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 We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.

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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Sam 26 Nov - 21:06

We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.
Daniel & Damian



J'avais une soirée de libre, et quand on travaille dans une boîte de nuit, c'est plutôt rare ce genre d'opportunités. Alors, il était clair que j'avais bien l'intention d'en profiter pleinement, même si j'avais déjà tendance à profiter même quand je travaillais. Tout ça pour dire que j'avais des plans, et que ces derniers impliquaient mon meilleur ami. Il avait pas le choix, pas moyen de céder le terrain pour le surfeur imbécile avec qui il passait beaucoup de temps. Ce type était si stupide qu'il me filerait presque des complexes à pratiquer le surf moi même. Mais c'était une autre histoire. Il fallait que je ferres le poisson, et j'étais plutôt certain qu'il ne serait pas terriblement dur de le convaincre. Il avait pris l'habitude d'acquiescer à mes frasques pour s'éviter la fatigue de mes gémissements interminables. C'était la raison pour laquelle j'avais fait irruption dans sa chambre pour me poser comme une fleur sur son lit, alors qu'il était sur son ordinateur ... Une habitude qui me faisait rouler des yeux, mais également un peu sourire. Je posais mes mains derrière ma nuque, fermant les yeux et attendant patiemment qu'il est fini de faire ce qu'il avait à faire. Je voulais pas l'énerver, et j'étais plutôt patient, je m'y étais pris assez à l'avance pour ne pas le presser de se préparer. Une fois, le bruit familier des doigts frappant sur un clavier s'estompant, j'ouvrais un oeil pour tourner la tête dans sa direction. - Toi et moi, on sors ce soir ... Un petit tour au Castro, c'est parfait pour nous deux. L'argument que j'avançais était plutôt convaincant, le traîner dans le quartier gay de San Francisco, lui ouvrait des opportunités. De celle qui le ferait se détourner de ce type pas assez bien pour lui. C'était pas comme ci, il s'investissait réellement dans cette relation. Heureusement pour moi. C'était que c'était un peu terrifiant de savoir combien il recherchait l'âme soeur, Danny. Parce que la seule relation à laquelle j'étais prêt à m'engager, c'était mon amitié avec lui, et je n'avais aucunement envie de devenir une arrière pensée.

Je me redressais, posant mes mains sur mes cuisses, la tête légèrement penché sur le côté, un fin sourire sur les lèvres. - Les bars gays, c'est toujours une telle mine d'or pour moi. Oui, car souvent dans les bars gays, on trouvait ces filles qui venaient pour s'amuser sans avoir à subir des avances grossières ou des mains collés aux fesses. Et croyez moi, être le seul mâle dans le coin qui louchait sur leur décolleté, m'offrait bien souvent le luxe du choix. Il fallait dire qu'elles se laissaient approchées plus facilement, et quand elles se rendaient compte que je m'intéressais à leur minois, elles étaient souvent impressionnées et amadouées par ma capacité à ne pas craindre pour ma masculinité à m'afficher dans un bar. Fallait dire que c'était pas non plus désagréable de se faire reluquer, et même si je trouvais pas de filles à mon goût, j'avais souvent le droit à des regards gratifiant de la part de la population masculine locale. - Oublie l'idiot ... Ce soir, on va te trouver un homme qui va vraiment te faire grimper au rideau ... Le sourire malicieux prenait une légère touche machiavélique alors que je me relevais complètement pour m'approcher de mon colocataire et ami qui avait fait pivoter sa chaise de manière à me faire face. Je passais une main amicale dans ses cheveux de manière à les ébouriffer légèrement. - Mets moi en valeur ce corps de rêve que tu caches sous ses fringues hideuses ... Je veux faire crever d'envie tous ses petits minets ce soir, bébé. Un rire amusé s'échappant finalement, je tapotais sa joue avant de disparaître dans sa chambre, attendant à peine une réponse de sa part avant de filer dans la mienne pour enfiler une tenue plus approprié pour la soirée.

Je prenais une douche rapide, et enfilait un jean assez serré pour mettre mes atouts en valeurs, et un tee shirt noir qui était presque quasiment imprimé sur ma peau. C'était simple mais ca avait fait son effet plus d'une fois. Je finissais par mettre une touche d'après rasage et une touche de gel dans mes cheveux avant de rejoindre Daniel dans le salon. Et il était là, m'arrachant un sifflement volontairement exagéré, ainsi qu'un mouvement de sourcil accentué. - Heureusement que les filles t'intéressent pas, j'aurais presque peur de la concurrence ... T'es une bombe, mon petit chat. J'enfilais ma veste qui traînait sur le coin d'un fauteuil au lieu d'être suspendu comme elle aurait probablement dû l'être. Je me retournais néanmoins vers Danny, le considérant du coin de l'oeil et avec une petite pointe de culpabilité, du probablement au fait que je l'empêchais sûrement de poursuivre son histoire condamné d'avance ( quoi, je suis lucide, c'est pas comme ci, elle faisait ressortir le romantique en lui, et c'était plutôt mauvais signe, connaissant mon Danny), je finissais par lui faire ce petit sourire en coin, que je lui réservais, un peu gamin mais néanmoins sincère. - Promis, tu vas t'amuser beaucoup plus que ce que tu ne l'aurais fait ... même si on te trouve personne. Oui, parce que si j'enchaînais les filles, le roumain était bien plus fidèle que moi sur le plan sentimental, et même si il s'était préparé, j'étais pas sur qu'il soit d'humeur à chercher un mec pour un soir alors qu'il était engageait dans cette pseudo relation bidon. Je me rapprochais volontairement vers lui, glissant mon bras autour de ses épaules pour me pencher vers lui, et murmurer de connivence. - Parce que même si tu trouve personne, tu rentreras quand même en compagnie du plus beau mec de la boîte, et je suis sûr qu'il serait même laissé convaincre à finir dans ton lit. Ce n'était pas des avances comme aurait pu croire une personne externe à notre relation amicale, non c'était ma promesse de ne pas le lâcher pour une belle fille si il ne trouvait personne à son goût. C'était lui faire la promesse de respecter un rituel qui s'était instaurer entre nous de préférer finir la soirée devant un film en sa compagnie si nous devions rentrer tous les deux bredouilles.





“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 27 Nov - 1:19

Mon téléphone portable se mettait à vibrer sur le bureau, encore. Puisque je n’avais pas rien écrit de bien significatif jusqu’à présent, je délaissais sans trop de mal le courriel sous mes yeux pour me consacrer à la lecture du texto que je venais de recevoir. Un mince sourire se glissait sur mes lèvres, alors que j’avais le plaisir - et en quelque sorte, la surprise - de lire les allusions d’Aaron sur le fait que… je lui manquais ! Oui, enfin, quelque chose comme ça. Les gens étaient beaucoup trop compliqués pour dire les choses simplement. Il était vrai aussi que ses propos laissaient entendre qu’il espérait que je passe la nuit chez lui. Je n’avais a priori rien contre la simple bonne entente au lit, mais je me retrouvais bien souvent avec un résultat décevant au bout de quelques jours, voire semaines dans les meilleurs cas, de fréquentation. Je me faisais… largué, avec plus ou moins d’explications, parfois aucune. Je ne pensais pas être un mauvais coup, mais j’avais cette mauvaise habitude d’être un peu porté sur les trucs qui semblaient barges à d’autres et de ne pas trop parler ouvertement de moi, mais paradoxalement de me montrer assez exclusif même avec un amant passager. Ce qui en agaçait ou en effrayait plus d’un. Toujours est-il que cet Aaaron avait envie de me voir à nouveau, même si nous avions passé presque tous les soirs de la semaine et la plupart de ceux de la semaine précédente ensemble. Je me laissais prendre au jeu, et je lui répondais avec tout autant de sous-entendus. Jamais je n’avais été très doué pour ces petits jeux de séduction, mais il était si facile de se laisser porter par la vague. J’étais heureux qu’on ait envie de ma compagnie. À un point tel que je ne me posais pas vraiment la question à savoir si j’avais envie de la sienne sur le long terme. Parce que je me disais bien que, en quelque sorte, le prolongement de cette liaison signifiait que la personne avec qui je la partageais avait peut-être envie d’explorer autre chose que des nuits torrides. Nous commencions même à sortir le soir, et il m’avait invité à diner chez lui en début de semaine.

En soi, tout ceci était donc une bonne nouvelle pour moi. Sauf que je me posais comme souvent trop de questions et ce soir, je me mettais à me dire que si nous passions à nouveau la soirée et la nuit ensemble, il y avait le risque qu’il se lasse de moi tout compte fait. Ou alors, qu’il me considère comme un type de passage, à consommer sans modération avant de s’en débarrasser. Rien dans l’attitude de mon actuel amant ne me laissait envisager une telle attitude de sa part, mais l’échange que nous avions par textos commençait à me tirer une drôle d’angoisse. …Pendant laquelle je ne bossais pas comme prévu sur mes trucs, et qui faisait en sorte que ce courriel était toujours ouvert sous mes yeux sans que je n’aie écrit le moindre mot pour y répondre. C’était ce moment que choisissait Damian pour débarquer dans ma chambre. Je lui jetais un simple coup d’œil avant de m’affairer à éteindre le son de mon portable pour éviter qu’il ne s’aperçoive des fréquentes vibrations de ce dernier à chacun des textos reçus. Et alors, je me concentrais enfin sur mon courriel, destiné à une compagne de recherches au labo, au sujet d’une rencontre cette semaine pour discuter de données… Je me surprenais à répondre bien plus rapide, à peine quelques minutes, alors que je m’y dédiais sans m’arrêter à toutes les trente secondes pour pianoter sur mon portable. Je me tournais donc vers Damian après avoir cliqué sur «envoyer». Comme toujours, il n’y avait pas une grande place pour la discussion quand il s’agissait de donner mon avis sur les plans formulés par Damian. En temps normal, soit j’acquiesçais tout de suite, soit je me contentais de protestations muettes. Mais cette fois, je me rendais bien compte que malgré mon appréhension à me lancer dans la gueule du loup par une soirée de réflexions indéchiffrables dans ma propre tête, cela m’offrait une excuse parfaite pour ne pas rejoindre Aaron ce soir. Il n’allait pas m’en vouloir d’avoir des plans, pour changer. Et cela ferait peut-être même de moi un personnage plus attrayant. Je détestais quand cette image du type intello et un peu mystérieux faisait place au mec ennuyant qui n’a finalement pas grand chose à dire au commun des mortels - ce n’était pas mes mots et personne ne l’avait jamais formulé ainsi, mais je craignais drôlement qu’on m’en fasse un jour le reproche.

« Tu es insupportable. » je lui disais cela avec un sourire. Même s’il y avait du vrai dans l’affirmation, dont notamment sa vocation à trouver toutes les occasions de draguer qui avait tendance à bien m’agacer à la longue, je ne pouvais m’empêcher d’être rassuré. Damian était toujours Damian et en cela, j’avais la preuve que le monde continuait de tourner rondement. Ce petit reproche amical était aussi ma façon, j’étais persuadé qu’il l’avait déjà compris, de lui donner mon accord pour cette soirée. Je le laissais me malmener avec sa délicatesse habituelle avant de me retourner vers mon ordinateur en levant les yeux au plafond. Je n’avais aucune envie de sortir draguer pour ma part, non pas la moindre. Mais m’en faire l’illusion, pourquoi pas. J’étais persuadé de ne trouver personne, car même si l’homme parfait se pointait juste sous mon nez, je serais assurément trop occupé à me casser la tête pour le remarquer. Plus, je devais être honnête avec moi-même à défaut de l’être sur l’instant et la plupart des fois avec Damian… En sa compagnie, j’arrivais bien rarement à me trouver de la compagnie digne de ce nom. Tout simplement parce que Damian m’éclipsait complètement avec sa personnalité explosive, et je me retrouvais bien souvent comme le meilleur spectateur de ses pitreries. C’était bien plus souvent moi, le wingman. Celui que les filles trouvaient adorable, mais avec qui il n’y avait rien à y faire de toute manière. Et c’était d’autant plus adorable pour elle que ma présence donnait à Damian un aura de charité, ou je ne sais quoi. L’ami de l’homo, qui n’est pas gay, mais qui consent à l’accompagner pour qu’il n’ait pas l’air trop idiot seul au bar… Bref. Je n’avais en fait pas grand chose contre cette image, car je m’amusais la plupart du temps en sa compagnie. Je ne me mettais pas de pression, je profitais seulement des moments qui passaient.

