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 Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY

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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Dim 14 Mai - 14:34


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Si quand je rentrais chez moi d'habitude, j'avais tendance à ne pas mettre de réveil et me levait bien après l'heure de midi, voir même en fin d'après midi quand la fatigue était vraiment présente, quand j'étais rentré la vieille au soir, j'avais fait l'effort de programmer mon téléphone pour qu'il sonne à onze heure. Pourquoi ? Parce que j'avais envie de profiter de Daniel, pas dans le contexte d'un calin soutiré à un homme à demi endormi mais bien dans le cadre d'une journée. Qui se révélait qui plus est superbement ensoleillé. Nos emplois du temps devenaient un problème, là où ils n'en avaient jamais été un auparavant. Parce que j'avais toujours aimé passé du temps avec Daniel mais aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c'était encore pire maintenant. Je l'aurais presque soupçonné de m'avoir rendu accro à lui par une équation scientifique m'échappant complètement mais qu'il était assez intelligent pour produire. Je me levais et après une douche rapide, j'enfilais un jean et un tee shirt pour prendre la direction de l'université où mon meilleur ami ( ... petit ami ? J'avais encore du mal à faire la distinction dans mon cerveau.) passait ses journées. Je savais que tous les efforts ne devaient pas venir de lui, et que j'avais ma contribution à apporter à ce que nous étions entrain de construire. Aussi confus cela fut il ... nous n'avions pas encore franchi certaines étapes, mais avançait doucement, à ce rythme là, me rassurait. Pas seulement parce que je n'avais jamais été avec un homme, mais aussi parce que je n'avais jamais eu de partenaires sérieux avant lui et que je ne voulais pas ruiner tout, surtout pas avec lui. Il avait une trop grande importante à mes yeux. Je ne pouvais nier néanmoins que les nuits que nous passions l'un contre l'autre n'attisait pas mon désir et mes envies, que ma curiosité et ma faim de lui ne grandissait pas en symbiose avec mes sentiments à son égard.

En arrivant sur le campus, je n'étais pas aussi perdu que j'aurais pu l'être, non pas que je doives avouer avoir vraiment visité Danny sur son lieu de travail, mais parce que je devais admettre avoir participer à quelques fêtes étudiantes, malgré mon âge. Du moment qu'elles étaient légalement adulte, je devais avouer avoir eu un panel assez varié d'âge en ce qui concernait mes conquêtes. Et si j'employais mon sourire le plus charmant pour demander des directions, c'était parce que c'était mon mode d'emploi naturel. J'en avais terminé avec les histoires sans lendemain, même si je devais admettre que j'étais toujours apte à vouloir plaire. Non pas parce que mon ego souffrait particulièrement mais parce que c'était ce petit défi amusant quotidien. Parce que j'avais toujours fonctionné de la sorte, et que Daniel ne semblait pas particulièrement chagriné par mes vieilles habitudes. Je devais admettre que j'en étais presque un peu déçu ... J'aurais aimé voir une pointe de jalousie de temps en temps dans son regard, non pas parce que je voulais le faire souffrir mais bien parce que je m'étais découvert indubitablement possessif et que j'aurais aimé me sentir moins seul. Mais Daniel avait toujours été de nous deux le plus mature et sage. Il se conduisait comme un adulte raisonnable alors que je me laissais à agir comme un gamin impulsif et capricieux. Peut être que montrer une dose de jalousie faisait partie de mes traits puérils qu'il n'était pas forcément bon d'afficher. J'étais en pleine réflexion, alors que je marchais dans la direction du bâtiment qu'on m'avait indiqué.

J'arrivais à l'intérieur, me trouvant encore une fois au pied du mur, avant de me diriger vers une jeune étudiante qui semblait ne pas être particulièrement pressé. - Excusez moi, est-ce que vous savez ou je peux trouver Daniel Gheorge ? Une légère rougeur dans ses joues m'arrachant un grognement intérieur m'indiquant que j'avais trouvé quelqu'un qui me guiderait sans le moindre problème. Oh, elle n'avait même pas besoin de me confirmer qu'elle connaissait Danny pour que je le saches. La simple mention de son nom semblait lui faire tourner la tête. Je ne pouvais décemment pas la blâmer, Danny était superbe ... L'essence même du beau garçon. Elle hochait la tête avidement et me guidait tout en partant dans un long monologue sur Daniel, et si j'aimais entendre parler de lui dans des termes flatteurs, et aussi découvrir un aspect de lui que je ne connaissais pas vraiment, je ne pouvais m'empêcher de me demander si je ne faisais pas une erreur en venant ici. Daniel n'était pas du genre à cacher sa sexualité mais j'allais surement brisé le coeur de toutes ses fans sur le campus. Tant pis, j'avais trop envie de lui faire la surprise et de le voir, le convaincre de prendre une pause pour venir déjeuner avec moi dans un des restaurants se trouvant à proximité. Elle finissait par m'indiquer une porte mais au lieu de partir, elle restait planté là, pendant que je frappais et entendait la voix de mon roumain favori m'indiquait d'entrée. Un sourire idiot se peignant immédiatement sur les lèvres quand j'ouvrais la porte pour l'apercevoir. - Hello, beau gosse ... Une forte inhalation à ma phrase me rappelant que nous n'étions pas seuls, et pour la première fois, je ne savais pas trop si je pouvais me permettre d'agir comme je le faisais toujours, de manière impulsive et de combler la distance pour poser mes lèvres sur les siennes dans un baiser au gout de bonjour, de tu me manquais, de j'en avais envie, de je suis faible face à toi ... Je me contentais donc de le regarder avec une intensité qui ne laissait pas de doute sur mes pensées.
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“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Dim 21 Mai - 22:05

HJ : Cette image ?!?! Cute Pleure (Je pleure parce que c'est beau!) ..Et ce titre Hihi

J'avais déjà remarqué cet étrange phénomène qui n'avait de cesse de se reproduire. Je ne savais pas trop comment l'expliquer, en fait, mais j'étais bien persuadé de ne pas être le seul à qui cela arrivait. Il y avait des périodes où rien ne semblait aboutir. Où tout était en suspens et sans réponse. Puis, il y avait les périodes où, au contraire, tout arrivait en même temps. Je n'étais pas en train de me plaindre... J'étais, pour la première fois depuis longtemps, véritablement heureux. Lorsque j'ouvrais les yeux au petit matin, j'avais cette légèreté dans la poitrine. Il me semblait alors que peu m'importait ce que la journée pouvait me réserver, car je savais par avance qu'il y aurait du positif. J'avais encore le sentiment d'être l'homme le plus chanceux du monde... Ce qui n'était pas loin d'être faux. Quelques semaines plus tôt, je n'aurais pas même pu imaginer que je serais dans une relation qui ne me faisait plus me casser la tête. C'était un peu ironique, j'en conviens, puisque les choses n'étaient pas toujours si claires entre nous. Mais, malgré ma propension naturelle à me poser mille et une questions, je me laissais tout simplement porter par le bonheur et par le rythme qui s'imposait naturellement entre Damian et moi. J'aurais pu craindre le fait que nous vivions sous le même toit, mais c'était au contraire une bénédiction. Même si nos emplois du temps ne correspondaient pas si souvent, nous avions toujours l'occasion de voler quelques minutes - plus, c'était encore mieux - pour se voir. Échanger un baiser. Ou l'entendre me raconter des bêtises qui me tiraient inévitablement un franc sourire. J'étais comblé.

