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 [Nob Hill - 1408] « Rise and shine darling, Mommy’s here. » — Siolani.

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Siobhán O'Keeffe
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MessageSujet: [Nob Hill - 1408] « Rise and shine darling, Mommy’s here. » — Siolani.    Mar 18 Juil - 20:13

« Rise and shine darling, Mommy’s here. »

 Leilani ⊹ Siobhán  


Mamma knows best when times get hard and Papa always has a joke to make me laugh. See Mamma knows best when I feel down to bring me up and always keep my feet on solid ground. Just be the best my Daddy said to me always use humour as your therapy don't ever take life too seriously. Just do you 'cause you do you so perfectly.
Le sourire placardé au visage, Siobhán s’était d’abord réveillée puis étirée, aux anges, dans un lit trop vide et trop froid à son goût… La nuit précédente avait été pleine de surprises - agréables, qui plus est - mais le réveil avait été quelque peu décevant. Caeilan avait pris la poudre d’escampette, sans un mot, sans rien derrière elle pour expliquer son geste. Bien sûr, la blonde s’était doutée, dès le début, qu’il ne fallait pas en attendre plus de sa compatriote ; mais avoir eu raison, sur ce coup là, n'avait rien eu de satisfaisant. Elle aurait espéré un mot, au moins, un au-revoir, quelque chose, trois fois rien, qui lui enlèverait au moins l’impression de n’être qu’une femme parmi tant d’autres, qu’une conquêtes parmi des dizaines ou qu’une trainée de plus sur un tableau de chasse… Elle aurait voulu être plus que ça, pour l’irlandaise. Mais elle ne pouvait rien forcer, et c’était en s’extirpant de son lit, fatiguée mais agréablement sore par endroits qu’elle avait entamé cette journée. Rien de prévu, aujourd’hui, aucune obligation ni programme à suivre, elle allait juste essayer de tuer le temps, à lire, à boire - trop de - thé et à ne pas penser à cette femme qui avait su lui arracher tant de soupirs en si peu de temps.

Comme tous les matins, elle s’était jetée de l’eau au visage, pour se réveiller un peu plus, et était descendue préparer son énorme tasse de café, avant d’aller le boire sur sa terrasse. Sa maison lui paraissait bien vide, aujourd’hui, plus que d’habitude alors qu’elle ramassa sa veste, jetée sur la rambarde de son escalier. En descendant, elle s’était remémoré les étreintes lascives et presque désespérées, les soupirs, les caresses et les baisers affamés. Elle n’arrivait pas à en vouloir à Caeilan, de toute façon ; elle devait avoir une vie bien à elle, bien cadrée dans laquelle elle n’avait pas sa place, finalement. Elle ne pouvait pourtant pas se contraindre à être déçue, profondément déçue et peut-être même blessée par la tournure des choses. Elle lui avait plue, cette irlandaise, et avait éveillée en elle une curiosité et un désir longtemps fanés. Siobhán savait où la trouver, au moins, et si un jour l’envie et le courage se faisaient assez ressentir, peut-être irait-elle la revoir, juste pour parler… Ou pour se jeter sur elle et redemander encore de ce corps dont elle avait tracé les contours, la nuit passée.

