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 I need your advice {ft. Caitlin

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Lucien Davillier
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MessageSujet: I need your advice {ft. Caitlin   Jeu 22 Déc - 23:18

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
D'un pas rapide, je traversais le couloir, direction les vestiaires, quand on m'intercepta. « Docteur Morgan, quelqu'un vous demande à la réception ». Je me tournais vers une de mes collègues, infirmière, et je lui souris poliment, tout en soupirant intérieurement. « J'ai fini ma journée, Anna », lui rappelais-je, gentiment. Elle me regarda, l'air désolée. « Je le sais bien. Mais il a dit que c'était urgent ». Il ? J'hochais la tête, me disant que j'irais juste voir ce que cette personne me voudrait, et si vraiment, je couperai court à toute discussion et je rentrerais chez moi. Animé par la curiosité, je me dirigeais donc vers la réception, et là, quelle ne fut pas ma surprise. Thomas. De toute sa hauteur, négligemment accoudé au comptoir, me fixait, d'un regard ténébreux, tout en me souriant. « Docteur Morgan », lâcha-t-il, y mettant un ton taquin, « quel plaisir de vous revoir ». Je me ruai sur lui, furieux. « A quoi tu joues, bon sang?! ». j'essayais de rester calme, malgré ma fureur, pour éviter d'attirer le regard sur nous, surtout ceux de mes collègues. Il haussa tout simplement les épaules, remettant en place une de ses mèches. « J'avais juste envie te voir ... », je ne lui laissais pas le temps de poursuivre. J'étais à présent presque collé à lui,nos souffles se mélangeant. Mes yeux lançaient des éclairs. « J'avais pourtant cru être clair l'autre soir. Et les suivants. C'était juste un moment de faiblesse. Alors, s'il-te-plaît, lâche moi les baskets » Je me retournais, toujours fou de rage, et sans dire un mot de plus, je m'éloignais, insensible à ses appels.

Dans les vestiaires, je m'assis, prenant mon visage entre mes mains, profitant de respirer un bon coup. Je me culpabilisais déjà assez comme ça, pas besoin qu'il vienne encore pourrir ma journée entière en se pointant à mon boulot, et me rappeler par la même occasion qu'il était toujours autant canon et qu'il ne lui faudrait pas beaucoup d'effort pour réitérer la soirée que j'avais déjà passée en sa compagnie. J'avais été faible et je l'étais encore. Il fallait que je me montre fort, que je rejoigne celle que j'aimais. Mais à l'instant précis, je n'étais prêt à devoir l'affronter, elle et ses regards inquisiteurs. A se demander comment elle était encore dans l'ignorance. Fallait croire que je cachais bien mon jeu. Ce soir, toutefois, le cœur n'y était pas. Loin de là. J'avais encore trop les nerfs à vifs suite à cette rencontre fortuite. Je rangeais furieusement ma blouse dans mon casier prévu à cette effet, et j'enfilais ma veste. Sur le chemin du parking, je pris ma décision. Il fallait que je parle, de tout et de rien, que je me libère, et qu'une seule personne me vint en tête. Caitlin. Assis à l'avant de ma voiture, le clés sur le contact, j'écrivis un bref message à Faith, lui disant de ne pas m'attendre, mais que, malheureusement, j'étais retenu au boulot. Encore un mensonge, sachant d'avance que si je lui disais la vérité, et que donc, j'avais un grand besoin de voir mon ami, j'aurais le droit à un interrogatoire en bonne et due forme dès mon retour. Tout ce que je voulais éviter.

Environ une vingtaine de minutes plus tard, j'avais finalement trouvé une place pour me garer, et tout en marchant vers sa maison, j'espérais juste que je n'allais pas la déranger. Tout compte fait, j'aurais dû lui écrire, à elle aussi, mais non. Là aussi, je savais comment ça allait se finir. Elle allait me questionner, ne lâchant pas prise, jusqu'au moment ou je lâche. Il en était hors de question. Du moins, pas de cette façon. Prenant une grande inspiration, je me plaçais sous le porche, et je sonnais à sa porte. Pendant que j'attendais, une idée me vint en tête. Et si elle n'était pas là ? C'était une possibilité que je n'avais pas pris en charge. Pendant que je sonnais à nouveau, pour la forme, mon téléphone se mit à sonner dans ma poche. Numéro inconnu. Je pris l'appel, naïvement. « Alors comme ça, tu m'envoie bouler et ensuite tu me réponds ? », entendis-je, d'une voix railleuse. Merde. Je me crispais. Au même moment, la porte s'ouvrit sur mon amie. Elle ne pouvait pas choisir plus pire moment que celui-là. Je lui souris, timidement, lui faisant juste signe d'attendre deux secondes. « Ecoute, je n'ai pas le temps là. Et, pour la millième fois, fous moi la paix ». Je raccrochais, sans ménagement, mon sourire s'agrandissant devant Caitlin. « Caitlin chérie. Quel plaisir de te revoir. Désolé de débarquer un peu à l'improviste, sans avertir, mais j'étais dans le coin et je me suis dit que ça faisait longtemps qu'on n'avait pas passé une soirée, tout les deux » avant de rajouter. « Et de venir les mains vides. Si je te dérange, dis-le moi, je comprendrais, et ons'organisera une autre soirée, quand tu auras plus de temps ».  
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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Sam 24 Déc - 14:36



