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 Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.

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Jordan Gauthier
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MessageSujet: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Jeu 8 Juin - 11:41

Jeudi soir, une nouvelle soirée étudiante avec les potes de l'université. Jeunesse dépravée qui profite de la ville, qui boit jusqu'à l'excès, jusqu'au black out total. Ce soir n'est pas une exception. On s'est retrouvé à plusieurs dans une boîte qu'on squatte un peu trop souvent, une boîte où on commence à avoir nos habitudes depuis deux ans maintenant. Les verres s'enchaînent, les bouteilles hors de prix aussi, on remercie l'argent de nos parents, enfin, de leurs parents surtout. Depuis que j'ai décidé de me barrer de la maison familiale pour vivre la vie étudiante, mon père a décidé de quasi me couper les vivres. Il me paye mon loyer et encore, ça dépend des mois. Pour le reste, je dois me démerder et autant dire que l'époque où je claquais un tas de thunes sans me soucier de rien est révolue. Aujourd'hui, je jongle entre les cours, un petit boulot miteux et les soirées de dingue. Je vais finir par tomber de fatigue si je continue, mais pour ce que ça m'importe.

Mon meilleur pote est quasi en train de conclure avec une nana sur l'une des banquettes et j'observe d'un air éteint une autre nana qui me parle de son ex. Ça doit faire une demi-heure qu'elle ne cesse de me parler de ce mec qui l'a larguée après l'avoir trompée et j'ai fini par arrêter d'écouter. Je ne rentrerai pas avec cette meuf, surtout si elle continue de parler. Je n'en ai rien à foutre de son histoire à la con. Je n'en ai rien à foutre de savoir qu'elle a été assez naïve pour croire que son mec l'aimait et que ça durait éternellement. Ça fait deux ans maintenant que j'ai appris que les histoires qui durent, ce n'est que du vent. J'y ai cru, genre vraiment, je voyais vraiment un avenir avec cette nana, ça faisait deux ans qu'on était ensemble avant qu'elle me fasse un coup de pute monstre. Depuis, j'ai appris à arrêter d'espérer pour rien. Les histoires d'amour sont synonyme de souffrance, je ne compte plus m'attacher, jamais. J'enchaîne les histoires sans lendemain, les histoires pas sérieuses avec des meufs qui n'ont pas envie de se poser ou qui pensent pouvoir me changer. Ça ne dure jamais plus de trois semaines et encore, c'est rare, souvent c'est l'histoire d'un soir (ou de plusieurs soirs).

Faut que j'y aille. Rien de plus, je n'attends pas sa réponse, je descends mon verre d'une traite et je la lâche là, comme une merde. Je ne sais pas si elle était en train de me parler d'un truc super important et très franchement, je m'en moque royalement. Je me pose devant mon pote et la nana avec laquelle il est à deux doigts de coucher en plein milieu de la boite. Top glamour, mais bon, je ne suis pas le plus apte à juger. Mec, je rentre. Il se détache de la blonde et il me regarde d'un air ahuri comme si je venais de balancer la connerie du siècle. Je veux juste rentrer, me poser, bosser un peu aussi. Oui, j'ai beau être un gros fêtard, je ne suis pas venue à l'université juste pour les soirées. J'ai vraiment envie d'avoir mon diplôme. Je dois rendre un putain de dossier pour lundi et je sais que je ne pourrais pas bosser dessus ce week-end vu que je fais des horaires de merde au boulot. Bref, il me reste ce soir, demain et vu comment je suis à la bourre, ce n'est pas donné. Quoi ? Arrête, on s'éclate, tu vas pas me planter là. Sans la moindre subtilité, je désigne la nana à moitié à poil à côté de lui. Je ne le laisse pas seul, il est bien entouré et il n'a pas besoin de moi pour la suite. T'as pas besoin de moi. Il faut que je finisse un dossier, amuse toi bien. Le clin d’œil que je lui adresse n'est pas beaucoup plus subtil, mais la nana a l'air de s'en foutre pas mal. Après tout, elle doit avoir les mêmes idées en tête que mon pote.

Je m'apprête à partir quand il me rattrape. Tu peux pas me laisser en plan comme ça. On a dit qu'on s'éclatait avant les partiels ! Je le vois regarder autour de nous et je sens le plan foireux. C'est à cet instant que ma vie a pris un tournant totalement différent, un tournant que je n'aurais jamais pu prédire. Tu vois la nana là-bas... Il te montre du doigt, tu es au niveau du bar avec un verre à la main. Seule et canon, deux mots qui ne vont pas ensemble habituellement. ... tu penses pouvoir coucher avec elle ? Forcément. Je ne suis même pas surpris de sa question et je lève un instant les yeux au ciel alors que la nana sur la banquette commence à s'impatienter. S'il continue, il va perdre son plan de la soirée, tant pis pour lui. Tu sais très bien que je pourrais coucher avec elle, mais là, je dois rentrer. Tu es vraiment loin d'être la nana la plus dégueulasse de la soirée et habituellement, je ne cracherais pas sur un petit défi lancé comme ça, sauf qu'il faut que je finisse ce dossier. Je n'ai pas envie de me retrouver dans la merde lundi avec un truc qui vaut clairement pas la route, alors que la note est sacrément importante pour valider cette matière ce semestre. Tu te dégonfles ? Je serre les dents. Le gros problème que j'ai et qui ne s'est pas accentué avec le temps, c'est que j'ai une putain de fierté de dingue. Il suffit que quelqu'un me dise que je suis incapable de faire un truc pour que je fasse exactement le contraire. Je couche avec elle quand je veux, arrête. Il a son putain de sourire à la con, son sourire victorieux parce qu'il me connait depuis le temps. Okay, on complique le truc alors. Interdiction de lui faire le moindre compliment, oublie tes techniques de dragues. Sérieusement ? Tu m'emmerdes mec... que je lui balance avant de me diriger vers toi. Je ne suis pas un dégonflé et même si je risque de m'en prendre une, je vais jouer le truc jusqu'au bout et prouver à ce petit con que je n'ai pas besoin de sortir de belles paroles pour serrer une meuf.

Une fois à ta hauteur, je lance les hostilités, hostilités qui vont durer plus de dix ans, mais ça, je l'ignore encore. Tu vois le mec sur la banquette là-bas avec une nana super bonne à moitié à poil ? Pas de bonsoir, pas de belles paroles, c'est ça le deal. Il te trouve super canon. Il m'a même dit de te payer un verre vu que t'es super jolie. Un compliment avant le drame. Sauf que je suis pas vraiment d'accord avec lui. Je te trouve... Je te quitte pas des yeux alors que je me permets de jouer au con. ... vraiment moche et je paye pas de verres aux moches. Et je dois coucher avec toi, bordel, je suis vraiment mal parti !
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Freya Gauthier
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Jeu 8 Juin - 13:57

Elle est encore à la bourre. Comme d’hab. J’aurai dû m’en douter, j’aurai dû savoir qu’avec Marley, rendez-vous à 21h veut dire en réalité « je serai prête pour 30 avec un peu de chance, mais je penche plutôt pour 45 ». Je savais très bien qu’elle me ferait poireauter, et pourtant, je me suis quand même pointée à l’heure prévue, pleine d’espoir. Et c’est sans surprise que je l’ai découverte en sous-vêtements, en plein brushing. Alors je suis là, assise sur le bord de sa baignoire, un verre à la main pour bien commencer la soirée, à regarder Mademoiselle se maquiller. Sérieux, elle a pas eu le temps de faire ça avant ? Elle va pas au concours de Miss Monde, juste à une soirée étudiante, pas besoin d’en faire des tonnes. En tout cas, moi, je me suis pas vraiment foulée, mais c’est sans doute parce que j’ai pas les mêmes projets qu’elle pour cette soirée. Marley a la ferme intention de rentrer accompagnée, alors que mon seul but de la soirée est de boire jusqu’à en oublier mon prénom. Bon…il faut quand même avouer que vu le prix des verres en boîte de nuit, je me suis quand même assez bien fagotée pour inciter un ou deux jeunes hommes imprudents à me payer de quoi atteindre mon but. « -Putain Marley, magnes-toi ! Tu me soûles depuis une semaine avec ta soirée à la con, je me suis préparée un truc de ouf ! Je me suis même épilée les jambes, tu te rends compte ! » Elle rigole, et j’en profite pour glisser un œil sur mon reflet dans le miroir. Ouais, cette jolie robe noire devrait définitivement me permettre de boire quelques verres à l’œil. Elle est pas vulgaire, et ne dévoile rien qui pourrait offusquer ma mère, mais le combo robe noire et escarpins à talons m’a toujours plutôt bien réussi. Marley, elle, a décidé de tout miser sur son décolleté, et ses arguments féminins sont de sortie ce soir. Elle est en chasse, et compte bien rentrer avec sa proie, elle me l’a clairement fait comprendre. Il a fallu au moins encore un bon quart d’heure à ma blonde pour finir de se préparer, et quelques minutes plus tard, nous nous sommes retrouvées dans un taxi, prête pour cette soirée qui, à mon sens, puait l’embrouille. Et….j’avais raison, mon instinct me trompe rarement.

