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 Don't look back in anger {ft. Autumn

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Lucien Davillier
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MessageSujet: Don't look back in anger {ft. Autumn   Dim 23 Juil - 1:36

Don't look
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Minuit. 00:00. Les chiffres venaient de s’afficher, d’une lumière rouge, sur l’horloge murale, dans le long couloir aseptisé du 5ème étage de l’Hôpital de San Francisco. Tout était silencieux. Pas âme qui vive. Nulle part. Juste quelques éclats de rire, dans un bureau, environ à la moitié du chemin des ascenseurs. Les infirmières, aides-soignantes, qui devaient se coltiner la nuit. L’ennui total. Les secondes qui se transformaient en heures, jusqu’à la délivrance. La relève. Pour ma part, je n’avais rien à faire dans ces couloirs. Etant de piquet, j’avais été appelé quelques heures plus tôt, en urgences. Ce qui justifie ma présence ici, à cet heure tardive.  Habitant à environ une quinzaine de minutes de l’Hôpital, j’avais tout le loisir de rentrer chez moi, contrairement à certains qui devaient dormir sur place. Mais au lieu de prendre le chemin du retour, après être sorti quelques minutes prendre de l’air, je retournais dans mon bureau. Autant en profiter, vu que j’étais, de toute façon, là. Avachi dans mon fauteuil, les dossiers empilés devant moi, un dictaphone dans la main, je retranscrivais les consultations du jour, pour ensuite les transmettre aux secrétaires. Pour une fois que j’étais à jour. C’était Noël avant l’heure pour elles. Deux heures passèrent ainsi. Je me décidais finalement à rentrer chez moi, mes yeux ne tenant plus ouvert. J’avais vraiment besoin d’une bonne dose de sommeil. Malheureusement, jusqu’au matin, il fallait que je reste sur mes gardes, pouvant toujours me faire appeler à tout moment. Je rangeais à la va vite les dossiers, en deux piles – ceux que j’avais traités et les autres -, éteignis mon ordinateur, ainsi que la lumière, avant de fermer derrière moi. Une fois dans le couloir, je passais rapidement la tête dans l’entrebâillement de la porte du bureau des infirmières « Bonne soirée, mesdemoiselles, mesdames », dis-je, hochant la tête. « Je rentre chez moi. Vous savez ou me trouver en cas de besoin ». Et je partis.

