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 sunday family meal. ♦ ft. Landon

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Elizabeth Saunders
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MessageSujet: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Sam 25 Fév - 19:29

sunday family meal
Landon & Lizzie

Le dimanche, septième et dernier jour de la semaine civile. Mais aussi journée lors de laquelle a lieu la plus importante célébration eucharistique de la semaine, pour les catholiques et donc pour les Saunders – du moins en principe –, c’est-à-dire la messe dominicale. Et il était hors de question que j’y aille. Tant pis pour les reproches que ça engendrait ; ce n’était pas comme si ma mère ne me faisait pas déjà des reproches pour un oui ou pour un non. Puis au moins, j’avais la satisfaction de ne pas être la seule à me faire disputer à ce sujet puisque mon frère et… vous savez qui d’autre – j’éviterais de prononcer son nom, ayons un peu de pitié pour mes pauvres nerfs – passeraient eux aussi à la moulinette. En parlant de ces deux là… ils étaient en retard. Ces messieurs étaient censés m’aider – déjà pourquoi fallait-il que ce soit à moi qu’on attribue cette tâche ? parce que j’étais la seule femelle ?  – à préparer le déjeuner en attendant que nos chers parents et sœur (des soi-disant oncle, tante et cousine pour d’autre…) revenaient de la messe (ma pauvre sœur…) et du supermarché (quelle idée d’aller faire des courses un dimanche matin, on se le demande…). Bah oui, parce que chez les Saunders, on invitait sa progéniture – sans compter l’intrus -  à un repas familial et on les laissait se débrouiller pour le préparer pour les punir de ne pas se montrer très pratiquant. Viva la famiglia !
Agacée d’être la seule à m’être bougée les fesses, à avoir fait l’effort de venir malgré tout, je laissais tout en plan dans la cuisine, bien décidée à ne plus rien y toucher tant que mon frère et l’autre crétin ne montre pas le bout de leur nez. A la place, j’allais squatter le salon – pas que j’avais très envie de le faire, j’avais tellement été heureuse de quitter la maison familiale lorsque j’avais emménagé avec Dorian… - et rester scotchée à mon smartphone, pratiquant mon activité favorite après le shopping : traîner sur les réseaux sociaux. Bien que j’évitais Instagram au maximum ces derniers temps, la plateforme n’y était pour rien mais vu les horribles nouvelles dont j’avais été le témoin bien malgré moi qu’il y avait, on va éviter au maximum – au moins autant que j’éviterai de prononcer le nom de vous savez qui.
Je fus interrompue dans mes activités quelques minutes plus tard par la sonnette de la porte d’entrée. Eh bien il était temps ! Sauf que ça ne valait pas vraiment la peine de me déranger pour que j’ouvre la porte puisqu’elle était ouverte. Ce qui me fit lever les yeux au ciel. Il n’y avait pas à dire, j’étais d’humeur massacrante. Mais je faisais un effort. Je levais mes fesses du canapé pour aller ouvrir la porte. En priant – ironique n’est-ce pas ?  – pour que ce soit mon frère qui soit sur le seuil, il valait mieux que ce soit ce dernier qui soit là pour accueillir l’autre je crois bien. Histoire que je ne trucide personne d’aussi bon matin. Quoique le pire, ce serait de les voir tous les deux, à rigoler ensemble, sur le palier. Et si jamais c’était le cas, mon frère me le paierait : ce ne serait pas très sympa de se part de ne pas m’accompagner pour accompagner l’autre crétin, j'étais sa sœur tout de même.
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Landon Saunders
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Jeu 2 Mar - 16:26

Sunday family meal.
Lizzie&Erwan&Landon


Dimanche. Synonyme de grasse matinée. De mauvaise humeur, j’éteignis d’un coup rageur mon radio-réveil, faisant tarie ses bip bip bip plus qu’assourdissant, qui me crevaient les tympans. Un simple coup d’œil vers celui-ci, sur la droite, me suffit à me rendre encore plus de mauvais poil. A peine réveillé, la journée s’annonçait déjà merveilleuse. 9 heures. Et dire que – pour une fois que je n’étais pas de garde au travail – j’étais encore censé être dans les bras de Morphée. Mais non. Tout ça grâce à qui ? A ma très chèèèère famille. Maudite soit-elle. Et leurs foutues réunions dominicales. Et dire que je n’avais aucun lien de sang avec eux … Ma mère biologique étant morte, mon père étant je ne sais ou – et peu m’importait à vrai dire -, mes parents adoptifs eux aussi morts, il ne me restait que mon oncle et ma tante, d’adoption aussi. Pourquoi continuais-je à répondre à leur invitation ? Dieu merci, les autres dimanches j’avais réussi à fuir. D’autres obligations plus importantes, mais, qui dit dimanche, dit messe aussi, et avec ça, la famille Saunders ne rigolait pas. Je me souviens encore de l’ironie de la situation, alors que je n’étais pas plus haut que trois pommes. Passer d’une famille toxicomane à une famille ancrée dans la religion. Prière avant de manger. Messe tous les dimanches. Catéchisme et j’en passe. Avec l’adolescence et l’âge adulte, je m’étais distancé. Rebellé. Ce n’était pas pour moi et ne le sera certainement jamais. Je respectais clairement les opinions de autres, tant qu’ils ne venaient pas m’emmerder avec. M’obliger. Me forcer. Et c’était ce qui arriva aujourd’hui. Tonton et tata avaient invité toute la petite famille à un brunch, dès la sortie de la messe. Obliger de dire que l’invitation était pour les deux ? J’avais refusé direct. Hors de question que je mette les pieds dans une église. Non non et non. Surtout que j’étais loin d’être un enfant de chœur.  Boudeurs, ils arrivèrent toutefois à un compromis. Je n’irais pas à l’église, mais pendant qu’eux prieraient le petit jésus, je devrais préparer, avec l’aide de mes cousins – Ô Joie, Ô bonheur – le repas. Je n’avais pu y échapper. Au moins, la messe, passait à la trappe. Enfin levé, donc, je me dirigeais d’un pas traînant, et encore endormi, vers la salle de bain. Une bonne douche était de mise. Environ 15 – 20 minutes plus tard, une serviette autour de la taille, j’allais à la cuisine, allumer la machine a café le temps que je m’habille. La motivation, elle, restant toujours au même point. Zéro. Mon mug de café fumant et ma cigarette au bec, je jetai un coup d’œil rapide à ma montre. 9h55. Haussement d’épaules. Tant pis, j’aurais quelques minutes de regard. Rien de grave. Pas besoin d’en faire toute une histoire pour si peu. Je continuais donc à prendre mon temps. J’allais de toute façon être à la bourre, alors pourquoi se presser ? Avec la famille Saunders, cinq minutes ou une demi-heure, c’était du pareil au même.

10h25. Je garai ma voiture non loin de la résidence familiale. Une simple œillade me fit remarque que ma chère cousine, Lizzie, était déjà là. Je grimaçais. Claquant la portière, je fermais les yeux, prenant une grande inspiration. J’espérais que son frère, Erwan, serait déjà là. Comment dire qu’un tête à tête avec ma cousine, dès le matin, n’était pas la meilleure chose qui soit ? Déjà que je n’avais nullement envie d’être là. Je pris mon courage à deux mains, et je sonnai. Encore une fois. Et encore une autre. Je me mis à pester. Bordel. La journée n’allait pas en s’arrangeant. Et là, la porte qui s’ouvre. Finalement ! Devant Lizzie. Mon visage se rembrunit. Quoique, je m’y attendais. A la trouver elle, devant la porte. J’en attendais pas moins de quelqu’un qui voulait tout contrôler. Puis, rapidement, un grand sourire s’afficha sur mon visage, et avant qu’elle ne puisse dire un seul mot, je me penchais vers ma cousine, lui faisant la bise. Sans brusquerie, je la poussais légèrement de côté pour que je puisse passer. Les températures actuelles ne permettaient pas encore de pouvoir rester des heures sur le pas de la porte. Une fois à l’intérieur, j’humais l’odeur qui s’y dégageait. Un mélange de pot-pourri, déposé à l’entrée, et de bouquets de fleurs disposés par-ci, par-là dans la pièce à vivre. Aucune odeur de pancakes ou autre ne venaient s’y mêler. Je me tournais brusquement vers elle. « Je suis content de te revoir, cousine ». J’essaie d’y mettre le plus d’entrain possible, tout en sachant d’avance qu’elle allait trouver mon comportement soupçonneux. Mais ayant eu l’idée de publier un certain cliché sur un certain réseau social, je me devais de me montrer … joyeux ? Comme si toute cette histoire était vraie et que mon cœur aurait arrêté de saigner. Ce qui était, bien évidemment, faux. Il fallait donc que je joue la comédie. Je balayais la pièce du regard. Pas de trace d’Erwan. Je plongeais mon regard dans celui de ma cousine, et en un bref instant, la soirée au Mr Smith’s passa devant mes yeux. Je me mordis la lèvre à ce souvenir, tout en me disant que, actuellement, c’était impossible, dû à ma situation. Merde. « Erwan est pas encore là ? » Question plus débile tu meurs. J’haussais les épaules. « Bon ». Je traversais le salon tout en me dirigeant vers la porte vitrée, donnant sur le salon. « En attendant qu’il daigne apparaître, je vais m’en griller une. De toute façon, je fais juste acte de présence ici. Faudra pas compter sur moi », dis-je, en grogant. Le naturel revenait au galop.

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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Lun 3 Avr - 20:42

