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 Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole

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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Jeu 2 Fév - 16:20

Je coulais. Malgré tous mes efforts fournis pour empêcher que je ne me transforme en pur désastre. Je laissais l’eau tiède glisser sur ma peau et même m’obstruer la vue momentanément, comme si j’espérais m’extraire à cette souffrance, trouver un refuge inouï hors du temps et surtout, apaiser l’impuissance qui m’assaillait qu’importe la pensée qui dominait les autres dans mon esprit. J’attendais d’y trouver réconfort, mais seule une vague et diffuse amertume m’embrumait l’esprit. J’avais honte ; d’avoir fui après cette soirée dont le souvenir m’était presque surréaliste, où j’avais irrémédiablement laissé entrevoir à Damian l’ampleur de mon affection à son égard. Je lui reprochais souvent, d’un simple coup d’œil vers le plafond ou d’un soupir à peine retenu, ses frasques et ses efforts pour éviter toute conversation sérieuse. De mon côté, je m’étais plongé dans mon travail sans y éprouver la moindre passion, passant mes journées entières au laboratoire de l’université. Plus encore, pour m’assurer de ne pas avoir à le croiser, j’étais débarqué à l’improviste chez Aaron en lui racontant que des problèmes avec mes colocataires me rendait la vie impossible. Je n’avais jamais été bon menteur, mais puisque cette excuse comportait bien un fond de vérité indiscutable, je m’étais autorisé quelques jours durant à ne pas me sentir coupable de découcher. J’avais trouvé un réconfort certain aux étreintes de mon amant, et à la rapidité avec laquelle nous nous étions bâti une routine à deux sous son toit. La culpabilité s’était invitée au bout d’un peu plus d’une semaine, accompagnée d’un profond malaise. J’avais la tête dans le sable et je suffoquais, perdant jusqu’à l’envie de tout ce qui m’avait conduit à vouloir tenter le coup avec lui.

Aaron, loin d’être idiot, l’avait rapidement senti. S’en était suivi une dispute à laquelle j’avais choisi de ne pas participer, parce que je n’éprouvais nullement l’envie d’en parler et encore moins celle de m’expliquer. Mais j’avais réalisé, au beau milieu d’un diner du vendredi soir préparé par mes soins et partagé avec celui qui avait bien daigné m’accueillir sous son toit et dans son lit, que je n’avais pas envie de me trouver où j’étais. J’avais tenté de figurer dans cet étrange portrait comme s’il m’était naturel, quelque part entre l’aventure sans importance dont on m’avait si souvent venté les bienfaits et l’intensité d’une histoire sérieuse. Je n’avais fait mouche sur aucun tableau, ratant à la fois ma relation et la légèreté de celle-ci. Une seule alternative s’était ainsi offerte à moi ; le quitter, cette fois pour de bon, et au risque de regretter. Ce n’était pas le regret qui me tourmentait, sous le jet de la douche où je trouvais refuge au milieu de la soirée qui s’annonçait aussi vide que le creux pesant dans ma poitrine. C’était un étourdissement, une incapacité à considérer les évènements qui s’étaient enchainés à un rythme bien au deçà de mes forces. J’éprouvais la tempête ravageuse de la honte ; celle d’avoir fui, d’avoir ignoré jusqu’au moindre appel ou texto depuis toute cette semaine où je n’avais pas mis les pieds à l’appartement. Mais je n’arrivais pas à émerger convenablement et à retrouver la réalité. Je ne pensais qu’à me terrer dans ma chambre pour y trouver le sommeil - avec un peu de chance - et oublier tout jusqu’à demain.

Je sortais de la salle de bain en ne soupçonnant pas même la possibilité d’y trouver autre chose que le silence d’un appartement délaissé par ses propriétaires. Je me figeais en apercevant Damian au salon, sur le chemin vers ma chambre. En d’autres circonstances, j’aurais peut-être ouvert la bouche pour lui demander ce qui faisait en sorte qu’il ne bossait pas un vendredi soir, comme il le faisait toujours. Je restais ainsi de trop longues secondes, plongé dans une incertitude coupable. « Hey… » Ce n’était pas de sa faute, mais la moindre seconde d’hésitation de sa part me confortait dans cette irrépressible envie de regagner ma chambre avec empressement. Ce que je fis, motivé également par le désir d’y trouver des fringues à me mettre. J’avais éprouvé un tel inconfort à lui apparaître peu vêtu au sortir de ma douche, la serviette semblant plus qu’insuffisante alors que je m’étais cru seul dans l’appartement. Je terminais d’enfiler un tee shirt lorsque je pressentis sa présence dans le cadre de la porte, son regard me transperçant presque le dos. Quelle tête devais-je avoir ? Je jetais un furtif coup d’œil à la glace trônant au dessus de ma penderie pour obtenir confirmation que j’étais misérable. C'était tout simplement trop d'informations à filtrer pour moi, trop d'émotions contradictoires et de malaises passés sous silence. Comprenez-bien, je n'aimais pas entretenir ce silence entre nous ni ne cherchais vraiment à lui faire payer quoi que ce soit. J'essayais seulement de retrouver un équilibre, d'être à nouveau la personne agréable que je pouvais être quand tout ne me semblait pas aller à ce point de travers. Je ne voulais pas lui faire face, j’étais encore tellement embrouillé ! Mais il s’agissait de Damian… Et il me manquait cruellement.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Dim 5 Fév - 11:21


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Une semaine ... Une semaine où j'avais été des plus misérables. Une semaine sans réponse, et la peur vrillait à l'estomac de l'avoir perdu. Il n'en était pas moins que j'avais caché toutes ses émotions derrière un sourire de circonstances et des blagues douteuses. Pour tout ce que je pouvais être une drama queen par moment, quand les choses me touchaient vraiment, j'avais tendance à bien enfouir pour que rien ne reflète à la surface. Il n'en était pas moins que j'avais été si distrait que j'avais fini par brisé un verre, et entailler ma main assez profondément pour mériter quelques points de suture et quelques journées sans pouvoir travailler. Et la perspective était horrible. Le travail sans me changer diamétralement les idées m'offraient au moins la possibilité de me réconforter dans les bras accueillants de clientes aussi esseulés que moi. J'avais définitivement observé un pic dans mes relations furtives d'une nuit en choisissant sciemment de ne pas finir aucune de mes nuits seuls, et me rappeler que je n'avais personne qui m'attendait à l'appartement. Et si j'aurais pu éprouver une quelconque culpabilité en sachant ce qu'IL éprouvait pour moi, j'avais une part de moi qui suitait d'une colère sourde à son égard. De m'avoir rejeté parce que je ne pouvais pas lui donner ce qu'il désirait, de ne pas avoir plus de considération à ses yeux que cela, qu'il n'est pas tout autant envie que moi de préserver notre amitié. Et de plus, je n'ignorais pas qu'il avait probablement du rejoindre son surfeur sans cervelle. Pour quelqu'un qui prétendait avoir des sentiments, il avait peu de considération pour moi. Même pas une réponse à mes messages ou mes appels. J'étais donc partagé entre le désespoir et la colère, sans parvenir à choisir. Inspectant l'écran silencieux de la télévision, et souhaitant que Martin ne soit pas sorti, j'aurais pu l'embêter et le convaincre de sortir faire un tour avec moi au moins. Mais juste pour une minute ... une seule, sans témoin, je pouvais baisser le masque et laisser les frustrations et la confusion trouver un échappatoire un peu plus sain.

C'était pourquoi, je prenais mon portefeuille et ma veste, bien décidé à ne pas céder à ses impulsions idiotes et si pathétiques. Ce n'était pas moi. Non. J'errais dans un bar à proximité de chez nous pendant une bonne heure, flirtant avec un homme parce que c'était ... une impulsion idiote de rancoeur. Ce n'était pas moi. Je détestais ce qu'il faisait de moi et c'était bien la raison pour laquelle je fuyais les relations humaines trop profondes. Je n'avais pas escompté à ce que l'amitié que je nourrissais à son égard soit une chute aussi dur que n'importe quelle stupide histoire d'amour. Je finissais mon verre et m'excuser avant de reprendre le chemin de l'appartement où je résidais. Le bruit de la douche m'indiquant que finalement Martin avait probablement changé ses plans, et je devais me ressaisir pour ne pas laisser entrevoir la faille dans ma carapace. Je me servais un verre de whisky, et nonchalant je prétendais, un sourire aux lèvres que tout allait bien. J'allais geindre comme un enfant sur ma blessure physique pour détourner l'attention de la fracture réelle brisant mon coeur à l'idée d'avoir perdu mon meilleur ami. Sauf que lorsque la porte s'ouvrait, ce n'était guère la silhouette de mon autre colocataire qui se découpait mais celle de Daniel. Mon sourire stupide se figea. Un espoir au fond du coeur, il était revenu. J'étais prêt à ... Hey ? Quoi hey ? C'était tout ce qu'il avait à dire, vraiment ? Et comme ci de rien n'était il disparaissait dans sa chambre. J'aurais été un autre homme, j'aurais probablement laissé la rage bouillonnant au fond de moi avoir le meilleur de moi même mais je ne pouvais pas le laisser me voir en position de faiblesse. Pas alors qu'il avait le pouvoir de m'achever.

Sans que je n'ai vraiment de pouvoir sur mes gestes, je le suivais néanmoins et m'arrêter au seuil de sa chambre, l'observant un court moment avant de lâcher, faussement jovial. - Une sexcapade d'une semaine ... Bravo, champion. Et le sourire qui accompagnait mes paroles n'atteignaient guère mes yeux. Et pour la première fois depuis notre rencontre, je le détestais un peu. Les choses étaient bien plus simples avant de le rencontrer. - La prochaine fois prévient juste les copains ... Martin était prêt à appeler la police tellement il était mort d’inquiétude. C'était un mensonge éhonté mais je ne pouvais pas sciemment lui offrir plus. Je me rendais compte à cet instant précis que quand bien même j'espérais prétendre qu'il ne s'était rien passé ce fameux soir, il avait décidé que cela changerait tout entre nous. Je n'étais pas si pitoyable que de le supplier comme j'avais voulu le faire, ou peut être étais ce la colère à son égard qui parlait mais que je masquais comme le reste. Je me rendais compte qu'il avait fait ce que j'avais tenté d'éviter depuis les événements avec ma famille, il m'avait blessé. Profondément et sûrement. - Je comptais commander une pizza si t'es pas juste là pour prendre quelques vêtements de rechange. Je lâchais avant de tourner les talons et retourner vers le salon pour éviter de voir son visage. Partagé entre l'envie de le cogner et de le serrer dans mes bras pour être sur qu'il ne m'abandonne pas totalement. Je retournais prêt de mon verre, contemplatif un court moment avant de poser le masque de circonstances. Amical, souriant ... Celui de l'homme insouciant que rien ne touchait.
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“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Mar 7 Fév - 4:16

J'aurais voulu être mieux préparé à ce face à face. À la fois, il me semblait que jamais je n'aurais pu l'être. Il ne s'était pas passé une minute sans que je ne pense à lui. Pitoyable, non ? La pensée de lui m'avait tant collé à la peau qu'elle en avait intoxiqué tout le reste, me faisant perdre jusqu'à l'envie de tout ce qui donnait normalement un sens à mes jours. J'avais tant espéré me prouver que mon existence à San Francisco ne tournait pas seulement autour de notre amitié, parce qu'au coeur même de cette amitié s'étaient enracinés mes sentiments. Quelle mauvaise histoire ! Je tremblais devant la possibilité que tout s'écroule et qu'il ne reste plus rien, une fois la vérité admise par mon coeur. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que toutes les décisions que j'avais prises, et même celles qui m'avaient été tout bonnement spontanées, n'avaient eu de cesse d'être les mauvaises. Si ce n'était, les pires ! Et au milieu de tout ça, j'éprouvais à nouveau quelques émotions contradictoires en sa présence. Trop brutale, cette reprise de contact avec la réalité. Mais j'étais soulagé de le savoir là, toujours si prêt de lui-même, prompt à me servir ses piques les plus exaspérantes ; si fidèle au souvenir frustrant que j'en avais gardé désespérément. Bien sûr, je n'avais été absent qu'une semaine et ce n'était pas de quoi changer le cours du monde. Mais il m'avait semblé qu'une éternité s'était écoulée, ne me prouvant qu'une chose sur son passage : combien j'étais dépendant de tout ce qui le concernait.