Au même moment ou je sortis, un fin crachin se mit à tomber du ciel de San Francisco, soupirant et bâillant, je m’engouffrais dans ma voiture, bien content d’avoir un toit sur la tête. Un quart d’heure plus tard j’arrivais à destination, en un seul morceau. Par je ne sais quel miracle.  Tout comme les couloirs du service de neurologie, la maison semblait endormie. Aucune lumière ne filtrait à travers les fenêtres. Doucement, je me glissais à l’intérieur, essayant de faire le moins de bruit possible, au cas où Autumn dormirait déjà. Avant de me diriger vers la chambre, et de m’étaler de tout mon long dans le lit, priant secrètement que mon téléphone professionnel resterait silencieux, je fis un rapide passage à la cuisine. Sauf que je m’arrêtais à mi-chemin, remarquant une légère lueur filtrant du salon. Sourcils arqués, j’y jetais un coup d’œil. Evidemment. J’aurais dû m’en douter. Elle était là. A moitié affalé dans le canapé, un livre à la main. Comme seul lumière celle de l’halogène, derrière elle. Levant les yeux au ciel, et sans dire un mot, je finis par atteindre la cuisine. Ouvrant le frigo, je pus remarquer qu’elle m’avait aussi laissé quelque chose à manger. Soupir. Pourtant, je lui avais bien dit de ne pas m’attendre, que ce soit pour manger et dormir. Ma foi, quand on avait la tête dure, on ne pouvait rien faire contre. N’ayant toutefois pas assez faim pour manger un repas complet, je piochais plutôt dans le placard du haut une boîte de biscuit, avant de revenir, à pas de loups, au salon. Entre temps, je m’étais débarrassé de mon sweat, qui traînait fièrement sur une chaise de la cuisine. Toujours aussi silencieux, la chemise à moitié déboutonnée, je m’approchais de la jeune femme, à moitié endormie. Elle tenait Harry Potter à l’école des sorciers dans ses mains. J’étais sûr et certain que, dans quelques secondes, le livre se retrouvait par terre, sur le parquet. Sirius, notre chiot husky, dormait à poing fermé dans son couffin. Il n’avait même pas ouvert un œil à mon arrivée, c’est dire à quel point il dormait profondément. Un léger sourire se dessina sur mon visage. Je me postais derrière elle, lui chuchotant à l’oreille « Je n’suis pas d’une beauté suprême, mais faut pas s’fier à ce qu’on voit. Je veux bien me manger moi-même, si vous trouvez plus malin qu’moi […] Vous finirez à Serpentard si vous êtes plutôt malin, car ceux-là sont de vrais roublards, qui parviennent à leurs fins. Sur ta tête pose-moi un instant, et n’aie pas peur, reste serein. Tu seras en de bonnes mains, car je suis un chapeau pensant ! 1 » J’attendis qu’elle remarque ma présence, ou qu’elle réagisse de n’importe quelle façon. En attendant, j’allais me poser sur le fauteuil, un biscuit en main, avant de le porter à ma bouche. Je ne pouvais pas m’empêcher de la fixer. « T’es plus têtue qu’une mule toi, dis-moi. Faut que je te le dise en quelle langue, de ne pas m’attendre ? », je secouais la tête « Tu te fais du mal plus qu’autre chose, là ». Trois – quatre biscuits plus tard, je me levai, partis les ranger dans leur placard, avant de revenir auprès d’elle. Je lui tendis la main. « Allez viens, il est l’heure de dormir là. Déjà que t’étais à moitié dans les bras de Morphée … ». Je savais pertinemment que je n’aurais pas dû. Qu’elle les interpréterait comme un nouvel espoir. Que tout redeviendrait comme avant. Pourtant, rien ne changeait. Les papiers du divorce étaient toujours là, posés sur la table de la cuisine, en attente de sa signature. Toutefois, la voir dans cet état, je ne pouvais pas la laisser tomber. Certes, je lui avais demandé de déménager, au vu des récents événements, mais je n’avais tout simplement pas la force, actuellement, de me prendre la tête avec ça. Demain. Une fois que mon cerveau sera plus réveillé, en état de réfléchir, il faudra que je fasse le point avec elle. Savoir ou ça en était, ses recherches d’appartements, entre autres.

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Autumn Davillier
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MessageSujet: Re: Don't look back in anger {ft. Autumn   Lun 24 Juil - 18:51

Autumn & Lucien
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« Je n’suis pas d’une beauté suprême, mais faut pas s’fier à ce qu’on voit. Je veux bien me manger moi-même, si vous trouvez plus malin qu’moi […] Vous finirez à Serpentard si vous êtes plutôt malin, car ceux-là sont de vrais roublards, qui parviennent à leurs fins. Sur ta tête pose-moi un instant, et n’aie pas peur, reste serein. Tu seras en de bonnes mains, car je suis un chapeau pensant ! » À moitié endormie, couchée sur le canapé avec son roman entre les mains, Autumn ouvre les paupières à moitié alors qu’un sourire béat se dessine sur ses lèvres. Elle adore sa voix douce, ce son si rassurant à ses oreilles. Dans l’immédiat, encore prise dans son état de demi-sommeil, elle ne réalise même pas la situation dans laquelle ils se trouvent depuis quelques mois. Pour elle, c’est une soirée comme une autre, où son tendre époux vient l’éveiller doucement et tendrement alors qu’il rentre d’une longue journée à l’hôpital. Elle l’attendait presque toujours dans le living room lorsqu’il finissait tard, parce que l’idée d’aller se coucher seule dans leur grand lit ne lui disait rien. Elle préférait largement la chaleur réconfortante de leurs deux corps amoureux. Enfin, durant la dernière année, ses arrivées tardives étaient souvent synonymes de disputes.

