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 Prom night eight years later {ft. Daphné

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Myrtle Montgomery
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MessageSujet: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mer 30 Nov - 19:57

Prom night
eight years later.
Daphné & Théodore
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C’était le grand soir. Je n’avais pas spécialement envie d’y aller, comme je l’avais fait remarquer un peu plus tôt dans la semaine à une certaine demoiselle, d’ailleurs, même si j’avais reçu l’invitation, je l’avais relégué dans un fond de tiroir, la laissant croupir là. Ha quoi bon ? C’était exactement le genre de soirée inutile. Ou tout le monde se mettait sur son trente-et-un et essayait de péter plus haut que son voisin. Quoique, pour être tout à fait honnête, ça ne changeait pas vraiment de notre adolescence, à la seule différence, que durant nos années scolaires, nous avions des uniformes. Tous identiques. Alors que là … ça sera autre chose. Tout le monde pourra montrer sa richesse aux yeux des autres. En mettre plein la vue. Personnellement, même si, j’avais tendance à me pavaner et à m’exhiber, je n’en voyais plus l’utilité à présent. Rien que mon nom de famille suffisait. Alors non, je n’avais pas envie d’y aller. Sauf que je m’étais fait avoir, et, si je cherchais bien au fond de moi, une partie voulait absolument y aller tandis que l’autre faisait bagarre. La décision ce n’est pas moi qui la prit, mais une ancienne élève de l’école. Qui m’avait appelé deux jours plus tôt, me demandant de sa plus jolie voix si j’y allais, et finit par me supplier. J’avais accepté pour une simple et bonne raison : qu’elle se taise. Me voilà donc embarqué dans cette comédie à deux sous.  

L’élève responsable de cette mascarade avait décidé que ça aurait lieu à San Francisco – heureusement pour moi – et il avait réservé une immense salle dans un hôtel de la ville. Pour plusieurs raisons. La première, pour ceux qui n’habitaient pas dans la région, pour leur éviter un aller-retour, et aussi pour ceux qui auraient trop bu et qui ne seraient pas en état de rentrer chez eux. N’ayant – finalement – plus mes béquilles, depuis trois jours, j’avais décidé d’y aller avec ma voiture, même si, concrètement, je n’étais qu’à quelques minutes. Qu’est-ce que je disais ? Tout dans le paraître. Et il faut dire, j’en avais ma claque des taxis qui empestaient toutes sortes d’odeurs, dégueulasses pour la plupart. J’étais venu plus tôt que prévu, évitant ainsi de devoir faire le tour de la salle. Je ne supportais pas être parmi les deniers arrivants. Toutefois, quelques personnes étaient déjà présentes. Je fis donc mon entrée, bras dessous bras, avec ma cavalière – ou la pimbêche, du pareil au même – qui m’avait supplié à genoux pour l’accompagner. La soirée c’était d’ailleurs très bien terminée. Pour la peine, j’avais passé une bonne partie de l’après-midi à me préparer. Douche. Masque. Cheveux. Il fallait que tout soit parfait. J’avais choisi, pour l’occasion, un simple costume trois pièces. Pantalon et veston noir, et chemise blanche. Le chic à l’état pur, sans trop en faire. Quelques visages nous dévisagèrent, mais je détournais bien rapidement les yeux. J’avais déjà envie de partir, ou de réserver directement une chambre, en charmante compagnie. Je ne supportais pas sa voix, ni son comportement, mais au moins, elle était bonne à quelque chose.

Une demi-heure plus tard, la soirée battait son plein.  Je m’étais déjà dirigé vers le bar, un verre à la fin, et je scrutais la salle. Regardant les nouveaux arrivants, saluant quelques-uns au passage, et en regardant d’autre de façon assez … méprisable. Je m’éloignais rapidement de certains de mes anciens « amis ». Plus pots de colle qu’eux, tu meurs. J’étais en train d’aller à l’autre bout de la salle, me poser tranquillement contre un mur, tout suivre de loin, quand un bras me tira en avant. « Théo ! Regarde qui vient d’arriver ! », je me bouchais les oreilles, grimaçant. Mais qu’est-ce qu’il m’avait pris, bordel ? Elle m’entraîna à sa suite, n’ayant pas trop le choix de suivre, vers d’anciens coéquipiers de l’équipe de football américain. En chemin, Hayden – ma cavalière, si je peux la nommer ainsi – bousculer quelqu’un. Elle se retourna d’un coup. « Non mais ! Tu ne peux pas faire attention ! Je passe ! » Silence. Je la vis détailler la fautive de la tête aux pieds, la scrutant, avant de lever la tête, fier, ricanant. Je n’avais pas spécialement fait attention à cet échange, elle était comme ça Hayden, à se croire meilleure que tout le monde, à chercher la mouise là où il y en avait pas – en bref, c’était moi au féminin. L’histoire ne me concernant pas, je regardais donc ailleurs, avant que mon regard se posa sur une chevelure brune. Celle de la personne qu’elle était en train de remettre à sa place. Il ne me fallut pas longtemps à savoir de qui il s’agissait. Des cheveux pareils, il n’y en avait pas beaucoup. Pas dans mon ancienne promo du moins. Je déglutis, mon cœur ratant un battement. Je m’humectais les lèvres, prenant le bras de la jeune femme. « Viens Hayden, allons ailleurs. Ça pue ici », chuchotais-je à son oreille, pour que personne n’entende. Je ne voulais pas qu’elle me voit. Tout simplement. Mais c’était trop tard … 





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Jeu 1 Déc - 18:50

    Le grand soir était arrivé ou plutôt le soir, le « grand » soir était bien trop important comme qualificatif pour une soirée réunissant une ancienne promo d'un lycée privée huppé (fut-ce t'il qu'il puisse exister un lycée privée non huppé) peut être un lycée religieux ? qui serait pas forcément huppé bien qu'il existe des combos du genre école catholique huppé, un truc bien trouvable dans des coins comme New-York... tiens c'est pas  une école où on trouverait les membres constituant de Gossip Girls ? en plus non mixte comme institution. En plus de devoir se coller la sévirité dû au privé faudrait en plus limiter les interactions entre les deux sexes. « heureusement » ça n'avait pas été le cas où elle était allée, en même temps c'est cette même mixité qui l'avait fait rencontrer Théodore, à contrebalancer avec d'autres rencontres bien plus agréables et bien qu'elle ne le reconnaîtrait pas, surtout en la présence du jeune homme, les attaques qui l'a mené contre elle lui ont appris de se renforcer, en tout cas et malheureusement en partie, à se protéger voir se barricader des autres pour ne pas risquer le rejet, l'humiliation. Cependant Théo était tellement extrême, ainsi que ses compères, qu'elle essayait de ne pas trop généraliser cette cruauté gratuite dans laquelle il s'illustrait à merveille.


    Bien sûr elle a aussi tenu le coup parce qu'elle avait connu des personnes qui, par le temps, et au fil des événements étaient devenus des amis, plus que de simples camarades. Donc elle avait quand même un environnement agréable. Et c'était en partie, en fait en très grande partie pour eux, qu'elle s'était décidée à venir à cette soirée. Au début elle en avait rigolé et avait même balancé directement la carte dans la poubelle. C'est en particulier James, qui avait réussi à finir de la convaincre mettant en avant le fait de pouvoir voir ce qu'était devenus ces gens plus ou moins flous dans ses souvenirs. Il avait aussi argumenté qu'ils pourraient toujours se moquer des tenues ridicules et poursuivre leur sens de la caricature qu'ils pratiquaient déjà à l'époque. Heureusement c'était juste une soirée, hors de question de passer plusieurs jours avec ces gens là, ils avaient déjà passé beaucoup trop de temps contraint à son sens.


    Cependant, elle avait joué le jeu, le jeu de la soirée chic en portant une jolie robe assortie à une paire de talons hauts et d'une étole déposé sur ses bras nus. Quant au visage, un maquillage simple, mais une coiffure plus complexe qu'une amie, datant de sa période à l'internat, réalisa avec un certain contentement dont elle n'obtint que quelques grognements pendant sa réalisation. Faut souffrir pour être belle, ça elle le sentait bien, très bien même entre les talons qui brûlent les chevilles, la robe un peu trop courte et l'impression d'avoir des pinces à linges dans les cheveux lui faisait déjà bien ressentir que c'était une mauvaise idée. Pour compenser ça, son ami James lui proposa ou plutôt lui fourra dans les mains un brownie alors qu'ils partaient pour la réception, l'un d'eux ayant pensé à réserver un Uber. Elle eut un peu de mal à en venir à bout de cette sucrerie, ce qui d'habitude n'est pas un problème. Allant jusqu'à grimacer, elle le finit pour ne pas blesser son ami. N'empêche, ce brownie il avait un goût un peu bizarre « merci pour ce brownie, qui, désolée de te l'apprendre, confirme que la cuisine c'est pas ton truc. » l'amie se prénommant Aria confirma par un petit rire en ajoutant «  si tant est qu'il ait un truc. » cependant, un détail échappa à Daphné, trop concentré à essayer d'allonger le bas de sa robe. Ce qu'elle loupa c'est un sourire complice entre ces deux « amis » qui avaient eu l'idée de mettre plus que les ingrédients conventionnels. Ajoutant un peu de... ne tourons pas autour du pot, cannabis. Pas de dose folle, mais assez pour, ils l’espéraient, rendre Daphné un peu plus « fofolle » avait été le terme qu'ils avaient employé lorsqu'ils avaient mis au point leur complot. Ils eurent, au moins, la gentillesse de prendre aussi un morceau de brownie, mais quand même bien moins conséquent. Le truc avec ce genre de mixture, c'est que l'effet n'est pas tout de suite, ce qui dans ce cas les arrangeaient bien. Connaissant Daphné ils savaient qu'elle ne boirait sans doute pas grand chose, juste parce que l'alcool elle aime pas trop ce goût, elle leur avait déjà dit que oui elle aussi elle aimait bien, de temps en temps, cet effet un peu pompette mais que c'était pas trop son truc d'atteindre ce stade. Alors ils l'avaient aidé, ça promettait une soirée encore meilleure, en tout cas de leur point de vue.


    Arrivée sur les lieux firent quelques pronostiques sur quelle voiture était à qui et sur qui serait là, ils firent quelques paris sur quels couples seraient là, qui serait la personne qui chercherait à coucher avec un(e) ancien(ne) camarade. Ils entrèrent dans l'arène et saluèrent quelques personnes, dont certaines laissèrent longuement leur regard traîné sur Daphné comme s'ils ne l'avaient jamais vu. Quelques blabla plus tard ils se retirèrent dans un coin pour faire leur premier commentaires, Daphné se détourna rapidement du coin ragot quand elle reconnut Jason, un ancien joueur de foot qui l'avait recontacté il y a peu de temps pour lui parler d'un projet associatif. Comme quoi, malgré ce qu'elle avait pu dire à l'époque, les mecs de l'équipe de foot n'étaient pas tous des biiiippp. Le temps en avait sauvé certains.


    Et c'est alors qu'elle repartait déjà en direction de ses amis tout en disant un on se reparle tout à l'heure que quelqu'un la heurta. Et oh surprise un Théodore. Elle ne put s'empêcher de rire, ce qu'Hayden pris mal. Ne prenant même pas la peine de lui répondre, inutile avec ce genre de fille, elle se contenta d'un mouvement de main sur le côté pour lui signaler le passage. Par contre elle se fit une joie d'adresser la parole à Théo ce qui sembla renforcer l'énervement de l'autre. « curieuse manière de ne pas venir, du coup c'est à quelle heure que tu comptes t'étouffer ? Ça peut être distrayant à regarder » un sourire étira ses lèvres couverte d'une fine couche de rouge à lèvres.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Ven 2 Déc - 1:51

Prom night
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Daphné & Théodore
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Comme on dit, jamais deux sans trois. Primo, je n’avais pas envie d’être là. Je n’avais pas pour habitude de rester tranquillement dans mon duplex, à ne rien faire, et surtout, à ne pas ramener une fille chez moi, mais croyez-le ou pas, c’est ce que j’avais envie de faire là. D’être chez moi. Tout simplement. Deuzio, je me retrouvais aux côtés d’Hayden, et sa voix de crécelle qui me faisait grincer des dents à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche.  Et niveau intelligente, disons que son QI n’était pas très haut. Tercio, voilà qu’en plus de tout ça, il fallait que, sur tous les gens présent – ce qui faisait quand même pas mal – il fallait qu’elle rentre dans Daphné. C’était décidément ma soirée. J’avais bien essayer de m’en aller, la laissant gérer seule la situation. Après tout, c’est elle qui l’avait enclenchée, qu’elle assume. Pour une fois que je n’y étais pour rien. Mais non. Elle me tenait fermement le bras. Emprisonné. Je me forçais à sourire, tout en évitant le regard de Daphné. Trois … Deux … Un … Zéro. C’était parti. Je levai les yeux au ciel. Et cette fois-ci, je ne pus éviter son regard. « Tiens, ça me fait plaisir … » Je ne pus finir ma phrase, ou bien si, qui était « de te revoir », sur un ton ironique, mais en même temps, Hayden s’était mise à parler aussi. « JE T’INTERDIS DE PARLER DE LA SORTE A MON CHERI, TU M’ENTENDS ?! » Bonjour les dégâts. D’un coup sec, je me dégageais de son emprise. « Euh … » Je me tournais vers elle, la fusillant du regard, la prenant par les épaules. « Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Bordel. Et depuis quand je suis ton chéri ? Ce n’est pas parce que je t’accorde un peu de temps, à mon bon vouloir, que je suis ton chéri. Compris ? Maintenant, dégage de ma vue » Elle baissa les yeux, rougis, et partit en larmes je ne sais pas trop où. Bon vent. J’avais presque oublié la présence de Daphné, et, tout naturellement, je me tournais, dardant un regard noir sur elle, avant de la détailler de haut en bas, m’arrêtant quelques secondes sur ses longues jambes, pour m’arrêter finalement à ses yeux. « Pourquoi tu me parles toi ? » Je soupirais, avant de la contourner, pour rejoindre un groupe d’anciens élèves non loin de là, que j’avais reconnu. Mais avant, je m’arrêtais au niveau de son oreille, chuchotant. « Hum, je ne sais pas. Tout dépend de quelle manière je m’étouffe, surtout si tu fais partie du plan »,  je lui fis un clin d’œil, tout en lui effleurant la taille, avant de partir.

Je partis donc rejoindre un petit groupe d’anciens joueurs de football américain, dont j’étais leur capitaine à l’époque. Mais avant, il fallait que je fasse un petit tour par le bar. J’avais la gorge sèche, et si je voulais tenir jusqu’au bout de la soirée, il me faudrait de l’alcool. Beaucoup d’alcool. J’étais plus du genre à siroter tranquillement un bon verre de main, mais je ne disais jamais non à quelque chose de plus fort, et honnêtement, ce soir, était bien la soirée à finir complètement saoul. Plus la soirée passait, plus je m’enfilais des verres, avec modération toutefois. Je n’étais pas comme ces jeunes de maintenant à les boire cul-sec avant de faire de même avec le suivant, et ainsi de suite. Au loin, je vis un autre groupe de gens se défoncer, et mentalement, je gardais leur tête en mémoire. Il ne fallait pas que je m’en approche. Mes vieux démons seraient capables de refaire surface. Et j’irais tout droit en enfer. Ayant besoin d’être un moment seul, j’allais me mettre dans un coin, d’où je pouvais avoir une vue d’ensemble de la salle. Un rictus moqueur, je regardais la basse-cour qui se dressait devant moi, levant les yeux au ciel. Une gifle me fit revenir dans le monde réel. La joue en feu, douloureuse, j’aperçus juste une longue chevelure blonde partir. Hayden. Fallait d’ailleurs je que remercie – le comble de l’ironie quand on y pensait – Daphné d’avoir réussi à m’éloigner d’elle. Je l’aurais certainement fait, à un moment ou un autre, mais pas aussi rapidement. J’avais toujours l’espoir qu’elle allait bien se comporter et … Rien que des illusions.

Plus le temps passait, plus il faisait chaud. J’avais d’ailleurs déjà déboutonné le premier bouton de ma chemise, mais je ne tenais plus. Embarquant une bouteille – oui oui, c’était plus simple que faire des aller-retour ou bar, puis bon, j’en avais les moyens – je pris la sortie de la salle de conférence avant de me retrouver dans le couloir de l’hôtel. Désert. J’avançais en ligne droite, et une fois au bout, la terrasse. Par chance, la porte était ouverte, et en moins de deux, je me retrouvais dehors, à l’air libre. En ce mois de décembre il ne faisait pas si chaud, voire pas du tout, mais ça rafraichissait. Tant pis si j’aurais une grosse grippe, j’en avais besoin. D’air, pas de la grippe. Je me laissais tomber sur une chaise mise à disposition, posant la bouteille sur la table devant moi, tout en m’allumant une cigarette, regardant les étoiles un instant, quand un bruit de porte qui s’ouvre me fit légèrement sursauter. Intérieurement, je priais secrètement que ce n’était pas l’autre pimbêche qui m’avait retrouvé, quoique j’en doutais. La dernière fois que je l’avais vue, elle était très occupée avec Nathan. Inconsciemment, à ce moment-là, j’avais aussi recherché Daphné, mais j’avais été dans l’impossibilité de la retrouver. Je ne fis aucun geste pour voir qui venait de me rejoindre. C'était le cadet de mes soucis, et tant qu'on me foutait la paix, ça m'était égal. J'ouvris la bouteille pour une boire une gorgée, directement au goulot, tapotant ma cigarette sur le cendrier.