sunday family meal
Landon & Lizzie

J’avais fini par l’ouvrir cette foutue porte… La seconde d’après, je maudissais intérieurement mon frère en apercevant mon très cher cousin Landon sur le seuil. Ce serait mentir de ne pas admettre que l’idée de lui claquer la porte au nez ne m’était pas passé par la tête. En fait, j’allais même le faire… Avant que – je peine à croire ce que je vais vous dire – ce crétin se mette à me sourire et à me faire la bise comme si de rien n’était. Son cas mental ne s’arrangeait apparemment pas, mais pas du tout. Je levai les yeux au ciel en réfrénant un soupir quand il entra à l’intérieur : de cette façon, il sortirait de ma vue ne serait-ce qu’un court instant, je l’avais déjà que trop vu pour aujourd’hui… non pour la prochaine décennie au moins. Je refermai la porte derrière lui avant de me résigner à me retourner et devoir supporter un peu plus sa vue. Quoique ça allait, il me tournait le dos au final. Du moins jusqu’à ce qu’il tourne soudainement vers moi. « Je suis content de te revoir, cousine » Je faillis m’étrangler tant sa réplique fut inattendue. C’était qu’il avait presque l’air sincère ce con… Pour seule réponse, je roulai des yeux avant de le fixer d’un regard complètement blasé : la dernière au monde que je souhaitais faire, c’était bien de lui adresser la parole. En plus ça flairait le piège à plein nez… Il devait sûrement se foutre de ma gueule. Ou alors il avait réellement perdu la tête. (Dans ce cas-là, je prendrais plaisir à le faire interner moi-même. Bon débarras.)  « Erwan est pas encore là ? » Un soupir finit par franchir mes lèvres. Il savait mieux que quiconque que je me serais éviter la corvée de lui ouvrir la porte à lui si mon frère avait été présent. Et ça m’aurait évité la corvée de faire semblant d’en avait quelque chose à foutre qu’il était là aussi. D’un ton très aimable – évidemment que non – je finis par décrocher mes premiers mots. « Il faut vraiment que je réponde à cette question ? » Et là, j’avais choisi la voie de la diplomatie car mon premier instinct avait été de lui demander « T’es con ou tu le fais exprès ? » Mais étant donné que j’étais déjà en connaissance de la réponse – il était con et à la fois il le faisait exprès – j’avais modéré mes paroles. Pas sûre que je réussisse à me retenir plus longtemps si je devais encore lui dire le moindre mot… Il m’épargna cette peine en se contentant d’un bref « Bon » et il traversa le salon. Histoire de prolonger momentanément la distance entre nous, je commençai à faire deux pas dans la direction de la cuisine. Ce n’était pas un secret qu’il allait se faire une cigarette dehors même si Monsieur crut nécessaire de le préciser. « … De toute façon, je fais juste acte de présence ici. Faudra pas compter sur moi » Je stoppai net dans ma course. Mon sang se mit à bouillir. « Mais tu te fous vraiment de ma gueule en plus ! » Pas que de la mienne mais du reste de la famille quand on y réfléchissait mais j’avais pris l’affront personnellement. Comme une furie, j’allais le rejoindre à l’autre bout du salon et le tirai violemment par le col pour l’empêcher de sortir. « T’es pas le seul qui ait pas envie d’être là. » rajoutai-je sur un ton boudeur. Je me précipitai ensuite devant lui pour me mettre sur son passage. « Tu vas ramener tes fesses dans la cuisine ou… » Mes menaces furent interrompues par mon téléphone qui se mit à vibrer dans ma main pour me notifier d’un message. Celui de Landon en fit de même mais je n’y prêtai pas attention, il était indiqué qu’il s’agissait d’un message de mon frère et je me hâtais de le lire en croyant qu’il m’apprendrait être là très bientôt… Raté.


Dites à maman que je m’expliquerai plus tard.


J’étais à deux doigts d’exploser déjà et voilà que je recevais ça… Présumant qu’il avait reçu le même, je me contentai d’annoncer : « T’as encore plus intérêt à venir m’aider. » Parce que non seulement il me mettrait (encore plus) sur les nerfs mais en plus parce que je ne serais pas la seule à devoir expliquer à mes parents pourquoi rien n’était fait et, croyez-le ou non, ma mère était encore plus chiante que Landon et moi réunis quand elle s’y mettait. Je jetai alors un regard noir à Landon, qui ne m’impressionnait tellement pas, bien qu’il me dépassait pleinement d’une bonne dizaine de centimètres (surtout que je ne portais pas de talons pour une fois).
Du coup, je n’avais pas pris la peine d’essayer de traîner mon "cousin" par mes propres moyens dans la cuisine. Libre à lui d’aller fumer sa clope. J’étais sûre qu’il se ramènerait de lui-même. En attendant, j’avais donc commencé à préparer la pâte à pancakes. (Maudit brunch…) sans oublier de préchauffer le poêle. Et quand le crétin daigna montrer le bout de son nez, je lui indiquais la planche à découper afin qu’il coupe les ingrédients que j’avais posé tout près. « Ne te plains pas. Je te promets que t’as pas envie que je manie un de ces machins là. » lui dis-je froidement en désignant le couteau. « Pas sûr de ce que je vais découper avec ça. » Il y avait tant de choses que je ruminais contre lui ces derniers mois… ça risquait probablement de mal finir tout ça.
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Mar 4 Avr - 20:31

Sunday family meal.
Lizzie&Landon


« Mais tu te fous vraiment de ma gueule en plus ! » lâcha-t-elle juste avant que je ne puisse m’évader par la porte donnant sur la terrasse. Je me retournais, haussant tout simplement des épaules, comme pour dire : selon toi ? Tu pensais vraiment que j’allais mettre la main à la pâte ? Avant de secouer la tête, levant les yeux au ciel. Vivement qu’Erwann nous rejoigne. Dans le cas contraire, je ne donnerais pas long feu à la matinée. En moins de deux, et d’ailleurs, je n’avais même pas eu le temps de réagir, elle se retrouvait devant moi, me tirant par le col. Furieuse. Oula. Il fallait vraiment qu’elle se calme là. Ou qu’elle se fasse soigner. Profitant d’un petit moment de répit, ou elle m’avait lâchée, dieu soit loué, je plantais mon regard dans le sien. « Personne ne tâs obligée à accepter, et encore moins moi. Tu crois vraiment que je suis ici pour le brunch ? » ne pouvant m’en empêcher, je laissé échapper un rire « Si c’est ce que tu penses, tu te trompes. Je venais voir Erwann ». Elle était sur sa lancée, mais elle fut interrompue. J’étais à deux doigts de lui faire les yeux doux, tout en lui demandant la suite, de ce fameux ou, quand je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche. Je n’eus même pas besoin d’y jeter un coup d’œil, et de jeter loin l’espoir que le sms proviendrait de Janine. Vu la réaction de ma cousine, il ne pouvait s’agir que de son frère, ce qu’elle confirma quelques secondes plus tard, avant de tourner les talons, direction la cuisine. Soupirant, passant une main dans les cheveux, je sortis fumer cette cigarette, tant attendue. Chose déjà fait si elle ne m’aurait pas interrompu dans mon élan. Vite fait, je répondis au texto.

Mec, tu fais chier là. Comment tu peux me faire subir ça ? T’as intérêt à voir une bonne excuse pour me laisser tout seul avec ta foldingue de sœur.

Cinq minutes plus tard, résigné et dépité, je la rejoignais donc à la cuisine. Elle était déjà en train de s’affairer derrière les fourneaux, et pour ma part, j’allais juste me poser contre un quelconque plan de travail, les bras croisés. « Mmmmh. Tu t’en sors très bien là », dis-je, avançant vers elle, et regardant par-dessus son épaule. « Tu n’as aucunement besoin d’aide », poursuivis-je, avant qu’elle ne m’indique la planche à découper – ou les ingrédients attendaient déjà. Je ne bougeais pas d’un poil, faisant semblant de ne pas avoir compris l’allusion, sifflotant, pour l’énerver encore plus. Avant qu’elle ne me désigne le couteau. Un sourire vint se dessiner sur mes lèvres « Soit ». Je m’approchais de la dite planche, prenant le couteau en main, testant par la même occasion – en passant mon doigt sur le bord de la lame – s’il était bien aiguisé. « Tu sais, tu peux me parler sur un autre ton aussi. Il ne faut pas avoir honte. Je sais très bien comment ça risque de finir, si c’est toi qui les manie », je fis balancer le couteau devant ses eux « Du sang partout, et toi, en larmes. Tu vois ? Je tiens quand même à toi, je t’empêche de te charcuter par malchance ». Bon ok. J’avais conscience que j’en abusais un peu trop, et que ce n’était pas la vraie raison du pourquoi elle m’avait prévenue. Mais moi, ça me faisait rire. De la pousser à bout. Surtout que, j’étais censé être « joyeux », et rien que le fait de la voir, non. C’était incompatible. Alors autant redevenir normal. En espérant ne pas devoir m’expliquer plus longuement. Le couteau toujours en main, mon regard planté dans le sien, sourire aux lèvres, je restais à la contempler quelques secondes, avant de m’atteler à la tâche. Elle n’avait pas tout tort. Etant en possession du couteau – et d’un poignard, mais chut – j’avais l’avantage. Je ne risquais pas de me trouver embroché quelque part. Je soupirais. « Sérieusement, tu ne peux pas les envoyer promener, un jour, ta famille ? Ou alors, j’sais pas, va à la messe comme eux » Je fis abstraction de son comportement, à mes côtés, puis, une idée me frappa de plein fouet. Je tournais la tête, tout en l’hochant. Les yeux brillants. « Ca ne te ferais pas de mal. Tu es tellement mauvaise … Tiens, d’ailleurs, en parlant de ça, et de ta méchanceté, j’ai croisé Dorian, l’autre soir ».

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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Mer 5 Avr - 16:47

sunday family meal
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Je me demandais s’il pensait réellement m’apprendre quelque chose en me disant qu’il n’avait en fait rien à faire de ce maudit brunch familial – à se demander qui en avait quelque chose à foutre puisqu’on devait tous s’y pointer parce qu’on s’y sentait obligés et surtout pour s’épargner encore plus de remontrances de la part de ma mère – et qu’il n’était intéressé qu’à voir mon frère. (Que cela me plaise ou non, ils s’étaient toujours très bien entendus ces deux là…) J’aurais bien fait un commentaire… s’il ne fallait pas déjà que je proteste pour qu’il vienne aider… et je lui aurais bien ri au nez en apprenant qu’Erwan ne viendrait pas… si l’absence de mon frère ne me faisait pas autant chier que lui. Le bon côté dans tout ça ? Il s’était donné la peine de venir me rejoindre dans la cuisine au final.
Mouais, enfin un bon côté peut-être pas. A peine il était entré qu’il commençait dans la provocation, en prétendant que je m’en sortais très bien toute seule. Bah tiens… ça l’arrangerait bien. Je lui adressai un sourire faux. « Et qu’est-ce que t’en sais d’abord ? » Et je faisais à peine référence au fait que la cuisine et lui ça faisait deux. Hors de question qu’il ne donne pas un coup de main pour autant… Pour qui vous croyez donc que j’avais déjà préparé spécialement tout un petit coin avec ce tout ce qu’il y avait à découper et/ou à éplucher ? Je vous laisse deviner… J’étais pas non plus un cordon bleu comme on dit mais ma compétence cuisine était le minimum requis pour n’empoisonner personne (même si l’idée d’empoisonner le plat de quelqu’un en particulier serait tellement tentant… dommage qu’il n’y avait pas moyen de le faire.)
Et non seulement sa cuisine étai exécrable mais son humour également : « Tu sais, tu peux me parler sur un autre ton aussi. Il ne faut pas avoir honte. Je sais très bien comment ça risque de finir, si c’est toi qui les manie. Du sang partout, et toi, en larmes. Tu vois ? Je tiens quand même à toi, je t’empêche de te charcuter par malchance » A part un « Ha ha ha, vraiment très drôle !» peu convaincant et un regard méchant, il n’avait aucune autre réponse de ma part. J’imaginais une toute autre scène dans mon esprit à ce propos : du sang partout oui mais son sang et s’il devait y avoir des larmes à verser, ce serait certainement des larmes de joie, pour être définitivement débarrassée de lui enfin ! C’était si beau de rêver…
J’avais espéré qu’il la fermerait après ça, mais même là c’était trop lui demander il fallait croire. Parce que Monsieur faisait la conversation maintenant. J’aurais pu l’ignorer, prétendre être devenue sourde ; malheureusement c’était plus fort moi, je ne pouvais m’empêcher de répondre. « Ah bah je sais pas moi… Peut-être parce que ça reste ma famille, crétin. Mais je vais aller à la messe pour autant. T’as qu’à y aller toi.» dis-je avec un mépris certainement pas dissimulé à son égard dans la voix alors que je m’assurais que ma pâte à pancakes soit parfaitement homogène. Puis, je l’épiai, histoire de m’assurer qu’il ne faisait pas semblant d’aider, et je rencontrai des yeux curieusement brillants. « Ca ne te ferais pas de mal. Tu es tellement mauvaise … Tiens, d’ailleurs, en parlant de ça, et de ta méchanceté, j’ai croisé Dorian, l’autre soir » J’ouvris grand la bouche d’indignation et lui balança à la figure la première chose qui me vint sous la main : un verre doseur en plastique (comme quoi j’avais bien fait de ne pas m’approcher du couteau, un accident est si vite arrivé…) « Mais c’est quoi le rappoooort ?!» m’étranglai-je. Qu’il m’accusait d’être mauvaise c’était une chose mais qu’il associe ma prétendue méchanceté à Dorian, c’était une autre : il n’y avait aucune raison de le faire. Et à coup sûr, il me ferait croire le contraire… « Quoiqu’en fait, je veux pas savoir parce que tu vas encore pas rater une occasion de me faire chier. » Comme si ça allait l’arrêter mais je disais quoi tout à l’heure déjà ? Ah oui… que c’était beau de rêver…
Malgré tout, mes pensées dérivaient plutôt vers mon ex-mari. Comme si je n’avais pas pensé à lui suffisamment dernièrement ou plutôt depuis notre dernière rencontre à la patinoire qui ne s’était pas très bien passée – et là encore j’ignorais encore le ridicule dans lequel je me comblerais à la prochaine… –, il avait fallu que même mon sale cousin adoptif me rappelle Dorian. Et je devais avouer que j’étais un peu curieuse maintenant. Toutefois, hors de question et l’avouer. Au lieu de ça, je continuai à me montrer tout aussi "aimable" que je l’étais déjà… « Et puis qu’est-ce que ça me fait que tu l’aies croisé, hein ? C’est pas comme si vous êtes allés boire un verre ensemble comme de bons vieux potes. » Je roulai des yeux puis je m’approchais de la poêle qui préchauffait, le bol de pâte dans les mains.
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Ven 7 Avr - 16:18