Or, tel que je le racontais, c'était précisément ces jours-ci que l'on m'avait contacté pour me proposer une opportunité de recherche à l'étranger. À vrai dire, il s'agissait d'un de mes anciens professeurs à l'université de Bucarest qui m'avait recommandé. J'avais reçu le courriel avec la plus grande des surprises. Il y avait quelques semaines encore, cette offre m'aurait semblé alléchante. Elle l'était professionnellement et financièrement, sans compter que je n'avais jamais pu nier le mal du pays qui m'habitait encore régulièrement. Sauf qu'entre temps, un changement d'importance s'était opéré chez moi. En moi. Je me sentais à la maison, ici. Ce n'était plus tellement une question de pays ou de culture et pas même de logement. J'étais heureux et j'avais l'intime conviction d'avoir trouvé quelqu'un avec qui je voulais faire un bout de chemin. Je ne m'étais jamais encore véritablement posé la question de ce que j'allais faire, une fois les études bel et bien terminées. J'aimais passer mes journées au labo, mais après ? Allais-je retourner en Roumanie ? Je détestais le hasard de mettre le sujet à l'ordre du jour alors que j'avais bien autre chose en tête, et surtout quelqu'un.

J'avais peut-être fait une erreur en abordant le sujet avec mes collègues du labo. Les avis avaient d'ailleurs fusé dans tous les sens, certains soutenant que je devais sauter sur l'occasion et d'autres, sans doute plus romantiques, que je faisais bien d'écouter ce que me dictait le coeur. C'était curieux, car je n'avais pas l'impression que c'était uniquement une question de coeur, dans le sens où la décision était pour moi évidente. J'étais venu pour terminer un Master, et il me restait encore des mois. Accepter cette opportunité impliquait d'abandonner mes études afin de rejoindre la firme qui souhaitait m'engager dès le mois prochain. Ce n'était pas dans mes plans. Mais ne faisais-je pas ces études précisément pour décrocher un emploi dans le domaine ? Je n'avais pas encore donné réponse, mais il était évident pour moi, et bientôt pour mes collègues, qu'ils ne me perdraient pas de si tôt. C'était la première opportunités, mais surement pas la dernière.

J'étais en train de terminer de remplir des rapports quand on se mit à cogner à la porte. J'étais le plus proche de celle-ci, alors j'indiquais à celui ou à celle qui se trouvait derrière qu'il ou elle pouvait entrer. Et je me trouvais le plus surpris de constater qu'il s'agissait de Damian. Dans n'importe quelle autre circonstance, j'aurais été plus qu'heureux de la surprise. Je restais légèrement surpris, cependant. Nous étions donc l'un face à l'autre, presque figés. Jusqu'à ce que je reprenne la parole et lui lance un bien timide : « Hey, handsome. » Timide, mais pas moins convaincu. J'étais un peu gêné de la présence toute proche de mes collègues, mais pas pour la raison que Damian pouvait s'imaginer. Pas à cause de lui. J'entendais d'ailleurs un de mes collègues murmurer à la plaisanterie un « On comprend ce qui retient Daniel à San Francisco » que j'aurais préféré plus subtil. Je me mettais à sourire stupidement et j'entrainais Damian à l'écart en faisant signe à mes collègues que j'en avais terminé avec mes affaires. « Je ne m'attendais pas à te voir ici... Comment tu vas ? » J'avais envie de connecter avec lui, de lui parler... Bref, de me retrouver seul avec lui et non pas entouré de tous ces gens.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Jeu 25 Mai - 15:30


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Un tour de ronde et je voyais les regards posaient sur moi, regard auquel j'offrais mon plus beau sourire. Je n'étais pas vraiment intimidé d'être le centre de l'attention, même si mon attention était principalement focalisé sur Daniel. Mon sourire s'élargissant encore plus alors qu'il m'accueillait avec un timide salut mais qui ne laissait que peu de doute à notre relation. Là où j'étais plaisanterie et familiarité, il avait une dose d'intimité et d'affections indéniables dans les propos de mon meilleur ami ... (Petit ami. Damn, c'était toujours aussi déconcertant de choisir un titre pour lui dans ma tête.). Et j'aurais probablement comblé la distance si je n'avais pas été distrait par les propos d'un de ses collègues suivit d'une fuite sous couvert de Daniel, m'entraînant avec lui et laissant derrière nous les autres. Je fronçais les sourcils, interpellé par les propos de son petit camarade. Je regardais donc légèrement derrière moi avant que mon attention ne soit de nouveau sur Danny, mon sourire prenant une tournure presque ridicule, j'en avais conscience, il avait tendance à me rendre proprement ridicule. J'étais loin d'être un homme niais en temps normal, mais il avait ce pouvoir fascinant de me réduire à l'état d'idiot énamouré. Je mourrais d'envie de combler la courte distance entre nous, pour laisser mon front se reposait contre le sien, de sentir son souffle s'entremêlait au mien, de cueillir le fruit de ses lèvres dans un baiser tendre, exprimant toute mon affection et ma tendresse à son égard. Le voir à l'extérieur rendait les choses bien plus officielles également. Comme ci nous n'étions plus un secret qu'il s'efforçait de garder pour mon propre bien, j'en avais conscience. Ne voulant pas me bousculer pour quoi que ce soit avant que je ne le fasses de mes propres termes. Cependant, j'avais toujours eu peu à faire que de ce que les gens pouvaient dire sur mon compte.

Un sourire malicieux au coin de lèvres, je levais mes sourcils d'une manière parfaitement ridicule. Jouant le don juan peu suave que j'étais même si j'avais arrêté les conquêtes d'une nuit. Je posais une main sur sa hanche et le rapprochait un peu de moi. - J'avais envie de te voir ... J'avouais avec une facilité déconcertante, et mon esprit ne parvenait pas à se focaliser plus loin que le regard hypnotique de ses yeux bleu gris me troublant plus que de mesure. Mon coeur gonflait dans ma poitrine, et je ne pouvais pas nier que j'étais peut être sur le chemin de comprendre ce que c'était que d'aimer quelqu'un. Je n'avais jamais vraiment cru à l'amour ou ses notions mais avec lui, j'avais envie de laisser mes vieilles croyances sur le pas de la porte. Evidemment, je n'étais pas encore près à murmurer des mots qui coûtaient bien plus cher que ce que l'on pouvait croire. Je savais néanmoins que je n'hésitais pas à insuffler dans mes regards et le ton de ma voix bien plus que ce que les mots n'auraient su exprimer. Je n'avais aucun mal à me convaincre qu'il était probablement la personne qui arriverait un jour à me faire céder mes principes et le couvrir de tous les mots d'amour que j'avais toujours trouvé stupide.

- Et savoir si tu étais libre pour déjeuner ? Et ce n'était pas comme ci je m'étais déjà imposé à maintes reprises pour bousculer son emploi du temps dans le passé. Les choses étaient néanmoins différentes maintenant. Evidemment j'avais toujours eu beaucoup de respect pour Daniel mais je n'avais aucun scrupule à m'imposer, là où une nouvelle timidité me gagnait maintenant. Peut être parce que j'avais bien trop peur de mal faire les choses et le pousser à abandonner la cause perdue que j'étais très certainement. Non qu'il se plaigne ou ne fasse pas preuve d'une patience admirable mais j'étais très certainement à le faire attendre bien plus que ses amants précédents. Et bien plus qu'il ne me savait prompt à me jeter dans le lit d'une fille auparavant. Non que je ne le désirais pas, ou que je me poses trop de questions sur le fait qu'il soit un homme mais plus parce que je savourais chaque moment de cette relation parce que c'était ma première vraie relation sérieuse.