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Ven 2 Déc - 16:15


    Quand Hayden parle ça fait mal aux oreilles, alors quand elle crie ça peut faire saigner, comme si on enfonçait une aiguille dans l'oreille. Rien que d'y penser ça donne des frissons. Et en plus l'entendre pour dire une telle réplique c'était affligeant. Au final c'est son comportement à elle qui fit venir autant de regard sur eux. Le spectacle continua puisque Théo la remit à sa place, ce que Daphné se contenta d'observer avec un petit sourire à destination de voix de crécelle. Quelques secondes plus tard c'était bye bye Hayden. On se croyait vraiment au lycée, ça se trouve dans quelques minutes quelqu'un aurait la brillante idée de déclencher l'alarme incendie. Elle ne put s'empêcher de tourner légèrement la tête pour voir la sortie dramatique de l'ex-cavalière de Mr Leroy et que James et Aria, à quelques mètres de là, lui adressèrent un franc sourire et un signe victorieux en plus. Ils avaient gagné le premier pari, ils étaient persuadée que la première sortie dramatique serait faites soit par Hayden, Lexie ou Francesca (d'ailleurs elle savait même pas qui s'était)


    Heureusement pour Théodore elle ne vit pas son regard se balader sur son corps, trop occuper à décrypter les gestes de ses amis. Elle repositionna son attention sur lui quand il lui lança sa première réplique, inoffensive à laquelle il eut simplement le droit de réponse par un haussement d'épaule. c'est vrai pourquoi je lui ai parlé ? Bah parce qu'il était là et qu'il avait dit qu’il se pointerait pas à cet stupide soirée... en même temps pourquoi j'y suis aussi moi?[/color] la lèvre légèrement pincée elle revint dans le monde réel quand Théo acheva sa deuxième réplique. A nouveau pas de réponse verbale, juste un roulement des yeux. Par automatisme elle s'était contractée quand il l'avait effleuré. Pas que ça soit parce que c'est lui (en tout cas c'est pratique de se dire ça) mais parce qu'elle est une hypersensible cutanée. Pour cette raison les chatouilles sont une arme bien utile pour lui extirper des informations.


    Alors qu'il partait traîner ailleurs, [i]mais c'est qu'il se défile?
    elle fit tourner la phrase dans sa tête, si on s’étouffait mutuellement ? Y a un truc vraiment pas rond chez lui... perdu dans ses pensées Aria et James vinrent récupérer son attention. L'un se félicitant d'avoir déjà gagné un pari et l'autre se demandant si Alejandro allait venir. Se relançant dans des discussions divers et variées avec les gens qui passaient par là le tout marqué par des trajets vers le bars ou le buffet, le temps passa assez vite. Plus il passa plus Daphné se sentie... plus libérée, elle rigola plus fort que d'habitude, fit des blagues qu'elles n’auraient pas osé et sembla un peu euphorique. Pourtant pas beaucoup d'alcool dans son verre, mais le brownie avait fonctionné. Elle était plus rigolote, extravertie, ce fait couplé à sa tenue lui valurent d'être draguée à plusieurs reprises. Soit elle envoyait bouler parce que c'était un abruti soit elle ne s'en rendait pas compte et continuait la conversation comme si de rien n'était. Et c'est lors de l'une d'elle que l'effet spectacle refit son apparition avec une Hayden énervée flanquant à Théo une bonne gifle. « bien placée! » un peu plus fort que sa voix habituelle, elle fit un geste comme pour un toast à destination Hayden qui se contenta de la fusilier du regard.
    ...

    Le temps filait plus tranquillement en cette fin de soirée. Quelques personnes étaient parties, dont un couple qui se léchait tellement le visage que certains furent soulagés de ne plus les avoir dans leur champ de vision. Malgré moins de monde, il faisait de plus en plus chaud, épais comme dit la jeune femme. Elle profita donc du fait qu'Aria veuille absolument lui parler d'un truc pour quitter la salle de réception pour se faufiler dans les pièces à côté. Un brin de fraîcheur lui fit du bien.
    « [color=lightblue]il a appelé son gamin Kirk.
    ouais
    non, mais Kirk, sérieusement, il lui veut du mal ou quoi à son gosse? »

    Aria se contenta d’acquiescer et lançait le sujet sur la robe à vomir de Bethany. Elles se rapprochaient de Théodore, sans le savoir. Et alors qu'Aria allait de son petit commentaire un mec, dont le prénom ne revint pas en mémoire de Daphné fit irruption et tenta, en quelques secondes, de convaincre Aria de passer du temps avec elle. Daphné allait en profiter pour partir quand son amie lui attrapa le bras alors qu'elle expliquait qu'elle n'était pas intéressée. Comme l'autre insisté Aria fit de même et ajouta « ça m’intéresses vraiment pas, mon truc c'est plus elle ». Aria attrapa Daphné et l'embrassa brièvement sur les lèvres puis la garda contre elle.


    Qui était le plus sous le choc ? C'était une bonne question, Daphné à la fois étonnée et un peu dans les nuages se contenta de jouer le jeu tandis que le prétendant esseulé en rajouta une couche par « mais on peut toujours faire ça ensemble » large sourire. Cette fois c'est Daphné qui lui répondit « seulement dans tes rêves. » Aria compléta par « va rejoindre tes copains et soit sage. » N'insistant pas plus longtemps il quitta la pièce encore émoustillé par cette vision des deux femmes. Daphné en profita pour faire un pas de côté « merci de pas avoir mis la langue » déclara-t-elle le plus sérieusement du monde avant d'éclater de rire. «  putain ça marche à chaque fois j'avais oublié. » Aria la rejoignit et apparemment elles discutaient d'un événement semblable ayant eut lieu des années auparavant. Pour une oreille extérieure c’était incompréhensible à cause de leur rire et leur voix aiguës. Peu à peu elles reprirent leur souffle. Aria lui proposa d'y retourner, mais obtint pour réponse « j'ai envie d'aller regarder les étoiles » dont elle se contenta.


    Ainsi Daphné se retrouva seule, du moins c'est ce qu'elle pensa. Réajustant son étole pour bien couvrir sa peau. Quelques pas plus loin la menère au balcon. Un sourire un peu idiot sur le visage elle se mit à contempler les étoiles, n'ayant même pas remarqué la présence de Théo à quelques mètres.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Ven 2 Déc - 20:08

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Je ne pouvais dire depuis combien de temps exactement j’étais dehors. Cinq minutes ? Un quart d’heure ? Une demi-heure ? Voire même plus ?  Peu importait. J’avais pris ma décision. Avant de venir me réfugier sur la terrasse, j’avais vu plusieurs personnes s’éclipses, principalement des couples, alors bon, qui remarquerait que je ne serais plus là ? Personne. Ou alors pour ceux qui le verraient, comme d’habitude, ils s’imagineraient que j’étais en charmante compagnie, dans une chambre anonyme de l’hôtel. Alors que je voulais renter chez moi. Partir de cette grande mascarade grandeur nature. Au même moment ou je voulais me lever pour partir, la porte grinça derrière moi. Je ne tournais pas la tête, attendant patiemment une quelconque réaction, qui ne vint pas. Pas patient pour un sou, je me levai finalement, tenant la bouteille dans ma main, et je pris la direction de la sortie, quand tout mon corps se bloqua instantanément. Non loin de là se tenait Daphné. Perdue dans ses pensées. Il ne manquait plus que ça, tiens. Je soupirais, tout en m’approchant d’elle, silencieusement. J’avais peut-être pris la décision de partir, mais rien ne m’empêchait de l’embêter un tout petit peu avant. C’était mon petit plaisir personnel, comme le dessert en fin de repas. Je m’arrêtais toutefois à une bonne distance d’elle, profitant par la même occasion de la détailler, encore une fois, de la tête aux pieds. « A ce rythme, tu me conforte dans mes idées toi ! Et après tu oses dire que tu ne fais aucune fixette sur moi. Pitoyable ». Je levai les yeux au ciel, souriant, d’un sourire malsain, narquois. Sérieusement, combien y avait-il de change que ça soit elle qui sorte, au même moment que j’y étais aussi ? « Avoue, tu m’as vu et t’as décidé de me rejoindre, c’est ça ? Sauf que, apparemment, tu n’as pas du bien enregistrer ce que je t’ai dit la dernière fois. Moi, je ne veux pas te voir » Je plantai mon regard dans le sien, et, malgré la pénombre, avec l’aide de la luminosité de la lune ainsi que lumières éparpillées un peu partout sur la terrasse, je remarquais assez rapidement que ses joues étaient rouges. Mon sourire se fit encore plus mauvais. « Mais que vois-je ? La petite rougit ? Ha je vois, c’est le fait d’avoir été prise en flagrant délit ? » J’avais bien conscience de parler à sens unique, sans attendre sans réponses, et de toute façon, je n’en avais que faire. Comme je lui avais déjà dit, justement, ce n’était pas moi qui allait chercher sa présence. Il suffisait de la voir. Un vrai tue l’amour. Je m’approchais encore plus, l’effleurant encore plus, délibérément, tout en la dépassant. Juste avant je posais mon doigt devant sa bouche. « Chut ». Puis, me retrouvant devant la porte en bois de la terrasse, pour retourner à l’intérieur, je me retournais. « Oublie. Ne dis rien. De toute façon j’allais partir. Estime-toi heureuse, je te fiche la paix ce soir. Passe le bonjour à ta charmante collègue ». Ma main se posa sur la poignée, et rien. Certes, elle bougeait, mais la porte ne s’ouvrait pas. « Merde merde merde » murmurais-je pour moi-même. « Non non non », la frustration faisait rage. Cette putain de porte ne voulait pas s’ouvrir. C’était impossible. J’en avais presque les larmes aux yeux. Je poussais un cri de rage, qui n'avait rien d'humain. « Aaahhhhhh » avant d’essayer pour la millième fois, mais non, la porte restait bel et bien fermée. Et pas de fenêtre à briser pour passer de l’autre côté. Ça devait certainement être une de ses portes, qu’à partir d’une certaine heure, pouvaient s’ouvrir de l’intérieure mais pas de l’extérieur, sauf si … Mes yeux furent attirés par un petit objet à mes pieds, à côté de la porte. Une cale. Okay, j’étais maudit. Soit je serais resté enfermé dehors, n’ayant pas fait attention la première fois, ou … Je me tournais, résolu, voulant retourner vers la chaise, quand je me souvins de la présence de Daphné. L’enfer. Tout en la contournant, j’allais retourner m’assoir, et d’une voix neutre, dépité même, un son s’échappa de mes lèvres. « Ne fais aucun commentaire » dis-je tout d’abord, articulant chaque mot. Il fallait que je me calme, et pour ce faire, je portais la bouteille à ma bouche., avant de passer une main dans mes cheveux. « Nous sommes condamnés à cohabiter sur cette terrasse. La porte est fermée » Je grimaçais. La soirée ne pouvait pas plus mal se terminer. Je savais qu’elle allait certainement essayer, car pourquoi me croirait-elle. Elle verra bien par elle-même, que cette fois-ci, je ne mentais pas. Je pris mon visage entre mes mains. Réfléchissant à une solution. Et vite. Crier ? Non, si d’ici on entendait la musique dans la pièce réservée pour l’événement, je doutais fortement que les gens nous entendent. Appeler quelqu’un ? Même topo. Personne n’entendra son téléphoner. Tous trop absorbé, trop cuit ou trop occupé ailleurs. Il fallait que je m’y fasse, j’étais coincé dehors avec … Daphné. A une certaine époque j’aurais pu m’en réjouir, mais plus maintenant.





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Contemplant les étoiles, elle cherchait à combler les trous d'une citation en rapport avec l'objet de son attention, mais il lui en manquait toujours. Ça la turlupinait, mais son esprit était trop embrouillé, trop dans les nuages ? Peut-être aussi, en temps normal elle continuerait de chercher, de s'énerver, cependant le brownie avait changé la donne. Alors les trous d'une citation de Debu Gliori filèrent quelques part dans un coin obscure de sa conscience. Pourtant la citation est belle, peut être même appropriée pour la situation," Regarde, Petit Renard, les étoiles, comme elles scintillent et étincellent. Certaines sont mortes depuis longtemps. Mais elles continuent de briller dans le ciel du soir, car vois-tu. Petit Renard, l'amour comme les étoiles ne meurt jamais."


passant son regard d'une étoile à l'autre, elle se souvint d'un épisode de Friends où Pheobe confond une étoile à un avion et annonce fièrement qu'elle a conscience de cette erreur, mais que c'est quand même dingue de pouvoir faire voler autant de plat repas chaud. Cette référence la fit sourire, presque rire, mais ce fut interrompu par la voix exaspéré de Théodore qui la tira de sa rêverie. Pourtant elle ne dépatit pas de son sourire, elle se sentait calme. Pendant qu'il se lançait dans son blabla, elle fit tourner sa tête pour faire deux petits cercles. Les étoiles c'est sympas à regarder, mais ça donne mal au cou. C'est donc sereinement qu'elle lui répondit « aucune fixette, juste coïncidence, faut te calmer » En temps normal elle aurait calculé cet air détaché en présageant que ça l'énerverait, mais là c'était cent pour cent naturel. Elle était détendue, depuis autant de temps parce qu'Aria lui avait refourgué un autre bout de brownie.


Le coup des joues qui rougissent la fit sourire « il fait seulement froid, c'est saisissant le froid comme ta... ta... » elle tordit ses lèvres, comme si ça allait l'aider pour trouver le bon terme « ta mégalomgmanie. Mégalomanie j'veux dire. » elle était fière de sa trouvaille. Et alors qu'il l'accusait de faire une fixette, c'est lui qui s'approcha, qui l'effleura, qui posa son doigt à quelques millimètres de ses lèvres. Il l'a désarçonna, son côté loufoque s'exprima lorsqu'elle tenta de regarder son doigt, la faisant loucher avant de reposer son regard sur son visage. Puis observa son comportement. « j'ai pas peur de toi. » non, mais ! Il se prenait pour qui ? Un sourire de contentement orna ses lèvres, mais il se fit bien vite la malle quand elle comprit dans quelle situation ils se trouvaient. Elle resta extatique face au spectacle, elle aurait pu en rire, se moquer mais la situation était trop chiante pour ça. Y aussi que son cerveau mettait plus de temps à combiner les éléments.

« soirée pourrriiiiee » elle fit claquer à plusieurs reprises ses talons sur le sol « t'as pas ton téléphone ? Appeler la réception ou truc comme ça? elle ne le regardait pas, trop occupée à essayer de ne pas tomber en enlevant ses chaussures. Un soupir de plaisir dépassa la barrière de ses lèvres « elles serviront à autre chose qu'à faire mal » s'approchant de la porte, elle avait à la main une de ses chaussures, ses doigts fouillait la paroi. Une porte à l'apparence un peu tradi mais au mécanisme moderne ou juste cassée. Elle donna quelques coups autour de la serrure. Juste du bruit pour pas grand chose, quelques marques seulement. « rrrraaah » fut le seul son qui exprima son énervement. Fac à cet échec elle s'empressa de remettre ses chaussures, au moins elle avait moins froid avec.


Faisant quelques pas, un petit cercle elle finit par se planter devant lui « en attendant de trouver une solution est-ce qu'on... elle serra la mâchoire, ce qui allait venir lui coûtait déjà, même avant d'avoir parler. «  se coller l'un à l'autre, je sais tu t'en fou de ma petite personne, mais imagines à quel point ce serait chiant d'expliquer pourquoi on te retrouves vivant avec moi inconsciente. Attends... attends j'ai pas fini. Lèves toi » un ordre, n'attendant pas un refus verbal elle donna un petit coup de pied dans la chaise et le força à se lever en lui tirant le bras et se colla à lui « pour te prouver mon manque d'intérêt pour ta personne.  » rien que sentir la chaleur de son corps lui fit du bien. Elle allait vite gelée. Elle se serait encore plus collée tellement il échappait de lui de la chaleur. Quelle ironie.