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Qui l’aurait cru qu’un jour je me retrouverais en train de cuisiner et qui plus est en compagnie d’Elizabeth ? Même moi j’avais de la peine à le croire, et pourtant, le couteau que je tenais en main s’abattait à un rythme régulier sur la planche, découpant les ingrédients s’y trouvant. Mon regard intercepta le sien, furieux, et mon sourire ne fit que de s’élargir encore plus. C’était mon petit plaisir personnel. Rien qu’à moi. Celui de la faire sortir de ses gonds. Malgré plusieurs mois en dehors de sa vie, a voir sa réaction, je n’avais pas perdu la main. Heureusement pour moi et malheureusement pour elle.

Je continuais à m’affairer à mon découpage, me répétant continuellement, comme une litanie, que plus vite je me débarrasserais de cette tâche, plus tôt je pourrais partir de cette maison. Libéré. Délivré. Surtout que, selon ma logique, je n’avais rien à y faire. Certes, je portais le nom de Saunders, comme eux – et puis, après tout, ce n’était qu’un nom – cependant c’était l’oncle de la jeune femme qui m’avait adopté, ainsi que sa femme, que je considérais comme ma vraie famille. Et non eux. Pourquoi je me cassais donc le cul – alors que j’avais mieux à faire – a aider à la préparation d’un brunch ? Petit, j’aurais pu comprendre, que je me donnais corps et âmes pour la famille, toute la famille, mais maintenant … Toutefois, et malgré mon empressement à en finir le plus rapidement possible, je ne pus m’empêcher de chercher la petite bête. J’interrompis tout mouvement – manquerait plus que je me coupe, alors que quelques minutes auparavant je m’étais moquée d’elle à ce sujet – et plantais mon regard dans le sien, ne me départissant jamais de mon sourire « Ouais, bon. Ce n’est pas une raison. A 30 ans, on n’est plus une gamine qui doit céder à tous les caprices de papa maman … » Je m’humectais les lèvres, avant de poursuivre. « Tu rates ta votation, là. L’habit de bonne sœur t’irait à merveille, cousine ». Un sourcil s’arqua subitement. Ebahi. Je dus cligner plusieurs fois des yeux pour reprendre le cours de la discussion « MOI ?! », je me mordis la lèvre, avant de partir en fou rire. Au point que des larmes d’euphorie coulaient le long de me joues. Je posais le couteau – simple précaution – et je me tins les côtés, plié en deux « Elle est … bien … bonne … celle là ». Je ne pouvais plus me ravoir. Pour finir, je pris une trèèèès grande inspiration, et fixais un point devant moi, ne le quittant pas du regard. Ne surtout pas regarder Elizabeth. « Non non non », dis-je, secouant la tête. J’avais besoin de toute ma concentration pour que ma voix ne soit pas entrecoupée de soubresauts. « Réfléchis un peu. Fais marcher tes neurones. Tu me vois dans une église ? J’irais droit en enfer, oui » - premières paroles censées – « Rien que pour ton mariage, j’ai dû prendre sur moi et faire un grand effort … quelle idée aussi », finis-je, en levant les yeux au ciel.

Vu l’état dans lequel je me trouvais, je réussis néanmoins à esquiver à la dernière seconde – et d’un cheveu – le verre doseur en plastique qu’elle me jeta à la figure, et qui finit sa course folle sur le carrelage. Moi qui avait perdu mon sourire l’espace d’un instant, il revint, encore plus narquois « Tu comptais faire quoi avec du pla-sti-que ? Me tuer, peut-être ? » Mes doigts se crispèrent sur le bord du comptoir. La deuxième crise de fou rire non loin. Toutefois, son hystérie a elle me calma rapidement. « Je ne rate jamais une raison de te faire chier, quelle qu’elle soit, ma chère. Tu devrais le savoir depuis le temps ». Le silence qui s’installa dans la pièce me fit revenir en arrière. A cette soirée. Ou je ne voulais pas sortir et que, finalement, je m’étais retrouvé en tête-à-tête avec l’ex-mari de ma cousine. Je ne comptais pas lui dévoiler ce qui avait été dit, notre conversation, et ce que Dorian ressentais encore vis-à-vis de sa / leur situation – ce n’était pas juste envers lui – mais m’empêche, juste pour la blesser davantage, j’avais décidé de le citer. « Pourtant, si. On a passé une soirée ensemble, à boire des verres, comme de vieux potes », reprenant ce qu’elle venait de dire. Ce n’était pas exactement ce qui s’était réellement déroulé, mais elle n’était censée le savoir ni obligée de connaître toute la vérité. Instinctivement, la voyant se rapprocher de la cuisinière, et surtout de la poêle, je reculais. Mettant une certaine distance entre nous deux. Un doseur en plastique, ok. De l’huile bouillante, non merci. « D’ailleurs, en quoi ça te dérangerais ? Et te concernerais ? Décidément, faut vite que tu trouve une solution à ta situation. Soit avec lui, ou un autre. Ou juste envoie-toi en l’air. Tu deviens de plus en plus invivable » Je restais toujours éloignés, suivant ses moindres mouvements. Je murmurais, tout bas, plus pour moi-même « Tout ça pour une histoire de mômes braillards ».


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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Ven 7 Avr - 22:48

sunday family meal
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A nous voir tous les deux dans cette cuisine… on aurait presque pu croire que tout allait pour le mieux : j’ai bien dit PRESQUE. Parce qu’à nous entendre… la scène prenait tout un autre sens. Nous étions loin d’avoir une petite conversation joviale entre deux proches… De toute façon, premièrement, on ne s’aimait pas du tout alors la discussion sympa, on pouvait y tirer un trait et, deuxièmement, nous portions bien le même nom de famille mais nous n’étions pas proches pour autant. Et en plus, il avait été adopté alors techniquement on n’avait jamais été de la même famille, et on ne le serait jamais de ce point de vue là – de toute évidence – et ce serait étonnant qu’on se considère réellement comme telle un des jours même en ne prenant pas en compte ce critère. Peut-être dans une autre vie… Et encore, ce serait tout aussi étonnant. Même dans une autre vie, il serait sûrement là à commencer à me faire une leçon sur ma relation avec mes parents. « Oh mais excuse moi d’essayer de faire plaisir à mes parents de temps à autres même si c’est pas très agréable. » Bon… ce n’était pas gagné, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas, ce serait apparemment toujours de ma faute mais on ne pouvait pas me reprocher de ne pas essayer… Enfin si, ma mère le pouvait elle : elle utilisait toujours le mot « ingrate » précisément. Enfin bref, il ne vaudrait mieux pas y penser… « MA VOCATION ?! »commençai-je à m’offusquer après sa folle suggestion que je devienne nonne. « Et arrête avec tes cousine à chaque fois, tu me tapes sur les nerfs. » ajoutai-je sans contenir mon agacement. Quand il s’agit de ma suggestion – celle qu’il aille à la messe lui – il partit dans un fou rire et je ne pus réprimer un soupir en levant les yeux au ciel. Au moins il y en avait un qui s’amusait ; je ne pouvais pas en dire autant. Et quand il réussit enfin à faire une phrase à peu près entièrement, je n’avais prêté attention qu’à la toute fin  : « J’irais droit en enfer, oui » N’écoutant même pas un traître mot de ce qu’il avait dit ensuite – et le coupant dans sa prise de parole aussi il me semblait –, je m’exclamai soudainement : « Ne te gêne surtout pas pour y aller ! Le plus tôt serait le mieux ! » Genre maintenant. Mais y penser n’exaucerait pas mon souhait pour autant, malheureusement.
Puis, il m’apprit – le moins aimablement possible bien entendu – qu’il avait croisé Dorian. Et là, j’avais eu de l’y emmener moi-même en enfer. Enfin… ce n’était pas un malheureux verre doseur, en plastique qui plus est, qui allait m’y aider… Et il ne m’avait même pas donné la satisfaction de toucher ma cible… En retour, j’avais eu droit à des moqueries. Encore. Remarque s’il avait été pris d’un nouveau fou rire, ça m’aurait donné le temps de trouver une meilleure arme d’attaque… Encore une fois, il ne m’avait pas donné cette satisfaction puisqu’il s’était calmé et me rappela son talent pour ne jamais rater la moindre occasion de bien me faire chier. « Ma chère ?  Sérieusement ? » Oui, je n’avais même pas pris le temps de commenter le reste : je ne le savais que trop bien mais je lui donnerais pas la satisfaction de lui donner raison. Puis maintenant qu’il avait mentionné mon ex-mari, la conversation resta plutôt centrer sur ce dernier pour un moment.   Je ricanai lorsque mon soi-disant cousin m’affirma qu’ils avaient bu quelques verres ensemble comme j’avais suggéré que ça n’était sûrement pas ce qu’il s’était passé, il n’y avait pas moyen… « Mais bien sûr, tu vas me faire avaler ça…. » Délaissant un instant, les pancakes dans la poêle, je jetai un regard méprisant à Landon. Bizarrement, il semblait plutôt sérieux. « Parce que c’est vrai en plus ? » Ne sachant pas trop quoi dire – c’était quand même surprenant, en sachant que tout le temps que nous avions été ensemble ils n’avaient jamais créés le moindre lien – je me retournais vers la poêle avant que je ne brûle quoi que ce soit. « « D’ailleurs, en quoi ça te dérangerais ? Et te concernerais ? Décidément, faut vite que tu trouve une solution à ta situation. Soit avec lui, ou un autre. Ou juste envoie-toi en l’air. Tu deviens de plus en plus invivable. Tout ça pour une histoire de mômes braillards» »  Je tournai la tête vers lui, le regard haineux – pour ne pas changer – avant de lui faire un très beau doigt d’honneur. « Mes histoires de couple ça ne te regarde pas d’abord.» Un couple qui n’existait plus de toute façon, si le divorce n’était pas une preuve suffisante, ma dernière rencontre avec Dorian le prouvait : notre querelle n’ayant jamais pris fin du coup… « Et en plus t’es clairement pas le mieux placé pour juger. Quand tu auras fêté tes 4 ans de mariage, et que tu l’auras vu partir en fumée juste pour une question de mômes braillards comme tu dis, on pourra en rediscuter.  » Je marquai une pause, feignant réfléchir. « Oh mais pardon ! Ce ne sera pas demain la veille… Monsieur vient à peine de se mettre en couple et n’arrivera sûrement pas jusque là… Quand en plus on sait que t’as changé de filles en quelques mois à peine mais que celle d’avant tu n’es même pas sorti avec, que c’est déjà fini avant même de commencer, juste parce que trop crétin pour comprendre ses sentiments. » Bon, honnêtement, c’était beaucoup mieux ainsi de mon point de vue. Il valait mieux que Janine soit épargnée. J’en aurais remercié le ciel même, si je croyais à toutes ces conneries du moins...
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Lun 10 Avr - 2:19