Lorsque je me montrais au salon quelques instants plus tard, j’avais pris le soin de me flanqué de fringues dignes de ce nom. Après tout, je savais que chaque chose avait son juste temps ; je ne pouvais sortir vêtu tel que je l’étais les jours passés à la maison à lire ou ceux de dure labeur à l’université. Mais je ne faisais pas d’ultimes efforts, après tout je ne sortais pas pour draguer, moi. Les mains dans les poches, je le regardais débarquer avec un mince sourire. J’avais pris congé de mon partenaire actuel avec appréhension un peu plus tôt, à l’aide d’un unième texto du jour, mais en voyant Damian, je songeais que je pouvais oublier un peu toute cette histoire pour me concentrer à la partie de plaisir qu’il avait bel et bien l’intention que notre soirée soit. « Je ne comprends pas pourquoi tu tiens à me trouver quelqu’un… » Surtout que j’ai déjà quelqu’un, ou presque. Enfin, si j’avais été pleinement honnête avec lui, je lui aurais aussi dit que tous ces efforts étaient vains… Car chaque fois que je trouvais quelqu’un, il ne l’aimait pas. C’était peine perdue, non ? J’avais appris à me dire que mon meilleur ami ne serait certainement pas le meilleur juge, même le jour où je trouverais l’homme de ma vie. « Si j’avais voulu de quelqu’un pour la nuit, je n’aurais pas eu à fournir tant d’efforts. » lui disais-je avec un faible sourire, alors qu’il était à quelques centimètres de moi. Ce n’était en rien de la prétention venant de ma part, simplement pour rappeler la réalité… En outre, que je ne souhaitais pas forcément que l’on ne pense qu’à me trouver quelqu’un. « T’as décidé où on va ? » Forcément, il avait dû décidé de tout déjà.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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Damian Oath-Delweet
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 27 Nov - 13:04

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J'exagérais le pli de mes lèvres, arborant une moue boudeuse en direction de mon meilleur ami, et posant les mains sur les hanches. Je savais bien qu'il faisait référence à sa faveur du moment en me disant qu'il n'aurait pas de mal à trouver quelqu'un pour la soirée mais je n'étais pas sur d'apprécier néanmoins l'allusion. Ne se rendait il donc pas compte qu'il pouvait faire beaucoup mieux ? Pourquoi devait il se résigner à des gars qui ne lui arrivait pas à la cheville. Et je ne parlais pas seulement d'une perspective physique. Daniel était très bel homme, et il émanait de lui une aura de charisme indéniable. Je parlais aussi de son évidente intelligence, de son humour, de son don unique pour la cuisine. Oui, il méritait vraiment le meilleur et c'était probablement la raison pour laquelle je n'étais pas décidé à le laisser à ces hommes qui croisaient son existence. Aucun n'était suffisant à mon humble avis. Je fronçais les sourcils, et préférait ne pas trop m’appesantir à ce que je ferais si il venait à trouver la moitié parfaite sur lequel je n'aurais aucun argument valable. Je ne pensais pas au futur, je profitais du présent. Et le présent était une soirée entre nous, et rien que pour nous. Il avait après tout émis un accord, même si il était relativement calme. Je serais homme à m’inquiéter, je me laisserais probablement réfléchir deux secondes au fait qu'il prenne réellement plaisir à passer la soirée avec moi, ou si il ne faisait que preuve d'indulgence à mon égard comme on peut faire preuve d'indulgence envers un enfant.

- Danny, Danny ... N'est-ce pas le jeu de la séduction qui fait justement tout le plaisir ... Atteindre un but dans lequel, on investit tous ses efforts ? Je lui répliquais avant de poser mon regard quelques secondes dans les siens avant de détourner ce dernier. Daniel n'était pas comme moi. Daniel n'était pas là pour le jeu, il était là pour la finalité. Et même si je ne comprenais pas forcément, je pouvais respecter son point de vue. Ce n'était pas pour autant que je ne me laissais pas de temps en temps à tenter de le convaincre du bienfait de ma philosophie. Evidemment, je n'exposais pas pleinement ma théorie. A savoir qu'à la fin de la journée, peu importait si le jeu en valait la peine ou pas, j'avais toujours une personne auprès de qui retournait quand il n'était pas dans ses pseudos relations. C'était probablement égoïste de ma part, et je pourrais culpabiliser un peu de saboter ses relations si je le sentais vraiment amoureux, mais ce n'était pas le cas. Daniel avait beau avoir un tempérament plus calme que le mien, et se laissait avoir par mes jérémiades, il savait aussi dire non. Enfin, je l'espérais tout du moins. Je secouais légèrement, la tête avant de faire un mouvement de tête en direction de la porte. - Enfin, on verra, peut être que tu changeras d'avis en voyant ce qu'il y a dans ce bar ... Une de mes clientes me l'a chaudement recommandé. Et c'était peut être étrange pour moi d'avoir les bonnes adresses pour les clubs ou bars gays de la ville mais je travaillais dans le monde de la nuit, et j'étais concerné par le bien être de mon meilleur ami. - Allons y.

J'avais opté pour prendre les transports en commun pour nous y rendre, parce que je devais avouer que j'étais rarement assez sobre en fin de soirée pour prendre le volant, même si j'avais réussi à économiser assez pour m'acheter une vieille voiture que j'avais retaper sur mon temps libre. C'était une image assez drôle quand on y pensait de me voir avec les mains plein de cambouis quand on savait de quel monde je venais. Non que quiconque le sache, j'avais arrêter de parler de ma famille, il y a bien des années de cela. Même Danny qui connaissait bien plus qu'il n'aimerait de ma vie avec mes conquêtes n'était pas dans la confidence. Je ne voyais après tout pas l'utilité de parler d'une famille qui avait rejeté mon existence. Certains pourraient vous dire que j'étais dans le déni, mais c'était plutôt ma façon à moi de faire avec ce que la vie m'avait offert. Evidemment mon nom de famille n'était pas non plus des plus banals, et certains avaient fait le rapprochement mais je ne m'étais jamais étendu sur le sujet pour la bonne et simple raison, était que les personnes qui faisaient le rapprochement appartenait à la sphère de gens que je fuyais comme la vie. Ceux qui faisait partie de l'élite, dont les familles comme la mienne pesait dans l'économie du pays. Alors, oui, prendre les transports en commun et retaper des vieilles bagnoles, personne n'aurait parié dessus quand j'étais jeune mais c'était le genre de vie que je menais depuis plus d'une décade sans aucune amertume. Bien plus encré dans la réalité du quotidien et réel que je ne l'avais été pendant mon enfance et mon adolescence.

Nous finissions par arriver devant le bar qui commençait déjà à être bondé de monde, j'arrivais toujours après le premier coup de feu, pour la bonne et simple raison que c'était là quand l'ambiance était la meilleure. Je passais mon bras autour des épaules de Daniel pour ne pas le perdre dans la foule et le conduire au bar. Je savais qu'à l'occasion, être aussi tactile avec lui faisait se méprendre les gens, mais au lieu de me faire peur, cela m'amuser terriblement. Et je m'étais fait une promesse à moi même, si Danny restait sage ce soir et ne cherchait pas de compagnie, moi non plus. Alors autant faire des envieux et prétendre être le mec de ce bel homme. - Bébé, ce soir, commandes ce que tu veux, c'est moi qui régale .. annonçais je en fouillant de ma main libre pour retirer mon portefeuille, victorieusement. Daniel était comme moi et ne roulait pas sur l'or, mais j'avais la chance d'être assez doué dans mon boulot pour obtenir de précieux pourboires qui me permettaient de faire la fête quand je le désirais. Je me stoppais devant le bar, et relâchait mon emprise sur mon meilleur ami pour me tourner vers lui, et battre des cils dans sa direction. - On est là pour faire la fête, ce soir alors interdiction de penser à quoi que ce soit excepté combien on va s'amuser tous les deux. Je secouais mes sourcils dans sa direction, et scannait rapidement les alentours, plus par habitude que par réelles intentions de chercher une cible. Pas tant que Danny ne laissait pas devenir qu'il avait changé d'avis. Je notais quelques regards glissaient sur mon meilleur ami, et ne pouvait résister à l'envie de lui pincer la fesse en rigolant. - J'en connais un qui a plus de succès que ton joli minois encore, apparemment ... Et si j'avais plaisanté, je ne ressentais pas de jalousie à son encontre sur son physique. Il était beau garçon, et je l'étais aussi mais cela n'amenait nullement de compétition, pas uniquement parce que nous ne chassions pas le même genre de proie mais parce que j'étais plutôt confortable dans mes baskets.  





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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Mer 30 Nov - 2:37

Il m'arrivait souvent de me demander ce qui expliquait la connexion entre Damian et moi, si différents. Oui, sauf que Damian était unique en son genre. Impossible de nier qu'il lui arrivait plus souvent que de raison de fanfaronner (et que ce genre d'attitude m'exaspérait chez tous les autres), mais jamais cela ne visait à blesser les gens ni même véritablement à afficher une réelle prétention. Damian se souciait véritablement du bien-être des autres, même s'il camouflait ce fait derrière ses grands airs de clown de service et bien qu'il possédait incontestablement quelques handicaps émotifs, de mon point de vue. Nous nous entendions sur une tonne de sujets, mais assez peu sur nos vision respective de l'amour. Heureusement pour nous, ces opinions même diamétralement opposés arrivaient à se rencontrer sur le plan de l'amitié... Et depuis, je pouvais clamer avoir un meilleur ami, un vrai. Le premier au masculin. À force de me malmener gentiment, il avait même fait de moi un être capable de s'amuser quelquefois. Je n'étais pas pour autant devenu une bête de soirées, mais j'aimais bien l'accompagner et être inévitablement surpris par la tournure des évènements. Impossible de savoir à quoi s'attendre lorsque Damian était au commande d'une virée. Même lorsque je mettais seulement les pieds sur son lieu de travail, lors de ces soirées où il me faisait céder à force de m'envoyer un milliard - c'est à peine exagéré - de textos pour me convaincre d'abandonner mes recherches, il me semblait que sa simple présence en un lieu parvenait à faire venir à nous toutes sortes de péripéties que j'aurais eu du plaisir à raconter, si j'étais de ce genre. Je préférais garder pour moi et accumuler les souvenirs de nos soirées mémorables. Quelque part au fond de moi, je gardais bien jalousement ces moments qui faisaient en sorte de donner un sens à mon existence ces jours où je me cassais la tête à tout et à rien, comme j'étais si hautement qualifié pour le faire. Cela contribuait aussi à me faire me sentir chez moi, car il m'arrivait de temps à autre d'éprouver un mal du pays. Si je me cachais moi-même bien régulièrement derrière l'excuse qu'il était impossible de lui refuser quelque chose en raison de l'acharnement dont il était capable, je savais bien qu'il en allait aussi du simple fait que je n'avais pas envie de lui refuser quoi que ce soit. J'aimais le dérangement qu'il causait dans ma vie depuis qu'il y était entré, la façon dont j'étais forcé de jeter un œil différent aux choses et de sortir de ma zone de confort. Tout ce qui concernait Damian revêtait une importante toute particulière. Même s'il le savait assurément sans que je n'aie besoin de le formuler tout haut, je songeais qu'il valait mieux ne jamais lui exprimer mon sentiment sur la question de façon trop directe sans quoi il deviendrait encore plus pénible à vivre ensuite.

Cette soirée, par exemple. Je n'avais pas éprouvé un grand enthousiasme face à la perspective de me retrouver en ville dans un bar pour la soirée, mais aussitôt avions-nous mis les pieds dehors que je me sentais plus léger. Mes tracas impossibles et questionnements par milliers étaient restés bien sagement derrière, une fois le cadre de porte franchi. Je me laissais porter par l'énergie de Damian, riant de bon coeur à toutes les idioties qu'il pouvait déblatérer sur le chemin. J'étais après tout bon public et je n'avais pas la moindre raison d'opposer de la résistance. Une fois arrivés à ce bar dont il était question d'en être un très bon, je me retenais de lui confier y avoir déjà mis les pieds. Je ne savais pas très bien ce qui me conduisait à cette retenue, mais je n'étais jamais très explicite sur le fait qu'avant de le rencontrer, j'avais bel et bien eu une passe où il m'était arrivé très régulièrement de sortir seul. J'avais profité bien amplement de ma liberté en arrivant en Amérique, celle de ne plus vivre sous le toit familial qui m'avait toujours quelque peu freiné dans mes envies de rencontrer d'autres hommes. Ça aurait probablement été difficile de m'imaginer entrant seul en pareil lieu, alors que je semblais toujours quelque peu réservé lorsque j'étais sur ses talons. Pourtant, je l'avais fait souvent. Et le fait de connaitre déjà cet établissement me conférait un peu plus d'aise, bien que je passais cela sous silence derrière un sourire moqueur décoché dans sa direction. Son bras glissé autour de mes épaules me procurait une agréable sensation, et si cela avait intéressé qui que ce soit, j'aurais volontiers pu expliquer que je ne ressentais pas si souvent le besoin d'abuser de l'alcool... Quand un simple contact comme celui-ci pouvait me procurer la plus grande sensation de bien-être. Décidément, il valait mieux taire ce genre de commentaire et pas rien qu'en la compagnie de Damian. Les gens, même ceux qui cherchaient à se caser, n'aimaient pas les trop-pleins de romantisme ou de bon sentiment, ça n'avait strictement rien d'amusant ou de séduisant.