Au bout de quelques secondes elle fit deux pas en arrière, le froid la mordant d'avantage. « verdict ? Tu me laisses gelée? » hors de question de l’implorer, en tout cas pas tout de suite, elle se contenta d'un regard du genre chaton mignon.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Ven 2 Déc - 22:25

Prom night
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« Ça, tu peux le dire » je faisais référence à son « soirée pourrie ». Elle ne pouvait pas mieux tomber. Mon téléphone ? Bordel, que j’avais été bête. Bien sûr que je l’avais sur moi, par contre, j’avais juste réfléchi à l’option d’appeler des anciens camarades, pas la réception. Plus qu’à prier que j’avais une bonne connexion 4G pour que je puisse aller chercher le numéro de l’hôtel sur internet. Je le sortis, plein d’espoir, limite des étoiles dans les yeux, mais mon sourire disparut trop vite. Je grognais. « Eteint. Plus de batterie. Et toi ? » A l’instant présent, je maudissais la terre entière. Depuis la confrontation de tout à l’heure, je ne lui avais plus adressé un seul regard, mais sa dernière réplique piqua ma curiosité, et je tournais mon visage vers elle. Elle était pieds nus, s’avançant vers la porte, et le fait de la voir là, à taper avec ses chaussures, sur la serrure de la porte, je ne pus me retenir plus longtemps. J’éclatais de rire, devant même me tenir le ventre. Sérieux ? « Tu pensais … vraiment … que ça … allait … marcher … Sherlock ? » Ma voix était tremblante dû au fait que je n’arrivais vraiment pas à me ravoir. Mon dieu. Cette scène restera gravée toute ma vie dans ma rétine. Daphnée s’énervant contre une poignée de porte, y balançant ses escarpins. Je ne la vis pas revenir vers moi, n’y se planter devant ma personne. Je levai toutefois la tête au son de sa voix, essayant de me contrôler tant bien que mal. Puis, comme si la foudre venait de s’abattre sur moi, mon rire resta coincé dans ma gorge. Je la regardais, fronçant les sourcils, à moitié ébahi et à moitié anxieux. Elle avait quoi derrière la tête là ? « Tu … tu … QUOI ?! » criant presque. Je secouais la tête. J’étais tombé en plein rêve, mais impossible de se réveiller. « Vois-tu, j’avais d’autres projets et après réflexion, la tenue orange ne me va pas au teint. Je n’avais aucune intention de te faire du mal. Juste de délimiter un territoire entre nous deux » A son ordre, je croisais les bras. Et puis quoi encore ? Personne ne me disait comment me comporter. Même pas mes parents. « N ... » je ne pus pas refuser, Daphné donnant déjà des coups dans la chaise, ce qui fit que je n’eus pas le choix de me retrouver débout. La garce. Elle le paiera, un jour ou l’autre. Je n’avais rien vu venir. Elle venait de me tirer par le bras, et je me retrouvais collé à elle. Mon cerveau se déconnecta. Les neurones ne communiquaient plus entre eux. Qu’est-ce que ? Elle venait de faire quoi là ? Non non non. Ça n’allait pas du tout. Certes, je l’avais bien remarqué la dernière fois, physiquement, elle était devenue canon. Mais non. C’était Daphné, et ça le restera toujours. Aveuglement quand tu nous tiens. Fallait qu’elle se calme là. Et puis merde. C’était juste irréaliste comme situation. Surtout venant de sa part. Soit elle mentait depuis le début, soit … je n’en savais foutrement rien. Je ne bougeais pas, pétrifié sur place. Ne voyant pas d’autre échappatoire. « Qu’est-ce que tu fais ?! », était la seule chose qui s’était finalement échappé de mes lèvres, articulant bien chaque mois, d’un ton agressif.  

Puis elle recula de quelques pas, et je pus reprendre ma respiration normale, qui elle aussi s’était bloquée. Je la regardais, avec des billes à la place des yeux, cherchant une réponse à … ça. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond dans sa tête. Je fis abstraction de sa remarque, ayant soudainement une idée. Je la plantais là avant de retourner vers la porte. Je regardais en l’air, à la recherche de la moindre caméra, dissimulé n’importe où, ou bien d’éclats de voix, de gens qui nous surveilleraient, mais rien. Nada. Ce n’était donc pas une farce. C’était bien réel. Je retournais m’asseoir, la surveillant toutefois ou cas ou lui viendrait encore l’idée de se coller à moi. Je soupirais. « Je n’ai pas vraiment le choix ». Je me défis de mon veston, que je lui tendis. « C’est ça ou rien. Je ne peux rien te proposer d’autre » En espérant qu’elle comprendrait. C’était à prendre ou à laisser. Je bus une nouvelle gorgée d’alcool, avant de pousser celle-ci dans sa direction. « Tiens, bois. Ça te réchauffera. Quoique, vu ton état – d’ailleurs, qu’est-ce qu’il t’a pris là ?! – je ne suis pas sûr que ça soit une bonne idée que tu boives ». Je croisais les bras autour de mon torse, mais pas en signe de protection, mais plutôt pour me réchauffer, maintenant que je lui avais donné sa veste. Mais non, contrairement à elle, je n’allais pas me rabaisser à me coller contre elle, aussi charmante soit-elle. Je ne devais surtout pas oublier qui elle était. Mon souffre-douleur, rien de plus. Cette fille ne comptait pas pour moi. Certes, la plupart des filles avec lesquelles je couchais ne comptaient pas non plus pour moi, mais là … c’était autre chose. C’était plus fort que moi. Je la détestais. Je plantai mon regard dans le sien. « Je te préviens, fais attention à ce que tu veux faire ou ce que tu vas dire. Je ne voudrais pas que tu le regrettes », dis-je, en ricanant. Qu’on va regretter.





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Sam 3 Déc - 20:52

Elle fronça les sourcils quand il lui annonça « plus de batterie », « la poisse, j'ai pas le mien là, y a pas de place avec cette robe » quelques instants plus tard elle s'énervait contre la porte ce qui amusait bien Théo « au moins je tentes! Si tu préfères je peux aussi te les planter dans les yeux !  » puis elle passa à son action je me gelé aides-moi. Comme faut pas pousser elle le formula pas ainsi et ne se contenta pas de parler. « moi aussi j'aurai préféré être ailleurs ou coincer avec quelqu'un d'autre » Puis elle se lança dans dans sa démonstration de son manque d'intérêt pour lui, du moins c'est ce qu'elle lui vendait. Ignorant son indignation, et passant à l'action.


Au final c'est à lui que ça sembla faire le plus d'effet. Comme le dit l'expression elle l'avait cloué sur place, ou presque ce qui la fit conserver un sourire aux coins de ses lèvres. Et elle? Ses sensations ? Et bien elle serait bien resté à proximité de lui, se coller un peu plus, poser sa tête contre son épaule. Ressentir à nouveau cette chaleur qui, au fond, n'était pas seulement dû à la chaleur dégagé par son corps, mais ça, hors de questions de l'admettre. Hors de question d'émettre une quelconque idée d'attirance envers lui. Il n'était qu'un moyen de ne pas trop geler. Attendant qu'il finisse de refaire le tour de la terrasse, elle se contenta de se frotter les mains. « finalement c'est moi qui te troubles. » un large sourire plus loin il commença à défaire son veston et à lui donner. Elle s'en empara bien rapidement et l'enfila à la vas vite. »merci... » c'était sortie tout seul, ou presque, elle avait tellement froid. « avant de monter sur tes grands chevaux à situations exceptionnelles, paroles exceptionnelles. » c'était presque mieux que ce qu'elle avait demandé, pas de contact direct prolongé et un peu moins de froid la mordant.


Elle attrapa la bouteille « j'me les gèles tellement que j'men fou » elle but une première gorgée, une grimace plus tard et un arf, c'est vraiment pas mon truc l'alcool. Mais elle en reprit une gorgée et finit par reposer la bouteille sur le rebord du balcon. C'est là qui lança son avertissement, roulement d'yeux plus tard elle regarda les alentours « j'suis nulle en escalade... y a pas de prises... nous sommes condamnés » finit-elle par déclarer de manière dramatique. Un soupire plus loin elle s'adossa contre la parroie de la terrasse, regardant les alentours elle essayait de fixer son attention quelque part, de s'occuper, mais rien... rien d'intéressant. « t'as un truc à raconter parce que sinon ça va être trèèèèèèès long. » elle se mit à gigoter, à se dandiner de gauche à droite avant de passer ses mains dans son dos, de bouger encore un peu, mettre de côté la veste de Théodore et de... surprise... faire glisser la bretelle de son soutien gorge à droite puis celle de gauche avant de le récupérer par le haut de sa robe. Comme ça, tout simplement... et un soupir de soulagement, et comme pour elle même « ça fait du bien » elle s'empressa de remettre la veste du jeune homme, enfilant les manches elle garda son soutien gorge à la main tout en, de l'autre main, se massant légèrement la poitrine.


Comme si Théo n'était pas là et comme si c'était normal de faire ça. Baissant les yeux pour regarder ses mains, glissant chacune dans une bretelle, elle réfléchissait... qu'est-ce qu'on peut en faire? la langue légèrement sortie sur le côté transmettait sa concentration. Puis elle releva la tête vers Théo « si je le balance quand quelqu'un passe, il lèvera les yeux ? Mais faut qu'y est quelqu'un? » toujours comme si avoir un soutien gorge dans ses mains était normal.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Lun 5 Déc - 0:51

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« Ha ! C’est quand même le comble là. Vous les filles, vous vous baladez toute la sainte journée avec un sac, et quand il y en a besoin, vous ne l’avez pas ?! » C’était désespérant. Vraiment. Et puis, la voilà sur moi, me prenant dans ses bras, gardant les miens le long de mon corps, trop surpris par ce qu’il venait de se passer. Avant qu’elle ne se détache et qu’elle s’éloigne par elle-même, me permettant par la même occasion de reprendre le contrôle de la situation. Si tant est que j’avais un quelconque contrôle. A dire la vérité, elle m’échappait complètement, à commencer par le fait d’être bloqué dehors, sans aucune issue. Elle était déjà loin, et je ne savais pas si elle allait entendre, mais je répondis tout de même. « Tu serais étonnée de savoir le nombre de fille qui tuerais pour être à ta place ». Je me rassis, buvant une longue gorgée, avant qu’elle vienne me piquer la bouteille des mains. Je ne lui donnais pas long feu.

« Comment ça c’est toi qui me troubles ? » j’avais de nouveau envie de rire, mais je me retins, j’avais bien vu le regard assassin qu’elle m’avait lancé tout à l’heure, et la menace de me retrouver avec ses talons aiguilles plantés dans mes yeux flottaient toujours devant moi. Je ne relevai pas son « merci », même si, au fond de moi, je me disais qu’un simple merci n’était rien comparé à ce qu’elle venait de faire juste quelques instants auparavant. Ha les filles.

La voyant au bord de la balustrade, je m’approchais d’elle, gardant une certaine distance entre nous. Je n’avais pas réellement envie de passer par-dessus bord. « T’es arrivée à cette conclusion toute seule ? Félicitions Sherlock » Je levai les yeux au ciel. Même bloqué avec elle, je ne pouvais pas m’empêcher de l’embêter. C’était pire qu’une drogue. Surtout, que ça marchait à tous les coups. A sa question, je secouais la tête négativement. Non. Je n’avais rien à raconter, et surtout pas à elle. Je me faisais petit à petit à l’idée que j’étais coincé dehors avec elle, sans aucune échappatoire, mais de là à devoir faire ami-ami, non merci. C’était trop pour moi. Du coin de l’œil, je la vis gigoter dans tous les sens, se mettre à dandiner. Une lueur d’angoisse passa dans mes yeux. Ha non ! Dîtes-moi pas qu’elle devait aller au petit coin ? Mon dieu, tout mais pas ça. Là c’était sûr, si je devais assister à quelconque se rapprochant de près ou de loin à … non, je ne voulais même pas y penser, je me crèverais les yeux tout seul. Mais ça ne devait pas être ça, car elle passa les mains dans son dos. Sans savoir pourquoi, je n’arrivais pas à détacher mon regard du spectacle qui se déroulait droit devant moi. Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres. « Azarov, t’es tellement désespérée que tu te pelotes toute seule ? » Mon sourire disparut rapidement, en la voyant tenir dans ses mains, son soutien-gorge. Elle était carrément plus que folle. Bonne à faire interner. Mon cerveau n’était plus en état de réfléchir, il venait de griller. Pour plusieurs raisons. La première, trop de questions sans réponses. Du genre qu’est-ce qu’il lui passait par la tête ? Et la voir là, dans cette petite robe, avec ses longues jambes, et tenant ses sous-vêtements en mains … n’était pas désagréable à regarder, il fallait bien l’avouer. Pour dissiper la gêne que je ressentais devant elle, il fallait que je réagisse. De n’importe quelle façon. Mes yeux regardèrent chacun leur tour ce qu’elle tenait en main et sa poitrine. « Sincèrement ? T’as vraiment besoin de mettre un truc comme ça ? Avec ou sans, on ne voit pas la différence ! » Et voilà le bon vieux ton sarcastique ainsi que le sourire narquois qui étaient de retour.

Je me tournais vers elle, très lentement, ses dernières paroles retournant en boucle dans ma tête. Que venait-elle de dire là ? Je secouais la tête, me la prenant dans les mains, soupirant. La soirée allait de pire en pire. Je m’approchais d’elle, me plantant à quelques centimètres, et je croisais les bras, essayant de me concentrer sur son regard et non pas autre chose. « Déjà que t’y es, balance aussi ta petite culotte. J’suis sûr qu’elle fera encore plus d’effet », me moquais-je. La voyant réfléchir à ce que je venais de dire, et faire un mouvement en ce sens, je décroisais mes bras et mes mains vinrent se poser sur ses poignets, les bloquant par la même occasion. « Tu … », mon teint était devenu encore plus livide. « Tu n’allais quand même pas le faire ? Si ? » L’envie de la gifler pour la faire revenir sur terre passa dans mon esprit, avant de me raviser. Ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire. Oui, avec elle, ce n’était pas l’amour fou, et ça ne le sera jamais, mais il fallait tout de même que je cohabite quelque temps avec elle sur cette terrasse. Autant éviter de la brutaliser. « Réfléchis un peu, merde. On est au dixième étage. Tu crois vraiment que la personne va déjà d’un, recevoir ton sous-vêtement ? Et de deux, penser à lever la tête ? » raillais-je. « Bien sûr que non. Tout homme sain d’esprit, ou pas, prendrait ce précieux vêtement avec lui, et partirait, sans se poser plus de question. Et même, imaginons qu’il lève la tête, tu fais quoi ? Tu lui montre tes seins ? » Je levai les yeux au ciel, avant de les fermer, l’image s’étant incrustée sur mes rétines. Pour la peine, ne lui lâchant pas les bras, je la repoussais au loin, la refaisant venir au milieu de la terrasse, là où il y avait les chaises, avant de me laisser lourdement tomber sur l’une d’elle, suivie par Daphné, assise sur moi. Je la serrais dans mes bras, inconsciemment, et sa tête vint se reposer sur mes épaules. « Aucun commentaire. Comme tu l’as dit, c’est exceptionnel ». Je grognais, tout en me disant que, ce n’était pas désagréable du tout. Non pas que je l’aimais, loin de là, ni ne l’apprécier, mais elle était devenue charmante, et puis nous étions que deux, sans savoir si on allait ressortir vivant ou alors mort d’hypothermie. Pleins de sentiments contradictoires, et d’émotions faisaient rage en moi, que je n’arrivais pas à contrôler. Je posais ma tête sur son épaule, humant au passage l’odeur qu’elle dégageait.  





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Lun 5 Déc - 17:56


« et les mecs sont pas censés avoir assez de force pour défoncer des portes, comme dans les films? » prends ça dans ta figure de blondinet! un peu simple et surtout trop contournable, elle l'entendait presque déjà bafouiller un truc comme quoi c'était une porte solide. En attendant fallait se réchauffer, un peu d'alcool ne lui ferrait pas de mal en tout cas ça la réchauffait un peu, même si ça avait un goût « yeurk » = dégueu. Ça se voyait à sa figure déformée. Avant de passer à une autre grimace, les yeux fermés avec insistance elle se mit à sautiller légèrement « je fais le souhaits d'être remplacée par une de ces filles! » quelques gestes de mains plus tard elle rouvrit les yeux avant d'ajouter d'une voix candide « oh ça marche pas !  » a cette conclusion s'ajouta un petit rire, presque joyeux.


« je vais t'épargner de te mettre face à cette réalité encore une fois. » déclara-t-elle avant de retourner à la contemplation des possibles sorties. Renonçant à une échappée directe elle lui demanda le minimum pour ne pas avoir envie de se frapper la tête contre un mur, au moins un peu de discussion. Mais rien ne vint. Elle soupira et roula des yeux, ça va être, long, lonnnng, looonng autant s'installer confortablement et tout naturellement elle se débarrassa de ce qu'elle nomme le corset du 21ème siècle. Ce truc fait de tissus, de métal censé être un bien pour les femmes et pour elle un truc horrible. Elle haussa les épaules lorsqu'il lui demanda si elle se pelotait toute seule, sachant que de la voir sortir son soutien gorge serait la meilleure réponse en tout cas celle qui lui ferait perdre ses moyens quelques secondes, « refermes ta bouche, tu vas avaler une mouche » pour elle même, elle fronça légèrement les sourcils nan, c'est pas ça l'expression... c'est quoi déjà exactement? c'est sa remarque à lui qui arrêta cette réflexion langagière. « la différence c'est que j'ai moins mal ! » elle passa rapidement à l'explication de son projet d'attirer l'attention.


C'est là qu'il s'approcha et voulut faire le malin, sur ce coup là elle gagna, rapprochant ses mains comme pour donner images à ses mots. N'ayant même pas le temps de finir son canular il lui avait attrapé les poignets, ça elle ne s'y attendait pas, surprise elle le regarda avant de partir dans un rire franc. «  dommage que j'ai pas d'appareil photo, t'aurais vu ta tête. » elle souriait, un sourire qui vint mourir sur le coins de ses lèvres lorsqu'elle approcha son visage du sien « et puis, qui te dis que j'en ai une? » un sourire énigmatique sur le visage, elle tentait de contenir l'envie de rire qui la chatouillait. « alors comme ça ce vêtement est précieux ? Et puis j'pensais crié après l'avoir balancé. » ses mots furent coupés parce qu'il l'entrennait avec elle.


