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 Draw lines in the sand — Gieilan

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Caeilan O'Hara
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MessageSujet: Draw lines in the sand — Gieilan   Mar 18 Juil - 19:07




     


 
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Dire qu'elle était paniquée était un terrible, terrible understatement. Son fils, particulièrement turbulent, avait été une nouvelle fois victime de ses frasques habituelles, et avait trébuché en courant dans un escalier. Elle avait beau lui répéter qu'il ne fallait pas courir dans les escaliers, que malgré l'excitation, le toboggan n'allait pas s'échapper ; le garçon semblait incapable de l'écouter. Alors, elle l'avait vu tomber, impuissante, dans ces escaliers. Il n'y avait pas beaucoup de marches, peut-être cinq, mais cela ne changeait rien à la situation. La seule chose qui la rassurait vainement était que le petit garçon avait heurté le sable, en bas de l'escalier ; et elle ne pouvait que remercier les dieux, ou n'importe qui d'autre, pour le fait que le sol ne fût pas en goudron. Elle n’était pas la seule, à avoir réagi aussi vite, alors qu’elle se précipitait vers la forme immobile du garçon. Une dizaine d’autres parents s’étaient précipités avec elle, et entourait l’enfant, l’un d’entre eux accroupi auprès de lui. Elle se fraya un chemin entre eux, et se jeta désespérément contre le sable, tendant la main pour vérifier l’état de son enfant. Il n’était pas inconscient, il avait les yeux ouverts, mais il grimaçait, et elle ne pouvait que deviner les bleus qui étaient en train de se former sous sa peau.


Incapable de dire un mot, la gorge serrée et les yeux pleins de larmes, elle avait lentement soulevé son fils, et avec l’aide d’un des autres parents, l’avait porté jusqu’à une voiture. Il lui avait proposé de l’amener à l’hôpital, cet homme dont l’enfant aimait souvent jouer avec Jonah, et elle en était particulièrement reconnaissante. Clairement, ils ne pouvaient pas se déplacer en moto, le petit brun ne tenait pas debout. Caeilan ne le lâcha pas durant le trajet – long, beaucoup trop long – qui les amenèrent jusqu’à l’hôpital. Elle ne connaissait pas les urgences américaines, n’avait pas encore eu le bonheur de les visiter, mais elle avait peur de ce qu’on lui avait dit : la réputation des hôpitaux n’était pas forcément fameuse, surtout concernant le temps d’attente. Les questions d’assurance attendraient plus tard, elle n’avait absolument pas le courage d’y réfléchir tout de suite. Enfin, la voiture se gara devant l’hôpital, et elle sortit du véhicule en panique, parvenant à peine à remercier le père si attentionné. Je t’appellerai, lui dit-elle distraitement, avant de se précipiter à travers les portes, son fils fermement installé entre ses bras.

Bien vite, une infirmière la remarqua, et elle demanda instantanément un brancard, pour y placer l’enfant. Avec une grande réluctance, Caeilan déposa son fils, et elle attrapa sa main, incapable d’être totalement séparée de lui. Il avait les yeux fermés, et elle ne savait pas si c’était à cause de la souffrance, ou si parce que la chute l’avait enfin fait s’évanouir. Le cœur dans la gorge, elle observa alors qu’on les guidait vers un coin des urgences, avec la promesse qu’un médecin serait avec eux très bientôt. Assise sur une chaise à côté du lit où était allongé Jonah, Caeilan se balançait frénétiquement. Elle en tremblait, la panique et la peur lui bouffant le ventre. Jonah n’avait jamais fait de chute comme ça, auparavant. Certes, il lui arrivait souvent de tomber, de se cogner sur des meubles ou autres, mais il n’avait jamais chuté à travers des marches d’escalier, n’était jamais tombé sur la tête, n’avait jamais fermé les yeux après. Mais il était là, immobile, il ne pleurait pas, et elle ne comprenait pas ce que cela voulait dire. Comme tout parent paniqué, elle avait perdu toute notion de rationalité, et elle se mordait les lèvres férocement. Elle ne voulait pas imaginer ce que cela impliquait.

Elle n’avait pas la notion du temps, mais enfin, un médecin en blouse blanche se présenta devant elle. D’un bond, elle fut sur ses pieds, et elle fit face à l’inconnue, la reconnaissant sans la reconnaitre. Elle n’avait pas le temps de se demander pourquoi la forme de la jeune femme lui semblait familière ; son fils avait besoin d’un médecin. « H-He fell. » Lâcha-t-elle soudainement, et elle déglutit difficilement, sachant parfaitement qu’il lui fallait en dire plus au médecin. « He was at the playground, and he tripped, and he fell down four, or five stairs ? I don’t know h-how many exactly. He fell on his head. » Elle tremblait et elle se força à prendre une inspiration pour se calmer, une main placée défensivement contre son propre ventre. « It was sand, the ground was sand, but still he fell on his head ; but he didn’t cry and he was conscious, b-but now … » Un sanglot franchit ses lèvres, et elle plaça soudainement une main tremblante devant son visage, sachant pertinemment qu’elle pleurait, sans s’en inquiéter outre mesure. « Please do something, please. » Elle ne voulait même pas imaginer … Non. Non.