Et, alors qu’elle versait enfin son café corsé dans l’une de ses tasses en fredonnant un air de chanson française, la sonnette la coupa net dans sa routine matinale. Son coeur fit un bon et elle faillit en perdre sa poigne sur sa tasse alors qu’elle espérait de tout son misérable et bien naïf coeur que Caeilan revienne la voir, avec une explication, ou peut-être même des croissants. Laissant de côté ses espoirs bien puériles, elle se dirigeait maintenant d’un pas pressé vers l’entrée, alors que l’on sonnait une seconde fois avec impatience. Et, se recoiffant vaguement d’un coup de main, se parant d’un sourire charmeur et charmant, Siobhán finit par ouvrir, sa robe de chambre lâchement attachée autour de sa taille alors qu’elle ne portait rien en dessous. Rien à part une modeste culotte. « Miss me already dear ? » - elle s’arrêta pourtant, l'une de ses mains lascivement perchée contre la porte, la jeune femme dressée dans une pose suggestive alors que sa tasse rencontra - au ralentit, presque - son parquet dans un fraquas assourdissant. Elle rougissait terriblement sous l’oeil expectative de sa mère. Sa mère était là, sur son perron, alors qu’elle l’avait quittée plusieurs mois auparavant. Siobhán était bouche-bée, si choquée qu’elle en oublia de se rhabiller avant que la réalité ne la frappe de plein fouet. En une fraction de seconde, elle regarda le désastre qu’elle avait fait et la tenue dans laquelle elle accueillait sa mère. « Ma-Maman ?! » Elle arrangea sa tenue avant de s’effacer de l’entrée pour la laisser passer. « Mais qu’est-ce… Qu’est-ce que tu fais là ?! » La surprise ne la quittait pas, mais elle finit par prendre sa mère dans ses bras en soupirant de joie. Elle souriait, comme une enfant, parfaitement heureuse de la revoir. Bien sûr, elle n’avait pas prévu de la recevoir dans cet état, m’enfin… Elle espérait seulement qu’elle ne lui poserait pas trop de questions, ou qu’elle ne monterait pas dans sa chambre qui, elle n’en doutait pas, devait sentir le sexe à plein nez. « Entre, je t’en prie… Je te sers un café ? » Elle relâcha son étreinte avant d’aller dans la cuisine, fuyant nerveusement le regard de sa mère. D’abord, nettoyer son carnage et refaire du café. Le reste viendrait bien assez tôt…
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Leilani O'Keeffe
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MessageSujet: Re: [Nob Hill - 1408] « Rise and shine darling, Mommy’s here. » — Siolani.    Mer 19 Juil - 23:45






Rise and shine darling, Mommy’s here
Siobhán et Leilani
Le rituel était immuable depuis une cinquantaine d’années : cinq minutes avant que ne sonne le réveil Leilani ouvrait les yeux sous la caresse du soleil, le couple O’Keeffe dormant toujours, hiver comme été, la fenêtre et les volets ouverts, ouvrait les yeux, s’étirait et éteignait le réveil avant qu’il ne sonne. Pas l’application de son smartphone mais le vrai réveil. Les smartphones étant interdits d’entrée dans la chambre à coucher.

Souriante, elle se tourna vers son mari couché sur le ventre, dormant encore, torse nu. Elle se pencha, par habitude et par amour, et déposa sur son épaule un baiser léger. Ensuite elle écarta doucement le drap, passa son peignoir qui était à portée de main sur un valet et se leva, les pieds directement dans ses chaussons. Elle se dirigea vers la porte de la chambre tout en nouant son peignoir, regardant dormir son mari puis elle descendit les grands escaliers arrivant dans l’entrée. Dérogeant à sa routine matinale bien huilée elle ne prit pas le chemin de la salle-à-manger où le petit-déjeuner, préparé par le maître d’hôtel, l’attendait mais elle alla vers son bureau où elle récupéra son téléphone, l’alluma et composa un numéro.

-Bonjour Jason.

Elle ne lui demanda pas comment il allait ni n’eut de mot doux trahissant l’intimité qu’il existait parfois entre eux ni ne prononça son prénom à la française, ce qu’elle faisait lors de leurs rencontres privées. Non, pas au téléphone, jamais. Encore moins quand elle était chez elle. Respect du mari oblige.

-Vous décalerez mon rendez-vous avec cette journaliste qui veut m’interviewer dans la matinée.

-Mais Leilani, voilà la troisième fois déjà que vous reportez.

Elle eut un claquement de langue agacé.

-Et alors ? Je n’ai pas à me justifier. Ni envers vous, ni envers elle. Combien de fois encore devrais-je vous le dire Jason ? Vous ne discutez pas mes ordres. La prochaine fois, je vous vire. Au revoir.

Elle raccrocha sans attendre de réponse de sa part et parti prendre son petit-déjeuner l’esprit tranquille, tout en consultant ses messages, son agenda, le journal et les nouvelles sur internet. Un attentat déjoué en France. Un terroriste désirant faire exploser la Tour Eiffel.

-Espèce de sauvage arriéré et rétrograde. S’exclama-t-elle en reposant son smartphone.