Ils finirent assis sur une chaise, elle sur lui. Ça elle l'avait pas vu venir non plus. Portée par le mouvement, elle s'était laissée faire et elle se gelait tellement qu'elle ne se décolla pas, au contraire, elle s'agrippa presque à lui. Posant sa tête sur son épaule, elle triturait du bout des doigts son soutien gorge. Quelle étrange situation, d'autant plus que si elle y réfléchissait, c'est elle qui avait froid, pas lui, ç'aurait été plus logique que soit elle qui réclame une telle posture et non l'inverse. Mais ses neurones, en tout cas une partie, ceux de la pure rationalité et d'un tas d'autres trucs chiants étaient anesthésiés. « s'ils nous retrouvent morts, ils pourront toujours faire une statue en notre honneur. » fermant les yeux elle profita de cette nouvelle chaleur, entendant le souffle et le cœur de l'autre, elle se demanda pourquoi ils en étaient arrivés là. A ce haïr à ce point, oui chacun avait les raisons qu'ils avançaient, mais pourquoi dépenser autant d'énergie, autant de temps pour quelqu'un qui nous énerves, c'est donner une part de soi à l'autre, à cet autre que l'on déteste.


« ton téléphone, il est vraiment éteint, éteint ? T'as essayé de le rallumer? » elle avait redressé la tête et s'était légèrement écarté de lui. Par son regard elle fouilla son visage, à la recherche d'un signe de réponse, d’un signe qui le trahirait ou confirmerait. Pour le bien de l'intégrité physique de Mr Leroy il valait mieux que son téléphone soit mort de chez mort, mais pour l'intégrité de son corps à elle valait mieux que ce foutu engin puisse leur permettre de contacter quelqu'un, d'être délibérés et pouvoir prendre un bain chaud, se plonger dans des couettes et après s'occuper du cas de Théo.



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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Lun 5 Déc - 19:30

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Ha non ! Elle jouait légèrement avec mes nerfs là ! Déjà se trimballer avec son soutien-gorge dans les mains, comme si c’était un trophée, me l’exposant bien sous les yeux, et ensuite sous-entendre qu’elle ne portait rien d’autre en-dessus … allait me faire craquer à tout moment. Dans quel sens, je ne le savais pas encore. Je savais juste que l’explosion n’était pas loin, et, comme cerveau s’était mis en stand-by à cette éventualité, je n’avais rien trouvé de mieux que d’aller m’asseoir, la jeune femme sur mes genoux. L’ironie. Le silence nous enveloppa pendant un court instant, chacun se perdant dans ses pensées, ou profitant tout simplement de l’instant présent. Comme si rien d’autre n’avait de l’importance. Je remerciais le ciel que personne ne pouvait voir ce qu’il se passait actuellement sur cette terrasse. J’entendais déjà d’ici les rires moqueurs de nos anciens camarades. Nous étions le couple le plus mal assorti de toute la promotion, et même pour un pari, je n’aurais jamais fini dans ses bras. Et pourtant … Comme quoi, tout était possible. Toutefois, comme elle l’avait si bien dit tout à l’heure, situation exceptionnelle, comportement exceptionnel. Pas sûr qu’en dehors de cette terrasse je me monterais si … proche d’elle. J’en avais presque oublié mon dégoût. Presque. Elle rompit le silence en premier, et j’ouvris à nouveau les yeux. Ce n’était donc pas un rêve. J’étais toujours là, mes bras l’entourant pour lui tenir chaud – quoique, pas sûr que ça soit tellement efficace – et non pas dans mon lit douillet, au pied d’une cheminée. « A ce que je vois, t’es toujours autant positive toi », faisais-je remarquer d’un ton moqueur. « Et pour la statue, je doute. Enfin, pour moi, certainement, mais toi … » Je me mordis la lèvre, avant de me taire. Si je m’avançais sur ce terrain, nous allions nous entretuer en moins de deux. Quoique, certainement une mort plus rapide que par hypothermie.  

« Non, j’ai fait semblant, juste pour rester avec toi voyons ! » Je levai les yeux au ciel. Pas très intelligente sur ce coup. Bien sûr qu’il était éteint, j’avais même vérifié plusieurs fois. Elle s’imaginait vraiment que c’était un coup monté ? Toutefois, je ne répondis pas. Du moins, pas de suite. Une de mes mains quitta sa taille pour venir se poser sur la peau nue de sa jambe, remontant, inconsciemment, vers sa cuisse, tout autant nue, passant sous le tissu, fin, de sa robe. « Humm … j’avais autre chose à vérifier, mais si tu y tiens tellement … », de mon autre main, je sortis mon téléphone portable de ma poche. Ecran noir. J’agitais mon Samsung Galasy S7 devant ses yeux, appuyant sur le bouton d’allumage. Rien de se produisit. « Alors, contente ? » Je grognais avant de le remettre à sa place, mon autre main continuant son ascension. Pour éviter qu’elle ne l’arrête en si bon jamais, de mon autre main je pris son menton, et je plantai mon regard dans le sien, avant d’approcher mon visage. Dangereusement. Mes lèvres vinrent se poser sur les siennes, avant que, par surprise ou autre chose, elle ouvre juste ce qu’il fallait sa bouche. Je n’étais plus en état de réfléchir. J’étais sur pilote automatique. En temps normal, je n’aurais jamais eu un comportement de ce genre. Pas avec elle. Après quelques secondes, je m’écartais, ma main étant maintenant tout en haut de sa cuisse. « Je ne veux aucun commentaire. Profite ». Avant de replonger à l’assaut de ses lèvres. Je saurais bien assez vite si elle était contre. Puis, il fallait bien le dire, si nous étions voués à mourir, autant en profiter une dernière fois, qu’elle que soit la fille qui était avec nous. En plus, ça pouvait réchauffer. Elle qui avait siii froid.





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Lun 5 Déc - 21:02

« y en a qui disent ce qui importe c'est d'être un joyeux pessimiste. Tu vois j'suis gentille. J'aurais pu dire je t'assommes et je te piques tes fringues : deux en un : plus chaud et en plus je ne t'entendrais plus! » un sourire presque carnassier orne ses lèvres. Puis elle passe à l'expression de suspicion. Après tout, il lui avait fait pas mal de crasse pendant leurs années d'études, pourquoi pas continuer maintenant ? Sa réponse la fit soupirer et basculer sa tête en arrière. Il semblait sincère, ça existe vraiment un Leroy sincère aurait elle dû se demander. Cependant, son esprit fut troubler par le petit jeu dans lequel se lança le jeune homme, décida se faire glisser sa main sur sa jambe. Par automatisme elle se contracta replaça sa tête normalement et le regarda d'un air... suspicieux. Malgré le temps, l'alcool et le brownie il restait du doute.


Elle voulut attraper le téléphone, mais aussitôt sorti, aussitôt rentré dans la poche . « attends tu peux enlever, remettre la batte...rie » là aussi elle ne pu achever son action et alors qu'elle dirigeait une de ses mains vers la poche où se trouvait le potentiel sésame, il lui attrapa le menton pour l'attirer un peu plus près de lui. Et que, surprise il se mette à l'embrasser. Sous le coup de la surprise elle se laissa faire, ce n'était pas désagréable,  et à peine allait elle se manifester qu'il repartait. Quelque peu ailleurs, elle finit par se dégager de lui, de sa bouche, elle posa ses main sur ses épaules pour s'écarter de quelques centimètres de sa tête, un sourire en coin, elle fit dévaler ses mains sur son torse et s'arrêta au niveau de ses hanches. Elle se rapprocha à nouveau de lui, se décalant légèrement pour pouvoir lui murmure à l'oreille « c'est toi finalement qui craque... et c'est pas en m'embrassant que tu me feras succomber. »


Elle laissa glisser une de ses mains plus bas pour récupérer dans sa poche son téléphone, oubliant la main du jeune homme qui restait là, sur sa jambe. Après tout, un peu de chaleur, sur cette peau nue ça fait du bien. Retournant le téléphone elle essaya d'enlever la coque, un peu maladroitement, puis attrapa la batterie et la frotta sur sa robe avant de la ré-insérer et remettre la coque. «  t'en aurais pas un deuxième ? Un pro? » demanda-t-elle en essayant d'allumer l'appareil.

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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Lun 5 Déc - 23:45

Prom night
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Mon cerveau était sans dessous-dessus. Qu’est-ce que je venais de faire là ? L’embrasser ? Je devais complètement perdre la boule pour que je fasse un truc pareil. Depuis que je la connaissais, jamais je n’avais rêvé de cette scène, surtout pas après l’avoir perdue de vue mais … si je cherchais bien au fond de moi, peut-être que si. Inconsciemment, ou quelque chose comme ça. Le baiser fini, je ne pus détacher mon regard du sien, tandis que ma main s’arrêta un instant son ascension, alors que les siennes vinrent se poser sur mon torse, par-dessus ma chemise avant qu’une d’entre elles se faufile plus bas, vers mes hanches. Un frisson parcourut tout mon corps et je ne pus réprimer un soupire, me mordant par la même occasion la lèvre inférieure. Toutefois, j’essayais de garder les yeux ouverts. La suite s’annonçait plutôt bien, jusqu’au moment où elle décide de l’ouvrir, encore une fois.  « Dit celle qui a les mains posées sur moi ». Pour la première fois, je lui souris sincèrement, oubliant pendant quelques instants toutes nos années de disputes, de rancœur. Comme si j’avais oublié qui elle était réellement, et que je commettais une grosse bêtise. Puis, sans avertir, sa main vint se poser encore plus contre ma hanche, pour en sortir … mon téléphone. Le seul son qui put sortir de ma bouche fut un grognement de frustration tandis qu’elle l’ouvrait, enlevait la batterie avant de la remettre. Je la regardais, incrédule. Mon sang ne fit qu’un tour. « Non ! Si je dis que je n’ai aucun moyen pour gérer la situation, c’est que j’en ai pas. Crois-moi, être coincé dehors avec toi ne faisait aucunement partie de mes plans ! » Je lui repris le téléphone des mains, qui par ailleurs, ne s’était pas rallumé, et je me levai, sans faire attention à la jeune femme qui était encore assise sur moi. C’était bien mon dernier souci. Je remis ma chemise en place, tout en me penchant vers elle, et m’aidant de mes mains, la retenant tant bien que mal, je repris ma veste. « Pour la peine, je reprends mes affaires. Tu l’auras voulu ». Je reculais, regardant tout autour de moi, cherchant encore en vain une porte de sortie. Mais rien. « A partir de maintenant, tu te démerde. Et ne t’avise plus à m’approcher, ni à me demander quoique ce soit ». Elle apprendra bien vite qu’il ne fallait pas jouer avec moi. Je m’éloignais encore plus, m’arrêtais pour boire une longue gorgée d’alcool, tout en allumant une cigarette et je me postais vers la rambarde de sécurité, regardant la ville s’étendre sous mes yeux, tout en vérifiant que j’avais mis assez de distances avec Daphné. Sans me soucier de ce qu'elle fabriquait.

Quelques minutes passèrent tandis que je ruminais, puis, le silence se fit. Ou plutôt, non. Un grand bruit s’éleva dans les airs, comme une porte qui claque, suivi des gloussements avant que tout ne redevienne silencieux. Je me tournais, et là, surprise. Je regardais les nouveaux arrivants. Hayden et un ancien de l’équipe de football. Tiens, elle m’avait vite remplacé celle-là. Ses yeux étaient devenus grands comme des soucoupes, et faisaient la navette entre moi et Daphné, ainsi que son soutif, qu’elle tenait toujours en main. Un cri perçant rompit le silence. « THEO. C’EST QUOI CETTE HISTOIRE ? QU’EST-CE QUE TU FAIS AVEC CETTE … CETTE … MONSTRUOSITE DEHORS ?!? TU … TU … » Son visage était rouge de colère, et un sourire narquois s’afficha sur mes lèvres. Je m’en foutais comme de l’an quarante de sa petite personne. « Mets-là en sourdine Hayden, tu veux bien ? Tu me pètes les tympans là » Je m’avançais, voyant là une occasion en or de s’éclipser. Malgré tout, je m’arrêtais au niveau de Daphné, qui elle non plus n’avait pas bougé, tout autant médusée. Je chuchotais. « [color=#663399Bon débarras. Et à l’avenir, évite s’il-te-plaît de me coller aux basques [/color]». Je me dirigeais ensuite vers la porte, toujours grande ouverte, avant de me retourner, et de crier, en direction de la jeune femme. « Si jamais, je compte réservé une chambre pour ce soir, au cas où ça t’intéresserait ». Ce n’était qu’une proposition en l’air, sachant d’expérience qu’elle allait rougir et ne jamais répondre, mais c’était juste pour voir la tête à Hayden à ce moment précis. D’ailleurs, en passant devant le nouveau couple, je ne pus m’empêcher de sourire et de roucouler. « Bonne soirée », suivi d’un clin d’œil.  

En moins de deux, j’étais à nouveau à l’intérieur. Quel bien ça faisait. De la chaleur. Je ne m’étais pas rendu compte, y faisant abstraction, mais j’avais aussi froid dehors. Je ne voulais juste pas le montrer. Je me dirigeais directement à la salle de bain, me rafraîchir un coup, avant de revenir dans la salle principale, ou plusieurs personnes étaient encore présentes. Je me postais au bar, reprenant une deuxième bouteille avant de descendre à la réception, leur demandant s’ils avaient encore une suite de disponible. Les clés en mains, je remontais. L’envie d’un bon bain chaud attendra encore un moment, la fête n’étais pas finie ! Du regard, je cherchais une brunette parmi la foule, sans vraiment m’en rendre compte. Et dire que la soirée aurait pu se terminer d’une autre manière.





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mar 6 Déc - 10:36

Les réactions du jeune homme ne firent que confirmer les propos de Daphné, c'est lui qui exprimait le plus de plaisir dans cet échange, c'est lui qui soupirait,grognait de frustration. Elle s'en réjouit, il s'était retrouvé tout seul, comme un grand, dans cet situation. La possible fixette sur l'autre émanait de lui et non d'elle, en temps normal elle en aurait peut être rajoutée une couche, mais là elle était trop occupée à décortiquer son téléphone. Préférant mettre de côté le trouble qui la traversa quand pour la première fois il semblait sincère, clair comme de l'eau de roche. « pas partie de ton plan, mais tu t'en accommodes bien! » un sourire plus loin elle fit remonter sa main sur le haut de son torse, il en profita pour récupérer le téléphone. Ce qui l'obtint en premier c'est une moue boudeuse. Elle n'eut pas le temps d'analyser le trouble qui s'installa en elle puisqu'il la bouscula légèrement pour qu'elle se lève et hop il récupéra sa veste. La claque du froid sur ses bras pouvait à merveille illustrer la claque mentale qu'elle venait de se prendre. Elle ne pouvait pas en rester là, il en allait de... de son honneur ? « t'es sûre de pouvoir supporter mon horrible odeur sur tes vêtements? » okay, petit pic, mais au moins c'en était un, hors de question qu'il redomine la situation. Pas la peine non plus de lui faire des yeux de chaton égaré pour récupérer un peu de chaleur (humaine). « mais c'est qu'il boude! » c'était sortie tout seul, alors qu'elle se passait ses mains sur ses bras pour tenter de retrouver un peu de chaleur. Le comportement du jeune homme vint confirmer ses paroles, il mettait de la distance et préférait regarder le paysage que de lui faire face. Délaissant son soutien gorge sur la table. En balayant celle ci du regard elle attrapa la bouteille pour en boire une longue gorgée ce qui ne fit qu'augmenter le temps de présence de la grimace post-buvage sur son visage.


Se laissant tomber sur la chaise, la bouteille contre elle – comme ci celle-ci pouvait lui apporter de la chaleur – elle finit par en reboir un coup. c'est dingue c'que les gens sont prêt à boire elle se garda de l'exprimer tout haut, Mr faisait son boudin, valait mieux qu'il le finisse tout seul. Au moins ainsi il obtint la paix ou l'indifférence – question de point de vue – mais était ce vraiment ça qu'il voulait ? Ça c'était une autre question. Pour l'heure, pour éviter de se mettre à gigoter par tout, Daphné chantait des chansons dans sa tête, invariablement il lui manquait des phrases ce qui la faisait soupirer de temps à autre et lever les yeux au ciel. tiens le ciel... n'ayant définitivement plus assez de neurones actifs, trop gelés ou anesthésiés pour finir ses chanson, elle se relança dans la contemplation du ciel. Jusqu'à ce qu'un claquement vienne rompre le silence. Elle crut au début que ça venait de son esprit, une petite hallucination, mais non, non c'était bien réel, alors elle se retourna. Oh délivrance ! Elle se redressa, sautillant presque sur place. Au point où elle en était, que ça soit Hayden elle s'en foutait, ça ajoutait même du drôle dans la situation. Rire un petit coup fait du bien, elle se dit que ça devait réchauffer aussi. Reprenant son soutien gorge sur la table elle s’apprêtait à retourner à l'intérieur quand voix de crécelle cria. « c'est rare que je sois d'accord avec lui, mais là je confirme. » elle regarda le nouveau compagnon d'Hayden « tu peux trouver beaucoup mieux et t'imagines si elle se met à crier quand vous vous envoyez en l'air, ça te la couperais! » toujours sur place elle se fit un plaisir d'accueillir le fusillement de regard auquel elle eut le droit avant que Théo prenne ses jambes à son coup prenant soin de divulguer une information à refaire crier crécelle, Daphné en rajouta une couche avec une voix mielleuse elle ajouta « attends, j'arrive, je rêve d'un bain bien chaud. Sur ce gelez vous bien! » elle passa devant le couple, un signe de la main en guise d’au revoir avant de franchir la porte.