Sunday family meal.
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Si vous vouliez assister à un spectacle, et qui plus est gratuit, il vous suffisait de venir sonner chez la famille Saunders. Comédie inoubliable garantie, tellement c’en était pathétique. D’ailleurs, c’était encore étonnamment qu’on en était encore au stade de parler, et ne pas se jeter tout et n’importe quoi à la figure. Surtout avec tous les ustensiles qui se trouvaient dans la cuisine. Quelle idée de merde j’avais eu en mettant les pieds ici. Tout en étant parfaitement conscient de comment ça allait se terminer avec Elizabeth, mais étant persuadé qu’Erwann serait de la partie, il n’arriverait rien que par sa présence à calmer le jeu. Hors, il n’était pas là. Et la situation devenait de mal en pis. Je la laissais déblatérer, pour ne rien dire, comme à son habitude. Je ne réagis qu’à une seule chose. « De toute façon, quoique je fasse, avec toi, je te tape sur les nefs, alors bon, c’est pas pour autant que je vais arrêter, cousine », ce qui, je le savais, était vrai. Rien que ma présence, la mettait sur les nerfs, alors, ce que je disais, sincèrement, je m’en fichais royalement. Ce n’était pas mon problème, après tout. Je n’allais pas fermer ma gueule pour autant. Et surtout pas pour ses beaux yeux. Elle se prenait pour qui elle ? Que j’allais être son fidèle toutou à quatre pattes à obéir à ses moindres faits et gestes ? Non. Elle pouvait très bien me dire tout ce qu’elle voulait, ce qu’elle ne supportait pas chez moi – en l’occurrence tout – que je ne changerais pas d’un iota pour elle. C’était un tel cirque ! Ça en devenait risible à force. Comme si, elle se forçait à devoir à chaque fois se comporter d’une telle façon. A faire sa gamine capricieuse pour un oui et un non. Si, vraiment, elle voulait faire plaisir à tout le monde, comme elle le faisait avec ses parents, et avec brunch pour preuve, elle n’avait qu’à me foutre la paix. Une bonne fois pour toute. Disparaître de ma vie. A tout jamais. « Qui te dis que je n’y suis pas déjà ? », je faisais référence à sa dernière pique. Celle qui voulait que j’aille en enfer. A elle de l’interpréter comme elle le voulait. De moi, elle n’aurait aucune explication. Mais, d’un côté, il était vrai que je m’y trouvais déjà, en enfer. Non pas comme on pourrait le penser, dû à mon passé ou comme les gens qui rigolent à des blagues dont ils ne devraient pas, et ainsi de suite, mais, je me sentais quand même enfermé. En moi-même. N’arrivant plus à avancer comme je le voudrais, et pour moi, c’était le pire des supplices. D’être loin d’elle. De ne plus lui parler. Ne plus oser lui écrire, ne serait-ce que pour savoir comme elle était. A vrai dire, c’était pire que l’enfer. Et, honnêtement, ça me tuait à petit feu. Encore plus que la cigarette, et tout autre drogue que j’ai pu m’injecter dans le sang.

Haha, moi qui pensait, à peine quelques instant qu’il manquait un peu d’action et que c’était étonnamment que rien ne vole, je m’étais bien trompé. Voilà qu’elle venait de s’emparer d’un doseur en plastique, avant d’essayer, tant bien que mal, de me l’envoyer en pleine figure. Loupé. Je ne mis pas longtemps à la regarder, un sourire satisfait sur mon visage. Juste pour la faire sortir encore un tout petit plus de ses gonds. Sincèrement, c’était la première fois que je voyais Lizzie si furieuse envers moi. C’en était presque épidermique à ce point, et pourtant, impossible de savoir ce que je lui avais fait exactement. Je ne l’avais plus revu depuis plusieurs mois – depuis que je ne sortais plus – et je m’étais toujours comporté de la même façon avec elle, mais là, elle exagérait. Elle devenait complètement hystérique. Rien que quand elle m’avait ouvert la porte, et quand elle m’avait couru dessus, m’empêchant de sortir, j’avais senti que quelque chose ne tournait pas rond. Ce n’était pas normal. Toutefois, j’essayais de ne pas y penser. Pas de suite, du moins. La discussion changea du tout au tout, encore une fois, et, par ma faute, cette fois-ci, elle vira encore au pire. Comme si c’était encore possible. Quelle idée j’avais eu aussi de cité Duncan ? C’était trop tard de toute façon. Les bras croisés, j’hochais la tête, le plus sérieusement possible. « Oui, c’est vrai. Mais ne me crois pas, si tu n’en as pas envie. Après tout, ça ne va pas changer ma vie », répondis-je ensuite, avant de lever les yeux au ciel. Honnêtement, je m’en foutais complètement de sa vie sentimentale, même si je plaignais Dorian – pour le fait d’avoir réussi à rester marié avec elle, ou de son état actuel ? J’avais bien assez à faire avec la mienne, qui, fallait bien le dire, était inexistante et mensongère, par-dessus le marché. « Peut-être. Tu dois certainement avoir raison. Mais, tu vois, quand on se retrouve en plein milieu, à devoir supporter ta mauvaise humeur permanente depuis ton foutu divorce, si, ça me regarde ». Levant les yeux au ciel, pour bien lui faire comprendre le fond de ma pensée, et ensuite, je l’écoutais déblatérer. Me déplaçant légèrement, allant m’appuyer contre une armoire de rangements, nonchalamment, gardant toujours les bras croisés sur mon torse. Pendant son discours, du moins, je dus paraître perdu. J’avais froncés les sourcils, essayant de comprendre ce qu’elle voulait bien dire par là. C’était incompréhensible. Si en plus fallait avoir un décodeur avec nous …. Toutefois, je sentis mon cœur se contracter. Et je ressentis une légère douleur, et, quelques secondes, j’étais incapable de respirer. L’air de voulais plus sortir de mes poumons. Prenant une grande inspiration, j’essayais de gérer tant bien que mal – plutôt mal là – ce qui se passait intérieurement. Je posais mon regard sur elle, troublé, confus, perdu. Concentre toi, merde. « D’un, qui te dit que j’ai envie de me marier et d’avoir des gamins ? Sur ce point, je te comprends parfaitement, aussi étonnant que cela puisse paraître. Les bébés donc. Et effectivement, je n’ai pas le même vécu que toi, est-ce pour autant que je puisse pas donner mon avis ? Il ne me semble pas non », le plus dire restait à venir, j’avais presque peur de ce qu’elle allait me dire. Me répondre. Essayant de me convaincre que j’avais juste eu un coup de chaud. Rien de plus. « En français, ça donne quoi ton charabia là ? Non, ça ne sera pas demain la veille, le mariage. Et ce n’est pas parce que ça ne fait que quelques mois que je suis avec elle » Mensonge. « Mais là, j’avoue que là, franchement. Certes, je n’ai pas inventé la poudre, mais là, tu délires complétement. Je n’ai pas compris un traite mot. Comment j’ai pu changer de fille en quelques mois seulement ? Je te rappelle qu’avant Bonnie, je n’avais plus eu personne durant plusieurs années. Je ne sais pas ou t’as été chercher ça. Ensuite, attend … t’as bien dit : que celle d’avant, je ne suis même pas sorti avec ? Ok. Tu deviens folle. Faut réellement que tu te fasses soigner là, ton cerveau disjoncte complètement. Il faut que tu m’explique ton raisonnement, parce que là, j’suis complètement paumé … ». Ce n’était pas mon gendre de baisser ma garde, mon montrer vulnérable, et encore moins face à Lizzie, mais là, elle m’avait pris tellement de court, qu’il fallait que je comprenne. Si, toutefois, il y avait quelque chose à comprendre dans sa suite de mots. C’était tout bonnement illogique.

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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Lun 10 Avr - 20:06