Pour la trentième fois au moins, je me demande ce que je fous là. Ça doit faire vingt bonnes minutes que Marley a disparu au bras d’un brun à lunettes dont j’ai déjà zappé le nom. Jakob ? John ? Jeremiah ? Je me souviens juste que ça commençait par un J, qu’il était déjà à moitié allumé, qu’il a une tête d’abruti…comme tous les mecs dont le prénom commence par cette lettre. Bon, cette dernière remarque n’a sans doute pas été prouvée scientifiquement, mais je suis remontée, et quand je suis énervée, ça donne ce genre de chose. Je généralise, j’en veux au monde entier, j’insulterai même le premier venu. Je savais bien que Marley était venue dans le but de conclure avec ce charmant jeune homme, mais bordel, elle aurait pu au moins passer une partie de la soirée avec moi, avant de me larguer lâchement au beau milieu d’une boîte de nuit où je ne connais personne. C’est une soirée étudiante…et j’ai justement choisi de ne jamais devenir étudiante. De mon côté, j’ai signé pour être pompier. Atypique pour une fille, ouais, peut-être, mais je ne me voyais pas rester assise des heures sur les bancs de la fac, à prendre des notes, et apprendre des trucs pourris qui me serviront probablement jamais à rien. Je préfère l’action, l’adrénaline, bref, rien à voir avec les partiels et toutes ces conneries là.

Tout ça pour dire que n’étant pas étudiante, je ne connais pour ainsi dire…personne. C’est sans doute ce qui explique le fait que je sois désormais seule avec mon verre, adossée au bar. Je devrais partir. Ouais, je devrais vraiment songer à me barrer d’ici…mais je suis pas le genre d’amie à larguer Marley à une soirée où elle m’a traînée de force. Je soupire, avale une nouvelle gorgée de cocktail, quand un abruti débarqué de nulle part s’installe juste à côté de moi. Je regarde à droite, à gauche, et je capte vite que c’est à moi qu’il s’adresse. Je suis son regard, et remarque effectivement l’ami en question, en pleine exploration buccale d’une fille quelconque. « -Elle est loin d’être super bonne… » je marmonne, m’adressant sans doute plus à moi-même qu’à lui, avant de boire une autre gorgée, et de détourner la tête. Les mecs normaux comprennent ce que ça veut dire, en général, quand une fille se détourne de vous, surtout en boîte…mais visiblement, lui, n’a pas intégré cette pratique. Il continue son blabla, et je hausse un sourcil à ses paroles, pas certaine de comprendre où il veut en venir.  Il vient tâter le terrain pour son pote, qui est déjà largement occupé avec une autre fille, c’est ça ? Hm…peut-être pas, finalement. Ses nouvelles paroles me font serrer la mâchoire, tandis que je lui lance un regard noir, un de ceux qui sont ma spécialité. Ce mec n’a aucun tact, aucun savoir vivre, et j’ai la furieuse envie de lui coller une sacrée gifle. « -Super…puisque tu payes pas de verre aux moches, je te suggère de te barrer vite fait, et d’aller emmerder quelqu’un d’autre. » Je lui lance un sourire hypocrite, qui n’atteint pas mes yeux. Ouais, je n’essaye pas de faire dans la délicatesse, pas plus que lui en tout cas, mais il faut dire qu’il ne s’est pas montré particulièrement tendre non plus. Et puis…je prétends pas être un putain de canon, mais franchement…je suis loin d’être un cageot. Je connais mon potentiel, et il m’est déjà arrivé d’en jouer, pour obtenir ce dont j’avais besoin. Oh, pas à outrance, hein, je suis pas une manipulatrice née, mais je connais le petit effet que je fais sur les hommes…et sur certaines femmes. Et je doute qu’il me trouve aussi moche qu’il le prétend. « -De toutes façons, je n’accepte pas que des crétins me payent un verre. Et si c’était le cas, je le balancerai sans doute à ta sale tronche. » Nouveau sourire, tandis que je me tourne pour faire face au barman. Avec autant de délicatesse, Monsieur le Relou devrait comprendre le message, et aller insulter une autre fille de moche. Ça m’agace rien que d’y penser, mais…ce mec est plutôt pas mal dans son genre, si on fait abstraction du fait qu’il ai l’air d’être un parfait connard, et je ne doute pas qu’il trouvera facilement une fille plus sensible que moi à ses charmes dans cette boîte de nuit.


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Jordan Gauthier
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Jeu 8 Juin - 14:42

Si j'aime passer du temps avec des belles femmes, j'aime encore plus les défis. Il est toujours agréable de conclure avec une parfaite inconnue le premier soir, de passer du bon temps avec elle sans la moindre attache, sans promesse d'un lendemain, mais c'est devenu presque lassant. Ouais, lassant, c'est le mot. C'est toujours le même schéma ; une jolie femme qui ne cherche rien de plus qu'à passer une bonne soirée ou deux (ou rarement ; un peu plus), quelques verres, quelques échanges sans grands intérêts et au mieux, la soirée se finit dans un lit (ou dans n'importe quel autre endroit en fait). Je dis pas que j'arrive à coucher avec toutes les nanas que j'aborde en soirée, loin de là (même s'il est clair que je n'irai jamais parler des râteaux que j'ai pu me prendre), mais dans l'ensemble, les nanas que j'accoste ne cherchent pas beaucoup plus qu'un plan d'un soir. Je suis loin de m'en plaindre, c'est également ce que je cherche, la plupart du temps en tout cas. On ne va pas s'emballer, je ne cherche pas le grand amour (lol), ni une connerie du même style, mais j'aime quand les choses sont un peu plus compliquées. J'aime les défis impossibles, j'aime le challenge. Je suis probablement puéril, c'est même fort probable, mais quel est l'intérêt d'obtenir quelque chose s'il n'y a pas la moindre résistance ?

Du coup, pour combler la monotonie des relations sans lendemains, avec les potes, on se lance souvent des défis débiles ; faire croire à la nana la plus moche (ou la moins jolie pour prendre des pincettes) qu'elle nous intéresse, séduire une femme fiancée qui ne cesse de dire que son futur mari est l'homme de ses rêves ou tout un tas d'autres défis tout aussi stupides. On ne brille pas par notre intelligence et il nous arrive très régulièrement de nous prendre des vents de l'espace, mais au final, ça nous amuse. On en rit autour d'une bonne bière (ou d'un autre verre d'alcool), on rit du malheur des autres, des conneries qu'on a pu faire pour arriver à nos fins et ça nous convient. On ne pense jamais aux conséquences parce qu'on n'en a juste rien à foutre.

Coucher avec une jeune inconnue sans lui faire le moindre compliment, ce n'est qu'un pari de plus, un défi, un jeu sur lequel je plaisanterai demain. J'aime les challenges, bien plus que le simple fait de baiser la première venue et mon pote vient de m'en servir un sur un plateau d'argent. Si seulement je savais où ce simple défi nous mènerait ; vers cette relation destructrice au possible, vers ce jeu sans fin, vers ce mariage, vers ce bébé aussi. Sauf qu'on n'en est pas là, pas encore.

Super… puisque tu payes pas de verre aux moches, je te suggère de te barrer vite fait, et d’aller emmerder quelqu'un d’autre. Et même si tu me lances un regard noir et un sourire tout ce qu'il y a de plus hypocrite, je te réponds par un grand sourire, sincère, enfin, sincère dans le sens où je me fous un peu (beaucoup ?) de ta gueule. J'aime les femmes avec du caractère, celles qui n'ont pas de mal à m'envoyer sur les roses, c'est toujours plus intéressant. De toutes façons, je n’accepte pas que des crétins me payent un verre. Et si c’était le cas, je le balancerai sans doute à ta sale tronche. Je ne vais pas être déçu du voyage, je suis tombé sur une tempête. Ça ne m'effraie nullement et ça ne me fait pas non plus fuir. Je ne m'attendais pas à ce que tu me déroules le tapis rouge après t'avoir balancé que t'étais moche, mais ça, ça, c'est beaucoup plus intéressant que de passer ma soirée sur mon dossier !

Au lieu de te laisser tranquille, ce que tu dois espérer vu que tu retournes à ta petite vie, je ris doucement à tes propos et je m'installe à côté de toi. Je pousse même le truc jusqu'à approcher ma chaise un peu trop de la tienne. Chieur jusqu'au bout, oui, oui. T'es vexée ? Comme si j'en avais quelque chose à foutre. 'fin, j'voulais pas dire que t'étais moche hein, mais... Je te dévisage sans la moindre gêne. fin... Je conclus par une grimace comme si tu étais vraiment la personne la plus horrible que j'ai jamais rencontrée. T'inquiète pas va, y a des mecs qu'aiment les nanas comme toi. J'appuie plus que nécessaire sur les derniers mots, bien décidé à jouer au con jusqu'au bout. J'avoue que je ne sais pas trop comment je vais bien pouvoir faire pour que tu te décides à passer la soirée avec moi, mais ça viendra... ou peut-être pas en fait.