Immédiatement un long soupir de plaisir lui échappa. Sentir cette chaleur l'accueillir lui chatouilla chaque parcelle de son corps. Une sensation à la fois agréable et désagréable, sentir le chaud, mais sentir son corps de se contracter et avoir cette vague de froid mordant qui réaffirme sa position. Elle secoua la tête et s'empressa de retourner dans la salle de réception où une nouvelle vague de chaleur l'assaillit et où ses amis firent de même, pleins de questions en bouche, elle se contenta de leur dire qu'elle s'était retrouvée coincée sur une terrasse à se les geler en compagnie d'un abruti. Ils se rendraient vite compte par eux même que cet abruti était Théo. D’ailleurs elle l'avait aperçu passer par l'accueille, l'occasion était trop bonne pour ne pas être attrapée. En quelques mots elle expliqua à ses amis à quel point elle était fatiguée par cet épisode glaçant et qu'elle rentrait toute seule, leur assurant qu'ils pouvaient continuer de profiter de la soirée autant qu'ils voulaient. Quelques paroles plus tard et alors qu'elle se dirigeait vers l'accueille un nouveau prétendant se présenta à elle, se contentant de le rembarrer par un non merci passe une bonne soirée elle s'empressa de se pointer devant le comptoir. On lui rendit son sac qu'elle avait laissé par sécurité dans ce coin là et parvint à convaincre le réceptionniste, à renfort de sourire et de voix sensuelle de lui passer un double de la clé de la suite que Mr Leroy avait réservé, « pour lui faire la surprise ». Un billet facilita l'échange et sans doute aussi le fait que ça soit un homme et qui aurait été lui même ravi qu'une personne comme Daphné puisse l'attendre, par surprise, dans sa chambre.


Fière de son affaire elle s'empressa de prendre l’ascenseur déjà toute émoustillée à l'idée de se glisser sous une douche brûlante. Pressée, mais pas complètement folle, telle une voleuse elle vérifia à deux reprises que personne ne se trouvait dans les parages avant d'entrer dans la chambre. Ou plutôt la suite, c'était plus grand que chez elle, en même temps c'était assez facile vu que son appartement se résumait à une petite pièce multifonctions. Découvrant le luxe de l'espace, cet espace qu'en temps normal elle n'aurait jamais arpenté, son sourire s'agrandit quand elle découvrit poser sur un buffet un énorme panier de fruits et de macarons. ça sera pour après ayant quand même encore un peu de sens de la priorité elle s'empressa d'aller dans la salle de bain pour se glisser sous la douche, laissant trainer ses habits par terre. Après quelques secondes désagréable de confrontation entre le froid accumulé et la chaleur de l'eau elle se laissa bercer par la musique qui s'était déclenchée en entrant dans la cabine de douche. Se laissant ramollir par l'eau elle eut l'intelligence de couper l'eau avant de céder à l'envie de dormir dans la douche. Enfilant un peignoir à disposition elle s'essuya les jambes puis ses cheveux avec les serviettes elle aussi à disposition. Il y avait même des chaussons, tout aussi doux que le peignoir. Un vrai régal, elle en frissonnait de plaisir.


Retournant dans le salon elle alluma la radio, sans vraiment savoir comment, avant de faire ses petites emplettes dans le panier garni, quelques macarons et fruits récoltés, elle alla s'allonger sur le lits dans la pièce voisine. Un délice, restant assise un moment, elle dégusta ses macarons avec un plaisir tout assumé, en même temps elle était seule. Retournant dans le salon elle récupéra son sac avant de retourner goutter à la moelleusité du lit, attrapant son téléphone elle s'en sépara rapidement, que des mauvaises nouvelles. Préférant se concentrer sur le moment présent, elle le rangea dans son sac avant de se relever pour le poser sur la table de nuit. Et là, elle céda, ouvrant le lit avec ses multiples couches de draps et de couettes elle se laissa tomber dans cette chose merveilleuse avant de s'en recouvrir en partie. Ah c'était délicieux, tellement confortable, avec en plus cette petite musique en fond et ce goût encore en bouche d'un délicieux macaron au café. Elle se laissa bercer par la musique et s'assoupie, profitant simplement de ce confort exquis et oubliant que tout ceci appartenait pour une nuit à Théo.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mar 6 Déc - 17:36

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Après environ une quinzaine de minutes, mon verre à la main, je soupirais. Autant s’en aller. Les gens étaient tous collés les uns aux autres, tous plus saouls que leurs voisins, et j’avais toujours froid. Comme s’il s’était incrusté dans tous mes os. Puis fallait bien le dire aussi, la fatigue commençait à pointer le bout de son nez. Rien que le fait de m’imaginer sous une bonne douche chaude, ou un bain – c’est très bien les bains – dans une pièce surchauffée, pour finalement se glisser entre des droits propres … c’était l’extase. Ma décision prise, je finis ma boisson d’un trait, et, les clés en main, je me dirigeais vers l’étage où se situait la suite que je venais de louer, à peine une demi-heure plus tôt. Je n’avais pas remarqué, mais je souriais bêtement, sans trop savoir le pourquoi, et sans même le chercher. Ou je n’en avais tout simplement pas envie. Enfin bref. J’arrivais enfin devant ma porte, prit le badge magnétique que je passais dans la serrure, et la porte s’ouvrit. Je ne fis pas vraiment attention au fait que les lumières étaient allumées. Après tout, c’était peut-être tout à fait normal, volontaire même de la part de l’hôtel, d’allumer automatiquement les lumières dès qu’on pénétrait dans la chambre ? Je ne m’en formalisais pas et je jetai négligemment ma veste sur une petite commode, avant de me diriger directement à la salle de bain. Là, par contre, il y avait quelque chose de bizarre. Je pouvais encore concevoir les lumières, mais le miroir encore à moitié embué et la chaleur diffuse dans la pièce … Je fronçais les sourcils, à deux doigts d’aller réclamer à la réception, mais étant trop fatigué, je choisis plutôt de laisser passer, d’aller dans la pièce suivante, me changer, et après, voir ce que j’allais faire.

Quelle ne fut pas ma surprise en voyant la corbeille de fruits et macarons à moitié mangée, un peignoir trainé par terre – qui ne se trouvait donc plus dans la salle de bain – et une silhouette couchée sous les draps du lit king size. C’était une blague ?! Je hurlais intérieurement. C’était quoi ça encore ? Décidément, quelqu’un devait me faire une farce là, ce n’était pas possible ! D’abord être enfermé sur la terrasse avec l’autre cruche – quoiqu’on puisse dire, et quoiqu’il ait pu se passer, je n’en pensais pas moins – et voilà que maintenant quelqu’un occupait MA suite ! Ni une ni deux, silencieusement, je fis demi-tour, ne dérangeant pas la personne, et, une fois dans le couloir, je vérifiais le numéro. Si, c’était pourtant la bonne chambre. Je descendis à la réception, fou de rage, et je frappai du poing sur le comptoir. « Haaa, Monsieur Ler … » « Vous, taisez-vous. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi il y a quelqu’un dans ma chambre ? » Je n’arrivais plus à me contrôler, et heureusement pour la réceptionniste, elle était à l’abri. Son teint devint livide, tout autant que le mien tout à l’heure, et elle commença à bafouiller. « Oui … euh … y a une jeune femme qui est passée tout à l’heure … elle voulait le double … pour vous faire une surprise … » Mon regard se noircit. C’était bien ça. On me faisait une blague. Je grognais, aucun son ne pouvant sortir de ma bouche. « Sombre idiote. Il ne vous a jamais venu à l’esprit, que peut-être, ça pouvait être mon ex-femme pour laquelle j’ai obtenu une restriction du tribunal ? » Elle devint encore plus blanche, ses mains s’agrippant au stylo. « Comptez-sur moi, je n’en ai pas fini avec vous. Dès demain, je parlerais à votre responsable. Profitez bien de votre dernière soirée au travail » et sans rien rajouter de plus, je vis demi-tour. Quelques explications allaient devoir être fournies.

De retour de la chambre, toujours fou de rage, je me dirigeai directement dans le lit, ou la personne était toujours endormie. Il y avait juste ses cheveux, bruns, légèrement bouclés, qui dépassaient de la couverture. Sans ménagement, je tirais celle-ci, dévoilant tout son corps, avant de faire basculer le matelas. Un paf retentir dans le silence de la pièce, ainsi qu’un aië. Il ne me fallut pas longtemps pour reconnaître la dite personne, et mon sang ne fit qu’un tour. « Azarov ! » mon ton était loin d’être doux. « C’est une blague là ? Qu’est-ce que tu fais dans MA chambre ? », dis-je, articulant bien tous mots, essayant de contrôler le ton de ma voix. Sans attendre de réponse, je m’approchais d’elle, lui prit le bras, fermement, et je la relevai, la poussant vers la sortie. « Dehors ! Et que je ne te revois plus » Je secouais la tête, n’en revenant pas de ce qu’elle venait de faire. Ni de mon comportement. J’étais à deux doigts de devenir violent à ce rythme. « Tu n’as quand même pas pris au mot ce que j’ai tout à l’heure ? Naïve », je levais les yeux au ciel, exaspéré. « C’était un simple …. Puis peu importe. Je voulais juste emmerder Hayden, la faire taire. Ce n’était nullement une invitation à passer ta soirée dans mon lit. Alors, maintenant, tu me feras le plaisir de sortir d’ici, tout de suite ! Je crois que je t’ai déjà assez vue comme ça pour ce soir ». Je fulminais. 





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mar 6 Déc - 21:26

C'était tellement doux, moelleux et chaud. Un trio qui la mena à s'endormir, ce n'était pas prévu, elle pensait juste profiter d'une bonne douche, pas de finir endormie à la merci du retour de Théo. Et quel retour ! Heureusement elle avait gardé le peignoir, en venant à avoir sa peau perlée de sueur. Le comble, alors que quelques heures plus tôt elle gelait littéralement. Mais l'heure n'était pas vraiment à se lamenter sur ce changement d'extrême. Il fut tellement brusque qu'elle ne put lâcher que deux grognements et c'est comme si des aiguilles prenaient l'asseau de sa tête. Hagarde elle le laissa déverser ses paroles, se recroquevillant sous le choc sonore. N'ayant même pas le temps de récupérer son sac elle ne put placer aucun mot et faillit tomber à deux reprises. Heureusement il n'en était pas encore arrivé à ouvrir la porte et la balancer dans le couloir. Il lui restait donc une once d'espoir. Après un bâillement elle commença à formuler sa défense « j'me gêlais, j'ai profité de l'occasion, on était pas en trin de coucher ensemble alors calme toi. Je faisais que dormir, j'suis pas venue me mettre en sous vêtements en position pin-up sur ton lit, ça c'est dans ta tête. » un bout de sourire s'accrocha sur ses lèvres avant de laisser échapper un bâillement qu'elle masqua par une de ses mains.


Elle se retourna pour lui faire face. « tout en délicatesse, tu vires une cance... » elle n'acheva pas sa phrase, elle même abasourdie par ses propres mots, ses yeux semblèrent doubler de volume et comme par magie elle se mit à s'activer pour récupérer sa pochette dans la chambre et sa robe dans la salle de bain. trouve un mot qui commence par cance ma cocotte, trouve! Ou passe à autre chose Retournant vers lui elle ajouta « c'est toi qui soupirait, qui grognait tout à l'heure pas moi. J'avais froid, tu avais une douche et parfait tu n'y étais pas. » encore sous l'effet du brownie et de la fatigue ou du moins de l'énervement d'avoir été interrompue dans une telle lancé. Elle s'approcha de lui, quelques petits centimètres, plaçant son visage effleurant sa joue avec la sienne, ses lèvres proches de son oreille « ce n'est pas ma respiration qui s'enflamme... dors bien avec tes frustrations. »


Elle se recula soudainement, faisant volte face pour se diriger vers la porte, s’arrêtant quelques instants elle chaussa maladroitement ses chaussures et profita de cette pause pour attraper un macaron. Elle avait une dégaine assez spéciale : peignoir, cheveux encore humide et hauts talons, le tout encore un peu comateuse.

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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mer 7 Déc - 1:34

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Il fallait que je me calme. Tout de suite. Avant d’exploser et de ne plus contrôler mes faits et gestes. Pour moi, et surtout pour elle. Je me frottais les yeux, croyant rêve. Oui, ça devait être cela. Je m’étais endormi, transi de froid, ou alors j’étais en train de mourir et j’hallucinais, et à tout instant j’allais revenir à moi, sur la terrasse. Entouré d’ambulanciers. Je laissais glisser ses paroles sur moi, comme la pluie sur le plumage d’une oie. Sans dire un mot – ça attendra – je retournais à la salle de bain, m’aspergeant le visage d’eau froide, avant de revenir au centre de la pièce. Elle était toujours là, enfilant ses chaussures à talons, alors qu’elle avait toujours le peignoir sur elle, les cheveux en bataille dû à sa courte nuit de sommeil, et son sac à main autour de son épaule. Tiens, le fameux sac. Je me disais bien qu’une fille sans sac à main c’était impossible. Si seulement elle avait pu l’avoir avec elle, plus tôt, rien de tout ça n’existerait. Je sortis de ma torpeur, me rendant soudainement compte que je n’allais pas me réveiller, et que j’étais bel et bien dans la réalité au même instant qu’elle allait sortir. Soupirant, je fus à ses côtés en deux enjambées, lui reprenant encore – ça commençait définitivement à devenir une mauvaise habitude – à la prendre par le poignet avant de la refaire revenir dans la chambre, l’entraînant ensuite vers le coin salon. Ou je m’assis, regardant tout autour de moi, avant de me lever, me diriger vers le mini-bar, et en sortir une bouteille de whisky. Je ne lui demandais rien, sachant très bien ce qu’elle allait dire. Suffisait de voir la tête qu’elle avait faite quand elle avait touché à la bouteille dehors. Je repris ma place, plongeant mon regard dans le sien. « Je crois que quelques explications s’imposent, que tu le veuilles ou non. Installe-toi confortablement, ça risque de durer ». Mais qu’est-ce que j’étais en train de faire ? Pourquoi l’avais-je retenue ? Je devais devenir fou. Dès le lendemain, je me présenterais devant l’hôpital psychiatrique pour me faire interné. « Ne crois pas que je t’ai snobé, j’ai entendu tout ce que tu as dit jusqu’à présent ». Je bus une gorgée de la boisson ambrée. « Encore heureux qu’on ne couchait pas ensemble ! Et puis quoi encore ? Le mariage ? », je levai les yeux au ciel, grimaçant de dégoût. Rien que le fait d’y penser me donnait la nausée. « Ha, parce que maintenant tu as des dons de voyante ? C’est bon à savoir » ricanais-je. « Tu ne sais pas ce qu’il y a dans ma tête, et, vois-tu, mon choix ne se porterai pas sur toi. Jamais. Il faut arrêter de tout faire tourner autour de toi » Et ensuite c’était moi l’arrogant, la blague. « Donc oui, disons que je te crois, que tu ne faisais que dormir. T’es si pauvre que ça pour te payer une chambre et venir squatter la mienne ? Parce que, je te signale, que t’as quand même dû réfléchir, descendre à la réception, inventer je ne sais quelle excuse pour qu’on te donne un double des clés, et venir jusqu’ici. Ce que je veux savoir, maintenant, c’est pourquoi ma chambre ? A ce que je sache, ce n’est pas la seule de l’hôtel, et … t’as des amis non ? » J’avoue, j’avais vraiment envie de savoir pourquoi exactement cette chambre. La curiosité prenait le dessus sur la rage. J’arrivais, étonnamment, à parler sur un ton tout à fait normal. Neutre. Quoique, un poil sarcastique, mais sans méchanceté.

