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 « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan

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Siobhán O'Keeffe
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MessageSujet: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Ven 14 Juil - 16:41

« Awkwardness on the rocks, please. »

 Caeilan ⊹ Siobhán  


Settle down, it'll all be clear, don't pay no mind to the demons they fill you with fear. The trouble it might drag you down if you get lost, you can always be found. Just know you're not alone 'cause I'm going to make this place your home.
Comme à chaque fois qu’elle sortait du cabinet de son psychologue, Siobhán se sentait drainée de toute son énergie. Et, cette fois plus que les précédentes, elle sentait le contre-coup de la séance, alors qu’elle déambulait dans les rues, ne sachant pas quoi faire ; rentrer chez elle, ou trouver un endroit où récupérer - juste assez - avant d’affronter la solitude qu’elle retrouverait entre ses murs. Elle aurait pu pleurer, au beau milieu de la rue, si elle n’avait pas tant d’orgueil à revendre. Et puis, elle n’avait pas de raison de pleurer, non ? Sa vie avait pris un tournant des plus salutaire, et elle réapprenait à vivre, non, à prendre plaisir à vivre. San Francisco lui avait ouvert ses bras et la jeune divorcée c’était engouffrée dans cette étreinte sans regarder en arrière et elle avait, au fond, tout ce dont elle avait besoin… Quoique.

Ces quatre derniers mois, elle n’avait pas pris le temps de sortir, de se faire un réseau - autre que professionnel - et alors que sa vie se décantait, qu’elle arrivait à faire son petit trou, elle remarquait qu’elle n’avait encore personne avec qui partager quelques moments, personne à appeler, personne avec qui parler, tout simplement. Et, si avant l’échec de son mariage Siobhán avait eu confiance en elle, depuis peu, elle se sentait encore trop ‘fragile’, peut-être, pour se lancer à la recherche d’amis, ou de toutes autres relations, d’ailleurs.

Et, alors qu’elle tournait les talons pour finalement rentrer chez elle, la blonde perçut, du coin de l’oeil, le rideau d’un bar s’effacer pour laisser place à la devanture, fort accueillante. Elle s’arrêta net, les mains dans les poches, et pesant le pour et le contre d’entrer dans cet établissement. Finalement, ce fut les mots ‘Irish Pub’ qui ébranlèrent ses dernières hésitations. Son pays lui manquait, légèrement, et elle espérait, bien naïvement, que ce bar, qu’un verre, qu’une bonne bière, peut-être, lui remonteraient le moral et effaceraient les quelques désagréments de sa séance. Elle franchit alors les quelques mètres qui la séparait du Pub, ralentissant alors qu’elle arrivait à l’entrée. Les habitudes sont difficiles à écarter et Siobhán pensait déjà à tout ce pourquoi elle n’avait pas les bars : les poignées de portes, les toilettes souvent sales, les verres qui passaient entre Dieu sait combien de lèvres… Ah, il fallait bien se faire violence, parfois ! Surtout qu’elle tentait, depuis près de deux mois, de combattre ses vieux démons, ses vieux alliés, ses foutus TOCs. Et, aussi affolant que puisse être ce bar, il ferait un parfait exercice pour l’aider dans sa rémission.

Le bar était vide, évidemment, et elle jeta un coup d’oeil à l’intérieur, juste pour s’assurer qu’elle avait le droit d’entrer, au moins. Il n’y avait qu’une jeune femme, derrière le bar, et Siobhán fut accueillie par de la musique, plus que par la-dite jeune femme, d’ailleurs. S’avançant vers le comptoir, elle se raclait la gorge, timide, presque gênée de déranger. « Hello, there. » Un sourire un peu forcé plus tard, et l’irlandaise se perchait maintenant sur l’un des tabourets, pas très loin de la barmaid qui s’affairait pour l’ouverture, à n’en pas douter. La quadra’ sortit l’une de ses fioles de gel pour s’en badigeonner les mains, avant de retirer sa veste qui lui tenait un peu trop chaud. Et, ses yeux caressait le décor, se posant ça et là alors que parfois, les mâchoires de Siobhán se crispaient ; la netteté, la propreté du bar laissait à désirer, d’après les critères de la maniaque. Old habits die hard. Se raclant une nouvelle fois la gorge, Siobhán finit par attirer une nouvelle fois l’attention de la jeune femme sur elle. « I-I know it’s early but may I have a Guinness please ? » - elle eut un rire gêné - « I hope it’ll remind me of home. » Le regard dans le vague, un léger sourire étirant ses lippes, elle repensait à son pays, à son Ireland qui lui manquait plus qu’elle ne l’aurait cru, finalement. Quatre mois, c’était le temps qu’il avait fallu pour ressentir le mal du pays, fallait-il croire.
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Dernière édition par Siobhán O'Keeffe le Ven 14 Juil - 19:32, édité 1 fois
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Caeilan O'Hara
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Ven 14 Juil - 19:05




     


 
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Laisser son fils, chaque soir (ou presque), sous la surveillance de quelqu’un d’autre était un déchirement permanent. Elle aurait aimé dire qu’elle préférait ne pas le voir du tout à la sortie de l’école, et aller directement au travail, mais une telle pensée faisait d’elle une mauvaise mère, et elle savait qu’elle souhaitait passer le plus de temps possible avec lui de toute façon. Mais la douleur qui lui vrillait les tripes à chaque fois qu’elle passait la porte et qu’il la regardait partir ; ça c’était inimaginable. Elle n’avait pas le temps d’y penser longtemps, elle ne pouvait pas se braquer dessus. Il fallait qu’elle travaille, pour elle et pour son fils, et être dans une humeur mélancolique n’était pas vraiment la clef pour avoir des pourboires. Elle n’était pas non plus particulièrement agréable. C’était peut-être même quelque chose de reconnu, à présent, son côté franc et unapologetic. La plupart du temps, elle n’avait pas envie d’être sympa. Elle souriait, bien sûr, mais cela n’atteignait jamais ses yeux, pas quand la seule chose sur laquelle elle pouvait se concentrer était son petit garçon qui dormait, elle l’espérait, dans son lit.

Elle arrivait généralement au travail après l’ouverture, pour y rester très tard – ou très tôt – et faire la fermeture. De temps en temps, pourtant, son patron lui demandait de préparer le bar, et ces jours-là, elle ne pouvait même pas aller chercher son fils à l’école. Aujourd’hui, elle se fichait d’être en retard. Le mercredi était rarement aussi fréquenté que les autres jours ; et de toute façon, le patron n’était pas là. Elle n’était pas franchement habituée à être insubordonnée — malgré tous ses penchants, elle était quelqu’un de sérieux — mais elle avait promis à Jonah d’être là lorsqu’il sortirait de l’école. Aujourd’hui avait été un jour difficile pour lui, il s’était réveillé fatigué, et peut-être un peu malade, et il avait immédiatement demandé son père. C’était comme un coup de poignard à chaque fois que le mot franchissait les lèvres de son fils, à chaque fois qu’il demandait son père, qu’il se plaignait de son absence, et qu’il s’interrogeait sur les raisons de cette dernière. Caeilan était à bout de raisons, et elle ne pouvait non plus lui dire la vérité. Ces jours-ci, elle évitait le sujet, tout simplement, et cherchait à distraire son fils. Alors si cela voulait dire accepter de venir le chercher alors qu’elle aurait dû être en train d’ouvrir le bar ; elle dirait oui.

Son employeur ne connaissait pas ses circonstances — personne, à part Samuel ne les connaissait — mais il était relativement compréhensif. Après tout, même si elle n’était pas toujours agréable, elle était efficace, et il ne pouvait plus se passer d’elle. Travailler pendant une dizaine d’années au bar d’un grand hôtel Irlandais l’avait rendue particulièrement compétente. Alors, malgré sa bonne heure de retard, le bar était presque ouvert. Elle n’avait perdu qu’une quinzaine de minutes sur l’heure habituelle d’ouverture, et le rideau était ouvert, malgré le fait qu’elle n’avait pas fini d’organiser son bar. Elle n’aimait pas ne pas faire la fermeture. Cela lui prenait le plus de temps, et elle était toujours fatiguée le lendemain, mais s’occuper de ranger le bar avant de partir voulait toujours dire qu’elle le trouverait à son standard de rangement le lendemain ; ce n’était pas le cas aujourd’hui. Frottant maladivement le bois du comptoir, elle ne remarqua pas la porte s’ouvrir, et entendit encore moins la voix de l’inconnue. La musique était déjà un peu trop forte pour elle, même si elle ne l’entendait plus. Elle était trop concentrée sur son rangement pour se rendre compte de la présence d’une femme près du bar.