Plus je me sentais attiré, et plus fort je me débattais. Je ne pouvais, et je ne voulais plus, revivre des instants de cassure. J'aurais voulu qu'il soit possible d'inverser les rôles, pour qu'il sache ce que cela faisait d'être à ma place. Rien que pour savoir combien cela m'avait coûté de rester sagement à ses côtés, après la secousse que nous avions traversée ce fameux soir. Combien il m'avait fallu résister pour ne pas glisser mes doigts dans ses cheveux, sur sa nuque brûlante. Jamais des sentiments ne m'avait à ce point retourné, à la limite de la démence. J'ignorais parfois si Damian n'y arrivait vraiment pas, à comprendre ce que pouvaient ressentir les autres. Je refusais peut-être de le voir, par peur de perdre non seulement mon meilleur ami, mais aussi l'image que je m'étais faite de l'homme duquel je m'étais si profondément entiché. J'aurais voulu éprouvé à son encontre un agacement si fort qu'il en aurait émoussé les sentiments. Rebâtir notre amitié sur les bases d'une rancoeur pure me semblait plus simple que d'arriver à le faire tout en continuant de brûler du même désir pathétique. J'oscillais, entre les reproches silencieux que je m'adressais à moi-même de ne pas savoir être plus solide, et l'impasse terrifiante qui se dressait à nos pieds. Je refusais de le perdre. Tout comme je refusais de renoncer à mes sentiments. L'un appelait à la perte de l'autre, mais je restais au bord du gouffre sans accepter d'avancer ou de reculer. Pourquoi était-ce toujours moi, qui devais être raisonnable ?

« Ne commande pas, je peux en faire une, pizza. » Aussitôt avais-je prononcé ces mots - le plus naturellement du monde - que je m'en voulais un peu. D'être ce type barbant qui ne pouvait simplement dire « oui » à quelque chose d'aussi simple que se commander une pizza, un vendredi soir. Je m'avançais dans la cuisine pour ouvrir la porte du réfrigérateur, dans l'espoir que des courses aient été faites en mon absence. J'avais en réalité cette envie et ce besoin de faire quelque chose de mes mains, pour éviter de ne savoir comment me comporter. J'avais sans même y réfléchir écarté la possibilité selon laquelle j'aurais pu passer la soirée enfermé dans ma chambre et en plein coeur de la solitude qui me pesait si lourdement. Je me relevais tout en jetant un coup d'oeil au salon, où je ne pouvais pas même le soustraire à mon regard. Je rassemblais ce qu'il me fallait pour nous faire une pizza à peu près convenable. J'ignorais quel ton adopter et encore plus quel sujet. Le silence était insoutenable. « Je voulais... faire quelque chose pour moi, sans penser à toi... Si ça peut te faire plaisir, ça a été un fiasco. » Je n'arrivais pas à le regarder. Je ne cherchais pas à le provoquer ni à lui être désagréable. J'essayais seulement d'être honnête, parce que l'indifférence faisait plus mal que les pires vérités. J'essayais de lui donner quelques explications sans geindre de la tournure que les évènements avaient eu pour moi, c'est-à-dire pire encore que ça n'avait été le cas avant.



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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Mer 8 Fév - 17:05


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Le soulagement, je l'avais ressenti dans l'ensemble de mon être à ses premiers mots. Non que je veuilles le faire travailler à mon compte, non c'était plus le sous entendu qui derrière ses mots signifiaient qu'il allait resté. Et j'aurais été plus stupide encore que ce que je n'étais, j'aurais probablement agrippé ses épaules pour l'étouffer dans une étreinte. Cependant, il avait beau rester, il se détournait bien vite vers la cuisine, trouvant un refuge dans cette préparation. Je n'étais pas stupide ... Je savais lire une ambiance et cette dernière n'était pas celle que j'espérais tant retrouvé. Mais je tentais de contrôler ses émotions inhabituelles qui tempêtaient mon crâne de leurs forces implacables. Confusion, tristesse, colère, angoisse ... Je voulais juste ... j'espérais juste que nous puissions retrouver un jour notre amitié de manière intégrale, la méthode habituelle d'ignorer le problème me semblait la seule solution. Je pouvais prétendre, si il acceptait de jouer le jeu aussi. Je ne pouvais m'empêcher de taire toutes ses pulsions avides et égoïstes si c'était le prix à payer. Je passais une main sur ma nuque, et me laissait retomber dans le canapé, fermant les yeux un court moment. Il était là. Il était là. Mes mots se répétaient en boucle comme un miracle que je parvenais à peine à croire. Ou c'était le cas en tous les cas, avant qu'il ne reprenne la parole. Ses mots telles des lames acérés me faisait physiquement flanché. Une expression douloureuse sur mon visage que j'effaçais rapidement. Souris, souris. Ne laisse pas la douleur et la colère parlait pour toi. Prétends. Les mots des ordres que je me forçais à suivre mais impossible de stopper ma voix, apparemment ...

- Tu ... penses vraiment que ca me fait plaisir de te voir malheureux, Daniel ? Je ne sais pas vraiment comment, mais j'étais à présent debout, le haut de mon corps tourné dans sa direction. J'étais horrifié qu'il me pense aussi égoïste, et maintenant tourné dans ma tête en boucle, la liste des choses que je n'avais certainement pas du faire correctement pour qu'il pense cela de moi. Ou peut être qu'il avait raison, peut être que j'avais été si négatif avec sa relation avec cet abruti qu'il ... Je secouais la tête, et je préférais ne même pas pensé à ce type. Il méritait mieux mais si il avait besoin de mon support alors ... alors je lui donnerais. Mes poings se fermaient, mes jointures blanchissant sous la pression. C'était si rare pour moi de me retrouver estomaquer de façon si violente que j'exposais une façade vulnérable que je n'exposais jamais. Sous aucun prétexte. Au final, tout cela craignait tellement et je lui en voulais, je lui en voulais de mêler des sentiments dans une relation déjà bien trop complexe pour que je ne prennes pas peur de le perdre. Mais lui aussi, il était comme eux. Lui aussi avait besoin de se débarrasser de moi dans sa vie. Pour lui aussi j'étais devenu un poids, et je ne pouvais empêcher la brûlure qui envahissait mes poumons à cette réalisation. Je ne m'étais jamais battu, j'avais accepté docilement que ma famille ne soit plus. J'avais toujours tout accepté mais le voir me virer de sa vie parce que je ne pouvais pas lui rendre ses sentiments. C'était injuste, horrible de sa part. Je le détestais à cet instant précis, parce que même si ce n'était pas une histoire d'amour, je lui avais donné plus de moi que je n'avais jamais donné à quiconque. J'avais fait en sorte de ... Je détournais le regard, et ma bouche s'arquait dans un semblant de sourire qui avait tout d'une grimace amère.

- Oublie les pizzas. Je vais t'aider à pas penser à moi ... Tu verras c'est un exercice de style très facile ... Je sifflais avec une certaine froideur et amertume que je n'avais jamais employé à son égard. Et les gens ne comprenaient pas pourquoi, j'étais bien le dernier à vouloir m'exposer au risque de l'amour. Parce que si ses mots me faisaient déjà bien mal alors que nous n'étions qu'amis. Il aurait le pouvoir de me détruire complètement si je lui en laissais le pouvoir. Non, je ne pouvais pas prétendre plus longtemps que rien ne me touchait et ne m'atteignait. Il avait jouer les filles de l'air pendant une semaine, et il revenait ici pour me dire ça. J'attrapais ma veste avec virulence, un peu trop. J'avais oublié la blessure au creux de ma paume. Avec une grimace, je jetais la veste au sol avec violence, avant d'aller m'enfermer dans ma chambre. Je tremblais encore de la rage, mais surtout de la peur qui envahissait ma chair profondément. La douleur physique était l'exutoire parfait pour oublier la douleur morale de ses mots. Il voulait de la distance, j'allais lui donner la distance qu'il voulait même si je n'allais pas mentir, ça me détruisait complètement et pour une fois, je n'avais même pas nié en le cachant derrière mes masques si faciles à enfiler. Il n'était pas le seul à pouvoir avoir le droit de tirer la carte de la souffrance. Il me blessait et de manière particulièrement puéril, j'avais fait en sorte de lui faire savoir. Je me laissais tomber sur mon lit, posant mes mains sur mon visage de manière à pouvoir reprendre un peu contenance.
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Jeu 9 Fév - 4:51

Ce n'était pas la première fois que je ressentais cette sensation bien particulière. De façon générale, j'avais pour habitude de regarder et d'écouter les autres agir parce qu'il n'y avait rien de plus naturel chez moi que d'être attentif à ce qui m'entourait, et je me butais trop souvent au constat que ce qui passait chez les autres ne fonctionnait pas pour moi. J'avais cette maladresse ancrée au plus profond de moi, me poussant à redouter mes émotions les plus vives. De coutume, la fuite n'était pas ma solution. Je ne pouvais cautionné que l'on laisse quelque chose de brisé sans tenter de le réparer. Je n'aimais pas non plus me conforter dans les silences, quand en parler me semblait toujours être la plus saine des alternatives. Toujours est-il que j'étais souvent celui qui acceptait le silence des autres, trouvant dans l'indifférence le mince réconfort de l'évitement des confrontations. Je ne voulais pas forcer les autres à ce qui leur déplaisait, et j'en étais généralement tout simplement incapable. Face à la réaction de Damian, je me trouvais désemparé et surpris. J'étais surtout confus, de réaliser petit à petit et avec du retard du poids qu'avaient eu mes mots sur lui. Je n'avais pas souhaité lui faire payer quoi que ce soit. Je n'avais pas même cherché à jouer de sarcasmes, j'avais... Pour ainsi dire, je n'avais que tenté d'exprimer mes émotions, elles-même embrouillées, vives, et surtout sombres. Si je n'étais pas le premier que les relents d'une obscure mélancolie en moi-même rebutaient, je ne voulais pas même penser à ce qu'elles auraient pu me faire faire.

Je ne trouvais aucun réconfort dans le silence de l'appartement, une fois sa porte claquée. Je fixais bêtement la pâte que j'avais étalée sur le comptoir, avec ce désir si intense de sombrer au même genre de colère qui l'avait poussé à jeter sa veste. Mais j'en étais incapable. De bien loin, la mélancolie surplombait la colère. Je me laissais aspirer par elle, tandis que j'essayais de me repasser en tête ce qui venait tout juste de se produire entre nous. C'était comme si la cassure s'ouvrait à nouveau, plus profonde et béante. Sauf qu'il y avait en moi cette part de rationalité qui sauvait peut-être les meubles et me préservait d'excès en tout genre. Le problème ne pourrait se résorber de lui-même. Le problème ne datait pas d'aujourd'hui, mais de tous les non-dits qui s'étaient accumulés. Je voulais bien admettre que j'y avais contribué en me comportant de façon égoïste ces derniers jours. Je ne pouvais m'empêcher d'être partagé, car je voulais bien céder un peu de terrain... Mais j'avais l'impression que lorsque je le faisais, je perdais toute chance d'être compris en retour puisque sa façon à lui, c'était de faire comme si tout allait bien même quand tout allait de travers. Sauf que ce qui venait de se passer... me prouvait bien que même lui, savait, ressentait, que ça n'allait pas. J'aurais pu à cette idée éprouver de la satisfaction, mais je me sentais terriblement coupable de le pousser à bout.

Les minutes filaient, et je restais en cuisine pour terminer ce que j'avais commencé. La perspective de manger cette pizza m'importait moins que le temps que j'y mettais, et la tension qui retombait platement tout autour de moi, avec le silence - toujours lui. Je tentais d'apprivoiser le grondement à l'intérieur de moi, et l'amertume. Je pris même place au salon, soulevant dans un geste mécanique le verre de Damian qui était resté là, sa veste sur les genoux après l'avoir ramassée. Je soupirais longuement. Si longuement, me semblait-il, que l'odeur de ma cuisine s'était emparée de l'appartement. Je n'avais pourtant aucun appétit. Je ne pouvais... rester là, faire comme si rien n'était, et attendre patiemment de me servir un repas dont je n'avais pas envie. J'avais fait la cuisine pour l'action de le faire sans intention de manger, et surtout sans intention de le faire seul. Comme si cela préservait un tant soit peu l'idée de ce que devrait être un vendredi soir où nous étions tous les deux à la maison, sans obligation. J'aurais dû faire comme il me l'avait ordonné, sans savoir que c'était l'opposé de mes désirs, et l'oublier un peu. Sans que ce ne soit pour toujours, juste pour m'alléger l'esprit le temps d'une soirée. Mais j'en étais incapable et surtout, je ne le voulais pas.