Je fis tourner la boisson dans son verre, les glaçons s’entrechoquant « Finis tes phrases, tu veux bien ? » Elle voulait dire quoi exactement par cance ? J’avais bien pensé qu’elle n’avait pas fini de prononcer le mot, se rattrapant à la dernière minute, mais pour dire quoi ? Ma tête était trop embrumée pour réfléchir, et surtout pour trouver une explication raisonnable. Autant le lui demander, sachant qu’elle n’y répondra certainement jamais. Je revenais ensuite sur un sujet épineux. Ma faiblesse. Je me mordis la lèvre. Comment lui dire ? Bon, pas trop le choix si je voulais mettre les choses au point. « Ne retourne pas la situation en ta faveur, tu n’étais pas en reste il me semble. Et … » je m’interrompis. Je n’aimais pas avoir tort, et sur ce coup-là, je l’étais. Je pris une grande inspiration. « Soit, en quoi ça change ? Situation exceptionnelle. Comme tu l’as si bien dit toi-même. T’es une femme, je suis homme. Un trou reste … », ok, c’était mieux que je me taise là maintenant tout de suite. Je lui fis un signe de la main, comment pour qu’elle oublie cette dernière phrase. « A moins que tu veux que je te fasse un dessin ? J’suis plutôt doué, tu sais ». Ce qui était vrai. Le dessin, durant mon enfance, était le seul moyen pour moi de m’évader. Loin de ma mère. Des coups à répétition, et autres punitions en tout genre. Cette passion m’avait poursuivie jusqu’à maintenant. Je n’avais jamais réellement arrêté. « Mes frustrations ? Il m’en faut beaucoup plus pour me frustrer », je me levai, réduisant la distance qui nous séparait. « Il me suffit d’appeler un certain numéro pour y remédier, tandis que toi … » Je me souvins soudainement que je n’avais pas encore mis mon téléphone à charger. Je retournais à l’entrée, le sortit de ma poche, et par chance, mon chargeur se trouvait dans l’autre, et je le mis charger. Au moins une bonne chose de fait. Je retournais ensuite vers elle, qui s’était assise entre temps, et je me penchais, posant mes mains sur ses genoux, mon visage se rapprochant dangereusement du sien. « … Je ne sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit que c’est toi qui va ressortir la plus frustrée d’ici ». Mes lèvres se rapprochèrent des siennes, sans les toucher toutefois. J’avais envie de jouer. Et de pendre mon temps. Si elle croyait que j’allais me laisser faire si facilement, elle se mettait le doigt dans l’œil. Il ne fallait jamais me contrarier. A partir de maintenant, ce qui se passera dans cette chambre, restera dans cette chambre.





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mer 7 Déc - 19:22


Chose étonnante il l'a laissa parlé, faire tout son bazar sans intervenir une seule fois. Et après quoi il se barre on l'a perdu!, un haussement d'épaules plus tard elle s'apprête à quitter cette chambre qu'elle aurait mieux fait d'éviter. Toute cette histoire, cette migraine, tout ça « je savais que c'était une mauvaise idée de venir à cette soirée stupide » se murmura-t-elle pour elle même, comme si elle était segmentée en deux et qu'une des deux faces voulait faire la leçon à la première. Mentalement elle réfléchissait à un plan de repli, première idée prendre une chambre, malheureusement l'hôtel semblait assez rempli pour que les chambres les moins chères soient indisponibles et double hors de question de payer une chambre chère 1) pas les moyens, 2) surtout pas les moyens pour juste dormir quelques heures. Plan 2 appeler quelqu'un, la question de qui commença à émerger de son esprit quand le jeune homme décida de faire à nouveau part ou plutôt acte de sa présence et alors qu'elle hésitait entre James et un de ses frère il l'embarqua ou plutôt la traîna dans le salon. Sans un mot, il lui laissait un peu de temps, ok c'était toujours ça a prendre, en plus y avait un autre panier garni. Elle laissa tomber négligemment sa robe et son sac par terre pour enfiler sur sa main gauche cinq framboises, une à chacun de ses doigts. C'est un truc qu'elle avait vu dans un film, la seule différence c'est que la protagoniste était une enfant. Mais ne sommes nous pas tous de grands enfants ?


Ne lui accordant pas plus d'attention que ça, il semblait pas encore prêt à discuter elle mangea une première framboise, laissant le fruit éclater sous ses papilles un petit soupir de plaisir lui échappa. putain, c'est bon d'être riche du coup elle enchaîna sur la seconde framboise. Puis elle se laissa tomber dans un fauteuil immense qui semblait l'attendre. Toujours concentrée sur ses framboises, elle en mangea une troisième avant d'attirer son sac vers elle avec son pied. Quelques mouvements plus tard elle en extirpa son téléphone. C'est à ce moment que Théo décida enfin de se manifester, une bouteille à la main, pour changer... l'annonce lui fit froncer les sourcils et faire se tordre ses lèvres, ça sent le roussi ! J'me barre tout de suite ou je... d’ailleurs comme ça s'écrit j'me barre ? B-a-r ou comme les barre de céréales... un peu distraite par cette pensée inutile en à ce moment là, elle ne se rendit pas compte qu'elle s'était laissée tomber d'avantage dans le fauteuil comme si elle avait répondu à l'ordre du jeune homme. Elle entrouvrit la bouche avant de lancer un pic « parce qu'avec toi ça peut durer? » petit sourire en coin, petit regard et cobage de framboise plus tard j'suis en forme! J'me suis pas trop ramollie en faite. Elle mangea la quatrième framboise quand il commença à parler, pour le moment rien digne de réponse, ou plutôt elle décida de ne pas « piquer », parce qu’apparemment il était prêt à révéler quelque chose, à dire un truc différent de d'habitude. depuis quand il préoccupe de ce que je ressens ? Le coup de j't'ais pas snobé. Elle fronça les sourcils au mot couchaient, et fit une grimace à mariage « je préférais devoir entendre du Maria Carrey en fond sonore pour le restant de ma vie que de me marier avec toi. » apparemment ça avait été utilisé comme technique de torture pour j'sais plus quelle affaire... ou c'était un film? Non le truc dans le film c'est Jim Carrey quand quelqu'un gratte sur une assiette avec des couverts elle se redressa légèrement comme pour acter l'arrêt de ce flot de penser, d'associations brouillant plus qu'autre chose sa perception de la réalité et sa réactivité, surtout.


Elle encaissa la remarque sur son égocentrisme, c'est vrai pourquoi j'me replace toujours avec lui ? Pour éviter qu'il se fasse des idées, mais le faire lui fait avoir des idées donc faut arrêter cette technique.un petit hochement vint conclure cette nouvelle résolution. « l'argent est le seul domaine où j'veux bien dire que tu as elle leva les doigts pour faire des guillemets «une certaine supériorité. J'aurais pas les moyens de me payer une chambre comme ça. Je me les gelais, j'ai entendu que tu t'étais pris une chambre, t'y étais pas, tout bénef. J'ai pris ta chambre parce que facile de rouler l'abruti de l'accueil, rien à payer et cerise sur le gâteau ça te ferais ragé. Même si en principe c'était pas prévu que j’endorme. » grimace plus loin, coup d’œil à la corbeille de friandises «  et la cerise de la cerise sont ces choses délicieuses. » elle croisa les bras sur sa poitrine, se rappelant qu'elle était en peignoir, elle gigota un peu, toujours mieux qu'en robe, moins froid et c'est moelleux. Elle bailla. « ah et pour les amis oui j'en ai, mais je me gelais une douche était dispo donc je les ai quitté. »


Il revint sur l'épisode « cance », il a pas capté, tant mieux, là merdouille si avait dit la question c'était pourquoi c'était pourquoi la merdouille. De base parce qu'il aurait pu l'utiliser contre elle, ce qui aurait été horrible, mais bon c'était Théodore Leroy ou en tout cas ce qu'elle en connaissait, ce qu'il avait montré de lui, sa méchanceté. Sans s'en rendre compte elle faisait des petits cercle à côté du plis de son coude, là où on lui avait déjà enfoncé plusieurs aiguilles. Son regard descendit vers le peignoir, elle se fit violence et écarta ses bras pour récupérer son téléphone  et se concentra sur l'écran, balayant sa remarque par un  « mmh » distraite, elle fouillait déjà dans sa liste de contact pour savoir qui elle allait réveillé à cette heure-ci, sauf s'il m'laisses dormir ici elle s'enfonça un peu plus dans le siège comme pour voir si c'était assez confortable pour y passer quelques heures. Son indifférence se transforma en grimace quand il parla de trou « comme c'est charmant! » toujours le regard sur son écran, faisant rouler à plusieurs reprises la liste de contacts. Quant au dessin, il obtint un roulement d'yeux « si c'est juste pour faire les œuvres qu'on voit dans les toilettes des bars ou des écoles je m'en passerais » Elle finit par lever son regard vers lui,  attendant qu'il dise autre chose, un truc comme il l'avait un peu énoncé par ses premières phrases et cette mise en scène.


Mais non, il se décida de parler de frustration « tu les payes combien? » un petit sourire plus loin, « alors que moi je n'ai pas besoin de payer! » toi aussi tu ferais mieux de finir tes phrases. ajouta-t-elle mentalement. Elle lança un appel qui n'aboutit pas, soupirant elle se laissa retomber dans le fauteuil, continuant de fixer son écran elle commençait à rédiger un texto quand elle sentit ses mains sur ses genoux. Elle frissonna, il a les mains froides!, elle le regarda ou plutôt elle l'observa s'approcher, leur souffles se heurtaient, son regard chercha un quelconque signe sur son visage, mais un signe de quoi ? Pourquoi fouiller ? Quelques secondes filèrent « puisque je ne te frustre pas tant que ça, tu ne vois aucun soucis à ce que je reste dormir dans le lit pour cette nuit comme j'ai pas beaucoup d'argent » elle pencha la tête sur le côté et papillonna des yeux « et puis il est si tard... » Elle ne cherchait pas fuir, à l'éloigner, ça lui ferrait trop plaisir. Elle ne put s'empêcher de croiser ses jambes, effleurant par la même occasion toucher le jeune homme.

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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Dim 11 Déc - 0:23

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Tout du long que dura la conversation, ou du moins mon espèce de monologue pour mettre les choses au clair, elle passa son temps à manger … des framboises, comme une enfant. Je dus me retenir plusieurs fois de ne pas lever les yeux au ciel ou soupirer d’exaspération devant ce spectacle minable. Mais en même temps, ce n’était pas désagréable non plus. Ça avait eu toutefois le don d’avoir réveillé quelque chose en moi, enfui au plus profond, que j’aurais préféré que ça reste endormi. Essayant de ne pas me montrer mal à l’aise devant la situation, je gardais un air impassible. Ou moqueur, c’est selon. Je la laissais aussi parler, avant de répondre, du moins, au point que j’avais retenu. Et qui méritaient une réponse. Quoique, non. Pas forcément tous, mais de nouveau, il fallait que je clarifie certains points.  « On est au moins d’accord sur un point », dis-je tout d’abord, concernant sa remarque sur le fait d’écouter du Mariah Carrey plutôt que de se marier avec moi. A la seule différence que j’aurais opté pour Justin Bieber, qui en soi, était déjà une sacrée torture. J’esquissais un sourire, reportant mon attention loin derrière elle, tandis qu’elle mangeait ses foutues framboises. « Tu ne veux pas de la chantilly aussi ? » demandais-je, d’un ton railleur. Je n’avais pas pu m’en empêcher. C’était juste trop tentant. Je me penchais ensuite légèrement en avant, posant mes coudes sur mes genoux, la fixant, cette fois-ci. « Je vois. T’es tellement fauchée que ça que tu n’as même pas les moyens de te payer un taxi pour rentrer chez toi ? Non, voyons. C’est tellement plus simple de berner le réceptionniste – la prochaine fois, essaie de faire en sorte que ce soit lui qui te loges, veux-tu – et de venir squatter chez moi. Tu me haïs tellement que c’est la seule solution qui t’es passée par la tête. Décidément, le froid a dû griller le peu de neurones qui te restait ». Je bus une gorgée de whisky. J’en avais bien besoin. Moi qui pensait aller me prendre une bonne douche chaude, ou un bain, quoique l’idée n’était plus autant plaisante, et d’aller me coucher, me voilà en train de discuter avec ma pire ennemie dans la suite que j’avais payée pour la nuit. Le réveil allait être dur. A sa remarque concernant les dessins, je serais le poing. Elle ne savait pas de quoi elle parlait, et c’était une de mes plus grandes fiertés, alors, oui, elle faisait mieux de la boucler. Certes, je n’avais pas été sympa à l’instant d’avant, en insinuant qu’elle n’était après tout qu’une fille, et que le reste n’avait pas d’importance, et d’ailleurs, je n’avais jamais réellement été sympa avec elle, mais là … aussi incroyable que cela puisse paraître, c’était moi qui n’acceptait pas ses remarques, alors que j’aurais dû m’en foutre complètement. J’étais à deux doigts de me lever, et lui faire comprendre mon point de vue, quand je me fis la réflexion que ce n’était peut-être pas une si bonne idée. A la place, je vidais la moitié de mon verre d’un seul trait, essayant de me détendre. « Ne parle pas de ce que tu connais pas », dis-je, d’un ton calme, mais ou transperçait la colère. Et un avertissement.

Finalement, sur un coup de tête, je m’étais levé, approché d’elle, et nos visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre. Elle voulait jouer ? Moi aussi. J’avais rapproché mes lèvres des siennes, sans toutefois les toucher, avant de les éloigner à sa remarque. Mes doigts s’enfoncèrent dans sa jambe, avant de lâcher prise. « Tu sais que tu me vexes là ? », répondis-je, d’une voix calme, et douce. Ce qui, en l’occurrence, chez moi, n’était pas du tout sincère, tout en prenant un air de gamin. Oui, j’avais de l’argent, mais ce n’était toutefois pas une raison de payer. Jamais de la vie. Rien que le fait d’y penser me donnait envie de vomir.   « Plutôt mourir ou écouter du Mariah Carrey » j’avais fait référence à ce qu’elle avait dit tout à l’heure « que de devoir payer pour s’envoyer en l’air ». Mes mains partirent d’elles mains en exploration, sur ses jambes, relevant le peignoir de main qu’elle portait sur elle, avant de s’arrêter au niveau de son entrejambe. Je ne la lâchais pas du regard avant de tout abandonner. Soupirant et haussant les épaules. Je me retournais, regardant tout autre chose. « De toute façon, est-ce que j’ai vraiment le choix ? T’as déjà trouvé un moyen pour venir fouiner ici, tu serais encore capable d’aller jouer ton petit numéro au réceptionniste si je te fous dehors. Fais comme tu veux ». J’étais fatigué, et j’en avais marre de lutter. Jusqu’à présent, tout ce que je disais ne servait strictement à rien. Que j’ai raison ou tort, mais surtout raison sur ce coup, elle ne m’écoutait pas et n’en faisait qu’à sa tête. Alors que tout ce que je voulais moi, c’était dormir. Dans un bon lit douillet. Passant à côté de la table, je pris la bouteille et le verre que je pris avec moi, avant d’aller à la salle de bain, claquant la porte un peu trop bruyamment. Ni une ni deux j’avais ôté de mes vêtements, qui s’était rapidement trouvé en boule par terre, et je filai sous la douche. Tant pis pour l’heure. Après environ une vingtaine de minutes - j’avais pris tout mon temps – et me rendant compte qu’elle avait embarqué le seul peignoir, j’attachais une simple serviette – non sans grogner – autour de la taille, rangeant mes habits dans un coin. La bouteille et le verre toujours sous la main, je sortis. Avant de rejoindre la chambre de la suite, séparée du reste de la pièce par une porte, à l’opposé de la salle de bain, je donnais un rapide coup d’œil au salon. Daphné était toujours là. Comme c’était étonnant. Elle était couchée sur le canapé, les yeux fermés. Je restais un moment, et de loin, à la contempler, suivre le mouvement de sa respiration, avant de revenir à moi et de traverser le salon et de reclaquer une deuxième porte.  Une fois seul dans la chambre, je me laissais tomber sur le lit, et les draps en soie, pestant contre moi-même d’avoir laissé mes seuls vêtements à l’autre bout. Soupirant, je m’engouffrais nu comme un verre sous les couvertures – la flemme de refaire l’aller – retour – et je fermais les yeux, la tête bien calée sur l’oreiller. Sauf que voilà. Je me retrouvais dans l’impossibilité de m’endormir. Sur le dos, j’avais à présent les yeux grands ouverts, les bras croisés sur le torse, contemplant le plafond. Au bout d’une demi-heure, j’avais vite abandonné le comptage de moutons. Je retournais légèrement la tête. Le radio-réveil sur la table de chevet indiquait 3h30 du matin. Ô joie. Vivement que le marchand de sable fasse son effet. Ma tête, elle, était bien trop prise. Toutes mes pensées convergeaient vers la pièce d’à côté, et surtout à la personne qui s’y trouvait.  





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Dim 11 Déc - 18:19

Au mot chantilly elle leva les yeux vers lui, un mot magique chez elle, quand bien même elle savait qu'il s'agissait là d'un sarcasme, d'un pic elle ne put s'empêcher d'exprimer son amour pour cette mousse « ah la chantilly... » un sourire malicieux puis elle se pinça légèrement la lèvre, ça lui donnait envie d'en manger « avec un peu de glace et de la sauce caramel... » partant dans un délire sucré elle bougea la tête à plusieurs reprises comme pour éloigner cette pensée collante de glace, chantilly, caramel, framboises. Y a un épisode de série où un couple joue à se mettre des trucs comme ça dessus mais la nana elle le brûle avec du chocolat chaud... cette pensée lui donna une idée alors elle laissa échapper d'une voix pleine de sous entendu « mais pas de chocolat chaud, ça brûlerait » et avec nos peaux blanchouillardes on rougirait. Ce qui la mettait plus en appétit c'était la chantilly que l'idée que celle-ci soit sur le corps de Théo, mais par contre si elle, elle en avait elle pourrait lui faire un show complet qui finirait par le faire fondre.


