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 « Stay cold & watch it burn. » — ft. Caeilan O'Hara

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Siobhán O'Keeffe
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MessageSujet: « Stay cold & watch it burn. » — ft. Caeilan O'Hara   Ven 29 Sep - 15:32

« Stay cold & watch it burn. »

 Caeilan ⊹ Siobhán  


Do we have bad blood ? Do you feel the burn from my touch ? Darling, I always knew that we were doomed. I stay cold, feel the weight of the world, now I always, always walk alone without you.
Mi-figue, mi-raisin. — La journée de Siobhán avait commencé dans la légèreté et s’était poursuivie ainsi : après un déjeuner en compagnie de ses parents, elle avait été – comme d’habitude depuis quelques mois, maintenant  - à son rendez-vous chez son psy. La séance avait été pour le moins intéressante et enrichissante, si cela n’avait été pour le ‘petit’ souci qui ne cessait de germer dans sa tête. Depuis sa nuit avec la barmaid, la quadragénaire n’avait pas arrêté – ou si peu – de repenser à ça, à leur étreinte et surtout, au silence radio de la jeune femme. Peut-être n’avait-elle pas eu le temps ? Peut-être n’osait-elle pas venir frapper à sa porte et prendre de ses nouvelles ? Malgré les excuses que Siobhán pouvait bien lui trouver, elle n’arrivait pas à écarter cette amertume, cette impression de rejet qui l’habitait depuis qu’elle l’avait brièvement aperçue, la semaine dernière, avant de prendre la fuite de ce bar où elle se sentait toujours aussi peu à sa place. A la place, elle s’était aventurée dans le parc Yosémith, et, cette semaine également, elle avait préféré fuir l’Irish Pub pour aller découvrir – ou redécouvrir - d’autres lieux qu’elle appréciait.

Pour une architecte, venir au Palais des Beaux Arts était un pèlerinage, un passage presque obligatoire, au moins pour l’éducation du métier, si ce n’était pour le simple plaisir des yeux. Aussi, la blonde aimait s’y perdre et admirer ce qu’un autre avant elle avait réussi à faire. Le site ne perdait rien de son charme et gagnait même en cachet, à mesure que le temps y laissait, ça et là, des traces de son inéluctable passage. Ce qu’elle trouvait de plus saisissant, encore, était sans nul doute le reflet du palais dans le miroir d’eau qui coulait à ses pieds ; ce panorama, cette illusion était un coup de génie. Dans un silence de recueillement, l’irlandaise observait les autres, ces gens qui se promenaient à ses côtés sans pour autant lui prêter attention. Elle qui aimait la solitude se plaisait dans cet anonymat, dans cet exercice et d’ordinaire, elle vivait encore plus cette solitude qu’elle avait choisie.

Pourtant, elle était lasse d’être seule. Lasse, pour ne pas dire découragée. Comme sa mère le lui avait dit, elle n’était pas stupide, pas désagréable à regarder, non plus, et pouvait faire un très bon parti, pour n’importe qui. Enfin, pour n’importe qui ne voulant pas d’enfant. Et là, baignée dans une foule à laquelle elle se sentait parfaitement étrangère, elle en avait assez d’être seule, assez de chercher un bonheur qui semblait ne pas être fait pour elle. Elle qui aurait aimé être mère, qui aurait adoré voir un enfant courir dans ses bras, elle n’était pas assez bien, pas assez ‘femme’ pour avoir pu enfanter, pour avoir fait ce qu’il y a de plus naturel pour une femme, au fond. Alors, quand elle voyait autour d’elle des enfants rire, sourire ou ne serait-ce que tenir la main de leur mère, elle sentait cette vague d’amertume et de colère émerger du fond de ses tripes. Appelez ça de la jalousie, ou de l’envie, Siobhán n’aurait même pas été à cœur de le nier : elle aurait donné n’importe quoi, pour vivre sa maternité.