     
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MessageSujet: Re: Draw lines in the sand — Gieilan   Mar 1 Aoû - 11:08

L’hôpital était tristement un endroit qui ne dormait jamais, bien que certaines ailes pouvaient donner une toute autre impression la nuit. Aussi, tous ses employés – médecins, infirmières, et même techniciens de surface et agents de sécurité – s’affairaient jour et nuit à assurer un service de qualité et d’efficacité, malgré leurs nombres toujours insuffisants face à l’afflux de patients ininterrompu et interminable. Interminable tout comme le travail à accomplir et, par conséquent, les heures de garde également. Et quand – enfin – il était pleinement possible de passer le relais à ses collègues, de laisser ses patients à leurs soins, le travail n’était jamais vraiment terminé là encore : il ne fallait pas seulement s’occuper de ses patients lorsqu’on était médecin, il fallait aussi s’assurer de remplir les dossiers qui allaient avec. Et la règle ne s’appliquait pas uniquement aux médecins mais à tous : la paperasse ne devait jamais attendre.
Voilà pourquoi je n’étais pas encore rentrée afin de prendre un repos mérité après près de dix heures de garde. Au lieu de ça, je remplissais chacun de mes dossiers avec une grande rigueur mais au plus vite quand même. Ma tâche accomplie, je pressai le pas vers la sortie, portant toujours ma blouse blanche.  Je passai par les urgences pédiatriques, d’où j’aurais plus facilement passage jusque l’extérieur du bâtiment, selon ma connaissance des lieux. Je jetai furtivement un œil à mes collègues encore de garde et, visiblement débordés, notai-je rapidement. Je poussai alors un soupir, je n’aimais pas beaucoup l’idée de paraître indifférente devant le spectacle de ces enfants malades et de leurs parents inquiets. Si j’avais choisi ce métier, c’était justement parce que je ne l’étais point ; je ne pouvais pas vraiment me permettre de nuire à ma santé et à ma vie privée non plus malheureusement. Il n’était alors pas si rare que je sacrifie un peu de mon précieux sommeil quand vraiment je pensais qu’il en était de mon devoir.
Un peu comme à cet instant. Je n’avais pas eu le cœur à ignorer ce jeune patient tout juste arrivé aux urgences quand clairement aucun des autres médecins ne pourraient le prendre en charge dans le meilleur des délais. J’accourrai vers le brancard sur lequel on plaçait l’enfant, immobile, et possiblement inconscient donc.  Sa mère – très probablement – restait à ses côtés, lui tenait la main, paniquée.  « Could you bring me my tools ? » lançai-je à l’infirmière présente auprès de mère et enfant alors que je n’étais plus qu’à deux pas de la civière. Ma collègue s’exécuta sans un mot. Dire que, quelques instants plus tôt, j’avais été plutôt contente de me débarrasser de mes instruments et je le regrettais déjà.
Sans perdre plus de temps, j’observais la poitrine de l’enfant pour m’assurer qu’il respirait encore et je vérifiai son pouls en posant délicatement mes doigts sur la carotide du jeune garçon tandis que sa mère commençait à lui expliquait du mieux qu’elle pouvait ce qu’il s’était passé. Il ne s’agissait de rien d’autre qu’une malheureuse petite chute, néanmoins assez impressionnante pour inquiéter la parente – avec raison ! – surtout maintenant que le garçon n’était plus tout à fait conscient. Il était donc tout aussi bien question de s’occuper d’elle comme de son petit. « We’ll do our best. I promise. » Voici la seule promesse que je m’autorisais à faire – tout comme la plupart de mes collègues – et, par conséquent, mon discours paraissait tout à fait cliché. Seulement, les choses ne tournaient pas aussi bien que nous le souhaitions alors il ne valait mieux pas toujours beaucoup trop s’avance. Pas avant le résultat de quelques examens plus poussés. Je posai vraiment les yeux sur la mère un instant et je la reconnus, je crois. Si je ne me trompais pas, nous nous étions déjà rencontrées il y a quelques mois de cela, il me semblait, dans les couloirs de mon immeuble. Un bref regard sur l’enfant endormi et je me rappelai en effet qu’elle avait un petit garçon tout à fait adorable. J’ignorais si elle m’avait reconnu mais un sourire encourageant aux lèvres, je lui demandais. « What’s his name again ? Johnny ? » Cela n’était pas important à cet instant précis mais parler de lui l’aiderait à garder un peu plu son sang froid. Normalement. Cela ne fonctionnait pas toujours. Je souhaitais au moins la calmer du mieux que je pouvais jusqu’à ce que l’infirmière revienne, elle pourrait alors prendre le relais pendant que je poursuivrai mon examen.