Autumn lève un bras et vient attraper la main de Lucien qu’elle serre un moment en souriant, avant que son esprit s’éveille complètement et que la réalité reprenne ses droits. Soudainement timide, elle lâche sa main alors qu’il va s’assoir sur le fauteuil, et elle se redresse, passant ses mains dans ses cheveux pour y remettre un peu d’ordre. Elle lance un coup d’œil à Sirius et a un sourire ému en le voyant dormir, sa tête allongée sur ses petites pattes. Parfaitement adorable. « T’es plus têtue qu’une mule toi, dis-moi. Faut que je te le dise en quelle langue, de ne pas m’attendre ? Tu te fais du mal plus qu’autre chose, là ». Autumn a un petit rire et elle hausse les épaules, son regard croisant celui de Lucien. « Depuis le temps, tu devrais savoir que je déteste aller au lit toute seule… Et que oui, je suis têtue. » Elle étouffe un bâillement et lui sourit de nouveau. « Tu as eu une bonne journée? » Elle risque un petit coup d’œil vers l’horloge, réalisant à quel point il est tard. Quelques mois plus tôt, elle lui aurait sans doute piqué une crise. Encore. Mais ces trois derniers mois l’ont pas mal assagie, ont calmé son tempérament explosif. « Allez viens, il est l’heure de dormir là. Déjà que t’étais à moitié dans les bras de Morphée … ». Elle hausse légèrement les sourcils de surprise, mais attrape néanmoins la main qu’il lui tend, glissant ses doigts entre les siens. Comme avant. Son cœur se serre légèrement alors qu’elle songe à ce qu’ils ont perdu, à cette complicité et cette fusion parfaite de leurs âmes. Elle aimerait tellement pouvoir revenir en arrière, réparer ce qui a été indéniablement brisé.  

Ils montent à l’étage, main dans la main, et c’est seulement une fois arrivés face au lit qu’elle abandonne sa main, avant d’aller se glisser sous les couvertures. Elle attend sagement que Lucien en fasse autant, et elle l’observe avec un sourire, le regard endormi. Alarmé par leurs bruits de pas, Sirius s’est réveillé et les suit dans la chambre, avant de grimper sur le lit et de se coucher aux pieds d’Autumn, arrachant un sourire à la rouquine. « Je sais qu’il est tard et que tu es sans doute mort de fatigue… Mais il y a un truc dont je dois te parler. » Elle ignore ce qui la pousse à aller en ce sens en cet instant précis. Peut-être le semblant d’affection qu’il a eu pour elle, ou peut-être qu’elle dort à moitié et qu’elle ne réalise pas à quel point ses confessions risquent de provoquer la plus grosse dispute de leur histoire – ce qui n’est pas peu dire. « C’est important. », précise-t-elle ensuite, se redressant légèrement pour appuyer sa tête sur deux oreillers. « Mais si tu es trop crevé, ça peut attendre à demain.. », ajoute-t-elle finalement.




