant mon cou avec ses bras. Par simple réflexe, du moins ce que je pensais, je lui entourais la taille. Évitant tout contact avec le tissu de ses dessous. Toute cette histoire sonnait toujours étrange dans ma tête. « Dis-moi, Seeley … Je n’aurais pas vu ta photo quelque part ? » Je fronçais les sourcils, réfléchissant. Déjà, il fallait que je me rappelle si un de mes articles avaient été accompagné de photos, mais il ne me semblait pas. Ou alors c’était enfoui dans un coin reculé de mon cerveau. « Il ne me semble pas … ».  En tout cas, rien ne me revenait à l’instant présent. Il faut dire que je n’étais plus totalement concentré. « Ah ! Oui. Dans le dictionnaire, sous le mot sexy ».  Ha, je me disais bien. Gardant mon sourire accroché à mes lèvres, et la tenant toujours contre moi, je laissais mes pensées divaguer. Ce petit jeu durait un moment déjà entre nous, alors que nous nous ne connaissions même pas, et je commençais à me demander si c’était réellement un jeu ou si c’était une façon cachée de dire les choses, sans vraiment les dires. Il devait certainement il y avoir un peu des deux, il fallait juste réussir à faire la différence. Ce qui n’était pas très simple, vu l’état des choses. « Ha ha. Tu pourrais presque faire concurrence à Zack si tu continues sur ta lancée. Mon dieu ». Je secouais la tête. « Ça ne me rajeunit pas, tout ça ». Je connaissais des gens, dans ma jeunesse d’antan, qui faisaient exactement le même genre de sorties. C’était d’ailleurs du quitte au double. Cinquante pourcent de réussite. Pour ma part, je n’en avais pas besoin, et je ne rabaissais pas à un tel niveau. Il fallait surtout bien cibler les filles aussi, se retrouver avec les plus bêtes de la terre. Je restais presque collé à elle encore pendant quelques secondes, avant de me détacher et de reculer. Sans dire un mot, je lui pris le bras, et la fit tourner. Elle était maintenant de dos à moi. Je le pris les deux poignets, et penchai mon visage vers le sien. « Excuse-moi, mademoiselle, mais tu es en état d’arrestation … Pour délit de beauté sur la voie publique ». J’attendis un moment avant de libérer ses poignets, voulant éviter tout accès de panique, avant de la retourner à nouveau, voyant son visage cette fois-ci, lui souriant. Je me mordis la lèvre. Il commençait vraiment à se faire, et putain, qu’est-ce qu’on se les gelait aussi. « Bon, trêve de plaisanterie. J’ai passé une excellente soirée en ta compagnie, même au-dessus de mes attentes, mais je ne suis malheureusement pas ici pour me la couler douce. J’ai une grosse journée de travail qui m’attend demain, et il serait peut-être temps que j’aille me reposer ». Etant sûr qu’elle ait compris, je rejoignis doucement la rive, essayant d’agiter le moins possible l’eau. Une fois dehors, je pris mes habits en mains, avant de les enfiler, péniblement. A la limite, le t-shirt, ça allait encore, mais le jeans, c’était une autre paire de manches. Me dirigeant vers une des entrées de l’hôtel, Barbara sur mes talons, à ce que j’entendais, j’espérais juste ne tomber sur personne. Je n’avais aucune envie de devoir justifier mon état, et je n’avais aucun mensonge au bout de la langue. Une fois dans le hall, désert, je m’arrêtais, plongeant mon regard dans celui de la jeune femme. Je n’allais tout de même pas la planter-là. Je passais une main dans mes cheveux. « Bon … bah … C’est ici que nos chemins se croisent. A une prochaine, j’espère ». J’espère tout juste murmuré.


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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:49

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« Il ne te plaisait pas, Zack ? Etonnant … C’est pourtant un charmant jeune homme, beau mec, qui, selon les dires, est un très bon amant. » Barbara lève les yeux au ciel, retenant un rire moqueur. C’est vrai que Zack n’était pas moche, mais il n’est pas du tout son type d’homme. C’est clairement le genre de mec qui passe près d’une heure devant le miroir chaque matin pour se donner une allure parfaite, mais qui ne veut pas que ça paraisse. Ça ne l’étonnerait pas non plus qu’il passe chez l’esthéticienne de temps à autres pour faire épiler son torse. Très peu pour elle. Elle préfère les vrais hommes, plus virils, plus authentiques. « Pourtant, je te le dis aussi, ce genre de phrase … » Elle sait très bien qu’il a compris ce qu’elle voulait dire, et n’en rajoute donc pas une couche. Décidément, la soirée a pris une tournure plutôt inattendue, jamais elle n’aurait pu croire qu’elle prendrait un bain de minuit avec un quasi-inconnu. Elle meurt de froid, mais les bras de Seeley autour de sa taille l’empêchent de dire quoi que ce soit. Pour être parfaitement honnête, elle n’a aucune envie de rentrer dans l’hôtel et de retrouver sa chambre en solitaire.