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Caeilan O'Hara
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MessageSujet: Re: Draw lines in the sand — Gieilan   Sam 12 Aoû - 12:13




     


 
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Il n’y avait rien de plus inquiétant que de voir son enfant inconscient sur le lit d’un hôpital, en sachant pertinemment qu’il n’y avait absolument rien que le parent pouvait faire. Ce sentiment était affreux. Caeilan n’appréciait jamais se sentir aussi démunie, pas lorsque la seule personne qui comptait vraiment pour elle était affalée par l’inconscience. L’Irlandaise n’était pas médecin, d’ailleurs elle n’avait aucune connaissance utile au-delà de tout ce qui concernant l’alcool. Elle s’en voulait, malgré l’irrationalité totale de cette pensée. Elle savait que ça ne changerait rien, qu’un parent, même médecin, n’était pas particulièrement qualifié pour s’occuper de ses propres enfants. C’était pourtant le sentiment d’être incapable qu’elle aurait voulu conquérir, sans pour autant y parvenir. Dieu merci, le médecin, qui lui semblait toujours étrangement familier, avait l’air professionnel — et surtout, calme, ce qu’on ne pouvait absolument pas dire que Caeilan. Malgré tout, le corps de l’Irlandaise était toujours par l’anticipation, absolument pas rassurée par la promesse générique d’un praticien de la santé.  Elle ne doutait pas que la jeune femme dise la même chose à chaque patient se présentant aux urgences tous les jours de la semaine ; et elle était assez lucide pour savoir que cela ne se passait pas toujours bien. Elle se força à ne plus penser à cela, gardant maladivement une main sur l’épaule de son fils, pour se souvenir qu’il était toujours là et qu’il ne servait à rien de trop paniquer, d’imaginer le pire. Elle prit une longue inspiration.

L’attention du médecin était sur elle, à présent, et Caeilan détacha ses yeux un instant de la forme de son fils pour la fixer à son tour, parvenant à peine à lui rendre son sourire, alors l’un des siens, trop tremblant pour être crédible. Elle était sûre de l’avoir vue, à présent ; puisqu’elle semblait elle-même connaître (ou reconnaître) son fils. Souriant un peu plus — reconnaissante de la manœuvre visant à détourner son attention pour la calmer un peu — elle secoua légèrement la tête, croisant finalement ses bras contre sa poitrine un instant. « Jonah. We’ve met, haven’t we ? Are ya … Oh ! I know, ya’re Samuel’s neighbour, aren’t ya ? » Elle hocha légèrement la tête, satisfaite de sa mémoire. Elle n’était pas assez concentrée pour se souvenir de son nom, mais elle était déjà un peu plus rassurée. Elle n’avait croisé la jeune femme que quelques fois, dans le lobby, mais elle avait eu une bonne impression. Elle se frotta un bras nerveusement, jetant un œil vers Jonah rapidement avant de se reconcentrer sur le médecin. « Do ya think he needs to be admitted ? I – » Elle soupira soudainement, et se frotta la nuque, la tension bandant ses muscles. « I need to call my insurance, I think. » Elle se mordit la lèvre, et fixa le médecin, nerveusement. « I suppose it’s easier for ya to treat him if I’m not around freakin’ out. So yeah … I’m sorry, what’s your name again ? » L’idée de le laisser seul la terrifiait, mais c’était la chose la plus sensée à faire. Alors, hochant la tête une nouvelle fois, elle sortit son téléphone et s’éclipsa après quelques nerveuses secondes.

Elle sortit directement des urgences, se glissant sur le parking et sortant un paquet de cigarettes de la poche de son manteau. Elle ne fumait pas, pas vraiment en tous les cas ; pas depuis que Jonah était né. Cela dit, de temps en temps, elle ressentait le besoin maladif de s’empoisonner à la nicotine ; particulièrement lors de situations stressantes comme celle-ci. Ses mains tremblaient, et elle avait besoin de se calmer. Alors elle fumait, attendant pas si patiemment que son assurance lui réponde. C’était bien une des raisons pour laquelle l’Irlande lui manquait terriblement. On ne demandait pas sa carte bleue directement après avoir traité un mal. Il lui fallait alors savoir ce que son assurance prenait en charge ; savoir si elle devrait financer 15 000 dollars d’IRM, ou quelle qu’autre intervention que le médecin, Giselle avait-elle dit, prescrirait. Caeilan se fichait du montant, au final, mais il lui fallait planifier tout cela quand même. Elle était seule, et ses revenus, s’ils étaient relativement confortables, ne prenaient pas vraiment en considération le risque d’une intervention médicale. Alors, après presque une demi-heure passée au téléphone, trois cigarettes, et deux crises de nerf plus tard, Caeilan fut fixée sur le statut de son assurance. Vaguement rassurée sur le côté financier, elle retourna rapidement au sein des urgences, pour voir que son fils avait été déplacé dans une salle d’examen privatisée. A nouveau inquiète, l’Irlandaise braqua son regard sur le médecin de son fils, bras croisés contre sa poitrine à nouveau. « Why was he moved ? Is somethin’ wrong ? » Le stress était parfaitement visible sur ses traits, et son regard passait de la forme de son fils, toujours allongée sur un lit, au médecin, l’anxiété qu’elle ressentait grandissant à chaque seconde.



     
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