J'avais une tendance à commander la même chose que les autres, c'était en quelque sorte ma façon bien à moi de mieux connaitre mes partenaires de soirées, mais je connaissais trop bien Damian déjà. Ce pourquoi, je demandais gentiment au barman : « Gin tonic, s'il-vous-plait. » Dans mon anglais pourtant habile, mais qui me laissait me sentir très étranger lorsque l'on me regardait avec un tel sourire que celui que m'accordait le jeune homme derrière le comptoir. J'aurais voulu me plaindre un peu, rien que parce que c'était mon rôle de le faire, mais je n'avais aucune objection face à ce que Damian me demandait. J'avais eu beau me donner à moi-même l'impression que la survie du monde dépendait de mes réponses aux textos d'Aaron un peu plus tôt, en étant ici aux côtés de mon meilleur ami, j'arrivais assez bien à oublier. Et ceci ainsi que toute cette soirée était sur une jolie lancée, avant que je ne sursaute brusquement, tiré par une étrange sensation. Damian venait tout juste de me pincer, et de le faire comme même la plupart des hommes affairés à chasser sur la piste de danse ne se le serait pas permis avant d'avoir tenté une approche un peu moins directe. Enfin, je n'étais pas si prude, mais je lançais un drôle de regard estomaqué au jeune homme. « J'espère pour toi que tu ne claques pas les fesses des filles, tu mériterais que je te mette une gifle. » L'expression quelque peu pincée qui devait paraitre sur mon visage exprimait surtout mon inconfort passager. J'avais quelquefois du mal à m'expliquer cela, car Damian n'avait visiblement aucun problème avec l'homosexualité... Mais moi, j'avais parfois des problèmes avec sa trop grande aise à mon égard. « Je n'en ai pas envie, même si l'homme de mes rêves me paissait sous le nez.. » je reprenais la conversation sur un ton qui se voulait plus léger, alors que nous prenions place au comptoir. Comment lui dire ? À vrai dire, je perdais toujours toute envie de me lancer en chasse quand il était à mes côtés. Bien sûr, je n'étais pas un grand chasseur. Ma «stratégie» se résumait à être là, à flotter en quelque sorte dans la foule, et à me laisser toucher de l'intérêt des autres. Je n'initiais jamais rien de mon plein gré, je n'avais jamais vraiment eu besoin de le faire. Et à vrai dire, je n'avais jamais voulu d'un homme suffisamment pour prendre le risque d'être éconduit. Mon regard, quelque peu absorbé par des réflexions diverses et presque inconscientes, s'était accroché à son visage si expressif. J'admirais Damian pour sa capacité à n'avoir peur de rien. Et j'étais absorbé par son sourire alors qu'il parlait, parlait et parlait toujours.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Jeu 1 Déc - 18:12

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Je laissais un rire franc franchir mes lèvres alors que mon meilleur ami affichait un visage marqué par l'outrage. Un vrai rire, ma tête basculant en arrière et ma main se posant sur mon torse. Un rire qui attirait un peu l'attention mais qui ne me gênait pas. Il avait probablement raison, une femme n'aurait guère appréciait ce genre de traitements de ma part, mais ma spontanéité rattrapait par moment mes bévues involontaires. Je n'avais pas non plus dans l'habitude de faire ce genre de choses constamment, j'avais juste vu l'intérêt porté au postérieur de Danny et n'avait fait que voir ce qu'il en était par moi même. Pour une personne passant ses journées enfermées derrière un bureau, il possédait une musculature élégante et ferme. Je finissais par laisser mon rire mourir et relevait un regard perçant sur l'homme à mes côtés. Fronçant légèrement le nez dans une moue un peu enfantine, je devais l'admettre bien volontiers. Je n'avais pas envie qu'il noie ses pensées avec cet abruti qui occupait une part de sa vie en ce moment. Mais j'aimais aussi être le centre de son attention, je n'allais pas mentir alors je devais avouer que j'étais partagé à l'idée qu'il reste bien sagement à mes côtés. Je n'avais pas envie qu'il se fixe avec un abruti de première catégorie, ceci dit. C'était un sujet épineux, je savais combien les gens pouvaient être sensible au sujet de leurs moitiés. Si j'avais du mal à le comprendre, il fut un temps, ne m'embarrassant pas facilement. Je savais que j'avais tendance à être devenu protecteur de Danny. De ce que l'on pouvait dire sur lui, ou bien même de sa tendance à s'effacer bien trop souvent. Il s'arrêtait souvent en plein milieu de ses discours scientifiques ... gêné de s'être laissé emporté, mais j'admirais sa passion et son dévouement vis à vis de son domaine. Son intelligence et sa fiabilité. Je savais qu'il ferait probablement de grandes choses dans son domaine de recherches même si ca pouvait paraître insignifiant à la plupart des gens.

Si je pouvais remplir beaucoup de vides avec mes mots, ils n'avaient pas autant de valeurs. Je savais brasser le vent avec des phrases faciles et superficielles. J'avais cette capacité à me faire remarquer au beau milieu d'une foule, une capacité que j'avais développé bien jeune alors que j'étais bien incapable à l'époque de me faire remarquer par mes parents. Je détournais les yeux de manière à pouvoir prendre une gorgée de la bière de qualité que j'avais décidé de m'offrir. Ce goût brut typique d'un produit d'une bonne brasserie. - Pourquoi cherchait l'homme de ses rêves, quand on peut trouver l'homme de sa nuit, Danny ? Un pli de ma bouche s'arquant alors que mon regard glissait sur les candidats potentiels de la soirée. Trop grand, trop petit, trop efféminé, trop m'as tu vu, trop vieux, trop jeune ... Je ne pouvais que constater qu'aucun n'arrivait à la cheville du roumain à mes yeux. Même pour une nuit. C'était désespérant, comment allais je pouvoir l'aider à se défaire de son stupide surfeur sans cervelle si personne de potable ne se présentait. Pas que je lui cherche un prince charmant, non ce serait mettre en danger mon statut en péril. Un prince charmant aurait le potentiel de me voler mon meilleur ami et je me retrouverais bien seul. Daniel avait pris une importance capitale dans ma vie, sans que je ne prennes vraiment le temps de le noter au préalable. Ce qui avait été une relation commençait sur une empathie pour l'étranger débarquant dans le pays avait pris une tournure bien plus profonde. Et je n'hésitais pas à le proclamer à haute voix. Non, Danny n'avait pas besoin de chercher l'homme de sa vie. Parce que je serais obligé de le laisser partir et je n'en avais pas du tout mais alors pas du tout envie.

Je me positionnais de manière à me tenir juste à côté de Danny, une main sur son épaule. C'était un truc ça ... Un truc que je ne pouvais nier, j'étais tactile. De part nature, je l'étais beaucoup. Mais avec mon meilleur ami, c'était une constante, un besoin d'avoir un point de contact avec lui. Me rassurant stupidement de sa présence à mes côtés. Peut être que j'en faisais trop, et peut être que je l'étouffais sous mes bons sentiments et mon amitié mais je ne pouvais pas m'en empêcher. - Avoue moi tout ... Un sourire qui n'annonçait rien de bienveillant se peignant sur mes lèvres, comme un complice à mes propos. - Tu as toi aussi remarqué qu'aucun n'est aussi beau que moi ? Un mouvement de sourcil avant de laisser mon expression tournait dans cette bouille malicieuse que j'avais bien souvent. J'avais tendance à dire tout ce qui me passait par la tête et bien souvent c'était un bon paquet de n'importe quoi. Je savais déjà par avance que j'allais le faire rouler des yeux, avec une pointe d'exaspération. Cette personnalité volubile, frivole, excentrique était ma carte de visite. C'était bien souvent cet aspect de ma personnalité qui faisait penser aux gens que j'étais stupide et sans profondeur. C'était pour moi, une facilité pour les observer avec plus de facilité. Et observer l'humain, je le faisais constamment dans mon boulot. Etre barman, c'était un peu être le psy du pauvre.

- Je plaisantes, je plaisantes ... Je levais une main en signe de paix et battait des cils de manière exagéré. - Viens, on va danser ... Je lui agrippais le poignet pour le forcer sur la piste de danse alors qu'il avait encore son verre à la main. Ma propre bouteille tenant lâchement entre mes doigts. Je souriais de plus belle et avec fierté alors que je sentais quelques regards envieux se posaient sur moi. Mais si Daniel était vraiment décidé à rester sage, ce n'était pas pour autant que j'allais le laisser passer sa soirée sagement dans son coin à siroter tranquillement. Je voulais qu'il s'amuse. Je voulais également m'amuser. - Fais moi un beau sourire, bébé ... Un clin d'oeil et je passais ma main libre autour de son cou pour le forcer dans un rythme un peu à contre sens de la musique bruyante qui passait dans les enceintes. Trop remixé. Trop peu travaillé. Mon âme de musicien saignant un peu sur cette soupe mais je devais admettre que c'était l'inconvénient de ce genre d'endroits. Je le savais bien pour travailler moi même dans une place aux goûts musicaux similaires.





“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 4 Déc - 4:17

Pourquoi n’avais-je jamais entretenu de relations amicales vraiment suivies avec d’autres hommes ? Telle était la question qu’on ne m’avait jamais posée directement -même pas mes proches-, car la réponse leur avait toujours semblé évidente. C’était bien là manifester une certaine incompréhension de l’homosexualité que de croire qu’en étant attiré par les hommes, il fallait forcément que j’en pince pour tous ceux qui me passaient sous les yeux. Ce n’était pas du tout le cas, mon regard complètement désintéressé sur les charmants spécimens qui nous entouraient en ce lieu où tout était destiné pour la drague, le prouvait bien. Même si j’étais chanceux de pouvoir dire que je n’avais jamais sérieusement souffert de l’homophobie, j’avais en revanche souvent été victime de ce genre de préjugés, lesquels me rendaient plutôt exaspéré de constater qu’il existait des inégalités notables dans la perception des gens. Dans le monde hétéro, certains avaient beau se poser la question à savoir si une amitié homme/femme pouvait tenir la route sans la moindre ambiguïté, je ne voyais pas beaucoup d’hommes ou de femmes craindre les possibles assauts amoureux de leurs amis du sexe opposé. Quoi qu’il en soit, Damian me posait un cas de conscience tout à fait contradictoire, de quoi faire rougir mon esprit scientifique contrarié par le paradoxe de mes propres émotions. Non seulement il était le premier que je pouvais considéré comme un véritable ami au masculin, mais c’était régulièrement ses agissements à lui qui engendraient chez moi une confusion déstabilisante.

Si je lui étais reconnaissant de ne jamais rien dire ou faire qui m’aurait laissé le sentiment d’être différent de par mon orientation, j’étais en revanche quelquefois dérangé par ses actes. Ça ne m’était pas venu dès notre rencontre, il avait fallu que notre relation se développe dans sa profondeur et dans le temps passé ensemble pour que cela commence à m’agacer. Et là se trouvait toute la complexité de l’histoire ; je ne m’en trouvais pas si dérangé que cela. J’étais capable de lui sourire avec sincérité lorsqu’il faisait des remarques bourrées d’une prétention que je savais fausse en parlant de sa beauté qui éclipsait tous les autres. Oui, Damian était beau. Non, cela n’embrouillait pas complètement mon esprit ! Il m’était cependant beaucoup plus difficile de m’amuser de ses boutades lorsqu’il se permettait d’instaurer entre nous des contacts physiques. Si je me laissais entrainer sur la piste de danse sans trop protester -cela aurait inutile-, j’affichais une mine abasourdie. Rien de ce que pouvait faire Damian ne devrait me surprendre, mais j’étais souvent un peu lent à saisir les intentions qui pouvaient bien l’habiter. Pour le dire de façon plus exacte, je ne comprenais jamais ce qui se tramait sous son crâne ! J’abandonnais au hasard mon verre sur la première surface rigide qui me passait sous les yeux, songeant que je ne retrouverais plus ce verre, avant de me retrouver nez à nez avec son sourire pétillant et avec ses bras qui venaient de se nouer autour de mon cou. Je n’avais jamais été un grand danseur, mais j’avais tout le luxe de me consoler en me disant que ce n’était pas non plus son cas. Et l’enthousiasme dont il faisait preuve ne pouvait, à nouveau, que me tirer un sourire en coin. Nous étions entourés d’un peu plus d’une dizaine d’hommes dont les regards glissaient sur nous, qui devions avoir l’air d’un jeune couple dont l’une des moitiés n’était visiblement pas à sa plus grande aise. C’était d’un ridicule et la part rationnelle en moi résistait un peu, d’abord en refusant de m’abandonner complètement au rythme de la musique. Je me contenais de bouger un peu, histoire de ne pas rester aussi immobile qu’un piquet au centre de la piste de danse, et éviter de le perdre puisqu'il s'en donnait à coeur joie de son côté.

« Tu es vraiment insupportable… ! » Mais je souriais. Pour me faire entendre, il m’était nécessaire de hausser le ton. Peut-être ne m’entendait-il pas très bien, mais j’avais plutôt l’impression qu’il choisissait de son plein gré d’ignorer la remarque, mon éternel refrain. Il avait raison de le faire, car rapidement, je me dégourdissais et je le suivais volontiers. J'étais généralement plus à l'aise lorsque je sortais seul, car je ne me mettais pas à angoisser sur la perception des inconnus à mon égard. Celle de mes proches m'était toujours plus lourde de sens, comme celle de Damian à cet instant. Mais la légèreté de l'instant contribuait à me faire laisser tous mes a priori de côté pour profiter de nos heures festives. Je devais lui accorder un point, j'avais grand besoin de m'amuser un peu. « Si tu essaies de passer pour mon petit ami, tu dois retravailler tes pas de danse… Ils ont tous vu que c’était du bluff ! » Je n’étais pas le roi de la danse. Mais il y avait quelque chose dans la façon de se tenir auprès des autres hommes, dans la façon de se laisser approcher, dans la façon de toucher l'autre... Quelque chose d'à la fois plus subtil et pourtant plus direct. Enfin, Damian apparaissait sans aucun doute -à juste titre-  comme l’hétéro de la place, qui avait décidé de se payer une petite soirée d'exotisme. « Comme ça... » Nous étions plus près, et j'étais à présent certain qu'il comprenait parfaitement ce que je disais. J'éclatais d'un rire feutré, lequel se perdait dans le niveau de décibels ambiant, après avoir glissé une main sur ses hanches pour l'orienter dans ma direction. J'étais amusé de le voir ralentir un peu et s'inspirer de ma propre posture. Enfin, ça n'avait rien d'une science et ma posture n'avait rien de notable. C'était seulement ce que je connaissais tout cela mieux que lui, forcément.