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« Chérie ? » A peine la voix de mon concubin avait-elle retenti à travers la maisonnée que je passais la tête par la porte de la salle de bain où je prenais soin de brosser soigneusement mes cheveux encore mouillés. « Je suis dans la salle de bain ! » Près d’une dizaine de secondes plus tard, je l’aperçus enfin alors qu’il grimpait les dernières marches de l’escalier menant à l’étage. « Ça te dérange si je te laisse un peu seule ce soir ? Les potes m’ont invité à aller boire un coup. » Je secouai la tête en guise de non. « Non t’inquiète. Vas-y. Je peux très bien me passer de toi pour ce soir. » Il s’approcha de moi et posa un baiser sur mon front. « Je me ferai pardonner demain soir, promis ! » J’éclatai de rire. « Tu sais très bien que ce ne sera pas le cas. Mais je t’aime quand même. » Cette fois-ci, ce fut moi qui déposai un rapide baiser sur sa joue avant de le pousser gentiment en direction de l’escalier. « Amuse-toi bien. » Il me sourit et finit par disparaître au rez-de-chaussée. « Et sois sage ! » lui lançai-je avant de retourner dans la salle de bain alors que je pouvais l’entendre rire de ma plaisanterie puis fermer la porte d’entrée derrière lui.
Un peu plus tard, j’occupais la chambre à coucher où je séchais mes cheveux ; le bruit du sèche-cheveux comblait alors le silence régnant dans la maison suite à l’absence de mon compagnon. Je dus néanmoins interrompre le séchage, distraite par mon téléphone. Il ne s’agissait que d’une amie qui – si j’avais bien compris – avait égaré une de ces écharpes, me demandant si elle ne l’avait par hasard pas oublié ici il y a deux jours de cela lorsqu’elle était passée nous rendre une petite visite inopinée. « Encore désolée. Passe une bonne fin de journée. A la prochaine. » conclus-je l’appel. Je pus alors finir de me sécher les cheveux et troquer mon peignoir contre des vêtements chauds et confortables, c’est-à-dire jeans, t-shirt et pull. J’enfilai d’ailleurs ce dernier lorsque la sonnerie – non plus celle de mon téléphone mais celle de la maison – se mit à retentir. Dans ma hâte, j’eus quelques difficultés à le mettre mais j’y arrivai après quelques petites secondes d’une lutte acharnée et je descendis d’un pas très pressé pour ouvrir la porte.
La porte grande ouverte, je trouvais Henry, un bon ami médecin, sur le seuil de la porte et quelque peu occupé au téléphone. Apparemment embarrassé, il me fit signe d’attendre et je lui rendis son sourire, lui faisant comprendre d’un geste de la main qu’il n’y avait aucun souci à ce que j’attente un petit instant (même si je l’avoue, j’avais très hâte de retourner bien au chaud à l’intérieur sans qu’aucun courant d’air frais me glace les os. Lorsqu’il raccrochait enfin, je lui adressai un sourire des plus accueillants tandis que mon ami prenait la parole. « Je suis contente de te voir moi aussi. Entre donc. Tu tombes bien, j’allais passer la soirée toute seule. » le rassurai-je pendant que je me poussai sur le côté afin de le laisser entrer. « Et tu pourras te faire pardonner d’être venu les mains vides en nous payant le repas de ce soir si vraiment ça t’embarrasse… » Je refermai la porte derrière lui et le dirigeai ensuite vers le salon. « Je te laisse le choix entre un chinois ou une pizza. » ajoutai-je avec un grand sourire. Lorsque je le vis s’installer dans le canapé, je lui proposai à boire. « Tu veux peut-être un café ? Du thé ? Ou du chocolat chaud peut-être ? » Je n’avais personnellement rien contre une tasse bien chaude du dernier breuvage que je lui avais suggéré. « Tu peux rester là en attendant que je prépare ça si tu le souhaites évidemment. » J’attendais une réponse de sa part, parée à disparaître dans la cuisine à tout instant.


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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Lun 26 Déc - 23:01

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Je n'étais pas vraiment à l'aise, à attendre là, devant la porte d'une de mes amies les plus proches. Ce n'était pas du tout mon genre de débarquer à l'improviste – normalement, j'appelais toujours avant ou j'écrivais un simple texto – la nuit qui plus est et les mains vides. J'en venais presque à espérer qu'elle ne soit pas là, ou alors, qu'elle avait décidée de passer sa soirée en amoureux. Elle ouvrit finalement la porte, tous mes espoirs partant en fumée, quand je raccrochais à mon tour. Je lui souris sincèrement, m'excuse d'avance de cette visite  surprise. « Je suis contente de te voir aussi. Entre donc. Tu tombes bien, j'allais passer la soirée toute seule ». C'était bien ma veine. A la base, j'étais venu ici pour éviter les regards scrutateurs qui m'attendraient à la maison, pour vider mon sac, mais tout à coup, je n'étais plus sûr d'en avoir réellement envie. Toutefois, je pris sur moi. Impossible de faire demi-tour, et je la suivis à l'intérieur. Pendant qu'elle refermait la porte, j'accrochais ma veste sur le porte manteau dans l'entrée, avant de la suivre en direction du salon. « Et tu pourras te faire pardonner d'être venu les mains vides en nous payant le repas de ce soir si vraiment ça t'embarrasse ... » Je grimaçais. Caitlin avait le don de toucher le point sensible. M'asseyant sur le canapé, je pris un air boudeur, tout en me passant une mains dans les cheveux. « Hum ... je ne t'imaginais pas aussi ... », je ne trouvais plus le mot adéquat « et tu sais très bien que ça ne m'arrive pas souvent, de venir les mains vides. Mais d'accord, je peux bien nous payer le repas. Déjà que je m'incruste », poursuivis-je. « Je te laisse le choix entre un chinois ou une pizza ». Hum. Difficile. J'aimais les deux, et tout en sachant que la pizza n'était pas le plus raisonnable ... mon choix se porta sur un chinois, sauf que, je venais d'en manger, juste la veille. Quand on est de garde et qu'on finit tard le travail,  on n'a pas forcement envie de cuisiner. Elle interrompit ma réflexion, me proposant à boire. « Un chocolat chaud, s'il-te-plaît ». J'avais déjà avalé plusieurs doses de caféine, qui allaient durer pendant plusieurs jours. Un chocolat ferrait l'affaire, et c'était surtout la boisson de mon enfance. Rien de mieux que celle-ci, en hiver. Je jetais un coup d’œil dehors. Encore un Noël sans neige. Ça en devenait presque déprimant. A ce rythme-,là, autant le fêté en plein mois de juin. A peine lui avais-je fourni la réponse, elle disparut.  

Elle m'avait clairement dit que je pouvais l'attendre, bien sagement et tranquillement dans le salon, mais à peine quelques secondes plus tard, je la rejoignis dans la cuisine, mon téléphone portable collé à l'oreille. « Bonjour. Ce serait pour commander deux pizzas. [...] Alors, une pizza aux fruits de mer, ainsi qu'une ... juste un instant » J'éloignais mon portable de mon oreille, et je me retournais vers la jeune femme. « Tu la veux à quoi ? » Je connaissais ses goûts, mais ne sait-on jamais. Il était toujours préférable de demander, au cas ou. Une fois qu'elle répondit, je reposais mon téléphone contre moi « [...] oui, c'est bien juste. Nous sommes au 10, - c'est une maison – Bernal Heights. A toute à l'heure ». Je raccrochais, et vint me poser à ses côtés, vers la cuisinière. « Et voilà. Madame sera servie dans environ ... », je regardais ma montre «  trente minutes ». Pas sûr que le chocolat chaud se mélangerait bien avec une pizza, et de surcroît aux fruits de mer, mais en une demi-heure, il n'existera plus. Les boissons prêtes, elle me tendit ma tasse, et nous retournâmes tous les deux au salon, s'installer confortablement. Par expérience, je savais que – normalement- c'était le moment choisi pour tout déballer, mais je ne m'en sentais pas encore la force, et sachant aussi que les questions n'allaient pas tarder, j'essayais de la lancer sur autre chose. Je balayais,d 'un rapide regard, la pièce, élégamment meublée. « Je vois que tu te plais toujours autant ici. T'as de la chance de pouvoir vivre dans une maison ». Mais en tant que médecin, et vu ma situation actuelle, c'était mieux un appartement. C'était mieux niveau ménage. Peut-être plus tard, une fois ma vie plus stable et ma voie choisie. Pendant quelques secondes, je me pris le visage entre les mains. « Vivement les fêtes terminées. Ça va être le rush ces prochains jours, aux urgences » Je levai la tête, plantant mon regard dans le sien, tout en prenant ma tasse vers moi, y déposant les lèves sur le bord, avant de la reposer. La boisson était encore trop chaude. « Et toi, ça se passe ? Je veux dire, dans ton cabinet ? Toujours pas lassée de voir des bouches à longueur de temps ? », dis-je, en rigolant légèrement. Essayant de détendre l'atmosphère, ou plutôt, de me rassurer.  
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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Mar 3 Jan - 7:18