S’arrêtant à un marchand de café, elle prit de quoi se réchauffer les mains, avant de repartir à la quête d’un banc pour laisser le temps lui filer entre les doigts. Et, à cet instant, alors que pour une fois, une certaine brune ne lui envahissait pas les méninges, elle la vit, cette femme, cette barmaid qui avait, quelque part, changé le cours de sa vie. Dans un automatisme presque accablant, Siobhán sourit, avant de se diriger envers cette femme qui semblait chercher quelque chose, ou quelqu’un, autour d’elle. Et quand enfin celui qui capta son attention se fit voir, la blonde perdit son sourire. Alors, Caeilan aussi faisait partie de ces femmes ? Quel âge avait-il, quatre, cinq ans ? Si elle avait pu, Siobhán aurait tourné les talons pour partir dans l’autre direction, mais elle était déjà là, près, si près de cette femme. La blonde avait l’air gêné et ça se voyait parfaitement sur les traits de son visage, mais elle se racla la gorge, tout de même. « Hello, Caeilan… » - sa voix, bien qu’à peine plus haute qu’un murmure, semblait assurée, alors qu’il n’en était rien – « Fancy seeing you here… » Elle souriait et c’était un peu forcé, mais elle ne pouvait plus vraiment faire marche arrière. La poigne sur sa cup de café se fit plus forte encore et elle ne put réprimer un soupir alors que la surprise semblait partagée.

Son regard azur vint se poser sur le gamin et elle aurait pu pleurer. Ou rire. Ou les deux, d’ailleurs. Il était tout ce qu’il y avait de plus mignon et il y avait une ressemblance indéniable avec Caeilan. Sio’ voyait en ce petit tout ce qu’elle ne pourrait jamais avoir, et tout ce qu’elle ne pourrait jamais être et ça lui arracha un sourire mélancolique. « I didn’t know you liked architecture… » Elle ne savait rien de cette femme, se rendit-elle compte. Mais après tout, comment pouvait-on faire connaissance avec quelqu’un qui savait disparaître presque aussi biien que Copperfield ?
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MessageSujet: Re: « Stay cold & watch it burn. » — ft. Caeilan O'Hara   Ven 29 Sep - 22:20




     


 
Siobhán & Caeilan
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C’était enfin le weekend, et Caeilan en était soulagée. Certes, qui disait weekend disait longues (très longues) soirées au bar, car elle ne pouvait possiblement pas prendre son vendredi soir et son samedi soir, mais cela voulait aussi dire qu’elle pouvait passer toute la journée avec son fils. Elle avait réussi à s’arranger avec les autres barmans, et il était toujours convenu qu’elle ne venait qu’aux alentours de sept heures du soir, jusqu’à la fermeture, lui laissant ainsi largement le temps de passer un bon moment avec son fils, et surtout, de partager un repas avec lui. Durant la semaine, elle n’avait que très peu le loisir de manger avec Jonah, hormis un petit-déjeuner bien laborieux de sa part. Se lever si tôt après s’être endormie était toujours difficile, bien qu’elle le fasse avec plaisir pour voir la petite bouille de son petit homme. Toujours était-il que son rythme était épuisant, et qu’elle avait profité de ce Samedi matin pour dormir jusqu’à 10 heures, kidnappant son fils dans ses bras et le forçant à faire de même. Par chance, contrairement à la plupart des autres enfants, Jonah ne se réveillait pas toujours aux aurores, et il était assez simple de le persuader de se rendormir en lui faisant un câlin prolongé.

