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 There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)

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Daniel Gheorge
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MessageSujet: There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)   Ven 11 Aoû - 4:06

 

Ces moments étaient précieux. Ces soirs où Damian ne bossait pas et où je n'avais pas à me lever aux petites heures le lendemain matin pour aller m'enfermer au labo de l'université et me plonger la tête dans mes recherches. Qui l'aurait cru ? La science n'était plus la première à mon esprit lorsque j'ouvrais les yeux le matin. Pour tout dire, il n'y avait plus énormément de moments en une journée où elle était première. Je me surprenais régulièrement à rêvasser ou à être distrait, alors que j'aurais dû me concentrer. Cela amusait bien souvent mes collègues et au lieu d'en être dérangé, je me sentais... heureux et fier. Je ne m'étais jamais senti si léger que ces dernières semaines. Il m'en fallait peu pour être heureux. Les quelques heures que nous pouvions grappiller ici et là suffisaient à me donner le carburant nécessaire pour une constante bonne humeur. Moi, de nature si anxieuse et sérieuse à mes heures, prenais tout avec un grain de sel. J'étais encore plus enclin que de coutume à m'occuper de toutes les tâches ménagères à l'appart'. Cela avait en grande partie facilité la dynamique de notre nouvelle situation de colocation depuis l'arrivée de Hamlet. Tout était en ordre, tout était fonctionnel. Tout court : tout était bien. Ce qui nous avait tourmenté pendant un bon moment était rentré dans l'ordre et nous pouvions de nouveau nous concentrer sur ce qui nous intéressait le plus... Inutile de vous expliquer ce que c'était. Damian et moi avions développé une telle habitude de passer tout le temps que l'on pouvait ensemble que nous en étions probablement encore plus fusionnels qu'avant, à notre façon.

Pour célébrer cette soirée où nos horaires concordaient enfin parfaitement, j'avais pensé que nous aurions pu sortir en ville et s'amuser un peu. Enchainer un repas et une sortie dans une boite ou un bar. Ce n'était pas ma préférence pour une soirée ensemble, mais j'avais cru que cela aurait fait plaisir à Damian. Auparavant, c'était bel et bien lui qui m'avait amené à apprécié quelquefois les sorties de ce genre, et qui m'avait montré qu'il était libérateur de se lâcher un peu plus. J'avais donc été surpris de sa réponse, quand il m'avait dit qu'il préférait que nous profitions d'avoir l'appartement pour nous seuls. C'était bien étrange, car nous avions toujours vécu avec une troisième personne sous notre toit. Avant, nous avions Martin. Je devais bien reconnaitre que c'était quelque peu différent depuis l'arrivée de Hamlet et que nous nous montrions un peu plus timides. Cela me plaisait en quelque sorte, d'entretenir cette petite bulle bien propre à nous deux.

Nous étions donc sortis diner finalement et avions profité d'un excellent repas durant lequel je n'avais pas eu besoin de cuisiner. J'avais donc pu me dévouer à sa présence. Je m'étais même laissé un peu embrumé les idées par quelques verres de vin, nous avions partagé une bouteille. Je ne pouvais décrire l'effet que cela me faisait, de faire ces sorties qui avaient de ces airs « officiels » comme si nous prenions le temps de nous séduire encore, et encore. Puis, parce que Damian avait insisté, nous étions finalement rentrés à l'appartement. C'était peut-être l'endroit où nous vivions tous les jours, mais il y avait quelque chose de particulièrement séduisant dans le fait de pouvoir s'y retrouver dans le cadre d'un... rendez-vous. N'était-ce pas dans ce mode que nous nous trouvions ? J'adorais cela.

