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 “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”

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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Dim 12 Mar - 14:10


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J'avais fini par reprendre le travail, et comme souvent avec mes horaires, les rares moments qui m'étaient donnés de voir Danny étaient insuffisants. Surtout depuis que nous avions commencés à pousser notre relation dans des contrées plutôt intéressantes à explorer, je n'allais pas mentir. Si je n'étais pas spécialement effrayé, c'était parce qu'en vérité, peu de choses changées au final, nous étions déjà proches avant et le plus que nous avions rajoutés à notre relation n'était que du plus justement. Je n'allais pas mentir les longues sessions de baisers volés n'étaient pas désagréables bien au contraire. Et si nous n'avions pas été plus loin, ce n'était pas pour autant que je n'avais pas une certitude profonde d'envie de plus. Il y avait justement tellement de données à prendre en compte, tant au niveau logistique que psychologique que pour le moment, je me contentais de ne pas pousser les choses, même si je ne pouvais me cacher une certaine frustration. Les choses suivaient leurs cours sans que je ne cherche à prendre le recul de les analyser et cela me convenait à la perfection.

C'était encore un soir, où je n'avais pas pu croisé Daniel avant de partir, ce dernier encore enfermé à l'université. Je ne lui en tenais pas rigueur, au contraire, c'était moi qui vivait en décalage du reste de la population mais je ne pouvais nier que une sensation de besoin irrépressible augmenter encore et encore. Je l'avais laissé tranquille, la plupart des nuits cette semaine pour qu'il puisse se reposer mais ce soir, alors que la soirée avait été particulièrement chargé et éprouvante, je ne résistais pas à la pulsion en rentrant au petit matin de négliger la porte de ma chambre, pour me diriger vers la sienne. Il dormait bien profondément, et j'aurais pu me contenter de le regarder un peu, de manière totalement creepy faut avouer et retourner me coucher dans mon lit mais j'avais envie, non j'avais besoin de pouvoir le serrer un peu dans mes bras. Je passais une main sur mon visage, devant mon ridicule à agir de la sorte avant de secouer légèrement la tête. Je le laissais avec un sourire avant de me diriger vers ma chambre, je m'emparais d'un boxer propre, et un vieux sweat avant d'aller dans la salle de bain. Je vous l'accorde prendre une douche était un art délicat la nuit surtout quand on avait deux colocataires, et j'étais plutôt du genre bruyant ... mais j'avais la décence de faire mon maximum pour respecter un tant soi peu les règles maintenant que je m'étais fait rabrouer gentiment devant mon indélicatesse. J'étais pas un mec méchant, j'avais juste une énergie qui dépassait un peu le commun des mortels à une heure pareille. Je prenais une douche le plus discrètement possible avant d'enfiler la tenue de rechange que j'avais emmené avec moi avant de retourner dans la chambre de mon meilleur ami. Je me laissais glisser entre les draps comme je l'avais déjà fait des milliers de fois même avant que les choses ne changent entre nous. Je déposais un baiser sur sa nuque, alors que mon bras s'enroulait autour de sa taille.

- Hey, babe ... murmurais je doucement à son oreille, dans l'espoir un peu égoïste de le réveiller. Ce n'était pas une bonne chose sachant qu'il se levait bien plus tôt que moi mais peut être que si je parvenais à le convaincre de sacrifier quelques minutes de sommeil, nous aurions l'occasion de passer un peu de temps ensemble. Je décidais néanmoins de la manière douce pour le réveiller alors qu'avant j'avais plus tendance à foncer dans le tas sans me retourner, m'imposant sans le moindre problème. Je déposais un baiser sur la courbe de son épaule avant de remonter le chemin doucement avant d'arriver sur le début d'un sourire se peignant sur ses lèvres pour m'emparer de sa bouche gentiment. Il avait encore les yeux clos, mais le rythme de sa respiration avait changé de manière à m'indiquer que mes baisers avaient réussis à le réveiller avec succès. Un sourire large sur les lèvres, je me détachais de lui, mais tout en ne le quittant pas du regard. Il était tellement beau ainsi ... Il était joli garçon en toutes circonstances, mais là, encore sous le coup du sommeil, il était particulièrement délicieux. - Tu es réveillé ? une pointe de malice au fond de la voix, je laissais ma main entourant sa taille, bougeait légèrement de manière à ce que ma main accède à sa hanche, et que mes doigts le chatouillent gentiment. Et c'était dans ces moments, que j'avais cette pointe de conscience de n'avoir pas de regrets d'avoir éconduits, les demoiselles qui m'avaient fait des propositions indécentes ce soir. Certes nous n'avions pas définis de règles dans ce que cela impliquait entre nous cette nouvelle tournure, mais il me semblait évident que faire preuve de fidélité était surement un pré requis, surtout quand je ne pouvais que rager à l'idée que quelqu'un ne pose ses mains sur lui. Une vicieuse satisfaction d'être parvenu à écarter le dernier crétin en date de sa liste d'amants. Il n'avait pas prononcé son nom depuis leurs ruptures, et ne semblait pas particulièrement en souffrir, alors je n'avais aucun scrupule à me réjouir qu'il est fini par jeter son Aaron, et d'avoir été assez intelligent pour ne pas lui donner une chance de retrouver un autre de ses types bien insuffisants pour lui. Je n'étais peut être pas l'homme idéal, mais je me souvenais parfaitement qu'il m'avait dit être le seul à le faire rire, et c'était un plus non négligeable. Daniel méritait d'être heureux, et je devais bien l'admettre, j'étais moi aussi bien heureux ces derniers jours même si j'avais toujours été d'un naturel bon vivant, il était indéniable que le changement avait eu un impact.
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“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Lun 13 Mar - 3:42

Je n’ouvrais pas les yeux tout de suite. L’état de conscience emplissait petit à petit mon esprit, et je pouvais que délier doucement mes muscles en bougeant un peu mon bras, puis ma tête. Je mentirais si je disais que ce n’était pas quelque peu douloureux d’être ainsi extirpé de mon sommeil au beau milieu de la nuit. J’avais ces picotements irritants, cette difficulté momentanée à reprendre le fil, mais j’acceptais ce type de torture de mon plein gré. J’aurais bien voulu que cela se produise plus souvent d’ailleurs, je vivais dans un tel état d’impatience passive la majorité du temps malgré la béatitude que me procurait la pensée que Damian et moi étions… Je ne savais trop quoi, mais un peu plus que des amis. Bien des choses étaient encore comme avant, mais il y avait ces nombreux « plus » qui avaient su m’apaiser. Plutôt qu’être réveillé par des rires -ou pire encore- en provenance de sa chambre après une de ses soirées de boulot qu’il ne finissait pas seul, j’étais réveillé par sa chaleur, ses baisers et ses murmures. Son souffle chaud et délicat dans mon cou, cela me rendait tout particulièrement dément… de la plus exquise des façons ! J’appréciais la quiétude de ces instants. Nous avions tout juste à murmurer pour nous comprendre, nous avions cette petite bulle rien que pour nous deux dans le confort de mes draps, presque comme si l’on pouvait lire nos pensées et se suffire l’un à l’autre. Je savais bien que c’était une vision un peu trop romantique de la chose, et que nous étions assez loin de ce fait. Bien souvent encore, il m’arrivait de me demander ce qui pouvait bien lui traverser la tête. Si je pouvais interpréter ses sourires comme un signe évident du plaisir qu’il partageait à être avec moi, et que ses gestes tendres me poussaient aussi à croire qu’il portait tout autant à cœur notre relation, je restais bien souvent sur ma faim quant à savoir ce qu’il pensait réellement de nous deux, de l’évolution des choses entre nous.

J’avais toujours singulièrement détesté être chatouillé, mais c’était toujours un sourire qui illuminait tout doucement mon visage dans la pénombre tandis que j’attrapais sa main pour l’interrompre, après avoir finalement ouvert mes yeux. Mon rire se figeait dans regard profond que nous échangions. Le temps se figeait, et j’avais la sensation de m’être parfaitement acclimaté à la noirceur, je pouvais à présent si bien distinguer les traits de son visage à l’expression si typiquement moqueuse. J’avais parfois cette impression… étrange et sans doute erronée qu’il me considérait comme… Bien trop passif. En tous les cas, pas exactement comme l’homme à l’appétit dévorant que je pouvais être, dans la réalité. Et à vrai dire, j’éprouvais même une certaine gêne à l’idée de cette image.  Elle concordait si mal avec la dynamique qu’il y avait toujours eu entre nous, depuis notre toute première rencontre. Je le laissais mener la danse, nous avancions à son rythme. Sauf qu’il m’arrivait quelques fois de me laisser emporter. « Tu sens bon… » lui disais-je tout doucement à l’oreille. J’étais bien sagement resté allongé ces dernières secondes, mais je ne pouvais résister plus longtemps à l’appel de ses lèvres. « As-tu seulement… conscience… de me torturer à ce point ? » C’était le genre de choses que j’aurais pu lui dire même avant d’avoir le souffle court, entremêlé au sien. Parce que Damian avait toujours eu ce don de m’embêter, bien qu’il ne m’avait jamais vraiment embêté au bout du compte, loin de là. Sauf que ces mots comportaient à présent un sens tout-à-fait différent, dont j’amortissais seulement le véritable sens derrière un semblant de légèreté et d’humour qui était, je le savais, plus facile entre nous. Ce n’était pas du tout question de passer à côté des véritables sujets, mais j’étais beaucoup plus en paix qu’avant avec ces quelques silences entre nous.