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Lucien Davillier
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MessageSujet: Re: Don't look back in anger {ft. Autumn   Mar 1 Aoû - 23:38

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Main dans la main, je gravis les quelques marches à ses côtés, nos deux corps tombant de fatigue. Illusion d’une vie parfaite, sans aucun nuage à l’horizon. Pourtant, je savais que ce n’était pas bien. Ni pour elle, ni pour moi. Cette main, je n’aurais pas dû l’accepter. Pas dans cette situation. Toutefois, dans mon état actuel, je n’étais pas en état de refuser quoique ce soit. Le reste pouvait attendre demain. Si j’arrivais à lever le pied. Tout en montant, je répondis à sa question, celle qu’elle m’avait posée, alors qu’elle était encore à moitié affalée sur le canapé. « Journée crevante, mais bonne journée » comme d’habitude avais-je envie de rajouter, mais je me retins « et toi, la tienne ? » Un léger sourire, mélancolique, s’afficha sur mon visage. « Et oui, effectivement, plus que têtue ». Arrivé à l’étage, je lâchais sa main, faisant un rapide passage à la salle de bain. Je lâchais pêle-mêle mes habits de la journée dans le bac à linges sales, avant de me brosser les dents et de la rejoindre dans notre chambre.  Malgré tout, nous la partagions toujours, chacun ne voulant pas se résoudre d’aller dormir ailleurs. Dans la chambre d’amis ou le canapé, bien moins confortable.

Situation malsaine, en quelque sorte. Vêtu d’un simple caleçon comme vêtement, je me faufilais sous les couvertures. Hiver comme été, sans savoir pourquoi, je n’arrivais pas à dormir sans duvet, et, celui-ci remonté jusqu’au cou, je posais ma tête sur le coussin, les yeux déjà fermés. Avant de rejoindre, finalement, le sommeil tant attendu, je vérifiais que j’avais bien mis le réveil pour le lendemain. Plus que 5 heures. Mon dieu, à ce rythme, mon corps n’allait pas suivre, alors que j’avais tout juste dépassé mes trente ans. Il fallait vraiment que je mette un frein à ce train de vie si je ne voulais pas mourir d’une crise cardiaque et défier toutes les statistiques. Pourtant, quand j’étais encore étudiant à la fac de médecine, et plus particulièrement en dernière année, je ne comptais même plus les heures de sommeil en moins, les nuits blanches et les cafés ingurgités. Le corps qui réagissait tout simplement différemment en prenant de l’âge. Une machine, rien de plus. Qui nous servait de vivre, si, bien évidemment, on y prenait grand soin, comme toute machine. Je me redressais légèrement, caressant la tête à Sirius qui nous avait rejoint, se couchant à sa place favorite, aux pieds d’Autun, avant de me coucher dos à elle. Comme depuis ces trois derniers mois. Depuis la demande du divorce. Et depuis tout ce temps ou les papiers trainaient encore et toujours à la cuisine, au même endroit ou je les avais posés. Pourtant, chaque matin, ou presque, nos deux corps étaient enlacés, bougeant contre notre volonté au gré de notre sommeil.

Déjà à moitié endormi, je me tournais, ronchonnant. Mon cerveau percutant aux mots qu’elle venait de prononcer, je me relevai, calant mon dos et ma tête sur le coussin, que je mis en place contre la tête du lit. Les bras croisés, je tournais la tête vers la jeune femme rousse à mes côtés. Bâillant. « Vas-y. T’as commencé, alors accouche » Si seulement je savais … je n’aurais pas choisi ce mot en particulier. « En plus, vu que ça à l’air important … » Avec elle, je ne savais jamais où me placer. Si ça se trouve, c’était important pour elle, mais qui, en réalité, n’avait rien d’important. Mais vu l’heure … j’espérais juste que ce n’était pas encore une de ses lubies. Juste pour me tenir réveiller ou que sais-je encore. Je tournais ma tête vers elle, souriant légèrement, l’encourageant du regard. « Je t’écoute » Quatre heures de sommeil au lieu de cinq, ce n’était pas vraiment la mort non plus. Tant que ce n’était pas tous les soirs.