Je riais à sa dernière plaisanterie comme nous franchissions le cadre de la porte et Damian refermait celle-ci derrière lui. « Oh oh... » laissais-je échapper, avant de glousser d'un nouveau rire étouffé. Je faisais signe à Damian vers le couloir, où nous pouvions voir de la lumière en provenance de la chambre de Hamlet. J'étais pourtant persuadé, parce que c'était ce qu'il m'avait dit plus tôt aujourd'hui, qu'il ne rentrerait pas de si tôt pour terminer du travail. « On trouve refuge dans ta chambre... ou la mienne ? » Je murmurais presque ces paroles, incapable de ne pas en être amusé. Nous étions là, dans l'obscurité de l'entrée de l'appart, comme deux adolescents bravant l'interdiction des parents. Je posais sur Damian un regard insistant avant de me rapprocher pour l'embrasser. C'était un petit jeu sans importance, car nous n'avions aucunement besoin de nous cacher. Cela rendait seulement les choses plus excitantes encore.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Re: There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)   Mar 15 Aoû - 11:25

I have always felt comedy and tragedy are roommates. If you look up comedy and tragedy, you will find a very old picture of two masks. One mask is tragedy. It looks like it's crying. The other mask is comedy. It looks like it's laughing. Nowadays, we would say, 'How tasteless and insensitive. A comedy mask is laughing at a tragedy mask.'
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Avoir un nouveau colocataire ? Une nécessité mais pas nécessaire appréciable quand j'avais envie de passer du temps avec Daniel de manière plus intime qu'une relation amicale entre collègues. Je supposais qu'il était néanmoins nécessaire de taire ce développement de notre relation à cet étranger qui s'installait avec nous. Peut être parce que j'avais encore mes propres incertitudes, peut être parce que cela le mettrait peut être mal à l'aise ou encore parce que Daniel semblait vivement amusé par tout cela et que je ne résistais pas à un sourire de cet homme dans ma direction. Il en était que ces derniers jours n'avaient pas été évident pour moi. Martin avait été là, avant ... Hamlet arrivait peut être au moment où je me prenais bien plus la tête que ce que je n'avais toujours désiré le faire. Lui et Daniel avait des choses en commun ... Des choses que je n'aurais jamais en commun avec lui, même si j'étais bien moins stupide que je le faisais croire en permanence. J'étais peut être un peu inquieté par la situation mais je le dissimulais sous mon plus beau rictus charmeur et cette assurance que je démontrais en toutes circonstances et qui me servait d'armure.  Danny m'avait choisi après tout, je n'avais pas à laisser de vieilles blessures mettre en péril ma nouvelle relation avec lui. C'était injuste vis à vis de lui surtout quand il faisait preuve d'une telle patience à mon égard, qu'il ne poussait pas, et qu'il se contentait d'accepter ce que j'étais disposé à offrir. La pensée m'attristait un peu, toujours ce doute persistant, j'aurais voulu qu'il puisse se sentir apte à me bousculer un peu. J'aurais voulu le gâter autant que j'avais l'impression qu'il le faisait mais je devais me rendre à l'évidence, je brûlais probablement quelques étapes dans une dynamique que je ne connaissais que très peu.

Mais ce soir ? Ce soir, j'avais une chance. J'avais fait des pieds et des mains, sorti mon plus beau regard de chien battu pour obtenir ma soirée de liberté. Je savais que Danny était libre demain, et de ce que j'avais cru comprendre, Hamlet ne serait pas à l'appartement ce soir. Une chance pour moi de pouvoir offrir une soirée à Daniel qui se démarquerait de nos soirées amicales, et qui noterait vraiment le pas qui avait été franchi dans notre relation. C'était un peu dur par moment car nous avions toujours été proche ... Evidemment les séances de pelotage au fond de son lit était un indice évident mais il méritait plus que des baisers et quelques caresses à l'abri des regards. J'avais essayé de faire l'effort de me lever pour pouvoir déjeuner avec lui, de faire un repas du soir un peu tôt en sa compagnie mais le tout dans le tout, cela me semblait insuffisant. Surtout que je devais admettre que j'avais fini par prendre une décision.