Lors de leurs journées ensembles, Caeilan faisait toujours en sorte d’organiser une sortie, d’abord pour que son fils puisse se balader et prendre l’air, mais aussi pour continuer à découvrir la ville. San Francisco était immense, et l’Irlandaise n’avait probablement pas exploré la moitié de la ville. Aujourd’hui, ils avaient prévu de revenir à l’un de ses endroits préférés, qui, par chance, plaisait tout autant à Jonah. Ils allaient pique-niquer ; car même si le fond de l’air était frais, il faisait particulièrement beau. Alors, avec l’aide de son fils, ils préparèrent des sandwiches, des fruits et de quoi boire, glissant le tout dans son sac à dos, qu’elle compléta avec des jeux pour son fils, et son carnet de dessin. The Palace of Fine Arts était un trésor d’architecture, et elle aimait en faire des croquis ; son petit plaisir auquel il lui avait toujours été dur de renoncer. Jonah était toujours bien content de la regarder, le petit garçon un trésor de gentillesse. Patiemment, elle l’habilla d’un petit manteau en cuir assez épais, et fixa ses gants sur ses mains. Elle revêtit son propre manteau, fixa son sac à dos confortablement, et sortit deux casques en main. Elle avait l’habitude de conduire son fils partout de cette façon, et il fallait dire que le garçon adorait se déplacer de la sorte. Casque bien fixé sur son crâne, Caeilan le hissa derrière elle sur la selle de sa moto, et quelques minutes plus tard, ils démarraient en direction du centre de San Francisco.

Ils étaient installés dans un coin qui leur était habituel, sur l’herbe, en face de l’étendue d’eau donnant sur la coupole centrale. Ils étaient tous deux affalés contre un arbre, et Caeilan avait son carnet de dessin en main, faisant un croquis de la structure distraitement. Jonah lui racontait sa semaine à l’école, chaque détail le rendant plus excité que la seconde précédente, et l’Irlandaise ne pouvait s’empêcher de sourire, attendrie par son garçon. Elle lui accordait toute l’attention possible, lui jetant un œil distrait toutes les quelques secondes, son dessin n’avançant qu’à une lenteur risible. Soudainement, Jonah déclara vouloir aller voir les canards, et Caeilan l’observa approcher le lac avec un air attentif, se relevant par la même en refermant son carnet de croquis. « Don’t get too close, love. » Le garçon hocha à peine la tête, et elle dut se retenir de rire, alors qu’elle refermait leurs affaires dans le sac-à-dos. Il commençait à faire un peu plus froid, et ils ne tarderaient plus à rentrer. Son attention fut distraite alors qu’elle entendit quelqu’un se racler la gorge, et elle se tourna, surprise, vers l’inconnu. L’inconnue. Pas si inconnue que cela. Elle fixa, longuement, presque aussi gênée que sa conquête. Elle eut l’envie presque irrépressible d’attraper son fils et de fuir, mais déjà le garçon, bien trop attentif, revenait vers elle, et s’accrochait à sa jambe. Instinctivement, elle vint poser ses doigts contre son crâne, caressant ses cheveux alors qu’elle était autrement figée par la vue de son amante. Ancienne amante. Elle n’arrivait pas à parler.

Jonah enserrait fortement sa jambe, toujours un peu timide face à des inconnus ; mais il était aussi curieux, et il observait avec des yeux attentifs la forme de la blonde. Caeilan ne parlait toujours pas, la panique la prenant à la gorge. C’était exactement ce qu’elle voulait éviter : une ouverture sur sa vie, la découverte de quelque chose (quelqu’un) qu’elle voulait absolument rester secret. Ca la tuait, et inconsciemment, elle serra un peu plus son enfant contre elle. « Mama likes to draw ! » Dit-il timidement, et Caeilan le regarda avec surprise, se rendant enfin compte que Siobhán lui avait posé une question. Elle eut un rire gêné, alors qu’elle souriait à Jonah, hésitant quelques secondes avant de faire face à la blonde à nouveau, déglutissant douloureusement. « Yes, I … I like to draw the palace. It’s a nice exercice. » Elle se mordit la lèvre, captant le regard de son fils qui la regardait avec intrigue. Ce garçon était parfois bien trop observateur. « Who are you ? » Demanda-t-il à Siobhán et Caeilan ne put s’empêcher de rougir un peu, gênée. « I’m sorry, I … I didn’t except to see ya again. » Elle attrapa son fils par la taille, et le souleva facilement, l’installant sur sa hanche et embrassant sa tempe par réflexe. « This is Mama’s friend, baby. Her name is Siobhán and she’s Irish, like us. » Elle sourit à l’enfant, terriblement attendrie, et pressa un instant son front contre le sien, avant de se rappeler de la présence de cette dite « amie ». Elle déglutit, lui offrant un sourire confus. « Mama’s friend ! You’re pretty. I’m Jonah. » Et avec ça, Jonah cacha son visage dans le cou de sa mère, laissant à Caeilan le loisir de grimacer un peu. « I … God, this is embarrassing. This is my son. And I … I really didn’t think we’d see each other again. Ya were not … This was not supposed to happen. » Elle grogna dans le fond de sa gorge, et ferma les yeux un court moment, avant d’inspirer, et de sourire, un peu tremblant, à la blonde. « I’m sorry, I’m being rude. How are ya ? »