J'interpelle le barman en lui tendant un billet. Un mètre de shooters. Je me tourne alors vers toi. T'emballe pas, c'est pas pour toi. Je ne suis pas sûre d'être en état d'avaler tout ça, mais j'ai aucune envie de me retrouver avec un des shooters dans la tronche...
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Freya Gauthier
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Ven 9 Juin - 12:13

Un relou, c’est bien ma veine. Un putain de sacré relou même, si j’en crois sa façon de se rapprocher, et de s’installer bien trop près de moi pour que ça reste décent. Je fais claquer la langue contre mon palais, alors qu’il réitère une nouvelle fois, insinuant que malgré ma soit-disante laideur, il y a bien un ou deux mecs traînant dans la boîte qui auraient pitié de moi, et seraient prêt à m’offrir ce fameux verre. Je lève les yeux au ciel, et soupire, avant de me tourner carrément vers lui, réduisant encore la faible distance qui existe entre nous. J’écarte mon cocktail, et je finis par planter mes yeux droits dans les siens. S’il veut jouer, on va jouer. Je connais mon potentiel de séduction, et je suis certaine que cet énergumène y est tout aussi sensible que sans doute n’importe quel homme de cette boîte de nuit. Ma jambe vient volontairement se coller à la sienne, tandis que j’arbore un air innocent parfaitement étudié. « -C’est bien essayé, tu sais. Mais je suis pas le genre de filles qui va se mettre à pleurer parce qu’un imbécile la traite de moche. T’as sans doute besoin de lunettes mon pote, parce que regarde-moi bien, je suis tout sauf moche. » Ma jambe glisse lentement, subtilement, juste comme il faut, le long de la sienne, tandis que je penche légèrement la tête sur le côté, un léger sourire sur les lèvres. En général, c’est largement suffisant, du moins, ça l’a toujours été, avec à peu près n’importe qui. Non pas que je tienne particulièrement à le séduire, loin de la même, c’est typiquement le genre d’imbécile qui me sort par les yeux, mais il a involontairement lancé un défi que je me dois de relever. Ce crétin finit par commander un mètre de shooters, et je me demande comment il va faire pour tous les ingurgiter, vu son état déjà avancé, selon moi, d’ébriété, et je peux pas m’empêcher de lever les yeux au ciel face à sa nouvelle remarque. Le barman est rapide, et les boissons ne tardent pas à atterrir devant nous, tandis que mon regard fait l’aller-retour entre les shooters, et sa sale face. Finalement, j’attrape l’un des petits verres entre mes doigts, et le porte à mes lèvres, avalant rapidement la boisson qui me pique la gorge. « -C’est pas vraiment dans mes habitudes de demander l’autorisation. » Je lui adresse un nouveau sourire hypocrite, et repose le verre à l’envers. « -Je te remercie pas pour le verre, du coup. Bye, l’emmerdeur. » Nouveau sourire, cette fois bien plus sincère, suivi d’un petit clin d’œil, et je saute de mon tabouret, pour rejoindre la piste de danse.

J’ai pas spécialement envie de danser pourtant, je me dis même que j’ai juste envie de rentrer, de me mettre dans mon pieu, et de m’enfiler toute une saison à la suite d’une des séries que je regarde. Et pourtant, je suis là, au beau milieu des autres danseurs, en train de laisser la musique s’emparer lentement, mais surement, de mon corps, et je me mets à bouger à son rythme, sans plus penser à rien d’autre. Je me surprends même à fermer les yeux, pour profiter pleinement de cet instant. Tout aurait été parfait, si je n’avais pas fini par sentir une paire de mains se poser sur mes hanches, ce qui a eu le don de titiller Dark Freya. Je me retourne d’un mouvement brusque, pour faire face à l’abruti qui a osé poser ses paluches sur moi, et c’est à cet instant que mon regard croise celui de l’imbécile au bar, et un sourire étire presque aussitôt mes lèvres. D’un signe de la main, je lui montre mon nouveau « prétendant », avec un sourire bien entendu, puis pose l’une de mes mains sur la hanche du type en question, qui semble s’exciter instantanément : « Ok, t’emballes pas Don Juan, t’as aucune chance. Dance, souris, et ça devrait aller » que je lui murmure à l’oreille, avant de me reculer légèrement, mais tout en gardant ma main sur sa hanche. Il a l’air paumé, ça lui donne un air encore plus débile, mais je m’en fous totalement, et je continue mon petit manège, l’air de rien. Il doit être bourré, ou juste espérer profiter de l’occasion, mais il ne bronche pas, et continue de danser. Moi, je sais pas trop ce que j’essaye de faire. Je n’ai certainement pas l’intention de rendre l’abruti du bar jaloux, loin de la même, il n’a pas assez d’importance pour cela. C’est peut-être une façon involontaire de lui montrer qu’il a tort, et que, comme je lui ai dit, je sais très bien que je suis une femme qui plaît. Je ne le connais, mais je l’imagine déjà avec sa voix débile me dire que le type doit être totalement bourré, qu’il ne doit pas avoir les yeux en face des trous, ou être aveugle, ou me redire avec toute la délicatesse du monde que même les moches peuvent pécho, et qu’il y a des mecs qui aiment les « filles comme moi ». Je sais bien que je n’ai rien à lui prouver, rien du tout, mais ma fierté et mon égo en ont surement prit un coup, et même malgré moi, je veux lui prouver qu’il a tort.  Alors je danse, je me trémousse, je souris, et bien que je n’entende pas un traître mot de ce que dit mon cavalier éméché, je rigole à gorge déployée, rejetant légèrement la tête en arrière, comme s’il avait dit la blague du siècle, comme si je passais le meilleur moment de toute ma vie. Comme si je me moquais bien du regard bleu qui ne m’a pas lâché. Foutaises.


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Jordan Gauthier
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Ven 9 Juin - 16:19

C’est bien essayé, tu sais. Mais je suis pas le genre de filles qui va se mettre à pleurer parce qu’un imbécile la traite de moche. T’as sans doute besoin de lunettes mon pote, parce que regarde-moi bien, je suis tout sauf moche. Plus tu ouvres la bouche, plus tu confirmes ce que je commençais à me dire ; le défi va être beaucoup plus intéressant que prévu. Tu ne ressembles pas à ces nanas que j’ai l’habitude de côtoyer et ton caractère de feu me plaît plus que nécessaire. Je souris un peu plus à tes propos, à cet air sûr de toi qui semble te caractériser et qui fait écho au mien. Tu devrais pas écouter ce que les mecs en chien peuvent te sortir, ça te monte à la tête. Je continue sur ma lancée de jouer au con, après tout, c’est ça le contrat, pas de compliments, pas de plan drague foireux juste un tas de mots déplaisant dans l’espoir que tu finisses par craquer. Il va falloir que je trouve une autre approche parce que je ne vais pas réussir à aller bien loin comme ça. Je sens ta jambe contre la mienne, un peu trop haut pour que ça ne soit qu’une coïncidence, je contracte légèrement ma cuisse et je sers mon poing sous le bar pour faire passer le désir qui monte doucement. Saleté ! Je tente de ne rien laisser paraître, hors de question que je tombe dans ton truc foireux. Je suis censé tenir les rênes, pas l’inverse.

Le barman finit par poser en face de moi les (trop) nombreux shooters que j’ai commandés et avant même que je ne fasse quoi que ce soit, tu en attrapes un que tu vides d’une traite. J’écarquille les yeux un instant avant de secouer légèrement la tête, mi amusé, mi exaspéré. Je suis tombé sur un phénomène. Tu es sûre de toi, sans la moindre gêne et au final, ça me plait. On ne va pas s’emballer, ça me plait parce que ça te rend plus intéressante, ça alimente le défi à la con lancé par mon pote, rien de plus. C’est pas vraiment dans mes habitudes de demander l’autorisation. J’avais cru comprendre. Je te remercie pas pour le verre, du coup. Bye, l’emmerdeur. Mon sourire s’élargit un peu plus et avant que tu ne t’éloignes vers la piste de danse, je te souffle simplement : à toute. Hors de question que je te laisse filer pour la soirée. Je ne suis pas du genre à me laisser abattre lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu, puis, je ne suis pas du genre à perdre un défi, pas si facilement du moins. Je compte bien persévérer quitte à t’emmerder encore une bonne partie de la soirée.

Tu te mets alors à danser comme si tu étais seule sur la piste, comme si tu étais dans une espèce de bulle loin de cette boite et je ne te quitte pas des yeux. Je ne fais pas attention aux personnes qui vont et viennent pour s’enfiler un tas de cocktails hors de prix (merci les prix en boite) ni aux neuf shooters qui attendent que je les descende. Je suis déjà bien (trop) alcoolisé, si je les enchaîne, je vais finir la tête dans la cuvette plutôt que dans les toilettes (ou ailleurs) en ta compagnie. Tu danses un instant seule, puis un mec vient se coller à toi et je jubile d’avance car j’imagine (peut-être à tort) que tu es le genre de nanas qui rembarrent sans la moindre pression les mecs un peu trop collants sur la piste de danse, mais je suis déçu. Tu m’adresses un signe pour me montrer l’abruti qui semble te trouver à son goût et tu te colles à lui. Mouais, finalement, tu n’es peut-être qu’une fille facile de plus. Ça ne sera que plus facile, je ne vais pas m’en plaindre. Je ne te quitte toujours pas des yeux, ça en devient limite flippant et je descends mon premier shooter qui me brûle légèrement la gorge. Alors, tu t’es pris un vent ? Je me tourne vers un des potes de mon meilleur ami (celui qui m’a lancé le pari) et je hausse légèrement un sourcil. Il faut croire que les nouvelles vont vite et que cet abruti est déjà au courant pour ce pari à la con. Non. Bon un peu peut-être, mais hors de question que je balance à un mec que je ne connais quasi pas (ou même à un que je connais en fait) que ça ne s’est pas tout à fait déroulé comme prévu. En même temps, quelle idée de vouloir coucher avec une nana en la rabaissant, il avait pas plus stupide comme truc. J’y travaille. Enfin... Vraiment ? Faudrait peut-être que tu te bouges parce qu’elle a plutôt l’air de vouloir finir la soirée avec ce mec qu’il me balance en te désignant d’un signe de tête. Merci, je n’avais pas remarqué. Ta gueule et admire. Je descends de mon tabouret dans l’intention de dégager l’autre débile qui te tourne autour. Il est absolument hors de question que je passe pour un dégonflé devant mes potes. Fierté à la con. Et bois pas tout que je lui lance en désignant les shooters sur le bar.