Ce soir, je ne laisserais pas mes doutes me freinaient ... Nous avions l'appartement pour nous et nous avions passés un agréable dîner tous les deux. Comme un vrai couple à parler de tout et de rien, en se dévorant des yeux, un sourire jamais bien loin sur nos lèvres. C'était un peu stupide pour un homme comme moi qui avait eu sa part de conquêtes mais ce soir, c'était le grand soir et je l'anticipais avec un mélange de nerfs et d'excitations. Couvrant mon émotion sous mes blagues un peu lourdes mais qui avait le don de plaire à Daniel par dieu sait quel miracle.

Enfin peut être que j'avais mis la charrue avant les boeufs ... Visiblement Hamlet était rentré à l'appartement, Daniel m'indiquant le raie de lumière. Je sentais mon corps entier s'affaisait, désamparé. Daniel semblait bien loin de toutes mes inquiètudes, il ne se doutait probablement pas de ce que mon cerveau avait prévu. J'acceptais son baiser sans me faire prier néanmoins et banissait mentalement l'accès à ma chambre pour le refuge. Cela ne servait plus à rien, et j'avais peut être été un peu stupide de toute façon ... Google n'était pas toujours un ami pour les ignares dans mon genre pour prévoir une soirée romantique. J'avais peut être été un peu trop ... loin dans la déco. Un soulagement, c'est que Daniel n'aurait jamais à le savoir, l'opportunité était gâchée. Je finissais par me détacher de ses lèvres, le souffle court et mes mains posaient sur ses hanches. - La tienne ... Je faisais un signe de la tête, et prenait sa main dans la mienne avant de prendre la direction de sa chambre, tentant d'être le plus silencieux possible pour ne pas attirer l'attention. - On pourra toujours regarder un film sur ton ordinateur portable ... Je dissimulais la déception sous mon air enjoué. Les choses auraient du être différents, la bouteille de bon vin nous attendant dans le frigo alors que nous aurions du pouvoir boire un verre tout en discutant sur le canapé, une musique d'ambiance en fond sonore, une étape avant de le charmer suffisamment pour le conduire dans ma chambre et lui avouer ma confidence à travers l'effort d'avoir rangé l'endroit, d'avoir mis quelques lumières douces pour tamisé la pièce sans éteindre complètement les lumières, achetaient des draps de qualité et faire mon lit. J'avais même étais aussi loin que ... Non, je n'osais même pas y repenser moi même. Je secouais la tête et m'engouffrait dans la chambre de Daniel. Peut être bien que Hamlet m'avait évité l'embarras au final, et je pouvais toujours profité un peu de câliner Daniel gentiment comme je le faisais jusqu'à maintenant.




“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)   Lun 21 Aoû - 17:46

Voir Damian déçu...était tout au sommet de la liste des choses que je ne supportais pas. D'ailleurs, je n'étais pas exactement certain de ce qui en était la cause cette fois, car nous aurions tout de même toute la tranquillité du monde une fois dans ma chambre. J'avais toujours les mains posées sur son torse et je ne pouvais détacher mon regard de son visage. J'observais ses traits, tâchant de comprendre ce qu'il pouvait bien penser à cet instant. Il y avait de très nombreux moments où j'étais persuadé qu'une connexion sans nom existait entre nous. J'arrivais parfois à comprendre ce qu'il était sur le point de dire avant même qu'un seul mot ne soit sorti de sa bouche et il en était de même à l'inverse. Nous étions différents, mais nous nous connaissions si bien tous les deux. Il y avait un équilibre qui s'était construit naturellement et qui continuait de se préciser depuis que nous étions justement plus que des amis. Je voulais lui faire plaisir à tout moment et il semblait bien que c'était la même chose à l'inverse, alors nous évoluions en baignant dans un bonheur rare, je devais bien l'admettre. J'aurais clamé volontiers à n'importe qui que j'avais une des plus belles chances du monde. Mon meilleur ami, mon amant, celui pour qui mon coeur battait, un coloc, bref... Damian portait tant de chapeaux dans ma vie et ceci dans une grande cohérence. Même le fait que nous avions parfois du mal à jongler avec nos horaires ajoutaient pour le moment un charme à notre relation. Les moments que nous avions étaient exceptionnels et toujours plus savoureux les uns que les autres. Je savais qu'il se montrait parfois dur avec lui même et je détestais cela. Car comment lui dire ? Que j'étais plus heureux que jamais et que je n'avais pas du tout l'impression de manquer de quoi que ce soit. Nous laissions seulement le temps au temps. De quoi éviter de précipiter des choses et de se poser des questions qui seraient pénibles. Tout était naturel et c'était parfait ainsi.