Mais à la façon enthousiaste dont il répondait à mes « accusations », je n’avais pas particulièrement l’impression que l’heure était à la confrontation, même sur un ton de l’humour. J’avais la sensation de perdre la tête et de m’envoler, comme un adolescent, parce que c’était bien de la sorte qu’il me faisait me sentir lorsque nous partagions ce genre de moment. J’entourais son visage d’une main, mes doigts à mi-chemin entre ses cheveux et ses joues, pour me plonger dans un nouveau baiser. Je ne ménageais pas d’efforts pour le surmener quelque peu. Je connaissais déjà si bien ces parties de son corps que je m’autorisais à cajoler avec toute la tendresse du monde - et ce désir refoulé en partie. J’enfouissais mon nez dans son cou pour humer avec plus d’intimité encore son parfum, qui me rendait fou lorsqu’il sortait tout juste de la douche. Cet homme serait ma perdition..! J’éprouvais l’envie de me venger, mais cela n’avait rien de sadique. J’avais envie de lui faire rouler la tête. Un petit rire franchissait mes lèvres, alors que j’avais le nez contre sa peau. « Tu n’imagines pas la moitié des idées qui me passent par la tête… » J’appuyais ma tête au creux de son épaule, une main à plat contre son torse et ce tee shirt qui créait plus de frustration que de raison. J’étais au bout de moi-même, comme à chacune de ces séances. Mais j’étais bercé par le plaisir d’entendre son cœur battre, à m’imaginer qu’il ressentait la même frustration que moi. « Tu dois être crevé. » murmurais-je dans son cou, alors que j’éprouvais moi-même les effets de la fatigue… Pourtant, il avait bien réussi son coup, je n’avais plus la moindre envie de fermer l’œil.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.


Dernière édition par Daniel Gheorge le Ven 17 Mar - 21:15, édité 1 fois
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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Mer 15 Mar - 17:03


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Le sourire ne me quittait pas alors qu'il semblait enfin sortir de sa torpeur doucement, j'étais heureux et je ne pouvais empêcher mon visage d'en montrer la marque. Je ne savais même pas combien il était capable de me faire éprouver cela, ou tout du moins, j'en avais toujours eu conscience à un certain niveau, je n'avais juste jamais pris en considération la possibilité qu'il puisse s'agir de plus. Je n'allais pas prétendre non plus que je savais exactement ce que je faisais, et que je n'avançais pas à l'aveugle dans ce que nous partagions, dans cette nouvelle tournure à notre relation, mais je n'arrivais pas à en éprouver de regrets. Pas quand sa voix encore ensommeillé faisait naître un frisson instantané le long de ma colonne vertébrale. Je n'avais pas vraiment idée si je le torturais mais je savais que je me torturais moi même avec mes nombreuses questions et hésitations. Je ne pouvais pas nier la vague de désir qui soulevait mon estomac avec force. Non, je n'avais aucun mal à savoir que je le désirais. Le seul contact de ses lèvres sur les miennes m'enivrant sans concession, me faisant perdre le fil de mes pensées pour un moment. Je laissais mes doigts se perdre dans la masse brune de ses cheveux, alors que je lui rendais avec passion cet accueil. Je ne pouvais empêcher mon coeur d’accélérer et mes doigts de s'aventurer de son crâne à son cou. Un geste visant à le rapprocher de moi, à me fondre en lui. Je laissais mon cerveau s'entrouvrir sur les possibilités, sur des images savoureuses de son corps exposés et mes lèvres l'explorant avec une certaine lenteur, juste pour le torturer si bien comme il disait. Mais malgré l'envie évidente que me procurer ses fantasmes peu innocents, je ne parvenais pas encore à franchir le pas. J'avais bien conscience d'avoir le rythme lent, et j'aurais pu prendre peur qu'il ne s'en lasse si ses baisers ne démontraient pas autant d'ardeur que les miens.

Je me laissais emporter par l'ambiance et ses mots presque palpables même si il n'était pas prononcé à autre voix. Je lui disais combien il m'avait manqué à l'aide de mes lèvres et de mes mains. Réceptionnant une réponse identique en retour dans ses gestes. Je sentais bien l'inconfort grandissant qui signifiait qu'encore une fois, il avait eu l'audace de me pousser dans mes limites. J'aurais pu perdre le contrôle, vraiment ... Je savais que le perdrais probablement, le jour où je m'autoriserais à le faire si la peur ne me retenait pas considérablement. L'inconnu et l'interrogation non plus. Je ne pouvais nier que je rêvais d'un moment ou je serais apte à laisser tout cela derrière moi et profiter pleinement de ce genre de moments. Je n'avais aucun mal à me visualiser à le réveiller de la sorte, de manière beaucoup plus intime aussi. Je laissais par automatisme une de mes jambes se creusaient un passage entre les siennes. Laissait mes lèvres se posaient sur sa tempe, son front alors que ses lèvres se faisait insuffisante. Je n'avais pas vraiment besoin de grand chose pour laisser mon imagination prendre le pas et je me disais qu'il y avait des limites, des étapes à passer mais que peut être qu'il était le partenaire idéal pour les franchir. Pour beaucoup de raisons, mais surtout parce qu'il était la personne à qui je faisais le plus confiance au monde. - Et dans la mienne aussi ... murmurais je sans prendre le temps de réfléchir. Je ne voulais pas qu'il se sente, ne serait ce qu'un peu non désiré parce que je prenais le temps d'une tortue arthritique à franchir les étapes. Je laissais la pression redescendre un peu alors que nos positions nous permettait un échange plus tendre, plus simpliste de s'instaurer. J'avais toujours été un amateur de le coller, mais encore plus maintenant que ce genre de choses se passaient entre nous. Je penchais la tête suffisamment pour que l'angle me permette de pouvoir le regarder du mieux que je pouvais. Un sourire presque timide pour moi au coin des lèvres.

- Un peu ... et toi ? Je laissais mes doigts glissaient le long de la place qu'il avait trouvé au creux de ses hanches, non pour le chatouiller mais plutôt pour garder un point d'ancrage avec lui. Une notion peut être un peu absurde mais qui était instinctive. - On s'est pas beaucoup vu, et j'aurais tout le temps de dormir plus tard ... L'aveu n'était pas si embarrassant que cela, parce que je n'avais jamais caché une certaine dépendance à son égard, même avant ... avant. Je fermais les yeux, non pour m'assoupir mais pour profiter du son de nos respirations et des cadences de mon coeur. Je n'avais aucune idée de ce que tout cela pouvait bien signifier pour nous, pour le futur mais j'étais ravi de me plonger la tête la première dans le moment présent. J'aurais pu m'excuser de le réveiller également mais mes aveux expliquaient clairement la raison d'avoir fait une telle chose en premier lieu. Et j'avais assez de décence restante pour ne pas le faire tous les soirs, même si je ne pouvais nier une certaine envie à vouloir me glisser dans son lit quand je rentrais du boulot. Juste pour sentir sa présence à mes côtés, et je ne pouvais nier l'aspect, même si bien rare, jouissif d'avoir la chance de me réveiller à ses côtés. De pouvoir ouvrir les yeux, pour avoir son visage si près de moi. Mais hélas, cela n'avait lieu qu'à peu d'occasion au vu de nos emplois du temps à contrario. - Tu as envie de dormir encore ? Le son de ma voix était un peu plaintive, comme le sale gosse capricieux que je savais être. Était ce si ridicule de vouloir passer un instant auprès de lui, de l'avoir dans mes bras et l'entendre me raconter sa journée avant de lui raconter la mienne. Oui, c'était potentiellement si ridicule, ou je l'aurais bien pensé auparavant en tous les cas.
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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Ven 17 Mar - 22:29