Je laissais ma tête être aimanter dans la direction de la sienne, quelques millimètres de ses lèvres, avant de me stopper les mots de son collègue resurgissant au moment le moins inopportun. Parce que ce n'était pas vraiment clair cette plaisanterie et j'avais besoin de comprendre. - Ton collègue parlait de quoi, tout à l'heure ? Un petit froncement s'affichait entre mes sourcils. Pas soucieux, mais curieux. Ignorait il seulement que Daniel était là pour ses études ? Devais je me faire le fervent défenseur de mon roumain et partir à l'encontre d'un jugement déplacé ? J'étais prêt à retourner à l'intérieur de la salle dans laquelle je l'avais cueilli et botter le cul blanchâtre de cet intello si le besoin s'en faisait ressortir. Et je l'aurais probablement fait même si nous n'étions pas plus qu'amis. Il y avait en moi, une loyauté irrévocable en ce qui concernait l'homme se tenant face à moi.  
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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Sam 3 Juin - 21:00

Ce n'était pas pour rien que j'évitais de mentir. Cela ne m'allait pas du tout. Le pire dans tout ça était que je n'avais pas encore menti, pas même songé à le faire. Cette histoire d'offre d'emploi pour de la recherche était encore toute récente, si récente que je n'avais pas eu le temps d'en parler avec Damian. J'aurais pu lui envoyer un SMS ou alors lui passer un coup de fil lors de la pause de l'avant-midi, mais qui voulait parler de ces choses via le téléphone ? Ce qui me faisait me sentir un peu mal, en fait, était que je devais bien admettre que je n'étais pas persuadé que je lui en aurais parlé, en fait. Non pas par manque de confiance, loin de là. Mais parce que ce genre de sujet, bien que inoffensif puisqu'il était évident pour moi que je n'allais pas accepter l'offre, laissait la place à quelque chose de plus sérieux. De mon point de vue, notre relation l'était déjà devenue... Mais je voulais à tout prix conserver la légèreté qui faisait notamment en sorte que nous n'avions pas à nous poser toutes sortes de question sur l'avenir. C'était pour Damian, mais aussi pour moi. J'avais souvent tendance à m'emballer lorsque je fréquentais quelqu'un et puisque cette fois était encore plus hautement particulière que les nôtres, je prenais grands soins de ne pas aller trop vite sur quoi que ce soit. C'était d'une logique à toute épreuve, non ? Je voulais que notre histoire dure. Je n'avais donc pas besoin de la précipiter en quoi que ce soit.

Malgré le léger affolement qui s'était enclenché dans mon esprit avec son arrivée complètement improvisée, c'était surtout un sourire qui se dessinait sur mes lèvres lorsque nous nous retrouvions enfin un peu à l'écart. C'était presque rien, peut-être. Pour les autres, peut-être. Car pour moi, le fait qu'il se donne la peine de venir jusqu'à l'université pour que nous ayons la chance de passer un peu de temps ensemble était plus que précieux. Pour ça aussi, je n'hésitais pas un seul instant. « J'adorerais déjeuner avec toi. » Pendant quelques secondes, j'eus même espoir que nous puissions tout simplement oublier ce qui avait été dit par un de mes collègues. C'était idiot, mais j'avais presque cru que cela n'avait pas été suffisamment évident pour que Damian ne le comprenne. Ce n'était pas que je tenais à ne pas lui dire, mais il me semblait qu'il aurait été plus approprié d'aborder le sujet de mon propre chef et non dans le cadre d'une forme d'explication, que je lui devais à présent. C'était pourquoi j'eus sans nul doute l'air de réfléchir quelques instants, avant de répondre. C'était tout moi, il me fallait souvent un peu de temps avant de pouvoir m'exprimer. Si bien que par le passé, j'avais souvent eu l'impression d'être toujours quelque peu en retard sur les discussions importantes. On avait pu mettre cela sur le compte de la langue. Disons qu'avec Damian, ce genre de choses ne s'était jamais vraiment posé en problème. Avec lui, je me sentais toujours à l'aise de tout ou presque.

« Rien... Rien d'important. » C'était sans doute une erreur de débuter la conversation par cela, mais c'était la façon dont je me sentais. Ce n'était pas important parce que ça ne s'était pas même présenté comme une option, pour moi. Je soupirais légèrement, embêté de me retrouver coincé de la sorte. « J'ai reçu une offre d'emploi. Mais je n'ai aucune envie de l'accepter, alors ça ne vaut pas même le coup d'en parler. » complétais-je doucement, avec un sourire en coin. J'étais plus que sincère et forcément, il le verrait sur mon visage. « Il y a un tas de restos autour de la fac, tu as envie de quelque chose en particulier ? » Nos regards se croisaient un instant et j'éprouvais de l'inconfort. Je le faisais à nouveau, me compliquer la vie au travers de mes pensées qui s'enchainaient à cent mille à l'heure. Je m'imaginais ce qu'il pouvait bien se dire et... Je soupirais. Non, je ne voulais pas m'inquiéter pour rien. Il n'y avait aucune raison que les choses se compliquent. Tous les deux, nous avions jusqu'à aujourd'hui été doués pour se faciliter la vie. Sa présence dans ma vie la rendait plus facile, je voulais que cela continue dans cette voie. « Et on sera plus tranquilles pour en discuter. » disais-je donc, en conclusion, et en lui souriant. Nous étions capables de discuter, il fallait que je cesse d'en avoir peur. Damian m'avait bien prouvé qu'il était prêt à le faire, lorsque cela s'avérait nécessaire.



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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Mar 6 Juin - 17:14


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Ravi de le voir accepter mon invitation, j'avais fait preuve d'une certaine curiosité par rapport au propos de son collègue, mais sa réponse me laissait quelque peu intrigué. Nous n'avions pas vraiment l'habitude de nous cacher quoi que ce soit, ou tout du moins, je le pensais. Je n'étais pas non plus du genre à m’inquiéter de manière inopiné, mais quand il s'agissait de Danny, je savais que je pouvais réagir de manière un peu exagéré. J'attendais en silence qu'il élabore et il finissait par souffler les mots. Une certaine peur roulant le long de ma colonne ... Était ce finalement le moment où lui aussi finirait par partir ? C'était ce que je craignais depuis le début, ce qui me freinait et que j'avouais qu'à demi mots. Evidemment, je n'avais pas vraiment l'art de savoir faire de l'introspection. Je hochais la tête néanmoins avant qu'il ne précise avoir aucune envie de l'accepter. Était ce à cause du boulot en lui même ou de nous ? Je ne voulais pas non plus être un frein à sa carrière. Je maltraitais l'intérieur de ma joue, réfléchissant alors qu'il me demandait ce que je désirais manger. Peut être que mon silence s'étirait trop à son goût, ou peut être parce qu'il savait lire sur les lignes de mon visage mais il finissait par concéder une discussion sur le sujet. Je ne pouvais dénier une certaine panique, j'avais fait beaucoup d'efforts pour lui, mais parler à cœur ouvert, c'était encore une chose peu naturelle pour moi et je ne pouvais pas mentir en disant que cela dépassait très largement ma zone de confort. J’acquiesçais d'un vague geste de tête, clôturant temporairement le sujet.