Ni une, ni deux, je fonce vers la piste de danse où tu es en train d’évoluer avec l’autre con (c’est gratuit). Une fois à votre hauteur, je dégage le mec sans la moindre délicatesse et je grogne. Dégage tes sales pattes de ma nana ou je t’en fous une. Pas le moindre sourire, j’ai le visage fermé comme si j’étais vraiment hors de moi et que j’allais vraiment le frapper. Il me regarde confus et il se tourne vers toi, probablement à la recherche d’une approbation ou d’une explication quelconque. Casse-toi ! Finalement, cet abruti finit par nous laisser ce qui ne manque pas de me faire à nouveau sourire comme un con. Je suis fier de moi, il n’y a pas de quoi, mais je suis content d’avoir fait foiré ton coup, alors que je ne te connais ni d’Eve ni d’Adam. Faut croire que les moches attirent les moches que je te lance en désignant l’autre mauviette qui vient de se barrer. T’emballes pas hein. Tu me faisais de la peine. Cet air désespéré sur ton visage quand t’as vu que quelqu’un s’intéressait enfin à toi. C’était pitoyable. Je continue à jouer au con et je n’ai pas à me forcer, ça vient naturellement, à croire que c’est ancré. Je pensais pas que t’étais une fille facile... Il faudrait peut-être que je songe à ralentir si je veux gagner ce pari débile !
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Freya Gauthier
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Ven 9 Juin - 21:26

Mon partenaire de danse ne semble pas effrayé par ma petite remarque acerbe, et ne tarde pas à poser ses mains sur mes hanches, tandis que je dois vraiment prendre sur moi pour ne pas l’envoyer chier. Sauf qu’à cet instant précis, le laisser s’imaginer qu’il pourrait possiblement y avoir plus entre nous sert mes intérêts, et je le laisse faire, sans rien dire. Je suis vraiment une andouille lorsqu’il s’agit de ma fierté, putain. Je joue donc le jeu, sentant le regard bleu de l’inconnu peser sur nous, avant qu’il ne finisse par s’approcher peu à peu. Tiens donc, Monsieur veut remettre ça, à croire qu’il en a pas eu assez, ou qu’il n’a pas compris le fond de ma pensée. Il arrive à notre hauteur, et écarte sans ménagement mon faux prétendant, en prétextant qu’il est mon copain, et qu’il doit ôter ses mains de sur moi. Le type en question à l’air paumé, et je ne peux pas m’empêcher de lever les yeux au ciel. Mais…il a rien dans le froc, ou quoi ? Il n’oppose aucune résistance à l’Emmerdeur, et me regarde avec un air de chien battu, et je ne trouve aucune autre réponse qu’un simple hochement d’épaule. Ce mec est clairement pas fait pour moi, zéro personnalité. Il repart la queue entre les jambes, et je me retrouve une nouvelle fois avec le pauvre type du bar, qui me sert un discours pitoyable, prétextant être une sorte de preux chevalier en armure venu délivrer la moche que je suis de son prince tout aussi moche. Je lui adresse un regard noir, mais je sais qu’il n’a pas la même noirceur ou hargne qu’en temps normal. Je me retiens de ne pas lui en coller une, littéralement, et je m’agace moi-même de trouver une part d’amusement à sa façon d’être et de faire. Mais bien sûr, c’est hors de question de lui montrer. Je ne danse désormais plus, et je finis même par croiser les bras sur ma poitrine : « -T’as pas peur de ce que vont penser les gens en te voyant parler avec une moche ? ». Malgré moi, je sens les commissures de mes lèvres qui tressautent, et la nouvelle remarque de ce crétin me fait sourire un peu plus. Je penche la tête, lui adresse mon petit sourire aguicheur, et finis par me rapprocher de lui, doucement. Yeux dans les yeux, sortant mes meilleures cartes, je finis par poser les mains sur ses hanches, puis les fait glisser lentement sur son torse, avant de me dresser sur la pointe des pieds, pour aller effleurer son oreille de mes lèvres, ma poitrine collée contre son torse : « -Oh, si tu crois que je suis une fille facile…tu vas être déçu. Tout comme si tu t’imagines qu’on va finir la nuit ensemble. Tu n’es vraiment…vraiment pas mon type ! » Je me recule de quelques pas, et lui adresse le sourire le plus hypocrite du monde, avant de me retourner, pour rejoindre une nouvelle fois le bar.

Je ne me fais aucune illusion, je sais très bien que Monsieur l’Emmerdeur va finir par me rejoindre une nouvelle fois. Je reprends ma place au bar, encore vide par je ne sais quel miracle, et m’assois comme si de rien était, tandis que le type à côté de moi ne me lâche pas des yeux. Il est assis à la place de celle de l’Emmerdeur, devant les shooters, et tandis que je le toise, il finit par m’adresser un petit sourire. « -Je peux t’aider peut-être ? » Je me montre pas vraiment polie, ou même avenante, mais je m’en fous. Passer pour une fille bien, ça n’a jamais été mon truc. « - Alors…ça avance avec Jordan ? » Il me lance un nouveau sourire, et je suis son regard, qui se pose sur l’Emmerdeur, qui revient vers nous. Tiens donc, Monsieur s’appelle Jordan…j’avoue que même si je connais son prénom désormais, je préfère l’Emmerdeur, ça lui colle bien à la peau. Quoi qu’il en soit, je finis par reporter mon regard sur son ami, et lui adresse un petit sourire en coin : « - Il y travaille…durement. Et il va avoir besoin de sa place en revenant, alors…tu ferais bien de te barrer ! » J’achève en lui faisant un petit signe de la main pour lui dire de se casser, et qui accompagne parfaitement mes propos. Il s’en va en levant les yeux au ciel, tandis que ses lèvres bougent, mais je n’entends pas un seul des mots qu’il prononce. Des insultes, probablement, mais ça me passe bien au-dessus de la tête. J’attrape un nouveau shooter que je descends cul sec, en fermant les yeux lorsque la brûlure de l’alcool se fait sentir. Jordan, aka l’Emmerdeur, finit par revenir, au moment même où je pose le shooter désormais vide à côté des autres, retourné, et lui adresse mon sourire le plus insolent.

J’allais lui faire une nouvelle remarque, on ne peut plus sympathique, bien sûr, quand je sens une main sur mon épaule, qui me fait faire volte-face on ne peut plus rapidement. Mon regard se pose alors sur un visage pas tout à fait inconnu, que je ne pensais pas recroiser de sitôt. Et merde. « -Tiens…salut Lucas ! » On a eu une histoire, y’a quelques semaines, et j’ai fini par ne plus donner de nouvelles, comme ça, du jour au lendemain. Oh, je sais bien que c’est pas ce qu’on fait de plus sympa, j’en conviens, mais c’est plus fort que moi. Dès que je sens que quelqu’un est en train de s’attacher à moi, fille ou garçon, et dès que je sens que ça pourrait être réciproque, je peux pas m’empêcher de prendre mes distances, comme si une sorte d’instinct de survie se déclenchait brusquement en moi. Il me plaisait vraiment, ce Lucas, et je suppose que c’est pour ça que j’ai pris aussi vite mes jambes à mon cou. Il me regarde, et il a l’air paumé, un peu gêné aussi. « -T’as arrêté de m’écrire, je…j’ai pas compris pourquoi… » Sérieux ? Maintenant ? Ici ? L’Emmerdeur a l’air de ne pas manquer un seul mot de notre étrange échange, mais je ne daigne pas lui accorder le moindre regard, déjà occupée à chercher activement quel mensonge je vais pouvoir débiter à Lucas. Il me lance un regard appuyé, vraiment décidé à avoir une explication à mon comportement, et je finis par balancer la première connerie qui me sort par la tête. « -Je sais…je suis désolée. Je me suis remise avec mon ex… » Et…je montre l’Emmerdeur d’un geste de la main, tandis que Lucas se tourne vers lui, en fronçant les sourcils. Sérieux Freya, dans quoi tu t’embarques encore ? Son regard paumé fait l’aller-retour entre Jordan et moi, avant qu’il ne finisse par bredouiller : « -C’est…c’est ton copain alors ? » Il a l’air de m’interroger du regard, comme s’il doutait de la véracité de mes propos, et je me dis que je vais devoir faire beaucoup mieux que ça. L’alcool aidant, je suppose, à moins que ce ne soit mon j’men foutisme presque né, je saute de mon tabouret, et sans réfléchir plus longuement, alors que j’aurai clairement dû, je glisse rapidement la main dans la nuque de l’Emmerdeur, et l’attire à moi, pour un baiser…plutôt fougueux. C’est totalement inattendu, et même moi, je n’aurai pas pu prédire que j’allais faire ça. L’impulsivité n’a pas toujours que du bon. Ce baiser inattendu dure quelques secondes de trop pour que ce soit parfaitement innocent, et putain, il embrasse bien ce con, si bien que je regrette presque de devoir m’écarter de lui. Quoiqu’il en soit, je ne lui adresse pas le moindre regard, mon bras encore autour de son cou, tandis que je reporte mon attention sur Lucas, qui n’a pas bougé.« -Je vois…bon bah…à plus alors ! » Et il finit par partir, tandis que je ressens malgré tout une pointe de culpabilité à l’idée de savoir que je l’ai peut-être blessé. Mais au fond, ça vaut sans doute mieux ainsi, il aurait bien plus souffert si on avait décidé de se lancer dans une espèce de relation de couple. Ces conneries là, c’est clairement pas fait pour moi. Je me détache de l’Emmerdeur, et me rassois sur mon tabouret l’air de rien, en poussant un petit soupir. « -Te fais pas d’idée, et ravale ton sourire. C’était uniquement pour me débarrasser de lui. » Je lui adresse un pauvre sourire à la con sur le visage, accompagné d’un petit regard noir, et m’empare d’un nouveau shooter, alors que je ne devrais probablement pas. Je n’ai pas tenu le compte de ce que j’ai bu ce soir, mais j’ai pas l’impression que c’était tant que ça, et je me sens encore en totale capacité de tous mes moyens. Et si en plus de ça, les boissons sont gratuites, autant en profiter, non ?