Quelques instants plus tard, je poussais doucement la porte de sa chambre. Je me tenais de longues secondes durant sur le seuil, ne me donnant pas le droit d'entrer sans sa permission. « Damian... Excuse-moi. » Le sentiment de culpabilité s'amplifiait à le voir, misérable et en colère. Mais ce n'était pas ce qui me dictait ces mots. « Ces derniers jours... J'ai voulu plus que tout au monde tomber amoureux d'un homme que je n'aimais pas. » Tout cela faisait si douloureusement écho à notre situation, à nous deux. C'était bien tout ce qui comptait, même si je parlais de cette autre relation. Mes yeux s'attardaient sur lui, même si je sentais qu'il me fallait faire violence et lui infliger à la fois ce regard et à la fois des mots qu'il ne voulait probablement pas entendre. « À présent, je réalise combien j'ai été idiot de me bercer d'illusions. On ne peut pas se contraindre à aimer quelqu'un... de cette façon. » Peut-être que cela allégeait le reste, d'y ajouter ces derniers mots. Je... J'avais peut-être bien davantage appris à mes dépends et assimilé de ce que j'avais toujours nommé sa « désillusion ». Cette histoire était peut-être bien en train de me guérir définitivement de ma quête d'amour absolu. Au fond, cela était aussi ma façon de lui dire que je ne l'en tenais pas responsable. Que je ne lui en voulais pas, même si je souffrais d'un manque sans nom. J'aurais voulu lui dire... Combien cette rupture me faisait mal, bien que je n'arrivais pas à comprendre comment quelque chose me procurant un tel soulagement pouvait à la fois être une malédiction. Et j'aurais voulu lui dire tant de choses, lui faire savoir ce que je ressentais pour lui, qui était à la fois un fardeau immense et le sentiment que je chérissais le plus. J'étais incapable de renoncer ! Cela avait un tel goût d'incomplet... Notre amitié me manquait aussi. Il me semblait qu'il m'aurait fallu pouvoir lui raconter tout de ces doutes qui m'assaillait, mais je ne le pouvais pas. « Laisse-moi m'occuper de ça. » J'avais remarqué la blessure un peu plus tôt. Le sang que je pouvais voir me prouvait qu'il n'avait rien arrangé dans son élan de colère. Je ne le suppliais pas, enfin pas à l'aide de mots. Seulement, j'avais besoin de lui. J'ignorais s'il pouvait à la fois être le mal et le remède... Mais je refusais de ne rien y faire, et une partie de moi espérait encore partager cette pizza avec lui.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Jeu 9 Fév - 18:06


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La douleur roulait dans mes veines comme des lames acérés, me transperçant et me laissant pantelant. Je le détestais d'aviver ces émotions, je le détestais de réduire à néant des efforts qui m'avait pris tant de temps à bâtir. Des années à me préserver et il était arrivé. Je prenais le temps de prendre de profondes inspirations, regagnant un peu mon sang froid même si je l'entendais s'agiter dans la cuisine, et que j'aurais voulu lui hurler bien plus à la figure que ce que j'avais fait. Il fallait être honnête, j'avais toujours eu tendance à mettre Daniel sur un pied d'estale depuis notre rencontre, et le voir se conduire de la sorte me décevait peut être plus que cela ne l'aurait fait pour une toute autre personne. Pire, je détestais ne pas savoir si j'avais envie de fuir parce que c'était bien trop douloureux, ou parce que ca ne ferait que s'empirer. Je jetais un coup d’œil sur le vieux sac de l'armée que j'avais traîné avec moi depuis la sortie de l'université et avec lequel j'avais écumé le monde. Je n'avais pas eu l'envie de partir sur un coup de tête depuis longtemps ... Maintenant la tentation était forte, disparaître et prendre le temps d'oublier cette déception amère. Il y avait encore tellement de choses que je n'avais pas pris le temps de voir, je me résonnais de manière insensé sur une impulsion qui me laisserait avec un vide profond à l'intérieur de mon corps. De mon coeur. Un vide qui je savais ne ferait qu'accentuer mon cynisme sur ma vision du monde bien dissimulé sous une couche de bonne humeur permanente. Je ne comprenais même pas pourquoi j'en souffrais autant, j'avais toujours fait en sorte de me protéger ... Pourquoi avais je céder avec lui ? Pourquoi avais je commis une telle erreur ? Je n'en avais pas la moindre idée mais je savais que je laissais un soupir fatigué franchir mes lèvres alors que la porte s'ouvrait sur lui.

Ma gorge se serrait pathétiquement, et j'étouffais les mots qui le chasserait mais je décidais de ne pas me forcer à le regarder. J'avais passé une semaine à m'en faire pour lui, à me demander si je ne pouvais pas essayer de faire un effort pour le rendre heureux et lui ... Lui, il avait juste chercher à me fuir, à se dispenser de moi. J'avais toujours pensé que de nous deux, j'étais le plus égoïste et puéril mais je me rendais compte que Daniel avait beau être intelligent, il manquait sans le moindre doute de l'intelligence émotionnel qui allait avec. Il savait la place qu'il tenait dans ma vie, je ne m'étais jamais privé de lui dire et il n'avait même pas la décence de ... Il s'excusait de ses vagues tentatives pathétiques avec son surfeur, et si j'aurais voulu lui apporté mon soutien en temps normal. Je n'en avais aucune idée et je me contentais d'un reniflement moqueur presque méchant. Fallait pas être Einstein pour comprendre qu'on ne pouvait pas se forcer à être amoureux pour être amoureux. Même moi j'avais fini par déroger à mes propres règles, et elles étaient beaucoup plus faciles à maintenir en permanence. Je daignais le regarder alors qu'il me proposé son aide, et je ne retenais pas le regard plein d'amertume dans sa direction. Non, je ne ferais pas cet erreur. Je ne me reposerais plus sur lui, sur sa présence comme ci c'était une constante indéniable qui ne disparaîtrait jamais. Je laissais les parois entourant mon coeur se reconstruire doucement, et m'offrir un restant de dignité.

- Non ... Le mot était ferme et définitif alors que je détournais le regard et posait mes yeux sur mon sac. Celui qui m'avait préservé de la chute en me servant de béquille métaphorique. Mes doigts se crispant dans le tissu de mon pantalon alors que je savais précisément que je devais stopper les choses maintenant. J'avais eu peur de le perdre parce que je n'étais pas ce qu'il désirait mais je comprenais aujourd'hui, que je devais me protéger de lui et de son emprise sur moi. J'aurais fait beaucoup trop pour lui. Mieux fallait stopper la chute avant de m'écraser la face, la première sur le bitume. Et le premier pas était de ne plus dépendre de lui, ne plus le laissait être mon équilibre. Pour une fois, j'avais du mal à cacher le cynisme rongeant mon âme depuis ma plus tendre enfance. - Tu as clairement exprimé ton opinion, et tu n'as pas besoin de revenir en arrière par pseudo pitié pour ce pauvre type incapable de s'occuper de lui même. Le son de ma voix déraillé légèrement, et je laissais une toux s'échappait de manière à lui redonner sa contenance initiale.

- Tu sais ce que ton comportement me prouve, Daniel ? Tu es un enfant ... Un enfant amoureux de l'idée de l'amour et si je me suis montré indulgent dans le passé avec toi, je ne peux pas fermer les yeux quand tu me mets au pilori pour ne pas partager ta vision. Je secouais légèrement la tête, et un nouveau reniflement pathétique m'échappait. - Tu t'entends un peu parler ? Tu voulais te forcer à tomber amoureux de quelqu'un pour tomber amoureux ? C'est vraiment ca, l'amour pour toi ? Me tourner le dos parce que je t'aimes pas de la bonne façon ? Je levais une main dans sa direction pour le stopper avant qu'il ne prenne la parole, et ne me stoppe dans mon élan. - Tu ne m'aimes même pas de cette façon là, non plus. Tu as juste envie d'être amoureux, moi ou Aaron, peu importe du moment que tu as quelqu'un ... Un regard dur dans sa direction alors que je laissais la sentence tombé. Parce que c'était ce que je réalisais avec son comportement, ses mots et pire que tout, c'était peut être la prise de conscience que je l'aimais un peu trop pour ma part. - Tu n'as pas daigné donner de tes nouvelles pendant une semaine ! Une putain de semaine entière ! Et je m'en fous que tu es tes raisons ou pas, tu savais, tu savais que j'étais mort d’inquiétude, ça t'aurais pas tué de m'envoyer ne serais ce qu'un message pour me dire que tout allait bien. Non, tu as voulu me punir parce que ... Je passais une main fatiguée sur ma nuque, et laissait échapper un rire qui n'avait rien de joyeux, vide et mélancolique. Je finissais par me relever, et me diriger vers le coin de ma chambre où résidait mon sac, celui qui était mon point d'ancrage depuis que j'avais mis les pieds quelques minutes plus tôt. J'avais perdu mon repère, et mon confort avec Daniel. - Tu sais ... commençais je dans un murmure pensif. - Quand je t'ai rencontré, j'ai cru que j'aurais enfin quelqu'un qui n'attendrait rien de plus de moi que ce que j'étais ... Un nouveau rire triste. - Tu vois, j't'aime pas de la bonne façon, pas celle que tu veux mais je ferais n'importe quoi pour toi, pour te rendre heureux ...J'avais juste peur de te donner le pouvoir de me briser, et tu as réussi à le prendre quand même. Je lui jetais un regard par dessus l'épaule. - Parce que tu vois, j'suis un gamin immature et insouciant qui pense qu'à s'amuser et profiter de la vie mais je pensais que tu savais ... J'pensais que tu savais que t'étais la personne la plus importante à mes yeux. Une pointe de défaite au fond de la gorge, amère et incertaine. - Et je pensais que c'était suffisant, que j'étais suffisant ...
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Dim 12 Fév - 4:54

Difficile de dire ce qui faisait le plus mal. Entre l’impasse dans laquelle je nous voyais nous enliser ou le constat qui me forçait à faire face à une déception déchirante. Ses paroles résonnaient douloureusement sous mon crâne, et avant même d’avoir le temps de réaliser pleinement le poids des mots, je me retrouvais assis au pied de son lit alors que lui-même s’éloignait dans le coin de la pièce. Jamais je n’avais aussi peu eu envie de parler. Il me semblait que j’aurais pu me murer dans un infini silence. Du plus loin que je me souvenais à propos de Damian, j’avais toujours eu l’intime conviction qu’il était doté d’une sensibilité bien au-delà de ce qu’il admettait de laisser entrevoir par les gens. Il m’en avait si souvent fait la preuve, sans avoir besoin de mots ou de grandes déclarations. Il m’avait accepté, voire adopté, moi l’étranger un peu dans la marge. J’avais toujours su sans jamais en douter qu’il possédait l’un des plus grands cœurs qu’il m’avait été donné de rencontrer, dans un monde où chacun ne pensait qu’à ses intérêts. À deux, nous nous étions construit une bulle. Un petit univers, quelque peu bordélique à ses heures, trop petit sans doute, mais un empreint d’un confort et d’un bien-être qu’il était le seul à savoir me prodiguer. Alors que tout aurait dû nous diviser, tout avait été si naturel. Damian était pour moi cette âme sœur, cette complémentarité sans laquelle j’avais la sensation d’errer. À des milliers de kilomètres de ma Roumanie natale, ce n’était qu’à ses côtés que j’avais la sensation d’être chez moi.

Et j’avais su blesser cet être unique à mes yeux bien au-delà du pouvoir que je pensais avoir. Je prenais la pleine mesure de mon égoïsme, alors que tant aveuglé par ma propre déception, j’en avais perdu de vue ce que je me bornais pourtant à défendre ; Damian était tout sauf un homme égoïste. Par mon attitude des derniers jours, j’avais été jusqu’à nié l'existence de ses émotions. Je ne ressentais aucune satisfaction à l'idée de l'avoir poussé dans ses derniers retranchements. Je ne l'avais pas même souhaité - pendant quelques instants, jours, j'avais peut-être même fini par oublier la façade dont je connaissais la nature, qui nous avait empêché d'avoir une conversation sérieuse sur ce qui s'était passé. Je n'avais pas voulu lui faire payer de mon silence, mais j'avais été tellement blessé du sien que cela avait jeté tout un voile sur le reste. Les yeux rivés sur le sol, je pensais avec horreur à la réaction que j’aurais eue si, à l’inverse, c’était lui qui m’avait ignoré. J’avais bel et bien ouvert la bouche pour protester, parce que ses mots me déchiraient un par un, mais je n’avais rien dit. Je l’avais laissé poussé ses accusations jusqu’au bout, jusqu’à un silence qui tombait encore plus durement. Je refusais de lui donner raison sur toute la ligne. Non pas par orgueil, mais parce qu’il avait tort de croire que je pouvais l’abandonner ou même, de croire que ça avait été mon intention. Tort aussi de croire qu’il portait avec lui cette poisse. Je réalisais petit à petit l’ampleur des conséquences qu’une telle croyance pouvait avoir sur lui, et sur sa volonté de tenir les gens à distance pour ne pas avoir à en souffrir. Même si je souffrais moi-même, je refusais d’accepter qu’il sombre, ou de sombrer moi-même, dans ce cynisme.