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J’observai Henry bouder dans le canapé, amusée intérieurement de voir qu’il avait pris au sérieux – même un peu trop – ma suggestion de payer le dîner. « Tu veux dire intransigeante ? » Un rictus se dessina sur mon visage. Je ne l’étais pas vraiment – intransigeante je voulais dire – mais le compromis me semblait acceptable : il s’en voulait d’être venu les mains vides et l’envie de cuisiner quoi que ce soit m’était passé… Je jouais donc le jeu jusqu’au bout en exigeant soit un chinois soit une pizza. (Cela faisait un petit moment que je n’en avais pas dans le premier cas comme dans l’autre.) Je n’en oubliais tout de même le sens de l’hospitalité et je lui proposai à boire, insistant – la saison oblige – sur les boissons chaudes. Un chocolat chaud sembla le bienvenu pour mon invité – de dernier minute mais un invité tout de même – et je disparus la seconde même dans la cuisine.
Je n’avais eu à peine le temps de mettre sur la main sur deux tasses que j’entendais Henry entrer à son tour dans la pièce alors qu’il commandait déjà nos pizzas, l’une aux fruits de mer et l’autre… eh bien il avait préféré me demander mon avis sur le choix de celle-ci. Ne quittant pas mon plan de travail des yeux, je portai mon choix sur la première pizza qui me vint à l’esprit. « Une pepperoni ? » Ma réponse sonnait plutôt comme une question – de quoi restait perplexe – mais c’était parce qu’au moment où je m’étais prononcé, j’avais également pensé à une pizza aux anchois. Délaissant, mon ami un moment, je me reconcentrai sur le breuvage chocolaté (rien de bien compliqué puisqu’il s’agissait d’une préparation déjà toute faite ; nous faisions très rarement des chocolats chauds maison bien qu’ils soient sans conteste bien meilleurs.) Les pizzas ne seraient pas longues non plus à arriver, paraissait-il. « Merci Henry, c’est gentil. » J’en fus d’autant plus reconnaissante que mon ventre se mit à gargouiller, affamé.
Quelques minutes plus tard, nous étions de retour dans le salon, nos boissons à la main. « Je vois que tu te plais toujours autant ici. T'as de la chance de pouvoir vivre dans une maison. » J’approuvai d’un hochement de tête. « Oui. Depuis que j’habite San Francisco, c’est bien la première fois que je suis aussi bien installée. Pas que je n’étais pas bien avant mais ça me change beaucoup de l’appartement. Dommage que je doive compter sur quelqu’un ‘autre pour pouvoir m’offrir le luxe d’une maison toutefois… » Lorsque nous étions arrivés à San Francisco suite à l’incendie de la maison de mon enfance, ma mère, mon frère et moi nous avions du nous résigner à vivre en appartement. Le confort d’une maison m’avait manqué depuis lors et… Oui, je l’admettais, j’avais été plutôt chanceuse puisque de tous les hommes qu’il pouvait y avoir en ville, le mien habitait déjà une maison lorsque je m’étais installée avec lui il y a plusieurs mois de cela ; et mon petit salaire d’assistante dentaire ne m’aurait jamais permis d’avoir même l’espoir de pouvoir ne serait-ce qu’en louer une un jour. « Je te souhaite d’avoir cette chance là aussi un jour. Ça devrait aller pour toi j’en suis sûre. » Un salaire de médecin était certainement plus avantageux bien que le métier était tout aussi certainement plutôt contraignant, tout particulièrement en raison des horaires aléatoires et de l’épuisement qu’il causait. Je n’étais donc si étonnée lorsqu’il se plaignit du rush aux urgences que causerait la période des fêtes, qui n’était pas toujours source de joie au final. « Et toi, ça se passe ? Je veux dire, dans ton cabinet ? Toujours pas lassée de voir des bouches à longueur de temps ? » Je fis écho à son rire. Présenté ainsi, il n’était évidemment pas très réjouissant d’être assistante dentaire. « Je ne sais pas trop… Je pense oui. Ce n’est étonnamment pas si lassant que ça quand on a l’habitude. » Certes, il ne s’agissait pas de la plus agréable des façons de gagner sa vie. Toutefois, il ne s’agissait pas du travail le plus ingrat qu’il pouvait exister et, finalement, je me contentais bien de ce que j’avais. « Je redoute la fin des fêtes moi justement…. Il va y avoir tout plein de belles caries à soigner… » Les patients négligeaient toujours leur hygiène bucco-dentaire en cette période de l’année et aussi les plus fragiles d’entre eux devaient bien souvent se faire soigner d’urgences… « Sans compter que le mois prochain, je ne travaillerai pas qu’au cabinet. Nous avons quelques chirurgies de prévus à la clinique. Et je préfère cent fois travailler au cabinet. Mais bon… » Le dentiste que j’assistais était en effet plus précisément chirurgien-dentiste et, par périodes, je devais alors l’assister à la clinique. Les interventions chirurgicales étaient toutefois un avantage financier non négligeable. « Sinon… Qu’est-ce qui t’amène sans prévenir ? Tu dois revenir du boulot à ce que je vois... » Un tel degré d’épuisement n’était point explicable autrement. « Il aurait peut-être été plus sage de rentrer te reposer non ? Pas que je ne sois pas contente que tu aies pensé à venir me voir. » Je soufflai sur mon chocolat chaud et osai en goûter une petite gorgée, prenant le risque de peut-être me brûler la langue. Mais, il n’en fut rien et une autre gorgée suivit la première, tandis que j’appréciais la chaleur dégagée par la boisson qui glissait le long de ma gorge.


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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Jeu 5 Jan - 0:12