     
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MessageSujet: Re: « Stay cold & watch it burn. » — ft. Caeilan O'Hara   Ven 6 Oct - 17:51

« Stay cold & watch it burn. »

 Caeilan ⊹ Siobhán  


Do we have bad blood ? Do you feel the burn from my touch ? Darling, I always knew that we were doomed. I stay cold, feel the weight of the world, now I always, always walk alone without you.
L’étrangeté du moment était clairement pesante et l’on aurait pu découper la tension au couteau, tant elle semblait engluer les deux femmes. Le petit, complétement étranger à la situation, n’avait pas l’air de comprendre ce qui se passait entre sa mère et son « amie » et ne perdait rien de sa mignonitude. Heureusement qu’il était là, d’ailleurs, pour dissiper le trouble et relancer la mécanique enraillée. Siobhán le regardait, l’observait comme si c’était la huitième merveille du monde et elle ne pouvait pas être autre chose que ravie de le voir, même dans ces conditions. Elle se racla la gorge, alors, et se força à sourire plus franchement, véritablement curieuse, pour le coup. « Oh, I didn’t know that ! And do you draw too young man ? » Se concentrer sur le garçon la calmait et lui permettait de reprendre un peu le contrôle sur la situation ; elle jouait avec sa cup, arrachant l’étiquette qui portait le logo du café, peu consciente qu’elle retombait dans ses mauvaises habitudes. La question du fils de Caeilan la surprit et la déstabilisa un peu mais elle n’eut pas le temps de réfléchir à une réponse de toute façon. Et qu’était-elle d’ailleurs ? Une connaissance ? Une conquête de plus à ajouter au tableau de chasse de sa compatriote ? Un passe-temps ? Plus elle y réfléchissait, plus elle sentait la colère monter et elle du se calmer, prendre une gorgée brûlante de son café pour faire passer la boule qui prenait place dans le fond de sa gorge. Le réponse que donnait Caeilan à son fils la fit rire, soudainement, et si on la connaissait assez, la subtilité était flagrante : elle riait jaune et c’était cynique. Elle ne ratait rien du manège, des mots qu’ils échangeaient et du revenir à l’instant présent pour répondre, encore une fois, au jeune garçon. « O-oh, thank you Jonah. You’re quite handsome too. » Elle luit fit un clin d’œil et fut rassurée de voir qu’avec lui, tout semblait plus simple, plus naturel.