« Tu as tort…. J’aime tout chez toi. » laissais-je échapper, sortant enfin de mon mutisme. Je sentais mon cœur battre jusque dans mes tempes et je levais péniblement les yeux vers lui. La vérité était qu'il avait engendré le doute dans mon esprit. Je remettais en question mes dernières tentatives plus que douteuses de trouver l'amour... Mais je savais. Mes sentiments étaient ce que j'avais ressenti de plus vrai, et par nature même de plus destructeur tant cela comptait pour moi au-delà de tout sens commun. J'arrivais à tout rationaliser, mais pas ça. « Ton humour douteux, ta spontanéité qui te fourre toujours les pieds dans les plats, la façon dont tu détournes tout ce qui te fait peur… Même quand tu nous réveilles tous en chantant sous la douche quand tu rentres de bosser en pleine nuit. » Une fraction de seconde, le coin de mes lèvres se retroussait en un rictus amusé, mais gris. Et puis, ses yeux. J’aimais tant ses yeux, dans lesquels brillait à tout moment un éclat espiègle qui colorait mes jours. À tout moment, sauf maintenant qu’il me tournait à moitié le dos. Je ressentais, ou du moins interprétait, sa posture comme de l’agacement. Peut-être ne me croyait-il pas. Ou peut-être aurais-je dû la fermer, cette fois de plus. Il me semblait que le convaincre de mes sentiments était... non seulement une cause perdue, mais presque une injure. Ces sentiments nous embourbaient dans la pire, à vrai dire la seule, dispute que nous n'ayons jamais eue. J'aurais voulu ne jamais les avoir... Et c'était bien ce qui m'avait poussé à fuir, cette semaine.

« Je pensais que si j’étais avec quelqu’un d’autre, j’arriverais à cesser de tout compliquer. Que je pourrais cesser d'en vouloir plus. Je voulais retrouver ce que nous avions. » Combien j’avais été idiot de croire que je pourrais fragmenter les choses, ne conserver que notre précieuse amitié pour transférer mes sentiments ailleurs. Je n’avais fait que tout gâcher, encore, à penser de façon si cartésienne… si stupide ! « Je voulais tant être cette personne qui te montre que c’est possible, que ça ne se finit par toujours mal. » Amour ou amitié, y avait-il vraiment une différence à ce stade, sur cette question ? Mes certitudes en avaient pris un coup ; j’étais encore tellement embrouillé ! « Je sais que j'aurais dû t'appeler au lieu de ne penser qu'à moi. En vrai, je n’ai qu’été le dernier des crétins. Je suis désolé, Damian. Ne pense pas que tu n'es pas suffisant... Tu es le centre de mon univers, et je ne veux pas que ça change, même si ça me déroute parfois... Je ne sais pas, comment réparer ce que j'ai gâché. » Je le regardais toujours, mon expression s’était assombrie. J’avais peur d’être à nouveau en train de tout embrouiller. J’avais si peur qu’il me tourne le dos de façon plus définitive.


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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Jeu 16 Fév - 19:32


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Après que le flot de mots soient sortis de ma bouche, je me sentais vidé. Lasse et fatigué. J’avais peur, je me rendais compte que cette rage si incohérente avec mon caractère, cette rancœur à son égard, tout cela n'était autre que l'expression de ma terreur. Et je me détestais un peu de l'avoir blâmer avec tant de véhémence. Personne n'était parfait, et je ne pouvais l'exiger de Daniel. C'était aussi injuste que ce que je lui reprochais. J'avais l'impression que nous étions à la croisée de chemins, mais je n'avais aucune idée de la route à emprunter. Le fuir et me préserver au risque d'avoir toujours une part de mon âme absente ou accepter qu'il est cette ascendance sur moi et prendre le risque. C'était une réelle difficulté, et ses quelques mots soufflés d'un ton sincère et contrit ne m'aidait pas. Je sentais mon être entier figé dans l'incertitude. Pour la première fois, je réalisais que ma jalousie avait probablement été la cause de ma véhémence. J'avais détesté ce Aaron, il n'était à l'évidence pas assez bien pour mon meilleur ami mais j'avais détesté encore plus que Daniel cherche à s'en éprendre car je savais que cela réduirait mon rôle à du néant. Je n'avais jamais aimé me battre, je n'avais jamais cherché à protester ou élever la voix, j'avais toujours accepté les épreuves de la vie avec le sourire et sans chercher à les éviter. Daniel, c'était une histoire différente, je n'avais pas envie de le voir arracher à ma vie et j'avais besoin de crier mon désespoir à haute voix. Bordel ... Je finissais par me laisser tomber sur le sol, après mettre tourné dans sa direction, les articulations de ma main frottant avec vigueur mon crâne dans une tentative désespéré de voir un peu plus clair.

- C'est moi qui suis désolé ... je laissais les mots franchirent mes lèvres dans un long soupir dépité. En vrai, ce que j'exigeais de lui était une torture humaine. Il ne voulait rien de plus que se préserver comme je voulais me préserver en permanence. C'était tellement confus dans ma tête, et je ne savais plus où j'en étais. J'avais besoin de réfléchir mais réfléchir, ca n'avait jamais été mon fort, n'est-ce pas ? J'étais impulsif, spontané et j'avais tendance à vivre le moment présent sans prendre la peine de réfléchir plus loin. Je repensais au vide que j'avais ressenti dans des étreintes tiédasses alors que mon esprit n'avait été préoccupé par mon meilleur ami, cette semaine. Une chose était sûre, je n'avais aucune envie de le partager mais c'était une demande complètement stupide et irréaliste. Notre relation se basait sur une notion utopiste. Tôt ou tard, il était évident qu'il rencontrerait quelqu'un et que cette personne pourrait lui offrir ce que je n'ai pas été capable de lui offrir. Cette pensée me collait un peu la nausée si j'étais honnête, mais comment faire autrement ? Comment surmonter toutes ses notions ancrées dans mon être depuis ma plus tendre enfance ? Comment combattre ses peurs absurdes de plus ? Car si je prenais un moment d'honnêteté avec moi même, pouvais je réellement ignorer ce que signifiais cette blessure à penser qu'il m'ignorait, que je n'étais pas suffisant ? Non, je n'étais pas aussi idiot que pouvait le laisser croire mon attitude par moment. Peut être étais ce le moment de faire preuve d'un peu d'honnêteté avec lui, peut être qu'il m'aiderait à surmonter mes peurs et ainsi à avoir la possibilité de le garder près de moi sans avoir peur de le perdre, de le voir me rejeter.

- Je n'ai pas été complètement honnête avec toi, Danny ... Je prenais une profonde inspiration avant de poursuivre. - Tu savais que je nourris un amour passionné pour les langues étrangères ? J'en maîtrise plusieurs de manière courante, c'est un hobby pour moi presque ... Un petit rire dérisoire franchissant mes lèvres avant que je ne poursuive mon discours qui ne devait pas avoir beaucoup de sens pour lui, j'en avais conscience. Mes mots étaient aussi brouillons que mes pensées et mes émotions. Je devais néanmoins faire en sorte qu'il comprenne ce que je ne parvienne pas à dire. Pour une fois, je n'avais pas envie de détourner la vérité, je n'avais pas envie de rester dans la contemplative superficielle. Je voulais qu'il connaisse celui que j'étais. Je voulais lui donner ce pouvoir sur moi alors que j'avais hurlé le détester d'en abuser quelques minutes auparavant. C'était ma main tendue vers lui, mon drapeau blanc, mon espoir infime d'un futur en forme d'interrogation. Et ce n'était pas pour moi de lui raconter une part de moi qu'il ignorait, c'était lui offrir une réponse par rapport à un fait sur moi que je cachais souvent. - J'ai décidé d'en apprendre une nouvelle récemment ... Le roumain. Parce que c'était combien je voulais être proche de lui et apte à lui donner le sourire quand il avait ses vagues mal de la maison qui survenait en quelques rares occasions. C'était l'importance de son héritage culturel à mes yeux en appui à ce qu'il représentait à mes yeux. J'étais peut être déjà foutu parce qu'en repensant à mon comportement depuis ma rencontre avec lui, il y avait fort à parier que c'est je t'aime n'avait pas été prononcé dans le sens le plus platonique du terme. Et c'était presque risible qu'il ne s'en rende pas compte lui même au vue des sentiments qu'il proclamait à mon encontre parce que les miens étaient si similaires à ces derniers. Je n'avais jamais été avec un homme et ca aurait pu être cause à me questionner si je n'avais pas eu la preuve physique qu'il ne me laissait même pas indifférent sur ce point là. Tout cela ne changeait cependant rien au fait que j'avais peur et que soyons réaliste, j'étais tout sauf le matériel du petit ami idéal qu'il cherchait avec la vigueur de son coeur de romantique.

- Danny, je sais pas comment changer ... J'ai appris jeune à ne compter sur personne autre que moi même et me rendre compte que je dépends de toi et de ta présence dans ma vie à ce point me terrifie absolument. Les mots tremblants, je finissais par relever mon regard vers lui, et tendait mes bras dans l'espoir qu'il accepte ma tentative de rétablir un semblant de stabilité entre nous dans une accolade comme nous en avions eu une centaine de fois auparavant mais qui dans la lumière de ses révélations semblaient être tout autre chose. Un espoir, une promesse. - Tous les deux, on peut réparé tout ca, pas vrai ? Ensemble ?
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Dim 19 Fév - 4:03

Du plus loin que je savais me souvenir, je n’avais jamais aimé être le centre de l’attention. J’avais toujours préféré regarder les autres et j’apprenais ainsi de leurs erreurs sans avoir à les commettre. Je n’avais jamais été prompt à prendre des risques sans les avoir calculés. Je ne riais jamais plus fort que les autres et je ne parlais que lorsque j’avais quelque chose de vraiment pertinent à dire. Sur ce point, il était évident que Damian et moi étions déjà de parfaits opposés. Mais en sa compagnie, quelque chose de fondamental avait changé en moi. Pour la première fois de toute ma vie, je voulais être le centre de l’attention. De la sienne. Je voulais polir chacune des qualités qu’il semblait apprécié chez moi, pour lui rendre une image encore plus attrayante. Je ne me sentais jamais aussi accompli que lorsqu’il me félicitait pour un truc, aussi banal cela pouvait être. Et pourtant, j’avais toujours tout fait pour bosser dur sans me soucier de l’avis des autres, en bien ou en mal. L’opinion que j’avais de moi-même et mes décisions s’étaient cependant orientées vers lui, ces derniers mois. Je cherchais son approbation. J’en faisais parfois trop. Même que tout cela me conduisait à chercher l’affection des autres plus que jamais, peut-être pour lui prouver que j’en étais digne. Notre querelle me forçait à regarder en face les attitudes si éloignées de ma personnalité que j’avais pu avoir ces derniers temps. Ce n’était pas dans ma nature de tenter de rendre les autres jaloux, je désapprouvais même ce type de comportement quand je l’observais chez les autres. Mais je n’y pouvais rien. J’étais prêt à me battre pour les miettes que je pouvais obtenir, et je détestais cette sensation d’être prêt à tout - comme si mes valeurs s’éclipsaient au nom de mon désir, si puissant, de gagner son affection la plus profonde.

Cela était d’autant plus vrai alors qu’il… pour la première fois, jouait franc jeu. Non pas que Damian n’avait jamais été honnête avec moi. Au contraire, notre relation avait toujours été basée sur une forme unique d’authenticité au cœur même de nos différences. Mais je sentais qu’il ouvrait une porte sur sa vulnérabilité. Je retenais presque mon souffle en l’écoutant. J’éprouvais malgré moi un plaisir si doux à l’idée d’avoir droit à cet accès privilégié. Mon visage s’était adouci, laissant chassés momentanément toutes les craintes qui me tourmentaient à son égard. J’étais perdu entre mon égoïsme inaccoutumé et pourtant violent, et les émotions que cela suscitaient aussi chez moi. Damian avait su me tirer plus de mots que quiconque, et je lui avais confié tant de choses sur mon passé… si peu intéressant, d’ailleurs. En revanche, ses histoires à lui s’étaient souvent avérées davantage être des anecdotes plus ou moins amusantes ou des faits sans grande importance, jamais de réelles tranches de vie ou de ses préoccupations. Je savais que tout un pan de son existence dormait quelque part, dans une part de lui qu’il préférait garder secrète, et je n’avais jamais cherché à briser son souhait. J’avais pourtant l’impression qu’en me confiant cela, son amour des langues, il venait… de m’accorder une part de ce que j’avais toujours désiré en silence. Une place privilégiée à ses côtés. Une place que moi, pourtant si discret et si peu enclin à me plaindre, n’aurais pas à partager et pourrais garder jalousement.