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A peine les pizzas commandés, j’étais de retour au salon, mon mug de chocolat chaud à la main, tout en me disant que ça allait donner un goût quelque peu étrange entre les deux. Je me posais sur le canapé, posant la tasse sur la table basse, attendant qu’il refroidisse. Que ce soit du chocolat, comme dans ce cas précis, du café ou du thé, c’était toujours trop chaud. Et comme tout le monde, je le laissais reposer tranquillement, attendant patiemment de pouvoir le boire, et, pour finir, l’oublier carrément. Le nombre de fois, dans ma vie d’étudiante, que j’avais dû boire un café froid … j’ai arrêté tenir le compte tellement il y en a eu. Dès que Caitlin fut aussi installée, j’engageais la conversation, loin, très loin même, du but de ma venue ici. Je savais que c’était une très bonne amie, mais disons que je n’étais pas à l’abri d’un jugement. Et d’une condamnation. Je balayais la pièce du regard, lui faisant la remarque qu’elle avait de la chance d’habiter dans une maison. Petit, j’en avais une aussi, avec mes parents, jusqu’au moment où ils ont divorcé, et depuis là, je n’ai connu que des appartements. Bon, il suffit de trouver le bon, un attique, un loft ou autre, et c’est tout autant bien, mais, je ne sais pas. Les maisons ont quelque chose de magique. « Je te souhaite d’avoir cette chance là aussi un jour. Ça devrait aller pour toi j’en suis sûre ». Je souris sincèrement à mon amie. « Oui, je pense. Un jour. Quand le prix de l’immobilier daignera baisser, ce qui veut dire … dans très longtemps ». Je riais à ma propre remarque, me penchant et saisissant ma tasse, y buvant une gorgée de mon chocolat, sans me brûler la langue. Je lui posais ensuite quelques questions sur son travail, dont elle répondit. Je l’écoutais attentivement, toujours en souriant. « Haha ! Moi c’est avant et pendant, toi c’est après ». Je reposais la tasse, avant de la faire malencontreusement tombé par terre. « Tu n’aimes pas travailler à la clinique ? », demandais-je, simplement. Tout était bon pour éviter d’arriver le plus rapidement possible au sujet épineux. Toutefois, c’était sans compter Caitlin et de viser toujours là où ça faisait mal. Comme si elle avait un radar en tête et qu’elle savait déjà tout. Tout à coup, je me mis à douter. Et si, Faith l’aurait contactée ? Ecrit ? Lui faire part de doutes qu’elle nourrirait ? Je masquais tant bien que mal ma gêne, me ruant sur mon chocolat. Tout était bon pour éviter de répondre, et de chercher quelque chose de constructif à dire. Je me grattais les cheveux, ne la regardant plus dans les yeux. Affirmant tout simplement que oui, en effet, je rentrais du boulot. « Je passais dans le coin, j’avais une course à faire … et … sans me contrôler, tout se mélangea dans ma tête, et le ton de ma voix se fit plus dur. « [color=#663399]A ce que je sache, j’ai encore le droit de rendre visite à des amis, non ?! » Je m’étais même levé. Ok. Moi qui voulait éviter ce sujet, avant que je ne le décide moi, c’était râpé. Surtout maintenant.

La sonnette retentit dans l’entrée. Sauvé par le gong. Etant déjà debout, je lui fis un signe de la main. « Reste assise. C’est moi qui offre, je vais chercher ». Je fouillais rapidement dans mes poches pour en sortir mon porte-monnaie avant de me diriger vers l’entrée, ouvrir la porte et faire la transaction pizza – argent. Je revins au salon, donnant la pizza au peperonni à Caitlin, gardant la mienne sur mes jambes, avant de m’être assis. Par chance, ils avaient déjà coupé des bouts. Pas besoin de couteau. Faisant comme si rien ne s’était passé, je me tournais vers elle, lui souriant. « Bon appétit » Je mangeais ensuite le silence. Pensant à l’après. Je me laissais encore le temps de me nourrir, avant de tout raconter. De me vider l’esprit. De me libérer de ce point qui me compressait de plus en plus. Seul la sonnerie de mon téléphone portable vint rompre la quiétude du moment, mais je ne réponds pas, préférant refuser l’appel. Environ vingt minutes plus tard, il ne restait plus aucune miette dans le carton. Je me laissai tomber en arrière, ma main posée sur mon ventre, qui avait presque triplé de volume. « Haaa. Ça faisait longtemps. Mais bon, j’avais oublié qu’à chaque fois je ressemblais à une femme enceinte de six mois ». Je souris tristement, sachant que le moment était venu. Je me remis correctement en place, posant mes coudes sur mes genoux. « Ecoute, je n’ai pas été très honnête tout à l’heure, et je n’aurais pas dû t’agresser sans aucune raison. Je … » Soupir. Il fallait que je trouve comment le dire. Sérieusement. Lâché de but en blanc, c’était un peu trop. « Je ne passais par-là, j’y suis venu sur un coup de tête, parce que … disons que j’ai besoin de parler. Il y a quelque chose qui me tracasse depuis quelques jours et … je ne sais pas quoi faire ». Je n’en dis pas plus, attendant déjà une première réaction de sa part.
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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Dim 22 Jan - 15:32



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Home Sweet Home disait l’expression. Et effectivement, rien n’égalait le bien-être de se retrouver chez soi. Fallait-il encore en avoir un à soi. Et parfois, nous n’avions pas forcément celui qui nous convenait ; on ne s’y sentait pas bien très bien chez soi. Comme lorsque j’habitais encore à l’appartement. Mais depuis que j’avais emménagé chez mon petit-ami, je devais admettre que je me sentais un peu plus chez moi ; un sentiment que je n’avais plus jamais connu depuis que la maison de maison de mon enfance à Palo Alto était partie en fumée… Sans compter qu’il était quand même beaucoup plus agréable à vivre dans une maison qu’un appartement bien entendu. Je souhaitais à Henry qu’il puisse connaître cela à l’avenir : il n’était pas convaincu que ça arrive de si tôt. « Tu deviendras peut-être un de ces grands médecins plein aux as et aux multiples publications. Tu n’aurais peut-être pas à attendre jusque là. » Henry n’était qu’aux prémices de sa carrière – et déjà cela devait être plutôt avantageant en terme de salaire – et nous ne savions pas de quoi l’avenir était fait alors rien n’était encore joué, non ?
En parlant de cela… Nous remarquions justement que nos carrières respectives pouvaient toutes les deux être contraignants, surtout en raison de période comme celle des fêtes de fin d’année. Je rigolai doucement à sa remarque lorsqu’il fit tomber sa tasse. « Oh non le tapis !. » déplorai-je en me levant d’un bond. Sans réfléchir davantage, j’accourrai dans la cuisine afin de récupérer le nécessaire pour nettoyer ce désastre. Tandis que j’essayais de rattraper le coup – sans pour autant abandonner l’idée que le tapis ne serait plus de service à peine Henry parti tout à l’heure… - je reprenais la conversation comme si… bah comme si de rien n’était. « Ce n’est pas que j’aime pas… C’est juste que je préfère le calme – enfin si on peut dire ça – du cabinet. » Je me sentais effectivement un peu moins à mon aise là-bas. Je ne saurais vraiment expliquer pourquoi… L’ambiance de travail peut-être ? Elle était peut-être un peu plus… étouffante… stressante.
Me semblant ensuite que le tapis serait suffisamment présentable jusqu’au départ de mon ami, je déposai le tout de nouveau dans la cuisine et repris ma place. L’occasion rêvée de lui demander ce que me valait l’honneur de sa visite. Il se montra d’abord curieusement hésitant avant de littéralement explosé de rage. Enfin… l’expression était peut-être un peu exagérée mais cela ne changeait rien au fait qu’il s’était quand même emporté. Sans aucune raison. « Il suffisait de le dire tout simplement... Bien évidemment que tu en as le droit. » déclarai-je sans arrière pensée aucune. Ou presque, puisque qu’il était très évident qu’il agissait étrangement ce soir, à s’énerver pour si peu surtout. Cela faisait un petit moment que nous nous connaissions maintenant. Son côté caractériel n’était donc plus un secret pour moi. Ce qui faisait que cela ne m’affectait pas plus que cela était sûrement ma nature plutôt patiente. Je n’allais dons pas le lui reprocher. S’il avait un souci, il finirait forcément par en parler… à un moment comme à un autre. De plus, mon expérience personnelle me conseillait vivement de ne pas le presser. La dernière fois que j’avais insisté, mon frère ne voulait plus me parler et nous ne nous étions pas vus pendant deux bonnes années… et pourtant nous avions toujours été comme les deux doigts de la main. Je ne me risquerai donc pas à faire la même erreur une seconde fois… au risque de perdre l’amitié d’Henry. « Une autre tasse de chocolat chaud du coup ? » Oui j’avais préféré changer complètement de sujet. De toute façon, la sonnette annonça l’arrivée des pizzas. Par réflexe, je m’étais levais pour aller ouvrir mais Henry me stoppa net, m’assurant que je pouvais très bien rester assise. Je répondis d’un simple « Ok ».
Nous avions ensuite dévoré nos pizzas avec un appétit certain. « Haaa. Ça faisait longtemps. Mais bon, j’avais oublié qu’à chaque fois je ressemblais à une femme enceinte de six mois » J’éclatai de rire. « N’exagère pas non plus ! » Je voulais dire par là qu’il était très loin, même très très loin de ressembler à une femme enceinte de six mois. Pas avec sa morphologie. L’atmosphère pas ne resta pas bien longtemps bon enfant…   « Ecoute, je n’ai pas été très honnête tout à l’heure, et je n’aurais pas dû t’agresser sans aucune raison. Je … » Je restai impassible mais intérieurement… j’étais partagée entre le soulagement de savoir que son comportement étange était tout à fait explicable et l’inquiétude de ce que ce qu’il pouvait bien s’agir. Rien qu’au ton de sa voix, je comprenais que l’heure était assez grave… « Je ne passais par-là, j’y suis venu sur un coup de tête, parce que … disons que j’ai besoin de parler. Il y a quelque chose qui me tracasse depuis quelques jours et … je ne sais pas quoi faire » Je soupirai à mon tour. Là j’étais définitivement inquiète. « Je m’en doutais bien… » commençai-je, diplomate. Au moins, de cette façon, il comprendrait peut-être que je le pardonnais de son comportement de tout à l’heure et que je ne lui en voulais surtout pas. « La prochaine fois, ne le garde pas pour toi comme ça. Ca t’évitera ce genre de comportement. » continuai-je d’un ton calme. « Tu sais que j’ai toujours été là . A l’écoute. Et si je peux t’aider. Je t’aiderai. » Du moins si j’en avais le pouvoir. Sinon je ne pourrais rien faire d’autre que de l’épauler et le soutenir… Peu importe l’objet de tant de tracas. « Alors ? Tu craches le morceau maintenant avant que cela ne pèse plus lourd ? » J’incrustai mes prunelles dans les siennes. Le moment de vérité était enfin là.