sunday family meal
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Je pensais avoir tout vu… Fallait croire que non. Mon mari. Pardon ex-mari et Landon autour de quelques verres au bar. Et c’était qu’il me disait la vérité, on dirait. Bah oui… S’il avait raconté un mensonge juste pour me taper sur les nerfs et se marrer face à   ma fureur, il aurait déjà probablement chercher à faire reconnaître son exploit. C’en était pas moins rageant qu’il mentionne Dorian rien que pour… bah pour me faire rager – et l’objectif était très clairement atteint – quand ce n’était même pas ses affaires en plus… Enfin si. D’après lui, ça l’était. Pour une raison tout à fait ridicule et grotesque… « Mais je ne suis pas… » De mauvaise humeur en permanence depuis mon divorce ? Ce ne fut que lorsque je m’apprêtais à le nier que je me rendis compte qu’il n’avait pas tort. Pendant près de quatre ans, j’avais été très heureuse auprès de Dorian et maintenant que tout ce qu’o avait construit était en ruine et mon bonheur envolé, j’étais devenue plus grincheuse maintenant que j’y réfléchissais… Mais comme toujours je refusai de lui donner raison alors je lui dis ceci : « Va te faire voir ! » Ce ne serait pas la première fois que je l’insulte – ni la dernière certainement – et ça suffirait peut-être à changer de sujet. Quoique le meilleur moyen de le faire taire serait probablement de l’assommer. (Il devait y avoir un rouleau à pâtisserie dans un des tiroirs, dommage que je sois occupée devant la poêle…) Et il n’aurait pas été là à me juger, moi et mon mariage raté, comme si Monsieur savait de quoi il parlait.  « J’en veux pas de ton avis... » dis-je en lui jetant un œil. La vue me fit presque plaisir, il avait l’air tellement dépassé par la conversation et je n’avais pas hésité un instant à rajouter une  couche. Sans penser un instant que c’était sans aucun doute LE sujet à éviter. Et il n’était même assez malin pour comprendre où je voulais en venir en plus… « Et JANINE alors ?! » Un silence pesant s’installa soudainement dans la cuisine. Un silence que je brisai après avoir brièvement repris mon souffle (je m’étais époumonée à hurler ainsi le prénom de Janine). « Ose me dire que c’est mon cerveau qui disjoncte ! Mon cerveau va très bien. J’ai même eu plusieurs mois pour assembler toutes les pièces du puzzle.» Suite à ma dernière rencontre avec Janine, j’avais peu à peu reconstitué la tableau - la plus grosse pièce ayant été d’apprendre qu’elle en pinçait pour mon horrible cousin adoptif quand j’ignorais même qu’ils se connaissaient – et tout était devenu ainsi plus clair. Après avoir entendu sa version de l’histoire, j’avais réalisé que j’avais déjà eu un aperçu de celle de Landon, ce soir-là à la plage lorsqu’il était complètement étrange ainsi que ses propos. En fait, ça se rapportait à Janine. J’aurais préféré ne pas me rendre compte qu’au final Landon ressentait peut-être quelque chose pour elle, tout comme elle ressentait très clairement quelque chose pour lui… Du moins jusqu’à ce que je vois par mégarde cette publication Instagram. Pendant un instant, j’avais cru que la fille de la photo serait Janine – et ça m’avait mis sous les nerfs parce que c’était bien la dernière chose que je lui souhaitais – mais après avoir reçu son message, je m’étais forcée à rechercher la publication et ainsi apprendre que non, il s’agissait en réalité d’une autre fille – et là ça m’avait encore plus mise hors de moi parce que j’imaginais le cœur brisé de mon amie. J’en avais déjà tiré toute une conclusion. Si après si peu de temps il s’était mis en couple avec une autre, c’était que Janine n’était qu’une fille comme une autre. Et la pauvre s’était torturée pour rien… Voilà pourquoi j’étais si énervée. Tout comme mes histoires de couple n’avaient rien à avoir avec mon faux cousin, ses histoires de filles n’avaient rien à voir avec moi, vous me direz. Mais c’était devenu mon affaire depuis ce soir où Janine était venue dîner à la maison pour me demander conseil – je savais que ça aurait été un échec et que j’étais très mal placée pour…  – et un remède miracle pour les peines de cœur. « Je lui avais prévenu qu’il valait mieux laisser tomber en plus. La preuve… Tu es avec une autre.» Encore une fois, ce n’était comme si je souhaitais qu’il soit ensemble mais j’étais difficilement partagée entre le bonheur de savoir Janine hors de portée des sales pattes de Landon et la tristesse de la savoir brisée par toute cette histoire.
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Mar 11 Avr - 2:02

Sunday family meal.
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Comment la situation en était arrivée là, je n’en savais foutrement rien. Enfin si, j’avais ma part de responsabilité, ayant glissé le nom de Dorian dans la discussion, mais là … Je m’attendais tout sauf à ça. D’ailleurs, je dus me raccrocher à la table, pour ne pas flancher. J’avais passé de la confusion de son dernier délire, à d’autres sentiments, plus primaux. La colère, bien évidemment, se transformant en rage, la confusion, toujours, qu’elle ait prononcé ce nom – non, plutôt qu’elle l’a gueulé dans la pièce et qui a même résonné entre les murs, faisant bien durer la souffrance – et la tristesse, cette vieille amie qui me suivait partout depuis des mois. Je restais silencieux. Assimilant ce qu’elle venait de dire. Mais ça n’avait ni queue ni tête. Premièrement, Janine. Comment diable la connaissait-elle ? Et pourquoi, si soudainement, l’incruster entre nous ? Alors que nous étions déjà à deux doigts de nous estropier, elle venait de commettre une erreur monumentale. Je me retins encore plus, mes doigts devenant blancs, à force d’être crispé contre le comptoir. Mieux valait ça plutôt qu’ils se retrouvent autour de son cou. Je savais que j’en serais incapable. Certes, j’avais un tempérament violent. Mais avec les autres hommes. Je m’étais toujours contrôlé avec les femmes, et, même si, à l’instant présent, rien que le fait qu’elle ait osé prononcer son nom en ma présence, mais cousine ne l’était plus et je me voyais déjà lui fracasser le crâne contre le mur. Ce que je ne fis pas. Je dus puiser au fond de moi pour garder mon sang-froid. Et puis merde, elle parlait de quoi ? C’était trop simple de mettre Janine sur le tapis, sans rien dire. Juste comme ça. Tiens, dans ta gueule. Je levai mon regard vers elle, furieux, assassin, et le plantait dans le sien. « Janine ? JANINE ? comment ça, Janine ? Tu la connais ? », je n’avais qu’une seule envie. M’avancer vers elle, la secouer de toutes mes forces. Qu’elle accouche. Je pointais un doigt vers elle, menaçant. Le regard encore plus sombre. « Comment tu oses prononcer son nom ? Le salir de la sorte ? » Mon sang ne fit qu’un tour. La rage s’emparant de tout mon corps. De mon âge. Suivi de la tristesse, jamais loin. C’était surtout elle, qui me faisait réagir de la sorte. Elle qui dirigeait ma vie. Mais n’ayant jamais su la gérer correctement, elle se transformait indéniablement en colère.

Je pris une grande, très grande, inspiration. Puisant l’énergie qui me restait au fond de moi-même pour me concentrer, et fermais brièvement les yeux. Les rouvrant, ils se posèrent directement sur la jeune femme. Qui ne se rendait toujours compte de rien. Du moins, pas de ce qu’elle venait de déclencher. « Elizabeth », c’était très rare que je l’appelle de la sorte. La plupart du temps, c’était juste cousine, parce que je savais qu’elle n’aimait pas que je j’affuble de ce titre, et, d’ordinaire, quand j’utilisais un prénom, surtout le sien, c’était une mise en garde contre un potentiel danger. C’était du sérieux. Si elle analysait la situation correctement, elle comprendrait qu’elle venait de dépasser la limite infranchissable. « Tait-toi. Ne prononce plus un seul mot. Aucun » Sauf que, à peine avais-je finis ma phrase, qu’elle embraya. Mauvais timing. Toujours ce foutu timing. Je n’en tins pas compte. Car, je savais, qu’elle n’était pas suicidaire, et que, elle allait certainement suivre mon conseil. « Me laisser tomber ? C’est quoi ces salades ? C’est qu’en plus … » Je n’en croyais toujours pas mes oreilles, et oui, j’avais toujours de la peine à tout assimiler. « Si j’apprends que tu y es pour quoique ce soit dans cette histoire, que tu as une part infime de responsabilité, tu es morte » Et pas qu’à mes yeux. « Et merde. Fous-moi la paix avec cette histoire de couple. D’abord avec le mariage, et maintenant ça. Tu ne connais rien de rien. Et encore moins ce qu’il se passe avec Janine. Et, pour ta gouverne, et pour que tu me lâches la grippe avec ça dorénavant, je.ne.suis.pas.en.couple. Est-ce bien clair ou il faut que je te le dise dans une autre langue ? » Je fulminais, me faisant presque peur à moi-même. Avant que la situation s’aggrave, je me dirigeais vers la porte de la cuisine, lançant un dernier regard vers ma cousine. « Il vaut mieux pour tout le monde que je parte. Pas besoin de me raccompagner, je connais le chemin » Et je la plantais là, dans la cuisine, alors qu’une petite odeur de brûlé s’élevait de la poêle. Au lieu de me diriger vers la porte d’entrée, comme annoncée, j’allais plutôt au salon. Je n’étais pas en état de rentrer chez moi, et surtout pas de conduire. A la place, je fouillais dans quelques tiroirs du salon avant d’en extirper une bouteille de whisky, et, celle-ci en main, j’ouvris en grand la porte de la baie vitrée, donnant sur le salon, et je sortis à l’air libre, la faisant claquer, au point que les vitres en tremblèrent. Dévissant le goulot, je pris une grande gorgée de la boisson ambrée, avant de m’allumer une cigarette, la main tremblante. J’avais besoin de taper. De cogner. D’extirper la rage. Sans surprise, mon poing vint taper dans le mur extérieur, ce qui calma, un court instant, le tourbillon d’émotions que je ressentais en moins, remplacé par la douleur. Finalement, je me laissais glisser par terre, tomber, et, le visage entre mes mains, les yeux fermés, je ne m’étais même pas rendu compte que quelques larmes coulaient le long de mes joues.

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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Mar 11 Avr - 18:57