- Si il y a un diner, je ne serais pas contre un bon hamburger ... répliquais je à sa question sur mes envies de nourriture, un peu par automatisme. Mon ventre était un peu noué, je devais l'admettre et il était rare pour moi de le dire, mais je manquais un peu d'appétit. Pourtant je n'allais pas ruiner nos plans. Pas alors que j'étais venu avec à l'esprit de profiter un peu plus de lui à la lumière du jour. Je savais aussi qu'il n'aurait pas toute l'après midi de libre et que nous devions bouger avant que le temps pour lui ne soit trop court. Dans une impulsion visant non seulement à combler un désir, mais peut être me rassurer aussi, je me penchais pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. Rien de bien éclatant, mais nous étions en publics et je ne savais pas trop encore les limites et les façons de faire quand on était dans une relation de couple. Je prenais peut être mes leçons sur les couples que j'avais pu observer autour de moi ces dernières années, je savais néanmoins que chacun avait son niveau de confort et je ne voulais pas franchir les barrières que Daniel pouvait se fixer. Je savais néanmoins qu'il était d'un naturel affectueux et il n'avait pas vraiment cacher notre relation à ses collègues. Armer d'une confidence temporaire et faisant mon possible pour oublier les préoccupations se faufilant dans mon esprit, je tentais l'expérience toute nouvelle pour moi, de prendre sa main dans la mienne. Entrelaçant nos doigts, et savourant la chaleur de sa paume contre la mienne. C'était stupide d'être particulièrement excité par un geste aussi simple, non ? Peut être mais c'était une grande première pour moi, de faire ce genre de choses qui semblaient si banales pour les autres.

[color=mediumseagreen- Je te laisses me guider, tu connais certainement mieux les alentours que moi, même si j'ai eu l'occasion d'arpenter le campus, ca fait un moment que je n'avais pas mis les pieds dans le coin.[/color] Il fallait admettre que j'avais passé l'âge depuis bien longtemps d'assister aux fêtes étudiantes même si je ne pouvais pas complètement nier avoir eu à l'occasion une ou deux aventures avec des filles bien trop jeunes mais qui avait l'avantage de ne pas chercher plus loin qu'une aventure d'un soir. Mon pouce caressant l'articulation du sien dans un geste inconscient. - J'ai comme l'impression que tu as plutôt la côte en parlant d'étudiante. Je faisais un geste exagéré de mes sourcils, rigolant pour cacher l'angoisse qui m'enserrait la gorge. Me cacher derrière l'insouciance, c'était plutôt simple, une nécessité que j'avais adopté depuis bien des années. - Celle qui m'a amené jusqu'à votre bureau n'a pas tari d'éloges à ton égard. Je le taquinais mais je n'étais pas jaloux, je savais que Daniel n'avait jamais vraiment été attiré par les femmes, même si j'aurais pu me faire peur moi même si je pensais à ma propre situation et au faite qu'avant lui, les hommes ne m'avaient jamais vraiment interpellés.
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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Dim 11 Juin - 1:22

J'aurais étreint Damian d'être tel qu'il était et de ne pas me bousculer de mille et une questions. Entre nous, c'était probablement ce que j'aurais fait moi-même si je m'étais retrouvé dans sa posture. Je ne pouvais supporter de me faire des scénarios, car justement ceux-ci se terminaient toujours d'abominables façons. J'étais un être généralement optimiste et je ne tombais pas souvent dans le panneau de croire que l'existence s'acharnait sur moi, ou quoi que ce soit de ce genre... Mais j'avais souvent du mal à croire que je puisse passer avant d'autres choses. J'avais cette propension naturelle à croire qu'il était naturel que les gens se choisissent eux-mêmes avant de me choisir moi, et je réalisais seulement après coup que cette attitude avait sans nul doute générer d'importants déséquilibres dans mes précédentes relations amoureuses. Cela avait bien peu d'importance à présent que je ne désirais me concentrer que sur l'homme qui se trouvait face à moi. J'étais d'ailleurs conscient que pour être avec moi, Damian avait marché sur bon nombre de ses anciennes conceptions. D'abord, il fallait qu'il accepte l'idée d'être aux côtés d'un homme et non d'une femme, puis il fallait tout simplement qu'il puisse tolérer l'idée d'une relation, au sens véritable du terme. C'était peut-être un drôle de moment pour cela, mais je ressentais une bouffée d'amour pour lui. J'étais si chanceux qu'il soit présent, et qu'il glisse sa main dans la mienne au lieu de compliquer les choses comme je l'aurais fait, si les rôles étaient inversés.

Je l'écoutais donc me dire que je devrais le guider, et je lui offrais un sourire qui était surement le plus confiant de ceux que je lui avais décoché depuis son arrivée à l'université. J'avais l'impression de ne pas lui avoir témoigner, à la hauteur de mes réels sentiments, à quel point j'étais ravi qu'il soit venu me rendre visite. Ne disait-on pas que pour qu'une relation fonctionne, il suffisait que les deux le veuillent vraiment ? Je le croyais sincèrement. C'était à la fois si simple et à la fois si compliqué, car cela devait traverser les milliards de tracas du quotidien et de décisions à prendre. Cette visite improvisée faisait partie de la solution. Une fois de plus, je réalisais l'importance qu'il avait pour moi et je m'en voulais un peu plus encore, je devais bien l'admettre, de ne pas avoir interrompu mes recherches pour lui parler de cette opportunité professionnelle qu'on m'avait offerte. Serrant sa main dans la mienne avec bonheur et fierté, je l'entrainais donc à ma suite en me rappelant les différents restaurants qui entouraient la fac et dans lesquels nous pourrions trouver ces hamburgers qui lui faisaient envie. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, Damian faisait allusion aux étudiants qu'il avait croisé sur son chemin vers le laboratoire. Cela me tira un rire bien franc, qui faisait du bien en ce qu'il détendait l'atmosphère.

« Tu sais... Il n'y a pas une seule âme sur le campus qui ignore que je suis gay. » Bon, c'était un peu exagéré dit ainsi, mais Damian comprendrait ce que je voulais dire. Je n'avais jamais cherché à cacher d'une quelque façon que ce soit mon orientation et... je n'en avais jamais douté non plus. Cela, plus le fait que j'avais eu quelques fréquentations depuis que j'étudiais à San Francisco, avec lesquels on m'avait certainement vu me balader ou échanger un baiser ou deux dans les corridors. Je jetais un coup d'oeil espiègle à nos mains enlacés. « Je dois avouer qu'étrangement, cela fait effectivement remporter du succès auprès des femmes. Si jamais je venais à changer de côté, je serais bien comblé. » Je riais avec légèreté, tellement cette perspective était insensée. Enfin, je savais aussi que les choses étaient complexes, mais j'étais bien convaincu de mon amour pour les corps masculins. Cela me rendait même quelquefois bien idiot. « Tu me diras, si tu vois une différence... » me moquais-je doucement. Comme si Damian avait besoin de marcher avec moi, main dans la main, pour avoir plus de succès avec les femmes. « En fait, je préfèrerais pas. Je te veux pour moi tout seul. » Je n'étais pas de nature jalouse, mais j'étais... assez ferme quant à ceci. Je ne faisais pas dans les couples ouverts, et j'aimais trop Damian pour pouvoir supporter une telle chose.

Nous marchions encore quelques pas, à peine un coin de rue, pour atterrir dans un diner qui lui plairait, j'en étais persuadé. Ce n'était rien de compliqué, et l'ambiance était agréable. Je saluais le serveur avant de prendre place à une table avec Damian. Je devais par la même occasion me convaincre de lâcher sa main, que j'aurais bien aimé pouvoir garder encore longtemps dans la même tout en exhibant que nous étions... ensemble. « Tu sais... » commençais-je doucement. « Je t'en aurais parlé, pour le job. » Même si j'avais hésité par envie de ne pas aborder le sujet, je réalisais que je n'aurais pas pu me taire sur une question aussi importante. « J'ai reçu un courriel ce matin. Une offre d'emploi pour de la recherche... en Roumanie, à mon ancienne université. » Je lui avais déjà dit que je n'avais aucune intention d'accepter l'offre, alors il n'y avait pas de raisons pour que la panique s'invite autour de cette table.


