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 shadow of the past - GISHAN

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Giselle Davenport
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MessageSujet: shadow of the past - GISHAN   Jeu 30 Mar - 17:15



No matter what you do, you can never get away from where you've been...

Les mois se succédaient à si grand vitesse et je réalisais alors que le temps ne faisait rien d’autre que de me filer impitoyablement entre les doigts. Si d’un côté il semblait pourtant conforter ma relation avec Nolhan par une relative longévité, me donnant un peu plus chaque jour l’espoir que notre couple avait un avenir, de l’autre je m’apercevais que nous ne  le passions pas suffisamment ensemble. Du moins pas autant que je l’aurais souhaité. Aussi je chérissais chacun des moments que nous pouvions passer pleinement ensemble, tout en redoutant qu’il faille patienter trop longuement jusqu’au prochain. Cet étrange amalgame de sentiment de joie, de frustration et de crainte régissait à présent à ma vie et je n’avais jamais été aussi heureuse. Ce bonheur était tel que j’étais libérée du passé, cette prison où j’étais restée si longtemps captive alors que j’avais toujours détenu les clés pour en sortir. Je suppose que tout ce dont j’avais eu besoin était un petit coup de pousse et, au final, qu’y avait-il de mieux que l’amour pour qu’il nous pousse des ailes ? Je m’étais alors envolée haut, très haut pour atteindre ce petit nuage qu’était le nôtre. Il y avait besoin de si peu pour qu’on nous retrouvions là-haut. Une simple soirée passée à discuter dans le confort et l’intimité de son canapé de salon suffisait. Il n’en était pas moins vrai ce soir-là…
Ma tête posée sur son épaule, je m’amusais à parcourir  distraitement les lignes de sa main du bout du doigt tandis que j’écoutais attentivement le récit de sa journée. « Depuis le temps, je ne comprends toujours pas comment tu réussis à gérer deux entreprises à la fois. Mais je dois avouer que je me sens moins coupable d’être prise par le travail parce que je sais que tu l’es tout autant. » Nos travails respectifs différaient énormément mais s’il fallait y trouver une similarité, c’était bien leur aspect chronophage. Par conséquent, il pouvait se passer des jours avant qu’on puisse se voir, tout particulièrement en raison de mon emploi du temps aux horaires si aléatoires. Et c’était un comble quand on y pensait : après tout, nous habitions littéralement à côté de l’un et l’autre. « Je sais qu’il y a trois mois de cela nous étions en vacances mais je me plais déjà à rêver de ce voyage en France que tu avais mentionné. » Je cachais à peine ma joie l’idée d’un tel projet. La perspective d’autres vacances en amoureux était pleine de promesses : lui et moi, loin de nos responsabilités professionnelles pour un petit moment et cela sans compter l’effet bénéfique que cela pourrait avoir sur notre couple l’avait eu notre précédent séjour en Angleterre. Ou peut-être n’était-ce que la tournure un peu plus officielle qu’avait pris notre relation qui l’avait fait évoluer ? Je ne pouvais vraiment me prononcer et peu importait la raison puisque de toute façon le résultat en restait le même ; l’aise que j’avais acquis depuis lors en étant la preuve. En parlant de vacances… « Mais j’y pense... » Je me redressai avant de plonger mon regard dans celui de mon compagnon, lui adressant au passage un immense sourire. « Je me suis permise de faire imprimer nos photos de vacances, me disant qu’il serait temps de le faire, et j’attendais qu’on ait un petit moment pour qu’on puisse les regarder ensemble. » Et sans attendre la moindre réponse, je me levai précipitamment mais en prenant tout de même soin de lui lâcher la main tout en douceur. « Je vais les chercher. Je reviens vite. »
Non pas sans lui jeter un dernier regard amoureux – et récupérer mes clés – je quittai Nolhan ou plus exactement son loft afin de rejoindre le mien d’un pas précipité. Trois minutes à peine me suffirent pour rejoindre ma chambre et récupérer l’enveloppe de nos photos souvenirs dans le tiroir de ma table de chevet où elle reposait depuis quelques jours déjà. La minute qui suivit, on cognait à ma porte alors que je m’apprêtais à sortir. Un sourire amusé illumina alors mon visage quand je présumai que mon petit-ami s’était déjà impatienté de mon retour. J’ouvris la porte, légèrement hilare. « Ne sois pas si impatient. Je n’ai pourtant pas… » Les mots s’envolèrent, ainsi que mon sourire, lorsque mon regard ne rencontra point les prunelles bleues de Nolhan mais les yeux tout aussi familiers d’un fantôme du passé. « Giselle. » Momentanément pétrifiée, un frisson d’effroi parcourut mon corps tout entier en reconnaissant cette voix à jamais associé à cet homme qui m’avait fait du mal quand il disait m’aimer, à cet homme pour qui je n’avais jamais été rien de plus qu’un bien dysfonctionnel… « Non… » Un élan de panique s’empara de moi et je répondis au danger dans une vaine tentative de lui fermer la porte au nez. Il avait été plus rapide, et plus fort, et je tombai sur le parquet, impuissante, alors que mon ex petit-ami entrait dans mon appartement. Je me relevai juste à temps pour qu’il ne puisse poser la moindre main sur moi. Mais j’échouai à m’enfuir de son emprise plus longtemps : « A L’hoooooonnnnn. » Mon appel à l’aide fut empêché par sa main qui emprisonnait dorénavant mes lèvres tout comme la deuxième prévenait tout espoir de m’échapper. « Shhhhhhhh. Je ne vais pas te faire de mal. » A une époque, j’y avais cru, de toute mes forces, à ces paroles empoisonnées par le mensonge, et des larmes se mirent à inonder mes yeux tandis que je me remémorai douloureusement le déni et la souffrance de cette ancienne relation. Mais cette époque était désormais révolue, je n’y croyais plus et surtout… je me défendais dorénavant, luttant avec acharnement pour m’échapper de ses bras de fer. Mais ce n’était pas suffisant... Je n’arrivais à rien d’autre que m’épuiser et fracasser lourdement sur le sol les quelques objets qui ornaient mon salon. Il était beaucoup trop fort pour moi… Et Nolhan qui n’était que de l’autre côté du mur… Une pensée qui provoqua un sanglot. « Shhhhh. Ce n’est que moi. Ton Ethan. » souffla-t-il dans mon oreille avant d’enfouir son visage dans mon cou, suscitant de nouveaux sanglots chez moi, et une nouvelle vaine tentative de libération.
Un bruit de porte derrière nous fit se retourner Ethan brusquement, m’entraînant avec lui et mon regard apeuré et embuée de larmes se posa sur Nolhan. Mon ex petit-ami lâcha son emprise, probablement surpris de s’être fait prendre. Toutefois, à peine avais-je fait un mouvement en ne pensant à plus rien d’autre que le fuir, il m’attrapa par le bras, le serrant beaucoup trop fort. « Où est-ce que tu vas ? Tu ne me présentes pas à ton  nouveau petit-ami ? » Je jetai un regard horrifié à mon geôlier ; il savait déjà tout. Et cela ne pouvait signifier qu’une seule chose, il avait du me suivre telle une ombre depuis un certain temps déjà…


Lovin' You
❝ I don't know what's in the stars [...] But I know what's in my heart. If you ain't mine I'll be torn apart. ❞ (Love Me Now - John Legend)
   
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