Le raclement de gorge la fit sursauter, et elle en lâcha presque son torchon. Hâtivement, elle porta un œil sur la blonde au comptoir, et esquissa un vague sourire. Continuant de frotter machinalement, elle sourit un peu plus en entendant la commande de sa comparse, et elle se tourna un instant pour baisser le son de la musique, voulant porter sa pleine attention sur sa cliente — peut-être pour se faire pardonner pour son inattention. Elle ne put s’empêcher de noter distraitement que la blonde était agréable à regarder, et habillait avec goût. Sa tenue criait argent, mais rien de trop tape-à-l’œil ; quelqu’un qui s’habillait avec des matières riches parce qu’elle le pouvait, pas pour impressionner. « Fellow Irishwoman, yea ? What are the odds. » Son accent était fort, alors qu’elle attrapait un verre au-dessus du bar, le passant sous l’eau froide pendant un moment pour le refroidir. « What brings ya to San Francisco, if I may ? Are ya just passin’ by ? » Après avoir inspecté brièvement la propreté du verre, elle le plaça sous la tireuse, et commença à y verser de la Guinness. La première chose qu’apprenait un barman en Irlande était servir de la Guinness, et Caeilan ne faisait pas exception. Laissant reposer le verre pendant une minute trente, elle s’accouda au bar, souriant à l’inconnue. « Don’t ya worry, it’s always time for a Guinness. »



     
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Ven 14 Juil - 20:31

« Awkwardness on the rocks, please. »

 Caeilan ⊹ Siobhán  


Settle down, it'll all be clear, don't pay no mind to the demons they fill you with fear. The trouble it might drag you down if you get lost, you can always be found. Just know you're not alone 'cause I'm going to make this place your home.
Leurs yeux se croisaient enfin, dans une caresse infime où Siobhán, presque prise de court, pu se perdre dans l’intense bleu des iris de sa comparse. L’oeillade ne dura pas et la blonde regrettait presque que la jeune femme lui tourne le dos, pour au moins baisser le son. La musique n’arrivait plus que comme un murmure aux oreilles de Siobhán et elle s’en sentit presque immédiatement soulagée, surtout que ce qui passait n’avait rien pour contenter les goûts de la quadragénaire. Du coin de l’oeil, elle observait la jeune femme travailler, frotter et ranger et le son de sa voix la surpris assez pour qu’elle détourne le regard, rougissant presque sous la gêne. Elle retint un sourire avant de re-braquer son regard sur la jeune femme, jouant avec le col de son chemisier. « Oh, what a pleasant surprise to hear a familar accent. » - son sourire s’agrandit - « I didn’t think I could cross the path of a fellow so far away from home. » L’irelandaise n’avait pas d’accent, ou en tous les cas, pas autant que la jeune femme devant elle ; elle s’était acharnée à l’effacer le plus possible au fil des années.

Les mains de la brune avaient quelque chose de presque fascinant et Siobhán les fixait sans vraiment s’en rendre compte : c’était peut-être la première chose qu’elle regardait chez les autres et elle-même vouait un véritable culte à ses mains, en prenant un soin obsessionnel. Pourtant, le regard de la blonde glissait maintenant sur le verre qui s’était glissé entre les dextres de sa vis-à-vis, et elle ne put s’empêcher de vouloir le regarder de plus près, alors qu’il passait sous l’eau. Elle avait peur, oui, peur de savoir où se verre avait pu trainer, et peur de voir, une fois plain, que le verre n’était pas assez propre à son goût. Le test semblait commencer, et Siobhán se tendit sur son tabouret, se redressant et inspirant longuement pour se retenir de faire la moindre remarque ; elle n’était pas venue ici pour être désagréable, et il fallait qu’elle se détende. Encore une fois, elle se racla la gorge, et détourna le regard, ailleurs, loin, dehors, là où elle ne verrai pas le verre, docilement porté sous la tireuse. « Oh, I just moved here a few months ago. » - elle rit, nerveusement - « I needed a new… Beginning. » Elle sourit, ses lèvres légèrement pincées. Elle se sentait étrange et c’était comme s’il fallait réapprendre à parler avec les autres, alors qu’elle ne l’avait pas fait depuis des lustres. Elle ne savait plus trop comment mener une discussion, et avait perdu l’habitude des mondanités. « Hm. What about you, why did you leave our motherland ? »

Le verre était maintenant posé non loin d’elle et elle se retint de le regarder, braquant toujours ses iris clairs dans ceux de la jeune femme. Être seule dans le bar avait quelque chose de plaisant et de presque intimiste et Siobhán ne se plaindrait certainement pas - our une fois - d’être au centre de l’attention de la seule compagnie du Pub. « You’re right… »  - elle se perdit un instant en contemplation - « It’s always time for a Guinness. »  Elle avait murmuré, presque nostalgique, alors qu’elle fouillait maintenant dans son sac-à-main, pour y trouver quelque chose, n’importe quoi, son téléphone, peut-être, pour occuper ses mains. Elle sentait l’angoisse monter, son corps se hérisser sous une pression invisible de tous mais pourtant assez présente pour que Siobhán se sente plus que mal l’aise. Ah ! Une fois son téléphone lové entre ses doigts, elle se sentait plus calme, plus sereine, comme accrochée à une ancre. Et reportant son attention sur sa comparse, elle lui offrit un sourire timide, et presque désolée, avant de jouer avec son iPhone. « Hm, sorry… » Elle regardait maintenant son verre, pressée de sentir le goût, fort et corsé de la bière embrasser sa gorge en douce rassade. « Oh, I’m Siobhán, by the way. » - elle rougissait, regardant avec un peu trop d’intensité derrière la jeune femme, pour inspecter les verres qu’elle trouvait bien mal rangés… - « And I’m sorry I’ve startled you before. »

Il lui manquait définitivement des amis, des gens à qui elle aurait pu envoyer un message, là, pour qu’ils la rejoignent, peut-être, ou juste pour leur dire qu’elle se sentait atrocement ridicule, ou tout simplement étrange. Et, si son divorce lui avait appris une chose c’était bien de ne jamais fermer une porte avant même d’avoir jeté un coup d’oeil de l’autre côté. Ce soir, particulièrement, elle sentait que c’était un de ces moments là, l’un de ceux qui la mettait devant une nouvelle porte : elle se sentait vaguement attirée par la jeune femme devant elle. Peut-être parce qu’elle était Irlandaise aussi, ou peut-être parce qu’elle avait quelque chose de rassurant ou de rafraichissant… Et il fallait que Siobhán arrête de réfléchir, de toute évidence, et qu’elle engloutisse sa bière, le plus rapidement possible. C’était devenu une nécessité, maintenant qu’elle se rendait compte, peut-être, qu’elle avait possiblement un crash, sur une parfaite inconnue, comme une vulgaire minette de vingt ans. Elle roulait intérieurement des yeux, laissant le spectre d’un sourire planer sur ses lippes légèrement maquillées.

Le tête penchée sur le côté et les yeux perchés un peu partout, Siobhán continuait de jouer avec son téléphone, le serrant peut-être un peu trop fort. « Dear Lord, I could tidy up the bar and clean all of your glasses… » Elle avait soufflé ça dans un murmure, sans se rendre compte qu’elle avait parlé à voix haute avant de se reprendre, les yeux ronds et les joues rougies. « Fuck. » Elle se redressait, passant une main fébrile dans ses boucles blondes. « No offense… I didn’t mean to say it out loud. » Ah. Si seulement elle a fait eu sa bière, elle aurait eu la bouche assez prise pour éviter de dire des conneries. Mais, maintenant que c’était fait, elle s’attendait presque à devoir partir en courant, ou à devoir, encore une fois, expliquer que non… Non, elle n’était pas folle. Ou pas complètement, au moins. Soupirant, elle ne prit pas la peine de regarder le comptoir avant de s’y accouder pour cacher son visage entre ses mains. Et il ne lui fallut que quatre secondes, quatre, avant de se redresser pour regarder le bar, et ensuite, les manches de sa chemise. Fuck. Elle devait avoir l’air folle, après tout.