Lorsqu’il la pousse à faire volte-face, serrant doucement ses poignets à l’arrête de son dos, elle se laisse docilement faire, comme si elle avait instinctivement confiance en lui. « Excuse-moi, mademoiselle, mais tu es en état d’arrestation … Pour délit de beauté sur la voie publique. » Elle tourne son visage vers le sien, le détaille du regard un moment, un sourire voguant sur ses lèvres. Leurs vannes sont absolument ridicules, mais elle s’est un peu prise au jeu. Elle sait bien que ce ne sont que des phrases pourries destinées à faire rire l’autre, mais elle ne peut s’empêcher de se demander s’il la trouve aussi attirante qu’elle-même le trouve séduisant. Il abandonne ses poignets, et elle lui fait de nouveau face, observant cette lèvre qu’il mordille. « Bon, trêve de plaisanterie. J’ai passé une excellente soirée en ta compagnie, même au-dessus de mes attentes, mais je ne suis malheureusement pas ici pour me la couler douce. J’ai une grosse journée de travail qui m’attend demain, et il serait peut-être temps que j’aille me reposer. » Ouais, pas faux. Elle aussi est ici pour le boulot, et non pas pour passer une nuit blanche avec un bel inconnu. Elle sent déjà qu’elle va détester son réveil matinal, elle espère juste qu’elle ne chopera pas un rhume avec cette petite escapade nocturne. « C’est vrai que c’était amusant. », dit-elle simplement en se dirigeant vers la rive, récupérant ses vêtements sur le sol. Le jeans lui colle à la peau, c’est avec difficulté qu’elle le remonte le long de ses jambes, puis elle suit Seeley jusqu’à l’hôtel, passant ses mains sur ses bras pour se réchauffer un peu. À l’intérieur, il fait un peu plus chaud, mais à peine : la climatisation est en fonction. Elle meurt d’envie de prendre une douche brûlante, pour chasser la fraîcheur qui s’est emparée de son corps. « Bon … bah … C’est ici que nos chemins se croisent. A une prochaine, j’espère. » C’est bête de se quitter ainsi, après le moment qu’ils viennent de passer ensemble. Elle soupire doucement, hausse les épaules. « Je suis ici pour quelques jours, peut-être qu’on se recroisera. C’était amusant. » Elle se dresse sur la pointe des pieds et dépose un baiser sur sa joue, le laissant ensuite partir vers le couloir. Elle le suit du regard, se mordant la lèvre inférieure, avant d’être prise d’une impulsion et de se lancer vers le même couloir qu’il a emprunté. Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour le rattraper, alors qu’il déverrouille sa porte de chambre. « Attend! », lui lance-t-elle alors qu’il se trouve dans l’embrasure de la porte. Elle s’approche de lui, un sourire aux lèvres, et ne cesse de s’avancer alors qu’elle ne se trouve qu’à quelques centimètres de lui. « Je peux te suivre dans ta chambre? » Elle approche son visage de son oreille, murmurant : « On m’a toujours dit de poursuivre mes rêves… » Et voilà, une dernière réplique pourrie. Mais elle n’a plus envie de rire, elle n’a envie que d’une seule et unique chose : lui. Ses lèvres viennent donc se poser sur les siennes alors qu’une main rejoint sa nuque afin de mieux l’attirer à elle. Qui ne risque rien n’a rien, pas vrai?

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:50

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Je lui souhaitais une bonne fin de soirée, ainsi qu’une bonne nuit, dans le hall d’entrée, désert à cette heure tardive. Il fallait vraiment que j’aille rejoindre Morphée. Une longue et dure journée s’annonçait dès le lendemain. C’est à ce moment-là aussi que je remarquais que j’avais bien besoin de quelques jours de vacances, loin de tout. Comme ici. Pourquoi ne pas revenir d’ailleurs ? Je doutais toutefois de refaire des rencontres surprenantes comme celle de cette soirée. Quand elle se leva sur la pointe des pieds, déposant un baiser sur ma joue, en guise d’au revoir, je ne sus pas vraiment comment me comporter, ni ce que j’avais réellement ressenti. Je lui souris, ne la lâchant pas du regard, avant de me retourner et de partir en direction de ma chambre, qui se situait au troisième étage. Nous étions peut-être à la montagne, dans un petit hôtel, il comportait tout de même plusieurs étages. Au lieu de faire la flaque et de prendre l’ascenseur, j’optais pour les escaliers. J’avais besoin de m’aérer l’esprit, de vider ma tête, et quoi de mieux que de faire travailler son corps ? Arrivé devant la porte de ma chambre, je sortis le badge qui me servait de clé – heureusement que je n’étais pas rentré dans l’étang avec mon pantalon – que je passais dans le boîtier mis à disposition. Appuyant sur la poignée ouvrant la porte, j’entendis une voix derrière moi. Je me retournais, fronçant les sourcils. Elle était là, longeant le couloir. Je restais là où j’étais, attendant qu’elle arrive à ma hauteur, croisant les bras. Autant la température avait été clémente, autant j’avais aussi besoin de prendre une bonne douche chaude, mais qui, malheureusement, devra attendre demain. Le règlement interne stipulait qu’à partir de vingt-deux heures, à l’égard des autres touristes, il était déconseillé de se doucher après cette heure-là. Le réveil devra se faire plus tôt qu’à l’ordinaire. « Je peux te suivre dans ta chambre ? » Avant même que je puisse dire quelque chose, surpris, elle avait déjà approché son visage du mien. « On m’a toujours dit de poursuivre mes rêves … ». J’arquais un sourcil, ne sachant plus quoi en penser. Au début, toute cette histoire, c’était toujours pour rire, pour passer une bonne soirée, mais là ? Y avait-il autre chose derrière ces tentatives de drague pourries ? J’eus ma réponse assez rapidement. Elle se pencha encore plus vers moi, posant ses lèvres sur les miennes, passant sa main sur ma nuque, me poussant vers elle.  

Je répondis plus que volontiers à ce baiser, le prolongeant même, l’odeur du scotch et du tabac se mélangeant à notre propre odeur. Je l’attirais à mon tour vers moi, posant ma main sur ses hanches. Je restais un moment dans cette position. Puis, d’un coup de pied, j’ouvris la porte, et je me mis à reculer, Barbara toujours contre moi. Une fois dans la chambre, je me détachais juste pour fermer la porte, mettant préalablement la pancarte ne pas déranger. Je vérifiais qu’elle était bien fermée et je revins vers la jeune demoiselle. Je plongeais mon regard dans le sien, m’y noyant presque. Ensuite, je repris là où nous en étions restés. A l’aveuglette – ne connaissant pas encore vraiment l’endroit – je la guidais vers le lit, ou je la fis s’asseoir. J’enlevais mon t-shirt humide, à cause de notre petite escapade nocturne, qui alla attirer dans un coin de la pièce, avant de l’aider à se défaire de son haut. Jusqu’à présent, il n’y avait aucun tabou entre nous. Après tout, on s’était bien dévêtus tout à l’heure. C’était la même chose à l’instant présent. Je m’assis à ses côtés, mon visage s’approchant de son cou, l’inondant de bisous, tandis que je caressais le bas de son ventre, tandis que mon autre main remontant vers sa poitrine. Et dire que j’avais réussi à tenir cinq ans. Je me demandais comment j’avais réussi à tenir. C’était presque inconcevable. Actuellement, rien n’autre n’avait d’importance. Il n’y avait qu’elle, et moi. Et cette petite magie qui nous suivait depuis le début de la soirée. Je l’aidais à se coucher sur le lit, déboutonnant son jeans, faisant ensuite du même avec le mien. Je passais une de mes mains dans ses cheveux, l’embrassant sur chaque parcelle de peau dénudée. Un bip sonore retentit dans la pièce. Je maugréais dans ma barbe, me relevant. Je me levais et je pris mon téléphone en main. C’était mon chef. « N’oubliez pas, conférence de presse à sept heures tapantes, à la salle polyvalente. Je vous veux en forme, je compte sur vous». Il avait vraiment le don de tout gâché. Rangeant mon téléphone, je retournais vers la charmante jeune femme, reprenant les choses en main. Tant pis s’il ne me resterait plus beaucoup d’heures de sommeil. Ça en valait largement la peine. Pendant tout ce temps, je ne prononçais pas un seul mot.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:51