Elle avait pris son petit-déjeuner, s’était douchée, coiffée, maquillée, habillé, embrassé son mari qui s’était réveillé et allait se préparer pour son tournoi de golf, et s’était faite conduire en limousine jusqu’au nord de la ville et se fit arrêté devant le 1408 à Nob Hill où vivait désormais son unique enfant, sa fille chérie Siobhán. Sa plus grande faiblesse aussi, bien plus que son mari qu’elle aime pourtant.

La voiture s’arrêta, le chauffeur vint lui ouvrir la portière et avant de descendre elle resta un instant, à travers ses lunettes de soleil, à regarder l’extérieur de la demeure de son enfant. Moyen. Pas digne du fruit de ses entrailles qui méritait tellement mieux que ÇA ! Mais il faut bien dire que Leilani était du genre tatillon, pointilleux, exigeant…  

Les talons de ses escarpins résonnant sur le sol elle marcha d’un pas décidé jusqu’à la porte d’entrée et, d’un doigt à l’ongle vernis de rouge et parfaitement manucuré, elle sonna à la porte. Un coup bref et sec. Elle attendit. Jeta un regard à sa montre, tapota du pied d’un geste agacé et finalement pressa de nouveau la sonnette.

Elle fut surprise du spectacle qui lui offrit sa fille en lui ouvrant la porte. Bien entendu cette dernière ne s’attendait pas à la visite de sa mère, d’autant plus qu’elle ignorait encore que ses parents avaient décidé de continuer le cours de leur existence à San Francisco depuis quelques semaines. Lascive, suggestive… et peu vêtue. Leilani, d’un doigt, fit glisser ses lunettes de quelques centimètres sur son nez, regardant un peu mieux Siobhán par-dessus elles.  

Elle ne fit aucun commentaire. Étonnant de sa part, d’ailleurs. Et pourtant, c’était sur le bout de sa langue. « Voyons mon enfant, je ne t’ai pas éduquée pour que tu ouvres ta porte d’entrée comme une vulgaire catin. » Mais elles venaient de se retrouver après une, trop, longue séparation. Elle fit un effort.

-Alors ma chérie, la vie américaine te ferait-elle oublier tes bonnes manières ? Bonjour quand même.

Elle pénétra céans puisqu’elle en avait été invitée, marchant sur la pointe des pieds pour éviter de marcher sur un des débris de la tasse que sa fille avait lâché et faisant attention aussi de ne pas glisser sur le café. Et quand sa fille la prit dans ses bras elle la serra contre son cœur, fermant les yeux et souriant.  

Elle attrapa sa fille par les épaules, la fit reculer d’elle, après avoir bien profité du câlin, quand même, et la regarda longuement.  

-Tu as bonne mine mon enfant. Je n’en étais pas convaincue mais l’air de San Francisco te fait du bien. Je suis contente.


Acceptant une tasse de café, elle suivit Siobhán jusque dans sa cuisine, regardant autour d’elle avec curiosité. L’extérieur, à son goût, ne payait pas de mine mais l’intérieur était plus agréable, plus chaleureux. Il ressemblait plus à Siobhán, voilà tout.

Elle s’était délestée de son manteau et avait pris place, s’asseyant en gardant le dos bien droit, regardant sa fille s’affairer.

-Pour répondre à ta question, je viens t’annoncer que ton père et moi nous nous sommes installés à San Francisco depuis trois semaines. Voilà. Sans préavis la bombe était lancée. Ton père t’embrasse, d’ailleurs. Il viendra te voir plus tard, ou alors tu viendras dîner à la maison, il en sera ravi. Il n’a pas pu venir parce qu’il avait un tournoi de golf. Tu connais l’amour de ton père pour ce sport… Je me demande quand il se lassera de ce jeu soporifique… Je ne vais pas te mentir : tu nous manquais et l’idée d’un océan nous séparant nous était insupportable.

Nous. Pour ne pas parler à la première personne du singulier.

-Alors, dis-moi ma fille. Comment se passe ta vie ici ?  As-tu fait des rencontres intéressantes ? As-tu chassé de ton esprit le béotien qui t’a servi de mari ?  