« Connais-tu quelques mots ? » Je venais de parler si spontanément, que j’en avais laissé l’émotion confuse embrouiller le ton de ma voie. J’avais envie de lui poser tant de questions. Mais une force invisible, quelque chose me poussait à l’écouter tout simplement. Je voulais tant, être cet ami. Ce meilleur ami dont il avait besoin. Je m’étais levé, pour me rapprocher de lui. Je me sentais attiré comme un aimant, porté par une sorte de folie. Pour peu, j’en avais presque le vertige tant je sentais mon cœur se débattre dans ma poitrine. J’avais l’impression d’une promesse. Ce n’était pourtant que son cœur ouvert, et je savais que je devais faire le même effort. Je devais me faire violence, et cesser de ne penser qu’à mon bien comme lui venait de le faire en s’ouvrant à moi. Je voulais tant le remercier pour sa confiance, et pourtant tout me semblait si déplacé. Je lui tendais la main pour l’aider à se relever. Son contact à cet instant précis m’était encore plus électrisant, mais lorsque ses yeux arrivés à ma hauteur se posaient sur moi, je m’obligeais à reprendre mes esprits. Je me laissais envahir par… cette envie que je lui avais confiée quelques minutes plus tôt et qui semblait prendre forme dans la réalité tandis qu’il m’avouait ses peurs les plus profondes. Je voulais tant être l’exception.

« Je ne te laisserai jamais tomber. » Le regard ancré sur le sien, incapable de m’en détacher, j’étais si solennel à cet instant que j’en avais presque l’air de vouloir racheter la faute du monde entier à ses yeux, d’une famille trop peu présente - cela il l’avait laissé entendre à de nombreuse reprise - ou d’amis, de petites amies qui l’avaient peut-être blessé dans le passé. Je n’osais pas demander la cause de son mal. Je ne savais plus sur quel pied danser, je baissais les yeux quelques secondes, presque gêné par l’intensité du contact visuel. Dans un geste spontané, je l’attirai doucement pour cette accolade qu’il me semblait avoir quémander en guise d’accord tacite entre nous. « Même si j’ai peur aussi… » Peur d’avoir mal, peur de me nourrir de ces étreintes amicales comme si j’en dépendais… Je ferais ce qu’il faut. Le temps… m’aiderait, à m’adapter. « Il n’y a rien à réparer... » Sauf mon cœur, peut-être. Et sa méfiance naturelle envers toute forme d'attachement. Même si c'était contradictoire, je voulais l'aider sur ce point... Sans réclamer qu'il ne veuille de moi d'une autre façon. Oh, c’était ce que je voulais le plus au monde, qu’il n’y ait plus d’embrouilles entre nous. Mais je devais pour cela accepter que la déception ait sa place, au même titre et en même temps que le bonheur de nous savoir plus honnêtes l’un envers l’autre que jamais. Je me détachais doucement de lui sans arriver à rompre complètement le contact, porté toujours par cette délicate confusion. Je n'étais pas certain de ce qu'il cherchait à faire, il m'avait toujours semblé avoir du mal à délimiter les balises de notre relation... Mais j'essayais de me dire que ce n'était pas nécessaire. Que notre amitié était ce qu'elle était, qu'elle me comblait plus que toute chose et qu'il était naturel... sans doute... qu'elle comporte aussi de plus vives déceptions. Je voulais lui montrer l'exemple, lui laisser voir que souffrir n'était pas une raison pour abandonner la partie. « Tu n’as pas besoin de changer. Je ne te le demanderai jamais. Mais tu peux avoir confiance en moi, Damian. Tu peux compter sur moi... Je suis ton meilleur ami, après tout. »


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Dim 19 Fév - 15:29


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- Et si moi je veux changer, m'aideras tu ? Mes yeux glissant sur son visage, je ne détachais pas mon attention et tentait de lire ce qui pouvait lui passer par le cerveau. Ce n'était pas simple, cela n'avait jamais été simple et pour être honnête, je n'avais pas prévu de dire ce genre de choses, pas tout de suite, peut être même jamais mais pouvais je vraiment me taire ? Pouvais je ignorer ce tumulte intérieur alors que la seule personne avec qui j'étais assez à l'aise pour me laisser à des confidences était face à moi, mais en était aussi l'investigateur. Je lui en voulais d'avoir brisé les solides fondations de mon ignorance pour me bousculer dans une contrariante remise en question qui exigeait de moi de prendre le courage de regarder la réalité en face, et d'affronter mes peurs les plus profondes. J'avais besoin de changer pour être apte à le laisser s'infiltrer sous chaque pores de ma peau, pas d'une manière fondamentale, non. J'avais juste besoin de changer et de laisser partir ce cynisme me rongeant tel un poison et m'aveuglant sur des choses si tangibles, si proches, si ... Je levais une de mes mains pour caresser du revers de la main sa joue. Un geste intime qui aurait pu traduire mon changement d'esprit mais qui malheureusement n'était pas suffisant. J'avais été bien plus que tactile avec lui, assez pour que ce geste ne soit pas pris pour la promesse qu'il traduisait. Les lignes étaient flous, et incertaines. Je refusais la souffrance puérilement mais si je sortais du confins de ma prudence, qu'est-ce qui s'offrirait à moi ? J'étais le genre d'hommes qui en temps normal, fonçait tête la première sans prendre la peine de réfléchir et pourtant depuis que la vérité était sorti de la bouche de Daniel, je ne faisais que réfléchir, encore et encore et encore ... Il disait ne jamais vouloir m'abandonner, me laisser derrière mais si je ratais tout, et si encore une fois, il éprouvait le besoin de prendre ses distances avec moi. La pensée me glaçait d'effroi et sans réfléchir plus loin, j'encerclais sa taille pour le ramener contre moi dans une étreinte presque douloureuse pour lui. Et si j'avais toujours proclamé avec fierté son rôle de meilleur ami, je détestais qu'il se réduise à tout cela aujourd'hui.

- Tu ești sufletul meu pereche. Tu es mon âme soeur. Les mots un peu tremblant s'échappant en roumain de ma bouche, répondant à sa question précédente. J'avais encore quelques lacunes et de sérieux progrès à faire mais j'avais l'impression qu'il était nécessaire pour moi de m'exprimer à cet instant avec sa langue natale, même si je me réfugiais tout contre son cou pour éviter son regard. - Am nevoie de tine, tu mă faci fericit. J'ai besoin de toi, tu me rends heureux. Et cela pouvait peut être paraître cruel que de lui sortir ce genre de mots alors que mes sentiments étaient bien trop confus et qu'il n'avait clairement pas compris ce que j'essayais de dire. Je n'étais pas moi même sur de savoir comment l'expliquer. Je me devais d'être honnête pourtant, je me devais de prendre le taureau par les cornes. J'avais besoin de lui, et ce n'était pas une chose à prendre à la légère. Je n'avais aucune envie de le céder à une autre personne que moi. J'éprouvais une vague presque malsaine de possessivité à son égard. Est-ce que je devais prétendre comme je le faisais toujours ? En rester à ces mots qui même si ils en disaient beaucoup, ne disaient pas tout ? Je n'en étais pas certain. Prétendre, je savais le faire sans le moindre problème, mais pourrais supporter de le voir, une fois de plus retourner dans les bras d'un autre ? De celui qui cette fois ci pourrait le combler et lui offrir ce qu'il désirait le plus au monde. Je crevais d'une jalousie incommensurable et c'était peut être autre chose que de l'égoïsme enfantin et capricieux. J'avais pensé que c'était une façon pour moi d'avoir peur de perdre mon meilleur ami mais cette semaine sans lui, je me rendais compte qu'il était tellement plus que cela. J'allais tout faire foirer et je le savais d'avance. Je n'étais pas du genre de bois dans lequel on faisait le parfait amoureux transi, je ne connaissais rien en romantisme ou même je devais admettre, je n'avais aucune expérience pour ce qui était du sexe avec un homme. Mais ... mais je voulais. Je tremblais sous le désir croulant de le posséder et de ne l'avoir juste que pour moi. J'avais eu ma part de conquêtes mais je n'avais jamais été ébranlé à ce point là par quiconque, je n'avais jamais ne serait ce qu'une seconde remis en question ma façon de vivre avant lui. Est-ce que c'était cela l'amour ? Peut être. Je n'avais pas de point de comparaison pour être honnête, comment j'étais supposé savoir si j'étais tombé amoureux de lui quelque part en court de route. Je finissais par relever légèrement la tête, ma joue frottant légèrement contre la sienne, alors que mon nez s'imprégnaient du parfum de son shampoing sur ses cheveux à peine secs.

- Je sais que ... je suis pas parfait et que je risque de ne pas l'être. Je veux passer mes journées à te voir sourire mais je sais aussi que je te ferais probablement bien plus de mal que je ne le voudrais. Je me détestes pour ça ... Je fermais mes yeux un court moment, prenant une profonde inspiration alors que je sentais le frémissement de mes mains, nerveuse, inquiète. Je voulais me noyer et ne plus jamais remonter à la surface, je voulais m'enivrer de lui comme je le faisais depuis notre rencontre. Je voulais oublier cette semaine qui avait été la pire au monde. Une main tremblante venant se poser sur sa nuque, alors que je continuais de murmurer à son oreille. - Mais tu ne partiras pas, hein ? Plus jamais ? Même si je fais des erreurs ? Parce que même si je fais des erreurs, n'oublie pas ce que tu représentes pour moi, Danny ... Je haïssais un peu la vulnérabilité du son de ma voix, mais si je voulais être honnête avec lui, je devais montrer chaque parcelle de mon âme, même celle dont j'avais profondément honte. Je finissais par prendre le courage nécessaire pour relever les yeux vers lui, affronter le gris bleuté implacable de son regard. Mon autre main venant rejoindre la première sur son visage. Mes pouces caressant ses pommettes avec une tendresse infinie. Un dernier pas nécessaire, mon coeur battant la chamade et pour la première fois, malgré toute mon expérience, j'étais terriblement nerveux. - Pot să te sărut? Est-ce que je peux t'embrasser ? Le son de ma voix, à peine un murmure audible, mais mon regard déterminé à lui montrer ce qu'il représentait pour moi, une bonne fois pour toute.
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“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Mar 21 Fév - 5:03

« Je t’aiderai toujours… » soufflais-je, sur le même ton bienveillant. Je voulais qu’il comprenne et je voulais qu’il me croie. Ce n’était tellement pas des mots que je lui aurais mis dans la bouche. Damian ne croyait pas aux âmes sœurs et il m’avait si souvent fait comprendre à la rigolade qu’il ne croyait pas à l’amour heureux non plus. Ce qui expliquait mon sourire ému, c’était surtout ces mots prononcés dans ma langue. Il importait si peu qu’il soit maladroit, j’étais… touché. Et même s’il me semblait que ce discours ne visait qu’à me réconforter, j’étais prêt à déclarer que c’était bien joué. Cela me faisait tant de bien que je pouvais accepter la métaphore… Je flottais, de toute façon. Rappelé à cette étreinte qu’il resserrait entre nous si tôt je l’avais pourtant brisée. Mon corps n’avait aucun mal à obéir, puisqu’il ne désirait rien à ce point. C’était près de l’engourdissement et même mon esprit prompt à se tourmenter d’un million de tracas arrivait à oublier les risques du lendemain lorsque je pouvais ressentir jusqu’à son cœur battre contre le mien. Je l’écoutais attentivement murmurer à mon oreille, mais j’étais ailleurs. Quelque part où cette étreinte aurait répondu à mes souhaits les plus intimes. Où ses mots voulaient dire autre chose. J’avais fermé les yeux pour profiter du contact de ses doigts sur ma peau, et j’avais le sentiment d’avoir la tête si lourde de cet imaginaire qui m’appelait hors du temps. J’avais l’impression de lui céder malgré lui et si doucement.