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Lorsqu’il répond à son baiser, elle sent une puissante sensation de chaleur se répandre dans son bas-ventre, et elle love son corps contre le sien alors qu’il pose une main sur sa hanche pour mieux la rapprocher. Il ne faut pas beaucoup de temps avant qu’ils rejoignent la chambre, la porte se fermant derrière eux. Elle sourit en le voyant poser la pancarte pour éviter qu’ils se fassent déranger, mais son sourire se fond dans ses lèvres alors qu’il s’approche de nouveau d’elle. C’est encore mieux que ce qu’elle aurait pu imaginer, alors qu’elle le détaillait du regard dans ce cours d’eau. Ses lèvres charnues caressent parfaitement les siennes, leurs langues s’apprivoisent rapidement. Elle se laisse guider vers le lit, s’y essayant, le détaillant du regard sans gêne alors qu’il retire son t-shirt, le lance négligemment dans un coin. Elle l’aide à retirer son propre haut, et l’attire vers elle pour sentir la chaleur de sa peau contre la sienne. Ses battements de cœur sont désordonnés, elle sent une nouvelle vague de chaleur l’envahir, et elle se dit que finalement, ces ébats sont beaucoup plus efficaces qu’une douche brûlante.

Ils se retrouvent bien rapidement en sous-vêtements, et elle se laisse tomber à dos sur le lit, l’entraînant avec elle dans sa chute, l’attirant à elle en plongeant ses mains dans ses cheveux, en caressant sa nuque. L’une de ses mains abandonne sa nuque pour glisser le long de son dos, ses ongles effleurent la peau, détaillent les muscles, avant de venir rejoindre son torse, faisant subir le même sort à celui-ci. Elle descend ensuite dangereusement sa main vers son bas ventre, alors qu’il continue d’embrasser son visage, le long de son cou, sa poitrine… Son dos s’arque légèrement alors qu’elle pousse un petit gémissement. Elle a toujours été du genre impatiente au lit, et a vraiment envie de se fondre en lui, qu’ils ne fassent plus qu’un. Elle entend la sonnerie du téléphone, mais l’ignore superbement. Sauf que Seeley se lève en grognant, pour aller décrocher l’appareil. Barbara le suit du regard, une expression de surprise étampée en plein visage. Non mais, la moindre des choses aurait été d’ignorer l’appel. Sourcils froncés, elle se redresse légèrement, rejetant sa longue chevelure vers l’arrière, hésitant à se lever et partir. Elle est insultée par la situation, et franchement mal à l’aise. Mais lorsqu’il revient la rejoindre sur le lit, reprenant le tout là où ils avaient laissées les choses… Elle fond, elle ne peut juste pas continuer à être agacée.

Ses lèvres posées sur les siennes, elle le repousse contre le matelas pour le chevaucher, prenant les choses en main. Elle l’embrasse avec fougue, alors qu’elle glisse une main dans son propre dos pour dégrafer son soutien-gorge qu’elle envoie balader sur le sol. Puis elle glisse cette même main vers l’entrejambe de Seeley, baissant son caleçon pour libérer son membre, qu’elle caresse avec une douceur infinie, sans que le baiser ne perde en intensité. N’y tenant plus, elle retire sa culotte, lui faisant subir le même sort que son soutien gorge, et continue à caresser Seeley en approchant son bassin de lui. Puis d’un coup de bassin, ils ne forment plus qu’un, entamant un lent pas de deux. Il se fond parfaitement en elle, et elle gémit contre ses lèvres alors que ses hanches imposent un mouvement langoureux, juste assez lent pour faire monter l’envie, pour faire grimper le désir. Barbara a bien entendu eu quelques amants au courant des dernières années, mais il y a longtemps qu’elle n’a pas ressentie une telle connexion physique, son corps est habité par ce désir enfin comblé. Elle retire ses lèvres des siennes, se redressant pour mieux avoir le contrôle de son corps, et ses hanches ondulent plus rapidement contre son bassin, alors qu’elle plonge son regard dans le sien, se mordant la lèvre inférieure.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:52

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En l’espace de quelques secondes, la situation s’était inversée. La température augmentait à vitesse grand V dans ma chambre, et un rapide coup d’œil furtif en direction du balcon me fit savoir que je n’avais pas encore pris le temps d’aérer la pièce. Seuls nos respirations haletantes, nos soupires rompait le silence. La climatisation était éteinte, elle aussi. Mais rien n’avait de l’importante. Jamais je n’aurais cru revivre un jour une situation pareille. Je m’étais gentiment fait à mon célibat, ne recherchant rien de particulier. Certes, durant ces cinq ans, j’avais eu des relations d’un soir par-ci, par-là, mais rien de très extraordinaire. Tandis que là, sans trop savoir pourquoi, je sentais que ce n’était pas la même chose. Je ne pensais pas revivre cette expérience, pas avec elle, même si nous séjournions dans le même hôtel. J’avais toujours de la peine à m’attacher aux gens, et je ne voulais pas que cela se produise. Arrêtant de penser à tout et à rien, je me laissais abandonné au moment présent, à son baiser fougueux, dont je répondis avec hargne, un peu trop même, à ses caresses sur mon corps, qui m’électrifiait de la tête aux pieds. Je passais une de mes mains dans ses cheveux, qui commençait à onduler à cause de notre petit séjour dans l’eau, posant ma deuxième main vers le bas de son ventre, penchant la tête en arrière, lâchant quelques râles de plaisir. Dans le feu de l’action, je mordis sa lèvre. L’attente était presque insupportable, quand soudain, elle se débarrassa du dernier obstacle entre nous, sa culotte. Elle approcha son bassin, avant qu’on ne fasse plus qu’un. Je fermais les yeux, me cambrant, enfonçant mes ongles dans sa peau, continuant à l’embrasser. Comme tout premier rapport, la synchronisation n’est pas toujours une chose évidente, pour certains, il faut un certain temps pour trouver un bon rythme, chose qui n’était pas le cas ici. Assez surprenant, nos corps s’emboitèrent parfaitement. Une vraie danse parfaite. Je suivis le mouvement de la jeune femme, me laissant complètement faire. Elle détacha ses lèves des siennes, se relevant, prenant une position plus confortable, se penchant légèrement en arrière, à califourchon sur moi. Ma main quitte ses cheveux et se pose sur la sienne, ne la lâchant pas du regard. Dans l’état actuel, je la voyais sans vraiment la voir. Ma deuxième main, quant à elle, suivait la courbe de son dos, de sa colonne, appuyant avec mon ongle à chaque fois que je faisais monter ou descendre mon doigt. Nos ébats durèrent de la sorte quelques instants, avant que je ne me relève à mon tour, m’appuyant avec un de mes bras, penché en arrière. Je poussais le corps de Barbara contre le mien, nous retrouvons collés l’un à l’autre. Mes lèvres rejoignirent les siennes, et avec ma main libre, j’allais explorer un autre endroit sensible, vers son intimité.