Il faut dire que Leilani n’avait jamais, oh grand jamais !, apprécié son ex-gendre. Quand Siobhán l’avait épousé elle lui avait dit «Il ne me plaît pas. Je n’ai aucune confiance en lui et je suis intimement convaincue que tu mérites mieux. Mais jamais je ne me permettrais de contrecarrer tes projets. Tu auras toujours mon soutien ma chérie, quelles que soient tes décisions, tes erreurs et tes errements. Si j’avais écouté ma famille, je n’aurais pas épousé ton père et tu ne serais certainement jamais venue au monde. Seuls mes parents ont donné leur accord à notre projet. Et nous voilà aujourd’hui, amoureux et heureux. Maries-toi. Mais s’il te rend malheureuse, gare à lui. »



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Siobhán O'Keeffe
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MessageSujet: Re: [Nob Hill - 1408] « Rise and shine darling, Mommy’s here. » — Siolani.    Jeu 20 Juil - 16:23

« Rise and shine darling, Mommy’s here. »

 Leilani ⊹ Siobhán  


Mamma knows best when times get hard and Papa always has a joke to make me laugh. See Mamma knows best when I feel down to bring me up and always keep my feet on solid ground. Just be the best my Daddy said to me always use humour as your therapy don't ever take life too seriously. Just do you 'cause you do you so perfectly.
« Vite, vite, je dois m’occuper les mains et me noyer l’esprit… » — C’était tout ce à quoi Siobhán pouvait penser alors que la porte s’était refermée derrière sa mère. Les genets fébriles, les pupilles affolées, la jeune femme retrouvait ses dix-huit ans, quand elle était sous l’oeil aiguisé d’une mère particulièrement intuitive. Ah ! Elle aurait du prendre une douche, déjà, retirer de son corps l’odeur de cette femme qui persistait encore, même après plusieurs heures. Siobhán regrettait presque d’avoir coupé ses cheveux, d’ailleurs, alors qu’en tournant le cou pour jeter des coup d’oeil à son immaculée cuisine, elle pouvait encore sentir l’étreinte des lippes de Caeilan contre sa gorge et - pour sûr - quelques bruises and sex injuries sur ses clavicules. Jouant nerveusement avec ses boucles blondes encore sauvages,

Elle ne doutait pas que sa mère verrait quelque chose de suspect, dans quelques minutes à peine ; après tout, elle la connaissait par coeur et Siobhán avait souvent apprécié cette transparence entre elles. Le premier regard posé sur elle, par delà ma monture de ses lunettes, avait suffit à la plus jeune des O’Keeffe pour déjà se sentir complètement nue - sans mauvais jeu de mots - sous les iris clairs de la matriarche. « Oublier les bonnes manières ? Comment cela pourrait-il être possible, maman ? » Elle avait rougi, ensuite, le regard fuyant alors qu’on lui trouvait bonne mine. « Si seulement elle savait… » - pensait-elle avec une pudeur tout à fait infantile. « Merci maman… » - elle ne put empêcher un sourire, alors qu’elle attrapait déjà de quoi nettoyer son accident près de la porte - « Et toi, tu as toujours bonne mine. J’espère avoir tes traits, quand j’aurai ton âge, je suis presque jalouse de ta beauté naturelle. » Elle avait souri, plus sereine, plus naturelle, finalement.