Damian initiait le mouvement vers ma chambre, alors que je m’apprêtais à lui dire quelque chose. Je ne savais pas trop quoi d'ailleurs, car il s'agissait d'un de ces moments où je ne répondais plus vraiment de moi-même et me laissais seulement porter par l'émotion et les envies du moment. Je ne résistais pas et le suivait sans un mot vers la pièce du fond, ma chambre. Qui d'ailleurs nous servait souvent de sanctuaire. En passant devant la porte de la chambre de Hamlet, je levais les yeux pour tenter de voir ce qu'il pouvait bien faire pour avoir changé ses plans. L'instant était trop bref et sa porte trop tirée, pour réaliser quoi que ce soit. De toute façon, j'étais rapidement de retour à offrir ma pleine attention à Damian qui refermait déjà la porte de ma chambre derrière nous. Un sourire se glissait sur mon visage et je le questionnais du regard. Décidément, il y avait quelque chose d'étrange dans sa façon d'agir même s'il me servait les mêmes sourires, les mêmes mots qu'il aurait pu le faire à n'importe quel moment. Si je ne le connaissais pas si bien, j'aurais même pu émettre l'hypothèse qu'il était nerveux ou quelque chose du genre. Je m'approchais de lui pour rompre l'espace déjà étroit entre nous. « Tu agis étrangement... » Mais je n'avais pas l'intention de laisser cela changer quoi que ce soit à la suite de notre soirée. Il avait parlé d'un film, et je n'étais pas contre l'idée... Enfin, cela dépendait si nous avions le temps. « On peut regarder un film si tu veux, mais j'ai bien plus envie de t'embrasser... Tout ce temps où je n'ai pas pu le faire au restaurant... » Je n'y pouvais rien, j'avais beau être un mec bien penché sur les sciences et tout ça, j'étais aussi extrêmement tactile. Il y avait de ces moments où je faisais preuve d'une plus grande retenue parce que c'était tout de même dans ma personnalité de ne rien brusquer... et d'autres, où je me laissais transporté par les émotions, mes sentiments, et où j'en étais tout simplement étourdi.

Je le regardais toujours, pour m'assurer qu'il partageait mon envie. Je me risquais donc à trouver ses lèvres une nouvelle fois. Je fermais les yeux et je perdais toute notion de ce qui nous entourait. Pourtant, je connaissais par coeur la disposition de ma chambre. Bien assez d'ailleurs, pour glisser une main dans ses cheveux et l'autre dans son dos pour pouvoir le guider de quelques pas vers mon lit. Je ne voulais que ça, oublier le reste, et nous offrir une bulle l'espace de quelques minutes... enfin, quelques heures c'était mieux. Il y avait quelque chose de si particulier dans le fait d'embrasser quelqu'un. Je songeais parfois même que c'était encore plus particulier que le sexe, car l'on pouvait coucher avec à peu près n'importe qui et y tirer du plaisir. Embrasser, et aimer l'être, reposait sur quelque chose de presque plus intime. Je voulais partager cela avec lui, j'avais d'ailleurs l'impression de prendre un peu de son âme et de lui donner un peu de la mienne en m'y abandonnant.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Re: There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)   Dim 3 Sep - 13:07