Lorsque nous étions ensemble, je faisais le vide dans mon esprit pour profiter de chaque seconde. Nos moments avaient une saveur si précieuse et, bien entendu, complètement unique. À tout le moins, c'était ce que j'avais su faire avec brio les premiers temps. Moi, qui avait cette fâcheuse habitude de me casser la tête pour un rien, j'arrivais à tout oublier pour me concentrer sur la seule et unique personne qui revêtait autant d'importance. Depuis quelques jours cependant, quelques pensées arrivaient à s'infiltrer dans mon esprit. J'étais toujours grandement absorbé par lui, et nos échanges de baisers brûlants me faisaient toujours perdre autant la tête... Peut-être étaient-ce ces moments, où nous étions ainsi dans le calme et la pénombre de ma chambre au beau milieu de la nuit, qui favorisaient la naissance de quelques réflexions tout de même. Je songeais combien j'aurais voulu lui dire qu'il était... vraiment unique, à mes yeux. J'éprouvais cette étrange sensation, celle d'être ému par la chaleur d'un corps tout contre le mien, alors que... Alors que j'avais pourtant vécu de nombreuses nuits d'intimité avec différents partenaires. Si je n'en disais pas mot, c'était moins par peur des mots justement que par conscience que cela le mettrait sans doute mal à l'aise. J'essayais de lui montrer ce que je ressentais autrement, en évitant de me perdre dans des mots et déclarations qui lui donneraient l'impression que tout ceci était trop grand... Car ce l'était, j'en étais persuadé. Notre histoire, bien que ses contours étaient encore flous, était importante et grande. Cette intime conviction m'accordait la patience nécessaire et un calme là où j'aurais si facilement sombré dans l'inquiétude si ce n'était pas lui. Ironique, quand même. Quand on savait que je m'étais si souvent pris la tête pour des hommes pour lesquels je n'avais éprouvé qu'une vague sentiment. Tout était question de cette certitude de me trouver exactement où je le devais et surtout, avec qui je désirais. C'était tout à la fois si naturel et si fragile. C'était enivrant et rassurant.

Puis, j'apprenais petit à petit. Je ne cacherai pas que l'on développait, disons, des techniques lorsque l'on multipliait les amants. Cependant, je faisais table-rase de tout ce que je pensais savoir pour me concentrer sur tous les petits détails que je pouvais apprendre lorsque nous étions ensemble. J'avais très envie de découvrir ce qui lui plaisait tout particulièrement, car rien ne me faisait plus envie que la possibilité de lui procurer cette même sensation que celle que j'avais. Je voulais qu'il en vienne à se dire qu'il était, lui aussi, au bon endroit et avec la bonne personne. J'avais déjà remarqué, par exemple, qu'il aimait que je lui accorde de l'attention, mais qu'il avait malgré tout en horreur d'être mis en lumière. Il ne voulait pas analyser les choses, sans doute craignait-il que je le fasse quelque peu. Cela m'apprenait le laisser-aller, et le plaisir d'être porté par le moment présent. J'aimais cependant lorsqu'il me regardait ainsi, et j'avais dès lors beaucoup moins d'appréhension à laisser mon propre regard sur lui le temps de l'admirer. Je souriais quelque peu à sa question. « Pas vraiment... J'aurai le temps de dormir plus tard. » lui répondais-je alors, léger sourire à l'appui faisant écho à ses propres paroles. C'était plus ou moins faux, mais j'arrivais sans trop de mal à fonctionner avec quelques heures de sommeil en moins, effet euphorisant de ses visites nocturnes. Une part de moi se doutait que ce ne pourrait être toujours ainsi, mais j'y résistais en songeant que nous trouverions des solutions. J'étais prêt à ce compromis tout comme à bien d'autre. « J'ai de toute façon eu une journée endormante au labo. » soupirais-je doucement, en songeant combien il était difficile de me concentrer sur cette conversation, alors que j'avais seulement envie de l'embrasser. Mais je sentais que cela lui tenait à coeur, et je ne pouvais qu'encourager cette ouverture dont il faisait preuve pour la discussion, même si ce n'était souvent que sur des sujets légers. J'inclinais légèrement la tête sur l'oreiller, laissant une expression plus taquine teinter mon sourire avant d'ajouter : « Mais toi, flirter avec toutes les jolies filles du bar a dû t’éreinter.... » Cela aussi, était sans doute une preuve de la confiance que j'avais en nous, et que je le portais à lui. J'avais souvent jalousé son succès auprès des femmes, j'en éprouvais à présent une certaine fierté et il savait bien que je ne disais pas cela pour lui faire des reproches et encore moins pour enquêter sur les potentielles rencontres de sa soirée.

L'une de mes mains s'était logée dans son dos, sous son sweat déjà retroussé par notre étreinte des précédentes minutes, et glissait lentement le long de sa colonne que mes doigts frôlaient d'un toucher léger. Non, je n'avais plus envie de dormir. « J'ai envie de prendre soins de toi. » Je tirais cette conclusion avec tendresse, alors que mon autre main venait trouver le contact dans son cou, à la naissance de son épaule. Disons que, malgré mon impatience, je prenais plaisir à d'autres petites choses. Rien n'était à négliger, je savais que je pouvais apprendre à connaitre encore davantage son corps rien qu'en lui prodiguant un massage. Et j'avais envie d'avoir mes mains contre lui, tout en préservant la même simplicité entre nous. Je la chérissais, parce qu'elle me permettait de le voir sourire, et être aussi heureux que j'espérais le rendre. Je me redressais doucement, prenant appui sur un coude en lui quémandant doucement de s'allonger sur le ventre pour que je puisse dénouer ses épaules.. Mais pas avant de m'être penché sur sur nuque pour y poser un baiser et respirer quelques secondes son odeur affriolante, juste à la naissance de sa chevelure. Je le surplombais quelques secondes, apréciant le contact de nos corps, puis je reprenais doucement le massage, à l'écoute de son corps.


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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Lun 20 Mar - 21:48


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Un demi sourire en réponse à ses propos, je laissais mes doigts effleuraient la peau à ma portée. Je savais bien qu'il n'aurait pas la même occasion que moi de dormir mais je lui étais gré de jouer le jeu et de me tenir compagnie. Une boule chaleureuse au fond de l'estomac, j'étais sans le moindre doute constamment ébloui par la chance de l'avoir près de moi. Et ce n'était pas comme ci, c'était une révélation subite, non je l'avais su même avant ce nouveau développement entre nous. Une des raisons pour laquelle j'avais réagi avec autant de violence quand j'avais cru le perdre, alors que c'était rarement mon genre de céder à l'énervement. L'idée de me battre pour quelque chose bien trop usante et sans propos avant lui ... Je me laissais complètement baigné par l'ambiance apaisante qui flottait entre nous. Je n'aurais probablement jamais pu croire que je finirais là, mais je n'avais pas de regrets. Pas quand je prenais plaisir à y être. L'adrénaline déclenchait par cette proximité libérant une bonne dose de peur mais aussi d'appréciation. Un rire débordant de mes lèvres alors qu'il comparait nos deux boulots respectifs. Je l'admirais pourtant bien plus qu'il ne le pensait, même si j'aurais probablement été incapable d'avoir la même éthique et la même dévotion que lui dans un domaine si scientifique. Et j'appréciais aussi que les filles qui me draguaient ne soient pas subitement une source de conflits entre nous, à cause de ce qui se développait dans notre relation. J'aimais qu'il puisse utiliser ce même ton nonchalant et surtout je ne pouvais qu'apprécier que malgré mon passé un peu frivole, il ne remettes pas en cause ma dévotion, et ma loyauté à son égard. Je ne pouvais mentir et prétendre n'avoir reçu aucune avance mais aucune n'avait été d'un grand intérêt. J'avais rendu suffisamment juste pour m'assurer quelques pourboires généreux. Parce que c'était un peu le jeu quand on était barman. Il fallait harponner le client pour le voir vider son porte monnaie. Mais je ne pouvais que regretter très certainement que je n'ai pas encore eu le luxe de le voir me tenir compagnie au bar depuis ces récents changements. Non pas que je sois particulièrement pervers, mais parce que j'aimais ce fantasme de le voir devenir assez possessif pour me clamer devant des clientes trop oppressantes. Peut être même me traîner dans un coin sombre, pour me rappeler que dorénavant, il était le seul à pouvoir poser ses mains sur moi ... Je finissais par m'échapper de cette pente dangereuse de mes propres fantasmes avant que la situation ne commence à prendre une tournure que je n'étais pas certain de contrôler.