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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Ven 14 Juil - 21:40







Siobhán & Caeilan
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Elle s’était perdue un instant dans les yeux bleus de sa compatriote, alors que la bière reposait tranquillement et attendait d’être remplie à nouveau. Un mince sourire s’étira sur ses lèvres, alors qu’elle chérissait tout autant la compagnie. Elle n’avait quitté l’Irlande que depuis quelques mois, presque un an, mais le pays lui manquait terriblement. La chaleur de ses habitants, leur accent, la pluie et la verdure ; la Kilkenny. Caeilan ne buvait pas beaucoup, très rarement même, mais elle se réservait une pinte de Kilkenny au moins une fois par semaine, un fût qu’elle avait presque imposé à son patron — et à raison. La bière brune avait presque autant de succès que la Guinness chez les étudiants, et les autres qui fréquentaient ce bar. D’ailleurs, la jolie blonde en face d’elle ne remplissait pas vraiment le profil. Certes, le bar avait très bonne réputation, et était considéré comme l’un des endroits où aller à San Francisco, mais elle voyait mal sa vis-à-vis dans cet environnement. Elle l’imaginait plutôt dans un diner avec mari et enfants, à jouer l’hôtesse parfaite pour les voisins. Peut-être était-elle seulement de passer, lassée pendant un instant de sa vie et de son mari parfait. Un sourire amusé s’installa sur les lèvres de Caeilan, secouant la tête à ses pensées. Ce n’était pas vraiment son genre de spéculer sur la vie des autres.

Il était temps de remettre de la bière, et sans réfléchir, Caeilan retourna vers la tireuse, et remplit la deuxième moitié, laissant seulement un dixième du verre à remplir pour une troisième fois. Elle observa un instant les bulles remonter à la surface, charmée par le spectacle, avant de se reconcentrer sur sa cliente, s’adossant cette fois-ci à l’un des meubles derrière elle. Elle hocha la tête à l’histoire de la blonde, étrangement satisfaite de savoir que ce qu’elle avait imaginé pour elle était faux, avant de lui sourire à nouveau. Elle avait l’air mal à l’aise, et la brune n’aurait su deviner pourquoi. Peut-être était-ce simplement parce qu’elles étaient seules, pour le moment, et qu’elle n’était pas à l’aise à l’idée d’être la seule préoccupation de quelqu’un. Evidemment, elle ne devait pas être familière avec l’idée du barman, psychologue de service et oreille attentive malgré elle. « Same reason. Breaks my heart, but Ireland wasn’t it for me anymore. » Elle était particulièrement adepte à ne jamais rentrer dans les détails, changeant toujours le sujet avant que l’on ne s’intéresse trop à elle. C’était ce qu’elle aimait, dans son métier : les clients cherchaient généralement, l’alcool aidant, une oreille attentive ; les déboires de leur barman ne les intéressaient que rarement, et pour cause.

L’inconnue fouillait son sac nerveusement, et Caeilan détourna le regard, s’affairant à arranger les bouteilles de liqueur derrière le bar. Elle vérifia que chacune d’entre elle était doublée d’une pleine, peu motivée à l’idée de devoir en chercher d’autres dans la cave en plein milieu du rush. Distraitement, elle regarda sa montre. Elle ne doutait pas que les premiers habitués arriveraient bientôt, suivis des jeunes cherchant à passer une bonne soirée. Encore une petite heure, et elle serait rejointe par d’autres membres du staff ; pas qu’elle se sentait particulièrement stressée. Plus elle devait se dépêcher, plus la soirée semblai passer vite — plus vite elle retrouverait son fils, et son oreiller. A court de choses à faire, et au moins trente secondes à passer avant de finir de remplir le verre, elle se reconcentra sur la blonde, et lui sourit un instant, indulgente. « It’s nice to meet ya, Siobhán. I’m Caeilan. And please, don’t apologize. It’s my own fault I wasn’t payin’ attention. I’ve been runnin’ late all day. » Elle lui sourit un peu plus, et se glissa enfin vers la tireuse, inclinant le piston de l’autre côté pour finir de remplir la bière.

Le murmure prononcé par Siobhán atteignit ses oreilles, et elle lui jeta un regard en coin, son visage trahissant soudainement son irritation. D’un geste un peu trop brusque, elle relâcha le piston, et déposa la Guinness dans un cling caractéristique sur le bar. Bras croisés sur la poitrine, elle dévisagea la blonde, qui avait pris sa tête entre ses mains, et semblait débordée par son propre comportement. La réplique acide de Caeilan mourut sur sa langue, alors qu’elle observait le manège de sa compatriote, à la fois intriguée et exaspérée. « Take your beer. » Lui dit-elle alors, poussant le verre vers elle avec un froncement de sourcils bien visible sur son visage. Son ton était plus sec, Siobhán devenant une nouvelle victime du tempérament explosif de l’Irlandaise. « And leave my bar alone. It’s not meant to be OCD tidy, it’s meant to be pratical. » Elle soupira soudainement, et passa une main contre sa nuque, se mordant la lèvre. La blonde n’était clairement pas dans son élément, Caeilan n’avait peut-être pas besoin d’en rajouter. « Look, I … Sorry, Siobhán, I know it’s no excuse but I’m tired and the people who closed the bar last night made a mess of things. So … Yea. I don’t mean to be rude, exactly, but the place is clean, and so are my glasses. Alright ? » Croisant les bras contre sa poitrine, elle s’adossa une nouvelle fois contre le bar, détaillant la blonde, qui ne semblait clairement pas à sa place. « What are ya doin’ h’ere, anyway ? This is clearly not your scene. Ya’re too … motherly for this place. »



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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Sam 15 Juil - 1:21

« Awkwardness on the rocks, please. »

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La posture assurée, la barmaid avait quelque chose de subtilement décalé, forçant Siobhán à vouloir en savoir plus sur elle. Durant tout le manège - non, le protocole -  pour servir sa Guinness, la blonde avait reconnu les gestes de sa comparse, appréciant que l’on sache, aussi loin de son Irlande natale, servir tout aussi bien que là-bas. Et, étrangement, Sio’ avait déjà mille questions en tête à poser à cette femme, alors même qu’elle recommençait à peine à socialiser. Pourquoi était-elle vraiment partie ? Avait-elle, tout comme elle, du tirer un trait sur un passé douloureux ou fuir, pour son salut ? Toutes les questions qui ‘popaient’ dans la caboche de la blonde n’étaient clairement pas de celles que l’on pose à une première rencontre et définitivement pas à quelqu’un dont on ne connait même pas le nom.

Caeilan. Le nom, agréable à l’écoute - et sûrement bientôt agréable contre son palais - allait à ravir à la jeune femme et Sio’ ne put que lui sourire, timidement, alors qu’elle dodelinait de la tête, ses doigts glissant contre l’écran éteint de son téléphone toujours aussi silencieux. Par réflexe, elle voulut s’excuser, encore, avant de finalement se retenir. Son psychologue lui avait bien répété qu’il fallait qu’elle arrête, que ses excuses à répétition avaient quelque chose d’irritant et qu’elle devait, au fond, arrêter de demander pardon pour tout, et surtout pour n’importe quoi. « C’est à croire que vous vous excusez d’être là, d’exister. » - lui avait-il dit un jour… Et ce n’était pas totalement faux, d’ailleurs. Mais à la place, alors, elle pencha sa tête sur le côté, l’air presque mutin. « Oh ? Does your mind lie elsewhere ? » Sa curiosité la piquait, et elle avait terriblement envie de l’entendre parler, encore, pour remplir le ‘silence’, ou pour remplir, plutôt, le grand vide que Siobhán ressentait dernièrement. Elle s’imaginait Caeilan avoir une vie bien ‘citadine’, bien remplie et active, contrairement à la sienne ; et elle l’enviait presque.