I have always felt comedy and tragedy are roommates. If you look up comedy and tragedy, you will find a very old picture of two masks. One mask is tragedy. It looks like it's crying. The other mask is comedy. It looks like it's laughing. Nowadays, we would say, 'How tasteless and insensitive. A comedy mask is laughing at a tragedy mask.'
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Pris la main dans le sac ... Et je n'étais pas vraiment étonné par la perspicacité de Danny, il était probablement la personne qui me connaissait le mieux dans cette ville, voir même sur cette foutue planète. Et si la pensée avait tendance à me faire peur par moment, je ne pouvais m'empêcher dans être complètement charmé. Je n'avais jamais offert le loisir à quiconque de me connaître si intimement. Des vieilles peurs, des vieilles blessures ... J'étais heureux de me laisser aller à cette opportunité avec cet homme formidable. J'aurais pu lui avouer mes péchés, et ne pas hésiter une seconde à le faire. Mais au lieu de lui avouer le ridicule de mes projets maladroits, je me laissais distraire par la sensation de ses lèvres contre les miennes, de son corps contre le mien. De cette chaleur indiscible que me procurer le fait de l'embrasser. Il y avait quelque chose de terriblement addictif à ce simple acte. Une chose que je n'avais jamais découvert auparavant. Je me laissais submergé par ce contentement heureux, oubliant l'espace d'un instant le désagrément. Tellement impliqué dans la découverte et redécouverte de sa bouche, que je réalisais à peine que l'arrière de mes jambes rencontraient le matelas. Sans me détacher mes lèvres de son visage, je me laissais tomber pour m'asseoir sur le bord du lit, mes mains ayant trouvé le chemin de ses hanches, l'entraînant à ma suite, l'invitant à chevaucher mes cuisses pour obtenir un angle délicieux alors que je laissais ma bouche partir à la découverte de la peau de son cou, mes dents effleurant sans jamais brisé la chair, suivi de ma langue goutant le goût légèrement âcre de sa peau, ce parfum si différent des femmes que j'avais eu dans ma vie mais qui me faisait pourtant perdre bien plus la tête que ses effluves trop sucrées, fruitées.

J'oubliais un peu mes préoccupations, mais je savais qu'une part de moi ne pouvait s'empêcher d'être sur la retenue alors que c'était loin d'être mon style. J'étais souvent l'être le moins discret du monde, qui poussait les frontières de la bienséance sans la moindre vergogne, je n'avais aucun embarras, et j'avais plus d'une fois souvent était un peu trop enthousiasme avec mes compagnes du passé malgré deux colocataires. Mais les choses étaient différentes ... Daniel était bien plus important à mes yeux. Et c'était peut être la raison pour laquelle, j'avais une réserve nouvelle qui n'était pas un trait familier de mon caractère. La présence de notre nouveau colocataire me contraignait à respecter des limites nouvelles, à vouloir ne pas pousser trop loin. J'étais un peu dévasté, j'avais tellement espéré de cette soirée. J'étais enfin ... prêt. Aussi stupide puisse-t-il paraître pour un homme de mon âge. Je ne voulais pas pour autant d'une nuit à la va vite, rabaisser au statut d'un de mes coups d'un soir. Je voulais profiter, savourer et prendre tout mon temps au monde pour rendre ce moment inoubliable. Peut être même plus pour moi que pour Daniel, si j'étais complètement honnête. C'était stupide mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion d'avoir ce moment significatif avec quiconque auparavant. Cette connexion profonde que les films et les autres proclamaient comme un souvenir impérissable. Il me trouverait néanmoins probablement idiot si je lui avouais tout. Biensur je savais qu'il me jugerait pas à haute voix, il aurait probablement même la décence de ne pas rigoler mais ... Je savais que venant de ma part, c'était la chose la plus ridicule au monde. Je ne me leurrais pas, j'étais loin d'être aussi virginal que ce que ces intentions pouvaient prêter à croire. Je l'étais pourtant en ce qui concernait cette émotion profonde qui enrobait mon être quand il était prêt de moi. Ce que les autres appelaient probablement amour mais qui pour moi était cette lourde menace par moment, cette tendre caresse apaisante à d'autres.