Mon attention sur lui, je ne pouvais pas vraiment complètement appréhender les raisons pour laquelle mon coeur battait un tel tempo quand il me déclarait des choses aussi simples, mais je ne pouvais nier le plaisir et remercier la pénombre de cacher une pointe rougissante sur mes pommettes. Je n'étais pas homme à rougir facilement, mais ce genre de déclaration, c'était un peu un terrain nouveau pour moi et j'en éprouvais un certain embarras. Embarras que je m'empressais de cacher en enfouissant ma tête dans l'oreiller, portant son parfum et m'arrachant un sourire alors que ses mains et ses lèvres se posaient sur mon épiderme, provoquant un léger frisson de désir le long de ma colonne vertébrale. J'étais plutôt mal barré si je commençais déjà à réagir de la sorte. Et si le massage aurait pu m'endormir en dénouant des muscles dont je ne savais même pas qu'il était noué, ce contact et son poids sur mon corps m'électriser trop pour que je réussisse à fermer l'oeil. Je tentais d'éviter de laisser mon esprit divagué alors que mon corps entier était particulièrement conscient de nos positions. Et au lieu de laisser les mots m'échappaient avec maladresse, je me contentais de laisser ma respiration alternait avec des grognements de plaisir. Je ne pouvais nier que cela rendait bien difficile de ne pas me retourner et prendre ce que je désirais. Bordel, qu'est-ce que j'avais envie de lui ... C'était indéniable. Je n'étais juste pas certain et je ne pouvais pas le blesser sans le vouloir en ne choisissant pas la bonne solution. Nous inversions soudainement les rôles et il était celui qui se laissait porter alors que je ne pouvais m'empêcher d'analyser encore et encore. Je finissais néanmoins par stopper sa main, et avec un peu de bousculade, je finissais par le garder sur mes cuisses tout en me positionnant sur le dos et lui faisant face. Mes yeux habituaient à la pénombre, je ne pouvais qu'avoir le souffle coupé par le spectacle.

- Bon sang ... C'est injuste ... Je protestais mollement en posant mon avant bras sur mes yeux. Et comme un enfant, je laissais le tout durait pas plus de quelques secondes avant de tirer son bras doucement pour le ramener contre moi, sur moi et m'emparait de sa bouche, mes doigts glissant sur son cou et dans ses cheveux. Mes lèvres traduisant tout l'injustice de ce désir qu'il m'inspirait et qui devenait de plus en plus dur à ignorer. Cela en était presque douloureux. Ma langue avide traçant les moindres recoins de sa bouche sans répit avant que je ne finisses par laisser retomber ma tête contre l'oreiller, quelque peu haletant. - Merci pour le massage, Iubire. Et si je prenais plaisir à lui parler dans sa langue maternelle, ce n'était pas seulement pour lui. Je pouvais laisser mon amour des langues prendre un peu le pas, alors que je faisais pertinemment l'effort de le cacher, par peur qu'on me prenne pour quelqu'un d'intelligent. J'aimais mon étiquette d'écervelé, elle me permettait de passer sous le radar pour beaucoup de choses. - Tu sais, je pensais à toi, ce soir au boulot ... J'avais aussi l'art de changer de sujet abruptement mais il avait l'habitude, et une de mes mains se glissaient sans hésitation contre la peau de son ventre pour le distraire. - Je repensais à cette soirée au bar ... Le soir où tu m'as embrassé. Le soir qui avait tout changé réellement entre nous, mais ce n'était pas le point de la discussion. - Je ne pouvais m'empêcher à ta façon de danser ... Une petite moue perplexe sur mon visage, même si cela n'aidait en rien mon corps à rester neutre et sans réaction à son égard. - Tu sais que j'ai toujours pensé que la façon de danser des gens pouvaient nous en dire long sur leur capacité dans un lit ... Je finissais par relever le regard vers lui, un sourire visible sur le visage. - Je pensais à toi, et je me suis dit ... Danny, il va me ruinait pour les autres. Un petit mouvement d'épaule et un soupir - Je sais que je te fais attendre, bébé mais peut être qu'on pourrait faire deux ou trois trucs ... Et mes mots m'avaient échappés bien contre mon consentement, parce que je repensais à ce petit moment dans la soirée qui comme les autres avaient entraînés une dose de fantaisie et puis, je commençais moi même à me frustrer. D'accord, j'étais pas prêt pour le plat principal mais c'était pas une raison pour pas tester l'entrée.

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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Sam 25 Mar - 16:53

J'avais toujours évité le plus soigneusement du monde toute forme d'addiction. Très peu d'alcool, pas de drogues, et si j'étais un inconditionnel d'une bonne petite dose de caféine pour bien commencer ma journée - encore plus s'il me manquait quelques heures de sommeil -, je n'en reprenais jamais en cours de journée. Mais si je les évitais, c'était surtout parce que je me savais si prompt à y succomber. J'étais depuis toujours du genre fidèle, et je restais accroché longtemps aux intérêts que je développais, aux projets que j'entreprenais, etc. Il en allait de même pour les gens, bien que mon ardoise montrait surtout de nombreuses relations n'ayant été que très passagères. Quoi qu'il en soit, je pouvais tout à fait donner raison à l'expression « vivre d'amour et d'eau fraiche » ou, si l'on voulait être plus exacts, « vivre de lulibérine et d'eau fraiche ». J'étais bien trop romantique pour me contenter d'explications hormonales sur les effets de l'amour, mais je savais aussi distinguer les effets captivants de celles qui me préoccupaient par dessus-tout à cet instant. J'étais accro à l'effet d'apaisement, de béatitude, mais à la fois d'intense désir qui me parcourait le corps tout entier et qui engourdissait complètement mon cerveau rien qu'à son contact. J'y repensais parfois, à ce qu'il m'avait dit en pleine colère, quand il avait mentionné que j'étais amoureux de l'amour. Ça avait quelque chose de toute particulièrement vrai en ce sens où je ne concevais pas vivre sans me laisser porter par cet état si singulier... Même mon esprit cartésien si prompts aux recherches et aux analyses que je pouvais faire des heures durant sans me fatiguer ou même me lasser, ne pouvait se concentrer s'il n'y avait pas autre chose. Je concevais l'existence dans le but d'aimer, vraisemblablement. Mais j'étais aussi de plus en plus persuadé que ce n'était pas possible avec tout le monde ou plutôt avec n'importe qui. La preuve en était indiscutablement que rien n'était tel que je l'avais déjà expérimenté, avec Damian. Je me sentais un peu idiot, dans ce que j'avais pourtant expérimenté un incalculable nombre de fois. Idiot et gauche, tant j'avais le coeur débordant d'un pur et simple bonheur.

Et c'était tout, c'était même juste ses mots, qui arrivaient à faire ronronner tout doucement ce sentiment exalté au fond de ma poitrine. Je lui souriais doucement dans la pénombre, quelque part entre la malice de l'excitation qui me tenait en alerte malgré de m'être fait éveillé au milieu de ma nuit, et la douceur de l'infinie tendresse que j'avais à son égard. Je me laissais attiré à lui sans opposer la moindre résistance, avec la sensation d'être sauvé par ce nouveau baiser. Mais il y avait aussi nos vêtements qui se froissaient sous le contact, nos torses brûlants qui se toisaient délicatement, et je me sentais ravagé par un tel brasier. « Je pensais à toi », ne pouvait-il pas y avoir de plus jolis mots, avec une signification qui ne pouvait qu'alimenter le sourire déjà bien présent sur mes lèvres. J'entendais avec amusement sa théorie, et sans savoir s'il y avait un quelconque lien scientifique entre la danse et le sexe, j'en constatais tout de même de nombreux points de connexion effectivement. « Après tout, c'est s'exprimer avec son corps... » murmurais-je doucement. Le mien avant tant à lui communiquer. Mais je n'étais pas là pour analyser les choses. J'étais plutôt charmé par l'allusion. Charmé et satisfaisait que cela traverse ses pensées. Ce n'était pas parce que j'étais d'une confiance à toute épreuve quant à mes capacités, c'était plutôt que pour une raison ou une autre, j'avais acquis cette capacité à me laisser aller au lit ou sur une piste de danse. « Attends... Peut-être que tu seras déçu... » j'ajoutais ces derniers mots sur une note délicatement moqueuse, et surtout parce que je tenais à conserver une certaine légèreté sur le sujet. Je ne voulais surtout pas que la question de l'intimité entre nous devienne sujet de craintes, bien que ce l'était déjà d'une part. Nous savions rire de tout, il n'y avait pas de raisons que ce soit différent sur ce point.