D’un geste, je la fis basculer sur le côté, mes mains se postant sur sa poitrine, suivant le mouvement de sa respiration. Sans plus attendre, et sans avertir, je déposais des baisers tout du long de son ventre, traçant une ligne invisible, prenant une de ses mains dans les miennes, entrelaçant nos doigts. Je m’arrêtais ensuite quelques instants au niveau de son entre-jambe, avant de revenir vers elle et de ne plus faire qu’un, repositionnant ses jambes pour avoir une meilleure prise. Nous nous confondons l’un dans l’autre encore quelques instants, avant de me laisser tomber de tout mon corps sur elle, sans toutefois l’écraser, me tenant avec mes coudes. Je relevai ma tête, plongeant mon regard dans le sien, ma main venant caresser sa joue. Je restais quelques secondes dans cette position, scrutant son visage, immortalisant le moment, avant de me laisser rouler sur le côté, soupirant. C’était plus un soupire de plaisir qu’autre chose. Ma main continua à caresser chaque parcelle de peau nu de ma compagne, tandis que j’essayais de revenir à une respiration normale. Je tournais un court instant ma tête vers la petite horloge numérique posée sur la table de chevet. Deux heures. Ça n’allait pas être une partie de plaisir demain. Tout mon corps réclamait une cigarette, une des meilleures qui soit, mais mon corps était en quelque sorte trop endolori pour bouger. Je pensais être rouillé, mais ces choses-là, apparemment, revenaient vite. Un peu comme le vélo. Juste mon corps qui devra subir des conséquences. J’étais tellement bien couché dans ce lit. Je tournais la tête vers elle, la regardant à nouveau. J’aurais voulu que le temps s’arrête à cet instant. A tout jamais. Allongé sur le lit, les yeux rivés au plafond, je réfléchissais à une phrase pourrie, mais rien ne me venait en tête. Sauf une. Complètement débile. Du genre à faire hérisser les poils. Après tout, la phrase en elle-même ne venait pas de moi, et c’était surtout un petit jeu entre nous, depuis le début de la soirée. Espérant qu’elle le prenne ainsi. « Alors, heureuse ? »


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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:52

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Leurs corps s’emboîtent parfaitement alors qu’ils trouvent rapidement un rythme qui leur convient à tous les deux. C’est comme s’ils se connaissaient déjà par cœur, comme s’ils savaient exactement ce dont l’autre a besoin. Elle sent sa main le long de son dos, gémit à chaque caresse, à chaque coup de bassin. Et la vague de plaisir monte en elle, elle pourrait presque atteindre le septième ciel. Seeley se redresse légèrement, joignant ses lèvres aux siennes dans un baiser passionné, et sa main descend vers son intimité. Paroxysme du plaisir, elle grogne contre ses lèvres, lui mord la lèvre inférieure. Seeley la repousse contre le côté, explore son corps de ses mains et de ses lèvres, et Barbara se laisse faire, parce que chaque caresse la rend folle, chaque baiser la fait frissonner. Puis ils grimpent au nirvana ensemble, elle étouffe son cri de jouissance contre ses lèvres alors qu’il se laisse tomber sur elle. Elle le serre contre elle, elle n’a pas envie de s’éloigner de lui. Elle veut prolonger ce moment, cette parfaite symbiose de deux corps. Ils restent ainsi quelques instants, se fixant d’un regard langoureux, avant que Seeley se laisse tomber à ses côtés. Sa main continue d’explorer son corps, et Barbara se love contre lui, laissant sa main effleurer les muscles de son torse. Elle sait qu’elle regrettera ces ébats dans quelques heures, parce qu’elle sera morte de fatigue alors qu’elle devra bosser sur un article important. Mais au fond… non. Elle ne regrettera rien. Parce que ce qu’ils viennent de vivre, c’est tellement plus qu’un coup d’un soir, elle le sait. Il y a toutes les chances du monde qu’ils ne se revoient jamais, et pourtant, elle a l’impression qu’il restera l’un des hommes qui aura le plus compté. Cette chimie naturelle ne s’invente pas. « Alors, heureuse ? » Devinant qu’il s’agit là d’une énième phrase pourrie, Barbara pouffe de rire, lui assenant un coup de poing amical dans les côtes. « Tu m’as déjà eue dans ton lit, nul besoin d’en rajouter. », dit-elle d’un ton joyeux, avant d’embrasser son épaule. Les secondes s’écoulent dans un silence confortable, alors qu’elle laisse sa main aller et venir le long du torse de Seeley. La fatigue s’empare rapidement d’elle, et elle ne se rend pas vraiment compte qu’elle s’est assoupie lorsqu’elle se réveille en sursaut à cause de l’alarme de son portable qu’elle avait réglée la veille, avant même de descendre au bar de l’hôtel. Elle est toujours dans la même position que laquelle où elle s’est endormie, son corps nu collé contre le sien, une main sur son torse. Elle se redresse d’un bond, posant un regard sur Seeley, lui souriant avec douceur. « Je dois y aller. Mais… Si tu es encore ici ce soir, j’aimerais bien te revoir. » La soirée a été agréable, plus que ça même. Pourquoi ne pas en profiter autant que possible? Elle lui adresse un dernier sourire avant de sauter du lit et de s’habiller rapidement. Elle grimace en enfilant son jean, il n’a pas vraiment séché durant les trop courtes heures de sommeil et il est encore humide. Avant de quitter la chambre, elle souffle un baiser à Seeley et lui adresse un clin d’œil, puis elle fuit vers sa propre chambre, un étage plus bas.