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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Jeu 6 Juil - 20:17


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La légèreté du sujet que j'avais lancé était une distraction bienvenue même si je n'étais pas certain de savoir si cela flattait mon égo d'avoir un homme aussi prisé par la gente masculine, ou attisé ma jalousie non par peur d'une quelconque infidélité de sa part, mais parce que je devais admettre que j'avais des fois le désir ridiculement possessif de ne le garder que pour moi. Je l'écoutais rire, et lui offrait un sourire un peu plus vrai, car c'était un de ses sons magiques qui ne pouvait être que contagieux. Le genre de son qui faisait naître une chaleur bien distincte au fond de ma poitrine, mélange de l'affection profonde que j'éprouvais à son égard et de fierté d'être celui qui parvenait à lui arracher cette douce mélodie. Par automatisme, mon pouce effleuré les phalanges de sa main se trouvant dans la mienne. Et peut être qu'il avait raison, peut être que je pouvais peut être attiré des regards à mon tour mais pour la première fois de ma vie, je n'avais pas besoin de ce besoin perpétuel de briller et d'exister de manière bruyante. Voir le reflet de mon visage au creux de ses prunelles gris bleu me suffisait. Savoir que lui me voyait, me considérait, éprouvait de la valeur pour mon existence. Et pour cela, je lui en serais probablement toujours reconnaissant. Et peut être que c'était ça, l'amour ... celui que je reniais avec tant de ferveur, sarcastique et incrédule de son existence. Peut être que c'était ce tourbillon d'émotions et cette sérénité, cette certitude au fond de moi. D'avoir une réelle valeur pour une personne qui en avait tant pour moi. D'être sur un pied d'égalité face à ce besoin avide et grandissant d'attentions, d'affections.

Et le frisson roulant le long de mon échine alors qu'il émettait clairement l'idée de ne pas me partager. Je n'étais plus seul. Et j'en aurais presque chialé si ca avait été mon genre, mais ce n'était guère le cas, alors je me contentais de ce sourire charmant de puérilité. - Tu peux pas les blâmer de leurs fantasmes... Imagine combien, cela les rendrait unique, spéciale auprès de tes yeux d'être la seule femme à avoir attiré ton attention. D'avoir outrepassé une simple étiquette tellement ce que vous éprouviez l'un pour l'autre était puissant ... Mon sourire se muait un peu perdant de ces éclats de comédie pour prendre une teinte plus intime alors que mes mots retentissaient avec une sincérité de ce que je pouvais éprouver à son égard malgré ces moments de confusion. Il était un être si unique, si spécial à mes yeux que quoi qu'advienne de nous, de cette discussion, je savais que son empreinte était à tout jamais gravé sur mon âme. Je ne m’appesantissais pas sur l'instant, alors que nous nous rapprochions des restaurants et concluaient avec une bonne humeur évidente. - Ne t'en fais pas, Dragostea mea ... Mes yeux sont bien vissés sur tes délicieuses lèvres. Léger baiser pour prouver mon point - Mais on va pas mentir, ils ont quelque peu tendance à loucher ... Une petite moue malicieuse sur le visage avant que je me tourne, le stoppant légèrement pour laisser loisir à ma main libre de glisser au rythme de mes mots - sur ce délicieux fessier. Un léger pincement prouvant mon point avant que je ne rigole et reprenne ma route avec un peu plus de légèreté dans le coeur malgré les questions.

Nous finissions par arriver dans un restaurant, suivant Daniel jusqu'à la table et ne décochant à la serveuse que le sourire de politesse de convention, car si j'avais réussi à me détendre, la perspective du repas me rappeler la discussion que nous avions remis. Je prenais place, face à lui, glissant mes pieds de manière à attraper une de ses jambes entre les miennes, me refusant à couper tout contact avec physique. C'était presque une addiction à ce point de maintenir un point de contact avec lui, et vu ma nature plutôt tactile c'était une maladie qui remontait à bien avant la tournure qu'avait pris notre relation actuelle. J'avais toujours eu ce besoin viscérale de point de contact avec lui, et ce n'était même plus si étonnant que je me rendes compte combien ce que j'éprouvais pour lui aller au delà de la simple amitié un peu trop codépendante que j'avais instauré. Je me concentrais sur le menu un court instant alors que mon meilleur ami prenait la parole d'une voix calme. Et je lui offrais un sourire, l'invitant à continuer même si certaines questions envahissaient mon esprit. J'enfonçais légèrement mes dents dans l'intérieur de ma joue, avant de reposer mon menu, croisant les mains et portant une attention toute particulière à mon compagnon de table.

- La Roumanie ... Le mot roulait dans ma bouche de manière pensive. Je n'étais pas là pour prendre de décision à sa place, ou lui dire quoi faire. Il m'avait déjà dit avoir pris sa décision, et je pensais qu'il était probablement assez mature pour avoir réfléchi, mais une matinée, était ce vraiment le temps suffisant pour prendre une telle décision. Non, je n'avais aucune envie de le voir partir, j'avais vu trop de monde m'abandonnait et je savais que Daniel ne le ferait jamais de manière aussi froide et détaché que les autres mais ... Et si il devait le faire ? - Es tu vraiment sûr que tu ne veux pas prendre quelques jours pour réfléchir à cette décision ? Je sais combien ton pays te manque par moment ... Mes épaules s'affaissaient un peu résolu à supporter et intérioriser mes émotions pour ne pas le plonger dans une délicate situation de culpabilité. Même si une voix me murmurait que si il acceptait, ce n'était pas obligatoirement une fin. La réalisation que si il me le demandait, je plaquerais probablement tout pour partir avec lui. Oui, j'avais quelques amis et quelques attaches dans le coin, mais personne ne m'était aussi précieux que lui et ce n'était pas comme ci, je ne pourrais pas trouver un boulot me permettant de vivoter comme je l'avais fait lors de mes nombreux voyages à travers le globe, lors de mes années de jeunesse. - Je ne suis pas là pour te dire quoi faire, Danny. Mais pour te soutenir en toutes circonstances, tu es et resteras toujours mon meilleur ami. Amant, ami, un mélange délicieux mais même si les titres s'emmêlaient, cela ne retirait rien au fait qu'il était mon meilleur ami. Et une part de moi, reste quasi inexistant qui n'avait pas été détruit par mon cynisme, me soufflait que c'était ce qui faisait que j'avais cédé si facilement à la tentation de croire à un nous, un futur solide.
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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Ven 14 Juil - 1:49

Il y avait décidément une part de moi qui voulait éviter cette discussion. Et il fallait bien se l’admettre, c’était étrange, car j’étais celui qui voulais généralement mettre les choses en mots. J’avais certes appris à tempérer ce besoin naturel, parce que l’expérience m’avait appris que j’étais un des seuls dans cette catégorie. La plupart des gens préféraient fuir les sujets qui n’étaient pas si agréables et finalement, je ne pouvais pas les en blâmer. J’essayais de comprendre ce qui me poussait donc à vouloir éviter de parler de ce qui aurait dû être confié dès le premier moment. En fait, c’était probablement ça. Pour la toute première fois avec Damian, et pour la toute première fois tout court en ce qui me concernait, je n’éprouvais pas de difficulté à vivre dans une forme d’incertitude. Sérieusement, combien de relations avais-je foutu en l’air parce que j’avais voulu aller trop vite ou parce que j’avais démontré si rapidement mon attachement, mon désir de m’engager sur le long terme ? Avec Damian, j’évitais toutes ces maladresses non pas parce que je me dictais un quelconque agissement, mais parce que je me sentais si bien sa compagnie que je n’avais pas le besoin de me casser la tête à me faire tout un tas de scénarios. La cohabitation y aidait peut-être, il me fallait bien l’admettre. Mais j’avais aussi tout simplement confiance en lui, notre amitié était un grand plus dans le cadre de ce que nous étions devenus et dans la construction toujours en cours de ce que l’on pouvait appeler « nous deux ».