Je n'étais pas bien certain de saisir ce qu'il voulait dire avec ces mots. J'étais en revanche plus que persuadé de bien capter l'étincelle dans son regard, qui s'apparentait si bien à la douce frustration que je ressentais moi-même. « Je suis patient, je peux attendre des mois. » Oui, mais c'était plus difficile de s'y tenir quand nous étions ainsi, et nous retrouver tous les deux dans mon lit rendait la tâche bien plus difficile. Des mois, cela paraissait absurde vu d'ici, alors que j'avais la tête niché dans son cou, entre quelques baisers brûlants. Je me redressais à peine, rien que pour pouvoir le regarder à nouveau. J'aimais le contact le visuel, bien que je résistais difficile à l'idée de rester étroitement enlacé avec lui. D'un léger mouvement de la tête, je dégageais quelques mèches qui me tombaient devant les yeux, et je me mordais la lèvre tout doucement. Essayez, vous, de réfléchir dans de telles circonstances, et pourtant j'essayais parce que je voulais bien faire les choses. Il y avait en moi à l'instant cette même étincelle, pourtant, que ce fameux soir dont il parlait au bar. Je n'arrivais pas à réfléchir, parce que je me laissais porter par les envies du moment et par celle qui me dictait de ne pas me restreindre, pas trop. Enfin, sans dire un mot de plus, je me penchais à nouveau sur lui, bougeant quelque peu de sorte de me séparer de ses lèvres - à regret - pour couvrir porter à mon attention et à mes lèvres son ventre, son nombril que je titillais. Pour être franchement honnête, j'en oubliais de plus en plus cette petite gêne qui me retenait d'agir de sorte de me montrer complètement obsédé. Je caressais du bout des doigts sa hanche à ma portée, et me laissait appuyer un peu plus de mon poids contre ses cuisses, juste avant de souffler à voix basse, les lèvres tout contre sa peau : « Deux ou trois trucs ? » Oh, je ne manquais pas d'idées. Je voulais simplement lui laisser l'occasion de m'aviser de ses réticences, s'il en avait. J'étais plus que sincère, je pouvais être patient. Et je ne faisais pas reposer notre nouvelle relation sur l'obligation de plus. Mais j'étais bien disposé à lui faire découvrir de nouveaux plaisirs dès à présent.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Dim 26 Mar - 17:58


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Je ne me lassais pas du goût de ses lèvres tout contre les miennes, et je ne pouvais empêcher mon esprit de penser à plus ... Non que je sois prêt pour trop, mais je ne pouvais nier le désir et je ne pouvais nier que je le faisais attendre. Même si il était probablement un des hommes les plus patients qu'il m'est été donné de rencontrer au cours de mon existence. Alors quand mes mots prenaient le pas sur mon cerveau et exprimait la possibilité de faire deux ou trois trucs, ce n'était pas tant un sacrifice de ma part qu'une réelle envie de mon côté aussi. C'était juste que par moment, j'avais tendance à dire les mots de travers et pas comme il aurait fallu. Une chance pour moi, Danny semblait apprendre de plus en plus facilement à décrypter mes phrases bancales et maladroites. Et cette simple pensée me donnait l'envie de glisser une main tendre dans ses cheveux. Je ne savais pas où nous allions, mais je savais que j'aimais ce que nous étions. Je n'avais pas encore le courage de faire face à des conversations qui découleraient sur des étiquettes mais c'était la première fois où je pensais sereinement à un futur où je pourrais vivre au côté d'une personne. Je savais que nous étions compatibles sur le plan amical, à défaut de physique. Et n'était ce pas cela avant tout chose ce que les gens nommaient amour ? Une compatibilité et une affection toute particulière. Je ne croyais pas au miracle, et je n'imaginais pas une fin de contes de fées pour nous deux mais si je devais avoir cette première fois ... J'étais ravi que je la partages avec cet homme. Il finirait par partir, comme tout le monde parce que les relations dans ce monde était toujours sous le couperet d'un décompte. J'espérais juste que le sien soit le plus long possible. Parce que malgré ses mises en garde amusé, c'était un pressentiment que j'avais de ne pas être déçu. Et pas seulement au niveau de ses prouesses sexuelles pour être tout à fait honnête. C'était ce qui été effrayant et c'était ce qui aussi me retenait de me laisser aller complètement parce que si je devais mettre un nom sur ce que j'éprouvais pour lui, je suis sûr que ca ressemblerait à ce que les gens décrivent quand ils parlent de ce qu'il nomme leur amour. C'était tout bonnement terrifiant pour moi que de me laisser aller à tout cela, mais je n'avais pas non plus envie de tout renier en bloc. Je me contentais juste de me laisser envelopper par la sécurité de tous ses non dits entre nous. Toutes ses questions qui n'exigeaient pas encore de réponse et qui me laissait un fil de sécurité bien nécessaire.

Et pourtant, il y avait ses courts moments où j'étais prêt à tout pour lui offrir ce qu'il méritait, comme quand il murmurait avec cette affection toute particulière à mon encontre des mots qui me rassurer. Il était patient, il avait raison mais pour être honnête, je pense qu'il ne l'était pas que pour cette histoire de désir charnelle et c'était bien ce qui me plaisait le plus chez lui. Il me connaissait et ne me mettait aucune pression ou n'avait jamais émis le souhait que je changes. Non, cette envie de changer, elle venait uniquement de moi parce qu'il me l'inspirait. Il me donnait envie d'être l'homme qui le comblerait comme il savait me combler par sa simple présence. Mais toutes pensées douces et chastes s'échappèrent bientôt de mon cerveau alors que ses lèvres s'égaraient. Un frisson traversant mon épiderme et que je ne pouvais nier, pas alors que j'appréciais tellement ce contact. Je fermais les yeux un court moment, mes dents s'enfonçaient avec virulence dans ma lèvre inférieure, et je laissais ma main agrippait le drap sous moi plutôt que de la glisser dans ses cheveux pour l'encourager à aller plus bas. Parce que ce n'était pas spécialement un plaisir égoïste que j'avais à l'esprit quand j'avais suggéré de faire quelques trucs et si je le laissais faire, sans être apte à lui rendre la pareille, est-ce que cela faisait de moi une mauvaise personne ? Je n'étais pas l'homme le plus parfait du monde, mais j'avais toujours fait en sorte d'être un amant généreux et attentif avec mes partenaires d'occasion. Pourquoi, ne ferais je pas encore plus pour l'homme qui me donnait cette pulsion de vouloir faire toujours plus pour lui ? Et le timbre de sa voix, semblant plus lourd, plus grave dans le silence de nos respirations. Non, je ne pouvais pas nier mon besoin de lui, sur un plan plus qu'émotionnel. A l'aveugle, j'agrippais son cou pour le faire revenir vers moi, agrippait ses lèvres et plongeait dans un baiser sans concession. Une main glissant sur la peau de son dos, mes ongles laissant une légère trace sur cet épiderme. Je me laissais complètement intoxiqué par le goût de sa bouche, encore et encore. Poursuivant le baiser jusqu'à la limite nécessaire, où le manque d'oxygène vous fait tourner un peu trop la tête. Ma main sûre toujours sur son cou, forçant son regard dans le mien à travers la pénombre. Une jambe s'enroulant délicatement autour de sa cuisse pour le faire basculer tout contre moi. Mes hanches se mouvant doucement dans une délicieuse friction m'arrachant un gémissement peu discret. Une pensée pour notre troisième colocataire qui n'était pas au courant de nos nouvelles relations et qui soupçonnerait probablement que l'un de nous est ramené une conquête si il venait à entendre quoique ce soit.

- Deux ou trois trucs ... acquiesçais je finalement alors que je retrouvais enfin la parole, un sourire espiègle sur le visage. - Je veux dire, j'ai assez pratiqué le manuel sur moi même pour avoir quelques bases pas trop pourri je suppose ? Une affirmation qui avait plutôt une connotation de questions mais je ne me dérobais pas à son regard pour autant. Non, je le laissais regarder et découvrir que la proposition n'était pas d'être le seul à m'amuser et profiter. Et comme pour prouver mon point, je laissais une main se glissait entre nous, juste pour effleurer l'objet du délit de mes doigts. - Et peut être aussi qu'on pourrait tenter d'enlever quelques couches de vêtements, non ? Ce serait pas la première fois qu'on se voit dans le plus simple appareil ? Même si les circonstances étaient différentes d'un colocataire dans mon genre n'ayant aucune limite à la pudeur et débarquant sans prévenir dans une salle de bain déjà occupé. Et je ne pouvais que constater le manque de délicatesse et de romantisme dont je faisais preuve à cet instant mais c'était Danny, et j'avais jamais pris de gants avec lui, je n'avais pas spécialement envie que cela change tout entre nous. J'aimais ce que nous étions.

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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Lun 3 Avr - 2:13

Ce serait mentir que de nier la déception qui m’envahit quand je sentis sa main prendre doucement appui sur ma peau, et m’inciter à remonter à ses côtés. J’ouvrais les yeux pour le regarder quelques secondes à peine, le temps qu’il m’accordait avant de m’étourdir d’un nouveau baiser. Je l’embrassais avec conviction, mais je posais une main gourmande sur son torse, serrant peut-être un peu plus le tissu de son vêtement que de coutume. Ce n’était pas une frustration pénible, pas dans le sens où elle m’aurait vraiment irrité. Et j’étais plus que sincère en parlant de patience, je n’allais rien brusquer entre nous. Rapidement, mes pensées s’envolaient pour ne laisser que le goût de ses lèvres capturant les miennes, et je me remettais à flotter dans cette béatitude au parfait équilibre entre douceur et violence. C’était le propre du désir, de vous faire perdre la raison autant que le contrôle, et je me sentais bercé dans les extrêmes. Moi qui, de nature tellement posée, était capable de tout pour combler un amant. Le sentiment, avec Damian, était quelque peu différent. C’était plus fort, et aussi plus tendre. Ce n’était plus une question de technique ou de gestes à poser. Je voulais qu’il se sente bien. Je voulais que ma présence lui inspire quelque chose de bien, et il fallait sans doute pour cela continuer d’y aller pas à pas. Sauf que, c’était bien sûr plus facile à dire qu’à mettre en pratique. Surtout quand l’effet de ses ongles sur ma peau, et la perspective de possibles et légères marques me séduisait tout particulièrement. Je n’avais jamais été de nature brusque ou violente dans mes rapports, mais j’éprouvais à son encontre une délicate envie de possessivité. Et je voulais tout autant lui appartenir.