Dans une synchronicité parfaite, j’ouvrais les yeux pour croiser les siens. Je l’observais en silence ; en silence, pour éviter d’avoir à quitter cette bulle dans laquelle j’étais si bien. Quand ses mains vinrent toutes deux trouver mon visage, quelque chose chavira en moi, sans aucun doute bien visible dans mon regard. Comme s’il m’aspirait de tout son être. Imaginez ; je cédais aux caprices de l’amour lorsque je n’étais pas même amoureux. J’avais vécu en quête de l’équilibre entre passion et douceur, tendresse et fougue, aux bras de tant d’hommes sans jamais éprouver satisfaction de l’âme. À cet instant, le bonheur qui me gonflait la poitrine jusqu’à m’en couper le souffle brillait dans mes yeux d’un éclat si vif et me terrifiait. Sauf qu’au lieu d’en avoir peur et de me faire reculer ou jouer de prudence, il me faisait vibrer d’ivresse. J’étais prêt à faire l’impossible et à en oublier jusqu’à toutes mes certitudes. Mes yeux sur les siens, je lui souriais lentement. Si lentement que l’on aurait pu se demander si je n’hésitais pas. Il me fallait en réalité me faire violence, pour ne pas me jeter sur lui. J’étais… intimidé. Par lui certes, mais aussi par ma gourmandise. Je n’avais jamais à ce point désirer un autre homme. Il y avait tellement plus que l’attirance physique. J’aurais renoncé à toute volupté s’il me l’avait demandé, si cela faisait en sorte de pouvoir être seulement ainsi regardé par lui. Mais il y avait un tel brasier en moi, ravageant tout sur son passage. Si bien que je ne sus pas vraiment, parce qu’il ne me semblait pas avoir prononcé un seul mot. Si c’était lui, ou si c’était moi, qui avait initié le mouvement. La seule chose qui importait, c’était nos lèvres qui se rencontraient tel un soulagement. Timidement, malgré le feu exubérant qui me semblait tout consumer en moi.

Je posais mes mains au creux de son dos pour l’attirer davantage à moi. Je ne réfléchissais plus, nous ne réfléchissions plus. Le temps ralentissait, cessait sa pulsation régulière pour se suspendre et enfin se rattraper en accélérant vivement d’un seul coup. Il semblait que s’embrasser, que cela était si naturel. Peut-être arrivait-il, dans cet exquis abandon, à en oublier mon sexe, ou mon cœur. Tous deux trop gourmands. Je rompais le baiser dans une étrange confusion. J’avais l’impression de lui appartenir, d’obéir sous une force mystique et silencieuse à son corps, à ses volontés… Et pourtant, jamais plus qu’à ce moment, je n’avais eu l’impression d’avoir de l’incidence sur Damian. « Ne me promet rien. » lui disais-je, si doucement. C’était d’une infinie tendresse. Cela n’avait rien à voir avec un manque de confiance en lui. Je désirais seulement le soulager d’un poids. Il n’était pas forcé d’aimer cela, il n’était pas forcé de… me désirer. Ni de m’aimer, ni de le faire dans des paramètres qui ne lui convenaient pas. J’essayais de réfléchir, à tout ça. J’essayais de construire du sens, parce que j’en avais si souvent besoin. Mes rares moments d’abandon étaient… probablement dans le sexe. Une part de moi était sans doute bien plus dépendante à ce genre d’intimité que ce que je n’aurais même voulu admettre. J’avais besoin de m’oublier. Et j’aimais donner, je voulais plaire. Sauf que tout était différent avec lui, j’étais prêt à… changer, moi aussi. « Să mă faci să pierd mințile... » Tu me fais perdre la tête. J’aurais pu lui dire qu’il me faisait rire. Qu’il ensoleillait mes jours, qu’il me faisait oublier la solitude qui avait été si souvent ma compagne. Qu'il me rendait heureux, lui aussi. Mais il me faisait perdre la tête, ma tête si bien posée sur mes épaules, si pleine de formules et d’inquiétudes, d’espoirs et de rêves du grand amour.

Il ne s’était pas détaché de moi. Je l’embrassais à nouveau, tâchant de mettre de côté mes craintes des siennes. Je voulais tout, sauf l’effrayer. Je ne voulais rien, sauf ce qu’il voulait aussi. Mais je ne pouvais réfréner ce besoin de le toucher, et j’avais glissé une de mes mains un peu trop froides sous son t-shirt pour éprouver sa peau, dont j’avais si souvent imaginé le toucher en me culpabilisant de le faire. C'était si naturel... Si naturel que sa bouche se laissait fouiller, caresser, cajoler. J’étais tout à la fois prudent et entreprenant, refoulant pourtant mes réflexes habituels. Je savais ce qui plaisait au sexe fort… Je ne rechignais jamais à m’abandonner et à me dévouer au plaisir de mes partenaires. Mais c’était Damian et il m’intimidait tant, à avoir toute l'importance du monde. J’ignorais ce qu’il désirait et j’aurais donné beaucoup pour savoir lire dans sa tête et me montrer à la hauteur de ce qu’il pouvait bien penser. De moi, de ça, de nous.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Mer 22 Fév - 17:52


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Quand on attends une sentence, le temps semble s’égrainait avec une lenteur inexorable et c'est dans ces moments là que la théorie sur la relativité du temps prenait tout son sens. J'attendais alors que j'avais plongé la tête la première dans une entreprise qui me dépasserait surement rapidement. J'avais réclamé un baiser, non pour clore une page mais plutôt pour en ouvrir une autre. Je ne savais pas vraiment pourquoi je l'avais fait, alors que la peur me tenaillait l'estomac si une personne méritait cet effort, c'était bien Daniel. Alors mon regard ne quittait pas le sien alors que seul le silence me répondait, la question tournant un instant dans son esprit avant que la réponse ne vienne pas sous la forme de mots mais de ses lèvres s'attachant aux miennes, avec une délicatesse précieuse. Une nouveauté réellement pour moi. Un premier baiser dans plusieurs sens du terme mais qui n'en demeurait pas pour le moins enivrant, captivant et je ne questionnais pas un seul moment, le désir construisant son chemin le long de ma colonne vertébrale. Le baiser ne se rompant que dans un échange de souffles chauds entremêlés. Une protestation pour interrompre l'instant beaucoup trop vite, il me devançait et ses mots apaisaient un peu mes craintes même si une part de moi se révoltait. Si je n'avais jamais voulu que Daniel se contente de peu avec ses conquêtes, je n'avais aucune envie qu'il le fasse pour moi. Je voulais lui offrir le plus, le mieux mais il avait raison. Je ne pouvais pas changer sans quelques ajustements après tant d'années. Nous avions des opinions si divergentes sur la perception de l'amour et pourtant pour lui, je laissais l'abandon me gagnait et abattre mes défenses.

Un sourire tendre sur le visage, un sourire qui n'était guère nouveauté car mon affection pour cet homme avait toujours été là, couvant sous la surface depuis notre première rencontre et que ma fascination avait forcé le chemin d'une amitié. Les mots roumains roulant sur sa langue avec plus de facilité que moi, et m'étourdissant légèrement par leurs charmes exotiques. A tel point qu'il me fallait quelques secondes pour en comprendre le sens général, je n'étais pas encore bien doué dans la langue, mais peut être parce que j'avais l'habitude de le taquiner ou pour une autre raison un peu plus clair à présent, j'avais étudié les termes et locutions affectives en premier. Mon cœur battant la chamade et mes paumes légèrement moites, je me sentais pour la première fois de ma vie rougir légèrement. Rien de bien visible, l'échauffement du haut de mes oreilles et du haut de mes pommettes. J'avais de la gratitude pour lui de m'épargner l'embarras en s'emparant de mes lèvres de nouveau. Ce baiser avait des teintes plus passionnés, moins intimidés que le précédent baiser. Un courant électrique et grisant parcourant mon épiderme au contact de ses mains. C'était presque effrayant combien cette intimité nouvelle me séduisait bien plus que ce que je n'avais pu connaître dans ma vie. Je me laissais enivrer et avide, je répondais avec la même intensité. Mes mains glissant sur sa nuque, inclinant sa tête légèrement pour laisser l'opportunité à ma langue d'explorer la saveur de sa bouche avec intensité. Si j'aurais pu être un doute, il était indéniable que la connexion que nous partagions ne se limitait pas qu'à l'intellectuel. Je n'étais pas un homme de restreinte et j'avais déjà profité de la vie bien plus qu'un homme standard. Pourtant, je n'avais jamais éprouvé cette sensation particulière d'une ombre de barbe irritant mes lèvres, de ses muscles solides et plats n'ayant rien de l'attrait des courbes voluptueuses de mes conquêtes féminines. Je voulais néanmoins toucher, savourer, laisser ma langue parcourir cette terre inconnue et en adorer la moindre parcelle.

Pourtant, il me fallait être raisonnable et raisonné. Non parce que j'allais probablement être une catastrophe ambulante et que j'en rougissais d'avance. Non que je fasses grand cas de ma réputation sur le plan physique mais parce que je voulais plaire et faire plaisir à Daniel. Je devais aussi me raisonné parce que Daniel méritait mieux. Il méritait que je lui prouves qu'il était autre chose qu'une vague expérience, qu'un vague test émotionnel. Avoir failli le perdre, la peur encore présente, je savais que j'aurais bien du mal à survivre si il venait à repartir. Je finissais par me reculer à regret, essoufflé mais un sourire heureux accompagnant cette sensation chaude au creux de mon estomac qui s'accordait au rythme chaotique de mon cœur. - Wow ... Tu m'avais pas dit combien tu étais doué, bébé ... L'habitude avait du mal à disparaître parce que c'était la façon dont je me comportais avec lui depuis longtemps, mais au lieu de la simple plaisanterie amicale, le son de ma voix trahissait l'émotion et le désir. Je fermais un court moment mes yeux, un très court moment ne voulant pas me priver du spectacle qu'il offrait. Laissant la vague puissante de désir incontrôlable me submergeait alors que mes yeux se posaient sur les traits de son visage marqué par ce baiser. Je ne résistais pas à l'impulsion de passer mon doigt sur ses lèvres rougies par l'action.

- Je ... Une phrase que j'interrompais en ne résistant pas à clôturer encore l'espace entre nous dans un autre baiser. Incontrôlable pulsion qui en disait probablement long sur le fait que si je n'étais peut être pas mentalement conditionné pour l'amour, j'étais très certainement partant pour les plaisirs de la chair avec un homme. Je me forçais à me stopper néanmoins car c'était important que je finisses le fond de ma pensée avant que cette situation ne devienne incontrôlable. - Okay ... Un sourire en coin, une pointe de malice qui me caractérisait tant. - Je pense qu'on devrait ralentir un peu, non que je ne sois pas ... Je faisais un geste ridicule en direction de ma ceinture de pantalon, sous lequel les preuves visibles de mon désir se laissait deviner facilement - Mais peut être qu'on devrait discuter ... Et je plissais la bouche dans une moue amère parce que les discussions à coeurs ouverts, je détestais. Que ce soit moi qui le suggère était encore pire. - Juste un peu ... Après je suis totalement pour qu'on continue cette petite session ... Un mouvement de sourcil salace parce qu'on ne pouvait pas changer un homme totalement. - Tu n'as pas besoin de promesses mais Danny, je te les toujours dit, je ne tolérerais pas que tu fasses des concessions, tu mérites le meilleur et ... Je ne suis pas le meilleur, loin de là ... Mais je veux que tu saches que je veux être une bonne chose pour toi, okay ? J'fais pas vraiment dans le rencard ou les trucs romantiques dans le genre ... Une épaule décontractée parce qu'il me connaissait après tout, et je n'avais plus rien à lui cacher. - Néanmoins peut être que je peux apprendre un peu ... pour toi. Et peut être qu'on devrait attendre pour passer aux trucs sous la ceinture. Moi qui non seulement débuter une conversation sérieuse, mais repoussait la possibilité de sexe, je ne me reconnaissais pas moi même. Daniel avait un effet bénéfique peut être sur moi. - Et puis je dois probablement faire quelques recherches pour ... tu sais que y est pas que moi qui prenne mon pied. Je fronçais les sourcils, c'était une sensation étrange quand même de me retrouver comme un adolescent sans expérience et je me demandais si je trouverais un moyen d'en parler à quelqu'un. Daniel aurait du être mon aide pour ce qui concernait le sujet sur le sexe entre hommes mais ... ça devenait délicat.