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Jordan Gauthier
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Ven 9 Juin - 22:25

T’as pas peur de ce que vont penser les gens en te voyant parler avec une moche ? Je hausse un instant les épaules. Peut-être que si tu étais vraiment moche et si je m'intéressais vraiment à toi sans le moindre défi, je me soucierais de ce que mes potes pourraient penser, mais en l'occurrence, là, la question ne se pose pas. Ils penseront que tu m'as fait pitié. T'en fais pas pour moi va. Je souris. Tu m'amuses. Je me dis que je suis probablement tombé sur la seule nana de la boîte qui accepte sans trop broncher mes nombreuses piques et je ne vais pas m'en plaindre. Pour l'instant, j'ai réussi à éviter la claque, espérons juste que ça va continuer. Ça semble être le cas puisque tu te rapproches sans me quitter un instant des yeux, tu poses tes mains sur mes hanches, puis sur mon torse. Je ne pensais pas que ce serait aussi simple, à croire, qu'avec mon charme naturel, je n'ai finalement pas besoin de sortir le grand jeu pour réussir à serrer une nana. Oh, si tu crois que je suis une fille facile... tu vas être déçu. Tout comme si tu t’imagines qu’on va finir la nuit ensemble. Tu n’es vraiment... vraiment pas mon type ! Pardon ? Quoi ? Non, non, il doit y avoir erreur là. Pourtant, non, tu t'éloignes. Tu m'allumes et tu me laisses en plan comme ça sur la piste de danse. Non, non, ce n'est pas censé se passer comme ça ! Puis comment ça, je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas ton type ? Tu te fous de ma gueule ? Je suis le type de tout le monde. Vantard. Je soupire. Finalement, ça ne va pas être si simple. Il est absolument hors de question que j'abandonne si facilement. Tu veux jouer ? Très bien, j'ai toute la nuit pour, enfin, je devrais être en train de bosser sur mon dossier à rendre pour lundi, mais c'est un détail. Tu ne sais pas dans quoi tu viens de te lancer. Il faut que je trouve autre chose que les insultes, mais pour l'instant je n'ai rien qui vient.

Au moment où je repose ton regard sur toi, tu es de nouveau assise au bar avec le pote de mon meilleur ami qui a lancé le pari. Merde. Je ne peux pas te laisser avec lui, débile comme il est, il risque de te parler du défi et de faire foirer toutes mes chances. Ni une, ni deux, je me dirige vers vous et au moment où j'arrive, il se barre. Tant mieux. Il t'a dit quoi ? que je te souffle alors que tu descends un autre de mes shooters. Fais toi plaisir surtout. Un ton plus qu'ironique, alors que je désigne d'un signe de tête les verres que tu es en train de me voler. Je n'ai pas le temps de rajouter quoi que ce soit qu'un mec se ramène. Il pose sa main sur ton épaule et vu la façon dont il le fait, tu dois le connaître. Tiens... salut Lucas ! Mon regard fait la navette entre vous deux et j'attends de voir ce qu'il va se passer. Je ne sais pas qui est ce mec et vu mon talent légendaire pour sortir les mauvaises choses au pire moment, je préfère éviter de l'ouvrir. Je ne vais pas être déçu du voyage ! T'as arrêté de m'écrire, je... j'ai pas compris pourquoi... Cette fois, je me retourne vers toi avec un sourire amusé. Un ancien amant ou un ancien copain, c'est mignon, enfin plutôt à gerber, mais ça m'amuse. J'ai l'habitude de ce genre de scènes, normalement, je suis celui que l'on accuse, pas le témoin et ma position est plus que jouissive. Je sais... je suis désolée. Je me suis remise avec mon ex... Et je ne rêve pas, tu me désignes. Je croyais que je n'étais pas ton genre ? Je ne suis pas le moins du monde offusqué. La situation continue de m'amuser et ça ne semble pas du tout être le cas de ce cher Lucas. C'est... c'est ton copain alors ? Je lui souris. Jordan, enchanté. Tu ne sembles pas penser que c'est suffisant puisque tu me sautes dessus. J'ai un mouvement de recul au début qu'on mettra sur le compte de la surprise, mais je ne me fais pas prier longtemps. Je prolonge ce baiser et pose mes mains dans le bas de ton dos, peut-être un peu trop bas d'ailleurs. Finalement, cet imbécile pourra peut-être m'aider dans mon pari. Tu finis tout de même par te détacher et je suis surpris de voir qu'il est toujours là. Ce mec doit être complètement maso ! Je vois... bon bah... à plus alors ! Ce n'est pas trop tôt. Finalement, tu te détaches de moi et je ne peux m'empêcher de sourire face à la situation. Te fais pas d'idée et ravale ton sourire. C'était uniquement pour me débarrasser de lui. Je lève un instant les yeux au ciel en prenant place sur le tabouret à côté du tien. Mais bien sûr ! Tu voulais juste m'embrasser depuis que je suis venu te parler. T'inquiète, je comprends, mais la prochaine fois, pas besoin de te trouver des excuses. Il suffit de demander hein. Je peux bien faire ça pour une moche, vu que j'imagine que tu ne dois pas souvent embrasser des mecs. Je ponctue ma phrase d'une petite grimace. J'exagère ? C'est probable, mais j'aime ta façon de réagir face à la critique, ta façon de me tenir tête, ça m'amuse et en l'occurrence, ce soir, j'ai vraiment envie de m'amuser.

J'attrape un des shooters que je descends d'une traite. Par contre, si tu veux un conseil ; quand t'embrasses quelqu'un, le but ce n'est pas de l'étouffer avec ta langue. Ce n'est pas tout à fait ce que tu as fait, mais personne n'a dit que je devais me contenter de la vérité ce soir, si ? Comment j'ai fait pour avoir une copine qui ne sait pas embrasser à ce point là ? Allez, vas-y, prouve moi que j'ai tort. D'ailleurs, vu que t'as décidé qu'on était un couple, il faut que je t'avoue quelque chose. Un sourire à la con étire mes lèvres. L'abstinence, ce n'est vraiment pas mon truc et si tu es aussi douée au lit que pour embrasser, il va vraiment te falloir de l'entraînement. On peut commencer maintenant si tu veux. Je sais pertinemment que ça ne fonctionnera pas, je cherche juste à t'emmerder un peu.

Cependant, si je veux vraiment arriver à mes fins, il va falloir que je trouve autre chose. C'est là que j'ai une idée, une idée plus que stupide, mais une idée tout de même. Je sors une pièce de mon portefeuille que je pose devant les shooters. Ça te dit de faire un jeu ? Mon pote a simplement dit que je ne devais pas faire le moindre compliment, il n'a rien ajouté pour le reste, je suis donc bien toujours dans le défi. Pile, tu dois passer la soirée avec moi. Face, je te laisse tranquille. C'est risqué, je le sais très bien. Si la pièce tombe sur face, je perds totalement mon pari, mais j'ai une chance sur deux et c'est mieux que rien. Je sais. Tu n'as pas envie que je t'abandonne déjà, mais je suis pas sûr de pouvoir passer toute ma soirée avec une moche. Une nouvelle pique afin de te pousser à jouer le jeu. Vas y, lance toi, tu n'as rien à perdre !
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Ven 16 Juin - 22:48

Je ferme les yeux quand l’alcool me brûle pendant quelques brèves secondes, et secoue la tête en entendant une petite voix me dire que j’ai probablement assez bu pour la soirée, petite voix que j’envoie bouler en un instant. Celui qui a dit que sans alcool la fête est plus folle ne sait clairement pas s’amuser. Je repose le shooter sur son socle, avant de lever un sourcil en l’entendant se remettre à parler. Je rigole aux paroles de Jordan, un vrai rire franc, légèrement moqueur sur les bords. « -Putain, c’est pas la modestie qui va t’étouffer toi ! Et si tu veux tout savoir, j’aurai préféré embrasser n’importe quel autre mec de cette boîte de nuit plutôt que toi. Même le gars, là-bas ! » Je désigne du menton un étudiant un peu nerd sur les bords, avec ses lunettes noires et son air déprimé, à qui je fais un petit coucou de la main.

Il recommence à débiter ses conneries, et je me tourne carrément vers lui, et croise mes jambes et mes bras de concert pour écouter ce qu’il raconte. Du blabla à deux balles, qui entre par une de mes oreilles pour sortir aussitôt par l’autre. Je ponctue ses paroles de « hm hm » pour le moins dubitatifs, attendant patiemment qu’il arrête son long monologue rempli de débilités. Quand il finit enfin par se la fermer, je me rapproche un peu de lui, sans cacher mon sourire en coin : « -Dis-moi…si j’embrasse si mal que ça…pourquoi est-ce que tu t’es fait un plaisir de me rendre mon baiser ? A en croire la position de tes mains sur mon cul, j’ai l’impression que t’as plutôt aimé ça… » Je finis par me reculer, sans cacher mon sourire. C’est pas mon premier baiser, et il aurait beau essayer de s’y prendre de la manière qui lui plaira le plus, il n’arrivera pas une seule seconde à me faire douter de moi. « -Tu sais, si j’en crois ta façon de t’adresser aux femmes, j’ai plutôt l’impression que c’est toi qui doit manquer d’expérience. Aucune chance qu’une nana ai accepté de te laisser la toucher si tu lui parles comme ça. Enfin…y’a bien les désespérées…j’imagine que tu dois pas trop mal t’en sortir avec celles-là ! » Je fais mine de réfléchir pendant quelques secondes à la question, avant de hausser une épaule d’un air de dire que je m’en fous. Parce que c’est le cas, il peut se taper qui il veut, ça me passe bien au-dessus de la tête. « -En fait, tu sais quoi ? Ce serait même carrément mieux pour toi que tu jettes ton dévolu sur une autre fille. Regarde, y’en a à la pelle autour de nous ! » J’embrasse la piste de danse d’un regard, comme pour lui montrer chacune des petites nénettes en train de se trémousser juste à quelques pas de nous. Je vois même pas ce qu’il cherche auprès de moi, il s’attend à quoi, avec toutes ces paroles à deux balles ? N’importe quelle autre fille manquant de confiance en elle, ou adorant jouer les dramaqueens lui aurait déjà fait une scène en lui balançant son verre à la tronche. « -T’en fais pas pour ma façon d’embrasser, ou celle de m’envoyer en l’air. Vu que ça n’arrivera jamais entre nous, tu devrais vraiment pas t’en préoccuper ! » Peut-être qu’en lui assurant qu’il finira la soirée tout seul, ou en tout cas pas avec moi, il finira par me lâcher la grappe, et par aller draguer, si on peut appeler ça comme ça, une autre nana. C’est beau de rêver.