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MessageSujet: Re: Don't look back in anger {ft. Autumn   Dim 6 Aoû - 2:41

Autumn & Lucien
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Une fois seulement que les mots ont échappé de ses lèvres, elle remarque que Lucien dormait presque, et elle regrette soudainement d’avoir rompu le silence. Elle a envie d’avancer sa main, de passer un doigt entre ses sourcils pour faire disparaître son petit pli d’inquiétude, mais elle reste immobile, sachant que ce genre de geste familier lui est désormais interdit. Enfin… il devrait l’être, mais elle ne sait plus tellement où se trouvent les limites. Déjà, que Lucien lui ait pris la main avec une douceur qui devrait appartenir au passé la fait douter – il s’il avait changé d’idée? Il se redresse légèrement pour se tourner vers elle, et elle a un sourire attendri en voyant ses traits accablés par la fatigue. Quelques mois plus tôt, elle lui aurait fait une crise en voyant l’heure à laquelle il est rentré, et aujourd’hui elle n’arrive plus à s’expliquer pourquoi elle tentait tant de le changer. « Vas-y. T’as commencé, alors accouche » Autumn est secouée par un petit rire nerveux, qui ne dure qu’une seconde avant qu’elle pince les lèvres, retrouvant son air sérieux. « En plus, vu que ça à l’air important … » Elle hoche la tête pour confirmer ses propos. C’est sans doute la chose la plus importante qui soit, la plus importante dont ils auront jamais discuté. « Je t’écoute » Elle voit le petit sourire encourageant qu’il lui fait et Autumn tente d’imprégner cette image dans sa mémoire, sachant que les prochaines minutes risquent d’être très houleuses. Si ça se trouve, il la détestera pour se bon, la foutra à la porte. Elle s’imagine mal débarquer au milieu de la nuit chez une de ses copines pour expliquer qu’elle est seule et enceinte. Le cœur d’Autumn se comprime douloureusement et elle ferme les paupières, avant d’effectuer un bref hochement de tête.

« Je suis enceinte. » Il ne sert à rien de passer par mille et un détours, maintenant qu’elle a décidé de lui avouer ce qui lui pèse sur le cœur depuis près de deux mois, aussi bien y aller directement. « Je l’ai découvert, environ un mois après… les papiers. » Parler de la demande de divorce que Lucien a déposée sur la table lui est douloureux, parce qu’elle fait tout pour l’oublier. Pour faire comme si ça n’existait pas. Elle se ferme complètement les yeux à cette nouvelle réalité dont elle ne veut pas, et le simple fait d’évoquer les papiers la chamboule complètement. « Je sais que j’aurais dû t’en parler aussitôt, mais … j’avais peur. J’ai encore peur. » Elle croise son regard, le sien étant légèrement embué. Lucien la connaît suffisamment pour savoir qu’il ne s’agit pas là de larmes forcées pour avoir un peu d’attention, comme ça a autrefois pu être le cas. Elle est plus sincère que jamais, terrorisée à l’idée qu’il la déteste, à l’idée de le perdre pour toujours. Complètement prise au dépourvu face à cet enfant qui se présente à un moment bien mal choisi. « Je me disais toujours que je devais trouver le bon moment pour t’en parler, mais ça ne s’est pas présenté… Et il commence à être tard. » Elle fait ainsi allusion à un avortement, elle a déjà dépassé les douze semaines pour un avortement par médicaments, mais elle pourrait se faire faire une chirurgie. Sauf qu’elle ne veut pas. « On a tellement eu de difficulté avant, et là… » Elle pose une main sur son ventre encore plat, comme pour protéger ce petit être qui y grandit depuis quelques mois. « J’aimerais le garder. Et je veux juste te dire que… si tu ne veux pas faire partie de sa vie, je comprendrais. » Cette fois, elle n’y tiens plus, des larmes coulent sur ses joues et elle vient les essuyer de sa main libre. Mais ça ne suffit pas, son corps semble secoué de petits sanglots silencieux. Fichues hormones.