J’avais sans doute un regard quelque peu fiévreux lorsque nos yeux se croisaient enfin pour se soutenir du regard, et alors qu’il me confiait ce qu’il avait plutôt eu en tête à sa proposition. Je ne pouvais m’empêcher de laisser échapper un petit rire, ce qui m’arrivait si souvent en sa compagnie même lors de tels moments de rapprochements. Parce que sa façon de dire les choses était programmée de telle sorte que tout était si léger, et que… Au fond, j’en avais besoin aussi. Damian n’avait aucune idée de combien il pouvait me faire du bien, moi qui me cassais la tête à la moindre petite occasion de le faire et plus souvent qu’autrement, pour des sottises. « Peut-être bien… Que j’ai un peu peur. »Moi aussi. Mais je ne prononçais par ces mots. Et pour autant, je ne pouvais freiner l’immense décharge qui me parcourait l’échine, alors que ses doigts me frôlaient tout juste… Et pour le coup, je lui en voulais un peu de me faire perdre le fil, et je me rendais compte une fois de plus que j’étais bien esclave de mes désirs. Je reprenais tout de même, avec un peu moins de vigueur. « De ne pas savoir si ça te plaira, et tout. » Damian en faisait beaucoup en étant honnête avec moi, le plus possible. Je n’aimais pas parler « d’efforts », car cela impliquerait que c’était difficile pour lui, mais admettons tout de même qu’il devait opérer quelques changements dans sa façon de faire pour agir tel qu’il le faisait avec moi depuis peu. En bref, je me faisais aussi un point d’honneur de lui confier aussi ce que je ressentais. C’était le genre de chose nécessaire pour entretenir un dialogue et pour apprendre, l’un et l’autre, à se comprendre.

J’aurais aussi pu lui confier... Que j’étais beaucoup plus à l’aise dans le rôle de celui qui donne, ou bien qui se donne. Je ne ressentais pas toujours le besoin de réclamer en retour, ou bien était-ce tout simplement la peur que l’on se lasse de moi. La peur que j’avais de découvrir que l’intimité avec un homme ne ferait pas long feu dans les désirs de Damian, y faisait écho. Il y avait chez moi cet irrémédiable besoin de plaire, et inutile de dire que cela prenait encore plus de place en ce qui concernait Damian. Parce que j’y tenais réellement, je voulais tant que les choses se passent bien entre nous. Je pouffais d’un nouveau petit rire à l’écoute de sa proposition suivante. Oh, il y avait une part de moi qui s’enflammait de plus en plus, et j’appréciais l’invitation à nous départir de quelques vêtements. Mais je ne pouvais pas non plus empêcher le souvenir des interruptions de Damian dans la salle de bain, qui ne faisaient pas souvent des heureux, qu’il s’agisse de moi ou même de Martin, de remonter à la surface. « Je ne me suis jamais permis de me rincer l’œil. » lui confiais-je, sur un ton tout aussi moqueur que le sien. Mais c’était pourtant la vérité, je n’aurais pas osé. J’avais passé une bien longue période de déni à refuser d’admettre l’attirance que j’éprouvais pour lui, de peur de briser la simplicité de nos rapports. Je n’étais pas déçu des développements, bien entendu. Il me semblait d’ailleurs que la situation n’appelait plus à la discussion, je brûlais de céder à l’envie qui m’avait si souvent envahi lorsque nous avions partagé ce genre de moments sous les draps, ces dernières semaines. J’agrippais doucement le bas de son sweat, prenant plaisir à le lui retirer lentement. Et je laissais mes yeux descendre sur sa peau quelque peu dénudée. Bon d’accord, je l’avais certainement déjà vu torse nu sans honte. Mais c’était différent de pouvoir l’admirer, et l’aimer. « Tu es magnifique. » Dans le noir, je rougissais, parce que je n’avais pas réfléchi avant de laisser aller de tels mots, et que je faisais normalement attention de ne pas sombrer dans un romantisme trop écoeurant pour lui.

C’était d’ailleurs une habitude que j’avais prise de longue date, quand j’avais compris que les mecs qui m’accueillaient dans leur lit n’avaient pas forcément envie de se perdre dans les compliments et autres formes d’affection. J’avais du mal à comprendre cette peur généralisée de l’attachement chez la plupart des gens. Et réalisant ceci, je me sentais souvent bien faible d’y céder avec tant d’aisance. Face à Damian, j’étais tout ce qu’il avait de plus faible. Je perdais mes moyens, et j’apprenais moi aussi. À agir différemment, à ne pas foncer dans le but de satisfaire mon partenaire de peur qu’il ne me laisse tomber. À prendre le temps, peut-être.


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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Sam 8 Avr - 17:55


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Un sourcil arqué dans sa direction, je le scrutais alors qu'il m'avouait avoir peur ... Je n'étais pas certain de savoir le pourquoi mais j'avais mes propres doutes. Je le laissais néanmoins finir, et je fronçais légèrement le nez dans une moue en pleine réflexion. Je pouvais comprendre ses appréhensions, et je ne pouvais pas nier que la question ne m'avait pas traversé l'esprit. Cependant, j'étais assez confiant que cela ne me déplaise pas, j'étais déjà bien intéressé comme le prouver mon corps à ce moment là et pourtant j'avais parfaitement conscience que j'étais avec un homme et non une femme. C'était pas comme ci, je pouvais confondre. Danny n'était pas un homme frêle et petit. Non, il était plutôt masculin et cela ne me déplaisait pas, au contraire. Et puis j'avais bien senti qu'il était un homme avec ma main. J'avais peur mais j'étais certain qu'une fois que je surmonterais mes peurs, je savourerais avec plaisir sans dégoût. Mais je comprenais et je tentais un sourire rassurant dans sa direction plutôt que des propos bateaux qui n'auraient rien fait pour taire ses angoisses. C'était le genre de chose que je ne pouvais pas prouver avec des affirmations mais plutôt avec des actes. J'étais plutôt doué pour accumuler les mots mais jamais les bons, soyons lucides. Mais je savais agir quand la situation l'exigeait. Je suggérais donc de perdre quelques vêtements, et ce n'était pas sans être un plan d'action qui me semblait efficace. Une fois exposé, pas de doute sur ce que je voyais et je voulais, non ? Je laissais un rire sortir de ma bouche alors qu'il me disait ne jamais avoir regarder et je prenais une petite moue presque machiavélique avant de souffler dans sa direction. - Je ne peux pas dire que je n'ai jamais regardé pour ma part ... Parce que je l'avais fait, soyons honnête, pas forcément dans une optique de séduction ou de désir, je n'avais jamais vraiment pris conscience de cela auparavant, mais j'avais toujours eu tendance à admirer mon meilleur ami. Une fascination qui allait de pair avec une saine curiosité le concernant. Dans tous les aspects.

Mais ma malice était rapidement chassé par ses mots suivants, et si j'étais ravi d'être dans le noir, c'était bien parce que j'étais rarement affecté par les mots d'autrui. Je ne pouvais nier que j'avais eu ma part de compliments dans ma vie, mais rarement ces compliments avaient eu le don de faire chauffer le haut de mes pommettes. Et pour me distraire, j'attrapais son poignet et l'attirer à moi. Une main dans ses cheveux, je cachais mon embarras dans un baiser fiévreux. Parce que moi, Damian, j'étais tout sauf un mec qui se déstabilisait ainsi. Danny me ruinait vraiment et j'avais un peu peur de ce que cela veuille dire sur le long terme. Il me faisait peur tout autant qu'il me fascinait. J'avais pris conscience de son emprise sur moi mais elle ne faisait que croître au fur et à mesure. Je profitais de notre baiser pour agripper le bas de son tee shirt et ne rompait le baiser que pour lui enlever complètement. Laissant ma main glissait le long de son torse que je venais de découvrir. Découvrant avec fascination la sensation de ses muscles fermes sous ma main à la place des rondeurs habituelles qui se cachait sous le haut des femmes que je ramenais chez moi. Une main s'attardant sur la partie de son torse couvrant son coeur, et savourant la cadence délicate qui battait sous ma paume. Un coeur qui battait pour moi à cet instant précis, et c'était une mélopée ensorcelante que le mélomane en moi appréciait à plus d'un titre. Les premières notes d'une chanson traversant mon esprit, avant que je ne sortes de ma transe pour reposer mon regard dans celui de l'homme qui colorait mon monde par ses saveurs uniques qui lui étaient propres.