Elle aurait voulu le prendre par la main, aussi, le porter elle-aussi… Et l’espace d’une seconde, elle s’imaginait déjà faire parti de cet ensemble, avoir sa place auprès d’eux… Secouant sa tête pour se sortir de sa rêverie parfaitement ridicule, Sio’ finit son café, d’une traite, grimaçant alors que Caeilan lui parlait encore, et qu’elle souffrait de cette brûlure qu’elle aurait pourtant du voir venir. Elle vit rouge, elle voulut lui répondre, ne pas avoir à se retenir ; mais les adultes ne doivent jamais régler leurs problèmes devant les enfants, non ? « Not supposed to… Oh. Well. I guess I’m a horrible person. » - et elle riait, faisant son possible pour ne pas paraître trop troublée, ou blessée et pour ne pas que le jeune garçon la prenne, lui, trop au sérieux. Ce fut finalement le sourire de sa compatriote qui l’incita à se calmer. Après tout, la brune n’avait aucun compte à lui rendre, pourquoi Siobhán devait-elle, sentait-elle le besoin d’agir en parent divorcé ? « I’m sorry. » - elle soupira et pressa ses temps alors qu’elle se passait la main sur le visage. Jetant alors sa cup vide, elle fit de nouveau face à la jeune femme, lui offrant elle aussi un sourire qui n’atteint pas ses yeux, pour autant. « I’m fine. Working on my OCD, looking for some job offers. What about you ? » - elle jeta un coup d’œil au carnet de Caeilan. « Can I have a look ? I’m an architect. I don’t know if I already told you. » Elle était dans un mode beaucoup plus professionnel, mais ça la rassurait, de mettre cette distance entre elles. « Oh, does it mean that I can’t come at your pub anymore ? That would be a shame, I liked the place. And the staff. »

Elle ne voulait pas être acide, ou impolie, mais elle se sentait véritablement honteuse et elle en voulait à Caeilan de la faire se sentir ainsi. Encore une fois, elle se sentait de trop, incapable d’être acceptée pour ce qu’elle était et le rejet flagrant de la brune ne le lui rappelait que trop bien. Elle crispait sa mâchoire, jouait avec ses mains et devait avoir l’air d’une folle, peut-être. Mais malgré le ressentiment qu’elle avait, elle ne voulait pas que cela se passe ainsi avec sa compatriote alors, une nouvelle fois, elle se força à soupirer, les yeux clos. « Look. I’m sorry. I don’t want… This » - elle fit un geste entre elles – « To be awkward. And it’s obvioulsy a first for me. » Elle paraissait triste, blessée et elle ne faisait plus rien pour le cacher. Ce que ses mots ne disaient pas, ses yeux le faisaient à leur place, et elle avait besoin, ou au moins envie, de savoir qu’elle ‘avait pas été qu’un pion, ou qu’une croix sur une checklist. « We can... Start all over again ? » Elle ne demandait pas la lune, mais elle avait envie d'en savoir plus, sur cette femme qui semblait mettre un point d'honneur à ne rien dire de sa vie.
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MessageSujet: Re: « Stay cold & watch it burn. » — ft. Caeilan O'Hara   Mar 24 Oct - 18:50




     


 
Siobhán & Caeilan
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Creuser un trou, s’enterrer dedans et disparaître, voilà la seule ambition de Caeilan à cet instant. Rien de plus gênant que d’être face à une conquête qu’elle n’avait pas vraiment vu revoir — non, c’était un mensonge. Qu’elle aurait voulu revoir en d’autres circonstances, parce que malgré tout, Siobhán lui avait plu. Des quelques longues minutes où elles avaient pu parler, Caeilan avait été charmée, et elle aurait aimé en apprendre plus sur la blonde fraîchement divorcée. Assez pour coucher avec elle, en tous les cas, et avoir envie de la retrouver malgré le fait qu’elle sache que c’était la pire des idées. La pire des idées, d’abord parce qu’il n’y avait de la place que pour une seule personne, dans la vie de Caeilan, et c’était son fils ; ensuite parce qu’elle n’était rien d’autre qu’une terrible excuse pour de la compagnie, et enfin parce qu’elle était beaucoup trop fucked up pour être liée à quiconque de cette façon. Elle n’apporterait que des ennuis, avec ses bagages assez gros pour remplir un avion. Clairement, Siobhán n’avait pas besoin de quelqu’un comme elle dans sa vie, et c’en était bien la preuve à l’instant : l’Irlandaise pouvait presque goûter le mal-être de sa compatriote, pouvait voir la douleur sur son visage alors qu’elle lui avait avoué qu’elles n’étaient pas censées se revoir (était-ce trop tard pour retirer ses mots ? Probablement).