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MessageSujet: Re: Don't look back in anger {ft. Autumn   Jeu 17 Aoû - 23:45

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Les paupières qui deviennent lourdes. Les yeux qui se ferment tous seuls. Morphée qui me tend son bras, prête à m’emmener loin avec elle. Dans le pays des songes. Loin de tout insouciance. La respiration qui ralentit. Tout mon corps crie. Il a besoin de reprendre des forces. De dormir, tout simplement. La tête enfouie dans le cousin, à moitié couché – assis dans le lit, je luttais contre cette force invisible. Je devais. Pour elle. Toutefois, mon corps fut plus fort que moi, et, en l’espace de cinq minutes, ma tête se pencha légèrement sur le côté, les yeux fermés. « Je suis enceinte ». Ces trois mots franchirent les barrières, atteignirent mon cerveau. Les seules paroles qui franchirent mes lèvres, vu l’état actuel de la situation, ne furent pas très glorieux. « Humpf ». Inconsciemment, et machinalement, je me laissais glisser sous les couvertures, un bras derrière le coussin, ma tête reposant dessus. Il me fallut encore bien dix minutes. Le temps que mon cerveau enregistre, décrypte et réagisse. Je me relevais d’un coup, bien réveillé. Au revoir la fatigue qui m’enveloppait. Ces simples mots avaient eu plus de don qu’un simple café. Je la regardais, les yeux grands ouverts, tout comme ma bouche. Incapable de sortir n’importe quel son. « Tu … ». Rêve ? Réalité ? Je nageais en plein brouillard. Incapable de savoir si ce n’était qu’un rêve – ce qui, théoriquement, était impossible, étant donné que le sommeil paradoxal n’arrivait qu’une heure et demi après l’endormissement – ou la réalité. Je n’avais pas encore percuté que ses lèvres bougeaient, qu’elle continuait à parler. Je me redressais, essayant de capter tout ce qu’elle me disait. Buvant ses paroles, et, à chaque fois, n’en croyant pas mes oreilles. Rien qu’à voir son langage non verbal, ses larmes qui remplissaient ses yeux bleus, je savais que j’étais en pleine réalité. Ne sachant pas toujours quoi dire, et le temps que mon cerveau prenne conscience de ce qu’elle venait de m’annoncer, je la laissais finir. Et à mesure qu’elle parlait, il n’y avait plus de doute.

Je me levai. Je n’arrivais plus à rester en place, il fallait que je bouge, que je me dégourdisse les jambes, que j’ai un semblant de contrôle sur quelque chose. Il fallait surtout que je fasse quelque chose. Je n’arrivais pas à rester immobile. Finalement, je me postais vers la fenêtre, que j’entre ouvris, pour laisser passer la fraîcheur nocturne. Sirius, lui, était toujours à sa place habituelle, aux pieds d’Autumn. Il ne savait pas que qu’il se passait. Grand bien lui fasse.  Les bras croisés sur mon torse, je pris une grande inspiration, regardant ma femme – future ex – dans les yeux. Je me barricadais, bâtissant un mur entre elle et moi. Seule protection possible. « Mieux vaut tard que jamais » raillais-je. Mécanise de défense. Ni plus ni moins. J’avais tendance à attaquer quand je n’étais maître de rien. Au vu de son état, je reprends une autre grande inspiration, fermant les yeux. Il fallait que je me contrôle, que je tourne sept fois ma langue dans la bouche. Je savais que, vu mon état, et le sien, j’allais regretter les mots qui franchiraient ma bouche, et qui l’achèveraient à coup sûr. Je retournais à ma place, dans le lit, m’asseyant à califourchon sur le duvet, prenant tout simplement sa main dans la sienne. Pas un geste de plus. « Hey, ne te mets pas dans des états pareils. Ça n’en vaut pas la peine », un chérie avait failli franchir la barrière, que je retins juste à temps. Connaissant suffisamment Autumn, je savais qu’elle était de nature soucieuse, et que jamais, au grand jamais, elle me tendrait un piège de la sorte pour me retenir. C’était juste le moment qui était mal venu. Nous qui avions essayé plusieurs mois d’avoir des enfants, du moins un, sans aucune réponse positive. Nous avions même parlé d’aller faire des examens, chez des spécialistes. Chercher d’autres solutions, dans le pire des cas. Adoption. FIV. Et voilà que maintenant, la demande de divorce traînant toujours à la cuisine, notre histoire se brisant, chacun prenant un chemin différent, qu’elle attendait mon enfant. A vrai dire, je n’avais pas encore réellement réalisé. J’étais dans le déni.