Le jet de la douche ne l’aide pas vraiment à se réveiller, et elle a l’impression d’être un zombie alors qu’elle enfile ses vêtements, un simple jean – sec, celui-ci – et un t-shirt noir. Elle passe quelques minutes à se maquiller, surtout pour camoufler ses cernes et donner un peu d’éclat à ses joues, puis elle descend dans la salle de conférence de l’hôtel, priant qu’il y ait du café pour les journalistes. Coup de chance, on y trouve une table garnie de croissants, bagels et autres viennoiseries du genre, ainsi qu’un grand thermos de café. Elle se sert une grande tasse, et attrape un beignet en se disant que le sucre lui donnera un peu d’énergie. Alors qu’elle se fraie un chemin dans la petite foule, elle accroche quelqu’un avec son épaule, versant un peu de café brûlant sur sa main. Elle pousse un petit sifflement de douleur en levant le regard vers la personne dans laquelle elle vient pratiquement de foncer. « Merde. Désolée. » En reconnaissant Seeley, elle marque un petit mouvement de surprise, reculant d’un pas en haussant les épaules. « Euh. C’est pas vraiment le moment, je travaille… On peut parler après? » Vraisemblablement, elle ne comprend pas qu’il est là pour les mêmes raisons qu’elle.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Dim 17 Juil - 23:54

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I was made for lovin’ you babe, you were made for lovin’ me. La nuit fut très courte. J’ouvre péniblement les yeux, m’étirant mes bras au-dessus de ma tête, éteignant mon téléphone qui me servait de réveil. Reprenant peu à peu mes esprits, je pris conscience de l’endroit où je me trouvais. J’étais dans une chambre d’hôtel, c’était pour cela que cette pièce ne m’était pas familière – dans le Vermont, ou j’avais été envoyé pour suivre une nouvelle affaire. J’étais donc là pour le travail, même si, en apparence, et vu la soirée d’hier, la situation avait légèrement dérapée. Je me levai, m’asseyant au bord du lit, jetant un coup d’œil circulaire autour de moi. De Barbara, il ne restait plus rien. Juste les draps froissés à mes côtés prouvaient que ce qui s’était passé la nuit dernière, ce n’était juste pas le simple fait de mon imagination. D’ailleurs, si je faisais bien attention, je pouvais encore sentir son doux parfum, à travers l’odeur de transpiration qui avait imprégné la pièce. Après cinq minutes de procrastinations, je me levai finalement, me dirigeant droit sur la porte du balcon, avant de l’ouvrir. La chambre avait besoin d’être aérée. Ensuite, ayant prévu large, il me restait une heure devant moi, je partis à la salle de bain, ou je me glissais sous un jet d’eau chaud. Qu’est-ce que ça faisait du bien. Je restais plus de temps que nécessaire, savourant ce moment. Me nettoyant de toute impureté. A la sortie, j’allais choisir avec soin mon habillement. Je ne voulais pas forcément me mettre en costard, trop formel, ni être trop décontracté. Pour la peine, je fis un mélange des deux. Pantalon de jeans avec une chemise, et veston sur les épaules, au cas où il ferait un peu trop froid, ce que je doutais fortement. M’habillant, je me mordis la lèvre. Sans le vouloir, j’avais éraflé une cicatrice, à peine refermée, de la veille, sur l’épaule. Un sourire se dessina sur mes lèvres en y repensant. A une demi-heure du début de la conférence, je descends les deux étages qui me séparent de la réception, et je me dirige vers la salle de restaurant. Je me servis d’un café, et c’est tout. Je ne mangeais pas spécialement le matin. Le plus important, surtout, était d’avoir ma dose de café, et de nicotine. Pour ce faire, mon mug à la main, je sortis sur la terrasse, pour m’en griller une. J’avais la vue sur le petit étang, exploré la veille, et je secouais la tête me demandant qu’est-ce qu’il m’avait bien pris de la suivre, et surtout, d’y faire un plongeant.

A l’heure pile, j’étais dans la salle, entourée d’autres journalistes, impatients. J’essayais de trouver une bonne place, tout devant si possible, et je m’y frayais un chemin. Je dus faire un détour, ne voulant pas croiser Zack. Il devait certainement encore m’en vouloir, le pauvre. Il ne savait vraiment pas ce qu’il avait loupé. Tant mieux pour moi. Faisant demi-tour, je me dirige à présent vers le banquet, disposé là pour nous. Je pris une viennoiserie dans la main – ça ne coûte rien de se faire plaisir de temps en temps – et je me servis d’un autre café, priant qu’il serait bon. Retournant à mes occupations, je repars zigzaguer parmi la foule, quand, soudainement, je me sens légèrement bousculé. J’étais prêt à lâcher un juron – merci le manque de sommeil – mais j’étais plus concentré à faire en sorte que mon café reste intact. Lentement, et ménageant ma colère qui montait, je tourne la tête pour la coupable. Barbara. J’ouvris la bouche mais aucun son ne sortit. C’était plus de la surprise qu’autre chose. Je fermais les yeux, avant de les ouvrir. Non, je ne rêvais pas. Je me serais bien pincé les ongles, mais choses impossibles avec mes deux mains occupées. « Barbara … T’as de la chance que c’est toi ». J’étais prêt à lâcher l’affaire, mais ce qui suivit, me refroidit considérablement. J’avais bien entendu ce qu’elle venait de me dire ? Ou c’était encore une hallucination ? Si ça se trouve, j’étais fiévreux, effet de notre escapade nocturne. « Le moment ? De ? » Je secouais la tête, incrédule. « Tu me prends pour qui là ? Tu crois que je suis si en manque que ça pour que je veuille te sauter à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit ? » dis-je t’un trop un peu trop brutal et trop fort. Quelques personnes se tournèrent vers nous, donc Zack. Je souris à ce dernier, moqueur, avant de regarder les autres. « Vous n’avez pas d’autres chats à fouetter, non ? » Chacun partit, à sa façon, certain traînant même, espérant en savoir un peu plus sur cette mini scène de ménage, qui, au fond, n’en était pas une. Je me penchais vers la jeune femme, balayant d’un revers de la main les pensées immorales qui me passaient par la tête. Je lui chuchotais. « Bah voyons, selon toi ? Je ne suis pas ici pour faire une partie tennis ». Je levais les yeux au ciel, avant de me reprendre. Je croquais dans ma viennoiserie, avant de boire une gorgée de mon café. Je les posais tous les deux sur une table, à nos côtés, et je mis mes mains sur mes hanches. « T’es journaliste ? C’est pour ça que t’es ici ? » Je lui tendis la main. « Seeley Mitchell. Journaliste aux San Francisco Chronicles. Sache que je suis intraitable et infernal dans mon travail. D’ailleurs, estime-toi heureuse que tu aies pu passer la meilleure soirée de ta vie, hier soir. Ça ne risque pas de se reproduire ». Enfin. C’est ce que je disais, tout mon corps criait le contraire. Feignant l’indifférente, et voyant que la conférence n’allait pas commencé de suite, je regardais juste à côté d’elle, pour la faire réagir, ma tasse de café en main.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Mar 19 Juil - 2:05