Alors, la brune grinça des dents et resserra Jonah distraitement contre elle, remerciant tous les dieux connus du fait que son fils soit visiblement parfaitement absorbé par la vision des cygnes dans l’étang un peu plus loin. Il gigotait dans ses bras, cherchant clairement à s’échapper, mais elle le calma d’un mot, embrassant son front, et il se laissa aller contre elle en retour. C’était gênant, d’avoir cette conversation avec son fils dans les bras ; le garçon avait beau être jeune, il comprenait beaucoup trop ce qu’il se passait autour de lui, et Caeilan ne voulait pas le mettre mal à l’aise. Elle envisagea l’idée de fuir, mais son cœur se serra dans sa poitrine en voyant la détresse de Siobhán. Sans réfléchir à son geste, elle posa une main contre l’avant-bras de son amante, secouant légèrement la tête. « Stop. Please. Ya’re not a horrible person. » I am, resta silencieux, alors qu’elle se trouvait incapable de prononcer les mots en présence de son fils. Elle se mordit la lèvre, jetant un œil au carnet également, sans lui répondre. « Of course ya can come to the pub, I … » Elle soupira, aussi silencieusement que possible, balançant Jonah contre sa hanche. Le garçon se faisait plus lourd qu’avant, pour elle. « Ya can go anywhere ya like. » Finit-elle alors, lèvre mordue et regard baissé.

Elle n’avait pas l’habitude d’être aussi mal à l’aise, et elle blâmait ce manque de fougue sur la présence de son fils. Elle était une autre personne, avec son enfant dans les bras, bien loin du monstre qui s’était enterré de plus en plus loin dans la dépravation avec Keihan. Bien loin de la violence de leurs années, de l’irrépressible envie de rester malgré les drames. Elle n’aimait pas se sentir aussi vulnérable en face de quelqu’un. « As for the drawings, I … I’ve got this fantasy that I’m good, ya know ? So I’d rather not. I mean, your opinion would matter and I’d just prefer not to know that I’m terrible at it. » Un nouveau sourire, gêné, et une nouvelle pièce de puzzle. Dur d’être là sans lui parler, sans partager ; elle n’a nul doute que Siobhán vient d’en apprendre plus sur elle en quelques minutes que pendant ces heures passées nues entre des draps. Elle déglutit, alors que Jonah tournait la tête à nouveau, les observant l’une, puis l’autre. « Did you and Siob-Sioben have a fight Mama ? » Un sourire se dessina sur les lèvres de Caeilan et elle caressa les cheveux du garçon, indulgente. « Siobhán. And no. We just, didn’t except to meet each other again. » Il hocha la tête, comme s’il comprenait, avant d’enchaîner, tourné vers Siobhán. « Can she come eat with us, Mama ? You promised some pizza, and I’m hungry. » Il faisait la moue, maintenant, et l’Irlandaise dut se retenir de grimacer. C’était dur de lui refuser quoi que ce soit, alors elle fixa à son tour son amante, suppliant la blonde avec les yeux. « I know I have no right to ask ya that but … Would ya ? Join us ? We can start over. »