Avant de partir réarranger l’entrée, elle fit une nouvelle fois ronronner sa cafetière, laissant à son allié le temps de lui offrir, encore, ce doux breuvage qui faisait l’éclat de ses matinées. Elle avait à peine marmonné un « Je reviens. » avant de faire au plus vite, jetant au passage un coup d’œil à son reflet, dans l’entrée, pour constater les dégâts. Comme prévu, quelques marques de la nuit passée, quelques fines lignes, reliquat des coups de dents de Caeilan, et quelques marques d’un violet léger recouvrait ça et là sa peau diaphane. « Fuck. » Aucune chance de pouvoir se glisser dans sa salle de bain pour l’instant, il faudrait montrer à sa mère son profil le plus épargné. Pourtant, elle ne pu se résoudre à en vouloir à l’irlandaise et se permit même de tracer quelques marques de la pulpe de ses doigts… Avant de se jeter au ménage. « J’arrive ! » Elle ne voulait pas que sa mère se sente délaissée, et faisait de son mieux pour boucler sa tâche au plus vite. Finalement, elle s’empressa de rejoindre sa mère alors que, dans une timing parfait, la cafetière avait fini son oeuvre. Jetant les torchons et l’éponge dans l’évier alors que les - 4 gros - morceaux de sa tasse rejoignait la poubelle, elle finit enfin par servir deux autres tasses d’un café noir. « Toujours avec un peu de lait et deux sucres ? » se faisant, elle écoutait sa mère, posant un instant la tasse qu’elle lui remplissait. « … Pardon ? » - elle avait murmuré, choquée to the core, alors que sa mère continuait comme si elle venait juste de lui dire qu’elle avait eu un rhume - « Attends… » - les larmes lui montait aux yeux, foutue sensibilité - « Vous allez rester ? Vous êtes juste venus pour moi ? » La voix vacillante, Siobhán semblait prendre toute la mesure de la nouvelle. Fille unique, elle savait parfaitement que ses parents n’avaient peut-être plus trop de raisons de rester en Angleterre, mais elle n’avait jamais imaginé de les voir débarquer ainsi, sans crier gare. Tout prenait un sens plus neuf, encore, un éclat plus brillant et Sio’ n’eut d’autre choix que de sourire béatement et que de constater qu’elle n'aurait sûrement jamais pu avoir meilleurs parents. « Mon Dieu… Si tu savais comme ça me rend heureuse ! » Finissant de servir sa mère, elle fit glisser la tasse devant elle avant d’aller la reprendre dans ses bras. Au diable sa tenue, au diable les marques, rien ne pouvait plus entamer cette joie qui courait maintenant dans son sang.

« Mon dieu, ma vie ici était déjà bien, mais avec vous, ça sera encore mieux ! » - elle refit le tour de l’îlot central avant d’aller se jeter sur son café. « J’ai repris le travail. En Freelance, parce que les cabinets, je ne suis pas encre prête. J’ai retrouvé Gaspard, un vieil ami ! Et je… J’ai commencé un thérapie, pour les TOCs… Je me sens tellement mieux ! » Son sourire n’aurait pas pu être plus éclatant que cet instant ; le bonheur se voyait clairement sur son visage et même l’évocation de son ex-mari n’y put rien. « Oh, lui, lui, oublié, enterré, bien loin de moi l’idée de perdre mon temps à penser à lui ! J’ai tellement plus intéressant à faire ! » Elle déambulait dans sa cuisine, jetant parfois un coup d’oeil à son évier plein de saletés. Elle se jeta ensuite, sans trop savoir pourquoi, sans réfléchir, d’ailleurs. « Oh… J’étais avec quelqu’un hier soir. C’était… Intéressant. Nouveau. J’ai vraiment l’impression que j’avais besoin de ça, de partir et de repartir de zéro, tu vois ? » - gorgée brûlante dans la gorge, soupire de satisfaction - « Oh et vous alors ? Tu travailles ? Vous habitez où ? On peut diner ensemble ce soir, si tu veux ! Oh, papa m’a tellement manqué, aussi, j’ai hâte de le revoir. » Elle n’arrivait pas à faire taire son enthousiasme et débordait déjà d’une énergie peu commune. D’abord la rencontre avec cette compatriote, ensuite ses parents. Que pouvait-elle demandé de plus ? Alors qu’elle s’asseyait finalement face à sa mère, elle laissa un peu de côté sa déception de ce matin, laissant pour plus tard ses considérations et sa position envers une barmaid qui ne pensait déjà sûrement plus à elle, peut-être.  
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Dernière édition par Siobhán O'Keeffe le Sam 12 Aoû - 18:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Nob Hill - 1408] « Rise and shine darling, Mommy’s here. » — Siolani.    Sam 22 Juil - 17:33






Rise and shine darling, Mommy’s here
Siobhán et Leilani
Quand sa fille vint la prendre dans ses bras, Leilani ne put s’empêcher de l’embrasser sur la joue et de remarquer çà et là quelques marques corporelles indiquant un contact charnel et intime, corroborant ainsi les doutes qu’elle avait éprouvés en voyant Siobhán lui ouvrir la porte dans une tenue indécente et dans une position aguicheuse. La joie de son enfant lui faisait vraiment plaisir, lui mettait du baume au cœur même si elle ne réagissait pas comme une mère-poule hystérique. Et pourtant mère-poule elle l’était. Elle lui fit un sourire.