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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Mar 31 Jan - 18:52

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J’avais débité tout d’une traite ce que j’avais à dire, ne prenant presque pas ma respiration entre temps. Il était enfin temps d’assumer mes conneries. Je restais là, le regard dans le vide, à l’écouter me répondre. Pour ma part, je restais silencieux. Elle avait raison sur toute la ligne. Je l’avais agressée involontairement. Je fis la moue, avant de me mordiller la lèvre inférieure. C’était fou comme dans certains moments je perdais toute confiance en moi. Quoique, le plus souvent ce n’était qu’une façade. J’avais la bouche pâteuse. « Désolé. Ce n’était pas contre toi ». Je baissais la tête. Remarquant un bout de porcelaine – de la tasse que j’avais lâchée par inadvertance – sur le tapis, je me penchais pour le ramasser. Je le pris entre mes deux doigts, toujours le regard dans le vide, et je le fis tourner entre mon pouce et l’index. « Pour la tasse, et ton tapis aussi. Désolé ». Trois heures plus tard, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Sentant que la raison de ma venue chez elle approchait à grand pas, je me levai subitement, prenant au passage mon carton de pizza et celui de Caitlin. Je m’éclipsais de la pièce, pour me diriger vers la cuisine. Une fois à bon port, je posais le tout sur le plan de travail, ne sachant pas si elle avait une poubelle spéciale « papiers ». Moins de cinq minutes plus tard – trop rapide à mon goût – je fus de retour au salon, à ma place. Nos regards l’un dans l’autre, j’eus une envie subite d’un verre d’alcool. Fort. Je comprenais soudainement mieux pourquoi les gens en buvaient pour se donner du courage. Mais ce n’était pas une raison de le faire pour autant. Premièrement, j’étais déjà dans un état lamentable, et j’étais venu en voiture. Il était préférable que je rentre chez moi en un seul morceau. Ensuite, je n’avais plus touché à une seule goutte d’alcool depuis mon adolescence, le bannissant à tout jamais de ma vie, suite au décès de ma meilleure amie, dans un accident de voiture, dû à l’alcool justement. Et puis, il était beaucoup trop simple de se réfugier dans cette boisson, et s’y noyer corps et âme. Il fallait que j’assume totalement et entièrement ma bêtise. Sans aucune aide. Il fallait que j'y fasse face tout seul.

Je m’humidifiais les lèvres. Nous y voilà. « Bon ». Je me raclais la gorge. Quand il faut y aller, il faut y aller. Plus de retour possible en arrière. J’avais déjà bien trop éveillé sa curiosité pour qu’elle me laisse tranquille. « Pas sûr que tu le sera encore, à l’avenir, une fois que j’aurais tout raconté ». Je faisais référence à sa remarque de tout à l’heure, qu’elle sera toujours là pour moi. A l’écoute. « Je… » je pris une grande inspiration. « J’ai croisé mon ex à l’hôpital. Rencontre fortuite et … on s’est retrouvé à la même table, à boire un café » Ce qui, en soit, était la réalité. Il voulait des réponses, on s’était mis à part des autres pour en discuter. Je n’avais juste pas prédit la finalité de la discussion. J’avais aussi omis, volontairement, de préciser de quel ex il s’agissait exactement. Je n’en avais pas eu des masses, loin de là, mais tout de même. Je lui laisserai déjà digérer l’information avant de lui dire que c’était Rafaël. Un homme, et non une femme. Je balais l’air d’un geste de la main. De fil en aiguille, la discussion a viré sur notre passé commun ». Je me tus, avant de reprendre « Tu sais très bien que je suis fou amoureux de Faith et que j’irais décrocher la lune si elle me le demandait. Mais … la tension se faisait de plus en plus électrique entre nous » Je n’osais plus la regarder. Je n’avais même plus besoin de rajouter quoique ce soit, toutefois, je poursuivi, d’une seule traite. « Je … j’avais besoin de l’évacuer et … nous avons fini dans une chambre. Seuls. Vide » Voilà. Cette fois-ci, je me tus pour de bon, baissant la tête, essayant de me faire le plus petit possible. En temps normal, je me serais confié à ma jumelle, Savannah, mais vu les circonstances, il était mieux que je ne le fasse pas. Alors que nous étions âgés de dix ans, mon père avait trompé ma mère, plusieurs fois – ce qui n’était pas mon cas – et elle l’avait foutu à la porte, ce que, je comprends tout à fait. Sauf que voilà, Savannah ne l’a pas accepté, et a coupé tout contact avec notre père, lui mettant toute la faute sur le dos. De suite à ça, elle a plongé dans la drogue. Sans que je le sache. JE n’imaginerais même pas sa réaction le jour où elle découvrira que j’avais reproduit exactement le même comportement que mon père. Sans aucune raison. J’étais un monstre. Et pourtant, dieu sait que j’aimais Faith plus que tout. J’avais juste été faible. Baisser la garde trop facilement. Personne ne me pardonnera jamais. Je me pris le visage entre mes mains. Attendant.