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« Barbara … T’as de la chance que c’est toi. » Elle lui adresse un large sourire, les souvenirs de la nuit dernière lui remontant peu à peu en tête. Cette chimie naturelle, ces deux corps qui se découvrent, qui s’apprivoisent, qui se complètent. D’ailleurs, elle sent une chaleur familière dans son bas ventre, et elle doit faire preuve de retenue pour ne pas simplement saisir sa main pour l’amener de nouveau vers sa chambre. « Le moment ? De ? Tu me prends pour qui là ? Tu crois que je suis si en manque que ça pour que je veuille te sauter à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit ? » Elle marque un mouvement de recul, entrouvrant légèrement la bouche pour mieux lui expliquer sa pensée. Elle croyait simplement qu’il était venue la trouver, qu’il voulait discuter avec elle ou je ne sais quoi. Mais visiblement, ce n’est pas le cas, et il interprète mal ses mots. Il envoie promener les quelques curieux qui s’intéressent à leur début de dispute, avant de s’approcher d’elle pour chuchoter. « Bah voyons, selon toi ? Je ne suis pas ici pour faire une partie tennis. T’es journaliste ? C’est pour ça que t’es ici ? Seeley Mitchell. Journaliste aux San Francisco Chronicles. Sache que je suis intraitable et infernal dans mon travail. D’ailleurs, estime-toi heureuse que tu aies pu passer la meilleure soirée de ta vie, hier soir. Ça ne risque pas de se reproduire. » Elle fixe longuement cette main tendue, se demandant comment les choses ont pu déraper si facilement en si peu de temps. Une heure plus tôt, elle était lovée dans ses bras, remplie d’un doux sentiment de plénitude, et là… Elle éclate d’un rire sarcastique, lui adressant un regard vaguement dédaigneux, refusant de lui serrer la main. « La meilleure soirée de ma vie, t’es sérieux là? T’es vraiment un pauvre type, tu me fais pitié. » Elle porte sa tasse de café à ses lèvres, mais réalise qu’elle a la nausée. Elle est trop furieuse pour ingérer quoi que ce soit, elle pose donc ses trucs sur la table, et tourne les talons pour le fuir. Hors de question qu’elle reste près de lui, pas après le comportement qu’il vient d’avoir. Elle sent même des larmes lui piquer les yeux, mais ce n’est pas parce qu’elle est triste – cet homme ne veut absolument rien dire à ses yeux, même si elle vient effectivement de passer l’une des meilleures nuits de sa vie. Elle lui en veut tellement de gâcher ça! C’est plutôt la colère qui la met dans cet état. Une rage sourde qui imprègne son esprit, qui lui donne envie de hurler. Barbara a toujours été connue pour son impulsivité, et sans même qu’elle ne prenne le temps de réfléchir à ce qu’elle fait, elle revient vers lui. Sa main part comme une flèche, et elle lui fout carrément une claque en plein visage, juste pour la satisfaction de voir son beau visage se décomposer sous l’effet de la surprise. C’est puéril, immature, et franchement insensé, mais elle lui en veut de gâcher cette merveilleuse nuit qu’elle vient de passer.

Évidemment, l’attention des gens présents se focalise sur eux, et elle remarque du coin de l’œil quelques policiers présents pour la conférence de presse qui font un pas vers eux. C’est le comble, vraiment! Elle fait un petit signe de la main vers les policiers avant de leur adresser un sourire, juste pour leur montrer qu’elle s’est calmée, qu’elle ne représente pas un danger. Et avant de laisser une nouvelle vague de colère s’emparer d’elle, elle contourne Seeley pour sortir de la salle. Elle ne devrait pas, le journal avec qui elle fait affaire pour cet article a dépensé pas mal d’argent pour elle, mais elle n’y peut rien. Et la conférence ne commence officiellement que dans quelques minutes, avec un peu de chance elle aura eu le temps de se calmer d’ici là, et de trouver un moyen d’éviter soigneusement l’autre connard.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Ven 22 Juil - 19:11