Je finissais par stopper mes baisers sur son cou, pour poser mon regard sur lui, un sourire tendre sur le visage à son encontre. Un sourire bien plus réel même si moins intense que ceux que je pouvais projeter en permanence. Le sourire que je ne destinais qu'à Daniel, et ce même avant de devenir ce que nous étions. - Je pensais juste que nous serions seuls ... La réponse venait bien trop tard, une discussion avortée qui remontait à plusieurs minutes. Mais les seuls sons échangeait pendant ce laps de temps avaient était la douce mélodie de nos respirations haletantes s'emmêlant. - Je suppose qu'il va falloir que je me fasse à l'idée de te partager de nouveau. Un rire un peu tremblant, alors que mon front venait se posait dans le creux de sa clavicule se trouvant à ma hauteur. J'échangeais une vérité contre une autre. Par peur d'avouer le réelle fond de ma déception, et ce qui en découlait. Je n'avais pas envie de paraître pathétique, même si je rentrais définitivement dans mon rôle presque habituel de pot de colle égoïste et puérile. Mes mains glissaient doucement sous sa chemise, me réconfortant au contact de la peau chaude de ses reins à défaut de la goûter de mes lèvres. Je savais bien que je découvrais une nouvelle facette de ma personnalité avec lui. Ou plutôt déterrer une facette de moi qui avait été enfoui dans un simple désir de me préserver et d'éviter de me rendre compte ce que mon existence entière signifiait réellement. Un vide considérable. Cette toute petite partie de moi qui savait pertinemment que c'était probablement aussi ce qui me retenait de vraiment tenter ma chance dans la musique par peur du rejet. De l'échec.




“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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MessageSujet: Re: There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)   Mer 13 Sep - 15:19

J'étais amoureux. Je l'étais depuis si longtemps. À tel point que j'en avais presque, presque, oublié mes sentiments pour correspondre à ses désirs par rapport à notre relation. Je n'y accordais plus beaucoup de pensées maintenant que nous partagions quelque chose de plus que l'amitié précieuse qui nous unissait, mais je m'estimais plus que chanceux. Il aurait été faux de croire que j'aurais été malheureux de n'être que son meilleur ami. C'était le rôle le plus important que je n'avais jamais porté de toute ma vie. Seulement... J'aurais toujours eu cette sensation de manque. Ces regards à la dérobée parce qu'il me plaisait tellement, et c'était tellement plus qu'une simple attirance comme on pouvait en avoir pour n'importe qui croisé dans la rue. L'attirance que j'avais pour Damian était comme la combinaison de toutes les autres. Il y avait des tas d'hommes magnifiques, mais lui était l'incarnation de ce que moi, je trouvais magnifique. Il me faisait rire. Il était en bien des points très différent de moi et ces différences me faisaient grandir. Je n'avais aucun mal à affirmer que j'étais plus heureux depuis qu'il était dans ma vie. J'avais le sentiment d'exister pour une raison, d'avoir toujours quelqu'un avec qui partager quelque chose de spécial. Et cela, c'était encore bien au delà de notre présente relation. C'était le lien inexplicable qui s'était lié entre nous dès notre première rencontre, alors que nous aurions pu tout simplement nous détester de par ces différences. C'était comme si nous étions destinés à nous trouver.