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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Mar 7 Fév - 12:11



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Je n’exagérais en rien lorsque je lui disais bien me douter que quelque chose n’allait pas chez lui. Bien malgré lui, son attitude, son comportement avait laissé paraître ici et là une sorte de nervosité. Et cela depuis même le moment où il se tenait au palier de la maison. Mais le moment le plus révélateur de sa détresse avait été sans aucun doute celui où il s’était emporté contre moi par inadvertance. Et la lueur qui animait ses yeux lorsqu’il s’en excusait traduisait parfaitement le besoin urgent de se confier ; j’avais appris à la reconnaître au fil du temps. Ne le sentant pas encore prêt à faire le grand saut, je lui avais seulement gratifié d’un sourire et d’un regard tous deux compatissants et rassurants, du moins l’espérais-je. « Je sais. C’est pas grave. » Et j’ajoutai, en réponse à ses excuses concernant l’incident de la tasse : « Et ça c’est encore moins grave. » Même s’il me démangeait encore de rendre propre le tapis maintenant souillé par le chocolat, je ne me focalisais point sur ce détail mais sur mon invité. Question de priorité. Parce que le moment n’était pas – mais alors pas du tout – à s’inquiéter de la propreté des lieux. Ainsi, pour cette même raison je ne m’étais pas empressée de nous débarrasser de nos cartons de pizza. Par contre, Henry avait pris en charge cette tâche de manière inopinée. Il m’arrachait presque mon carton des mains, à vrai dire, avant de disparaître longuement dans la cuisine, me laissant à peine le temps de lui dire un rapide « Merci » . Et lorsqu’il revint enfin prendre place dans le salon, l’atmosphère n’était définitivement plus la même : elle était… Comment dire ? Très tendue.
Et elle n’était pas prête de se faire plus décontractée. Surtout pas après que je l’ai encouragé à me parler puisqu’à ce moment la tension était à son maximum ; ce « Bon » au ton emprunt de fatalité annonçait clairement la couleur déjà. Ainsi que son avertissement. « Il n’y a pas de raison. » J’essayais de le rassurer – ou peut-être me rassuer moi, je n’en savais trop rien – mais lui était persuadé qu’il pouvait y en avoir une. Qu’avait-il bien pu arriver de si grave pour qu’Henry puisse avoir des pensées aussi négatives ? Je ne l’avais jamais vu aussi craintif. Et puisque les spéculations sur la nature du problème étaient tout à fait inutiles, je lui prêtai cette oreille attentive que je lui promettais. «J’ai croisé mon ex à l’hôpital. Rencontre fortuite et … on s’est retrouvé à la même table, à boire un café » J’hochais la tête doucement, signe que je suivais parfaitement jusqu’ici. Et je ne voyais toujours pas vraiment où était le problème – ou du moins, j’en avais une petite idée quelques part là-haut dans mon cerveau mais je n’y croyais pas vraiment –, et ce n’était pas comme si les chances qu’ils se rencontrent de nouveau avaient été jusqu’à alors égales à zéro. Je me questionnais d’ailleurs sur l’identité de cet ex mais poser une question aussi tôt pourrait rendre l’aveu moins facile. En fait, il valait mieux se taire tout du long et laisser ainsi les choses coulées toute seule. Ce serait plus simple pour tout le monde. Et surtout pour Henry. Alors je me tus. Me contentant d’écouter. Ne lui épargnant pas une moue perplexe lorsqu’il évoquait soudainement Faith et l’amour qu’il lui portait. Puis une expression emprunte d’ébahissement lorsque je commençai à comprendre où il voulait en venir par l’évocation de cette tension « électrique », lorsque je commençai à comprendre que les choses entre son ex et lui avaient pris la tournure suivante : «Je … j’avais besoin de l’évacuer et … nous avons fini dans une chambre. Seuls. Vide. » Il me fallut un certain temps pour digérer l’information. Du moins commencer à la digérer. Pendant un instant, je jetais un regard vitreux sur mon ami, un peu (beaucoup) troublée par son aveu. Je repris ensuite mes esprits. Puis la parole après quelques difficultés à sortir le moindre son. « Tu… tu as.. trompé… Faith ?! » Il fut douloureux d’exposer les faits ainsi puisque traduisant beaucoup plus explicitement la précédente révélation. Et j’imaginais qu’il devait être tout aussi douloureux pour Henry d’entendre les faits ainsi exprimés. « Mais… Faith… C’est comme tu le dis, tu l’aimes. Et personne n’en doute d’ailleurs. JE n’en doute pas. Comment tu as pu faire une chose pareille ? Avec ton ex ? » Mon interrogation pouvait sonner comme un reproche mais elle n’était en fait que l’expression de mon incompréhension, de mon incrédulité, de mon ébahissement,  et de mon malaise surtout… Parce qu’apprendre cela n’était pas tout … Cet aveu me mettait également dans une position difficile. Comment la regarder dans les yeux – elle avec qui j’avais lié également un un certain lien d’amitié – et prétendre ne rien savoir ? « Tu te rends comptes…. » Je stoppai net la question que je m'apprêtais à lui poser, la trouvant ridicule, et repris. « Oui bien sûr que tu t’en rends compte. Mais comment tu vas affronter ça ? » Et comment j’allais y faire face aussi de mon côté aussi pour le coup… « Si elle l’apprend… » Et il n’y avait aucune raison qu’elle l’apprenne si je me taisais. « Mais tu ne peux pas lui mentir non plus. » Je réalisai que je n’aidais pas vraiment Henry, sauf peut-être sur un point : l’éclairer sur la globalité des enjeux dont il était maintenant question. Du moins, un peu plus clairement.


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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Ven 24 Fév - 19:11