Je fouille du regard la piste de danse, les tables au fond de la boîte de nuit, l’autre bout du bar, mais ne trouve nulle part Marley, qui en plus de ça ne répond pas à mes sms. J’imagine qu’elle doit être trop occupée pour daigner regarder son téléphone. Je soupire, alors que l’Emmerdeur à côté de moi relance les hostilités, en sortant une pièce de son portefeuille, et en me proposant un jeu : « -Oh, mon pauvre chéri. Alors c’est comme ça que tu te fais des amis, avec une pièce ? Pas étonnant que tu sois tout seul… » Je prends un air affligé, faussement compatissant, alors que je me fous royalement de sa tronche. Qui a l’idée stupide de sortir une pièce pour faire un jeu dans une boîte de nuit ? Visiblement, lui, et il ne tarde pas à continuer sur sa lancée, alors que je lève les yeux au ciel. Sacrément buté le type. « -J’ai absolument aucune envie de passer la soirée avec toi et ton égo surdimensionné. Je préfèrerai encore rester toute seule à ce bar jusqu’à ce qu’il fasse jour dehors. » Je lui lance un nouveau sourire hypocrite, et tourne la tête face au bar.

Il y a un long miroir qui longe le mur, juste derrière toutes les bouteilles, et je vois le reflet de Jordan qui ne m’a pas quitté des yeux. Il va être difficile à larguer celui-là. Je me tourne donc une nouvelle fois vers lui, et plante mon regard dans le sien. « -Tu vas pas me lâcher, pas vrai ? T’as l’air d’être un bon gros relou.» J’ai pas besoin qu’il réponde à la question, je le sais déjà. Il m’a pas lâchée depuis qu’il est venu me parler, il s’est même pointé sur la piste de danse, dans le genre psychopathe, on fait sans doute pas mieux. J’attrape donc sa foutue pièce, en pensant à tous les endroits où je pourrais la lui enfoncer pour qu’il me fiche la paix. Je le regarde un bref instant, un regard pas vraiment sympa, avant de faire voler la pièce, de la rattraper, et de la retourner sur ma main. Et merde. « -Fais chier ! » Il manquait plus que ça, la pièce a donné raison à cet abruti à la con. J’ai envie de la lui balancer à la tronche, mais à la place, je la repose gentiment sur le comptoir, en essayant de garder pour moi mon dépit. Ça lui ferait bien trop plaisir. Je suis visiblement condamnée à passer la soirée avec lui, du moins jusqu’à ce que Marley refasse son apparition, et je suis plutôt certaine qu’il me lâchera pas de sitôt. Je lui montre donc sa pièce d’un signe de tête, avant de lui balancer : « Vu que je dois passer la soirée avec toi…face, tu me paies toutes mes conso ce soir, pile…et bien je te paie à boire pour la soirée. » Je relève la tête, un air de défi sur la tronche. La pièce peut pas me tourner le dos deux fois de suite, non ? Alors si je dois le supporter toute la soirée, autant que ça tourne à mon avantage. Et puis…si jamais ça tombe sur pile, je pourrais toujours boire les shooters qu’il a déjà payé, ce serait dommage de faire du gâchis. « -Quoi, c’est bien comme ça qu’il fonctionne ton jeu à la con, non ? Allez, lance le Relou ! » Je le relance, et il finit par attraper la pièce pour la lancer à son tour. Je reste immobile jusqu’à ce qu’il retire sa main, avant de jubiler sur mon tabouret. « -Face. Bim ! Fais péter la carte bleue, espèce d’imbécile ! » Je fais un signe au serveur derrière le bar, et lui lance un large sourire : « -Votre cocktail le plus cher s’il vous plaît, c’est lui qui régale ! » Je montre Jordan d’un signe de tête, tandis que le barman s’active déjà. Finalement, il est peut-être pas si débile que ça ce jeu.


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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Sam 17 Juin - 21:17

Tu ne te laisses pas abattre par mes nombreuses piques, au contraire tu répliques et ta répartie me fait sourire. Tu aurais très bien pu me traiter de tous les noms et te barrer à nouveau, pourtant, non, tu restes là, à te justifier, à chercher à prouver je ne sais trop quoi. Je parle comme ça qu'aux moches. Heureusement qu'elles ne sont pas toutes aussi laides que toi. Nouveau sourire. Si tu as l'air d'être sûre de toi concernant ta façon d'embrasser et ton potentiel de séduction, tu es loin d'être la seule. On peut continuer longtemps à ce jeu là, je ne suis pas du genre à me laisser décourager aussi facilement, encore moins quand je me retrouve fasse à une nana avec du répondant. En fait, tu sais quoi ? Ce serait même carrément mieux pour toi que tu jettes ton dévolu sur une autre fille. Regarde, y en a à la pelle autour de nous ! Je pose mon regard sur toutes les personnes qui nous entourent, sur quelques jeunes femmes non loin de nous et c'est vrai qu'il y en a beaucoup et probablement des biens plus réceptives que toi, mais ce n'est pas ça le pari. C'est avec toi que je dois coucher, pas une autre. T'as raison, y en a des biens plus jolies que toi. Regarde la brune là-bas, elle est plutôt bonne et j'imagine que ça doit être un bien meilleur coup que toi. Je te montre la nana dont je parle d'un bref signe de tête. Bon, ça doit pas être très compliqué en même temps... Tu es sûre que tu ne veux pas me prouver que je me plante totalement ? Non ? Dommage. T’en fais pas pour ma façon d’embrasser, ou celle de m’envoyer en l’air. Vu que ça n’arrivera jamais entre nous, tu devrais vraiment pas t’en préoccuper ! Tu crois vraiment ce que tu dis ? C'est un défi ? Parce que j'aime beaucoup les relever. Je suis persuadé qu'on finira par coucher ensemble toi et moi. Bon tu seras pas le meilleur coup de ma vie, mais il faut bien que je me tape des nanas moins douées de temps en temps pour pouvoir mieux profiter de celles qui savent y faire. Une autre pique, de rien, c'est gratuit !

Je finis par sortir une pièce et par te proposer un jeu plus que débile. Je ne sais pas pourquoi j'en viens à cette idée stupide, peut-être que je me dis que les nombreuses piques ne vont pas m'aider à parvenir à mes fins. Oh, mon pauvre chéri. Alors c’est comme ça que tu te fais des amis, avec une pièce ? Pas étonnant que tu sois tout seul… Ton petit air à la con m'amuse. Mon chéri ? Je savais pas qu'on en était déjà à ce stade là. Je ne soulève pas le fait que tu penses que je doive absolument me servir d'une pièce pour me faire des amis, je n'ai absolument rien à te prouver. J’ai absolument aucune envie de passer la soirée avec toi et ton égo surdimensionné. Je préférerai encore rester toute seule à ce bar jusqu’à ce qu’il fasse jour dehors. Je ris doucement à tes propos. T'essaies de convaincre qui, là ? Toi ou moi ? Parce que je sais très bien que t'en penses pas un mot. Je te fais un clin d’œil et je ne quitte pas cet air sûr de moi qui me caractérise un peu trop. J'attends que tu prennes la pièce, que tu joues le jeu, mais tu te fais désirer. Bah alors, t'as peur d'une pièce ? Tu reposes ton regard sur moi. Tu vas pas me lâcher, pas vrai ? T’as l’air d’être un bon gros relou. Non, je ne compte pas te lâcher, pas avant d'avoir réussi à te faire admettre que tu as envie de moi. Si ce n'est pas encore le cas, ça va finir par venir, je le sais. Un relou canon ! Oublie pas le plus important.