Et, alors que tout semblait aller pour le mieux, alors que Sio’ avait malencontreusement ‘craché’ ses plus gros défauts au visage de sa compatriote, le ton avait drastiquement changé. Envolés, les sourires, envolés la voix charmante et presque charmeuse, la brune donnait un tout autre ton à la conversation. Siobhán savait parfaitement que l’on puisse la trouver déplacée - grand Dieu, elle même le savait déjà assez bien - mais jamais encore l’on avait réagi avec tant de venin à une ‘légère’ maladresse. Entre ses doigts, elle avait vu - ou plutôt entendu - le verre rencontrer le bois du comptoir dans un bruit sec et trop bruyant pour être nonchalant. Elle se redressait alors, soupirant à nouveau ; elle le faisait très, trop souvent, ces derniers temps. Elle regardait Caeilan, cherchant son regard, peut-être, pour - no way - s’excuser d’avoir été impolie. Étrangement, elle ne voulait pas être dans les mauvaises grâces de la jeune femme et ressentait le besoin de s’expliquer, pour ne pas qu’elles restent sur cette mauvaise note. Et apparemment, Caeilan semblait être d’accord, sur ce point là, puisqu’elle-même s’excusait déjà… D’un air un peu trop concentré, Siobhán avait pris son verre pour le porter à ses lippes, tentant de faire taire cette petite voix qui lui disait d’inspecter la propreté du verre. La première gorgée était toujours la plus agréable, la plus claquante, celle qui faisait vibrer les papilles et qui caressait la gorge, laissant derrière son passage la douce sensation d’une fraicheur tout à fait parfaite qui savait faire éclater toutes les tonalités du goûts du breuvage… Doucement, Siobhán s’était laissée aller à fermer les yeux, sa gorge vibrant d’un gémissement de satisfaction avant de reprendre une gorgée, ses pupilles à nouveau fixées sur la brune.

La pinte - délicatement - reposée sur le comptoir, Siobhán souriait, plus détendue, plus sereine ; la Guinness avait cet effet, sur ses nerfs et si elle n’était pas affolée par absolument tout, elle aurait pu être alcoolique. Un nouveau soupir, un autre sourire et ses mains glissées autour du verre froid, la blonde reprit la parole, sa voix plus posée et aux sonorités plus graves que l’instant d’avant. « Ah… OCD. That’s it… » - elle sauta sur l’occasion, puisque Caeilan avait déjà mis le doigt sur le problème - « I was with my psychologist earlier. He helps me with my OCDs. It’s hard to let go on old habits and I’m sorry if it was rude, but sometimes, I just can’t help but feel the need to clean and adjust everything… » Elle pinça ses lèvres en un sourire désolé, et regarda son verre un instant. « Today was a bit tough and that bastard of a psych’ brought some old memories out of the shadows. Cleaning is-was my own way to deal with everything so… » - elle se racla la gorge, doucement - « Sorry. » Elle eut un rire nerveux, avant de reprendre une gorgée.

Elle se sentait étrangement plus détendue et nettement plus at ease, depuis qu’elle avait débalé un peu son bagage. Puis, ce fut un rire franc mais vide, froid et plein de sarcasme qui traversa ses lèvres. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas ri, d’ailleurs, et, même s’il n’y avait rien de drôle, à cet instant, Siobhán savourait cet éclat sans humour. « Motherly ? Oh, dear, I’m definitely not ‘motherly’ enough for anything. » - le rire s’évanouit, laissant pourtant un sourire amer à Sio’ - « I’m barren. That’s the main reason of this new life, I guess. » Tristement, Siobhán leva son verre, trinquant dans le vide avant de vider la moitié de son verre en une longue rassade. Et, le regard glissant de nouveau sur la silhouette de la jeune femme devant elle, la blonde s’accouda de nouveau, avec une nonchalance qu’elle n’avait pas eu depuis des mois - ou des années, d’ailleurs. « So I try to… Pull my ‘shit’ together as one could say. I didn’t want to go back to my empty house yet and I do try very hard to fight my OCDs and coming here was a test. But… » - elle soupira, un peu théâtralement - « I failed. Well, almost. » Elle rit, et cette fois-ci, ça n’avait rien d’amer ou de forcé, non cette fois-ci, c’était cristallin, fluide, et les yeux de la quadragénaire pétillaient presque alors qu’elle se sentait - bien rapidement - retrouver la Siobhán d’il y a quelques années, cette Sio’ qu’elle avait oublié d’être. Là, il n’y avait plus l’ombre de son mariage, plus l’aura de son ex-mari, et l’irlandaise avait plus que jamais envie de se retrouver. Et c'était peut-être Caeilan qui lui faisait cet effet, d'ailleurs, plus que la bière, aussi bonne soit-elle.
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Sam 15 Juil - 13:37




     


 
Siobhán & Caeilan
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Elle avait soudainement envie d’une horde d’étudiants rentrent dans l’établissement, pour lui donner une excuse et pour échapper au silence gênant qui s’était installé entre les deux femmes. Caeilan avait honte de sa réaction, beaucoup trop excessive, surtout en voyant que sa comparse semblait aussi gênée de sa remarque. Mais la seule idée que quelqu’un cherche à contrôler, même de la façon la plus minime, quelque chose dans la vie de l’Irlandaise la rendait tout bonnement malade. Keihan avait passé son temps à la contrôler, et surtout les petites choses. C’était lui qui avait décidé comment organiser la maison, comment elle devait se comporter, s’habiller, s’adresser aux autres. Pendant plus de dix ans, elle avait été incapable de faire des choix, même les plus ridicules, pour elle-même. Alors, que l’on puisse vouloir arranger contre son gré quelque chose qu’elle contrôlait, ça faisait bouillir son sang. Evidemment, elle se doutait que Siobhán ne pensait pas à mal, et que c’était probablement plus fort qu’elle ; mais Caeilan ne pouvait faire de concessions sur ce point. Pendant trop d’années elle avait perdu une partie d’elle-même pour se laisser embarquer dans quelque chose de similaire.

Elle était secrètement ravie de la diversion créée par sa réaction excessive. Certes, elle passait tout autant pour une folle que la blonde semblait penser l’être, mais cela avait très effectivement détourné le sujet de conversation qui avait pris un tour dangereux : le passé de Caeilan, ou plus précisément les raisons de sa fuite en avant. Elle n’avait pas envie de se justifier, tout autant qu’elle n’avait pas envie de mentir — c’était beaucoup trop d’effort. Pour autant, elle n’était pas le genre de personne à admettre à un inconnu ses plus profondes pensées, ses plus grandes hontes. Juste … Non. Ce qu’il s’était passé avec son mari était de l’histoire ancienne, quelque chose de fermement oublié, au fond de son esprit, un souvenir constant d’erreurs à ne plus commettre. Elle ne comptait pas en parler, ne comptait pas se rappeler que la violence était un trait qu’ils avaient partagé, parce que … Elle aurait bien aimé un verre, là, tout de suite, mais elle plus que tout savait que ce n’était jamais la solution.

Après une gorgée de Guinness qui arracha à Caeilan un sourire malgré elle, Siobhán parlait à nouveau, semblant s’attacher sur un point que la bartender avait soulevé inconsciemment. La pensée avait été fugace, mais le comportement de sa vis-à-vis était soudainement expliqué. Evidemment, tout prenait son sens : entre la réflexion presque maladive, la façon dont elle avait vérifié ses manches, puis ses mains, le fait qu’elle refusait obstinément de regarder le verre lui-même. L’Irlandaise ne pouvait que deviner quel challenge cela devait être, de se tenir dans un bar de cette façon alors que l’on obsède sur des traits incontrôlables. Car c’était ça, au final, la source de leurs problèmes : le contrôle. Et si la mise en pratique était différente, Caeilan n’avait aucun doute que c’était l’un de leurs points communs — allez savoir pourquoi elle cherchait à trouver des points communs avec cette inconnue. Elle ne l’interrompit qu’à la fin de sa diatribe, levant la main légèrement, et lui souriant aussi doucement qu’elle le pouvait. « Don’t apologize. Ya don’t have to explain yourself to me, I was bein’ a git. » Elle se mordit la lèvre un instant, concentrée sur la jeune femme.