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J’avoue, j’avais été un peu fort sur ce coup. Pourtant, j’avais eu ma dose de café, mais le sommeil, lui … manquait. Et le fait que je me mettais en mode travail, ou rien d’autre ne comptait réellement à mes yeux, ne devait pas vraiment aider. Portant ma tasse à mes lèvres, je tressaillis légèrement. « La meilleure soirée de ma vie, t’es sérieux là ? T’es vraiment un pauvre type, tu me fais pitié ». J’aurais bien sorti une boutade du genre : ce n’est pas l’impression que tu donnais hier, mais je m’abstins de tout commentaire. J’avais déjà réussi à suffisamment aggravé mon cas tout seul, je n’allais pas encore rajouter de l’huile sur le feu. Et rien que le ton de sa voix m’en dissuada. Je déglutis péniblement, ne la lâchant toutefois pas du regard, avant qu’elle ne fasse volte-face et qu’elle s’éloigne. Me tournant pour rejoindre le centre de la pièce, pour trouver une place potable, je la vis revenir du coin de l’œil. Grimaçant, je n’eus juste pas le temps de poser ma tasse sur une table. La gifle arriva en moins de deux. Instinctivement, je fermais les yeux. Bordel. Elle n’y était pas allée de mains mortes ! La seconde qui suivit, je fusillais du regard tous ceux qui s’étaient tournés vers nous, tout en massant ma joue meurtrie. Pourvu que la rougeur s’en aille rapidement. Je regardais, d’air air dépité, ma chemise blanche, qui ne l’était plus. Dans son mouvement, et sous le choc du geste, un peu de liquide avait débordé et était venu s’imprégner du tissu. Fulminant de rage, je posais ma tasse sur le bord d’une table, ou étaient posé les viennoiseries, je sortis de la salle de conférence. Je frôlais presque les murs en allant au deuxième étage, ou, une fois dans ma chambre, je jetais au loin ma chemise avant de la remplacer par un simple t-shirt noir, mettant en valeurs mes muscles. Certes, ça faisait moins classes, mais je n’en avais pas vraiment le choix. Revenant au rez-de-chaussée, et étant donné que la conférence n’allait pas commencer dans les secondes à venir, je sortis sur la petite terrasse, non loin de là, ou Barbara était venue s’y réfugier. J’avais des comptes à rendre. Restant loin d’elle, sans bouger, je m’allumais une cigarette.

Je m’approchais d’elle, laissant tout de même quelques mètres entre nous deux, allant plus près du bord, contemplant la vue que j’avais devant moi. La même que la veille. Toujours si époustouflante. De temps à autre, je jetai un rapide coup d’œil à la femme qui se trouvait non loin de moi. Soupirant, je jetai mon mégot consumé dans un cendrier et je me mis à fixer un point droit devant moi. Je ne savais pas vraiment pourquoi j’étais venu dehors, en sachant qu’elle serait là, et je ne savais surtout pas quoi dire, ni quoi faire. Je jetai un coup d’œil à ma montre. Encore dix minutes avant que la conférence de presse ne commence. Dans la poche de mon jeans, je sentis mon téléphone vibrer. Je l’avais mis sous silencieux et c’était mon boss qui devait certainement m’appeler. Je le laissais là où il était. Je pris ensuite mon courage à deux mains, et je m’approchais de plus en plus de Barbara, m’arrêtant à un, voire deux mètres d’elle. Je pris une grande inspiration. « Barbara. Je conçois, ce que j’ai dit … ça ne méritait tout de même pas une gifle, et encore moins en public », dis-je d’un ton un peu trop brusque pour quelqu’un qui essayais de détendre l’atmosphère, le regard noir. Non, décidément, je n’avais pas encore digéré sa réaction. « Laissons ça de côté, tu veux bien ? Rentrons à l’intérieur, ça va bientôt commencer. Faisons juste une trêve, et dès que ça sera fini, on pourra en discuter » J’haussais les épaules, me mordant la lèvre, avant de poursuivre. « Tu ne me dis quand même pas que tu auras fait tout ce trajet pour rien ? »
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It was a rainy night when he came into sight. Standing by the road. No umbrella. No coat. So I pulled up along side and I offered him a ride. He accepted with a smile so we drove for a while. I didn’t ask him his name. This lonely boy in the rain. Fate tell me it’s right. Is this love at first sight ? @halestorm

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Mar 9 Aoû - 0:23

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Aussitôt sortie de la salle, Barbara s’était dirigée vers la terrasse, se félicitant d’avoir emporté son paquet de cigarettes avec elle. Elle avait bien besoin de nicotine pour se calmer les nerfs. Elle regrettait juste d’avoir laissé son café dans la salle, le manque de sommeil aggravait son état d’esprit, et elle avait juste envie de passer sa frustration sur quelque chose. La première cigarette n’ayant pas l’effet escompté, elle en allume une autre, avant d’être interrompue dans ses pensées par le son de la porte qui s’ouvre. Seeley. Évidemment. Elle lève les yeux au ciel en soupirant, puis détourne rapidement le regard, ne voulant pas lui accorder une seule minute d’attention. Elle voit bien du coin de l’œil qu’il s’est approché, qu’il lui jette de petits coups d’œil de temps à autres. Elle a bien envie de lui hurler dessus, de lui dire de regarder ailleurs. Mais elle reste silencieuse, tentant de se calmer et d’oublier les dernières vingt-quatre heures. C’est dommage, parce la complicité innée entre eux était une chose trop rare pour être ainsi gâchée.

Une fois de plus, Seeley s’approche d’elle, et elle finit par renoncer à faire comme s’il n’existait pas. En soupirant, elle tourne la tête vers lui. « Barbara. Je conçois, ce que j’ai dit … ça ne méritait tout de même pas une gifle, et encore moins en public » Elle marque un léger mouvement de recul, retenant un rire moqueur. Il ose en plus faire comme s’il n’avait pas mérité cette gifle? Elle admet que sa réaction était peut-être un peu excessive, mais il l’a bien cherché. « Laissons ça de côté, tu veux bien ? Rentrons à l’intérieur, ça va bientôt commencer. Faisons juste une trêve, et dès que ça sera fini, on pourra en discuter. » Elle l’observe longuement du regard, hésitante. Pour être honnête, elle a honte de ce qu’elle a fait. Non pas envers lui – il l’a vraiment mérité – mais envers ses collègues qui se trouvent dans la salle de conférence. Elle a juste l’air d’une femme hystérique et violente, là, même si la plupart des femmes auraient réagi d’une manière similaire. « Tu ne me dis quand même pas que tu auras fait tout ce trajet pour rien ? » Elle soupire en haussant les épaules, puis hoche la tête. « Oui, d’accord. », admet-elle finalement. L’ultime argument de Seeley est celui qui achève de la convaincre, si elle ne remet pas d’article au journal qui l’a embauchée pour cette affaire, elle devra sans doute rembourser tous les frais du voyage – chose qu’elle ne peut pas se permettre. Ils rentrent donc tous les deux à l’intérieur, et aussitôt arrivés dans la salle, elle s’éloigne de lui le plus possible pour éviter d’attiser sa colère et son malaise. La conférence se passe plutôt bien, elle arrive à poser une ou deux questions, et prend des notes à toute vitesse. Elle adore ce genre de conférence, elle sent bien l’adrénaline qui court dans ses veines et a hâte de s’installer face à son ordinateur portable pour rédiger cet article. D’ailleurs, elle devrait s’y mettre sans trop tarder, histoire que son article soit l’un des premiers à être publié.