Tu finis par attraper la pièce et tu la lances. Je te regarde faire et j'espère en silence qu'elle retombera sur pile. Fais chier ! Pile. Tu dois donc passer la soirée avec moi. Amen ! Si j'avais su qu'une pièce pouvait m'aider pour un pari, je l'aurais probablement déjà utilisée dans le passé. Avoue, t'es ravie. Tu vas enfin pouvoir passer une soirée avec un coup d'enfer. Ça se fête ! Mes chevilles vont parfaitement bien, inutile de s'en soucier. Tu fais alors quelque chose de surprenant, tu me désignes la pièce et tu lances un nouveau pile ou face. Vu que je dois passer la soirée avec toi… face, tu me paies toutes mes conso ce soir, pile… et bien je te paie à boire pour la soirée. Tu es joueuse, j'aime ça. Quoi, c’est bien comme ça qu’il fonctionne ton jeu à la con, non ? Allez, lance le Relou !  Mon jeu ? Ce n'est pas tout à fait mon jeu, juste une idée stupide, mais oui, c'est bien comme ça qu'il fonctionne, enfin, j'imagine, ce n'est pas comme si j'y jouais tous les soirs. Tu peux continuer à m'appeler « mon chéri » si tu veux hein. Je t'adresse un sourire à la con avant d'attraper la pièce que je lance à mon tour. Je la retourne sur ma main et... Merde. Face. Bim ! Fais péter la carte bleue, espèce d’imbécile ! Putain, il manquait vraiment plus que celle-là, mon compte en banque est loin d'être au beau fixe depuis que mon père a décidé de me couper les vivres et payer tes consos ne va pas m'aider à ne pas finir le mois dans le rouge. Tu interpelles le barman. Votre cocktail le plus cher s'il vous plaît, c'est lui qui régale ! Je grimace un instant. Le plus cher ? T'es sérieuse ?Je croyais que t'acceptais pas que les crétins te paient à boire ? T'admets enfin que je n'en suis pas un ? Le mec pose ton verre devant toi et quand il m'annonce le prix, je manque de m'étouffer. Pardon ? Autant pour ça ? Vous êtes sûr ? Vu sa tronche, il n'a pas l'air de plaisanter. Je sors ma carte bleue, un peu dépité, en espérant que tu ne comptes pas continuer à prendre des trucs hors de prix. Il faudrait peut-être qu'on quitte cet endroit, après tout, tout le monde sait que les prix en boite sont exorbitants ! J'espère qu'il sera dégueulasse. Et si c'est le cas, t'auras plutôt intérêt à le finir !

Je fais tourner la pièce sur le comptoir pendant un instant, à la recherche d'un nouveau défi stupide. Pile, tu admets enfin que tu me trouves canon et que tu rêverais de coucher avec moi. J'ajoute bien vite en voyant la tête que tu tires. Pas la peine de tirer cette tronche, tu sais que j'ai raison. Face... Blanc. Je réfléchis un instant, le temps qu'une idée de génie se décide à pointer le bout de son nez. Euuuh... Face, tu finis ton cocktail et les shooters qui restent cul sec. Peut-être que complètement bourrée, tu seras un peu moins chiante. Oui, c'est beau l'espoir !
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Freya Gauthier
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Mar 20 Juin - 18:36

Je tapote de mes deux mains sur le bar d’un air enjoué, alors que le barman s’affaire pour préparer ma boisson. Jordan à mes côtés finit par reprendre la parole, alors que j’ai l’impression qu’il essaye de faire ce qu’il peut pour se sortir de cette situation, et pas avoir à me payer un coup. Sauf que non, je n’ai pas l’intention de le laisser y échapper si facilement. C’est bien lui qui a voulu commencer à jouer, non ? Je me tourne donc vers lui, en lui adressant un pauvre sourire à la con : « -T’es le pire des crétins. Mais tant que tu payes, je vais faire semblant de pas m’en rendre compte ! » J’attrape le cocktail tendu par le type derrière le bar en le remerciant, tandis qu’il réclame au Relou l’argent due. Jordan tire une drôle de tronche, on dirait que ça le fait bien chier de devoir sortir sa carte bleue, et ça ne me fait que jubiler un peu plus. Je porte la paille à mes lèvres pour en aspirer une gorgée, tandis que le type à côté rage à voix basse en souhaitant que mon cocktail soit immonde. « -Il est parfait ! Tellement parfait, que je me demande même si je vais pas en prendre un deuxième ! » Je lui lance un nouveau sourire en coin, avant de lever mon verre à son attention, comme pour trinquer. Au fond, la boisson n’a rien de bien exceptionnelle, mais si ça peut l’agacer, moi ça me va parfaitement. Je bois une nouvelle gorgée, avant de faire mine de réfléchir : « -Ou alors…je pourrais peut-être essayer tout ce qu’il y a sur la carte, c’est l’occasion rêvée… » Je lui lance un regard entendu, et attrape la carte un peu plus loin, comme si j’envisageais vraiment de tester toutes les boissons proposées. Et il faut dire qu’il y a de quoi faire, tout un tas de cocktails pour me soûler un peu plus, et faire flamber la carte bancaire de Jordan.

Mais je suis coupée dans mon élan par le Relou, qui a recommencé à jouer avec la pièce, alors qu’il finit par relancer un « pile ou face » à la con. J’hausse un sourcil dubitatif face à ses propos, avant de lui rire carrément au nez, sans même essayer de me cacher. « -Alors c’est ça, ton super plan ? » Je rigole encore un peu, avant de tourner la paille dans mon verre. « -Soit je mens pour flatter ton égo, déjà bien trop imposant si tu veux mon avis, soit, je me torche à mort ? Sérieusement ? » Je le fixe quelques secondes, avant de soupirer et d’attraper la pièce. Je joue avec elle quelques secondes, comme si je réfléchissais vraiment à l’idée de la lancer ou non. Marley n’a toujours pas daigné repointer le bout de son nez, et je suppose que j’ai rien de mieux à faire que de faire joujou avec une petite pièce, et un petit con. Je lui glisse un sourire en biais, puis fait voler la pièce, avant de la rattraper. Je mets ma main devant la pièce, pour en cacher le résultat à Jordan, tandis que je jette un coup d’œil, et manque de m’étouffer sur place. Putain. Fais chier. Je ne laisse rien paraître du résultat, au contraire, j’essaye de garder un air neutre et détaché, avant de faire glisser la pièce au creux de ma main. Bon, il faut voir le bon côté des choses. Je ne finirai probablement pas ma soirée la tête dans la cuvette des toilettes. Même si je garantie pas que dire à Jordan exactement ce qu’il a envie d’entendre ne me donne pas une légère envie de gerber.

Je repose la pièce devant l’autre abruti, avant de lui adresser un petit sourire en coin. Je me rapproche, un peu trop pour que ce soit honnête : « -Jordan… » Je prononce son prénom d’une voix douce, presque sensuelle, à l’opposé de celle avec laquelle je lui ai parlé jusque-là. Je joue la midinette, je sais que ça fonctionne en général, je l’ai appris quand je me suis essayée à utiliser mes charmes pour obtenir ce que je voulais. Oh, je dis pas que ça arrive souvent, mais ça m’a déjà rendu plus d’un service. Je plante mes yeux dans les siens, bleus à souhait, me mordille innocemment la lèvre inférieure, lui caresse la main du bout de l’index, bref, le grand jeu, avec un J majuscule. « -Je te trouve canon…ou en tout cas, un peu plus canon que lui, là-bas, en tout cas !» Je montre du menton un type un peu plus loin, qui sans être totalement repoussant, n’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un beau gosse. « -Enfin…ça se joue à pas grand-chose quand même… » J’exagère, et je n’en pense pas un mot. Ouais, Jordan est canon, mais bien trop vantard pour que je daigne le lui dire. J’essaye de ne pas sourire, de garder un air hautement intéressé et séducteur, comme si je pensais chacun des mots que je suis en train de prononcer.  « -Et…je rêverai de coucher avec toi…si tu étais le dernier mec sur Terre, ou une connerie dans le genre. Sûrement pas par plaisir, mais tu comprends, on aurait quand même le sort de l’Homme entre nos mains, alors…j’imagine que je serai prête à me sacrifier pour le bien de l’humanité… » Je me recule finalement pour reprendre ma place initiale, mais sans pouvoir effacer le stupide sourire qui s’est finalement pointé sur mon visage. Finalement, son jeu est plutôt drôle. Je lui ai dit ce qu’il voulait entendre après tout, non ? Légèrement arrangé à ma sauce, mais les mots étaient bien là. J’attrape mon verre pour en boire une nouvelle gorgée, avant de me tourner une nouvelle fois vers Jordan : « -Hm, ça doit pas être facile à vivre d’être sensible au charme d’une moche, pas vrai ? » Je peux pas m’empêcher de sourire, je suis certaine que je suis le genre de nana à avoir l’alcool joyeux. Je sais que la situation ne m’agace pas tant que ça, preuve en est que Jordan est toujours au sec, et qu’il s’en ai toujours pas pris une dans les dents. Il a l’air de vouloir prendre la parole, mais je l’arrête une nouvelle fois d’un signe de la main : « -Nan, je t’arrête tout de suite, perds pas ton temps en blabla inutiles, une fois encore, je connais mon potentiel le Relou, et rien…absolument rien de ce que tu diras ne me fera douter ! » Je hausse les sourcils d’un air entendu, comme si je pouvais déjà l’entendre me répéter pour la millième fois de la soirée que je suis moche, ou que je sais pas emballer.

Logiquement, même si je doute qu’il y ai une quelconque logique à ce jeu, je crois que c’est à moi de lancer un nouveau « pile ou face ». Je prends du temps pour réfléchir, peut-être même un peu trop, mais je m’en fous. Je sirote le cocktail d’un air innocent, profitant de chaque gorgée gratuite, en laissant mon imagination vagabonder. Une idée se dessine peu à peu dans mon esprit qui commence un peu à être embrumé, et je finis par lâcher : « -Okay…pile, tu me racontes ton pire râteau. Tutut ! Je sais très bien qu’il y en a eu ! » Je lui laisse pas l’occasion de me dire qu’un type aussi canon, bon coup et merveilleux que lui ne s’est jamais fait jeter, parce que je sais que c’est des conneries. « -Face…face, tu vas tout seul au milieu de la piste danser la Macarena, pendant toute la prochaine chanson ! » J’esquisse un sourire, amusée à l’idée de le voir se ridiculiser devant tout le monde. Je glisse la pièce d’un air innocent vers lui, en l’incitant d’un sourire provocateur.