Or voilà, je ne voulais pas commencer à me poser des questions sur l’avenir. Autant cette opportunité d’emploi aurait dû me ravir, ne serait-ce parce qu’un ancien professeur de la fac chez moi s’était souvenu de mon nom et m’avait recommandé à des collègues. Parce qu’il était question de chez moi aussi. Mais cela se présentait dans un moment où j’étais parfaitement heureux de me trouver sur ce continent, précisément dans cette ville. Le mal du pays me prenait encore parfois, mais j’avais choisi d’être ici. Tout comme lui, avait des années où il avait voyagé en pas mal d’endroits, avait choisi de rester à San Francisco. Nous nous étions trouvés en cette ville. Je n’aurais pas même su dire combien cela avait de la valeur et combien cela accordait de l’importance à ce pays. Je l’écoutais avec un regard tendre, songeant d’ailleurs à ce qu’il avait évoqué par la plaisanterie quelques minutes plus tôt sur le chemin vers ce restaurant. Je devais reconnaître que ça avait été bien amusant de m’imaginer tombant follement amoureux d’une femme contre toute attente, mais ce que je n’avais pas osé soulever, c’était que j’étais en réalité ce chanceux dont il parlait. Damian, qui n’avait d’yeux que pour les femmes, grandes, petites, blondes, brunes, multicolores… Était devant moi, et nous avions un futur à discuter, bien malgré nous. Le hasard poussait parfois les choses en des configurations que nous n’avions pas vraiment choisies et c’était d’une bien étrange ironie.

« Tout ce temps passé à me dire que la Roumanie me manquait, je ne m’étais pas vraiment rendu compte que je m’étais attaché à la vie, ici. » Lui disais-je alors, pour commencer mes explications. D’accord, inutile de dire que ce n’était pas seulement le pays. Je connaissais bien peu d’âmes si patriotiques modernes, qu’elles aimaient véritablement rien qu’un endroit, sans prendre en compte les gens qui y vivaient et tout ça. Enfin. « C’est un bon emploi, c’est vrai. Mais ce ne sera pas le seul, enfin tu sais quoi j’espère. » Je riais un peu, mais j’en étais persuadé. J’étais bien loin d’être imbu de moi-même, mais je savais que je m’investissais bien assez dans mon travail pour être reconnu pour cela. « En ce moment, ce dont j’ai envie, c’est seulement de terminer mon Master. J’y suis presque. Ça et trouver un miracle pour que l’on puisse conserver l’appart’. » Pour cela aussi, j’étais persuadé que l’on trouverait une solution. Même si le départ de Martin nous avait pris de court, Damian et moi. Même si sa proposition de ne garder l’endroit que pour nous deux me faisait envie… Nous n’en avions pas vraiment les moyens. Mais je ne m’inquiétais pas outre mesure, je savais que nous trouverions quelque chose ou plutôt quelqu’un. Si j’avais appréhendé le fait d’avoir cette conversation sérieuse -Damian avait beaucoup trop d’influence sur moi, je m’en rendais compte seulement maintenant !-, je prenais doucement confiance. Nous étions capables de nous parler, bien plus que nous en avions l’impression parfois nous-mêmes. J’étais d’ailleurs légèrement frustré de cette table entre nous, car j’aurais eu envie de l’étreindre longuement. « Je ne sais, pour après. Quand j’aurai le diplôme et tout. » Je me sentais à l’aise de lui confier cela, pour la première fois. Car nous n’en avions jamais parlé, même avant. « Mais je veux terminer mes études. Et j’ai envie de ne pas être le seul à penser à tout ça, le temps venu. » C’était un peu ma manière de lui dire qu’il faisait partie de ma vie et qu’aucune décision ne pourrait être prise sans lui. Ce n’était pas question de prendre mes décisions en fonction de lui, mais parce qu’il occupait une place de choix et que cela faisait partie de la décision. Nous avions encore bien du temps devant nous pour savoir ce que l’on voudrait faire de nos vies, et la place de notre relation en celles-ci. Je n’étais étrangement pas prêt pour ces « life-changing » décisions. Et si en d’autres circonstances cela aurait dû me faire peur, je sentais au plus profond de moi-même que c’était au contraire signe de la plus grande des confiances en ce que nous étions.


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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Dim 16 Juil - 16:32


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Mon regard glissait sur son visage, et un sourire attendri alors que je ne pouvais m'empêcher de me laisser succomber à son charme. J'étais devenu encore plus stupide depuis que je m'étais autorisé à croire en un "nous". Le genre de type dont je me serais allègrement moqué, il y a si peu de temps de cela mais je n'avais même pas l'envie d'en être contrarié. J'avais toujours cette peur encrée de le perdre, de le voir partir comme toutes les personnes que je m'étais autorisé à aimer dans ma vie mais il rendait l'agonie si douce qu'elle en devenait tolérable. Je n'en étais pas moins soulagé alors qu'il m'avouait combien il était attaché à son existence ici. Peut être que ce n'était pas grand chose, mais cela nous laissés un sursis peut être suffisamment pour moi de le convaincre de me laisser le suivre à l'autre bout du monde, le moment venu. Ce n'était pas mon genre, mais avec lui, j'avais tendance à oublier beaucoup de mes idées reçues. J'aimais son rire en demi mesure, et cette chaleur absurde que cela faisait naître au creux de ma poitrine. Un sourire sur les lèvres qui ne s'effaçaient que lorsqu'il évoquait notre situation actuelle concernant notre logement. Une petite moue boudeuse sur le visage alors que notre conversation sur le sujet était encore fraîche dans le sujet. Une conversation où j'avais fait preuve de mon égoïsme enfantin habituel à la perspective de l'avoir pour moi seul sans avoir à faire le pas trop rapide de lui demander officiellement à ce qu'on emménage ensemble. Si les circonstances nous obligeaient à vivre tous les deux, ce n'était pas comme ci on avait franchi et brûlé les étapes, non ?