Mais y avait pas de chantilly, elle essaya de se concentrer sur la réponse du jeune homme, allant de son côté avec un « ouais mes neurones se sont gelés, la preuve j'suis encore là » autodérision mon amie te voilà et nota mentalement que le dessin semblait être un sujet important, c'est lui qui avait commencé à en parler et parler d'un certain type de dessin, cependant sa remarque le crispa  un artiste se cacherai? si son talent était à la hauteur de son énervement ça doit être un sacré artiste ! Cependant elle dû passer à autre chose puisqu'il s'était approché et, une fois de plus, faisait le malin. Une autre partie commençait et il jouait du lourd direct, la main qui remonte sur sa jambe, heureusement elle avait mis ses sous vêtements ou plus exactement elle avait juste mis le bas, hors de question de remettre ce truc douloureux fait de tissus et de métal. Ne perdant pas d'énergie à lui répondre verbalement, elle se concentrait pour bouger le moins possible, envoyer le moins de signaux possible, limiter tout éléments qu'il pourrait retourner contre elle. Ce fut lui qui interrompit, faisant apparaître sur le visage de la jeune femme un sourire, elle se relâcha se rendant ainsi compte quel point elle s'était contractée, raidit pour réagir le moins possible, frissonner le moins possible. Ce fut deux victoire en une : c'est lui qui avait briser le contact et il tolérait sa présence. Pas de merci, faut pas pousser non plus, mais un large sourire à la place, pas mal non plus. Elle s'enfonça d'avantage dans le fauteuil puis il partit faire sa petite vie.


Au début l'idée d'aller se glisser dans les draps l'enchanta, mais rapidement elle imagina le moment où il la ferait rouler pour atterrir par terre, le tout accompagné d'un sarcasme et de ricanement grinçant. Optant donc pour plus de précaution elle se contenta d'aller piquer deux coussins sur le lit et d'attraper une couverture cachée dans un placard. Et bien qu'elle ne serait pas physiquement là quand il viendrait découvrir la moelleusité du lit, il aura le droit aux draps déjà froissés et à l'odeur du shampoing à l'amande couplé à celle de la lessive. Elle faillit aussi faire un tour dans la penderie mais se rabattit sur les tiroirs, vides, assez logique puisque c'était que pour une nuit. Malheureusement pour elle, les hôtels ne fournissait pas encore de pyjama à leur effigie, et bien que l'idée de piquer une chemise à Théo lui effleura l'esprit elle ne voulait pas se retrouver dans la situation où il lui arracherait, autant rester en peignoir. Et pas question de fouiner dans le sac du jeune homme, pas envie de voir à quoi ça ressemble, à quoi ça sent. p'têtre qu'il se trimbala avec son attirail SM ?... ou qu'il porte des caleçon avec des oursons cette possibilité manqua de la convaincre de fouiner, mais son instinct de survie étant encore assez actif elle prit la sage précaution de ne pas farfouiller. profites d'une chambre au chaud et de fruits délicieux ah les fruits, sur cette pensée positive elle retourna dans le salon se laissant tomber sur le canapé, assez grand pour s'allonger, mais pas possible de se rouler en boule ou d'être dans des positions bizarres comme elle en a l'habitude te pleins pas trop ma cocotte. Balliant à deux reprises, elle ne put résister tout de même à l'idée de refaire un tour de ce salon, farfouillant, au cas où d'autres surprises à manger ou à lire pourrait se cacher. Elle dénicha que des brochures touristiques, haussant les épaules elle garda avec elle un livret sur l'histoire de la ville avant d'éteindre la lumière principale pour ne garder que la lampe à côté du canapé qu'elle rejoignit en traînant des pieds. Quelques secondes plus tard elle était allongée, coussins sous la tête et sous le bras elle tenta de lire quelques pages du livret, mais c'était trop compliquée, abandonnant elle préféra remanger quelques framboises puis éteindre la lumière. Et rapidement elle d’endormie,


Se trouvant dans aucun cauchemar ses grognements furent plus forts qu'à l'accoutumé quand le bruit de la porte la réveilla. Il l'avait fait exprès ! Pas trop grave, elle se rendormit peu de temps après. C'est peut être une heure ou deux plus tard que le second réveil fut pire, une fois de plus des cauchemars c'étaient enchaînés et en sortir fut difficile et désagréable. Bougeant régulièrement, elle faillit tomber, ce qui acheva de la réveiller, grommelant à faible voix elle se passa les mains sur le visage. Allonger sur le dos elle se sentait à l'étroit dans le canapé et eut une sensation bizarre. Retenant son souffle, et après un instant d'hésitation, elle tourna la tête et sursauta presque. Théo était là, en face d'elle, assis sur un fauteuil. Pour se calmer elle replaça sa tête à plat sur le coussin et se refocalisa sur le plafond, papillonnant des paupières elle tentait de calmer les battements de son cœur. Il lui avait fait peur, augmentant cette sensation de transpiration qui chatouillait déjà le haut de son corps. Continuant de passer ses mains sur son visage, tentant de se masser le crane et les yeux elle sentit que le sommeil n'allait pas revenir de sitôt ou plutôt qu'il ne reviendrait pas surtout s'il restait là, comme ça. ça doit l'amuser, les secondes filèrent puis elle décida de prendre la situation en mains. Se redressant doucement pour éviter le trop plein de vertige, elle se frotta le visage avec ses mains « comme tu sembles bien là, j'vais prendre le lit et si tu continues de m'observer de manière aussi flippante au moins j'serais mieux installée. » se levant et attrapant son coussin elle se déplaça assez vite vers la chambre. Le canapé lui faisait mal au dos et puis s'il voulait rester assis dans le fauteuil libre à lui.


Contemplant le lit quelques instant elle défit le coin où les draps n'étaient pas complètement défait, avec un plaisir exquis elle se glissa sous les divers couches, frissonnant au contact du tissu, s'installer fut bien plus agréable ici que sur le canapé. Elle chercha une position confortable, un coussin sous la tête, un autre entre les genoux et un quel entoura de ses bras. Oui c'était plus confortable, pourtant elle ne resombrait pas dans le sommeil, du moins pas tout de suite.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mar 13 Déc - 17:03

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Le sommeil ne voulait pas venir. J’avais beau me retourner de tous les côtés, je me trouvais dans l’incapacité de m’endormir. Au bout d’une heure de ce petit manège, je décidais de me lever, enroulant la serviette de main autour de ma taille, avant d’aller rependre mes habits dans la salle de bains. A pas de loups, pour ne pas la déranger – autant qu’elle dorme, elle – je traversais le salon pour finalement ouvrir la porte donnant sur la petite terrasse. Une fois dehors, je m’assis, soupirant, tout en m’allumant une cigarette. Tout en réfléchissant au merdier dans lequel je me trouvais, et pourquoi je ne l’avais pas flanqué à la porte beaucoup plus tôt. Ou la laisser partir quand elle était sur le point de le faire. Je me pris un instant le visage dans les mains, avant de porter mon attention sur la ville de San Francisco, silencieuse, qui s’étendait devant moi. Décidément, ça avait été une mauvaise idée de venir à cette soirée. D’ailleurs, j’avais toujours dit que je ne voulais pas y assister, et pourtant, j’avais cédé. Ou plutôt, on m’y avait entraîné de force, contre quelques petites gâteries, qui, au final, n’ont pas eu lieux. A chaque jour suffit sa peine. N’ayant pas d’autres occupation, et ne voulant pas vider mon paquet de cigarettes en quelques minutes, je retournais à l’intérieur, toujours sur la pointe des pieds, en traversant la pièce.  Prudence est mère de sûreté. Je n’étais pas vraiment sûr de la réaction de Daphné si je la réveillerais en pleine nuit. Sans aucune raison. Je rejoignis la chambre, avant de retourner sous les draps, et d’attendre que le jour se lève, pour partir loin d’ici. De m’éloigner le plus possible d’elle, et des tentations.

Finalement, je dus quand même m’endormir, car, ouvrant les yeux, je me sentais … étrange, et un rayon de soleil filtrait à travers les rideaux. Un simple coup d’œil à mon téléphone – qui s’était chargé durant la nuit – me confirma l’heure. Bientôt huit heures. Je me levai en m’étirant, m’habillais, avant de passer dans la pièce voisine. Daphné était toujours là, dans une position étrange – en même temps, sur un canapé … encore étonnant qu’elle ne soit pas tombée – et je m’assis sur un fauteuil une place non loin d’elle, attendant qu’elle émerge gentiment. Je n’avais aucunement envie de la brusquer, quoique … si, j’en avais envie, mais je m’étais promis de ne pas la brusquer, pour qu’elle m’écoute plus facilement et qu’elle se laisse faire. Croisant les bras, j’attendis donc un instant. La galanterie aurait voulu que je lui ramène des croissants, pour son réveil, mais il en était hors de question. Je n’avais jamais été galant avec personne – pas que je m’en souvienne ou enfin oui, mais c’était du passé – et encore moins avec elle. Pas après cette nuit. Je profitai donc de scruter la moindre parcelle de peau visible, m’attardant sur son visage. Elle avait l’air si sereine, et fragile en même temps. Je chassais vite fait mes pensées d’un revers de la main, tout en perdant patiente. Ce n’était pas une de mes qualités. Elle décida – enfin – à ouvrir les yeux, en sursautant. Un rictus moqueur s’afficha sur mon visage. « On a peur du grand méchant loup ? » mais avant que je ne puisse dire autre chose, ou faire quoique ce soit, elle se leva, tout en me disant que si j’étais bien ici, elle allait prendre le lit. Et elle partit. Je restais là, ébahi, sans bouger, le temps que mon cerveau fasse le lien et qu’il se reconnecte. Non non et non. Je me levai à mon tour, environ une dizaine de minutes plus tard, avant de retourner dans la chambre. Elle était là, emmitouflée sous les couvertures, déjà en train de dormir, du moins, ce qu’il me semblait, de là ou j’étais. Mon dieu. Si seulement je pouvais aussi m’endormir si facilement !  

Au pied du lit, je comptais jusqu’à dix, avant de me saisir des couvertures et de les arracher. Un sourire satisfait accroché au visage, je la regardais réagir, jubilant intérieurement. Elle pouvait s’estimer heureuse que je n’avais pas soulevé le matelas pour la faire tomber. Je posais ensuite mes mains sur mes hanches. « Bon, la Belle au bois dormant. C’est l’heure de se lever » Voyant qu’elle allait protester, je poursuivis. « Il est huit heures du matin. J’ai été d’accord que tu restes dormir ici, mais maintenant qu’il fait jour … je ne serais plus aussi conciliant ». Je me tournais, et une fois sur le pas de la porte, je m’arrêtais. « Je te donne exactement quine minutes pour prendre tes affaires, et partir. Ni une de plus, Top chrono ». Je la plantais là, retournant m’affaler dans un fauteuil.





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Ven 16 Déc - 20:43

Dans sa tête c'était encore la nuit, c'est étrange, ce sentiment que cette scène avait déjà eu lieu dans la nuit. Un cauchemar, une hallucination ? Mais si elle était allée jusqu'au bout elle se serait retrouvée dans le lit plus tôt. Pour autant, elle alla quand même dans le lit, peu importe qu'il fasse jour, dans sa tête c'était encore la nuit donc le bon moment pour profiter d'un lit bien moelleux. Laissant Théo à... à lui même. Elle avait sauté sur l'occasion de pouvoir quitter le canapé qui est définitivement vraiment qu'un canapé et que pour ça, pas pour dormir, à moins de vouloir des courbatures. Le lit était donc un vrai régal et finalement ce ne fut que deux minutes plus tard qu'elle s'endormit, bien qu'elle eut l'impression que ça faisait bien plus.


Malheureusement, le sommeil fut de bien courte durée et le réveil bien spécial. Sa première réaction fut de se contracter, se recroquevillant sur elle même, elle n'ouvrit pas les yeux tout de suite, le temps que son cerveau intègre ce qui s'était passé : la couette n'était pas tombée mais avait été arrachée. Pourtant ses yeux restèrent clos encore quelques secondes tandis que son nez et ses sourcils se froncèrent. Réalité ? Rêve ? Hallucination ? C'est la sensation de froid sur ses jambes qui la convint qu'il s'agissait de la réalité. Papillonnant des yeux un instant « matin? » fut le seul mot qui franchit ses lèvres alors qu'une migraine commençait à se faire sentir. Passant ses mains sur son visage elle se redressa doucement. Elle eut un peu de mal à capter l'info.


Ç aurait été tellement plus agréable s'il s'était contenté de la laisser dormir, peut être même encore plus s'il était venu se coucher auprès d'elle. Pour une fois elle aurai senti la présence de quelqu'un, ressentir un peu de chaleur dans un grand lit, entendre un autre cœur qui bat. Au lieu de ça, il l'avait brusquée et lui demandait de déguerpir. Quinze minutes c'était court, d'autant plus vu son état. Mais quand faut y aller, faut y aller, elle finit par se lever et se traîner jusqu'à la salle de bain où l'attendait dans un coin sa robe et ses chaussures. Par habitude de vivre seule elle ne ferma même pas la porte, ça n'aurait pas servi à grand chose vu ce qui arriva.


Face au miroir, elle se força à faire divers grimaces pour se réveiller pour finalement baisser la tête pour s'asperger d'eau froide le visage. Et c'est là que ça se déclencha, comme une aiguille à tricoter qui perce le crane. Un cri de douleur lui échappa. Brusquement elle ferma les yeux, les mains sur sa tête. C'est comme si le sol se dérobait sous elle, plus rien n'existait, elle n'était plus dans un hôtel où se trouvait Théo pas loin, mais juste dans l'instant. Dans cet instant de douleur. Un pas en arrière, elle trébucha, ouvrant les yeux à temps elle put se laisser tomber par terre, limitant un peu la casse. La douleur de la chute n'était rien comparée à la douleur dans sa tête, dans le côté gauche. Après quelques secondes elle parvint à ouvrir son œil droit pas maintenant, pas ici. mais on ne choisit pas.


Elle rapprocha ses genoux de sa poitrine, pas grave que ses jambes soient nues ou plutôt qu'elle soit que en peignoir, ça n'a pas d'importance quand on est dans cet état. Ou plutôt c'était tant mieux, au moins pas de vêtement douloureux. Et là, comme ça, recroquevillée, le visage contracté par la douleur, elle semblait si fragile, un oiseau tombé de son nid. Pas de place pour les apparences, pour le jeu, pour faire semblant, pour contrer, pour limiter l'autre, envisager ses réactions, la douleur annule tout ça, la douleur met à nu. Alors, faiblement un « Théo » dépassa la frontière de ses lèvres, peut être s'était il déjà rapproché quand elle avait crié, peut être qu'il n'entendrait pas, peut être … les yeux à nouveau fermés elle ne savait pas s'il était arrivé, s'il était loin, « théo...théo...mon...sac » recroquevillée, sa douleur ne pouvait être remise en cause, sa voix, son corps.


Pourquoi maintenant ? Ça elle aura tout le temps de se poser la question plus tard, certain parlerait de l'expression d'un inconscient, de vouloir poursuivre la relation, de continuer à ce qu'il soit auprès de lui. Peut être... ou est-ce juste, ce qu'elle appellerait, une nouvelle arnaque de la vie. Ou encore, peut être que son inconscient veut que Théo prenne soin d'elle, savoir s'il en est capable ? Laissons son inconscient au repos pour le moment, la douleur l'occupe bien trop pour lui laisser de la place.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mar 20 Déc - 0:36

Prom night
eight years later.
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Assis confortablement sur le fauteuil, je soupirais, prenant mon visage entre les mains, fermant les yeux, luttant contre le sommeil. Je n'avais pas dormi pendant toute la nuit, et évidemment, maintenant que c'était le moment de partir, le marchant de sable avait enfin daigné faire son travail. Certes, la suite était louée jusqu'au début d'après-midi, mais je ne me voyais pas rester ici plus longtemps, et surtout pas avec Daphné. Plusieurs fois, au cours de la soirée, j'avais failli déraper, sans savoir exactement ce qu'il m'arrivait. J'avais pris comme excuse qu'il faisait froid, et qu'il fallait se réchauffer, sachant pertinemment que je n'aurais jamais été jusqu'au bout. Et si ? Il ne fallait pas que je me pose toutes ces questions maintenant, et de toute façon, avec des si, on pouvait refaire le monde à notre guise. Je lui avait donné quinze minutes, le temps qu'elle se rhabille, et qu'elle parte, moi à sa suite. Si mon humeur était au beau fixe, peut-être que je lui proposerais de la déposer chez elle. Toutefois, ce n'était pas encore sûr. A voir au moment venu. J'attendais donc patiemment, quand, à moitié endormi, un cri strident me fit sursauter. Je regardais à droite et à gauche, dans la pièce, cherchant la provenance de ce bruit. La pièce était comme je l'avais laissée, vide. Les sourcils froncés, je me levai, arpentant les autres pièces. La chambre était elle aussi vide. Il ne restait plus que la salle de bain. J'arrivais au même moment ou je crus discerner un faible « Théo », avec la voix de la jeune femme. Soit j’hallucinais soit ... Avec précaution, je poussais la porte des toilettes, craignant de voir ce que je trouverais derrière.