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Dernière édition par Freya Gauthier le Mar 12 Sep - 17:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.   Mar 1 Aoû - 14:17

Alors c'est ça ton super plan ? Soit je mens pour flatter ton ego déjà bien trop imposant si tu veux mon avis, soit je me torche à mort ? Sérieusement ? Je hausse un instant les épaules en gardant cet éternel sourire sur la face. Tu ne me quittes pas des yeux et j'ajoute avant que tu ne fasses un mouvement vers la pièce. Si c'est trop dur pour toi, tu peux aussi abandonner la partie. Une énième provocation. Ce n'est pas ce que je veux, loin de là. Je veux encore te pousser, voir jusqu'où tu peux aller et puis, réussir mon pari aussi. Tu ne prononces pas un mot, mais tu attrapes la pièce et j'imagine que je viens d'avoir ma réponse. Tu n'abandonnes pas, tant mieux. Tu joues un moment avec et j'attends, j'attends que tu daignes faire un mouvement, la lancer, ce que tu finis d'ailleurs par faire. J'attends que tu me montres le résultat, mais tu ne le fais pas, à la place, tu caches la pièce et tu ne sembles pas ravie du résultat. Pas de triche ! que je ne peux m'empêcher de te lancer en riant. Je ne sais pas de quel côté est tombé la pièce, tu pourrais très bien m'entuber, mais pour ce que ça changerait. Peu importe le résultat, je sens que la suite va me plaire.

Jordan.. Hm ? J'attrape la pièce que tu viens de poser sur le comptoir d'une main, tout en t'observant. Mes yeux se posent un instant sur ta lèvre que tu mordilles. Ce n'était pas tout à fait dans le défi, mais je ne vais pas m'en plaindre, loin de là ! Je te trouve canon... Mon sourire s'agrandit. Je sais que c'est le défi, mais au fond, je suis persuadé que tu le penses. ou en tout cas, un peu plus canon que lui, là-bas, en tout cas. Je tourne ma tête vers le mec que tu désignes et je secoue un instant la tête. Tu te fous de ma gueule ? Enfin... ça se joue à pas grand chose quand même... Cette fois, je ne peux m'empêcher de rire doucement tout en observant le bonhomme au loin. Ça se joue à pas grand chose ? Non mais... T'es vraiment pas bonne pour l'ego des mecs, toi. Et... je rêverai de coucher avec toi... Je me doute que tu ne vas pas en rester là. Si tu étais le dernier mec sur Terre ou une connerie dans le genre. Sûrement pas par plaisir, mais tu comprends, on aurait quand même le sort de l'Homme entre nos mains, alors... J'imagine que je serais prête à me sacrifier pour le bien de l'Humanité... Blablabla... des conneries, oui ! Tu continues malgré tout de m'amuser. Chaque fois que tu ouvres la bouche, chaque fois que tu me recales ou que tu tentes de le faire, tu rends le défi un peu plus amusant. Si tu voulais vraiment que je te laisse tranquille, tu serais déjà partie depuis un moment, or, tu es toujours là, à répliquer. Tu reprends ta place et je vide un shooter. Hm... ça doit pas être facile à vivre d'être sensible au charme d'une moche, pas vrai ? Je m'apprête à répliquer, mais tu ne me laisses pas ouvrir la bouche. Nan, je t'arrête tout de suite, perds pas ton temps en blabla inutile. Une fois encore, je connais mon potentiel, le Relou et rien... absolument rien de ce que tu diras ne me fera douter ! Tu es un sacré numéro. Tu t'en sors pas trop mal, t'as raison... Je ne peux m'empêcher de rajouter. pour une moche.

Tu ne réagis pas, à la place, tu te perds dans ton cocktail et dans tes pensées. Je te quitte des yeux pour observer les personnes qui nous entourent et pour réfléchir à la meilleure façon pour que tu finisses la soirée avec moi. Okay... pile, tu me racontes ton pire râteau. Je m'apprête à ouvrir la bouche, mais tu ne me laisses pas en placer une. Tutut ! Je sais très bien qu'il y en a eu ! Probablement, mais ce n'est pas le genre de choses que j'ai envie d'étaler avec une parfaite inconnue, ni avec quiconque d'autre en fait. Face... face, tu vas tout seul au milieu de la piste danser la Macarena pendant toute la prochaine chanson ! Mon pire râteau ou la Macarena ? Hm... Aucune des deux propositions ne m'enchantent. Je suis déçu. Je pensais que tu allais enfin commencer à admettre que je te plais et utiliser le jeu pour me supplier de t'embrasser à nouveau. Je t'entends déjà me répliquer que tu préfères crever que de m'embrasser ou je ne sais quelle connerie tout aussi stupide et je ne peux m'empêcher d'ajouter avant que tu l'ouvres à nouveau pour dire un truc que tu ne penses pas le moins du monde, même si tu sembles bien incapable de l'avouer. Shht. Tu sais que j'ai raison. Je souris avant de lancer la pièce. Je la retourne et... pff, pile. Je sens presque ton petit sourire satisfait de merde sur moi et je ne lève pas les yeux pour vérifier s'il élargit ou non tes lèvres. Tu vas être déçue. Je fais tourner la pièce sur le comptoir avant de réfléchir. Mon pire râteau, celui dont j'ai le plus honte, le genre inavouable. Je soupire un instant, rien ne vient, enfin, rien que je ne puisse te raconter. J'improvise. Hm... C'était au lycée, j'ai demandé à une nana si ça la tentait qu'on sorte pour faire... euuuh... je ne sais même plus quoi, un truc qu'on fait quand on est au lycée probablement. Elle m'a sorti qu'elle préférait crever ou une connerie du style. Et voilà. Je hausse un instant les épaules. C'est pas le pire râteau du siècle, loin de là. Je crois bien que j'ai fini par coucher avec elle donc je sais pas vraiment si on peut considérer ça comme un râteau. Je ne peux m'empêcher de sourire un peu plus en ajoutant. C'est mon côté irrésistible ça ! Même les nanas qui me foutent des vents finissent par revenir sur ce qu'elles ont dit et me supplier de coucher avec elle. J'exagère ? Oui, clairement ! Évidemment qu'il m'est déjà arrivé de me prendre des râteaux de l'espace alors que j'étais parfois sûr de moi, mais ce n'est pas le genre de trucs dont je vais me vanter.

Je lâche finalement la pièce avant de faire tourner un shooter entre mes doigts tout en essayant de t'ignorer, toi et ton blabla. Je t'ai raconté de la merde, enfin, non, ça m'est vraiment arrivé, mais c'est loin d'être mon pire râteau. Je pourrais très bien faire comme si de rien n'était et continuer le jeu, même si je suis persuadé que tu n'y crois pas une seule seconde. Ouais sauf que... sauf que ce n'est pas comme ça que c'est censé fonctionner. Si je ne respecte pas moi-même les règles, comment je peux espérer te coincer lorsqu'il y aura un défi qui te mettra mal à l'aise ? Je soupire et je me tourne vers toi en marmonnant quelque chose qui ressemble à un tu fais chier. Classe. Je réfléchis un instant à la meilleure façon de te raconter ça, mais je trouve rien. J'entends presque mes potes qui se foutent encore de ma gueule pour cette histoire car mon abruti de meilleur ami n'a pas su tenir sa langue. Okay. Je te préviens, c'est la seule et unique fois que je te raconte ça et si t'en reparles... fin t'as pas intérêt d'en reparler. Je vide un shooter en plus, non pas que ce soit nécessaire, j'ai probablement déjà bien trop bu pour la soirée, mais il paraît que l'alcool délie les langues. Je sais plus trop comment ça a commencé, mais j'étais à une soirée avec des potes et je me suis rapproché d'une nana. Bref, je te fais pas un dessin. Je lui ai proposé de finir la soirée chez moi, elle a dit oui. En arrivant, c'était assez chaud, elle m'a proposé de m'attacher, j'avais pas de raison de refuser et... Tu m'emmerdes ! elle est partie. Elle m'a planté là en me disant que la prochaine fois, j'avais intérêt à être moins con ou une connerie du style. Je suis resté comme un con pendant un moment avant que mon coloc ne rentre et que je sois obligé de gueuler pour qu'il me sorte de là. Je sens presque ton sourire et ton regard moqueur sur moi. Va te faire foutre ! De ce que j'ai compris, j'aurais manipulé une de ses potes ou je sais pas quoi. Bref. Une belle salope. Et une histoire qui me suit encore aujourd'hui... Génial ! Inutile d'y penser. Les menottes et ces conneries, c'est fini pour moi, alors sors toi cette idée de la tête de suite. Une fois, pas deux !

J'ai aucune envie qu'on s'étale pendant une heure sur cette mauvaise expérience, alors j'enchaîne avec un nouveau défi tout en poussant la pièce vers toi. Pile, tu... Je cherche la personne qui m'intéresse dans la foule, le mec soit disant un peu moins canon que moi, mais de pas grand chose. Je finis par le trouver et je te le désigne du doigt. tu vas draguer ce mec là-bas et au moment où il tombe dans le panneau, quand il va pour se rapprocher, t'embrasser ou je sais pas quoi, tu lui fous un vent en t'indignant. Genre tu lui dis qu'il se fait des films, qu'une nana comme toi ne pourrait jamais s'intéresser à un mec comme lui ou... 'fin, je suis sûr que tu vas trouver. Vu la répartie dont tu es dotée, j'ai pas le moindre doute à ce sujet. Face, tu me racontes ta pire expérience avec un mec... ou une nana. Le truc dont tu as le plus honte. Chacun son tour !
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Freya & Jordan | [2007] Le début de la fin : la rencontre.
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