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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Mar 28 Fév - 3:20

J’étais ravi qu’il me trouve doué… Je voulais lui plaire plus que tout au monde, j’espérais qu’il éprouve cette même sensation électrisante qu’il me faisait vivre de sa seule chaleur contre mon corps. Seulement, j’étais aussi un peu gêné. Le désir était une émotion grisante, dans laquelle je savais me perdre comme personne. Oh, j’étais loin d’être un homme timide sous les draps, mais jamais je ne m’étais autant soucié de la façon dont on me considérait. Il y avait tant d’inconnu au cœur de nos échanges, je devais presque me retenir de m’arrêter à chaque instant pour plonger mon regard dans le sien et chercher à savoir. Lui plaisais-je vraiment ? Physiquement, je veux dire. Pouvait-il s’imaginer qu’il se passe quelque chose entre nous ? Et du côté des sentiments, arrivait-il à s’imaginer que nous soyons quelque chose de plus, que des amis, mais aussi que des amants ? Je n’avais jamais autant voulu de quelque chose. J’étais par conséquent terrifié de faire trop vite ou de mal faire. De ne pas lui inspirer l’envie de se rapprocher de moi. Sans doute était-ce pour cette raison que je m’accrochais doucement à lui, sans le retenir contre son gré, mais parce que j’avais besoin de sentir sa présence. Mes doigts qui frôlaient tout légèrement ses hanches, son souffle toujours si près qu’il me rassurait et m’aidait à mettre de côté mes peurs pour me concentrer sur nous deux. Je me laissais prendre par ce nouveau baiser qu’il initiait - quel plaisir encore plus fabuleux. Pour une rare fois de mon existence, j’aurais pu me passer de complètement de mots. Ces instants de pur délice étaient si précieux, avaient été désirés si ardemment, qu’ils me comblaient plus que de raison.

Toujours est-il que j’étais reconnaissant à Damian de l’effort qu’il faisait. Je posais mon regard embrumé de sentiments à son égard, sur lui. J’aurais voulu lui dire combien je la remarquais, cette ouverture de sa part sur des sentiers qu’il évitait comme la peste de coutume. Je l’adorais encore plus de m’accorder cette importance. Son allusion au désir commençant à s’exprimer physiquement chez lui me fit rougir. Contrairement à lui, j’avais beaucoup de mal à contenir ce genre de manifestation et j’en éprouvais la chaleur jusque sur mes oreilles. Mon regard fuyait doucement, dans une douce et taquine curiosité de confirmer par le visuel ce qu’il insinuait. Damian ne me connaissait pas ainsi. Il ne savait rien de mon appétit, de ma facilité avec le sexe… Enfin. Il était tout de même mon meilleur ami, la personne à laquelle je m’étais confié avec le plus de facilité de toute ma vie. Une part de moi aurait voulu lui en confier encore plus, lui fait part de cette contradiction criante chez moi. Le sexe avait toujours eu beaucoup d’importance. Je recherchais dans l’intimité une connexion profonde, alors que j’en avais pourtant abusé à force de partager quelques nuits avec des gens qui n’en avaient pas valu la peine. J’avais envie que cela compte, entre nous… Si nous en venions à ça. J’éprouvais une sorte de déception à l’idée de ralentir ce qui aurait facilement pu se transformer en une session bien plus charnelle… Mais, j’étais conscient de tous les obstacles qu’il y avait devant nous malgré cette attirance à laquelle j’avais enfin pu lâché la bride.

« Mais quelle idée te fais-tu de moi… » lui murmurais-je doucement, comme si entretenir ce ton de voix délicat conservait cette bulle autour de nous, et cette chaleur particulière qui irradiait partout en moi, dont je ne voulais plus me priver. Un éclat de sourire moqueur illuminait quelques instants mon visage. Je réalisais aussi que je n’avais jamais vu Damian si intimidé par quelque chose… ou par quelqu’un. « Je n’ai pas besoin de rancards, ou de fleurs, ou de diner romantique… De toute façon, je préfère cuisiner. » Je me passais une main dans les cheveux dans un geste quelque peu nerveux. Peut-être était-ce le reflet de la nervosité que je sentais émaner de lui. Cela ne me dérangeait pas pour autant, mais je réalisais soudainement que je n’avais été dans cette posture. Jamais, auparavant, je ne m’étais trouvé avec un homme qui n’avait pas d’expérience… Je veux dire, avec les hommes. « Ça te fait peur ?... » Pendant quelques secondes, je m’en voulais de lui poser la question si franchement. Mais si je cherchais plus qu’une partie de sexe, ce qui était bien entendu le cas, il me semblait qu’il fallait bien être capables d’en parler. « Tu sais, c’est… Probablement la même chose, avec un corps un peu différent j’en conviens… » Je haussais les épaules d’un air idiot. Un sujet qui m’était pourtant si familier devenait plus difficile à aborder. Je voulais surtout qu’il n’ait pas peur, qu’il ne se sente pas forcé de jouer les fanfarons pour éviter de se montrer vulnérable. « Par pitié… Ne lis pas sur internet… Ou ne cherche pas à regarder n’importe quoi... » Sur le fond, le sujet était bien sérieux. Mais rien que d’imaginer Damian devant tout ce qui pouvait se trouver sur le net, j’en avais froid dans le dos. Je ne voulais pas qu’il ait encore plus peur de tenter le coup. Un petit rire franchissait mes lèvres, trahissant à la fois l’amusement de cette image, mais la nervosité que j’essayais aussi d’apprivoiser. Tout ceci était vraiment une grande première, pour nous deux. « Je pense que… je peux être un meilleur professeur… Si jamais, ça arrive. » Je relevais doucement le regard pour trouver le sien. « Et puis, je fais aucun compromis. Y’a longtemps que c’est toi que je veux. » avouais-je, en rougissant à nouveau. J’ignorais si c’était le romantisme qui se trahissait le plus dans cette petite déclaration, ou alors ce penchant bien marqué que j’avais de céder à des pulsions et à des désirs que peu pourraient s’imaginer. Je n’étais pas en tout temps ce mec trop timide caché derrière ses bouquins ou son ordinateur. Et j’en crevais à présent, de me laisser bouffer d’un tel désir, alors que je voulais prendre le temps de m’assurer que cela convenait tout autant à Damian qu'à moi. Je réalisais aussi, enfin... Qu'être deux, cela demandait bien plus de compromis que je ne l'avais jamais imaginé, moi qui idéalisais tant les relations de couple. Mais j'étais prêt à tant, et sans doute à tout, pour ça. J'avais cette image, ce fantasme, d'être si près de lui, d'une étreinte tendre et passionnée, je... Mon imagination débordait.


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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Dim 5 Mar - 14:18


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Je laissais mes yeux caressaient son visage d'un regard tendre alors qu'il répondait à quelques unes de mes interrogations. Le souffle court, et le coeur battant de nos quelques baisers, je tentais de me concentrer sur les mots même si mon esprit dérivait un peu sur ses lèvres gonflés par l'abus que je leur avais fait subir. Je n'avais aucun mal à me visualiser les embrasser encore et encore mais j'avais admis la vérité, je n'étais pas certain de tenir la distance sur le plus. Peut être qu'il y avait quelques ressemblances mais il y avait des différences fondamentales que je ne pouvais pas ignorer ... Je n'avais aucune envie de le blesser par une maladresse involontaire, pas quand je me rendais compte combien j'avais fait preuve de trop d'insouciance dans notre relation par le passé. Je me retrouvais pourtant sans ressource lorsqu'il me déconseillait internet. Mon nez se retroussant dans une moue pensive avant que mon cerveau ne court-circuite à sa proposition d'être un meilleur professeur, un léger frisson de désir parcourant mon échine, électrifiant et presque douloureux. Une sensation étrange au fond de mon estomac naissant inexplicablement. Je savais qu'il avait de l'expérience, et je ne pouvais pas le blâmer pour ses aventures. Pourtant une part de moi, jalousais ses amants passés qui ne seraient que des rappels sur mon inexpérience, mon incompétence. Je voulais dévasté son esprit comme il dévastait le mien des souvenirs de mes expériences passées. Comme ci, il lisait mon esprit, ses mots dévastateurs franchissant ses lèvres et me laissant incapable d'autres choses que d'initier un baiser aux nuances possessives. C'était bizarre, et pas vraiment un trait que je possédais mais il réveillait en moi bien des émotions bizarres. Mais plutôt que de me laisser gagner par la terreur grandissante, j'enfonçais mes doigts dans ses cheveux, agrippant et penchant sa tête légèrement de manière à laisser ma langue approfondir l'exploration de sa bouche. Ma main libre agrippant sa hanche pour le rapprocher encore un peu plus de moi, de laisser un gémissement positivement sans gêne, alors que nos corps rentraient en contact, intimement malgré les vêtements que nous portions encore. Et si j'avais instauré une trêve, je perdais un peu la tête dans ce baiser et c'était si agréable. Ne plus penser à rien d'autres que lui, que son parfum si familier et si réconfortant, que son corps si différents des femmes que j'avais connu et pourtant si attrayant à cet instant précis. Je livrais une bataille dans laquelle aucun prisonnier ne ressortirait vivant avant de finir par rompre le baiser dans un souffle chaotique nécessaire.

- Fuck ... Tu peux pas me dire ce genre de trucs, Dan ... Le son de ma voix rauque, mes paupières alourdies par le désir puissant qui me terrassait. Je laissais mon nez glissait le long de sa joue, je laissais mes dents exploraient les contours de sa mâchoire, l'ombre de barbe râpeuse contre ma langue exploratrice. Mes doigts sur sa hanche se faufilant pour laisser une empreinte sur sa chair. Brûlante. Je m'accordais quelques minutes d'exploration avant de laisser un court rire s'échappait. Non, une expression de moquerie mais plutôt une confirmation de bonheur. Il y avait longtemps que je ne croyais pas à l'amour, à ce que cela impliquait mais lui, lui, il était exactement ce qui me rendait heureux. Plus que je savais que c'était le pourquoi de ma réaction si violente à son égard, j'attendais tellement de lui, peut être trop ... Je fermais les yeux alors que mes lèvres avaient finis par s'égarer sur son cou, je sentais le sang affluait contre sa peau au rythme des battements de son coeur. - Okay ... okay, tu m'apprendras. Le murmure était faible, presque inaudible si ma position ne me plaçait pas si près de son oreille. J'étais grandement embarrassé et je savais que je devais me montrer honnête et ouvert avec lui. C'était dur, j'avais toujours fait en sorte de garder mes cartes bien près de mon coeur, je n'avais jamais éprouvé le désir de me montrer si vulnérable. J'avais visiblement perdu la tête et j'étais probablement dans un rêve étrange ou alors il avait sur moi, bien plus d'ascendance que je ne lui en donnais crédit.

- J'ai pas simplement peur, je suis terrifié ... Mais avant qu'il ne se méprenne, je m'empressais de rajouter alors que mon visage était encore dissimulé dans la courbe de sa nuque. - Je suis pas terrifié parce que t'as un truc entre les jambes, bébé ... Je suis terrifié parce que j'ai jamais donné cette importance au sexe, tu comprends ? Parce que pour moi le sexe était avant tout une manière agréable de passer le temps sans pour autant avoir une quelconque signification d'intimité. Et c'était ce que je voulais avec ... pour lui. Je voulais lui donner toute l'attention et l'affection du monde à travers mes gestes. Je voulais lui faire tourner la tête comme il faisait tourner la mienne, m'enivrant de ses simples baisers. Je n'avais pas à me leurrer que si nous poussions les choses, je perdrais probablement pied. Je finissais par laisser mes bras retombaient le long de mon corps avant de rajouter, encore plus gêné. - Ça m'a jamais gêné mes performances ... mais je sais que je serais probablement pas aussi bon que tes ex et ça, ça me fait un peu peur, je dois avouer. Je savais que le moment d'honnêteté était nécessaire mais tel un gamin, incapable de faire front avec ses émotions, j'avais agi comme un lâche à murmurer ses confessions le long de sa peau et sans avoir à rencontrer son regard et y lire ses pensées. J'avais peut être un peu peur de ce qu'elle pourrait être ... C'était surement injuste mais si je ne pouvais percevoir qu'une lueur de pitié de sa part, je savais que je réagirais de manière extrêmement irrationnel à son égard.