Elle n’aurait jamais deviné que sa tentative de … elle ne savait pas quoi, d’ailleurs, puisse se solder par tant d’amertume du côté de la blonde. Evidemment, elle n’avait aucun moyen de savoir que cette dernière fût stérile, mais quand bien même. Elle se trouvait atterrée par son propre manque de tact, n’ayant pour une fois pas souhaité blesser avec sa franchise. Tapant presque nerveusement ses doigts sur le bar, elle s’affaira ensuite à couper des citrons verts avec efficience, incapable de regarder Siobhán dans les yeux. Elle ne put s’empêcher de constater que sa compatriote avait une bonne descente malgré tout, et cela lui arracha un sourire, même si elle dut se mordre la lèvre pour éviter de faire une réflexion. Les habitudes alcooliques de Siobhán ne concernaient qu’elle-même, après tout ; et l’Irlandaise n’avait clairement pas fini de s’exprimer. Passant aux oranges, Caeilan découpa par habitude le fruit, écoutant très attentivement la blonde. Mais elle riait à nouveau, et si la brune était surprise, elle ne le montra pas. Elle se contenta de relever la tête, lui souriant légèrement en retour, et déposant les découpes de fruits dans leurs bols, avec le couteau. « I didn’t mean to brin’ up bad memories, I’m sorry. Clearly I’ve got a foot in my mouth this evenin’. » Gênée, elle essuya ses mains sur l’un de ses torchons, avant de le jeter dans une panière, et d’en prendre un autre. « Must be quite the challenge for ya to be in this bar. I mean, it’s clean, ya can trust me on that. I used to work at the Hilton in Dublin. » Elle évita de penser au détail qu’elle venait de donner sur sa vie, et haussa les épaules rapidement. « But it’s a students’ bar, can get a bit messy. »

Parlant de, la porte s’ouvrit soudainement, et Caeilan fut presque déçue de voir qu’un groupe de quatre personnes venaient de rentrer. Elles étaient un peu bruyantes, et la bartender dut se tourner à nouveau pour réaugmenter le volume de la musique, sans pour autant le mettre trop fort. Jetant un regard à la blonde, elle lui sourit un instant. « Sorry. Stay h’ere ? » Murmura-t-elle, alors qu’elle glissa de l’autre côté du bar pour servir les quatre jeunes. Elle était efficace, ses gestes trahissaient une longue habitude, et bien rapidement, les quatre intrus — clients — allaient s’installer dans un coin du bar. Elle retourna vers Siobhán, alors, et la contempla un instant en se mordillant la lèvre, avant de s’accouder au bar à nouveau, se penchant vers elle avec un sourire. « I’m sorry I assumed ya were just a bored housewife. Clearly ya’re much more interesting than that. » Elle eut un petit sourire en coin, cherchant un instant à séduire sa vis-à-vis. Elle flirtait, oui, et si ça ne lui arrivait que rarement, elle n’était pas aveugle. Siobhán était magnifique, même si elle devait avoir une dizaine d’années de plus qu’elle. Et Caeilan avait beau ne pas vouloir s’engager dans une quelconque relation romantique, elle avait toujours des … besoins.



     
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Sam 15 Juil - 17:11

« Awkwardness on the rocks, please. »

 Caeilan ⊹ Siobhán  


Settle down, it'll all be clear, don't pay no mind to the demons they fill you with fear. The trouble it might drag you down if you get lost, you can always be found. Just know you're not alone 'cause I'm going to make this place your home.
« Don’t apologize. » — Cette remarque lui revenait au visage, encore et encore. Elle l’avait entendu tellement de fois, mais elle ne s’était jamais défaite du sentiment qui venait après ; elle culpabilisait de ne plus être cette femme assurée qu’elle avait jadis été, et sentait encore le besoin de s’excuser. Pour changer. Siobhán soupira, attristée, finalement, d’être devenue cette femme qu’il lui arrivait bien souvent d’exécrer. Laissant de côté ses pensées bien trop mornes pour la soirée, la blonde se redressa un instant, s’étirant légèrement et laissant son dos doucement craquer sous la tension. « Oh, don’t worry : you being a git may have helped me at least. And it’s… Pleasant to be open about my ‘condition’ for once. So thank you. » Elle lui offrit un sourire presque tendre alors que la brune s’affairait de nouveau, comme pour chasser la mauvaise ambiance qui avait presque pu s’installer entre elles.

Ses mains, ses dextres délicates caressaient les fruits avec une aisance sans pudeur, et Siobhán se sentait rougir en pensant à ses mains, dans bien d’autres circonstances. Hm. Elle secoua sa tête un instant et jeta un regard en biais à sa bière, déjà grandement vidée. Elle rit nerveusement et passa l’une de ses mains contre sa nuque, pour effacer la tension qui s’y était accumulé depuis le début de la journée. Elle savait reconnaitre la beauté des femmes, savait également se sentir recette à leurs charmes mais jamais jusque là elle n’avait littéralement céder à des avances de la gente féminine. Les occasions avaient sûrement manqué, certes, mais elle ne s’était surtout jamais vraiment arrêtée sur la question ; son mari avait su le faire à sa place, d’ailleurs. Pourtant, depuis sa récente ‘libération’ et depuis son arrivée à San Francisco, il lui semblait qu’elle était prête à se jeter dans le vide - d’une certaine façon de parler, tout du moins - et de se hasarder à tenter de nouvelles expériences. Peut-être était-il temps de trouver une place entre les bras d’une femme, finalement ? Et Sio’ voulu rire, d’un rire presque enfantin, tant elle se sentait ridicule : l’on aurait pu croire, après tout, qu’elle était en plein dans sa crise de la quarantaine. Mais cela n’importait pas ; Siobhán était d’humeur assez volage pour entre dans la danse…. Quand il serait vraiment temps.

« That’s fine, dear. I’ve learned to live with that loss for quite some time now. » - un autre sourire, une autre gorgée - « It seems we have something in common at least ; our lack of filter. » Son rire revenait, plus joyeux et chatoyant que jamais, avant qu’elle ne rehaussé un sourcil, agréablement étonnée. « At the Hilton ? Wow… It must be quite refreshing to work here then. Less stress and less pressure, I assume ? » - elle hmmait dans sa gorge, appréciative - « But then I can trust your ability to clean the bar. » Elle avait dit ça d’un air entendu, et sûr d’elle, les sourcils légèrement froncés. Elle voulait y croire, terriblement, même si elle savait pertinemment qu’il lui faudrait plus d’une peinte, plus d’une soirée à ce comptoir pour faire taire pour de bon les doutes qu’elle entretenait encore.

La pote d’entrée brisa le charme qui semblait opérer, et, Siobhán dut arracher ses iris - à regret - de la brune devant elle pour jeter un coup d’oeil aux opportuns qui venait la déranger. La bande d’amies faisait un peu trop de bruit à son goût, et la musique que Caeilan avait augmentée lui arracha un soupire las. « I can get what you mean, dear… » - elle commençait à comprendre, peut-être, ce que « bar d’étudiants » voulait dire - « Go on. I’m not going anywhere. » Elle lui adressa un autre sourire, ainsi qu’un clin d’œil qu’elle ne prit pas le temps de regretter alors que ses lèvres se refermaient sur le bord de sa pinte. A cette allure, il lui enfouirait une autre. Ah, quelle importance, elle n’allait pas se priver. Pas en cette soirée, en tout cas. Elle observait la jeune femme servir les autres, avec une efficacité et une rapidité qu’elle admira un instant. Elle lui trouvait quelque chose de spécial, et presque… Endearingly masculine, dans certains de ses gestes. Regardant un instant sur son téléphone toujours aussi mort, Siobhán caressait distraitement son verre de sa main libre alors que Caeilan revenait - enfin - vers elle. Les mots de la jeune femme lui arrachèrent un sourire alors qu’elle aussi se penchait légèrement, la main toujours posée sur son verre presque vide, maintenant. « Oh, I don’t really know if I’m interesting, dear. » - elle sourit, charmante - « Once I was a houswife, with no child, but a wife nonetheless. Now I’m just a forty-three old lady swimming in an empty life and looking for some novelties. » Elle avait rit, finalement, se redressant et finissant sa bière d’une traite avant de reposer sa chope un peu trop brusquement contre le bois du comptoir. « But tell me Caeilan. What do you want to know ? » Elle était définitivement d’humeur à partager. Tout et n’importe quoi. Et, le nom glissé contre sa lèvre lui avait arraché un sourire. Au delà de l’aspect même de prononcer le nom de cette charmante inconnue, il était plaisant, si plaisant d’entendre un mot aux sonorités tout à fait irlandaises.