Ma main tardait à quitter ses hanches, peut-être parce que je me sentais rassuré de l'avoir auprès de moi et qu'il me semblait plus sécuritaire de ne pas m'afficher comme disponible en un endroit pareil, au beau milieu de la piste de danse. Alors que le rythme de la musique n'avait de cesse de nous faire nous agiter dans une succession de mouvements qui n'avaient probablement aucun sens vus de l'extérieur, j'éprouvais une étrange décharge paralysante. Il m'arrivait souvent, particulièrement ces derniers temps où mon univers ne semblait être parsemé que de rencontres insatisfaisantes, de me sentir seul. Pour cette raison, je me laissais aller à des aventures que je savais vaines à l'avance parce que j'avais malgré moi, et malgré ma façon de considérer les relations intimes, besoin d'être étreint pour me sentir vivant. Ressentir, même rien qu'un instant durant, cette envie physique d'éprouver la proximité de son corps me faisait douter du bien-fondé de ce petit jeu que nous avions instauré dès l'instant où nous étions arrivés en ces lieux. Pouvait-il m'en vouloir ? Nous nous amusions à imiter un jeu de séduction qui ressemblait étrangement à ce que j'aurais pu mettre en oeuvre auprès d'un autre si j'avais été dans cet état d'esprit, et je me sentais ridicule. Je ne me détachais pas de lui, mais je levais les yeux doucement vers les silhouettes qui nous entouraient. J'aurais donné cher à cet instant pour apercevoir de l'intérêt dans un regard, même si j'étais venu ici sans la moindre envie de tenter quoi que ce soit et que je l’avais clamé haut et fort.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Mar 6 Déc - 11:51

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Il ralait toujours mais il finissait par suivre mes idées et c'était bien ce qui me faisait sourire alors qu'il me disait combien j'étais insupportable. Peut être qu'une part de moi avait peur qu'il finisse par le penser pour de vrai un jour, mais la plus grand part de moi, celle qui aimait le confort du déni et du futur préférait vivre l'instant présent et lui offrir un sourcil intrigué alors qu'il annonçait que si je voulais passer pour son petit ami, je m'y prenais mal. Si le défi était amusant, je me retenais bien de lui dire mon opinion bien trop vive sur le sujet. Non, que je juges Daniel peu à la hauteur, c'est juste que l'évocation avait tendance à réveiller en moi, ce petit frisson d'horreur à l'évocation d'un quelconque engagement. Imaginez combien ce serait une torture si c'était la réalité. Parce qu'il partirait faire de grande chose, et que le barman minable que j'étais, resterait sur la touche comme toujours. Je savais que je n'étais pas suffisant pour retenir les gens et c'était peut être la raison pour laquelle je me sentais si menacé par ses relations à lui, par ses prétendants. L'idée de le perdre me terrifier mais je la craignais inévitable. Je n'étais pas là pour penser à des choses négatives et préférait enfouir ses pensées comme je le faisais souvent pour me concentrer sur bien autre chose. Comme par exemple, la lueur de défi au fond des yeux de Danny Boy, me connaissait il si peu qu'il croyait que j'allais prendre peur parce qu'il m'approchait de trop près ? Non, je m'empressais d'imiter ses mouvements, laissant ma main attrapait sa hanche et rivant mon regard sur la goutte de sueur roulant le long de son cou avant de laisser mes yeux naviguaient sur la foule aux alentours de nous. Les regards envieux, jaloux. Une satisfaction qui me ravissait et qui me faisait avoir un sourire frimeur sur les lèvres.

Si j'aimais les filles, je n'étais pas non plus, le macho typique par excellence et dansait avec un autre homme ne me gênait nullement, non au contraire. J'aimais attiré l'attention, j'aimais les regards se posaient sur moi, comme une douce drogue qui embaumait mon cerveau. C'était peut être un peu trop enivrant, mais je maitrisais bien le sujet. Bruyant et sans gêne, j'avais tendance à attirer bien souvent l'intérêt, que ce soit dans le bon comme dans le mauvais sens. Je finissais néanmoins par focaliser toute mon attention à moi sur le visage de mon meilleur ami, le sourire amusé toujours sur les lèvres. J'admirais ses lèvres, légèrement rougi par la chaleur et l'effort de ce genre de pratique dans ce genre d'endroits. Je pouvais très certainement comprendre le succès qu'il remportait auprès des hommes comme des femmes. Et si je devais admettre vouloir un jour goûter au fruit défendu, ce serait probablement le genre d'homme sur lequel je jetterais mon dévolu. Non que je sois intéressé mais de manière purement rhétorique. Vous ne pouvez pas m'en vouloir d'avoir l'imagination un peu débordante quand on se frotte à moi de cette manière et que j'ai tendance à m'échauffer rien qu'en regardant la télé et que la caméra zoome un peu trop sur une poitrine. Je suis juste un homme en pleine force de l'âge et ... Ca fait bien trop longtemps que j'ai pu me retrouver au lit avec une jolie fille. C'était pas le but de la soirée, mais ca n'aurait pas été un bonus négligeable. Je secouais la tête, et me raisonnait en me disant qu'une semaine, ce n'était pas si long que cela en terme de temps. Je devais maîtriser un peu plus ma libido mais c'était comme me demander de résister à un bon petit plat préparé avec amour. J'étais gourmand sur bien des aspects.

- Alors dis moi, bébé ... C'est donc comme ca que tu opères pour séduire les hommes. Je laissais mes sourcils se secouaient de haut en droit, et dissiper ce brouillard étrange flottant dans mon cerveau ainsi que l'atmosphère un peu trop sérieuse du moment. Même si techniquement, je ne pouvais que lui donner une bonne note pour l'effort fourni. Je rompais un peu l'étreinte, reprenant des distances socialement acceptables entre deux amis. J'aimais joué avec le feu, mais il y avait des choses trop précieuses pour jouer trop longuement avec. Je n'allais certainement pas utiliser des moyens vils pour le détourner de son prétendant. Je le scrutais un quart de seconde, avant de secouer la tête. Non, c'était ridicule et inenvisageable. Même si j'avais l'expérience, c'était une ligne à ne jamais franchir. - J'ai soif ... Je vais me racheter une bière. Je lui offrais un sourire en coin avant de l'entraîner de nouveau vers le bar. J'aurais certes pu y aller seul mais je n'étais pas assez fou, pour le laisser seul au milieu de la piste de danse. Parce qu'il m'en aurait voulu ... Pas parce qu'il se serait fait interpellé par un ou plusieurs hommes. Non, je savais que Daniel m'en aurait voulu de l'abandonner dans la fosse aux lions alors qu'il n'en avait visiblement pas envie. Oui, voilà. Comme ca, il ne pourrait pas m'en vouloir. Si j'enroulais mon bras autour de sa taille pour le guider, c'était pour continuer le jeu, son défi silencieux, pas parce que j'avais envie de montrer aux types qu'il était bel et bien pris.






“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 11 Déc - 20:23

Prendre des risques n’était pas ma tasse de thé. Enfin… Je pouvais me montrer audacieux dans mes décisions à quelques occasions, mais j’avais toujours eu tendance à voir les choses comme un système de possibles régi selon une logique que je finissais toujours par déterminer à un moment ou à un autre. C’était un peu comme dans le cadre de mes recherches ; il fallait s’appuyer sur certaines constantes ou certitudes pour éclaircir les cas les plus atypiques. En somme, tout prévoir pour mieux parer l’imprévisible. C’était aussi pourquoi j’étais à l’aise dans ce genre de situation, c’est-à-dire dans les jeux de séduction en de pareils lieux. Je savais exactement à quoi m’attendre. J’avais appris à décoder les regards et les gestes comme autant de données à tenir compte dans l’équation. Même en séduction, j’agissais un peu comme le scientifique que j’étais. J’observais et comptabilisais les données (c’était un procédé un peu moins mécanique, tout de même) pour prendre une décision. Je n’appliquais que très rarement une stratégie d’offensive, car il me suffisait d’attendre que l’on vienne à moi, et je pouvais ainsi choisir de répondre ou non aux avances. En bout de ligne, c’était peut-être aussi cette passivité qui me rendait plus maladroit que je ne l’aurais souhaité lorsqu’il était question de parler d’une relation un peu plus suivie, comme je le vivais en ce moment avec Aaron. La situation exigeait de moi que j’y participe un peu plus, avec un peu plus d’initiative personnelle, et j’avais cette fâcheuse habitude de ne jamais vouloir faire les premiers pas. Surtout pas sans pouvoir deviner le résultat qui en découlerait. Comme à cet instant...

Sur cette piste de danse, je ne pensais pas à Aaron. J’étais davantage occupé à me laisser entrainer par les mouvements de mon actuel partenaire… J’avais beau avoir initié la danse et ce petit cours en accéléré de la façon dont il convenait de se tenir face à un autre homme, j’étais hypnotisé par les ombres dansant sur son visage. Et par son sourire, toujours trop moqueur pour les circonstances. J’aurais dû m’y faire, car Damian agissait toujours comme si rien n’avait d’importance particulière. Comme si tout était simple et à portée de mains. Au fond, c’était peut-être bien le cas pour lui. Je l’admirais pour sa capacité à vivre au jour le jour sans se casser la tête à se questionner sur ce dont allait être fait les prochaines semaines, ou mois. Je détestais cette sensation vertigineuse, cette impression de chuter dans un vide absolu sans savoir à quoi me raccrocher. Et plus que d’autres, j’avais besoin de chasser cet éternel sentiment de solitude qui me pesait si souvent qu’il emplissait les moindres recoins de mon esprit avec de sombres pensées. « À toi de me dire, c’est efficace ? » J’avais dit ceci sans réfléchir, une de ces rares fois où les mots sortaient de ma bouche avant d’avoir eu le temps d’être filtrés par mes habituelles inquiétudes. Je me rattrapais rapidement d’un rire qui se voulait moqueur, et je laissais à nouveau mon regard balayer rapidement les alentours. Après tout, oui, ces mots pouvaient très bien concerner les autres. Je n’avais pas la naïveté de croire que ce petit jeu auquel nous jouions sans que je n’en comprenne vraiment la raison, avait quoi que ce soit de véritable. J’avais beau ressentir une connexion entre nous, j’avais beau m’être laissé saisir un peu trop par son regard insistant… j’étais tout simplement un idiot, qui appréciait un peu trop l’attention qu’il m’offrait. Mon meilleur ami. Pas un potentiel amant. « Ok… » J’étais à vrai dire rassuré, en un sens, qu’il mette fin à cet étrange instant. Avant que quelque chose ne dérape, avant que mes pensées ne s'embrouillent trop. Je le regardais reprendre ses distances dans un silence abasourdi, avec la musique qui grondait toujours à mes oreilles.

Elle me semblait d’ailleurs beaucoup plus irritante, à présent que je ne me laissais plus emporté par l’instant et la note d’étrangeté qui avait flotté, pour moi. J’étais immobile au milieu de la foule grouillante, et je ne le suivais que parce qu’il ne m’en laissait pas tellement le choix. J’avais abandonné mon premier verre sans même en avoir bu ne serait-ce que la moitié, je n’avais pas particulièrement envie d’en commander un autre. En peu de temps, nous étions à nouveau au bar. J’évitais de le regarder trop longuement, lui décochant seulement un sourire léger lorsque je sentais ses propres yeux se poser sur moi. Une fois de plus, il ne m’avait pas vraiment demandé mon avis que déjà, un nouveau verre venait d’être posé sous mes yeux. Je prenais place sur un tabouret au bar en laissant mon regard s’attarder sur lui, qui remerciait la serveuse. « Elle est mignonne, non ? » lui disais-je, après que la jeune femme se fut éloignée. J’accrochais malgré moi au sourire idiot qu’il lui avait lancé en la remerciant. Quelque chose à l’intérieur de moi espérait, même exigeait, qu’il me réponde qu’il n’en avait que faire. Mais c’était Damian, je connaissais plus que sa réputation à partager le même toit que lui, je savais qu’il pouvait véritablement jouer les tombeurs de ces dames s’il le souhaitait. « Entre barmans, il doit y avoir un tas de trucs à se dire sur l’oreiller… » Je détournais la tête pour noyer la subite mauvaise humeur qui s’était immiscée dans ma voix, dans mon verre. Que j’attrapais d’une main en faisant mine de rien. J’étais parfaitement conscient qu’il ne méritait pas cette petite pique, en fait que je lui reprochais vaguement de draguer alors qu’il ne l’avait pas vraiment fait… À vrai dire, j’ignorais complètement ce qui motivait ce vague changement d’attitude alors que nous venions de nous amuser sur la piste de danse. J'éprouvais pourtant cette envie de rentrer et de me retrouver un peu seul.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Lun 12 Déc - 17:28

We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.
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Il fallait que j'oublie ce moment de flottement, et la meilleure option pour moi, c'était de prétendre que rien ne s'était passé d'étrange. Parce qu'il était hors de question que je laisse quoi que ce soit compromettre mon amitié avec Daniel. On me pensait bien souvent insouciant, et à plus d'un titre, je méritais le reproche. Mais ce n'était pas pour autant que je prenais tout à la légère. Ma loyauté était sans faille, et je ne pouvais même pas expliquer pourquoi j'avais ce besoin viscérale de préserver notre relation du mieux que je pouvais. Ce n'était pas vraiment comme ci, j'étais incapable de me faire des amis. J'étais plutôt souriant et avenant mais mon lien avec Daniel, c'était autre chose, c'était quelque chose d'indéfinissable mais qui avait beaucoup plus de valeurs à mes yeux que beaucoup de ses amitiés qui avaient pu traversés ma vie. J'avais pris le pli d'accepter que les gens ont tendance à venir et partir dans ta vie mais je me refusais à ce que ce soit le cas pour Danny. Et pour cela, il ne fallait pas que je laisse la moindre faille s'ouvrir entre nous. Non qu'il y ait eu une tension désagréable, mais ce moment avait été chargé, et je n'en connaissais pas la raison. Je savais juste que c'est ce genre de moment qui vous mettes sur les nerfs, que votre instinct vous dit que le moindre faux pas pourrait être fatal. Voilà, pourquoi au lieu de m'y étendre et faire ce faux pas irréparable, je préférais le traîner au bar, lui commandait un autre verre et flirter sans arrière pensée avec la jeune femme derrière le bar. Une habitude facile, et presque inconsciente. J'avais après tout fait une promesse et si cette soirée devait se finir en solo avec Danny, ca me convenait plus qu'assez. J'avais eu après tout mes propres intentions peu louables derrière cette invitation.