- Je pourrais prendre un boulot de jour pour nous aider financièrement ... grognais je plus par habitude que par réelle intention de le convaincre. Nous avions déjà si peu de temps à nous consacrer si je prenais un autre boulot pour compléter mes revenues et pouvoir nous offrir le luxe de cet appartement, nous n'aurions plus aucun temps l'un pour l'autre et nous le savions tous les deux pertinemment. Je serais aussi probablement occupé à dormir le reste de temps libre qu'il me resterait. Il y aurait pu avoir une solution si je me résolvais à rentrer dans le rang, mais hors de question que je demande quoi que ce soit à ma famille. J'avais tiré un trait sur eux, et ce qu'ils pourraient m'apporter financièrement parlant. La seule chose qu'ils pensaient valoir plus que l'affection et l'amour. La chose sur le compte du quel ils se trompaient si royalement. Et puis j'avais un orgueil, hors de question que je me traîne au pied de mon géniteur pour lui demander son pardon et sa clémence. Boudeur et un peu grognon à l'idée de devoir trouver une autre personne, je le laisser néanmoins finir. Et comme toujours, Danny était le seul à pouvoir me sortir de mes caprices et mes rares sautes d'humeur en une petite phrase. Une phrase si anodine à première vue mais qui promettait tellement. Une promesse que j'osais commencer à croire malgré mon expérience. J'étais stoppé de l'agripper par dessus la table par notre serveuse apportant la commande que nous avions prise et déposant la nourriture. J'avais un peu plus d'habitude qu'en arrivant maintenant que les nœuds dans mon estomac se détendaient.

- D'accord, alors trinquons au présent et faisons en sorte d'en profiter un maximum ... Un sourcil redressé au dessus de mon oeil dans une petite moue amusée. Je lui adressais un clin d'oeil, me rendant à l'évidence que je n'aurais peut être pas du paniquer comme je l'avais fait à la perspective de le voir partir. Je trinquais avec lui, avant de prendre une gorgée de la bière accompagnant ma nourriture. - J'aurais le temps d'améliorer mon roumain d'ici là ... Une façon de lui dire que si il désirait retourner chez lui, je serais tout disposer à le suivre. Effectivement, j'aimais San Francisco, et j'y étais resté bien plus longtemps que je ne l'avais fait dans les autres villes que j'avais visité depuis ma sortie de l'université. J'admettais aussi que Daniel en était en grande partie la cause, bien plus peut être qu'une envie de me poser et m'installer dans la vie. Il fallait dire qu'un futur ne s'imposait pas vraiment à moi auparavant. Je n'avais jamais eu ce besoin viscéral de le lier à quelqu'un comme j'en avais ce besoin avec Daniel. Je voulais que nos vies soient entrelacées au point qu'il n'est pas le choix que de m'accepter comme une partie immuable de son existence. C'était peut être ma tendance égoïste qui resurgissait de manière assez sombre, ou ma possessivité à son égard. Avec lui, j'étais un peu l'enfant gâté que j'avais refusé d'assumer plus jeune.

Je ne résistais pas à chercher sa main à travers la table pour la prendre dans la mienne, la serrant légèrement comme pour confirmer physiquement mes propres mots. Un sourire à son encontre, un sourire qui n'avait rien à voir avec le sourire absurde que je portais quasiment tous les temps pour prouver au monde que rien ne me touchait. Non, c'était un sourire plus intime qui ne lui était destiné qu'à lui. Ce moment de réalisation où mes sentiments à son égard n'étaient plus flous, ou effrayants. C'était un moment de contentement, où je me serais peut être osé à dire ces trois petits mots qui semblaient si insurmontables. Mais avais je le droit ? Oui, je savais bien que même si notre relation était plutôt stable et semblait en bonne voie, beaucoup de choses n'étaient pas réglés. Et j'admettais ma honte, ou tout du moins je me l'avouais à moi même, de ne pas avoir réussi à pouvoir le combler de toutes les manières possibles et inimaginables. J'avais envie de lui montrer combien je l'aimais mais j'étais toujours retenu par mes doutes de ne pas être à la hauteur, de mal faire ou peut être même pire de le blesser malencontreusement.
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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Mer 26 Juil - 18:35

C'était au coeur de cette discussion que je réalisais pleinement que je n'avais pas la moindre envie de rentrer chez moi. Chez moi... Curieux, comme cette notion pouvait changer au fil du temps. J'avais toujours aimé ma Roumanie natale, là n'était pas la question. Mais j'avais aussi longtemps espéré la quitter pour de nouveaux horizons, afin surtout de ne pas rester coincé dans le carcan familial, même si j'avais apprécié de travailler auprès de mes parents dans leur commerce. Si je n'avais pas eu soif d'autres terres, je n'aurais pas pris la décision d'étudier à l'étranger. Une fois à San Francisco toutefois, je ne pouvais nier que j'avais eu le mal de pays. Je m'étais senti dérouté par certaines habitudes des Américains. Je m'étais aussi entiché de l'un d'entre eux plus que des autres, et personne n'aurait eu de mal à deviner de qui il s'agissait. Damian m'avait fait aimé la ville, le pays. Et sans que je ne m'en rende compte, San Francisco était devenu cet endroit que j'appelais 'chez moi' lorsque j'échangeais avec de nouveaux collègues ou quoi que ce soit. Je n'avais plus depuis longtemps l'impression d'être en voyage ou le sentiment de hâte à l'idée de rentrer. Je ne savais pas si ma vie allait se faire en ces lieux, mais j'étais prêt à rester pour le savoir. Ma décision était non seulement déjà prise, mais j'étais persuadé d'avoir pris la bonne. J'avais souvent eu du mal à seulement me fier à mon instinct, car je me questionnais sur tous les aspects d'un problème et finissais souvent par m'y perdre quelque peu. Chaque fois qu'il m'arrivait d'hésiter, je repensais à la conviction qui m'avait poussé à venir m'installer en Amérique pour compléter mes études et tout le bien que cela avait pu amener dans ma vie. Il fallait seulement que j'écoute ce que me dictait le coeur.

« On trouvera un nouveau coloc... Et tu pourras continuer de me rejoindre en douce en rentrant du boulot... » Qui l'aurait cru ? Je lui offrais un sourire en coin parce que contre toutes attentes, j'avais pris goût à cette dynamique entre nous. Certes, j'aurais parfois aimé que nous ayons plus souvent le luxe de longues soirées passées ensemble, mais je m'étais habitué à la façon dont nous avions agencé à la fois nos horaires et la façon d'agir en présence de notre ancien coloc. À bien y penser, je ne voyais pas vraiment pourquoi nous avions besoin de jouer le jeu, car ce n'était ni à lui ni à personne de juger la nature de notre relation... Mais j'aimais l'esprit de 'danger' dans lequel cela nous plongeait tous les deux, à ne garder notre histoire que pour nous sous le toit de l'appartement. Cela évitait sans doute de donner l'impression que nous étions un couple à la recherche d'une troisième roue, rien que pour payer le loyer. Enfin... La vérité n'était pas si loin de ça tout compte fait, mais je n'étais pas rebuté à l'idée d’accueillir une nouvelle personne chez nous. Et surtout... Je me plaisais à penser que ce n'était pas forcément une situation éternelle. Un jour viendrait où nous pourrions envisager autre chose, peut-être. Je ne voulais simplement pas franchir les étapes trop rapidement. C'était dans le même esprit que mon désir de rester à San Francisco pour terminer mes études. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais le sentiment que tout allait pour le mieux. Prétendre au 'bonheur', le vrai, était quelque chose que je ne risquais pas à faire. Tout simplement parce que je craignais trop de voir tout s'écrouler au moment où je me serais senti le plus en confiance avec tout ce qui me comblait. J'avais plutôt appris à vivre le moment présent, pour cela je devais remercier l'homme assis juste en face de moi. « Pas de boulot de jour. Je préfère vivre comme un pauvre, mais te voir. » J'en arrivais toujours à la même conclusion. À quoi nous servirait un appartement vide et grand, si nous n'avions pas le temps pour nous y retrouver ? Notre situation n'était de toute façon pas si dramatique que la conversation le laissait entendre. Dans le pire des cas, nous devrions chercher un autre appartement s'il devenait impossible de conserver celui-ci. Mais j'étais persuadé que l'annonce pour la colocation règlerait tout cela. Après tout, il y avait tant d'allées et venues en ville avec les étudiants, touristes et autres travailleurs. De plus, je savais qu'il n'en avait pas particulièrement envie. S'il avait été question de suivre une passion ou une opportunité en or, je l'y aurais encouragé. « À moins que ce soit un boulot en musique. » Je haussais les épaules. À mon tour de lui laisser savoir que je serais toujours derrière lui pour le supporter, même s'il avait lui-même tristement -de mon point de vue- tirer un trait sur certaines de ses anciennes ambitions. Je le savais même si cela remontait à avant même notre rencontre.