D’un oeil légèrement plus acéré, Siobhán regardait la jeune femme, devant elle, la tête légèrement penchée sur le côté et sous-pesant les conséquences qu’une soirée dans un bar pouvait bien avoir. Oh, et après tout, il lui fallait réapprendre à vivre, non ? « I’m sure you’ll find me very boring after all, dear. » Elle regarda son verre, puis Caeilan, avant de le faire glisser devant la barmaid. « May I have another Guinness please ? I’m in the mood to be a little bit tipsy today. Not that I drink on a regular basis but having a Guinness and being with a fellow have such an effect on me. » Les bras croisées sur le comptoir, Siobhán avait parlé plus bas, et tout près de la jeune femme vers qui elle s’était penchée. Un peu plus près, et elle était sûre de pouvoir sentir le parfum de cette femme…. Bientôt.
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Sam 15 Juil - 18:26




     


 
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Le sourire de Siobhán était décidément charmant. Ses fossettes, la façon dont le bleu de ses iris s’éclairait était presque addictif, et Caeilan se trouvait parfaitement bien en présence de cette femme. C’était une chose rare ; elle s’ouvrait rarement assez aux autres pour être réceptive, mais à cet instant-là, peut-être à cause de la fatigue, elle n’avait pas la force ni l’envie de s’envelopper de cette aura qui la rendait inaccessible. Et si elle était honnête, elle avait envie d’être accessible pour cette femme, juste assez pour l’intéresser au-delà d’une simple relation entre client et barman. Ce serait mentir que de dire qu’elle n’était pas de plus en plus encline à connaître un peu mieux Siobhán — au sens biblique du terme — à mesure que les secondes passaient. Alors, elle profita du fait que la musique soit plus forte pour se pencher légèrement plus au niveau du bar, excusant le fait avec un sourire désolée, sous le couvert de faire semblant de ne pas bien l’entendre. A la réponse de la blonde, elle se contenta de sourire en secouant la tête. « I’d hardly call ya old. Ya’re gorgeous. » Avec la confiance qui venait avec ses années, le compliment ne la fit même pas rougir de gêne. Elle était bold, après tout, c’était un de ses traits de caractère. C’était peut-être pour cela que sa relation avait si vite dégénéré. Non. Ce n’était pas le moment de penser à ça.

Elle jeta un œil sur la bière, à présent vide, et pour la seconde fois cette soirée, elle fut tentée par prendre son propre verre. Elle ne pouvait pas boire en travaillant, bien sûr, mais elle aurait peut-être préféré être là comme autre chose qu’un bartender, peut-être même un client. Elle doutait qu’elle ait véritablement une chance avec cette femme, mais après tout pourquoi pas. Siobhán s’était penchée en retour, et si elle parlait plus fort, sa voix semblait assez grave pour faire frissonner l’Irlandaise. La question ouverte était tentante, et Caeilan se mordilla la lèvre une longue seconde. « What do ya do for a livin’ ? I mean, ya gotta have somethin’ very fine to afford these clothes … » C’était une question bien innocente au final, mais elle les remettrait sur un pied d’égalité. Après tout, Siobhán savait ce que la brune faisait dans la vie. A sa demande, Caeilan éclata de rire, et se redressa. « I doubt that ya’re borin’, ex-housewife. In fact I’m rather certain ya’re some sort of a wild horse. Or used to be. » Sans un mot de plus, elle attrapa le verre qui lui était tendu, effleurant distraitement les doigts de la blonde avec les siens. Un sourire secret étirant ses lèvres, elle passa le verre sous un jet d’eau, le rinçant avant de le glisser une nouvelle fois sous la tireuse, commençant religieusement à servir le breuvage.

« To answer your question, it is refreshin’ to work h’ere. Less stuck up people. No offense. » Lui dit-elle alors, avec un sourire en coin et un clin d’œil amusé. Elle ne faisait que l’embêter gentiment, car malgré sa … maladie, Siobhán lui semblait être l’opposée de coincée. Laissant reposer la bière, elle retourna son attention vers la blonde, s’accoudant une nouvelle fois au bar, un regard distrait jeté à sa montre. Le groupe dans le coin était bruyant, et Caeilan se lécha les lèvres. « What kind of novelties are ya lookin’ for, Siobhán ? » C’était peut-être un peu hâtif, mais il fallait qu’elle sache si la blonde était intéressée elle-aussi. Ses yeux étaient terriblement hypnotisant, avec cette profondeur qui semblait l’emporter de plus en plus loin. Prenant son courage à deux mains, elle laissa ses ongles effleurer légèrement le poignet de sa compatriote, avant de caresser un instant la peau de son avant-bras, sans jamais la lâcher des yeux. Si cela finissait mal, elle aurait toujours de quoi s’occuper de l’autre côté du bar. Presque en transe, elle ne pouvait pas lâcher le regard bleuté de sa vis-à-vis, mais elle avait fini par retirer sa main. Presque nerveusement, elle s’apprêtait à retourner vers la bière, mais pas avant quelques mots murmurés d’une voix plus grave qu’à l’accoutumée. « I doubt ya’ll wish to stay h’ere all night but I … I finish at 11. » Ces mots prononcés, assez proche pour pouvoir capter un instant l’odeur de sa compatriote, elle retournait vers la bière, et commençait à en servir la deuxième partie, son regard placé courageusement sur la forme de Siobhán.



     
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Dim 16 Juil - 0:22

« Awkwardness on the rocks, please. »

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Settle down, it'll all be clear, don't pay no mind to the demons they fill you with fear. The trouble it might drag you down if you get lost, you can always be found. Just know you're not alone 'cause I'm going to make this place your home.
Complimenter sa beauté, d’autres l’avaient fait avant Caeilan mais Siobhán ne s’y était jamais habituée. Parce que ça lui semblait faux, parce que ça lui avait toujours semblé forcé et surtout parce qu’on lui avait souvent dit, dans l’attente de quelque chose en retour. Et peut-être était-ce aussi le cas pour la brune derrière son bar, peut-être avait-elle également le compliment facile pour avoir Dieu sait quoi, un pourboire plus conséquent, une review un peu plus mielleuse ou d’autres avantages en ‘nature’, mais la quadragénaire ne pouvait se contraindre à lui en vouloir, ou ne serait-ce qu’à lui en tenir rigueur… Il fallait qu’elle se reprenne, qu’elle reprenne confiance en elle et qu’elle accepte ses échecs passés, pour pouvoir mieux avancer. Aussi, même si une petite voix dans sa tête lui susurrait que son mari, son ‘cher et tendre’ mari lui avait si souvent fait l’éloge de sa silhouette ou même de ses yeux, Siobhán du se faire violence pour ne pas laisser sa rancoeur se hisser sur ses traits, alors qu’elle repensait à ce même époux qui, caché derrière ses cadeaux et ses compliments, n’avait pourtant pas eu de scrupule à aller sauter une autre femme, plus jeune, plus pétillante, peut-être, et complètement différente d’elle. L’espace d’une fraction de seconde, l’architecte cru voir cette femme, sous les traits, sous les boucles brunes de Caeilan. La vision partit aussi vite qu’elle était arrivée et Siobhán dut se contenir, pour ne pas grogner de rage, de cette rage qu’elle entrerait contre elle-même pour ne pas arriver à passer au dessus de cette rancœur tenace.