J'arquais un sourcil en direction de mon meilleur ami, et m'apprêtait à trinquer, à quoi ? Je n'en avais aucune idée mais j'étais stoppé dans mon élan par le roumain. Je me stoppais un moment, un court instant de réflexion avant que je ne comprennes qu'il faisait référence à la jeune femme qui venait de nous servir. Je jetais un vague coup d'oeil par dessus mon épaule, et je ne pouvais pas nier qu'elle avait son charme. - Je peux pas dire le contraire, mon pote. Je laissais un rire glissait le long de ma gorge, mais sans intention d'en faire plus. Pourtant de nous deux, c'était Daniel qui prolongeait le sujet. Et peut être qu'il tentait de jouer le bon copilote, et pensait que je ne pouvais pas tenir une soirée sans chercher à ramener quelqu'un dans mon lit. D'accord, je pouvais totalement voir d'où sa logique venait, j'avais une réputation, et je l'avais plutôt cherché. Mais j'étais après tout un homme célibataire, je ne voyais pas de raisons de me priver quand j'en avais envie, sauf que ce soir, j'en avais pas envie. Même si Danny m'intriguait, son ton de voix m'avait semblé ... condescendant. Il ne m'avait jamais jugé pour mon métier, peut être qu'il était en colère parce que je l'empêchais de pouvoir avoir un compagnon sur pour sa soirée. Une petite moue avant que je lèves mon épaule dans un geste détaché avant de me pencher vers lui, un sourire complice sur le visage. - Crois moi, quand j'emmène une fille dans mon lit, parler est la dernière chose que j'ai à l'esprit. Je laissais ma main agrippait son épaule légèrement avant de la relâcher, dans un moment de complicité même si ce n'était peut être vraiment le bon timing, mais je voulais chasser ce brouillard qui semblait descendre sur nous sans prévenir. Je devais être celui qui prenait le parti de le rassurer. Peut être que tout simplement, il pensait vraiment que j'allais le planter, et n'apprécier pas vraiment la plaisanterie. Je lui avais donné ma parole pourtant, je laissais ma lèvre inférieur se mouvait dans un petit pli pitoyable, juste pour me donner des airs de chiens battus irrésistibles.

- De toute façon, j'ai donné ma parole, ce soir je suis à toi autant que tu ne me chasses pas pour aller voir si il y a des hommes à ton goût. Parce que oui la soirée était pour lui, enfin non que je n'en retirais pas un certain bénéfice. Le principal étant celui de pouvoir me l'octroyer et l'accaparer dans la soirée. Je prenais une gorgée de ma bière avant de poursuivre sur ma lancée. - Et tous les gens qui nous connaissent tous les deux, savent bien que mes conversations sur l'oreiller, je te les réserves, bébé. Un nouveau sourire complice, un mouvement de sourcil désinvolte. Mais une vérité pourtant profonde. J'avais pas besoin de faire la conversation aux filles, parce que je ne cherchais pas vraiment à ce qu'elles pensent être l'exception, celle qui réussira à me passer la corde au cou. Je n'en éprouvais pas le besoin non plus. Je n'étais pas du genre à m'épancher et la vérité, c'est que si je voulais vraiment parlé, même d'une lubie passagère, le récipient de mes paroles se tenaient déjà à côté de moi. Bon gré, malgré lui. Je me retournais néanmoins complètement vers lui, le visage plus sobre, et la tête légèrement penchée sur le côté. - Tu es sur que tu t'amuses, Danny ? Peut être qu'il ne s'amusait plus autant avec moi, maintenant qu'il avait l'autre ... - Je sais que je t'ai un peu forcé la main pour venir. Le comme toujours restait silencieux entre nous, mais bel et bien présent. - Mais vraiment, j'avais surtout envie de passer la soirée avec toi et passait du bon temps. Je laissais mon front se posait contre le sien, un léger sourire plus timide et moins familier sur les lèvres. Daniel était bien la seule personne capable de m'impressionner un tant soi peu et me laisser un peu à côté de mes pompes. C'était un terrain dans lequel je n'avais pas toujours pieds, mais ce n'était pas non plus désagréable. - On peut faire autre chose si tu préfères, du moment qu'on est ensemble ... Parce que c'était ce qui m'importait le plus dans l'équation. Pas ce bar à la musique impitoyable.


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“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Lun 19 Déc - 1:47

Le problème avec le fait de faire des reproches quand on est moi ? Le fait que j'en éprouvais toujours trop vivement de la culpabilité. Pour cette raison, la plupart des gens disaient de moi que je ne me mettais jamais en colère. Ça avait bien du vrai, mais je pouvais très bien en éprouver. J'étais tout simplement de ceux à ne pas aimer les conflits, à trouver qu'ils tiraient bien trop d'énergie et qu'ils ne faisaient jamais de gagnant. Quand je mettais les choses en perspective, j'en arrivais toujours au même constat : la présence de Damian dans ma vie m'avait jusqu'à ce jour apporté beaucoup plus de positif que de négatif. Il ne pouvait porter sur ses épaules le poids de ma frustration accumulée, due au fait que j'avais si souvent cette impression d'échouer sur tout ce qui était sentimental. Depuis que j'étais tout petit, j'avais entendu des gens me répéter que le succès venait à ceux qui travaillaient pour, et j'étais clairement de ceux-là. Les histoires sentimentales faisaient toutefois exception à la règle et l'on voyait parfois plus de crétins se caser et être heureux que de bonnes gens. Enfin... Ce genre de réflexion était encore une fois l'expression de ma déception, mais je me sentais dépassé par la situation. Sans pour autant savoir ce qui m’agaçait très exactement en ce moment. Était-ce vraiment le fait que Damian ait dragué la jeune femme ? Oui et non. Était-ce plutôt mon incertitude face à ma propre relation, qui était une pure contradiction avec le fait que j'avais espéré plus que tout que cela devienne sérieux ? Sans doute, oui. J’étais un être ordonné, jusqu’au moindre petit détail, et mon univers était un tel chaos ces derniers temps. C’était l’impression que j’avais, de ne rien arriver à classer correctement, de ne rien contrôler du tout.

Ainsi donc, ma colère n'arrivait pas à durer plus d'un quart de seconde et je me sentais déjà coupable de mon attitude puérile. J'évitais toujours son regard, alors qu'il se penchait pour me raconter ses salades habituelles... Je fixais toujours mon verre en faisant tournoyer son contenu d'une main après avoir pris une première gorgée. Et j'en venais à me faire à moi-même de francs reproches, quand il me rappelait qu'il me dédiait cette soirée. Que pouvais-je donc demander de plus ? Il était là pour moi, comme rarement quiconque l'avait vraiment été. Et si j'étais parfaitement franc avec moi-même, je savais aussi que Damian était tout à fait sincère lorsqu'il disait qu'il voulait que je m'amuse un peu. Tout ce qu'il faisait, il le faisait pour me faire sourire alors que je m'obstinais à broyer du noir si régulièrement ces temps-ci. J'étais sur le point de m'en convaincre et de lui présenter des excuses, mais voilà qu'il revenait avec ses plaisanteries qui me laissaient une étrange impression. Je tournais la tête dans sa direction, l'observant avec un sourcil arqué. Il fallait vraiment qu'il cesse ces petits surnoms... Je détestais cette impression d'être trop sérieux, trop coincé, et de ne pouvoir plaisanter de quelque chose qui devrait être banal, mais je n'y arrivais pas. Je me sentais d'une humeur si creuse que je n'arrivais pas même à sourire. Et probablement l'avait-il remarqué, car il me demandait si je m'amusais. Dix minutes plus tôt, j'aurais été forcé de répondre que oui. Car je m'étais vraiment amusé sur cette piste de danse, avec lui. Je soupirais en fermant les yeux une seconde.

« J’ai eu envie de t’embrasser, là-bas. » Mon regard avait dévié jusqu'à la fameuse piste de danse et j’avais ce petit rire incrédule qui sonnait un peu faux. Le fait était le suivant : si je ne pouvais pas dire à Damian comment je me sentais, à qui le pourrais-je ? Je n’avais pas tout à fait consciemment fait le choix de lui faire cette petite confidence, surtout qu’elle ne risquait pas de lui plaire, mais sur le coup, il me semblait que c’était plus facile de crever l’abcès ainsi et même d’en rire. Assurément, on en rirait. J’avais moi-même cette expression faussement amusé, avant de poursuivre sur une note exaspérée : « J’aurais dû aller le voir, passer la soirée avec lui et me décider. Comme ça, j’aurais les idées plus claires. » Comme si ceci justifiait cela. Comme si ma confusion amoureuse me faisait confondre amitié et attirance. Stop… D’accord, je mentais et tout à fait consciemment. Pas sur le fond, car il était vrai que cette histoire avec Aaron me chicotait pas mal. Je n’en avais encore jamais fait la confidence à Damian, alors ce n’était pas du baratin sur toute la longueur. Mais je n’éprouvais aucune réelle tension à ce sujet, pas en ce moment. Ce qui m’accaparait, c’était cette envie que j’avais eue un peu plus tôt et qui continuait de me perturber. Une envie que je savais un peu plus que passagère, d'ailleurs. Je m’étais dépêché de le lui confier pour que nous n’en parlions plus. Et j’essayais à présent de justifier mon attitude morose avec autre chose. Dans l’ensemble, j’espérais le portrait de la situation assez convainquant. Je savais qu’il n’attendait que ça, de pouvoir me dire que mon actuelle relation ne valait pas grand chose. La question n’était pas même de déterminer si l’observation était oui ou non juste, mais tout simplement de le convaincre, et de me convaincre un peu moi-même, que c’était le plus important de mes soucis.

Je n’étais pas un as en mensonges, et le terme «mensonge» était sans doute un peu fort pour la situation. Je m’étais tout de même retourné vers lui avec une expression plus sincère, de quoi montrer que j’étais prêt à en parler, à cesser de lever les yeux au ciel quand il me faisait des remarques sur mon surfeur. Prêt à me poser les bonnes questions pour cesser de trainer ce boulot (non pas le petit ami, mais l’incertitude à son sujet). Ça me semblait bien moins pire de discuter de ça que d’un autre sujet… Mais malgré moi, j’essayais de décoder sur son visage ce qui pouvait bien se tramer sous son crâne, au sujet de la première remarque que j’avais pu lui dire. Et instinctivement, j’enfilais une très longue gorgée de mon verre dont la présence me semblait à présent plus qu’utile. Je n’étais pas un grand consommateur, mais quelquefois, l’alcool semblait faciliter un peu les choses.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Sam 24 Déc - 11:39

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J’ai eu envie de t’embrasser, là-bas. Quoi ? Je me stoppais dans ma dégustation de bière pour fixer mon regard sur lui. Sur ce rire qui avait presque une teinte de surprise s'échappant de ses lèvres. Je ... pouvais presque comprendre. Nous avions dansé comme des amants et il était tout comme moi, un jeune homme en pleine santé. C'était une réaction tout à fait normal, et je ne pouvais que le rassurer. Je veux dire que je n'avais pas franchement été en reste. C'était normal, le moment, l'endroit, la situation. Mais nous étions bien plus que cela, et je me devais de lui rappeler. Tout cela n'avait vraiment aucune incidence. Et j'avais beau être un gâchis vivant comme me l'avait si souvent dit mon père, je n'avais aucune intention de mettre à mal, la relation la plus importante de mon existence. Non, c'était un refus catégorique. Parce que si j'aurais pu me dire qu'une nuit était sans importance et qu'il fallait bien essayer tout une fois dans sa vie. Je le savais, le sexe nuirait sérieusement à tout cela. - Dan ... mais je m'interrompais, n'ayant pas vraiment le temps d'en dire plus que mon meilleur ami reprenait la parole. Une grimace sur le visage, alors qu'il évoquait ce type. Je la dissimulais bien assez vite cependant, parce que je devais prendre sur moi pour le bien du roumain. Et cette relation faisait partie de ces choses que je devais tolérer même si je ne l'approuvé pas forcément. Finalement, c'était ça, le noeud du souci. Il avait tenté de me distraire avec une boutade sur le fait de m'embrasser, ni plus, ni moins. Et j'aurais du être soulagé, non ? Sauf qu'une part de moi ne l'était pas du tout. Même si ca aurait été une épine dans le pied, au moins cela aurait signifiait que cet abruti de surfeur ne polluait pas le cerveau de Daniel alors qu'il était avec moi, et que je restais au centre de ses pensées quand nous étions ensembles. Et j'essayais de ne pas laisser transparaître cette petite pincée de douleurs à l'idée que ce n'était qu'une distraction. Une technique pour amoindrir la vérité. Je prenais une nouvelle gorgée de ma bière, avant de la poser sur le comptoir, et croiser mes bras contre moi. Je devais être un bon ami, et je ne pouvais pas laisser ce type ruinait notre amitié comme il ruinait notre soirée ensemble avec sa présence invisible et intolérable à mon goût.