Daphné était là, assise à même le carrelage, le dos appuyé contre le mur du fond, près de la baignoire, ses jambes ramenés vers sa poitrine. Elle était blanche, et elle n'avait vraiment pas l'air bien. Elle était recroquevillé, les yeux fermés. Je m'approchais doucement d'elle, ne connaissant pas trop la marche à suivre, et je posais délicatement ma main sur son épaule. Je ne saurais dire si elle était chaude ou froide, mais tout ce que je savais, sans pour autant être médecin, c'est que quelque chose clochait. « Je suis là », dis-je, d'une voix douce, qui m'étonna moi-même. Je restais un  moment là, analysant la situation, ma main toujours sur son épaule. Elle voulait son sac, mais en même temps, même s'il me suffisait de faire un simple aller-retour pour le lui amener, qui me prendrait moins de cinq minutes, je ne supportais pas – au fond de moi – de la voir si faible, à même le sol. J'arrêtais de réfléchir. Mon cerveau se mit en marche tout seul. Je me poserais certainement des questions plus tard, ce n'était pas le bon moment là. Je me baissais, refermant le peignoir qu'elle portait toujours, pour éviter que sa peau nue soit dévoilée. Je passais une main autour de sa taille, prenant la sienne et la passais autour de mon cou, avant de la soulever, le plus délicatement possible, sans la brusquer. Je l'amenai dans la chambre, la reposant dans le lit, rabattant les couvertures sur elle. Du dos de la main, je pris sa température. Son front était chaud, lui. Je murmurais un simple « Je reviens » et je partis, comme sur pilote automatique, faisant un détour par la petite cuisine, mettant de l'eau à chauffer, avant de revenir avec son sac. Je le posais sur la table de chevet, à côté d'elle. Je m'assis sur le bord du lit, la fixant, essayant de rester le plus impassible possible, mais paniquant intérieurement. Instinctivement, et inconsciemment, je lui pris la main, la lui serrant. « Daphné ? » C'était une question muette. Savoir ce qu'elle avait, sans vraiment oser le demander. J'avais trop peur de connaître la réponse. « Je t'ai ramené ton sac », me sentis-je obligé de rajouter. Au cas ou. Et ce n'était pas moi qui allait fouiller là-dedans. Trop de bordel. Je me levai à nouveau, lui chuchotant un simple je reviens, et je partis. Cinq minutes plus tard, comme promis, j'étais de retour, une tasse de thé fumante. Je la posais à côté de son sac. « Je t'ai fait un thé » ne sachant pas si ça allait l'aider ou non, mais c'était déjà ça. Je me rassis ou j'étais avant, reprenant sa main, sans vraiment faire attention. « Tu ... tu peux rester un moment, te reposer, si t'as besoin ». Toute ma méchanceté s'était envolée.  C'est à ce moment que je me rendis compte que, malgré toutes ces années passées loin d'elle, je ne voulais pas la perdre. Et maintenant qu'elle était touchée d'un mal mystérieux – avec un peu de chance juste un malaise – j'avais réellement peur. Mais je ne voulais toujours pas me l'avouer.





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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Mar 20 Déc - 14:12

La douleur vous enchaîne au moment, votre cerveau bien trop occupé à la gérer ne prend pas en compte les tenants et aboutissants de la situation, ne calcul pas l'impact de tel comportement sur le futur. Il s'agit juste de survivre, survivre à ce moment, le dépasser pour pouvoir ensuite passer à autre chose. Et pour survivre, dans cette situation précise elle avait besoin de lui. D'habitude ces situations elle les géraient seule, les migraines soudaines, les hallucinations. Pourtant, il est bien certain, que si quelqu'un avait été là pour elle les événements auraient été plus faciles à supporter, mais Daphné est fière, indépendante et bien trop négative vis à vis d'elle même pour envisager que quelqu'un puisse vouloir, de manière volontaire et non contraignante, s'occuper d'elle affrontait les événements seule. Alors comme pour beaucoup d’événements dans sa vie elle faisait face seule, « comme une grande », il n'y avait qu'elle face au technicien de radiographie et d'IRM, il n'y avait qu'elle face à l'air inquiet de son médecin généraliste, encore qu'elle face au cancérologue, qu'elle face au miroir chez elle imaginant à quoi elle pourrait ressembler si elle était chauve, qu'elle pour décider de ne rien dire, qu'elle pour repousser la mise en place d'un protocole de soin agressif, il n'y avait qu'elle...



Mais pas cette fois-ci, le hasard de la vie, le destin dirait d'autre, l'obligeait à devoir faire face à une nouvelle crise avec Théo dans les parages. A son appel, il se précipita, sans jugements, sans questions, de toute façon elle n'aurait pu lui marmonner qu'un mal crâne. Mais ce n'est pas suffisant pour expliquer une telle situation, on ne tombe pas comme ça dans une salle de bain à cause d'une migraine soudaine, on n'est pas censé être dans un tel état pour une « simple » migraine ». Au moins il ne lui posa pas de question, pour le moment en tout cas, il se contenta d'être là et c'était déjà beaucoup. Il fit même beaucoup plus, il l'attrapa, avec délicatesse pour une fois, pour la déposer sur le lit. En temps normal elle en aurait sorti des bêtises du genre «  tu me prends pour la belle au bois dormant », mais elle n'était pas en état, ce n'est pas comme si elle était ivre, joyeusement décomplexée comme elle l'a été la veille. Là il s'agit d'une version bien plus sombre d'elle qu'elle dévoile, contre son grès.


Pendant ce transport digne d'un film elle s'agrippa un peu plus à lui, ne voulant ni tomber ni rompre trop vite ce contact. Sentir la chaleur de quelqu'un d'autre, entendre un autre cœur qui bat ça fait du bien dans ces situations où tout semble noir et sans fin. Pour autant, elle resta crispé dans ses gestes, se forçant à garder un œil ouvert pour voir ce qui l'entoure. Et sans un mot elle se laissa déposer dans le lit, un soupir lui échappa, presque de soulagement : c'était bien mieux que le sol de la salle de bain. Même dans un tel événement de douleur, un peu de moelleusité ça compte. D'autant plus quand des couvertures vous permettes de cacher les tremblements de votre main gauche. Un nouveau mauvais signe, il fallait qu'elle prenne vite quelque chose. La tête contre le coussin son regard fixait le plafond, de temps à autre il papillonnait à cause de la douleur. A ces moments là son visage se tordait dans une grimace, ça faisait trop mal, alors elle refermait les yeux. Au bruit de son sac sur la table de chevet elle étira légèrement ses lèvres, en signe de remerciement. Quand il s'assit, elle décala légèrement ses pieds pour qu'il est assez de place. Quand sa main vint attraper la sienne, elle fut surprise, laissant toujours sa main gauche sous les draps. Quand il l'appela, elle finit par rouvrir les yeux, elle ne le regarda pas tout de suite, fixant le plafond elle finit par baisser son regard vers lui, ses yeux brillaient. Était-ce de la tristesse ? De la douleur ? Peut être les deux, sans doute les deux. « merci » fut le seul mot qui franchit ses lèvres, enfin un ! Même si sa voix était faible, elle avait réussi à le sortir.


Puis il partit, d'un côté rompre ce contact lui fit un pincement, d'un autre ça lui permit de s e redresser légèrement en laissant son visage se tordre de douleur autant que nécessaire. Avec empressement elle ouvrit son sac, farfouilla et en sortit un flacon, sa main gauche tremblante l’opération ouverture fut un peu compliquée, mais ça n'était pas la première fois alors elle s'en sortit. Heureusement, accro à l'eau depuis quelques années elle se baladait toujours avec une petite bouteille avec elle. Mettant dans sa bouche un comprimé elle dut se concentrer pour réussir à bien boire, assez pour que le comprimé passe sans que de l'eau se renverse partout. Elle reposa le tout dans son sac avant se re-glisser correctement dans les draps. Ces simples actions avaient déclenché comme de nouveaux pics dans sa tête. Refermant les yeux elle cherchait à se convaincre que ça allait passé, que ça irait mieux dans quelques minutes. Dans une trentaine de minutes à peu près, le temps habituel d'action du médicament. Oui, peut être, même il est quasi certain que ça irait mieux dans trente minutes, que sa main gauche, qu'elle avait re-caché sous les draps, cesserait de trembler et que la crise serait passée. Mais après ? Et bien ça sera après.


Pour le moment il fallait que ça passe, il n'était pas encore temps de faire bonne figure, de faire comme si tout allait bien, heureusement Théo n'attendait pas ça d'elle. Il était revenu, par lui même, comme il l'avait dit, lui apportant une tasse de thé. Elle ouvrit les yeux et sourit, ça faisait très anglais de ramener du  thé. Il reprit sa place, reprit sa main. Ce contact lui fit du bien. Se raclant légèrement la gorge elle lui répondit d'une voix enrouée « ça devrait passer bientôt... désolée » preuve qu'elle allait un peu mieux elle se mettait à s'excuser de la gêne occasionnée, encore plus fort elle s'excusait au près de Théodore Leroy, son ennemi juré ? Peut être pas jusque là, et puis est-ce qu'on aimerait que cet ennemi juré reste avec vous s'il en était vraiment un ? Sa présence la rassurait, tout en refermant les yeux elle se mit à caresser sa main avec son pouce, c'était encore plus rassurant, une preuve que, même les yeux fermés, il était encore là et puis elle ne voulait pas rompre ce contact. Au bout de quelques instants, combien elle ne sait pas, elle ouvrit les yeux et posant son regard sur son visage elle tordit légèrement les lèvres avant de regarder ailleurs « tu... tu peux rester? » elle se força à reposer son regard sur son visage. Et dans sa tête une voix ajouta tu peux même t'allonger à côté de moi et me prendre dans tes bras c'était bon signe, elle allait mieux si déjà ses pensées s'orientaient sur autre chose que la douleur.
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MessageSujet: Re: Prom night eight years later {ft. Daphné   Ven 23 Déc - 2:10

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Pour être tout à fait franc, je n'avais aucune d'idée de comment me comporter. Je n'étais pas le genre de type à consoler les autres, à être là pour eux. J'étais plutôt tout le contraire, à ne jamais montrer ses émotions. En tant normal, je me nourrissais presque du malheur des autres. Je me souviens, dès que quelqu'un tombait, et se blessait – sans être trop grave – j'étais toujours le premier à rigoler, à gorge déployée. On avait beau dire, je n'avais toujours pas changé. Mais aujourd'hui, la situation était tout autre. Elle m'avait vraiment prise au dépourvu, et, ça avait l'air plutôt sérieux. Si au début, j'avais pris cela comme une tentative désespérance de rester accrochée à moi, ou même juste pour rester entre les draps douillet, dormir un peu plus, je m’étais vite rendu compte qu'elle ne simulait pas. Soit c'était une très bonne comédienne et elle avait raté sa vocation. Cette situation était complètement nouvelle pour moi, et j'essayais d' y faire face le mieux possible. Ce qui n'était pas simple. C'était censé être ma pire ennemie, même si, une partie de moi, très bien cachée, ne voulait qu'une chose : prendre soin d'elle. La serrer fort dans mes bras, lui murmurer à l'oreille que j'étais là et que tout irait bien. J'étais un cas désespéré ainsi qu'un bon patient pour les psychologues, que je considérais être des purs charlatans. Toutefois, mon cerveau ne m'ayant pas lâchement abandonné, j'avais quand même eu la présence d'esprit de la soulever du carrelage froid de la salle de bain pour la déposer dans le lit, plus confortable, avant d'aller chercher son sac, qu'elle réclamait, et d'aller lui préparer un thé. Sans savoir si cela sera suffisant au pas. Mais c'était la seule chose qui m'avait traversé l'esprit, me souvenant de mon enfance, et de ma mère qui me faisait pareil, quand j'étais malade. On pouvait dire tout ce qu'on voulait dire sur elle, qu'elle ne m'aimait pas, que j'avais – soi disant – gâché sa vie, dès que j'étais malade, elle était toujours là pour moi. C'était d'ailleurs, dans ces moments là, qu'elle me montrait le plus son amour. Et qu'elle était sincère, elle-même. Qu'elle ne se cachait pas derrière des faux semblants.

Je retournais donc auprès de Daphné, m'essayant au bord du lit, elle se décalant légèrement pour me laisser suffisamment de place. Sans trop savoir pourquoi, je lui avais pris la main, qu'elle n'avait pas lâchée. Pour me rassurer moi-même ? Fort probable. « ça devrait passer bientôt ... désolée ». Je posais mon regard sur le sien, légèrement vitreux, et je souris tristement. « Pourquoi tu t'excuses ? Ce n'est pas de ta faute, que je sache, que tu fasse un malaise ». Je la regardais toujours, attendri. « Tu as pris quelque chose ? » Me rendant compte de la bêtise monumentale qui venait de sortir de ma bouche, je me repris aussitôt. « Oui, bien sûr que oui », je levai les yeux au ciel pour moi-même. « Qu'est-ce que je peux être bête, parfois ». J'essayais de plaisanter, pour détendre l'atmosphère. Tout en me disant que, si j'étais à sa place, je me poserais de sérieuses questions sur mon comportement. A moins qu'elle ne mette ça sur le compte d'hallucinations, dû  la fièvre, si elle en avait. Mes doigts caressaient machinalement la paume de sa main. « Tu ...  tu peux rester ? » J'hochais la tête. « En même temps, la suite est à mon nom donc ... », je grimaçais, me mordant légèrement la lèvre inférieure. « Laisse tomber ce que je viens de dire. Bien sûr que je reste avec toi. Je ne vais pas te laisser seule dans cet état. J'ai beau avoir une réputation de complet salop, ce n'est pas pour autant que ... » que quoi ? Je m'étais tus, ne trouvant pas le mot adéquat, espérant qu'elle comprenne par elle-même.

Finalement, je lâchais sa main, me levant. Je ne savais pas trop quoi faire. Rester avec elle ? La laisser tranquille ? Certes, elle m'avait demandé y a à peine quelques secondes de restes avec elle, mais comment interpréter ses mots, exactement ? Je ne savais pas. Tout était nouveau. Et, je n'étais vraiment pas doué. Je lui souris timidement, avant de lâcher son regard. Il fallait que je m'occupe, que je fasse quelque chose, avant de devenir fou. Fou fou fou. « Je reviens. J'ai juste besoin de prendre cinq minutes l'air », ce qui voulait dire, en langage Théo, j'ai besoin de nicotine. « Profites-en pour te reposer. Essaie de dormir ».

Finalement, je lâchais sa main, me levant. Je ne savais pas trop quoi faire. Rester avec elle ? La laisser tranquille ? Certes, elle m'avait demandé y a à peine quelques secondes de restes avec elle, mais comment interpréter ses mots, exactement ? Je ne savais pas. Tout était nouveau. Et, je n'étais vraiment pas doué. Je lui souris timidement, avant de lâcher son regard. Il fallait que je m'occupe, que je fasse quelque chose, avant de devenir fou. Fou fou fou. « Je reviens. J'ai juste besoin de prendre cinq minutes l'air », ce qui voulait dire, en langage Théo,, j'ai besoin de nicotine. « Profites-en pour te reposer. Essaie de dormir ». Je dus me faire violence, et, hâtivement, je quittais la pièce. Je m'étais imaginé, en train de me pencher vers elle, et de lui déposer un léger baiser sur le front. Vite, il fallait que sorte de cette pièce. Heureusement, j'avais mes cigarettes sur moi. Nul besoin de retourner dans la chambre, et de la déranger, ou plutôt, de céder à la tentation. Je sortis sur la terrasse, m'accoudant à la barrière du balcon, regardant, au bas, la ville qui s'animait gentiment, me perdant dans mes réflexions. Je ne revins pas de suite vers elle, me laissant du temps. Toutefois, je revins dans la chambre au bout d'un moment. C'était calme. Presque trop calme. Je m'approchais d'elle. Elle avait les yeux fermés, de là a savoir si elle dormait ou pas, je  n'en savais rien. Je m'approchais, vérifiant tout de même, par acquis de conscience, qu'elle était encore en vie. Voyant sa cage thoracique se lever et se rabaisser, je me te détendis. Elle allait bien. Enfin, elle n'était pas raide morte dans mon lit. Je regardais autour de moi, avant d'aller tirer les rideaux, pour empêcher la lumière du jour de filtrer à l'intérieur. J'enlevais mon t-shirt, et je me couchais, à ses côtés. Autant continuer de dormir, ou de rattraper plutôt le sommeil de ces dernières semaines. Remarquant que son peignoir s'était légèrement ouvert au niveau de sa poitrine, je le fermerais sur elle. Dire que la veille, j'avais poussé le vice trop loin, on posant ma main à l'intérieur de ses cuisses et que j’aurais tout donné pour qu'elle se déshabiller devant moi, comme une sorte de victoire de ma part, voilà que maintenant je la rhabillais. Je posais ma main sur la sienne, lui caressant à nouveau, délicatement, sa paume, et je fermais les yeux à mon tour, remontant la couverture sur moi. Étonnamment, je m'endormis à la seconde qui suit, comme si, le fait d'être à ses côtés, m'avait apaisé et m'avait rendu le sommeil.  





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