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Tout du long de ma courte existence, j’ai toujours entendu dire qu’une fois qu’on avait lâché le morceau, on se sentait mieux. Libre. Ce n’était que pur mensonge. Je ne ressentais rien de tel, et le poids que je traînais sur le dos était toujours là. La gorge toujours nouée. La douleur et la culpabilité toujours présente. J’avais presque tout débité d’une traite, ayant peur que, si je m’arrêtais, j’aurais été dans l’incapacité de continuer. Dès la fin de mon récit, je pris une très longue gorgée dans le verre posé devant moi – apparu comme par magie – et je regardais droit devant moi, évitant le plus possible le regard de mon vis-à-vis, Caitlin. Tout compte fait, j’aurais mieux faire de me taire. Ne jamais rien dire. Tout était foutu, de toute façon. Quoique je fasse, à l’avenir, j’allais traîner cette histoire derrière moi comme un boulet de canon. Alors à quoi bon la partager ? Non, vraiment, je n’aurais pas du. J’étais presque désolé pour elle. Le silence s’installa entre nous, et je sentis que l’atmosphère s’assombrissait. Ce fut elle qui rompit ce silence. « Tu … tu as … trompé … Faith ?! ». Et les mots qui sortirent de sa bouche étaient exactement ceux que je ne voulais pas entendre. Ni me l’avouer. Car le fait était bel et bien là. J’avais trompé Faith. Il n’y avait pas d’autre explication à ce que j’avais fait. Une erreur, certes, mais avec de lourdes conséquences. Le fait de l’entendre, à vive voix, me fit déglutir et blêmir encore plus. Comme si, une fois ses mots prononcés, ils restaient tout autour de moi, flottant, et je pris brutalement conscience de mes actes. J’étais incapable de lui répondre. Même par signe. J’étais devenu une statue. Elle poursuivit donc. « Mais … Faith … C’est comme tu le dis, tu l’aimes. Et personne n’en doute d’ailleurs. Je n’en doute pas. Comment tu as pu faire une chose pareille ? Avec ton ex ? » Si je l’avais pu, je me serais fait tout petit, comme une souris, et j’aurais foutu le camp à la seconde qui suit. Ou comme, dans ma saga favorite, avoir un retourneur de temps en ma possession et rentrer directement chez moi, plutôt que de faire un détour par chez Caitlin. Cette fois-ci, contrairement à tout à l’heure, je sentis mon sang ne faire qu’un tour et se mettre à bouillir. Je pouvais comprendre ce qu’elle disait, mais je n’acceptais tout simplement pas ses reproches. La rage, que je ressentais, n’était pas adressée contre elle, mais moi. Toutefois, dans ces cas là, on ne contrôlait plus rien. « Je ne sais pas » Haussement d’épaule. Sincèrement, encore maintenant je me demandais comment j’avais pu finir avec mon ex. En arriver là. « Et puis quoi encore ? Tu crois vraiment que j’aurais sauté sur le premier inconnu qui passait, comme certains le font ? », je secouais la tête, essayant de me calmer. Je pris une grande inspiration. « Je sais, le fait que ça soit mon ex ne dédouane pas ce que j’ai fait, je te l’accorde ». Je me levai, ne réussissant pas à rester en place, me dégourdir les jambes, regardant partout sauf en direction de Caitlin, et je me rassis au même moment ou elle s’apprêtait à nouveau de parler. « Tu te rends comptes … Oui bien sûr que tu t’en rendes compte. Mais comment tu vas affronter ça ? » Très bonne question ! « Si elle l’apprend … Mais tu ne peux pas lui mentir non plus » J’enfouis mon visage entre mes mains, avant de remettre mes cheveux en arrière, ou plutôt les quelques mèches rebelles. Je soupirais. « Je sais tout ça. Et comment je vais l’affronter … je n’ai pas de solution. Tout lui dire ? Mais je sais que ça la détruirait, j’ai bien vu ce que …. » je m’interrompis de justesse, ne voulant pas lui révéler, pas maintenant, que mon père avait agi exactement de la même manière avec ma mère. Au moins qu’elle le sache déjà. Je ne savais plus. « Faire comme si de rien n’était ? Non. Elle ne le mérite pas. Et je ne tiendrais pas le coup. Je suis dans une impasse. Il n’y a rien à faire, à part assumer et ramasser les pots casés. Je l’aurais certainement perdue à tout jamais …. ». Mes yeux rencontrèrent finalement les siens, et je vu, sur son visage, son désarroi, son incompréhension. Je me laissais tomber en arrière sur le fauteuil. Priant qu’il m’engloutisse entièrement. « Désolé … je n’aurais jamais dû t’en parler … je vois bien que maintenant, ça te travaille, et ce n’était pas le but … ». Je soupirais à nouveau. « Je pense que ce serait mieux pour tout le monde que je rentre chez moi ».
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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Sam 25 Fév - 15:55



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Le moins que je puisse dire, c’était que je m’étais attendue à bien des confidences. Excepté celle-ci. Et j’osais à peine imaginer le courage qu’il lui avait fallu rassembler pour me le dire. Sûrement n’était-ce rien au courage qu’il lui faudrait faire preuve à l’avenir pour, premièrement, pouvoir vivre avec cela et, deuxièmement, en assumer les conséquences. Des conséquences dont il n’en avait vu que les prémices, pourrais-je dire, même si elle était déjà assez… considérable : sa culpabilité. Et même avec toute la bonne volonté du monde, je ne saurais sûrement lui dire comment il était censé affronter cela quand il s’agissait probablement de la raison qui l’avait poussé à se confier à moi. Je m’en étais douté bien avant qu’il avoue ne pas en avoir la moindre idée lui aussi. De comment il avait pu tromper Faith aussi. Et se braquer encore une fois en se laissant emporter par la colère. « Ce n’est pas ce que je voulais dire Henry, tu le sais bien. » La colère était un des mécanismes de défense les plus fréquents – avec le déni et la fuite je dirais – et, de la part de mon ami, c’était même presque un mécanisme naturel : je l’avais déjà vu auparavant et ce soir j’en avais vu la preuve en deux fois déjà. Heureusement, je n’étais pas de nature susceptible et enclin à m’emporter tout autant. Il ne fallait pas croire pour autant que je restais calme face à la situation. En fait j’étais plutôt catastrophée mais j’arrivais tout de même à garder l’illusion d’une certaine sérénité. « Je sais, le fait que ça soit mon ex ne dédouane pas ce que j’ai fait, je te l’accorde » Je hochai la tête à cette déclaration et l’observai attentivement faire les cent pas puis s’asseoir de nouveau tandis que je reprenais la parole, faisant malheureusement d’un sens le constat de la position délicate dans laquelle il se trouvait, sur un ton de plus en plus emprunt par l’incompréhension. « Je sais tout ça. Et comment je vais l’affronter … je n’ai pas de solution. Tout lui dire ? Mais je sais que ça la détruirait, j’ai bien vu ce que …. » Je fronçai les sourcils, m’interrogeant sur la nature des paroles qu’il n’avait pas su prononcer à l’instant. « Bien vu ce que quoi ? » Je me doutais que s’il s’était arrêté, cela devait être pour une raison mais au point où nous en étions, je ne vois pas ce qu’il pouvait dire d’encore plus grave dans de telles circonstances.
« Faire comme si de rien n’était ? Non. Elle ne le mérite pas. Et je ne tiendrais pas le coup. Je suis dans une impasse. Il n’y a rien à faire, à part assumer et ramasser les pots casés. Je l’aurais certainement perdue à tout jamais …. » Je préférai me taire à ce stade. J’aurais aimé le rassurer, luid ire que tout se passerait pour le mieux ou plutôt que toute cette histoire finirait bien mais ce n’était pas vraiment une chose que je pouvais assurer. En fait, j’ignorais même si cela pouvait bien s’arranger un jour. S’empirer certainement : ça, je ne pouvais pas non plus le lui dire. Et maintenant que j’étais dans la confidence, j’étais morte d’inquiétude à propos de tout ça. « Bien sûr que ça me travaille. Tu t’attendais à quoi ? Que la nouvelle ne m’atteigne pas ? » Je secouai la tête en guise de réponse, marquant une légère pause avant de reprendre. « Je m’inquiète pour toi. Je m’inquiète pour Faith aussi. Sans compter que j’ai aucune idée de comment je vais bien pouvoir lui faire face maintenant. » Et je me surprenais à souhaiter ne pas la revoir de si tôt malgré l’amitié que je lui portais. Ce serait sans doute le meilleur scénario possible me concernant : de cette façon, je n’aurais pas à prétendre ne rien savoir quand elle, la principale intéressée, était sans doute très loin de s’en douter ou même d’imaginer qu’un jour Henry pourrait lui faire une chose pareille.
« Je pense que ce serait mieux pour tout le monde que je rentre chez moi » J’inspira profondément, afin de garder toujours un semblant de calme. « Henry… Si tu veux rentrer, vas-y, je ne retiendrai pas mais ce qui est dit est dit. Tu peux tout aussi bien rester, en parler. Comme tu veux. » Je cherchai à rencontrer son regard et quand je réussis enfin, je le rassurai au moins sur une chose : « Je ne t’en veux pas de me l’avoir dit. Il est normal que tu aies eu besoin d’en parler. » Cette fois-ci, ce fut moi qui me mit à soupirer. « Seulement j’ai peur de ne pas posséder la solution miracle. Et je déteste l’idée de devoir cacher la vérité à Faith, je te l’avoue. » Mais ce n’était pas à moi de le lui apprendre et je ferais mon possible pour ne pas craquer et cracher le morceau.