- Tu peux aller le voir si tu en as tant envie que ça ... Et je savais que je sonnais comme un gosse vexé. Et la vérité, c'était que je l'étais un peu vexé. Parce que je n'avais plus assez de son temps, et même quand j'en avais, il ne pensait qu'à LUI. Ce n'était pas grave, après tout, si c'était ce qu'il désirait, je ne pouvais rien y faire. J'étais sur qu'il n'était pas encore trop tard pour moi pour trouver de la compagnie pour la soirée de toute façon. Je savais aussi que niveau soutien amical, je me tapais un zéro pointé sur toute la ligne. Surtout quand je voyais son visage peint d'une expression ouverte. Je ne m'étais pas fait discret sur mon opinion bien arrêté sur son compagnon du moment, et il le tolérait mais je me doutais que cela ne devais pas forcément lui faire plaisir que de m'entendre le critiquer si rudement à longueur de temps. Je m'en fichais un peu mais si je prenais le temps de m'arrêter quelques secondes, je me rendrais peut être compte que mes opinions trop arrêtés, pouvait certainement le blesser. Et c'était avec cette petite pointe de culpabilité au fond de la poitrine que je rendais les armes, décroisant mes bras de cette position défensive. Ne me laissant pas l'envie perfide de combler l'espace entre nous, tournait sa diversion en ma propre diversion en m'appropriant ses lèvres pleines avec les miennes. Oui, j'étais peut être insupportable mais je n'allais pas m'abaisser à le blesser de cette manière juste par besoin avide et égoïste de retenir toute son attention sur moi. Et je n'étais pas si stupide que la majorité des gens pouvaient le penser. J'avais conscience que je m'investissais de manière un peu trop malsaine dans cette amitié et que je devrais lui laisser un peu plus de leste et de possibilité pour lui de vivre une vie simple. J'avais juste une peur incroyable de le perdre et la vérité, c'était que je n'avais pas le moindre début d'idée de comment je gérerais ma carcasse si il venait à quitter ma vie, mon quotidien et disparaissait dans le soleil couchant avec son surfeur débile.

- Mais franchement, tu es un mec intelligent, Danny. Tu es incroyablement sexy et drôle. Tu es plein de compassion et tu ne prends pas les gens de haut. Tu fais une délicieuse cuisine ... Je me pinçais le nez pour arrêter le flots de compliments qui ne demandait qu'à sortir de ma bouche, franchement. Je n'allais pas mentir et prétendre que pour moi, mon meilleur ami était un homme en or. Pas pour des raisons futiles. J'avais de rarement moment de pur honnêteté surtout quand il s'agissait d'exprimer mes émotions. J'avais plus tendance à tout détourner à la rigolade, mais une brèche venait de s'ouvrir et je laissais une part de moi négligeait sortir temporairement. - Tu as cette idée que l'amour viendra avec le temps parce qu'il est ... Non, je ne peux même pas prétendre de savoir ce que tu lui trouves, ce mec est un nul ... J'étais rarement le type à avoir un mot méchant envers les autres, mais les conquêtes de Daniel semblait réveillait le pire en moi. - Tu ne peux pas te contenter de peut être, ou de mec passable. Tu mérites un type qui te fasses rire, vibrer et reconnaisse tes qualités, même celle que tu considère comme des défauts. Un petit sourire en coin, et un mouvement d'épaule pour appuyer mon discours et je m'emparais de ma bière. - Tu mérites mieux que ce crétin surfeur, bébé ... Et c'était plus fort que moi, un comportement par défaut qui me faisait revêtir bien trop rapidement de nouveau le costume du clown insouciant qui n'en avait pas à faire de grand chose pour être totalement honnête. Je ne croyais pas trop à ces histoires d'amour, et je n'étais certainement pas le mieux pour lui prodiguer des conseils de toute façon. J'étais peut être même le dernier auprès duquel il devait se retournait pour avoir des avis sages et sincères. De plus, mon opinion était biaisé par ma jalousie de ces types qui détournaient son attention de notre amitié. - M'enfin qu'est-ce que j'en sais après tout ... ma plus longue histoire d'amour, je la vis avec ma main droite. Conclus je avec un rire puéril accompagnant des propos d'adolescents.





“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Sam 31 Déc - 19:58

Quelques fois, il m’arrivait de songer qu’il s’agissait d’une sorte de malade, à tout le moins d’une obsession. Je ne donnais certes pas l’impression d’un type dépendant aux autres quand on me regardait comme ça, la première fois, ou si l’on me surprenait lors d’une interminable séance de recherches par exemple… Mais en réalité, j’avais besoin des autres à un point où j’en étais à me trouver bête. Il m’arrivait si souvent de me sentir seul, d’avoir ce sentiment qu’un poids invisible s’écrasait sur mes épaules pour me couper toute motivation aux choses qui m’étaient pourtant chères. Car, voyez-vous, j’aimais faire un tas de choses, mais je ne me trouvais jamais autant motivé que lorsque quelqu’un en face appréciait d’en entendre parler, ou voulait bien partager quelques moments avec moi. Je détestais faire des courses, mais les séances shopping pouvaient s’éterniser des heures si j’avais de la compagnie. Autre exemple, je m’étais souvent plains de devoir faire à manger depuis que mes parents m’avaient cassé les oreilles des années durant dans l’espoir que je fasse carrière dans l’entreprise familiale, mais j’adorais cuisiner pour d’autres personnes. En bref, je faisais bien peu de choses rien que pour moi, sans égard à autrui. Je vivais pour les autres, et j’avais besoin que les autres donnent un sens à ce que j’étais. On aurait certainement pu qualifier tout ça de manque de confiance, mais ce n’était pas exactement la façon dont je me sentais. J’avais seulement un trop grand besoin d’affection pour me sentir léger et prêt à foncer, et tout mon problème provenait du fait que je ne me satisfaisais pas des histoires passagères ou superficielles. Je recherchais des liens forts… Et celui que j’avais avec Damian commençait à engendrer chez moi de la confusion juste un petit peu trop régulièrement pour le bien de notre amitié. Je n’arrivais pas à tirer suffisamment clairement les frontières entre l’amitié et davantage, car il me semblait qu’une relation saine se baisait en quelque sorte sur l’amitié… Et pourtant, je savais aussi que proximité physique, attirance, sexe… n’avaient pas toujours à voir avec les sentiments.

Je me retrouvais bien confus et, je dois l’avouer, presque contrarié qu’il accroche à ce point à ma pitoyable tentative de détourner le sujet de la petite bombe que j’avais lancée. Je ne pouvais cependant m’en prendre qu’à moi-même, personne ne m’avait forcé à parler de mon mec. Je ressentais d’ailleurs à l’évocation de ce dernier un certain agacement, car à l’instant, il s’agissait plus qu’autre chose d’un élément de trop dans l’équation. Toujours est-il, j’écoutais Damian prendre la parole avec une mine quelque peu pincée qui pouvait sans doute être interprétée de bien des façons… sauf de la bonne ! Car je réfléchissais malgré moi à une façon d’écarter le sujet que j’avais moi-même lancé pour revenir à l’essentiel, que j’avais balayé sous le tapis lâchement. J’acquiesçais d’un très léger mouvement de la tête sans pour autant me montrer en accord avec ses mots, j’avais de toute façon le regard trop vitreux pour avoir l’air convaincu par quoi que ce soit. J’étais en colère, mais surtout contre moi-même, et il était tentant de saisir l’occasion qu’il me donnait en acceptant effectivement de quitter cet endroit pour retrouver Aaron… Sauf que je n’en avais pas la moindre envie. C’était plutôt que… Tout ça était tellement frustrant ! J’étais bien conscient de réfléchir beaucoup trop pour mon propre bien, mais je m’en voulais d’avoir dit ce que j’avais dit, mais également de ne pas avoir assumé le besoin que j’avais éprouvé d’en parler, en plus de gâcher la légèreté que cette soirée aurait pu avoir. Les moments détente n’étaient pas si souvent au rendez-vous. Bien que Damian insistait souvent pour que je l’accompagne lors de ses soirées de boulot, je ne pouvais pas toujours me permettre des escapades nocturnes quand le travail m’appelait tôt le lendemain. Toutes ces réflexions finissaient par engendrer un superbe mal de tête, à moins que la musique n’y soit aussi pour quelque chose.

« Oui, c’est ça, c’est ce que je crois. » je le coupais plus ou moins, même si ma volonté s’estompait aussitôt que mes pupilles croisaient les siennes. « Je crois que l’amour vient avec le temps, sinon ce ne sont que des attirances qui s’étiolent au bout d’une nuit ou deux… » Je savais que même lui ne pouvait me contredire sur ce point très précis. Je l’avais si souvent entendu parler avec passion de ses conquêtes, multiplier les compliments à leur sujet, pour les ignorer quelques jours ensuite. Je savais aussi que je ne parlais pas véritablement d’Aaron ou d’un quelconque espoir de voir notre relation devenir plus solide. Mais j’avais cette idée que oui, les sentiments véritables mettaient du temps à se développer. Ce n’était pas une question de coup de foudre comme certains films hollywoodiens voulaient bien le faire croire aux jeunes filles et aux écervelés. Et à vrai dire, j’aurais tellement voulu que ce soit le cas, mais je me montrais moi-même bien idiot en m’imaginant que les gens pouvaient changer. Vouloir les changer était précisément l’idiotie. Damian n’était ni gay ni même intéressé par une quelconque relation avec qui que ce soit, en dehors de sa main droite comme il le spécifiait si bien lui-même. Je soupirais doucement.

« Tu as des critères élevés pour quelqu’un qui n’y croit pas. Ou qui n’aime que sa main droite. » Je lui souriais brièvement malgré moi et malgré ma mauvaise humeur de plus en plus difficile à camoufler. Après tout, j’avais Damian en face de moi, l’être avec qui je ne restais jamais bien longtemps de mauvais  poil… Ironique ! Quand on savait qu’il était aussi bien souvent la source de mes frustrations. « Ça ne… te choque pas, ce que j’ai dit ? » me risquais-je, après quelques secondes de silence durant lesquels une certaine tension semblait s’être adoucie pour laisser place à, de mon côté en tout cas, cet implacable désir d’en parler.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Lun 9 Jan - 17:44

We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.
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Si j'avais des critère si élevés comme il disait ce n'était guère pour moi, mais pour lui. Parce que moi l'amour, ce n'était pas ce qui m'intéressait. Je n'avais pas envie de vivre les affres d'une relation qui au final n'aboutirait que sur de la douleur, je n'étais pas non plus si abruti que je me serais permis de le juger sur ses envies. Elles étaient juste un peu dur à comprendre pour moi. Et elles m'effrayaient parce que ces dernières l'éloigneraient forcément de moi tôt ou tard. C'était navrant. J'étais pleinement égoïste sur ce sujet, et même si je ne l'assumais pas à haute voix, j'en avais parfaitement conscience malgré tout. Je ne pouvais nier mes envies sauvages de saboter ses relations pour le garder à moi. C'était peut être étrange d'être aussi possessif et certainement très malsain. Je ne me comprenais pas moi même par moment. J'étais pourtant un mec sympa qui aimait voir les gens autour de moi heureux. Je n'arrivais juste pas à me résoudre à perdre Daniel au profit d'un autre. Peut être parce qu'il était la meilleure chose qui me soit arrivé depuis un bail.

- Je te signales que ma main droite est la plus fidèle et dévouée qui soit ... répliquais je avec un demi sourire narquois, tout en agitant les sourcils de manière idiote. J'aurais peut être du lui dire que c'était parce que je ne pouvais accepter autre chose que la perfection pour lui si je devais l'y perdre mais j'avais déjà bien donné dans le sentimentalisme dégoulinant et ce n'était guère le sujet où j'étais le plus à l'aise au monde. Peut être même que c'était ce qui me faisait défaut. A manqué de sérieux, j'avais peut être du mal à faire passer aux gens combien je tenais à eux. Une réflexion perfide entravant mon cerveau que je chassais à l'aide d'une gorgée de la bière que je venais de commander. Et j'aurais presque pu être heureux de le voir changer de sujet, presque ... Parce que le changement de sujet n'en était pas tant un que cela. Il revenait sur son aveu, et je ne savais pas ce que je devais dire pour lui éviter la panique et les remords. C'était un bien grand dilemme pour moi. J'avais envie de trouver les mots justes et rassurants qui ferait probablement disparaître ses inquiétudes qui devait le ronger pour qu'il insiste un peu. Il voulait être rassuré sur notre amitié, je supposais comme j'en avais besoin constamment. Qui étais je pour le blâmer pour ce genre de chose sans rire ? Le problème c'était que j'avais peur de gâcher tout en ne voulant rien gâcher. Je me savais assez maladroit dans ma façon de m'exprimer. Et puis, étais je censé lui dire que je n'avais finalement pas été si en reste que cela ? N'est-ce pas tenté le diable ?