- P'tain, Danny ... Parce qu'au final, je ne savais pas vraiment comment exprimer ce trop plein d'émotions qui faisait battre mon coeur si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine de sa propre volonté. Je réalisais qu'il m'inspirait et c'était la première fois qu'une telle chose se produisait pour moi. Je fermais un court moment les paupières, histoire de reprendre un semblant de calme et de contrôle. J'étais submergé et c'était toujours aussi terrifiant mais je ne voulais pas paniquer, pas alors que nous étions à un moment charnière et crucial de notre relation. Je prenais une profonde respiration, et un sourire languide se peignait sur mes lèvres avant que je n'ouvres de nouveau les yeux, les pupilles élargies par le désir intense qui avait crée son chemin au creux de mon être. - J'ai envie d'entendre quel genre de musique tu pourrais créer avec mes mains sur toi ... Et pour laisser mes paroles prendre tout son sens, je laissais mes mains continuaient leur exploration, prenant soin de le manipuler avec autant de soin que les cordes d'une guitare. Incapable de rester passif, et attendre, je me redressais suffisamment pour laisser mes lèvres se posaient sur son cou, sa clavicule. Goûtant le parfum salé de sa peau sous mes lèvres.

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“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Lun 17 Avr - 17:57

J'étais parfois ravi que les excès me traversant l'esprit ne soient pas automatiquement communiqués à mes interlocuteurs. C'est-à-dire que, moi Daniel le mec que la plupart des gens s'imaginaient vivre jour et nuit dans son labo de l'université, j'avais aussi ce penchant à tout oublier lorsqu'il était question de sentiments. J'avais souvent agi comme un pauvre idiot obnubilé par différents hommes ayant partagé momentanément ma vie. Avec du recul, j'avais même envie de dire de moi-même que j'étais trop souvent trop prompt à tout donner. Mais voilà, quoi, en la compagnie de Damian je ne pouvais m'empêcher de me dire que cette fois était la bonne pour ne pas brider mes émotions. Non pas de sorte à tout lui dire et, très probablement, à le faire fuir par l'intensité des espoirs et désirs que j'avais pour nous. Mais tout simplement parce que prendre des risques n'avait jamais à ce point valu la peine. Je mentirais si je disais que j'étais prêt à être blessé par cette histoire. Mais j'étais prêt à accepter que le risque de ne pas la voir s'épanouir de la façon que je le souhaitais si fort existait. Cela me donnait la motivation de lui montrer la belle fin de l'histoire. En fait, il n'était nullement question de fin. Les contours étaient flous, et pour une première fois de ma vie, je m'y plaisais tout de même. J'avais ce sentiment de découvrir un secret, le mien peut-être, celui de mon bonheur véritable. Pour une rare fois encore, en ce qui me concernait, j'éprouvais l'envie brûlante d'être terriblement égoïste. Pas avec lui, mais avec le reste de l'existence. Ne étaient-ils pas parfois agaçants, ces couples, qui affichent leur amour sous les yeux de tous ? Certes, et je ne demanderais jamais à Damian de jouer ce jeu du bonheur devant qui que ce soit avec moi. Parce que ce n'était pas un jeu, et que j'étais bien suffisant heureux et comblé de faire un pied de nez aux probabilités qui m'avaient jusqu'à tout récemment laissé croire que ce intime désir de mon coeur ne verrait jamais le jour. C'était bizarre, car aussi fleur bleue je pouvais être, j'étais aussi capable de me laisser émouvoir par la beauté ou le charisme de tous les hommes que je croisais. Ça avait toujours été ainsi et ce, jusqu'à ce que toutes mes attirances ne culminent plus que vers un seul être. Je pouvais très bien concevoir ne plus poser mes mains ou mes lèvres que sur son corps, et je n'en étais que plus réjoui.

Était-ce donc insensible de ma part, d'être pleinement conscient que j'appréciais plus que de raison de lire l'étonnement ou l'embarras sur son visage ? Enfin, pas dans le sens de l'inconfort. Disons plutôt que j'aimais le sentir déstabilisé. Je savais trop bien combien certaines idées étaient ancrées dans son esprit depuis longtemps - le fait que les histoires sentimentales ne faisaient qu'offrir des fins malheureuses, par exemple - pour savourer une petite ouverture, de sa part. En soi, c'était déjà une immense victoire. C'était aussi réaliser qu'il ressentait quelque chose, lui aussi. Quelque chose d'assez fort pour qu'il en oublie ses a priori, au moins l'espace d'une étreinte avec moi. Mon esprit s’enfiévrait à chercher de nouvelles façons de lui faire perdre un peu plus la tête. Et pour commencer, je restais là offert sous ses doigts et ses lèvres. Non pas passifs, mais brûlants, canalisant le désir qui me consumait de plus en plus ardemment en un regard tendre et prometteur. Mon corps se prêtait si aisément au désir, sans éprouver la moindre envie de résistance. Sauf, peut-être, la petite gêne qui me faisait rougir sous ses mots. Je prenais conscience alors de ma façon de bouger et de réagir à chacune de ses caresses. Et je n'avais aucune honte à lui laisser savoir combien j'aimais être ainsi sous ses soins, mais je songeais qu'il n'en avait pas la moindre idée. Un homme comme Damian était certes conscient de ses charmes, mais j'ignorais si Damian avait la juste mesure de ce qu'il me faisait vivre. C'était plus qu'un désir magnétique, c'était plus que des sentiments à l'eau de rose. C'était une connexion hors du commun, l'impression d'être né pour ces instants.

« J'ai toujours cru en tes talents de musicien. » disais-je doucement, en un soupir de ravissement qui s'évanouissait tout prêt des draps. D’accord, ce n’était peut-être pas le moment le plus approprié pour discuter de ce sujet en particulier, mais c’était partie intégrante de nos rapports. Je croyais en lui, que ce soit pour sa musique qu’il avait pourtant à mon avis trop délaissée, ou comme partenaire. Et même si je ne me déplaisais pas le moindre du monde à lui laisser mener la danse et explorer, je tournais doucement la tête dans sa direction, pour lui dire : « Tu ne m’en veux pas, si je te dis que j’ai envie d’enlever encore quelques vêtements ? » Ce n’était pas pour le pousser dans ses derniers retranchements. C’était un peu naïf, extrêmement tendre, et à la fois motivé par une ardeur qu’il ne me connaissait pas. J’avais tant envie de cette intimité entre nous, encore plus que de rapports charnels. Cela se ressemblait, me direz-vous, mais c’était bel et bien différent. Je ne cherchais pas à tout prix la satisfaction de mes désirs, pas forcément ce soir, mais je cherchais à me sentir si près de lui que s’envoleraient ces dernières miettes de pudeur, en lui montrant tout à la fois combien il me plaisait.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Dim 23 Avr - 16:13


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La fascination que j'éprouvais à le découvrir ne diminuait pas, au contraire, elle exacerbait le feu passionné qui grouillait dans mes veines. Daniel me connaissait comme l'être frivole et insouciant que j'étais. Il connaissait peut être même les détails trop privés que j'avais laissé échapper à l'occasion. Mais l'homme sous mes mains, mes lèvres déterraient l'homme qui couvait sous ses débris de masque qu'il explosait sans forcer les choses. L'homme qui savait aimer avec une telle passion, qu'il ne trouvait jamais suffisant ce qu'il avait, obtenait. L'homme qui n'avait jamais existé dans un cadre relationnel intime. L'homme qui avait appris par lui même la plupart des langues qu'il parlait, l'homme qui avait fait peu de cas des volontés de son père dans l'espoir de percer dans ce qu'il aimait plus que tout : la musique. L'homme qui était prêt à tout, sans restriction, sans peur à se consacrer à ce qu'il aimait. Un battement erratique de mon coeur trébuchant sous le mot. Il faisait peur mais il avait toujours été vrai concernant mon meilleur ami. Je l'aimais. La question n'avait jamais été là. Est-ce que je tombais amoureux ? Est-ce que je l'étais déjà ? Est-ce que j'allais risquer mon coeur dans le but d'avoir pour moi ces précieux instants où je me repaissais de ses souffles courts, de cette fine couche de sueur se formant sur son front, de ses pupilles me laissant entrevoir un désir semblable au mien. Dans ce moment, dans cet instant, la réponse était un inévitable oui. Mais ce n'était rien comparé aux retentissements que le couvert de ses mots instillaient en mon sein. Je n'étais pas le type à m'émouvoir, même si j'aimais jouer les dramas queens, je montrais rarement mes réels sentiments. Pourtant, pourtant ... Mes mains tremblaient légèrement à l'entendre dire avec autant de conviction qu'il croyait en mes talents, qu'il croyait en moi. Je laissais mon front retombait contre son torse, pour contenir la vague d'émotion inattendue. Personne n'avait jamais cru en moi. Personne avant lui. Mon coeur se fracassait pour se recomposer et se remodeler pour lui. Uniquement pour lui. Les réponses abstraites devenaient soudainement bien concrètes et j'aurais presque ri de soulagement à ses mots suivants, si cela n'avait pas trahi la boule immense entravant ma gorge. Je relevais le regard vers lui, lui offrait un sourire tendre, et acquiesçait lentement, avant d'enlever mon propre tee shirt. Prenant le temps de le stopper alors qu'il procédait à finir de se dévêtir.