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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Mer 8 Mar - 4:27

Je savais être exact en clamant qu'il était, de loin, la personne qui me connaissait le mieux... et j'espérais la réciproque être aussi vraie. Je réalisais pourtant aussi que quelque chose venait de changer fondamentalement entre nous. C'était bien inévitable après avoir franchi ce cap du rapprochement physique, et je ne parle pas ici d'un simple baiser comme celui que j'avais voler avec une certaine audace, ce fameux soir au Castro. Ce n'était à vrai dire pas une simple question d'intimité nouvelle, c'était dans la façon dont se déployaient nos rapports. Au sein de notre amitié, j'avais toujours laissé l'avant de la scène à Damian. Sa personnalité était au naturel beaucoup plus rayonnante que la mienne, et il avait toujours de ces idées farfelues qui finissaient au final par nous faire passer les meilleures soirées. Mais sur ce terrain... Il me semblait qu'il devenait tout naturel pour moi de le guider. Nous n'avions pas à forcer les choses, je m'étais d'ailleurs déjà intimer intérieurement de brider juste un peu plus mes pulsions... Ce pour quoi il me rendait la tâche difficile, d'ailleurs. Mais je me rendais compte que je n'en savais pas énormément plus que lui sur la question d'une intimité sentimentale. On me qualifiait toujours de romantique, mais mon ardoise comportait un nombre impressionnant d'histoires d'un soir ou n'ayant strictement qu'à voir avec le sexe. Ce n'était pas faute de l'avoir espéré à de nombreuses reprises, mais je n'avais tout simplement jamais été véritablement amoureux de qui que ce soit et encore moins dans le cadre d'une relation.

Or, je pensais à tout ce que Damian avait fait ces derniers mois. Pour nous, au nom de notre amitié. En savait-il vraiment plus sur la vie ? Sur le façon d'être heureux ? En quelque sorte, je savais que non. Mais il avait toujours affiché ce même sourire et il m'avait appris à avancer sans craindre à chaque occasion. Il m'avait montré comment m'amuser un peu, et comment laisser quelqu'un occuper une place dans ma vie. La sienne, en fait. Il m'avait appris l'amitié, alors que j'en avais toujours eu peur... spécialement avec les hommes. Certes, la façon dont tournaient les choses entre nous pouvaient confirmer ces craintes que j'avais eues à l'époque, mais je retenais surtout qu'il avait pris les devants pour m'aider à me sentir plus à même d'être moi-même. Je voulais en faire de même pour lui. Il y avait tellement d'inconnu pour moi aussi, mais il me semblait naturel de lui prendre la main - de façon métaphorique, quoi que je m'imaginais sans mal le faire vraiment - et de le guider. Je l'écoutais me confier ce qu'il avait sur le coeur, à moitié enivré par son souffle qui me chatouillait dans le cou, et à moitié absorbé par la reconnaissance que j'éprouvais à son égard de ne pas s'être fermé comme une huitre. Je savais combien cela lui en coûtait de s'ouvrir le coeur ainsi et de me parler sans détour. Je ne pouvais le voir dans ses yeux, mais je le percevais au timbre de sa voix et je le devinais parce que je le connaissais si bien.

« Damian... » C'était peut-être difficile à croire, mais avoir cette discussion me faisait quelque peu violence. Il ne fallait pas se méprendre, j'en étais plus que ravi. Je me sentais plus heureux que je ne m'étais senti depuis longtemps, mais je devais prendre sur moi et éviter de sombrer dans ce magnétisme. Combien de fois avais-je passé la soirée, voire la nuit, si près de lui physiquement ? Sans pour autant m'être autorisé le moindre geste à son encontre. Et je pouvais le toucher, je pouvais l'embrasser... J'avais du mal à m'arrêter, à me sortir l'esprit de la brume enivrante de cette puissante attirance que j'avais pour lui. « Je suis plus heureux en cet instant que je ne l'ai jamais été sous les draps de quiconque. » Je sais, ça avait l'air naïf et parfaitement mon genre de commentaires de romantique de comparer orgasmes et papillons dans le ventre, mais... Non, c'était la vérité tout de même. Mes doigts caressaient sur sa nuque, mes ongles glissant doucement sans mal sur son épiderme. Oh, je brûlais de plaisir à la simple possibilité d'en avoir le droit. « T'as parfaitement le droit de me traiter d'hypocrite, mais j'ai souvent espéré que tu sois jaloux... Toutes mes aventures n'étaient pas si géniales. » N'avais-je pas exactement fait cela, avec Aaron ? Je n'avais pas vraiment envie d'y penser davantage. J'avais presque du mal à croire que j'avais quitté ce dernier quelques heures plus tôt à peine tant tout un monde semblait s'être déroulé depuis.

Naturellement, nous nous séparions quelque peu et nos regards se croisaient à nouveau. Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de décrire les choses, puisque mes mains ne quittaient pas son corps, j'avais besoin du contact. Je me fichais bien que notre première fois soit exceptionnelle ou non. J'avais surtout envie de lui faire plaisir... J'avais peut-être cet air un peu sérieux à y penser, je me serais véritablement scié en quatre pour lui faire plaisir. Une part de moi songeait qu'il n'y avait pas meilleure façon de lui donner envie de tenter l'inconnu que s'il ne se mettait pas la pression de me combler en retour. « Puis, aucun d'eux ne m'a jamais fait rire. » Cet air concentré si typique chez moi se déridait pour faire place à un sourire brûlant. C'était peut-être idiot, j'espérais qu'il comprenait ce que je voulais dire. Ce n'était pas tant d'accorder une importance surdimensionnée au sexe, mais il y avait plus que ça entre nous. Plus que le sexe, d'ailleurs. J'hésitais à en dire davantage, mais je jugeais plus prudent d'attendre. Nous n'étions pas un couple, nous commencions tout juste à... Je ne savais pas trop en fait. Je ne voulais pas forcer sur les sentiments. Il savait de toute façon ce que je ressentais. « Et si on ne se cassait pas la tête ? Il est encore tôt. De ce que j'en sais, tu n'as rien mangé. » Il y avait cette pizza qui nous attendait toujours, et je n'avais rien contre de passer le reste de la soirée dans ses bras, que ce soit devant un de ses films qu'il aimait tant ou à ne rien faire du tout. Je voulais lui montrer que notre monde n'allait pas s'effondrer. Que nos repères existaient toujours malgré les changements possibles entre nous.



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MessageSujet: Re: Too much time spent trying to crawl into a hole then trying to crawl out of that hole   Sam 11 Mar - 23:14


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Le son de mon nom roulant sur sa langue provoquait un frisson électrique roulant contre mon épiderme. Un souffle bienveillant et provoquant chez moi, un sourire instantané qui épousait la courbe de son cou se trouvant sous ma bouche. C'était assez déroutant pour moi d'avoir ce genre de réactions, non pas que je ne sois pas assez simplistes dans ma manière de faire les choses mais plutôt parce que je n'avais jamais eu l'occasion d'avoir une telle perspective sereine quand il y avait ce genre d'enjeux dans la balance. Ce n'était pas seulement l'assurance d'avoir une place de choix dans son coeur, ou l'accès de fierté d'être celui qui puisse le rendre si bien. C'était la réalisation pure que ses mots étaient aussi valables pour moi aussi. Je n'avais jamais été aussi heureux. Et si je ne pouvais nier aimer les plaisirs de la chair, c'était une découverte pour moi que de découvrir combien une simple session de baisers échangés avec passion et attention pouvait provoquer une telle béatitude. Je n'avais aucune certitude concernant notre futur, mais l'excès d'endorphine me faisait oublier mes tendances pessimistes sur les relations. Je n'étais qu'apte à me laisser bercer par ses mots, teintés de cet accent léger qui le caractérisait tant. De laisser ses ongles se mouvoir sur ma nuque, et provoquant en moi, une envie stupide de ronronner de plaisir. Et ce ne fut qu'à ses mots suivants que je forçais mon regard à rencontrer le sien, un sourire en coin teinté d'amusement. Le renard rusé, il avait attisé mes tendances possessives amicales sciemment. Amicales ? Les avaient elles vraiment été au final en y repensant ? Daniel avait été un aimant inévitable dès notre première rencontre mais je n'avais pas envie de perdre du temps à analyser tout ce temps perdu et préférait me laisser encrer dans le moment présent, mon souffle rencontrant le sien avec ce même sourire stupide sur les lèvres. J'aurais même peut être pu me leurrer et me laisser aller à dire une mièvrerie comme quoi il faisait battre mon coeur, un peu plus vite. Il avait ce pouvoir fascinant.

Et je ne pouvais m'empêcher de résister à l'envie de glisser mon doigt sur l'arrête de son nez alors qu'il arborait ce visage si sérieux. Partageant un regard rieur, alors qu'il me concédait une victoire sans même le savoir. Peut être que j'avais été aveugle, têtu, et obnubilait par mes propres problèmes et ignorer le grondement inconscient de ses sentiments se construisant entre nous mais j'avais toujours eu une place dans son coeur, comme il avait dans le mien. Même si ce n'était qu'un rire, j'étais rempli d'une fierté absurde à être le seul à pouvoir avoir ce luxe. Parce que l'image de Daniel riant étant une image dévastatrice. Quelques rides légères au coin de ses yeux, marquant le bonheur fugace l'envahissant. Il était peut être le seul à me regarder avec toute cette bienveillance et c'était peut être la raison pour laquelle, je n'avais jamais pu me résoudre à le partager avec facilité. J'étais aussi un peu soulagé qu'il laisse le sérieux s'envoler un peu. Ce n'était guère mon sujet de prédilection et nous le savions tous les deux. Si j'étais bien bavard, les mots justes me manquaient un peu trop souvent quand la situation l'exigeait réellement. Comme maintenant ... J'aurais pu lui expliquer avec tellement plus d'aplomb cette effusion d'émotions mais j'étais bien trop ... ignorant dans ce domaine. Je brûlais d'un désir incommensurable de le faire mien et de le consumer de cette passion mais en même temps, c'était important pour moi de le démarquer de toutes ses aventures passées. Je voulais le séduire, prendre même le temps de m'accorder le luxe de séances de bécotage dans le canapé devant un film comme des adolescents. J'avais beau avoir eu de nombreuses conquêtes, il y avait beaucoup de premières fois que je pouvais lui accorder même si il n'en avait peut être pas conscience et pour le première fois, j'étais en paix avec cette idée.

Je m'emparais de sa main, laissant mes doigts glissaient entre les siens et portaient celle ci à mes lèvres, embrassant la peau fragile de l'intérieur de son poignet d'un doux baiser. - Tu sais que je ne peux pas dire non à de la nourriture, surtout si c'est toi qui cuisine, mon ange ... Un deuxième baiser au même endroit, et j'aurais pu me moquer de moi même sans le moindre problème si j'avais été un spectateur externe à la scène mais je n'avais aucune honte à agir avec autant d'affections. Daniel méritait bien que je prennes sur moi et mes préjugés un peu idiot sur les démonstrations entre couples. - Quand penses-tu, je te laisses ramener la pizza pendant que je vais changer ce foutu pansement et on se rejoint sur le canapé ... Un de ses demi sourire narquois qui faisait ma marque de fabrique sur les lèvres, je rajoutais avec bonne humeur. - Si tu nous approvisionnes en nourriture, je nous approvisionnerais en film, couvertures et ... Je me penchais vers lui pour m'emparer de ses lèvres, dans un baiser qui n'était pas timide. Une promesse aussi bien qu'une intention avant de relâcher la pression avec difficulté. - Quand au reste, je suppose qu'on peut apporter une contribution tous les deux, non ? Parce que si nous mettions un accord tacite à nous laisser le temps pour plus, ce n'était pas une raison pour revenir à la case de départ.

Me pelotonner contre lui en regard un film sur le canapé, ce n'était pas en soit une nouveauté. Passer le dit film à explorer sa bouche avec ma langue, et découvrir un peu son corps avec mes mains n'étaient pas interdit. Je n'étais pas menteur, pas quand il s'agissait de mon enthousiasme réel lors de ces échanges. Non, je n'avais jamais été avec un homme mais j'avais parfaitement conscience qu'il en était un et cela n'avait aucune putain de différences pour moi. Pas quand il s'agissait de désir, de besoins. Peut être que j'avais toujours eu ce potentiel en moi mais je ne l'avais jamais exploré. Peut être que c'était seulement parce que c'était Daniel. Je n'en avais pas un début de piste mais cela ne m'intéressait pas plus que cela que d'avoir la réponse à cette question. Je le voulais lui et juste lui à ce moment précis et c'était la chose la plus importante à retenir. - Va, Danny Boy ... le chassais je gentiment, et ne me privant pas d'une claque affectueuse pour le faire râler un peu intérieurement sur le postérieur comme je l'avais fait un milliers de fois auparavant ... sauf que je ne pouvais retenir un petit grognement de satisfaction à toucher l'endroit maintenant que je réalisais pleinement l'ampleur de mes besoins quand il s'agissait de lui. Je n'avais jamais réussi à me restreindre de le toucher, ca aurait peut être du me mettre la puce à l'oreille. Je le regardais disparaître dans le coin cuisine, avec une expression probablement idiote avant d'aller dans la salle de bain et me demandant si notre colocataire avait pour plan de rentrer dans la soirée. Je songeais que je pourrais probablement extorquer à Daniel de dormir avec moi, même si ce n'était que pour dormir.
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