Je scrutais son expression un court moment, et lui envoyait un sourire complice avant de lâcher avec décontraction. - Pourquoi, je serais choqué ? Je veux dire si ça indique une chose, c'est que t'as bons goûts, Danny boy. Oui parce que jouer la carte de l'insolence désinvolte, c'était bien plus simple pour moi que de me lancer la tête la première dans une plaidoirie pour lui démontrer combien se risquait à un essai raté gâcherait tout le restant de notre amitié. Je glissais mon regard de ses yeux, à sa bouche, et vice versa avant de pousser un léger soupir franchir mes lèvres. - Promis, je vais pas fuir en courant parce que tu me dis ce genre de choses, tu étais supposé voir ton mec, ce soir ... Normal que tu sois un peu à cran. Qui plus est, je vais pas mentir ... Tes mouvements de danse m'auraient presque incité à tester le fruit défendu si on étaient pas amis. L'indolence laissant place à une naïveté presque enfantine pleine d'espoir alors que je lui offrais mon expression la plus sincère. Pas de masques ou de faux semblants. Ce n'était pas une provocation gratuite. Ce n'était pas non plus le début d'un plan diabolique pour le convaincre de devenir mon crash test. Non, c'était pour moi, la promesse que je ne laisserais rien entravé notre amitié. Pas même des hormones un peu chaotique qui n'était pas des plus raisonnables. Pour être honnête si je croyais à l'amour, ou tout du moins si je voyais l'utilité de s'y plonger avec la promesse que tout ne serait pas que destruction et haine au final, peut être que ce ne serait pas vraiment son sexe qui me dérangerait le plus. Je me donnais pas franchement de label, même si je n'avais eu des partenaires que de sexe féminin. Je devais admettre que depuis que j'avais rencontré Daniel, mon échelle de Kinsey était probablement monté de quelques crans. Me jugez pas, vous l'avez pas vu quand il sort de la douche, vous !

- Relax, bébé ... Je suis un homme aussi, je comprends ce genre de pulsion. C'est une preuve que t'es vivant au moins ... Je reprenais les attitudes du clown, parce que c'était tellement, mais tellement plus simple que de chercher à comprendre tout le miasme qui pouvait polluer mon cerveau par moment. Ca me permettait de rendre silencieuse ses petites voix qui me soufflaient que je devrais prendre le temps d'analyser tout cela plus en profondeur. - Cela étant dit ... peut être aussi que t'éprouves ca parce que Harvey ... Je déformais sciemment son nom comme pour le rendre insignifiant et quelconque. - n'est peut être pas à la hauteur niveau plumard ... Je me penchais vers lui, une petite mine de conspiration dans sa direction. Attendant qu'il balance des ragots juteux alors que je savais qu'il ne viendrait pas. Daniel, c'était le genre de type loyal et c'est ce que j'appréciais chez lui. Je savais qu'on devait probablement lui dire des trucs sur mon compte, le mettre en garde et tout ce qui va avec, mais il n'avait pas l'air d'y prendre garde puisque même après tout ce temps, il traînait encore avec moi. Mais c'était pas comme ci je pouvais m'empêcher de dévaloriser son mec actuel si j'en avais l'occasion. J'étais devenu bien perfide par moment.





“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Mar 10 Jan - 23:21

Je n'allais pas participer au débat sur sa main droite. D'abord, parce que j'aurais pu lui fournir des arguments irréfutables sur le fait qu'il y a mieux que ça... Affirmatif ! Ensuite, parce que je savais qu'il disait ça, mais qu'il n'était pas vraiment en reste. Cette pensée me déprimait profondément. En fait, c'était le sentiment général : j'étais abattu. Rien ne semblait bien vouloir fonctionner comme je le souhaitais et pire, je n'étais pas tout à fait convaincu de ce que je désirais sur tout un tas de plans. Je baignais dans la confusion. Surtout depuis que résonnaient en boucle dans ma tête les derniers mots qu'il venait de prononcer. Si nous n'étions pas amis ? Ce n'était tout de même pas de ma faute si j'avais pour habituer de disséquer l'information. Celle-là dépassait tout ce que j'aurais pu prévoir comme réponse de sa part. C'était justement quelque chose de perturbant ; vouloir parler d'un sujet, et se rendre compte que l'on était pas forcément prêt à encaisser les coups. Dans le cas qui nous intéressait à l'instant, je n'arrivais pas même à déterminer si Damian me balançait une phrase toute-faite de ce genre pour me donner meilleure conscience. Voyez-vous, rien que pour éviter que je ne me sente trop barge, ce genre de chose. Je le regardais, légèrement consterné, avant de détourner la tête à nouveau vers mon verre. Pour peu, je trouvais presque cette situation amusante. Nous étions installé au bar de l'une des boites gay les plus en vogue de la ville. Et au lieu d'en profiter pour m'amuser, j'étais en train de me morfondre sur une insurmontable impossibilité à communiquer. C'était assez ironique quand on pensait que s'il m'avait fallu décrire mon amitié avec Damian à une tierce personne, j'aurais sans aucun doute mis de l'avant cette confiance que j'avais en lui et cette facilité à lui faire part d'un tas de choses, alors que je me montrais secret avec la plupart des autres. On aurait dit que tout ceci volait en éclats, ne laissant qu'un profond malaise de mon côté.

Je ne pouvais pas mettre le tout sur le compte de l'alcool parce que je n'en avais pas encore assez ingéré pour être allégrement en mesure de l'accuser de tous les mots qui étaient sortis de ma bouche et qui le feraient encore. Pourtant, je ressentais cette étrange effronterie. Là où je mettais quelques fois trois siècles à répondre à la répartie de Damian, je relevais enfin la tête dans sa direction. Ça m'agaçait franchement, qu'il se moque d'Aaron. Je l'avais laissé le faire des centaine de fois avant ce soir, mais c'était d'un concept bien de base selon lequel il n'était jamais agréable d'entendre plaisanter au sujet de sa famille, de ses amis ou de ses partenaires sentimentaux/sexuels. Je pouvais me plaindre - et je ne le faisais jamais explicitement - mais son rôle à lui était de rebondir sur mes propos, non pas d'en suggérer de nouveau. Là où j'aurais de coutume soupirer longuement en ravalant mon agacement, je rétorquais plutôt : « Aaron est génial. » Je me retenais toutefois d'appuyer sur ce qui ne serait qu'une sournoise tentative de le piquer à mon tour, mais qui m'aurait sans doute quelques secondes durant offert la satisfaction de faire comme il le fait souvent, lui qui n'éprouve aucune gêne à relater le fin détails de ses aventures avec ces dames. Ce n'était ni mon style ni dans mes habitudes d'étaler les détails de ma vie sexuelle, sans doute par égard aux intéressés. Je n'aurais pas spécialement aimé savoir qu'on parlait de moi sur le même sujet, bien que je me doutais que certains mecs ne pouvaient s'en empêcher. « Mais tout le monde peut donner des orgasmes... Même ta main droite, à en croire tes propos. » Je ruminais un peu, et même mes tentatives d'humour laissaient filtrer ma profonde irritation. « Mais il manque quelque chose. Crois-le ou non, certaines personnes ont besoin d'un peu plus pour être satisfait. »

Tout ce que j'avais pu ressentir comme colère, s'était à présent transformé en... une espèce de déception mièvre. Même si j'avais bien des griefs à son égard au vis-à-vis de son attitude insouciante sur quelque chose qui me tourmentait un peu trop, je savais très bien que j'étais aussi heureux qu'il soit là. Comme je me serais senti au dépourvu, seul en cet endroit. Il m'arrivait d'apprécier ce terrain de chasse. Ce soir, et c'était d'autant plus vrai au fur et à mesure qu'avançait la soirée, je serais bien resté à dormir dans ma chambre après avoir visionné un film. Quand il y avait trop de questionnements et d'embrouilles sous mon crâne, j'avais besoin de m'isoler un peu. Ça contrastait certes avec les gens, comme Damian, dont la solution était plutôt de se changer les idées. J'avais besoin de trouver l'apaisement avec moi-même, en classant mes idées. Et c'était sans doute cette petite mélancolie de plus en plus prenante qui me poussait à ajouter : « C'est super, d'être heureux après avoir... » Je n'avais pas besoin d'être explicite, j'étais dans la continuité directe de ce que je venais de dire quelques minutes plus tôt. « C'est seulement que j'ai envie d'être heureux auprès de quelqu'un à tous les moments de la journée. Même si c'est pour faire des trucs tout bêtes... Je ne veux pas passer mon temps à me demander ce que je devrais dire ou faire pour lui plaire. » Le rouge me montait aux joues, sans que je ne le ressente consciemment puisqu'il faisait de toute façon déjà bien chaud en ces lieux et trop noir pour que cela soit apparent. Je ne pouvais m'empêcher de songer à ce que Damian et moi faisions quotidiennement et qui me rendait heureux. Et je ne pouvais faire autrement que me réprimander intérieurement de rester accroché à cela, alors qu'il était temps de penser à autre chose.


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Dernière édition par Daniel Gheorge le Ven 27 Jan - 18:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 22 Jan - 11:58

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Je n'avais pas besoin d'être devin pour savoir que mes mots sur sa moitié l'avait contrarié plus que ce que je ne l'avais prévu. Et ma bonne humeur s'envolait un peu à mon tour. Oh, évidemment, je gardais le sourire plastifié de circonstances sur mon visage. La tristesse ne faisait pas partie du répertoire que j'étais censé arboré. J'étais le clown, l'intouchable, le je m'en foutiste. Je jouais avec les règles du jeu qui avait été fixé, et je me contentais de porter ma bière à mes lèvres en me demandant ce que Daniel pouvait bien penser de moi réellement. J'étais toujours parti du principe qu'il m'appréciait mais pour être honnête, dès notre première rencontre je m'étais imposé dans sa vie. Je ne débordais pas de la même intelligence que lui, j'arborais probablement le masque superficiel qu'il semblait trouvé si détestable. Je laissais mon regard s'égarait sur la foule, mes yeux retraçant avec inconscience les courbes d'une jeune femme. Le sexe pour lui était de pair avec sa quête de l'amour éternel et toutes ses conneries que je n'avais pas le coeur de lui dire qu'elles n'existaient pas. Le sexe pour moi était une distraction, une façon d'oublier que moi aussi par moment, je n'avais pas envie de m'attarder sur des sujets déprimants. Ca faisait peut être de moi quelqu'un de creux à ses yeux. Et cette pensée plus que tout m'abattait mais c'était aussi exactement ce genre de choses qui me garantissait que je n'étais pas fait pour les histoires sérieuses. La douleur était déjà un peu palpable alors que nous étions amis, imaginez si j'avais avec lui une relation plus profonde comme de celle qu'il cherchait avec ses amants. Je savais d'avance que je finirais avec le coeur brisé, et je savais admettre mon égoïsme de vouloir m'en préserver. Je détestais avoir ce genre de pensées envahir mon cerveau, je n'avais pas envie de penser à cela et je préférais passer pour un abruti insensible à ses yeux plutôt que d'exposer mon coeur.

Il n'empêchait que la contrariété me gagnait et j'avais envie de lui hurler que ce genre de trucs, il le faisait tous les jours avec moi. Il était où son problème à la fin ? N'étais je pas suffisant comme il l'était pour moi ? Soudain, j'avais envie de partir avec d'exploser. Je ne serais pas du genre à faire une scène en public. Je ne serais pas du genre à me laisser abattre. Je préservais avec force mon jardin secret. - Vas le voir .... Je lâchais les mots, tout en tentant d'éradiquer la moindre trace d'amertume de ma voix. - T'as pas besoin d'en faire des caisses pour qu'on t'apprécie. Pas besoin de faire de numéro ... A quoi ca sert sinon être hypocrite. C'est bien ce que je détestes dans ces pseudos histoires d'amour, ce besoin de jouer des jeux de rôles au lieu d'être vrai. J'enfilais une autre gorgée de ma bière et je détestais sentir que mon humeur avait vacillé. Il fallait y remédier, et la première solution déjà était de commander une boisson un peu plus forte que ce que je buvais actuellement. J'allais probablement finir ma soirée seule ... A moins que je ne m'essaie à des nouvelles expériences. Sauf qu'à ce moment précis, je n'étais même pas sur de vouloir du réconfort de bras chaud autour de moi. Je détestais précisément être dans ce genre d'humeur alors que je n'avais désiré que m'amuser et que j'avais été un poids toute la soirée pour mon ami qui lui ne pensait qu'à sa moitié. Ce que je ne comprenais pas c'est pourquoi il m'avait dit qu'il voulait m'embrasser dans ce bordel. J'étais confus, jaloux et je devais l'admettre encore un peu excité de la danse que nous avions partagé. La frustration et la blessure de ses propos à mon encontre ne faisait guère bon ménage. Mais je n'avais pas vraiment le droit de dire plus de choses, et puis Daniel était assez loyal pour mettre de côté son propre bonheur cinq minutes si il comprenait que je n'avais pas vraiment la forme. Pourquoi ? C'était un mystère. Je n'en avais aucune idée et peut être que si je n'étais pas aussi terrifié de la réponse, je lui poserais probablement la question. Mais j'avais tellement peur qu'il m'avoue avoir pitié du cynique que j'étais et de mon futur seul ... Et ca m'agaçait, le célibat n'était pas une maladie mortelle comme la société vous incitez à le croire.