Lentement, elle déposa son fils au sol, et il fit quelques pas, commençant à ranger les jeux dans son sac à dos. Profitant d’être seule avec Siobhán, un œil toujours jeté sur son fils, elle se mordit la lèvre un long moment, encore incertaine. « It’s not ya, Siobhán. It’s me. Look, we had fun, and I like ya, but I … I have to think about my son, first. He’s all I have. I’m not an open person, I don’t talk about myself or my life, and honestly if ya hadn’t run into us today … I doubt I would have ever told ya about him. And it’s not because of ya, it’s me. It’s just who I am. I’ve been burned too many times. Ya understand ? » Elle passa une main dans ses cheveux, le stress s’évacuant par vagues de son corps. Elle soupira, regardant l’enfant avec tant d’amour que cela illuminait son visage. « But like I said, I like ya, and even though we weren’t supposed to meet again, I’m kinda glad we did. But ya have to understand that my son will always be first for me. » Elle braqua son regard sur Siobhán, alors, et s’osa à esquisser un sourire, un peu plus genuine que les autres. « If ya’re alright with that, Siobhán, then we can start over. »



     
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MessageSujet: Re: « Stay cold & watch it burn. » — ft. Caeilan O'Hara   Mar 7 Nov - 19:13

« Stay cold & watch it burn. »

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Elle qui jamais n’aurait d’enfant, elle qui n’avait plus ce droit – ou en tout cas un qui soit de son sang – elle trouvait la présence du bambin parfaitement merveilleuse ; il avait cette aura d’innocence et de bienveillance qui calmait les tensions et gardait les choses ‘politiquement’ correctes, même si Siobhán n’était pas de celles et ceux qui font des scandales en public. Ses petits yeux, sa frimousse et ses mèches brunes – comme celles de sa mère – avaient quelque chose d’apaisant et la blonde avait terriblement envie de tendre la main, de lui caresser la joue, de passer ses doigts dans ses cheveux, ou même – dear lords – de le prendre dans ses bras, peut-être. Mais, encore une fois, ce n’était pas à sa portée, de toute façon. Toutefois, il y avait dans le fond de sa caboche une petite voix, encore très lointaine, qui lui murmurait qu’un jour, peut-être, ce garçon pourrait courir dans ses bras…

Reléguant ses pensées pour plus tard – ou pour jamais – la quadragénaire reporta son attention sur une irlandaise tout aussi mal à l’aise qu’elle. Et c’était cette main, surtout, qui lui arracha presque un soupir nostalgique. Elle se souvenait d’autres caresses, nettement moins innocentes, et d’autres parties de son corps que cette dextre avait parcourues, bien des nuits plus tôt. Et, si elle se mordait l’intérieur pour ne rien faire paraître, il était fort à parier que son visage ne portait pas ce que les autres appelaient leur « poker face » et qu’on pouvait y lire le trouble qui l’habitait alors. Elle se racla la gorge, ses yeux retrouvant ceux, fascinants, de sa compatriote, prêtant un peu plus attention à ses mots. Et elle voulut rire, acide et cynique, rire parce qu’elle avait tellement de fois entendu cette excuse, parce que son ex-mari avait voulu lui faire croire, un instant, qu’elle n’était pas la véritable cause de leur divorce. Bien sûr, elle ne l’avait pas poussé dans les bras d’une autre, mais elle ne cessait de penser que si elle avait pu lui donner un enfant, ils seraient encore ensemble, à jouer à la famille parfaite… Alors, elle voulut arracher son bras à cette étreinte qu’elle appréciait pourtant, pour fuir, loin, loin de ces mensonges et pour se protéger, prendre ses distances pour ne pas souffrir encore.