- Est-ce que je peux ... ? Le ton de ma voix n'avait rien de l'assurance narquoise qui émanait de moi en permanence. Parce que ce n'était pas juste une question de le désirer et de le vouloir nu, de prendre le temps de jouer à des jeux sensuels. Non c'était comme si j'avais enfin le présent que je n'avais jamais attendu. Je voulais prendre le temps de le déballer pour en savourer pleinement son impact. Je savais qu'il était assez clément pour accepter ma requête, et j'aurais presque trébuché dans ma hâte de finir de me débarrasser de mes propres vêtements pour avoir le luxe de lui retirer le peu de couche restantes. J'hésitais néanmoins alors que je me tenais devant lui, nu comme au premier jour, la pudeur, non n'avait jamais été une question qui m'avait traversé l'esprit. Pourtant à cet instant, j'avais cette impression intimidante de vulnérabilité. Pourquoi ? pourquoi ? Une question de plus sans réponse, mais je la laissais de côté pour m'atteler à ma propre tâche et pouvoir savourer le contact de sa peau contre la mienne. J'aurais pu me satisfaire du simple contact pour être honnête, même si c'était une première pour moi. L'intimité était palpable et même si nous avions à peine toucher l'un et l'autre, j'étais déjà bien plus ensorcelé par lui que par n'importe laquelle de mes conquêtes. Je comprenais mieux ces phrases que j'avais trouvé bien ringardes pendant longtemps. Les on dit qui vous disait qu'il n'y avait rien de mieux que de marier son meilleur ami. Je me stoppais à la pensée, ouh là mon cerveau allait beaucoup trop loin, beaucoup trop vide. C'était pour évident que j'étais un novice et que je m'emballais comme un adolescent découvrant son premier amour. Parce qu'au final, c'était de cela qu'il s'agissait, je me laissais tenter à aimer pour la première fois de ma vie. Exaltante terreur.

- Merci ... Le mot sortait légèrement de nul part et je sentais la rougeur de la honte me couvrir. Il ne comprenait pas parce qu'il n'était pas dans mon cerveau et que je ne prenais jamais la peine de lui parler de tout comme j'aurais du le faire. Ce n'était même pas une question de manque de confiance en lui bien au contraire. C'était une question d'habitude tenace et peut être cruelle à son égard. J'aurais du parler, m'exprimer clairement mais je ne savais pas toujours comment faire. Je laissais mes lèvres se déposaient sur les siennes, un geste doux, contrastant avec les baisers furieux de désir le précédant et peut être apte à lui transmettre le remerciement dans sa forme la plus simple. Merci de m'aimer, merci de croire en moi, merci de me rendre heureux, merci de ne pas avoir abandonné comme tout le monde, merci d'être toi tout simplement.  

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MessageSujet: Re: “Tu me manques comme une épluchure peut manquer à son orange, la pluie au parapluie, le chocolat aux petits enfants.”   Lun 1 Mai - 0:58

J’étais un romantique, je ne pouvais le cacher ni même le nier. C’était quelque chose qui frappait chez moi, que la plupart des gens remarquaient rapidement rien qu’à ma façon d’agir lorsque j’étais sous le joug d’un amant ou lorsque je parlais de relations. Je n’en avais jamais eu honte, mais j’avais bien constaté que je m’y perdais souvent. Par exemple, il avait souvent été difficile pour moi de tracer une ligne entre mes aspirations générales à construire un bonheur à deux, et les amourettes passagères qui étaient entrées dans ma vie pour en ressortir aussi rapidement. L’amour avait toujours été, à mes yeux, quelque chose de simple. Ce que je n’avais pas réalisé avant Damian, c’était qu’il était simple d’aimer, oui, mais qu’il était en revanche impossible d’avoir le contrôle sur le véritable amour. Celui avec un grand A, ou à tout le moins, celui qui avait des chances de durer. Car l’amour pouvait se décliner de bien des façons et chacune d’entre elle avait sa valeur. Je ne dénigrais pas les passions d’un soir, qui s’avéraient parfois de magnifiques rencontres, tant de soi-même que du partenaire. Mais le vrai amour exigeait du temps, pour s’enraciner et pour durer. J’aimais plutôt cette image, selon laquelle il fallait donner des soins pour récolter les fruits. Et franchement, c’était la toute première fois que je me sentais ainsi avec quelqu’un. Je brûlais d’un désir fou pour lui, d’une façon tout à fait unique et nouvelle. Mais j’aimais cette sensation de chute vertigineuse. Je n’avais pas vraiment peur, ou à tout le moins, la peur ne m’empêchait pas d’être bien et d’avoir confiance.

Il me fallait encore laisser quelques « reconfigurations » opérer dans ma tête. C’était difficile à expliquer… Mais voyez-vous, l’instant d’avant, j’étais prêt à lui faire perdre la tête. Pendant un instant, j’avais à nouveau ressenti cette envie de le combler avec tendresse et gestes bien précis. Cependant, sa requête me fit éprouver une sensation toute nouvelle. Je n’avais étrangement pas vraiment l’habitude de me laisser faire, et je compris qu’il avait besoin de ces instants d’exploration. Il n’était pas seulement question d’apprentissage au sens strict, je pense qu’il était beaucoup plus question de partage. J’aurais peut-être bien su, malgré ses appréhensions, le convaincre de me laisser lui faire du bien si j’avais insisté. Peut-être aurait-il même aimé ce moment d’intimité… Mais la simplicité du partage, du temps qui filait à si douce et pourtant si vive allure au même rythme que nos cœurs battant un peu plus rapidement que de coutume, me semblait d’une valeur inestimable. J’étais émerveillé que cet instant nous arrive, mais je me mettais aussi à avoir confiance que ce ne serait pas le dernier.

Mes yeux étaient fermés, et pourtant je me sentais en parfaite communion avec lui. La chaleur de sa peau était plus intense, plus douce que toutes les autres. Je rouvrais les yeux à l’écoute de son merci, instinctivement appelé par son regard qui semblait gêné. Une bouffée de tendresse infinie m’envahissait. Merci ? Et moi, comme j’avais envie de le remercier d’avoir franchi le premier pas, c’est-à-dire d’avoir accepté de faire face à ce qu’il avait toujours… craint, en un sens. J’étais conscient de ce que cela impliquait pour lui de nous laisser une chance. C’était se mettre en danger, alors qu’il avait toujours su, à sa manière, se préserver des déceptions potentielles. J’avais beau ne lui vouloir que du bien, je savais aussi que ce n’était pas toujours simple. Que ce ne le serait peut-être pas. Alors, l’essentiel était de vouloir et c’était en ce sens un cadeau qu’il me faisait aussi. J’eus tout juste le temps de lui sourire, qu’il venait cueillir mes lèvres. Enivré, j’oubliais de répondre. De toute façon, quels mots parlaient autant que l’essence unique de ce baiser amoureux. Oui, amoureux. C’était plus qu’un contact agréable, pour se faire du bien. C’était des mots, des sentiments, partagés tout doucement. Je me surprenais à penser alors que j’étais pleinement satisfait. Que l’appétit de rapprochements que j’avais restait bien présente, mais qu’elle cédait le pas au long terme. Je ne me faisais pas de plans ou d’idées pour nous deux, mais j’attendrais le bon moment. Pour l’heure, cette séance ne nous avait pas seulement permis de nous découvrir un peu plus intimement, mais elle nous avait profondément rapprochés.

« Tu passes la nuit avec moi ? » Demandais-je tendrement, alors que nos souffles courts s’entremêlaient toujours dans la proximité, mais que nos lèvres s’étaient séparées. Je caressais lentement d’une main son dos, et cela n’était plus là une proposition suggestive à plus. C’était parce que, pour rien au monde, je n’aurais voulu qu’il ne retourne dormir dans sa chambre cette nuit. Je voulais que ces quelques heures de sommeil restantes soient à ses côtés. Je voulais tant de choses, à ses côtés.

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