Prise de tremblements, je la pris délicatement contre moi, tout en me maudissant. Je savais que par ce simple geste, je pouvais lui donner tous les faux espoirs du monde, auxquels elle allait s’accrocher comme une moule à son rocher. Pourtant, je n’étais pas non plus un salop. Pas après tout ce que nous avions vécu. Et, à vrai dire, je commençais même à regretter. Cette dispute. Ces mots. Ce satané papier. Toutefois, j’avais trop de fierté actuellement pour faire machine arrière. Je n’étais plus sûr de rien. J’étais complètement perdu. Et voilà que maintenant, tout allait de nouveau changer. Je suis enceinte … découvert un mois après … Selon mes calculs, un petit être pas plus grand que 7 cm, pas plus lourd que 7 g. Mon / ma futur(e) fils, ou fille. Tout tourbillonnait dans ma tête. Je la lâchais, presque avec regret, avant de me rendre dans notre salle de bain attenante. J’ouvris le lavabo. M’aspergeais un peu d’eau sur le visage, avant d’avaler en une gorgée un anti-douleur. Un mal de crâne pointant le bout de son nez. Je retournais m’asseoir, laissant cette fois-ci un peu de distance. Quoi dire ? Déjà que notre situation n’était pas normale, et pas des plus saines non plus, mais là … Je préférais, premièrement, éluder le sujet. « Autumn, je n’ai pas mon mot à dire, c’est toi la … mère … tu veux le garder ? Je ne m’y opposerai pas. Et … » Soupir. « Je crois que tu n’as pas choisi le bon moment, mon cerveau a du mal à suivre et … je crois que c’est trop pour quelqu’un comme moi, dans cet état. Je … ne sais pas quoi te dire. Pas maintenant. Et ne le prends surtout pas mal, d’accord ? Je crois que j’ai juste besoin de passer une bonne nuit de sommeil. D’en parler quand je serais dans un meilleur état », au fond de moi, je savais que chacun de ses mots lui déchiraient le cœur. Pourtant, ce n’était que la réalité. Je déglutis, avant de me frotter les yeux. « Ecoute, vu l’heure qu’il est », je jetai un rapide coup d’œil au radio-réveil posé sur ma table de chevet – 3 heures, réveil dans 3 heures exactement – avant de reporter mon attention sur elle, posant instinctivement ma main sur la sienne « Je doute être très frais pour aller bosser demain. Si tu veux, je peux me faire porter pâle » Chose que je n’avais jamais fait, et que je ne pensais jamais faire « Pour …en discuter ? De tout ? Les idées claires ? ». Je souris légèrement, la fatigue reprenant petit à petit son territoire. Je sentis comme une chape de plomb m’enfoncer. « Parlons plutôt de ça demain. Et, Autumn, même si, entre nous, ce n’est pas vraiment … la situation rêvée » j’haussais les épaules « ce n’est pas une raison pour que je fuis mes responsabilités. Un enfant a toujours besoin de … père » Mon dieu. C’était encore pire que de nager en plein délire. Toujours tout autant le déni. Ou tout simplement choqué, ébahi par son annonce, que mon cerveau avait tout fait pour se protéger et de tourner autour du sujet, sans vraiment montrer une émotion quelconque. « Tu sais que je serais toujours là, malgré tout. Ce n’est pas parce qu’un papier nous séparer, que je vais couper tout contact avec toi. ».


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