sunday family meal
Landon & Lizzie

Je confrontai sans broncher le regard assassin de Landon. Je ne me souvenais d’ailleurs pas qu’il m’ait déjà jeté un tel regard par le passé. Fallait dire que, jusqu’à maintenant, je n’avais jamais vraiment réussi à l’atteindre par mes propos. J’avais apparemment trouvé un point sensible... Dire qu’il y avait quelques mois de cela, j’étais toute aussi surprise que lui d’apprendre que Janine était une… connaissance mutuelle. Et il le prenait tout aussi bien que moi, autrement dit absolument très mal. Je secouai la tête tout en levant les yeux au ciel à sa question quelque peu idiote. Je n’avais pas pu m’empêcher de jouer la carte de l’ironie tellement elle était risible sa question.  « Moi ? Jamaaiiis. J’ai juste pris un prénom au hasard parmi les milliers qui existent et  je suis tombée par le plus grand des hasards  pile sur celui qui te ferait réagir. » Incrustant de nouveau mes prunelles dans les siennes, je repris plus sérieusement. « Bah oui, je la connais. J’ai été toute aussi surprise d’apprendre que tu connaissais Janine toi aussi, crois-moi ! » J’avais même fini par péter un câble quand j’étais à cent pour cent sûre que nous parlions toutes les deux du même Landon. Landon qui me menaçait maintenant du doigt. Ce ne fut pas pour autant que je me sentis intimidée –encore moins par son accusation qui disait que je salissais SOI-DISANT le prénom de Janine – et je retins donc difficilement un éclat de rire. Il avait beau croire que je délirais mais, de mon point de vue, c’était lui qui était plongé en plein délire. Certes, je pouvais avoir la bouche sale et me montrer grossière par moment – sous le coup de la colère et/ou sous l’effet de l’alcool – mais ce prénom je ne l’avais jamais prononcé – ou hurlé dans ce cas - de façon à le dévaloriser, bien au contraire puisque j’avais une certaine affection pour elle. (Je commençais juste à regretter de ne pas le lui avoir montré comme il se le devait la dernière fois que je l’avais rencontré d’ailleurs.) « Je ne le salis sûrement pas plus que toi… » Cette phrase, je ne l’avais pas pensé à mal… Je l’avais juste très mal formulé. Pour une fois que je n’avais pas foncièrement l’intention de le dénigrer… Au lieu de ça, j’avais donc un peu plus d’huile sur le feu et l’avait probablement provoqué encore plus. Même très sûrement. Son « Elizabeth » me donna presque des frissons dans le dos. En tous cas pas suffisamment pour que j’arrive à me taire – parlant sans vraiment réfléchir à ce que je disais et aux conséquences que cela pourrait avoir – quand il me le recommandait fortement… Je ne restais pas plus longtemps insensible à sa colère, la violence de sa réaction finissant par m’atteindre jusqu’aux os. Commençant à regretter d’avoir abordé le sujet, je gardais toutefois la tête haute lorsqu’il s’agit de répondre à sa menace de mort – et les nouvelles accusations qui allaient avec –, la voix toutefois quelque peu tremblante. « Tu as tout fait tout seul comme un grand. Crois-moi.» .Et je n’avais jamais été aussi sincère avec lui qu’à cet instant. De toute façon, j’avais été au courant de l’histoire bien après qu’il ait déjà tout gâché – un miracle que je ne le lui ait pas formulé ça ainsi, histoire de m’attirer ses foudres encore plus que je l’avais déjà fait… – puis comme si j’avais le temps de m’occuper de ses affaires moi, je m’en sortais à peine avec ma propre vie… (Même si je n’avais pas hésité une seule seconde à me montrer très claire à propos de mon opinion sur le sujet avec la principale intéressée…) Suite à la révélation qui suivit, mes yeux s’écarquillèrent de surprise. Et j’en oubliais son attitude menaçant un instant. « Comment ça, t’es pas en couple ?! Je l’ai vu la photo et… » Et ça tout comme Janine, je faillis ajouter, mais pour la première fois dans cette foutue conversation, je pris le temps de réfléchir à ce que j’allais dire. Insérer Janine de nouveau ne serait apparemment pas très judicieux. « Et le message était assez clair… » me rattrapai-je rapidement.  « Puis oui de toute façon, ça me regarde pas, je veux surtout pas savoir. » Et là encore, j’étais sincère. La dernière chose que je souhaitais apprendre, c’était bien que la photo, le commentaire du dessous, et tout le reste ce n’était qu’une mascarade. Parce que, menace de mort ou pas, je n’allais certainement pas me contrôler en pensant que Janine souffrait à cause d’un immense mensonge. Et c’était bien ce qu’il sous-entendait par là non ? Qu’il s’agissait d’un mensonge ?  Mais quel connard… pensai-je alors qu’il prit son départ. Et alors que je continuais à le traiter de tous les noms intérieurement, je prêtai enfin attention à cette foutue poêle d’où émanait une odeur de brûlé. « Et merde, fais chier ! » criai-je à l’intention des pancakes complètement cramés qui reposaient dans ladite poêle. Je balançai le tout à la poubelle – enfin les pancakes – tandis que la poêle je la balançai dans l’évier, l’idée de quitter moi aussi cette foutue maison avant d’avoir à supporter les reproches et jérémiades de ma mère… Jusqu’à ce que j’entende claquer non pas la porte d’entrée mais la porte vitrée du salon. Instinctivement, je me ruais hors de la cuisine, traversai à grande enjambée le salon et ouvrit tout aussi violemment la porte qui finirait probablement par rendre l’âme à ce rythme…
L’observant très brièvement assis par terre, je tentai d’attirer son attention puisqu’apparemment il ignorait ma présence malgré mon entrée plutôt inratable. « AHEM. » Il ne réagit pas pour autant. Et là, ne supportant pas d’être ainsi ignorée, j’explosai, beuglant ce qui me vint à l’esprit sur le moment. « MAIS BORDEL QU’EST-CE QUE TU FOUS LANDON ?! SI TU VOULAIS JOUER AU CONNARD, BRAVO ! C’EST RÉUSSI ! EN TOUS CAS PLUS QUE D’HABITUDE. » J’en étais revenu à l’histoire de la photo, histoire que vous suiviez… « QUAND JE TE DIS QUE TES CONNERIES TU LES FAIS TOUT SEUL COMME UN GRAND SANS L’AIDE DE PERSONNE ! FRANCHEMENT MÊME SI J'AVAIS ESSAYE, J’AURAIS PAS PU FAIRE MIEUX QUE TOI ! ENFIN PIRE J’DEVRAIS DIRE. ALORS MES PLUS SINCÈRES FELICI… » Landon daigna enfin lever la tête et je fus soudainement déstabilisée… par son visage inondée de larmes. « Oh. » Choquée, je restai bouche bée, dans l’incapacité d’articuler le moindre mot supplémentaire. Pour ça, il aurait déjà fallu savoir quoi dire. Parce ce jamais, au grand jamais, j’aurais cru voir un jour Landon… pleurer ? Et il n'y avait pas à dire, j'étais prise de court sur ce coup-là, moi qui d'habitude ne restais pas sans réaction.
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Mer 12 Avr - 2:55

Sunday family meal.
Lizzie&Landon


Mort. Voilà ce que j’étais. Intérieurement du moins. Plus rien n’avait d’importance. Je savais que j’avais tout foiré. Depuis bien longtemps. Je savais aussi que j’aurais dû arranger la situation, au moins lui écrire, malgré le fait que je lui avais demandé de me laisser du temps. Ce qu’elle avait respecté. Je lui devais bien cela. Toutefois, dans ma tête, tout était confus. Chacun avait sa part de responsabilité, selon moi, et je n’avais jamais vraiment regardé plus loin que le bout de mon nez. Tu as tout fait tout seul, comme un grand. Crois-moi. Je me répétais ces mots prononcés par Lizzie depuis qu’ils étaient sorti de sa bouche. Ils repassaient en boucle dans ma tête. Je ressentis la même douleur que si on m’enfonçait un poignard dans le ventre. Encore et encore. Ils faisaient mal. Surtout d’ouvrir les yeux. De se rendre que oui, elle avait raison. Tout était de ma faute. La mienne. Pas la sienne. Et j’avais tout fait foiré. Mon plus bel échec. Sous toutes les coutures. Je m’étais abstenu de répondre, ne voulant pas empirer la situation encore plus, sachant pertinemment que je n’étais pas sûr que j’aurais réussi à me retenir. Retour case prison. Pour assassinat. J’avais donc pris sur moi. Ne surtout rien montrer. Alors que ces mots avaient été droit au cœur. Me blessant. Et la suite, je l’avais compris tout seul. Pas besoin d’être Einstein. Je savais très bien ce qu’elle allait dire, et que, finalement, elle avait tu. Elle avait vu la photo. Tout comme les autres abonnés instagram. Dont Janine. Je n’avais pas réfléchi. Acceptant l’accord avec Bonnie. Rendre jaloux son ex. Rendre jalouse Janine, par la même occasion. Faire d’un pierre deux coups. C’était le but. Sauf que je n’avais pas eu de nouvelles. Rien. Silence radio. Je n’avais pas pensé que cette photo aurait pu la blesser. C’était du moins ce que ma cousine sous-entendait. Le visage toujours enfoui dans mes mains, je n’entendis pas la porte vitrée s’ouvrir, et claquer pour la deuxième fois en l’espace de cinq minutes. Le Ahem, par contre, lui, a bien été entendu. Je ne bougeais pas pour autant, espérant qu’elle me foutrait la paix. Qu’elle m’oublierait.

Loupé. Je regardais droit devant moi, les yeux rougis, serrant les poings. L’écoutant hurler à mort. Une fois sa litanie finie, je tournais la tête vers elle, fulminant de rage. Sauf qu’apparemment, ça n’avait pas l’effet escompté. Lizzie était là, devant moi, bouchée bée. Je ne la lâchais pas du regard, avant de me rendre compte. Rapidement, je séchais les larmes qui coulaient sur mes joues, avec les manches de mon pull, et je me levai. M’approchant d’elle. « Tu as fini ? Ou tu veux encore rajouter une couche ? Quoique tu peux bien t’époumoner comme tu veux, je le sais déjà ! T’as beau me reprocher tout ce que tu veux, même ton divorce, je m’en fous. JE LE SAIS. Le nombre de fois que tu m’as déjà traité de connard, je pense avoir compris à la longue ». Je jetais ma cigarette, oubliée, qui s’était éteinte, avant d’en rallumer une deuxième. J’avais besoin d’occuper mes mains. « C’est bon, tu as eu ton petit plaisir de ta journée ? De ta vie, même ? Vas-y, jubile. Et profite. C’est la première et la dernière fois. Et si j’étais toi, je prendrais cet avertissement au sérieux ». La colère avait à nouveau remplacé la tristesse. Un effet Elizabeth certainement. Ou il fallait que j’extériorise, tout simplement. Je m’approchais encore un peu plus d’elle, profitant de la dominer de tout mon haut, tandis qu’elle était toujours stupéfaite et qu’elle n’avait pas bougé d’un pouce. « ça t’en bouche un coin, hein ? De me voir au fond du bac ? Continuant à creuser encore plus loin. Et cerise sur le gâteau, à me voir pleurer. Petit conseil, efface ce souvenir rapidement de ta mémoire »

Je me reculais, remettant de la distance entre nous, tirant sur ma cigarette avant de reprendre une gorgée de whisky, directement au goulot, n’ayant pas emporté de verre avec moi. « Il me semblait pourtant t’avoir fait comprendre de me foutre la paix, tout à l’heure. Tu comprends seulement ce qui t’arranges, et, si mes souvenirs sont bons, tu as aussi dit que cette histoire ne te regardais pas et que tu ne voulais surtout rien savoir. ALORS EXPLIQUE MOI CE QUE TU FAIS LA ? C’est ma vie, pas la tienne. Je pense que j’ai encore le droit de la mener comme j’en ai envie. Toi aussi, t’es comme elle ? T’as besoin de me rabaisser encore plus, pour te dire que, finalement, ta vie n’est pas si mauvaise qu’elle en a l’air ? » Je m’interrompis, histoire de remettre mes idées en place, vainement, et pour reprendre ma respiration. « Et puis merde. Tu sais quoi, Elizabeth. Ta vie n’est pas mieux. T’en est presque comique là, de me traiter de connard, sans rien connaître. Mais tu sais quoi ? Tu ne vaux et tu n’es pas mieux. Regarde-toi dans un miroir. Certes, pas du même niveau que ce que j’ai fait, mais tu n’es pas loin derrière. Rien qu’à voir ce cher Dorian. Alors, avons de faire la morale aux autres, remets-toi en question ». Nouvelle gorgée de whisky, nouvelle bouffée de cigarette. « Surtout que tu n’es pas un modèle. Regarde ou tu en es. A trente ans, divorcée. T’as tout foutu en l’air et tu n’as rien fait pour remédier à la situation. Tellement t’es bornée à toujours avoir raison, et le dernier mot. Et tu sais quoi ? On n’a pas tous envie d’avoir une vie bien rangée, comme la tienne. Ta morale ? Je m’en passe bien volontiers. Merci. Au revoir. »

J’avais à nouveau le besoin de cogner dans quelque chose, mais c’était une mauvaise idée. Je sentais toujours mes doigts m’élancer, de temps à autre. Et pas devant elle. Je croisais les bras. Prêt à encaisser. « Vu que tu es là, et que tu ne voudras certainement pas en rester là, la preuve, t’es censé en avoir rien à foutre, et pourtant, tu m’as suivi jusqu’à dehors, ce qui en dit long sur toi. Je vais te donner ce que tu veux. Pour que tu me lâches, que tu me fouettes la paix une fois pour toute. J’irais droit à l’essentiel. Depuis novembre – décembre, je ne mange, ne dors et ne sors plus. Tout ça à cause de ces putain de sentiments. A cause de mon comportement de connard. Je pense que j’ai déjà assez payé comme ça, sans que tu ais besoin de rajouter une couche ». Il fallait que je fasse quelque chose, mais quoi ? Bonne question. J’allais m’assoir près de la table de jardin, regardant dans la vie. Baissant la tête. « Je n’ai pas choisi de tomber amoureux. De l’aimer ». Première fois que je prononçais réellement ce que je ressentais au plus profond de moi à vive voix. Je tournais la tête vers elle, ne lui donnant pas le plaisir de me voir pleurer une deuxième fois « Maintenant, si tu veux bien, et connaissant une bonne partie de l’histoire, FOUS LE CAMP. Je partirais sous peu ». Ne rendant compte que je n’ai pas tout dit, je me raclais la gorge, avant d’ajouter « Mea culpa. J’ai oublié. Madame la curieuse. Non. Je ne suis pas en couple. Et ce n’était pas mon idée »