-Ta réaction va beaucoup le rassurer. S’il était impatient de venir à San Francisco en vacances il m’a tenu tête pendant longtemps quant à notre emménagement définitif. Tu connais ton père, il a des scrupules, il avait peur que tu ne te sentes envahie, étouffée, infantilisée… Mais comme tu peux le constater j’ai fini par avoir le dernier mot, comme d’habitude.
Et elle eut un sourire, celui de la femme contente d’elle, celui de celle à qui rien ne résiste jamais.

-Oh Siobhán, mais c’est formidable ! Je suis terriblement fière de toi. C’est un grand pas que d’admettre que l’on a un problème mais le véritable engagement vers la guérison est celui qui compte le plus.  C’est pour cela que Liam et moi n’avons jamais insisté pour que tu consultes un professionnel. Il était terriblement important que cela vienne de toi.

Elle but une gorgée de son café, préparé exactement comme elle l’aimait tout en la regardant de haut en bas. Cette nouvelle coupe de cheveux lui allait à ravir, elle avait l’air d’avoir rajeunie, elle n’était plus la personne abattue que son mari et elle avaient conduite à l’aéroport. Pour un peu elle aurait applaudie en l’entendant déclarer, et elle savoir pertinemment qu’elle ne lui mentait pas, qu’elle ne pensait plus à son ex-mari. Bien. Le temps et l’éloignement avaient fait leur œuvre.

-Tu ferais mieux de t’asseoir ma chérie. Nous avons eu un coup de foudre pour la maison se trouvant au numéro 1246… Nob Hill.

Elle lui avait dit cela sereinement, tout en buvant son café d’un air dégagé, comme si elle ne venait pas d’annoncer à sa fille qu’elles étaient pratiquement voisines depuis trois semaines.
 
-Ton père s’est décidé à prendre sa retraite quant à moi j’ai accepté une place au San Francisco Chronicle qui m’a fourni un assistant de trente ans tout à fait correct. Il a encore tendance à parfois me tenir tête mais dans l’ensemble je suis satisfaite de lui.

Une fois son café terminé, Leilani se leva, posa calmement sa tasse dans l’évier et se retourna vers sa fille.

-Bien. Maintenant que tu as enfin pu dire à ta mère que tu étais en galante compagnie cette nuit, tu te doutes que je l’avais deviné grâce, ou à cause, des petites marques que tu gardes dans le cou, par exemple, et à cause de ta façon d’ouvrir la porte.

Elle fit un petit sourire.

-Je me doute que tu n’accueilles pas n’importe quel visiteur en petite tenue. Dans le cas contraire j’aurais très mal remplie mon rôle de mère. Si ce n’était qu’une aventure d’un soir, à la bonne heure ! Le corps humain à des besoins sexuels, même celui des femmes quoi qu’en pensent certains esprits bien-pensants. Si au contraire c’est une histoire sérieuse, alors ma chérie je suis heureuse pour toi.

Elle revint s’asseoir face à sa fille, lui prenant les mains entre les siennes.

-Tu es encore jeune, tu es belle, tu es douée, intelligente, tu as un grand cœur… Tu mérites de rencontrer l’homme qui t’aimera de tout son cœur sans jamais faillir, celui qui ne t’en voudra pas de ta stérilité et qui trouvera du charme même à tes défauts. Peut-être même déciderez-vous d’adopter un enfant, qui est aussi une façon formidable de fonder une famille. Mais celui-là, je te jure qu’il aura grand intérêt, l’homme qui viendra prendre place dans ton cœur et pas forcément celui avec qui tu étais cette nuit, à prendre soin de toi et à te rendre heureuse. Je suis restée trop longtemps silencieuse et inactive durant le naufrage de ton précédent mariage, je ne referais pas cette même erreur.