Reprenant bien rapidement ses esprits, elle se contenta de passer nerveusement sa main dans ses mèches blondes, avant de se cacher derrière un rire un peu timide alors que ses joues se teintait légèrement. « Thank you dear… » - prenant son courage à deux mains, elle inspira longuement avant de lancer, peu être un peu moins fort, pour ne pas être entendue, ou pour ’brush it off’ - « I could say the same for you Caeilan. I like your… Style. The way you move behind that bar as if it were your kingdom.. It’s quite endearing. » Et elle rougissait encore, presque abasourdie par sa propre audace. Et cette lippe, glissée entre les dents de la brune, attira l’attention de Siobhán qui semblait se perdre devant ce spectacle. Elle cligna des paupières, pour se forcer à regarder ailleurs, à regarder ses yeux, mais elle n’y parvint que lorsque la voix de Caeilan s’éleva de nouveau. « I’m an architect. But I’d say that ruining my ex-husband helped a lot with my lifestyle. » Son rire éclata légèrement entre elles, et Siobhán avait dans ses iris les étincelles mutines d’une femme qui avait réussi à rouler son ex’ dans la boue, pour lui faire payer ses humiliations et bien d’autres choses encore. « And I’ve always like nice things in my life.. » Son timbre avait encore légèrement chuté, alors qu’elle regardait, non qu’elle sentait Caeilan prendre sa pinte ; les doigts effleurant les siens dans une caresse subtile l’électrisaient, projetant dans son bras, dans son être un frisson qu’elle n’avait pas ressenti depuis si longtemps. Cela n’avait duré qu’une seconde à peine mais cela rappelait - presque douloureusement - à Siobhán qu’il y avait bien longtemps, que personne ne l’avait touchée, même de la plus chastes des façons. Et, alors que la brune s’éloignait pour lui resservir un verre, la blonde s’attardait encore sur ses mains, les regardant comme si elle n’en avait jamais vues d’autres que les siennes, avant de snap de nouveau dans la conversation. « It’s been a very long time since the last time I could’ve been called ‘wild’, dear. » La nostalgie avait délicatement voilé ses yeux, avant qu’elle ne se reprenne, encore ; il ne fallait pas, grand Dieu, non, il ne fallait pas sombrer dans la morosité. Et, son verre se remplissant doucement était un moyen de reporter son attention, sa concentration et son esprit bien loin de sa jeunesse et de cette femme qu’elle avait été, bien des années plus tôt.

Et, la conversation prenait un tournant qui n’avait rien pour déplaire à Siobhán ; parler d’elle était une chose, trop en dire en était une autre. Compréhensive, elle adressa un sourire entendu à sa comparse, comprenant bien que la plupart des gens friqués pouvaient, non, savaient être a pain in some asses. Maintenant que Caeilan revenait vers elle - sa bière encore loin d’être prête - l’architecte se pencha imperceptiblement vers elle, toujours accoudée au comptoir. Se yeux s’étaient glissés vers les lippes de la brune, les regardant bouger alors qu’elle lui parlait. Elle faillit ne pas entendre ses mots, d’ailleurs, alors qu’ils la frappèrent de tout leur sens. Etait-ce là une proposition à peine dissimulée ou juste le fruit d’une genuine curiosité ? Puis, ce furent les gestes de Caeilan qui confirmèrent ses doutes : cette main cherchant le contact, cette main qui courait sur sa peau ne lui permettait pus de douter de la tournure de cette soirée. Siobhán aurait peut-être pris ses jambes à son cou, dans d’autres circonstances, ou même un autre soir, si elle n’avait pas tant besoin de se sentir vivre… C’était fascinant et terriblement terrifiant à la fois, à bien y penser ; et si ça se passait mal, et si elle faisait tout foirer, par sa maladresse, ou à cause de ses TOCs qu’elle ne parviendrait peut-être pas à maintenir sous son contrôle ? Ah ! Et puis, elle verrait bien, non ? Cela pouvait tout aussi bien se passer à merveille, après tout…

Les lippes entrouvertes dans un soupire silencieux, Siobhán regardait la barmaid s’éloigner pour s’occuper - encore - de cette foutue bière. Elle avait peur que le charme soit brisé, qu’elle ait loupé son moment, mais d’autres mots lui avaient caressé la joue, dans une confidence tout à fait intime. La blonde se mordit la lèvre, essayant en vain de retenir un sourire à la fois timide et proprement triomphant alors qu’elle ne quittait pas Caeilan des yeux. Une minute trente, encore une minute trente et elle aurait sa Guinness devant elle, et elle pourrait se confier, elle aussi à la brune.

Cette minute parut être une éternité mais Siobhán n’avait pas bronché, n’avait pas même quitté sa compatriote des yeux. Elle ne se retenait plus, d’ailleurs, et la bouffait presque des yeux. Et, quand enfin Caeilan revint vers elle, une pinte pleine et prête à être engloutie, ce fut Siobhán qui s’aventura à prendre l’avant bras de la jeune femme sous l’emprise douce et presque volatile de sa dextre. Elle faisait fi - du mieux qu’elle le pouvait - de son aversion de toucher les choses, ou les gens, et se penchait maintenant vers l’oreille de la jeune femme. Enfin,enfin elle put sentir, savourer le parfum de la jeune femme, musqué, comme elle l'avait imaginé. « I’m seeking for the sort of novelties you’ve just offered dear… » - elle la regardait du coin de l’oeil - « I’ve never done that before but I’m more than willing to learn. » Elle se sentait pousser des ailes alors même que la sexualité n’avait jamais été son point fort. Et, même si elle avait peur d’être décevante et de faire perdre son temps à la jeune femme, elle avait l’excuse des débutantes, pour une fois… Et, perfectionniste qu’elle était, elle ne doutait pas de ses capacités à faire tout ce qu’il fallait pour faire de son mieux, au moins.

Prenant sa pinte et la portant à ses lèvres alors qu’elle se rasseyait parfaitement sur son tabouret, elle jeta un coup d’oeil furtif aux autres occupantes du bar, avant de regarder la grosse horloge qui trônait dans un coin du bar. « 11PM. I can finish my beer, walk away and be back on time. Anything you wish for me to wear, Caeilan ? » Elle avait haussé l’un de ses sourcils et souriait légèrement. Une Guinness, une compatriote, et elle avait déjà l’impression de se retrouver. Et Dieu ce que ça faisait du bien.
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Dim 16 Juil - 12:00




     


 
Siobhán & Caeilan
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Elle ne lâcha pas la blonde des yeux, captant le regard presque prédateur que cette dernière jetait sur elle. Sans bouger de derrière le bar, attendant patiemment cette longue minute et quelques secondes pour finir de servir l’alcool. Distraitement, elle se mordit la lèvre, baissant finalement les yeux quelques secondes. Elle n’avait nul doute que Siobhán, si elle n’acceptait pas forcément sa proposition, était au moins intéressée. Caeilan avait toujours peur d’aller trop vite, trop fort, et particulièrement avec cette compatriote, qui semblait être autant aventureuse qu’effrayée. Mais la brune était séduite, terriblement charmée par cette aura awkward, et elle aurait regretté ne pas avoir tenté sa chance. Presque hâtivement, elle finit de remplir le reste de la Guinness, pour retourner auprès de l’agréable blonde, et peut-être avoir une réponse à ses avances peu subtiles. Le verre à peine déposé sur le bar, ce fut son avant-bras qui fut entouré de doigts élégants, et elle ne put retenir un frisson. Les lèvres si proches de son oreille la forcèrent à se rapprocher un peu plus de la blonde, et elle huma son odeur une nouvelle fois, charmée par la subtilité de son parfum. Ce fut à son tour de lui rendre un regard et elle sourit légèrement, se léchant les lèvres lentement, alors qu’elle se reculait une nouvelle fois. « First time for everythin’, right ? » Répondit-elle simplement, à moitié distraite par la porte qui venait de s’ouvrir à nouveau.