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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Mer 12 Avr - 19:43

sunday family meal
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A bien y repenser, c’était ridicule… J’étais préparée à toute éventualité à chacune de mes "discussions" mouvementées avec Landon : moqueries, sarcasmes, et autres conneries du genre  je ne manquais jamais d’y répondre en en faisant tout autant. Et j’usais même parfois, et même assez fréquemment, de moyens beaucoup plus impulsifs, de beaucoup plus violents pour être tout à fait claire. (Ce n’était pas toujours une réussite comme l’avait démontré l’échec du verre doseur qu’il avait su éviter… Mais ça valait le coup d’essayer puisque parfois je ne ratais pas mon coup, comme la fois où je lui avais écrasé les pieds avec le talon de mes chaussures.) Pourtant, lorsque pour une fois je faisais face à un une réaction beaucoup plus… comment dire ? humaine ? de sa part et j’étais sans armes. Du moins sans mots, c’était certain. La dernière fois que j’étais restée ainsi comme une idiote, pétrifiée par la stupéfaction, c’était lors de ma dernière rencontre avec Dorian, lors d’un discours assez étonnant sur l’image qu’il avait de moi comme une « maman ourse » (ça faisait bien quelques mois déjà mais je m’y étais pas fait à l’idée pour autant d’ailleurs…) Bref… Tout ça pour vous faire comprendre que pendant l’espace de quelques instants, j’avais perdu le fil. Je voyais très bien que Landon s’était remis de ses émotions – enfin pas vraiment, il avait juste essuyé ses larmes – et qu’il me hurlait dessus – on s’engueulait déjà tout le temps de toute façon – mais je n’en comprenais pas un traître mot, un peu comme dit dans l’expression «  rentrer par une oreille et ressortir par l’autre… » J’avais repris mes esprits à peu près au moment où il me conseillait d’effacer ce souvenir rapidement de ma mémoire. Comme si c’était possible… avais-je alors pensé, n’en revenant toujours pas.
Secouant la tête comme pour vérifier que j’avais encore la tête sur les épaules, je me concentrai sur la suite tout en le lâchant pas une seconde du regard. Je n’en avais pas raté une miette, pas un moindre détail. Des détails tels que la bouteille de whisky dont je n’avais pas remarqué la présence jusqu’à maintenant et qui me rendait bien perplexe vu que j’ignorais sa provenance. Quoique, j’avais peut-être une idée… Pas le temps d’y réfléchir plus longtemps, j’avais mieux – enfin mieux… pas vraiment non… – à faire : écouter son immense monologue tout en affichant un air blasé. Un monologue que je pouvais résumer en quelques mots : un fouillis de fausses accusations. Voilà qu’il commençait à mélanger les choses, m’accusant de toute évidence des "fautes" de Janine, sinon rien de bien nouveau. Ou presque. Pour la seconde fois de la matinée, il mentionnait mon ex-mari et le mal que je lui aurais fait, suggérait-il. Si cette dernière accusation me rendait furieuse, elle m’avait également causé un pincement et au cœur et me rendait tout particulièrement mal à l’aise, pour une raison qui m’était inconnue. Je voulus y répondre ; Landon ne m’en laissa pas le loisir pour plutôt me dépeindre sans aucune pitié la femme que j’étais aujourd’hui. A ce moment précis, j’avais préféré détourner le regard, le menton soudainement pris par des tremblements. Et je ne saurais dire si c’était du à la colère ou s’il s’agissait d’une manifestation physique d’une envie tout aussi soudaine de pleurer. Il n’y a que la vérité qui blesse… et la vérité je venais de la recevoir en pleine gueule : j’étais devenue pitoyable. Mon orgueil blessé, j’avais fini par en placer une ; je préférai toutefois ne pas aborder le sujet de ma pitoyable personne. « Merde !  Elle vient d’où votre obsession à croire que je vous oblige à avoir une petite vie bien rangée ? » Le vous incluait Janine qui m’avait affublé du même discours. Quand tout ce que j’avais souhaité, c’était lui conseiller du mieux que je pouvais sur UN aspect de la question et non pas en remettant en cause sa vie toute entière comme elle avait semblé le croire apparemment.
Après tout ce qu’il avait dit déjà, j’avais cru qu’on en resterait là. Néanmoins Landon s’était transformé en orateur du dimanche – jeu de mot involontaire – et n’en finissait plus. Je commençais presque à le prendre en pitié pour les fois où les rôles étaient inversés… PRESQUE. Et c’est reparti… Je roulai des yeux. Et ça se plaignait, et ça se plaignait encore et ça… Je faillis m’étrangler en entendant l’aveu de ses sentiments les plus sincères pour Janine : c’en aurait été presque touchant si ça n’avait pas été lui…  Il pensait vraiment que j’allais me casser comme ça, sans rien dire après m’avoir balancé ça… Et le fait qu’il n’était pas en couple. Et le fait que la photo n’était même pas son idée… De mieux en mieux. Pour une fois pour autant, je ne me mis à gueuler comme je le faisais toujours : je ris, nerveusement sans aucun doute, mais est-ce ça avait de l’importance après tout ? Reprenant brusquement mon sérieux, ainsi que mon assurance passagèrement ébranlée, je repris les rênes de notre échange. « Ah bah si c’est comme ça que tu aimes quelqu’un, j’aurais pas voulu voir comment tu l’aurais traitée si tu ne l’aimais pas. » Et toc. « Et puis moi au moins tu vois, quand je fais du mal à quelqu’un que j’aime... C’est bien ce que tu as voulu me dire en mentionnant mon ex, que je lui ai fait du mal, on est d’accord ? Je le fais en face. Je fais pas comme toi : suivre la première putain de mauvaise idée qu’on te souffle à l’oreille et lâchement publier un mensonge sur Instagram. C’est tellement facile de se cacher derrière un écran quand t’as pas les couilles d’affronter la situation. Et tu peux maintenant pleurer, dire que tu l’aimes soi-disant, ça sert à quoi maintenant hein ? A rien ! Rien du tout. Tu peux tout aussi bien te noyer dans cette putain bouteille de whisky que le résultat resterait le même. » Je secouai la tête, mécontente. Ce n’était même pas comme si j’aurais souhaité qu’il sorte avec Janine mais enfin… l’idée aurait été la même avec une autre fille. « Ah mais pardon. On en veut pas de mon avis de toute façon. Parce que j’impose ma vie bien rangée à tout le monde qu’il paraît. » Je l’avais très mal avalé… Enfin pas plus que la vérité que la vie que je menais aujourd’hui. « Et non, je ne suis pas un modèle… » Mon menton recommença à trembler, je ravalai même un sanglot. « Mais t’es la dernière personne qui peut me le reprocher. » Je haussai la tête, puisqu’il n’était pas demain la veille que je ravalerais ma fierté devant Landon. Et je ne lui ferais pas le plaisir de lui montrer à quel point ses mots m'avaient en réalité profondément blessé.
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Jeu 13 Avr - 1:09

Sunday family meal.
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Pourquoi m’étais-je lancé dans ce genre de discussion ? Et de surcroit avec elle ? Alors que je savais pertinemment que ça allait mal se terminer. Que des vérités allaient être dites, de part et d’autre. Chacun de nous restant campé sur nos positions, et enregistrant seulement ce qu’on voulait bien entendre. A moins d’y mettre un terme, nous ne trouverions jamais un terrain d’entente. Je m’étais surpris moi-même, de lui dire tout ce que je ressentais. D’une part, cela faisait du bien de vider son sac, mais je n’aurais pas pu tomber sur pire interlocutrice. J’en avais déjà parlé, avec ma meilleure amie, ainsi qu’avec Dorian – même si, pour lui, la situation avait été résumé – pourtant, autant d’eux n’avaient porté un jugement. Avec Elizabeth, c’était autre chose. Elle n’en loupait pas une miette et surenréchissait encore plus. Remettant tout en cause. Pointant là où ça faisait le plus mal. Jamais elle ne pourrait comprendre, et jamais elle n’essayera. Du moins, pas avec moi. C’était la seule chose dont j’étais sûr à l’instant présent.

« Peut-être parce que c’est l’impression que tu donnes ? » J’arquais un sourcil, réfléchissant aux mots qu’elle venait de prononcer. A ce votre. Apparemment, je n’étais pas le seul à penser de même. Bien que curieux d’en savoir plus, je ne posais aucune question sur l’identité de l’autre personne. « Si j’ai bien compris, je ne suis pas le seul, qui le dit. Ce qui, en soi, en dit long. Je pourrais comprendre, si j’étais le seul, que j’aurais peut-être tort, apparemment pas … Et dans ces cas-là, ma chère, c’est que quelque chose cloche chez toi. » Je secouais la tête. « Tu ne t’en rends pas compte, mais oui, c’est bien ce que tu veux. Dès qu’on a une vie différente de la tienne, tu juges, systématiquement. Si quelque chose ne va pas dans ton sens, c’est pareil. Si on n’a pas une maison, un conjoint, et même un chien, on a une vie de merde. C’est bien ce que tu insinuais non, à la plage ? Mets-toi une bonne fois pour toute dans le crâne, que des gens n’ont pas besoin d’avoir une vie comme la tienne pour être heureux. Et fous la paix à ceux qui ne rentrent pas dans ton moule » Je jetai mon mégot par terre, notant mentalement de ne pas l’oublier. De le ramasser avant de partir. Je n’avais pas pensé d’embarquer un verre ou un quelconque support pouvant me servir de cendrier. Honnêtement, je pensais déjà être chez moi. « De toute façon, je vais m’arrêter là. C’est impossible d’avoir une discussion censée avec toi. Surtout sur ce sujet. Tu as toujours raison. Tu ne changeras jamais d’avis. Je n’ai pas envie de perdre encore plus mon temps pour rien. Peut-être qu’un jour tu te remettre en question, et là, tu te rendras compte, de comment tu agis vis-à-vis des autres ».