Certes, toutes ces nobles pensées m'habitaient de tout temps. J'étais chanceux, j'étais heureux et comblé, mais nous nous butions souvent à des obstacles qui m'apparaissaient, à cet instant, bien ridicules. C'était supposé être moi, le mec timide ou pudique, et je me surprenais à songer que cela ne changeait strictement rien pour moi qu'il y ait une autre personne dans l'appartement. Nous étions bien à l'abri entre les quatre mûrs rassurants de ma chambre. Puisque Damian souhaitait regarder un film, je ne voyais pas non plus en quoi cela le gênait, mais je comprenais que je manquais visiblement d'une partie de l'information qui m'aurait été nécessaire pour bien comprendre l'étrange sentiment qui semblait l'animer. Lorsqu'il me partageait sa « déception » de devoir me partager à nouveau, un étrange et mince sourire apparaissait sur mon visage. Me partager ? Avec Hamlet ? C'était là une idée bien surprenante. Hamlet était probablement trop occupé dans ses bouquins ou à écrire pour avoir même remarqué que nous étions de retour. Trop occupé, de façon générale, pour se douter qu'il y avait même quoi que ce soit de différent entre Damian et moi. Puis, qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire, de toute façon ? Notre nouveau coloc ne me donnait pas l'impression de se soucier de ces détails de la vie romantique de ses voisins de chambre... À moins bien sûr qu'on l'empêche de dormir. Mais ce n'était pas encore le genre de chose qui se risquait d'arriver. Pas vrai ? J'étais compréhensif en mon genre, enfin, j'étais aussi si terriblement attiré par lui.

J'ignorais quelle pulsion silencieuse s'emparait de moi. J'avais toujours ce sourire accroché au visage et j'approchais mes lèvres de son oreille pour lui murmurer : « Tu n'as visiblement pas eu assez de vin... » Ce n'était peut-être bien qu'une excuse voilée pour expliquer le comportement que j'avais, cette étrange insistance que je m'étais fait un point d'honneur de ne pas avoir avec lui depuis les débuts de cette nouvelle configuration de notre relation. « Ou alors, tu as seulement besoin de te détendre un peu... Je suis doué pour ça. » Nos regards se croisaient quelques secondes alors que je m'étais reculé pour me positionner mieux, face à lui. Il était toujours assis sur mon lit, et j'étais empreint de cette volonté sensuelle de parvenir à chasser ces idées noires qu'il avait visiblement depuis que nous étions rentrés. « Si tu me fais confiance... » C'était presque cruel, d'user d'une telle phrase avec cette intonation et ce regard bien peu chaste, ma main s'étant aventuré vers la boucle de sa ceinture par la même occasion. C'était mon tour de me pencher pour l'embrasser dans le cou, le temps de m'assurer que je ne serais pas repousser si je continuais sur cette voie aventureuse.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)   Dim 24 Sep - 12:39

I have always felt comedy and tragedy are roommates. If you look up comedy and tragedy, you will find a very old picture of two masks. One mask is tragedy. It looks like it's crying. The other mask is comedy. It looks like it's laughing. Nowadays, we would say, 'How tasteless and insensitive. A comedy mask is laughing at a tragedy mask.'
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Avant que Danny ne rentre dans mon existence, j'avais l'habitude de me sentir terriblement seul même entouré. C'était un sentiment néfaste qui m'avait fait prendre des distances avec la vie et les autres. M'éloigner, me protéger avant d'être blessé. Mais l'homme face à moi avait bouleversé mes plans sans même que je ne puisses les stopper. Il avait réellement changé la cadence du coeur résidant dans ma poitrine. Et si cela m'avait quelque peu terrifié, j'en éprouvais néanmoins une adoration sans limite à son égard. Je voulais lui offrir le monde pour le remercier mais j'étais limité ... Non, Daniel n'était pas le genre de personne à exiger de vous beaucoup. Il se satisfaisait de peu et c'était une de ses facettes qui me faisaient incapable de résister à sombrer un peu plus dans mes sentiments à son égard. Et cela expliquait ma déception de ne pouvoir pas lui offrir la soirée que je rêvais de lui offrir. C'était bien peu de choses mais je voulais faire quelque chose pour lui, je voulais lui offrir ne serait ce qu'un peu de ce qu'il m'avait offert. Il m'avait ouvert les yeux sur quelque chose que je ne pensais jamais trouvé. Mais incapable de lui résister, je ne faisais pas prier pour le laisser faire à son gré alors que nous nous retrouvions dans sa chambre. Mes doigts à peine crispé dans le tissu recouvrant son lit. Un léger sourire sur mes lèvres, amusé et attendri alors qu'il m'offrait un spectacle adorable. Pas assez ivre pour oublier ce que nous faisions, mais juste assez désinhibé pour inverser les tables, l'espace d'un instant.