Pourtant, il y avait dans ses yeux une sincérité qu’elle ne pouvait pas ignorer ; même son mari n’avait pas su la feindre, si beau comédien qu’il avait été durant les derniers mois de leur mariage. Siobhán soupira alors, se laissant, leur laissant le temps de retomber sur leurs pattes, alors qu’elle regardait toujours le garçon dans les bras de sa mère, un sourire étirant ses lippes sans qu’elle le veuille. Un peu, et on aurait pu la prendre pour une folle qui, par manque d’être mère, enlève les enfants des autres… Le sujet déviait vers un terrain qu’elle appréhendait un peu mieux et elle ne put que rire distraitement, acceptant, pour l’heure, de faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. « Oh, I may be an architect and but I’m not heartless. Besides I’m sure it’s not bad at all. » - elle rougissait d’avance, prenant son courage à deux mains – « And if I remember correctly, you’re quite talented with your hands, Caeilan. » Elle regrettait de ne plus avoir de café entre les mains, pour au moins les occuper, alors, par dépit, elle les cachait dans ses poches, serrant ses poings, plus à cause de la fraicheur de l’air qu’à cause d’autre chose ; son désarroi se voyait, en miroir, sur le visage de la brune, d’ailleurs, alors que son fils lançait une invitation sans savoir qu’il mettait les pieds sur un terrain fort instable.

Pour autant, Siobhán ne put s’empêcher de rire, cette fois-ci, regardant le garçon avec une affection qu’elle ne tenta même pas de cacher. De l’avis de tous, elle aurait fait une bonne mère et avait une facilité avec les enfants qu’elle regrettait aujourd’hui d’avoir ; s’attacher à un enfant que l’on doit regarder partir n’a rien de plaisant, obvioulsy. Et, elle qui s’attendait à ce qu’on trouve une autre excuse pour se « débarrasser » d’elle, elle fut surprise de voir que son amante d’un soir validait l’invitation, alors que son bambin rangeait ses affaires. Les sourcils froncés, la blonde écouta sa compatriote avec attention, étudiant les traits de son visage, les nuances de ses iris, cherchant là où elle le pouvait la moindre trace d’hypocrisie. Elle soupira alors, passant sa main contre sa nuque pour se détendre. « You know, I’ve heard that excuse a bunch of times… But it’s quite odd but I believe you… For once in my life it may not be because of me. » - elle sourit, gênée, regardant une fraction de seconde dans la direction de Jonah avant de revenir sur sa mère – « You have a great kid… He’s cute. » - elle avait le regard vague, presque embué – « And I may not be a mother but I understand that a child always comes first. » - elle regardait Caeilan avec conviction, pesant encore le pour et le contre d’une telle invitation. Et si Caeilan disparaissait de nouveau ? Si elle préférait partir sans se retourner, encore et la laisser se poser 1001 questions ? Si la brune avait eu quelques condictions, il était normal qu’il en soit de même pour Siobhán, de toute évidence. « Let’s say I’d join you… I don’t want to be fooled again, I don’t want you to disappear again and to be left with questions and self-doubts. I want that… » - elle montrait le vide entre elles – « Whatever this is, I want this to be respectuf and truthful… » Elle inspirait, maintenant, peu sûre, inquiète de savoir comment sa vis-à-vis allait réagir. « So… Is it too much to ask ? » Elle serrait la anse de son sac à main d’une poigne de fer, serrant les dents un instant avant de se lancer, jetant un dernier regard au bonhomme qui n’approchait toujours pas pour être certaine qu’il ne l’entende pas, même en murmurant. « And this is quite a torture to make a woman feel the way I felt beneath your hands to just leave afterwards. I didn’t want ‘it’ to be the last time because… Because you can’t just open a door and leave me like that ; I never felt as alive in forever, Caeilan. And I’ve never been addict to anything — well no, that’s not true, but let’s say that I can recognise an addiction and I’m pretty sure that I’m addicted now. » Elle souriait maintenant, un peu plus confiante, un sourire timide planant sur ses lippes. C’étai une légère touche d’humour, certes, mais elle voulait tout de même que son message résonne clairement pour Caeilan.

Souriant finalement plus franchement alors que le jeune garçon revenait à elles, elle s’adressa directement à lui. « So, what about that pizza young man ? What’s your favorite ? I like pepperoni and mushrooms on mine. » Relevant son regard vers la mère du bambin, elle ajusta la lanière de son sac pour signifier qu’elle était prête à prendre la route. Oh, et elle avait bien l’intention de regarder dans son calepin, un jour, tiens.
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