Je la laissai parler, comme elle venait de le faire avec moi. Par simple politesse. Tout en me questionnant, arquant un sourcil. « Comment je l’aurais traitée ? » Elle jouait à quoi, là, exactement ? « Encore une fois, à croire que t’es bouchée, tu ne connais pas toute l’histoire. Tu ne sais pas comment je suis avec elle. Comment je me comporte. J’ai merdé, ok ? Et je l’ai bien compris, pas besoin de le rabâcher à longueur de temps. Sauf que, le jour où quelqu’un te dira la même chose qu’elle a pu me dire, je serais bien curieux de voir ta réaction. J’ai beau être rancunier, mais alors toi … t’es loin au-dessus. Déjà que tu n’acceptes aucune remarque, alors te dire qu’on traîne avec toi seulement parce que ça te donne l’impression d’avoir une meilleure vie … Tu l’aurais certainement plus mal pris que moi. » Je soupirais, reprenant mon souffle « Alors oui, je suis le dernier des connards, en acceptant – pour faire plaisir à une amie – d’être en couple. Oui, j’ai surenchéri, profitant de la technologie. Je n’avais pas trouvé d’autres moyens. Il fallait qu’elle souffre tout autant que j’avais souffert. La faire réagir, par n’importe quel moyen ? Et tu sais quoi ? Ça n’a servi strictement à rien. » Les larmes menaçaient de nouveau de couler. Je reniflais, passant de nouveau ma manche autour des yeux, tout en me concentrant sur autre chose. J’avais déjà craqué une fois. Devant elle. Pas deux. C’était exclus. « J’ai pas les couilles d’affronter la situation ? Laisse-moi rire. Je l’ai affronté la situation. J’ai même essayé de faire un effort. Là encore, pour rien. Mets-toi deux secondes à ma place, merde, quoique non, tu ne peux pas. Mademoiselle je fais mieux que tout le monde. Tout comme je sais très bien que ça ne sert à rien de se lamenter. Je le suis depuis le début, que j’ai tout gâché, sauf que je ne m’en rendais pas compte. Ce n’est plus tard, que j’ai vraiment pris conscience des sentiments que je ressentais … Alors, là morale à deux balles, tu peux te la garder. JE.SUIS.AU.COURANT. Je n’ai tout simplement plus la force de faire semblant. On n’est pas tous fort comme toi, Eli’, on a pas tous eu une vie de rêve en venant au monde. Une famille aimante, et tout ce qui va avec. Alors que je pense que, si j’ai envie de me plaindre, c’est mon problème, que ça te plaise ou non. » J’en avais marre, j’étais lasse. Fatigue. Tout refaisait surface. D’un seul coup. J’avais bien conscience que tout ce que je disais, n’avais ni queue ni tête. Sans utiliser un filtre. Tout ce qui me passait par la tête, sortait directement par ma bouche. Sans contrôle. En bordel. Pas grave. C’était le cadet de mes soucis. J’avais détourné les yeux, regardant un point fixe dans le jardin, avant de reporter mon attention sur elle. « Juste une question, et après je m’en vais. Pourquoi tu fais tout ce cirque pour … rien ? Tu montes sur tes grands chevaux parce que j’ai osé mentir ? Tu t’emportes à ce point, pour une histoire qui ne te regardes même pas ? Et non, tes réponses du genre : t’es trop con pour comprendre, tu peux te les garder et te les mettre ou je pense » Je me levai, m’avançant vers elle, les bras croisés.

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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Jeu 13 Avr - 19:50

sunday family meal
Landon & Lizzie

J’avais bien choisi mon mot. « Obsession » C’était exactement ça. Il était obsédé à croire que  j’obligeais les gens à… peu importe ce qu’il pensait ce que c’était qu’une vie bien rangée selon moi – oui enfin selon lui parce que moi j’en avais pas la moindre idée, on peut pas dire que ma vie était un succès jusqu’à maintenant – genre il avait une foutue idée de ce que je voulais dans la vie quand moi je l’ignorais. « C’est pas ce que je veux ! » Je ne voyais pas trop pourquoi je me bornais à le dire – mis à part en raison du fait que j’étais bornée – parce que franchement il n’allait sûrement pas en prendre compte. Pourtant, j’insistais. « Puis c’est pas comme si il y avait une recette miracle au bonheur. Une maison ? On peut très vivre confortable sans en habiter une. Se marier ? Vu que j’ai raté mon mariage, je ne vais probablement pas affirmer que c’est toujours la meilleure chose à faire. Un chien ? J’en voulais même pas moi d’un chien ! C’est Dorian qui l’avait désiré. Parce que non, j’impose pas toujours ma volonté comme tu le penses sinon on aurait jamais adopté Roxxie. Alors tu vois, je ne vois vraiment pas en quoi je vais imposer ça aux autres quand ce ne sont même pas des choses que moi je souhaite absolument. Je pige pas. » Et je ne pigerai sûrement jamais. De toute façon, je passerais encore une fois pour celle qui a toujours raison juste parce que je me défendais d’une accusation…
Non seulement, il prétendait savoir ce que je voulais mais en plus il saurait apparemment quelles seraient mes réactions à telle ou telle situation qu’il aurait pu lui-même vivre. La bonne blague… « Si tu le dis. » m’étais-je contentée de répondre, me gardant d’ajouter que peut-être il aurait du mieux écouter le reste de ce Janine lui avait dit ce jour-là au lieu de se focaliser sur ce la seule chose qu’il n’avait apparemment pas avaler. Puis, j’avais écouté le reste de son argumentation sans vraiment beaucoup d’intérêt ; je commençai à fatiguer. Et j’avais la gorge un peu sèche à force de crier aussi. Toutefois, j’avais encore usage de la parole alors je me permettais de répondre à cette question qui le dérangeait tant de toute évidence : le pourquoi de ma réaction. « J’en ai rien à foutre que tu mentes. Fais comme tu veux. Si j’en fais tout un plat c’est parce que je tiens à Janine, et qu’elle est mon amie.  Et tu m’excuseras de m’inquiéter pour mes amis. Si c’était quelqu’un d’autre tu crois que j’aurais perdu mon temps à me sentir concernée ? Jusqu’à maintenant, je m’inquiétais pas du tout du sort de tes conquêtes après tout. C’est juste parce que c’est Janine. » Depuis son retour à San Francisco, nous nous étions rapprochées et, je ne savais pas trop pourquoi, mais j’avais envie de la protéger en quelque sorte.  « Si ça n’avait pas été cette histoire de photo en plus, je serais jamais rentrée dans tes affaires. Parce que depuis le temps que je suis au courant, crois-moi si j’avais vraiment voulu te faire la morale pour ça je t’aurais dégoté dans ton trou et on aurait déjà eu cette discussion. » Et certes, la dernière fois, je m’étais emportée et j’avais dit à Janine de l’oublier et tout ça, je le reconnais. Mais quand la rage était passée, j’avais laissé couler, parce que ce n’était pas ma décision. Mais apparemment tout le monde pensait que je voulais prendre leur décision à leur place. J’avais juste… ma manière très peu diplomatique à moi d’exprimer honnêtement le fond de ma pensée… « Une dernière chose… Rien à voir mais je ne l’avais pas commenté et au point où on en est je suis pas à un reproche près et toi non plus…  T’es peut-être pas né dans cette famille mais t’as vécu la plus grande partie de ta vie avec elle, je te signale. Alors oui je peux pas imaginer ce que tu as vécu, le traumatisme que ça t’a causé ou autre truc du genre mais va pas justifier ta situation actuelle avec ça. A un moment ça fonctionne plus. » Et alors que je lui tournai le dos je rajoutai : « Au plaisir de ne pas te revoir. » Sur ces mots, je passais au salon où je récupérai ma veste, mon sac à main et ainsi que mon téléphone : je m’étais enfin décidée, je ne resterais pas dans cette fichue de maison.
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MessageSujet: Re: sunday family meal. ♦ ft. Landon   Ven 14 Avr - 20:11

Sunday family meal.
Lizzie&Landon


A dire vrai, je n’écoutais plus que d’une oreille. Jamais je n’aurais dû lancer la discussion sur ce sujet. Dès qu’elle avait prononcé le prénom de Janine, la meilleure chose à faire aurait été de ne rien faire justement. De ne pas surenchérir. De partir, en claquant la porte ou non. J’aurais dû me taire, ne rien montrer, et ne pas aller plus en avant. Et voilà où nous en étions à présent. Si j’avais su comment toute cette histoire se finirait, j’aurais fait les choses autrement. Il était toutefois trop tard pour revenir en arrière. Ce qui était fait était fait. Plus qu’à assumer. A force, ses remarques ne me faisaient plus aucun effet. J’avais juste l’impression de tourner en rond, à nous rabâcher constamment les mêmes reproches. Chacun restant borné à sa façon, ne voulant pas entendre ce que l’autre avait à dire. Ce qui ne servirait à rien. Avec Elizabeth, nous étions tellement différents, et elle ne m’aimait tellement pas, que jamais, même pas pour une seconde, elle aurait pris la peine de m’écouter réellement et de comprendre ce que je ressentais vis-à-vis de Janine. Même si elle avait compris, elle ne ferait aucun effort en ce sens. C’avait été une erreur du début à la fin. Maintenant indifférent à ses paroles, je posais la bouteille de whisky sur la table, et je sortis – non pas mon paquet de cigarettes – mais mon téléphone de la poche. Je pianotais rapidement un texto.

Merci ! Du fond du cœur ! Sache que tu vas le regretter jusqu’à la fin de tes jours de ne pas être venu. Je te traquerais jusqu’au bout du monde, s’il le faut.

Je me levai, reprenant la bouteille en main et en buvant une dernière gorgée. J’étais tellement crevée, lasse de ce petit manège, que je ne voulais même pas perdre mon temps – et mon énergie – à lui répondre. Pourquoi faire ? Qu’on continue à tourner en rond, encore et encore, jusqu’à la fin des temps ? Non. Toutefois, j’avais bien conscience que si le sujet était tout autre, ou si elle en était la cible, ça ne m’aurait pas dérangé outre mesure de continuer à la taquiner, à la chercher. Cette fois-ci, étant que ça me concernant plus moi, c’était vachement moins drôle. Surtout quand il était question de sentiments. Sentiments dont elle en avait rien à foutre. D’ailleurs, sa réponse à ma question c’est une amie, ne justifiais pas, selon moi, qu’elle se comporte de la sorte. Qu’elle devienne à ce point furieuse au sujet de Janine, et de ma façon de se comporter. Il y avait autre chose. Je m’abstins de tout commentaire. Comme je le lui avais déjà dit, elle ne connaissait rien à l’histoire. Et j’avais côtoyé assez souvent ma cousine pour savoir que si les rôles avaient été échangés, elle n’aurait pas réagi mieux que moi. D’un côté, je pouvais comprendre son point de vue. Elle savait comment j’étais avec la gente féminine. Mais pas avec Janine. Elle avait toujours été à part. J’étais différent. Je n’avais pas besoin de me cacher derrière une quelconque barrière. Ce que Lizzie ne savait pas. Je ne lui avais jamais fait du mal, du moins pas volontairement. Et concernant cette histoire de photo Instagram, je n’avais eu aucun retour, à part celui d’aujourd’hui, dans un brouhaha incompréhensible.

Alors bon … Je ne l’avais toujours pas quittée des yeux, et je la suivis du regard quand elle fila au salon. « Bon vent ! » Finalement. C’était ce que j’aurais dû faire depuis bien longtemps. A y réfléchir, je n’aurais même pas dû mettre un seul pied ici, dans cette maison. La dispute était inévitable, surtout son mon cousin, qui nous avait faux bond depuis le début. Et d’un côté, heureusement pour lui. Je rentrais à mon tour, rangeant la bouteille à sa place, avant de faire un petit tour dans la cuisine. Aïe. Le bordel. Enfin, étonnamment, nous n’avions pas trop fait de dégâts. Etant partie comme une furie, je vérifiais juste que toutes les plaques étaient éteintes, et avant de partir, je griffonnais un rapide mot, Désolé que je laissais sur la table du salon, message destiné à toute la famille, qui n’allait pas tarder à rentrer de la messe. Une fois fait, je quittais à mon tour cette maison de malheur, pour retourner m’enfermer chez moi.


Fin. A suivre ...

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