Tout autant qu’elle redoutait s’éloigner de sa cliente, elle savait qu’elle n’aurait bien vite plus le choix. Le groupe qui venait de rentrer était particulièrement bruyant, et elle ne doutait pas qu’ils passeraient la soirée dans le bar. Souriant à Siobhán, elle resta encore quelques minutes en face d’elle, faisant claquer distraitement ses ongles sur le comptoir. Sa vis-à-vis semblait plus sûre d’elle, et c’était autrement plus séduisant. « Bold is a good color on ya, Siobhán. » Lui dit-elle d’une voix rauque, avant de jeter un autre œil vers les nouveaux arrivants. Elle leur fit un signe de la main, voulant au moins une seconde de plus avec la blonde qui l’avait effectivement charmée ce soir-là. Elle se pencha une dernière fois vers elle, lèvre mordue, avant de prononcer les quelques mots qui solderaient son départ. « I don’t think ya’ll stay dressed long enough for it to matter … » Et avec ça, elle était partie de l’autre côté du bar, pour s’occuper avec un sourire distrait de la longue commande des dix étudiants qui prenaient une bonne partie de l’espace. Bien vite, elle savait qu’il y aurait la queue devant l’établissement, et elle apprécierait la distraction. Tout pour s’enlever de la tête l’Irlandaise, qui avait réussi à égayer sa soirée. Elle ne put lui jeter qu’un regard de temps en temps, avant de remarquer qu’elle était partie. Le reste de la soirée passa sans qu’elle s’en rende compte, et bien vite, il était l’heure de partir.

***


Elle avait croisé son regard dans la foule peu avant 23h, et elle l’avait vu ressortir. Nul doute que l’endroit était encore trop animé pour la blonde. Quelques longues minutes plus tard, c’était au tour de Caeilan de ressortir, casque à la main, et blouson de cuir fermement installé sur une chemise en flanelle. A vrai dire, elle n’avait pas prévu d’avoir l’air si gay ce jour-là, mais ça tombait bien, finalement. A quelques pas de la sortie, elle pouvait déjà observer la forme de Siobhán. Un sourire presque timide aux lèvres, elle s’approcha de la fraîchement divorcée, et dégagea un instant ses cheveux de son visage, installant plus confortablement son casque au creux de son coude. « Hey th’ere stanger. » Taquine, elle n’attendit pas de réponse pour attraper la blonde par les hanches, et la faire reculer lentement jusqu’à sa bécane, qui n’était que quelques pas derrière. Pressant Siobhán très légèrement contre le cuir de la selle, elle lui vola un langoureux baiser, ses doigts rapidement accrochés au tissu recouvrant les hanches de la blonde. Dévorant ses lèvres avec une passion caractéristique de sa jeunesse, elle se sépara soudainement de la blonde, la fixant avec un regard brûlant. « Your place ? »



     
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MessageSujet: Re: « Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan   Dim 16 Juil - 13:45

« Awkwardness on the rocks, please. »

 Caeilan ⊹ Siobhán  


Settle down, it'll all be clear, don't pay no mind to the demons they fill you with fear. The trouble it might drag you down if you get lost, you can always be found. Just know you're not alone 'cause I'm going to make this place your home.
La porte s’était réouverte, laissât entrer dans l’ambiance déjà trop chargée pour Siobhán un groupe bien trop nombreux à son goût. Cela signait la fin de leur petit aparté, la fin de leur temps, au moins pour ce soir, au moins pour l’instant. La blonde ne put que soupirer, déçue que cela ne puisse pas durer encore quelques minutes, quelques heures… Bold. Voilà un mot qui ne lui avait jamais particulièrement été adressé, jusque là. Et, étrangement, cela donnait un kick à la confidence de Sibhán, laissant une sourire étirer ses lippes. « Thank you dear, but I think you’re the one to blame here. » Elle avait rit, doucement, sentant l’excitation et l’appréhension lui serrer les tripe d’une drôle de façon. Elle ne savait pas trop ce qui lui prenait, au fond, mais elle en avait assez d’angoisser pour tout, de se poser mille questions qui, finalement, n’avait pas d’autre effet que de lui courir la vie. Alors, quand Caeilan s’étai penchée vers elle, une dernière fois, avant de filer faire son travail, Siobhán ne put que se mordiller la lippe et gémir, déjà tellement pressée d’être à ce soir. Ses pupilles bouffaient le bleu de ses yeux et elle la regarda partir, servir les autres clients qui avaient eu l’audace de briser le charme qui, jusque là, les avait enveloppée d’un linceul tout à fait charmant.

Sa bière ne fit pas long feu, non, et la blonde se pressa pour rentrer chez elle. L’angoisse l’avait prise à la gorge au fil du temps, alors qu’elle regardait la jeune femme d’un oeil distrait et qu’elle pensait déjà à la suite. Que pourrait-on penser d’elle, si l’on savait qu’elle allait - ou qu’elle avait, depends - couché avec une inconnue ? Cette pensée lui arracha un frisson- un autre - et elle finit sa Guinness d’une traite avant de se faufiler au dehors pour héler un taxi. Il lui restait bien quelques heures à combler avant de revenir et elle allait en faire bon usage.

Chez elle, Siobhán prit le temps de se ‘documenter’ - entendez ‘regarder du porno pour savoir à quoi s’attendre, plus ou moins’ - et se préparer. Elle n’allait pas se reglisser dans les mêmes vêtements, et elle prit le temps de se faire une petite beauté. Son rituel, elle ne lavait jamais quitté, pas même - surtout pas - après son divorce ; qui sait ce qui peut arriver, il faut se préparer à tout. Elle prit un bain, un verre de vin perché dans sa main, alors qu’elle trempait dans des huiles essentielles. Elle avait l’impression d’aller à un rendez-vous galant, de devoir tout faire pour séduire et pour ne pas décevoir. Quoique, niveau séduction, le plus gros semblait être fait ; arriver à la 5ème base aussi rapidement, elle ne l’avait jamais expérimenté. Encore une fois, un sourire vint se glisser sur ses lèvres, alors qu’elle se rendait compte du chemin parcouru, depuis son divorce et plus encore depuis son arrivée à San Francisco. Pour rien au monde elle ne reviendrait en arrière, pas même pour se passer des peines et des déceptions qu’elle avait du encaisser en court de route.

***

L’heure approchait et Siobhán attendait dehors, stressée, n’osant pas rentrer dans le pub qui semblait plus bondé que quand elle l’avait quitté. Pourtant, elle s’y faufila un instant, juste pour voir Caeilan et pour s’assurer qu’elle n’était, peut-être, pas venue pour rien. Un regard échangé, et la blonde se retrouvait dans un état frisant le ridicule. Son corps, avant même que quoique ce soit ne se passe, s’éveillant par le simple fait qu’il allait se passer quelque chose… En y réfléchissant bien, cela faisait bientôt cinq ans qu’elle n’avait plus partagé d’étreinte charnelle avec qui que ce soit. Et elle avait peur d’être rouillée, de ne pas savoir quoi faire, surtout, surtout avec une femme. Elle n’eut pourtant pas le temps d’y penser plus que cela : Caeilan l’avait rejointe dehors et s’était empressée de donner le ton du reste de la soirée. Le souffle coupé, Siobhán avait gémi contre les lippes de la jeune femme, savourant cette caresse étrange et douce - bien que pressante - contre elle. Le baiser lui sembla plus doux, plus conquérant et plus subtile que n’importe quel baiser qu’elle avait pu partager jusque là ; les bienfaits de la femme, peut-être. Enfin séparée de Caeilan, elle laissa son regard glisser sur sa silhouette avant de hmm, appréciant ce qu’elle voyait. « Okay. » - elle regardait le casque, puis la moto sur laquelle on l’avait poussée, avant de rire doucement - « I’ve never been on a bike before. »

Sans plus attendre, Siobhán avait guider Caeilan vers sa main, qui, pour la première fois, allait recevoir de la visite, autre que sa cousine.

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« Awkwardness on the rocks, please. » — Siolan
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