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MessageSujet: Re: I need your advice {ft. Caitlin   Dim 19 Mar - 14:40

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
Pourquoi tout était si compliqué ? Ou plutôt, pourquoi je me compliquais autant la vie, à seulement vingt-cinq ans ? Alors que tout était encore à faire ? Je savais par expérience que personne ne comprendrait. Et ne pourra jamais comprendre. Même moi j’avais de la peine. Ce n’était pas moi. Je n’étais pas comme ça. J’avais toujours été fidèle, jusqu’à présent. Et je comptais le rester jusqu’à la fin de ma vie. Mais voilà, malgré tout l’amour que je portais à Faith, il avait fallu que je sois faible, lâche. Et tout avait basculé. Pourquoi j’en avais parlé à Caitlin, tout en sachant qu’elle allait se retrouver dans une situation impossible ? Par égoïsme ? Je devais vider mon sac, certes. Le poids était trop dur, et même en lâchant le morceau, il n’avait pas disparu. Même, c’était pire. J’avais juste besoin de parler, de m’exprimer, et c’était tombé sur elle. Sachant que c’était ma meilleure amie, et qu’elle sera toujours là pour moi. Même si, actuellement, j’étais remplis de doutes. Et de remords. Qu’est-ce que je donnerais pour revenir en arrière. Pour tout refaire, correctement. De A à Z.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire Henry, tu le sais très bien ». J’hochais tout simplement la tête, esquissant un sourire. Du moins, j’essayais. « Je sais, Cait’. Je suis désolée. C’est juste que … » je me passais une main dans les cheveux, contrôlant le ton de ma voix « Je suis dépassé par les événements. Je … ne sais pas comment affronter tout ce qu’il m’arrive, ni comment l’assumer. J’ai l’impression de nager en plein cauchemar ». Et je n’étais pas prêt d’en sortir. Décidément, ce n’était pas fait pour moi. Des maris infidèles, j’en voyais tous les jours, et jamais, eux, n’étaient atteint par la culpabilité. Merde. « Bien vu ce que quoi ? » Soudainement, je restais silencieux. Je ne m’étais pas rendu compte de ce que je disais, totalement perdu. Et j’avais oublié que personne n’était au courant. Je déglutis, et, sans trop savoir pourquoi, je plantais mon regard dans le sien. Il fallait peut-être la mettre au courant, ce qui, par la suite, à ses yeux, me transformera encore plus en monstre. « J’avais dix ans. C’était le jour de notre anniversaire, à Savannah et à moi, et, je ne l’ai su que le lendemain, mais ce soir-là, alors que nous étions au lit, notre mère a viré notre père de chez nous. Nous ne l’avons plus jamais revu. Ou si, mais sporadiquement seulement. Nous étions trop jeune pour comprendre, mais notre mère nous expliqua la situation. Pour ma part, comme tout garçon de cet âge, je faisais semblant de ne pas comprendre, que ça ne m’affecterait pas, mais je n’étais pas bien. Ma sœur, elle l’a vraiment mal pris » Je n’en dis pas plus. Ce n’était pas à moi de dire que ma jumelle avait connu une descendre aux enfers, se plongeant la tête la première dans la drogue « Je ne pourrais pas dire si je lui en veux ou pas, même pas encore maintenant. Mais j’ai vu les dégâts sur ma mère. Elle essayait de le cacher. Pour nous.  Mais, elle n’allait pas bien, ça l’avait détruite. Y a des soirs, ou je l’entendais pleurer, seule dans sa chambre. Elle nous a toujours fait passé avant elle. Et pour ça, je ne la remercierai jamais assez. Je connais donc les répercussions. Le ménage brisé. Le fait de n’être plus que l’ombre de soi-même » Je m’interrompis, avant de reprendre, quelques secondes plus tard « Ce soir-là, ma mère en avait eu marre des infidélités répétées de mon père ». Je me levais, juste pour faire quelque chose. Bouger. « Je ne vaux clairement pas mieux que lui. Encore, c’est pire. J’ai connu le après. J’étais une victime. Transformée en bourreau ».

La discussion se poursuivit ensuite sur l’implication – toute nouvelle de Caitlin – par rapport à Faith. J’acquiesçais, ne trouvant rien à dire. Je pouvais la comprendre, et c’était moi qui l’avait mise dans cette situation. De temps à autre, j’haussais les épaules. Abattu. « Je sais. Je n’ai pas de solution miracle. Et crois-moi, si j’en avais une, je te le dirais. Encore désolée de t’avoir impliquée, ce n’était pas mon but. Dans tous les cas, je devrais lui raconter. Tout lui dire. Je ne peux pas garder cette histoire pour moi. Je … Fais semblant de rien. Je ne tiendrais pas bien longtemps » mais avais-je seulement le courage de lui parler ? A voir. M’étant assis entre temps, je me relevai, après avoir formulé le souhait qu’il valait mieux pour nous deux que je parte. Je me levai, m’approchant de ma meilleure amie. Ne sachant pas trop comment réagir. « Je ne dirais jamais assez à quel point je suis désolée. Pour tout ça. Je sais, je peux m’en prendre qu’à moi-même. Ce qui est fait est fait. Malheureusement. Mais merci aussi de m’avoir écouté. Merci aussi de la proposition, mais c’est mieux que je parte. Faith … » je grimaçais à l’énoncé de son nom, sorti de ma bouche « Depuis ce soir-là, je n’arrive plus à rester à la maison. Je passe mon temps au boulot, sautant sur toutes les occasions qui se présent à moi. Je n’arrive plus à rester à ses côtés, à la regarder, submergé de honte. Alors, il faut bien que je retourne chez nous. Chez elle. Il faut que je fasse face à ce qui m’attends » Sans aucun signe avant-coureur, je m’approchais encore plus d’elle, et les larmes aux yeux, je la pris dans mes bras, la serrant fort, comme un gamin serrant son doudou. Quelques minutes passèrent ainsi, et, doucement, je la lâchais, déposant un léger baiser sur sa joue, en signe – encore une fois – de remerciement, et d’un signe de tête, je pris le chemin vers la porte d’entrée. Direction la maison. Ma prison. Mes remords. Et l’amour de ma vie.


 
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