Et qui aurait été assez fort pour résister le charme envoûtant de son expression, de toute façon ? Personne. Dire que je n'avais jamais eu d'amants masculins était de plus en plus surprenants quand je me rendais compte combien ma respiration se coupait devant lui, combien mon corps entier se figeait en anticipation. Le désir brûlant mon âme était indéniable. Et je ne pouvais nier les légers soupirs satisfaits qui franchissait mes lèvres alors que les siennes s'attaquaient à mon cou. J'avais envie de lui dans tous les sens du terme. Dans mon quotidien, dans ma vie mais aussi dans mon lit. J'en oubliais un instant la contrariété que je venais de rencontrer avec la présence imprévue de notre nouveau colocataire alors que j'agrippais sa nuque, mes doigts jouant dans les mèches à la base de son cou, sans le forcer, je l'encourageais silencieusement à continuer ses égards et son attention. Incapable d'articuler plus, l'espace d'un court moment. Les sensations sans être nouvelles sur le papier, l'était pourtant pleinement dans la réalité. C'était ce qu'il me faisait ressentir qui me rendait si brouillon, si jeune et si stupide également. Je redécouvrais avec lui, un domaine dans lequel je ne manquais pas d'expérience. Difficile d'expliquer, mais cette douce subtilité était là et me rendait sans le moindre doute totalement accro à cet homme.

- Danny ... Dan ... Son prénom, une des seules choses que mon esprit parvenaient à conjurer alors que mon sang s'embraser. Je finissais néanmoins par rompre le sort quelques instants pour m'approprier ses lèvres avec une faim non dissimulés. Mes lèvres, ma langue démontrant un engouement tout particulier. Peut être qu'au final, on avait pas besoin de clichés ou autre chose dans le genre. Peut être que c'était suffisant lui et moi. Je voulais qu'il m'appartienne entièrement, une vague sourde et possessive, avide me submergeant. Et ce que mes mots semblaient incapable de formuler, je m'empressais de le transcrire à l'aide de baisers humides, brûlants et passionnés. Mes mains agrippant ses hanches sans retenue. Un délicieux frisson fébrile glissant le long de mon échine, je n'avais pas avoir à faire preuve de retenue avec lui. Il n'avait rien de délicat ou de fragile même si il était la personne la plus précieuse à mes yeux. Je finissais par rompre mon étreinte, le souffle court, et mon front contre le sien. Prenant quelques secondes pour retrouver un semblant de cohérence. - J'avais prévu que cette soirée se finisse autrement ... Les mots légèrement plaintifs, une touche de culpabilité au fond d'eux. - Je voulais ... Un léger mouvement d'épaule dépréciatif. - Peu importe ... Je relevais mon regard pour affronter le sien, une détermination profonde si installant. - Je suis prêt. Parce que je n'étais pas doué avec les mots, et que je comptais sur le fait qu'il me connaisse assez pour qu'il comprenne ce que ces trois mots signifiaient dans ce moment pour nous.




“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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There's no need to show me round baby, I feel like I've been in here before (Damian & Hamlet)
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