Mais ça, c’est sans compter sur Seeley, qui lui jette un coup d’œil alors que la conférence de presse prend fin. Ils doivent discuter. Quand on y pense, ils pourraient simplement ignorer tout ce qui s’est passé depuis leur rencontre, et simplement faire comme s’ils ne se connaissaient pas. Ils pourraient carrément éviter cette conversation qui promet d’être désagréable, et continuer leurs vies respectives sans plus jamais se recroiser. Mais il y a quelque chose chez lui qui l’intrigue, qui la pousse à franchir les quelques pas qui les séparent. « On peut discuter maintenant… », dit-elle simplement, observant son visage un instant avant de détourner le regard.

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MessageSujet: Re: {hot} Nice to meet you [ft. Barbie   Sam 13 Aoû - 12:09

Nice to meet you.


Le silence qui s’imposa comme une évidence entre nous me sembla durer des heures. Ce qui me laissa tout le loisir de me plonger dans mes pensées, faire une rétrospection sur moi-même. Qu’est-ce que je pouvais être con des fois. Il fallait vraiment que j’apprenne à tourner sept fois ma langue dans la bouche avant de l’ouvrir. Surtout pour dire des sottises pareilles. Mais en même temps, je me posais d’autres questions.  Comme par exemple, pourquoi avais-je réagi de cette façon ? Je ne la connaissais pas, la rencontre s’étant déroulée que la veille, et nous avions juste passé une fin de soirée ensemble, à se moquer, principalement, des techniques de dragues craignos. Et voilà que de fil en aiguille elle avait terminé sa soirée dans ma chambre. Nous étions adultes après tout, et un coup vite fait une fois de temps en temps, était toujours le bienvenu. Alors, merde, pourquoi j’en avais fait tout un foin ce matin, quand je l’avais vue dans cette salle de conférence ? La fatigue n’expliquait pas tout, ni le fait qu’une fois que j’étais branché boulot, le reste n’avait pas d’importance. Certes, la plupart de mes collègues ou adversaires savaient comment se comporter avec moi. Il fallait me prendre avec des pincettes et me caresser dans le sens du poil. Professionnellement, je n’étais pas le même. Mon comportement changeait du tout au tout. J’étais plutôt un requin, qui ne se laissait pas piétiner. Mais cela non plus ne justifiais pas ma réaction. « Oui, d’accord » Je mis un moment à sortir de ma torpeur et me rendre compte qu’elle m’avait répondu, alors qu’elle se dirigeait déjà vers l’entrée. Jetant mon mégot consumé jusqu’au bout dans le premier cendrier venu, je pris le même chemin qu’elle, avant qu’il ne se sépare une fois arrivé dans la salle. Elle d’un côté, et moi de l’autre. La conférence, comme d’habitude, se passa dans un brouhaha. Tout le monde levait la main en même temps. Plusieurs questions fusèrent à la fois. Il fallait avoir une sacrée expérience pour comprendre quelque chose dans tout ce charabia, et avoir un sacré sang froid en tant que policier. Tout du long, je pris des notes, tant bien que mal, alors que ma concentration dérivait à chaque instant. Je jetais des coups de temps à autre à l’autre bout, vers elle, alors que le plus important, comme me l’avait si bien dit mon patron, était de trouver des réponses et de salir encore plus les gens dans nos torchons. Et le salaire qui allait avec, bien évidemment.

Traversant la pièce pour atteindre la sortie, je la vis, qu’elle attendait au pas de la porte. « On peut discuter maintenant … » Une grimace se dessina sur mon visage. Je n’avais rien fait pour la cacher. Elle aurait très bien pu dire la fameuse phrase « il faut qu’on parle », mais vu le ton de sa voix, tout signifiait que ça allait être la même chose. Tout mon organisme me disait de réagir en lâche, comme il y a cinq ans en arrière, quittant femme et enfant. Enfin, façon de parler. Juste ma femme. Je n’ai jamais aimé la confrontation, et ce n’est pas maintenant que j’allais mon comporter en adulte. Mon corps par contre me dicta le contraire, et je restais cloué sur place, dans l’impossibilité de bouger. « Si tu veux », murmurais-je, me demandant à quoi cette histoire rimait. Je ne voyais pas vraiment de quoi elle voulait parler. Selon moi, tout avait déjà été dit. J’haussais les épaules, et je sortis de la pièce, avant de me retourner vers elle. « Allons au bar. Un café ne sera jamais de refus ». Une dizaine de minutes plus tard, assis à une table, nos cafés fraîchement servis, je croisais les bras sur mon torse, plantant mon regard dans le sien, attendant la suite. « Alors ? Tu voulais qu’on discute de quoi exactement ? » je m’interrompis pour boire une gorgée, avant de reposer la tasse rapidement. Encore trop bouillant. « Il me semble que tout a été dit non ? Alors oui, tu as certainement raison, vu que tu es une fille …  », je levais les yeux au ciel « … mais ne compte pas sur moi pour que je m’excuse. Sincèrement, je ne sais même pas pourquoi j’ai réagi de cette façon ce matin. Après tout, on ne se connaît pas non ? On a juste passé une nuit ensemble … pas besoin de faire une scène de ménage pour autant. J’aurais peut-être préféré que tu sois sincère et que tu … » je secouais la tête. Non. Je ne l’avais pas été non plus, et encore moins qu’elle. L’alliance que j’avais posé en lieu sûr dans la chambre s’incrusta sur ma rétine, et je dus fermer les yeux un moment pour faire disparaître cette image de ma tête. « Bref, pour faire court, comme dit avant, je ne sais pas trop pourquoi tu veux subir cet … discussion, mais si tu veux une réponse concrète, je dirais juste que je n’ai pas trop apprécié ton accueil de ce matin  ». Je me fermais ensuite comme une huître.
© GASMASK


It was a rainy night when he came into sight. Standing by the road. No umbrella. No coat. So I pulled up along side and I offered him a ride. He accepted with a smile so we drove for a while. I didn’t ask him his name. This lonely boy in the rain. Fate tell me it’s right. Is this love at first sight ? @halestorm

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