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Siobhán O'Keeffe
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MessageSujet: Re: [Nob Hill - 1408] « Rise and shine darling, Mommy’s here. » — Siolani.    Sam 12 Aoû - 19:08

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Du haut de ses quarante-trois ans, Siobhán ne cessait pourtant pas d’être une « fille à maman », plus heureuse que nécessaire de retrouver auprès d’elle un cocon qu’elle avait eu du mal à quitter, quelques mois plus tôt. Elle s’imaginait peut-être déjà retourner chez ses parents, de temps en temps, peut-être pour un week-end, même, et profiter de leur présence, de leur amour, surtout, et peut-être même de la cuisine de sa mère. Allons bon, il lui semblait qu’il n’existait pas une seule personne sur terre qui n’aimait pas retourner parfois dans le nid familial, juste pour être infantilisé, ou pour oublier les responsabilités bien adultes qui plombent parfois le quotidien. Aussi, elle ‘était tout bonnement ravie d’apprendre, qu’encore une fois, sa mère avait eu gai de cause sur un père un peu trop apeuré par les changements, dans le fond. « Quelques mois, et tu trouves qu’il t’a tenu tête ? » - elle souriait, bien à propos quant aux à a façon de son père de tenir tête à sa femme – « Pour quitter son pays et tout plaquer, je trouve que tu n’as pas mis bien longtemps à le persuader, mais tu aurais peut-être voulu faire mieux, je présume ? » Elle riait doucement, portant sa tasse à ses lèvres. Sa mère était de celles qui ne supporte pas que les choses trainent et qu’on leur fasse perdre du temps, de celles qui se mettent une pression constante, pour faire toujours mieux, toujours plus vite. Siobhán avait hérité de ce trait là, dans une moindre mesure, alors qu’elle aspirait à une vie beaucoup plus relaxée et relaxante, loin des tumultes d’un stress qu’elle fuyait à présent comme la peste. Son psy le lui avait bien dit d’ailleurs, que pour aller vers le mieux, il ne fallait pas baigner dans un environnement propice au stress, et donc, aux rechutes dans ses travers.

« Mais qu’il soit soulagé… Vous avoir près de moi, ça n’a pas de prix. J’accepterai tout, même de me faire infantiliser ! » Elle avait dit ça en riant, sachant pertinemment, au fond, qu’elle disait la vérité. Elle ne savait juste pas encore jusqu’à quel point sa mère était prête à le prendre au mot… Et si elle avait su, elle se serait peut-être retenue de faire une telle remarque. Pour l’heure, elle avait bien d’autres choses à penser, et elle savourait, avec un grand sourire, les mots de sa mère. Ah ! Elle était fière, la matriarche, fière de sa fille et il n’en fallu pas plus pour complètement apaiser la quadragénaire. Si elle savait qu’elle avait fait de gros progrès, ce n’était tout de même pas la même chose de se l’entendre dire par la femme la plus importante à ses yeux.

Et puis… Un choc ne venant jamais seul, Siobhán regardait maintenant sa mère avec de grands yeux, la bouche légèrement entrouverte dans cette expression bien digne des poissons. Elle se reprit pourtant bien vite, clignant des yeux, éberluée. « Trois semaines que vous êtes là, et je ne vous ai jamais croisés ? Mais… » - au delà d’une légère déception, il y avait bien plus, finalement – « Mais c’est à deux pas, je pourrai venir vous voir souvent ! Et inversement… Oh. Oh, mon dieu… » Elle pâlit légèrement, repensant à sa soirée d’hier : à dos de moto, elle était passée devant chez ses parents, avec sa conquête d’un soir, son expérience d’une nuit, et elle rougit ensuite, ravalant sa honte dans une grande gorgée d’un café encore trop chaud. Il fallait penser à autre chose et déjà sa mère lui servait une distraction. « Papa à la retraite… Et bien. Je ne pensais pas voir ça arriver de si tôt. Et il se porte bien ? Il ne tourne pas en rond comme un poisson dans son bocal ? » Elle riait, maintenant, imaginant son père se morfondre dans l’inactivité. « S’il le souhaite, je pourrai me balader avec lui de temps en temps, quand je n’aurai pas trop de travail. Je travaille d’ici, de toute façon, si je peux aller déjeuner avec lui pour qu’il ne s’ennuie pas trop… » En plus d’être une véritable « fille à maman », Siobhán était peut-être encore plus « fille à papa », et elle n’était pas de ces enfants qui ne prennent plus le temps de voir leurs parents. « Ah, et à quand la retraite pour toi ? Toujours pas prête, hm ? »  Voir sa mère tirer sa révérence du monde du travail, elle n’arrivait même pas à le concevoir.