Nos mains se retrouvaient au dessus de la table et je souriais d'un air plus que ravi. J'aimais cela. Le fait qu'entre nous, ce n'était jamais un simple esprit fleur bleue malgré la sincérité des sentiments. Je pouvais le lire en ces yeux. En ce moment, j'avais très envie d'éclater de rire, mais cela ne voulait pas dire que je n'étais pas touché. C'était simplement que j'étais franchement touché, de voir qu'il laissait de côté de fameux hamburger pour m'accorder ce contact précieux. « Tu es génial. » laissais-je échapper en un murmure, alors qu'il y avait toujours ce sourire accroché sur mon visage. Même si nous n'en parlions pas si souvent, je savais que Damian se mettait pas mal de pression quant à tout ce qui concernait notre relation. Plus particulièrement encore, en ce qui concernait le fait que nous n'avions encore jamais été bien loin dans l'intimité. D'ailleurs, je n'étais pas exactement de cet avis. Il ne suffisait pas de coucher avec quelqu'un pour se sentir intime et j'avais l'impression d'avoir déjà bâti avec lui quelque chose de plus solide qu'avec bien d'autres l'ayant précédé. Je pouvais nier complètement que cela ne me manquait pas un peu. Mais c'était tout simplement parce que j'avais envie de lui, et que j'aurais voulu qu'il comprenne combien ce n'était pas une question d'expérience ou de performance. En tous les cas, j'avais aussi pris la décision de lui laisser le temps qu'il faudra pour éviter de nous plonger dans une mauvaise expérience justement. Tant de choses se jouait dans la tête d'abord et avant tout, et il valait mieux lui laisser le temps de se sentir prêt. J'avais un mince sourire à cette pensée non-partagée, parce que je nous trouvais adorable. Il y avait longtemps que le sexe n'avait plus été ainsi un sujet important. Que ça n'avait pas eu autant d'importance, tout court.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY   Dim 6 Aoû - 10:55


... and now I'm just not surprised when people leave.
I'm actually more surprised when they stay

Je comprenais bien évidemment son ressenti, je n'avais pas non plus envie de passer moins de temps auprès de lui et il avait été toujours le plus avisé et adulte de nous deux. Nous avions des caractères bien différents sur bien des points mais ce qui aurait pu nous séparer, faisait en sorte que nous nous complétions de la meilleure des manières possibles. Il me calmait, me posait, me faisait grandir et j'espérais que je lui apportais autant qu'il m'apportait. Je savais que Daniel me suivait bien souvent dans mes péripéties sans avoir vraiment le choix mais je me disais que si je lui permettais ne serait ce qu'un peu à apprendre à se détendre et se reposer sur moi, j'avais accompli ce que je désirais. Il me rendait heureux, et dans des instants comme celui que nous partagions à cet instant, j'avais cette douce sensation de le rendre lui aussi heureux. C'était peut être la raison pour laquelle, je ne pouvais quitter mon regard de ses traits, l'admirant sans vergogne avec l'affection la plus profonde qui soit marqué sur mon visage. Même si il évoquait mon rêve perdu de musique. Je me rendais compte que j'étais peut être un peu trop lâche mais plus profondément je savais que c'était malgré l'image que je projetais à travers le monde, une petite partie de moi était toujours ce gosse qui n'avait jamais su se montrer à la hauteur des attentes de son père. Et si je n'essayais pas beaucoup, je n'avais pas à envisager des refus qui faisait remonter mes insécurités vis à vis du seul rêve que j'avais eu pendant une bonne partie de ma vie.

Qui plus est si par miracle, je finissais par percer dans le milieu de la musique, je n'étais pas naïf au point de ne pas savoir le genre de contrainte encore plus dur que nous rencontrerions. La vie de musicien n'est pas des plus stables. Passer sa vie à faire des tournées pour pouvoir remplir suffisamment les caisses. Pour être assez rentable pour la maison de disque qui prendrait sa chance sur moi. Et nous n'étions qu'à nos débuts, même si j'avais l'impression que depuis notre rencontre nous partagions ce lien si particulier. J'esquissais un sourire à son rencontre sans vraiment répondre à la remarque, et je me contentais de ne pas laisser la conversation prendre un tour trop lourd. Je n'avais jamais eu de personne tenant à moi de la manière dont Daniel le faisait et j'appréciais ses encouragements à mon encontre mais c'était une discussion que je n'étais pas prêt à avoir. J'avais déjà eu bien plus de conversations à coeur ouvert avec lui, qu'avec quiconque. Qui plus est, nous étions dans un lieu public en pleine journée et si je pouvais faire un effort dans ses instants intimes n'appartenant qu'à nous dans le secret de notre appartement. M'exposer à la face du monde, n'était pas réellement une chose pour laquelle j'étais prêt. J'avais ce masque public que j'enfilais pour me protéger même si l'avoir autour de moi, me donnait bien des difficultés par moment pour le garder. Mais j'étais prêt à montrer combien je tenais à lui, et ce n'était même pas une concession. J'étais même rempli d'une fierté extraordinaire qu'un homme aussi intelligent, beau, généreux que lui mets choisi moi, le barman qui n'avait aucune réelle perspective d'avenir et qui en faisait toujours un peu trop. Une douce vibration au creux des entrailles, je ne pouvais m'empêcher de faire un mouvement nonchalant à son compliment plutôt que de m'en vanter comme j'aurais pu le faire en temps normal, en rajouter une couche.

- T'es plutôt génial aussi dans ton genre... Un regard un peu timide qui tentait de lui faire comprendre ce que j'avais toujours du mal à exprimer avec mes mots. Et peut être parce que c'était toujours un réflexe plus fort que moi  Je ne pouvais m'empêcher d'en rajouter une couche incitant la plaisanterie.  - Peut être autant que ce hamburger. Et pour montrer mon point, je détachais ma main de la sienne pour enfiler une grande bouchée de la dite nourriture, accentuant le ridicule de mon mouvement volontairement. Peut être que ma vraie vocation était dans l'acting plutôt que la musique. Je ferais certainement une bonne tête d'affiche dans le genre de comédie qui n'avait pas un lourd scénario mais plutôt qui tournait sur des plaisanteries lourdes un peu graveuse. Un mouvement de mes sourcils dans sa direction, je ne pouvais empêcher le rire de sortir de mes lèvres après ma bouchée. - Mangeons vite, j'ai envie de pouvoir profiter de quelques coins sombres de l'université pour faire un comparatif de goût avant de te rendre à tes collègues. Ridicule, je vous l'avez dit ... Il me rendait stupidement amoureux et je n'en étais même plus troublé ou mécontent. J'avais juste envie de profiter de cette sensation exaltante que me procurait de découvrir cette relation amoureuse avec lui.

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“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Mon coeur c'est pire qu'une boite de nuit...je ne laisse pas rentrer n'importe qui ! ||DANNY
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