Déjà, sa mère prenait ses aises, comme si elle habitait déjà là, mais cela ne dérangeait absolument pas la jeune O’Keeffe. Et, si elle pensait avoir échappé à l’œil aiguisé de sa mère, elle venait une fois encore de se tromper. Le rouge lui montant aux yeux, elle tentait d’enfoncer sa tête entre ses épaules pour cacher les marques qui, elle le savait, perlait sa peau diaphane. « Hm… » - elle eut un rire nerveux – « Je-Hm… » - à quoi bon essayer de cacher des preuves déjà mises à nue ? – « Non, non je n’accueille pas tout le monde comme ça, voyons ! » Elle souriait – comment une mère comme la sienne aurait pu, de toute façon, avoir une fille sans une éducation et à l’étiquette parfaites ? « Sérieuse ? Je ne sais pas… Je compte bien la revoir, c’est certain. Mais bon… Je viens à peine de la rencontrer, alors je ne m’attends à rien. » Trois, deux, un… Le temps que l’information monte au cerveau, il était déjà trop tard : Sio’ venait d’avouer à sa mère qu’elle avait eu une relation avec une autre femme. Elle ne savait pas quoi attendre comme réaction, mais elle ne put empêcher cet air d’effroi passer sur son visage alors qu’elle fixait sa mère, inerte. Après le discours de sa mère sur ‘l’homme parfait’, elle avait peur de décevoir, peur d’avoir ouvert une boite de Pandore. Elle entendait encore les mots tendres de sa mère, le réconfort offert, la promesse à peine dévoilée, mais elle avait peur d’avoir tout fait partir en fumée, juste parce qu’elle n’avait plus aucun intérêt, pour l’heure, à retrouver un homme. Non, pas quand il y avait cette femme qui hantait son esprit comme elle avait conquit son lit et son corps. « Hm… Enfin je veux dire… » - elle regardait sa tasse maintenant, la finissant, cul-sec, pour se donner du courage. – «  C’est grave, si ce n’est pas un homme ? » Elle parlait de cette voix presque timide, de celle qu’elle avait quand elle était bien plus jeune et qu’elle avait peur d’avoir fait une bêtise.

« Ça s’est passé comme ça, je ne l’ai vraiment pas cherché, ça me semblait… Naturel, pas du tout anormal et… » Avec sa mère, elle pouvait parler de tout. Absolument tout. Et elle avait souvent trouvé cette transparence gênante, jusqu’à aujourd’hui. « Je n’ai JAMAIS eu autant de plaisir, maman. » Elle la regardait, maintenant, presque consternée. « J’ai 43 ans, j’ai été mariée, je n’ai connu que deux hommes dans ma vie, et il suffit d’une seule femme pour redéfinir tout ce que je savais de la sexualité… » Elle avait la voix plus assurée, plus déterminée, maintenant. « Alors… » - elle soupirait, souriant ensuite timidement – « J’espère que ça ne pose pas de problème si jamais… Si jamais je la revois ? » Et au-delà de son statut de femme, ce qui faisait peur à Sio’ était sûrement plus le fait qu’en dépit de son sexe, elle était barmaid. Elle ne savait rien d’elle, pourtant, mais elle avait déjà peur que sa mère trouve que le travail de la jeune femme trop ‘bas de gamme’ pour sa fille. Mais avant ça, de toute façon, il fallait déjà voir si la pilule ‘relation avec une femme’ passerait, ou non.
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[Nob Hill - 1408] « Rise and shine darling, Mommy’s here. » — Siolani.
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