- Ecoute, Danny, tu sais bien que je peux te donner aucun conseil valable sur ta vie de couple ... Ni comprendre l'intérêt pour toi de chercher un truc comme ça si c'est pour t'arracher le cerveau à coup de question, c'est épuisant, déprimant et ... faux. Si il te largues parce que tu lui conviens pas, tu trouveras forcément une personne à qui tu conviens tel que tu es sans prétention. Je laissais mon regard se bloquait sur lui un instant, parce que pour toute la contrariété et la tristesse que j'éprouvais à ce moment, il était hors de question pour moi que de ne pas lui offrir mon plus beau sourire rassurant. C'était Daniel, et au risque d'être le dernier des crétins, le voir sourire et être heureux, c'était ce qui m'importait le plus au monde. Et visiblement ce n'était pas en le traînant de ce genre d'endroits sans prendre la peine de réfléchir que j'y parviendrais. Je posais une main sur la sienne, avant d'incliner la tête sur le côté. - Au final, ce bar n'est pas si intéressant, je vais probablement rentrer ... Tu devrais vraiment l'appeler. Je me détestais de suggérer l'idée mais si c'était ce dont il avait besoin, je prenais sur moi.  





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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Ven 27 Jan - 21:50

C’était étonnant de considérer les choses ainsi, mais pendant que tout semblait partir en vrille entre nous au fil de cette discussion qui ne menait vers rien du tout - ni même de négatif, c’était tout simplement un cul-de-sac -, je songeais que c’était la première fois que je le voyais se trahir. Je ne rêvais pas, pendant quelques secondes, Damian avait arboré un air dérangé, voire véritablement agacé ou en colère. Ça avait été bien subtil, et son habituelle attitude avait rapidement repris ses droits. Moi, je l’observais avec une étrange curiosité. Il me semblait que plus je faisais des efforts pour obtenir quelque vérité de sa part, plus je m’éloignais de l’objectif. Ces minces éclats de l’agacement que je devais lui faire ressentir à m’acharner sur des sujets qui lui étaient désagréables était une évidence, mais ce n’était pas quelque chose de suffisamment important. Pire, ça ne m’intéressait pas. Je savais depuis le début que nous étions différents et nos différences s’avéraient autant être des forces complémentaires que le sujet de quelques haussements de sourcils désespérés de part et d’autres. Damian m’agaçait si souvent et échappait à ma compréhension en bien des aspects. Mais cela n’avait jamais entaché mon affection à son égard. Je n’avais jamais souhaité qu’il soit autrement que ce qu’il était véritablement, mais j’étais persuadé de connaître une part de lui, plus sensible, qu’il refusait d’admettre ou à tout le moins, d’afficher au grand jour. Malgré cela, je ne cherchais pas à le changer, et le doute s’insinuait douloureusement. Lui donnais-je cette impression ? De ne pas savoir apprécier la réalité, dirais-je même la vérité, parce que j’étais en quête d’un idéal qui n’existait pas ? Je me demandais pourquoi tout semblait si compliqué lorsque je tentais de lui expliquer, alors qu’il ne s’agissait que de mes sentiments. Je me refusais à croire qu’en éprouver était un mal, mais j’avais de plus en plus de mal à les gérer.

Et cette difficulté à communiquer me minait tant ! Sans savoir pourquoi, je repensais à un homme que j’avais rencontré quelque temps après mon arrivée en Amérique. L’un des premiers amants que j’avais eu sur le continent, à vrai dire. Au bout de quelques rencontres, il m’avait fait la remarque suivante : j’embrassais comme si j’étais amoureux, comme si je réclamais de mes amants qu’ils me donnent l’entièreté du monde en un baiser. Je n’avais pas très bien compris ce qu’il avait voulu dire, mais j’avais surtout capté que cela intimidait les gens, voire dérangeait. Comme de fait, cette histoire n’avait pas duré bien au-delà. Je m’étais demandé si les Américains n’avaient pas un réel problème avec l’engagement, beaucoup plus que les Européens, mais j’avais délaissé ces pensées en tâchant à un peu plus de retenue par la suite. Ce que je mettais encore en œuvre aujourd’hui et qui me laissait souvent cette impression de jouer de froid et de chaud, d’incertitude et de comédie auprès des gens. J’en venais à perdre de vue ce que je voulais moi-même, puisque je me posais toujours la question de ce que les autres y verraient. Mais Damian ne m’avait jamais demandé d’être différent, lui non plus. Il ne s’était jamais vraiment moqué de mes aspirations, qu’elles soient professionnelles, scientifiques ou… romantiques. Je savais qu’il ne partageait pas mes croyances, mais il m’avait toujours encouragé. À sa façon. J’étais si occupé à penser à la présente situation, à cette impasse étourdissante, que je ne faisais rien du tout si ce n’était que de le fixer avec cette légère tension sur le front, qui en trahissait beaucoup de tous mes doutes. Il me semblait que je chutais du haut d’un de ces buildings typiques d’ici, mais il n’y avait pas de sol pour me faire voler en éclats. Rien que la chute… et l’appréhension, le désir, d’une suite qui ne viendrait pas. Dont je ne connaissais pas même la nature ! Et toujours coincé dans cet espace quasi métaphysique, je songeais que nous n’aurions pas cette conversation à nouveau. Damian ferait tout pour l’éviter, et moi-même, je n’étais pas certain d’avoir envie de risquer à nouveau ces nuages pesants au dessus de nos têtes. Alors que nous avions besoin l’un de l’autre.

J’étais comme paralysé, par la chaleur de sa main qui s’était posé sur la mienne, et toujours sans être capable de prononcer un seul mot, il me semblait que je consentais à son départ par mon silence. L’appeler ? Mais en quoi serais-je apte à tirer la moindre minuscule parcelle de ce bordel au clair si j’appelais Aaron à cette heure, dans cet état de confusion qui plus est. Il me semblait discerner cette étrange compassion lugubre dans le ton de sa voix et je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas comment il pouvait ne pas comprendre ce que j’essayais de lui dire. Sans doute n’avais-je pas été convaincu de vouloir lui dire, ni-même convaincu de ce que j’éprouvais, mais mes diversions avaient été si pitoyables. « Damian… » Je sortais de mon mutisme une seconde à peine après qu’il ait fait un mouvement me laissant croire qu’il était vraiment déterminé à rentrer et à me laisser le champ libre d’appeler mon amant. Ses yeux se posaient sur moi à nouveau et je dois dire que je n’avais pas la moindre idée de ce que j’étais sur le point de faire avant de le faire.

Je m’étais levé, abandonnant du même coup mon verre sur le comptoir, pour m’approcher de lui. Alors qu’il y aurait dû y avoir d’autres mots, et un arrêt, je franchissais l’espace raisonnable pour le frôler et appuyer mes lèvres contre les siennes. Je savais qu’il me pardonnerait. C’était un geste égoïste de ma part, presque grossier tant j’avais les mains tremblantes au contact de sa chaleur, de son souffle. Des mains que je n'osais pas poser sur lui, malgré l'envie d'éprouver ses muscles même au dessus de ses vêtements. Je fermais les yeux comme un idiot dont le cœur s’accélérait naïvement, ce même idiot que cet homme dont je ne me souvenais plus le nom avait décrit quand il m’avait parlé de ma façon d’embrasser. Mais je savais aussi que je ne saurais jamais dire, et qu’il ne me laisserait jamais briser la simplicité de notre amitié avec mes sottises. Alors je volais ce baiser, pour m’assurer qu’il sache ce qu’il faisait mine de ne pas comprendre. Aussi, en espérant que cela me laisserait le sentiment d’une affaire classée, d’une page à tourner.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 29 Jan - 11:31

We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.
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Prêt à partir, misérable à souhait d'une soirée trop pesante, seul le son de sa voix prononçant mon prénom me stoppait dans mon élan puéril d'aller me réfugier chez moi, dans ma chambre pour bouder, me réfugier sous mes couvertures. C'était pathétique et j'en avais bien conscience. J'en faisais des caisses. Ils avaient raison les gens qui me disaient que j'étais une drama queen en puissance. Mais était ce si déraisonnable de ma part ? Avoir cette peur de le perdre alors qu'il était la personne à laquelle je m'étais le plus lié dans ma vie. Pour un homme qui n'en valait même pas la peine à mon goût. Étais ce autre chose qui me contrariait ? Je ne savais pas vraiment quoi penser de cette discussion et mon esprit était bien trop chargé par des méandres d'interrogations, rentrer était donc l'option la plus valide. Sauf que sa voix s'élevait, mon prénom, une prière silencieuse et je me retournais vers lui, une interrogation au fond des yeux. J'avais beaucoup de mal à le suivre ce soir, et si je n'avais jamais prétendu le comprendre en permanence, j'avais en général tendance à être bien au fait de ses émotions. Mais ce soir ? Ce soir, mes propres émotions sabotaient mes perceptions et je n'étais pas à la hauteur de mon rôle de meilleur ami. Pire, je fuyais la scène sans demander mon reste. Apeuré par une vérité aussi de ne pas être apte à remplir ce rôle dans lequel je voulais m'investir depuis que mes yeux s'étaient posés sur lui. C'était ridicule. Un homme aux croyances comme Danny aurait probablement usé des termes comme amour au premier regard et les autres conneries dans le même genre. C'était différent pour moi. Je savais juste que je préférais mettre un terme à la soirée avant d'avoir la confirmation de ce que je redoutais le plus. Que je ne sois qu'un poids plus qu'autre chose dans notre amitié. Et l'espace d'un moment, tenir le masque de l'insouciance était insupportable. Et c'était peut être à cause de ses quelques secondes de vulnérabilité que je lui offrais que ses actions suivantes étaient guidés.

Le contact de ses lèvres contre les miennes, un choc électrique transperçant mon corps. Une idée furtive qui avait traversé mon esprit à l'égard de dérivations et de spéculations devenant une réalité. Instinctivement, ma main survolait la courbure de son tour de rein sans jamais s'y poser. Ce n'était pas une révélation transcendante me faisant changé d'avis sur mes propres croyances et conceptions, un feu d'artifice explosant dans mon crâne comme on pouvait le décrire au cours des rares romances que j'avais pu lire. Non, ce n'était pas un tas de proses métaphoriques et sans sens. C'était une sensation paralysante bien plus terrifiante que cela finalement. C'était le confort, la certitude et peut être même une conclusion logique. C'était la douceur de ses lèvres qui ne m'épargnait pas de la solidité des nons dits qu'elles exprimaient. C'était comprendre l'importance que j'avais à ses yeux, sentir mon coeur s'en réchauffait et mon cerveau s'en apeurait. Mes yeux se fermaient un court moment, l'instant tentant de rendre le baiser. Cette fraction d'incertitude que l'on éprouve à la croisée d'un chemin. Deux routes s'offrant à moi. Et aucune des deux ne me satisfaisaient. Je savais néanmoins laquelle je devais emprunter pour préserver notre amitié et le garder dans ma vie. Ma main finissait par se poser sur son épaule, brisant l'instant en le repoussant légèrement. Retrouvant ma contenance après que je prennes contrôle de ma respiration, des battements de mon coeur. La peur terrifiante me vrillant l'estomac que tout se fracture entre nous. Ces peurs encraient bien plus profondément qu'une vieille excuse pour passer d'un lit à un autre sans m'engager, ces peurs qui m'avaient empêchés de profiter du goût de sa bouche plus de quelques micro secondes avant que la réalité ne se fasse entendre avec vengeance.

- Pas besoin d'en faire autant, si tu tiens à ce que je reste suffit de me le dire ... Et si je reprenais ma gouaille habituelle, quelque chose semblait définitivement différent. J'étais juste très bon à prétendre le contraire. A me mentir à moi même. Faire semblant que ce n'était rien de plus qu'une vague pulsion d'hormones de sa part, de ne pas y avoir lu bien plus. M'aveugler et me leurrer dans ce monde moins dur dans lequel je préférais évoluer. Et je savais que je devais aussi gérer l'instant avec précaution. Je n'avais juste pas envie de faire un choix ... Pas un choix qui je savais me ferais le perdre d'un manière comme une autre, tôt ou tard. Il avait juste réussi l'impossible, me prendre au dépourvu et me laisser un peu gauche. Je ne voulais pas que la gêne s'installe entre nous, mais j'avais du mal à invoquer mon insouciance. - Je crois néanmoins vraiment que l'alcool te monte à la tête, Danny Boy ... Et je lui offrais l'excuse idéale même si nous savions tous les deux, combien il avait peu bu. Je ne savais pas vraiment si il la prendrait ou si il voulait vraiment me confronter sur la situation mais j'étais bien décidé à faire mon possible pour éviter au maximum la conversation. Je n'aimais pas ce genre de conversation et pourtant, je savais que dans le monde des adultes, elles semblaient inévitables. Je détestais bien cet aspect de grandir, et c'était peut être pour cela que je m'acharnais à rester dans cet état d'esprit d'éternel enfant que j'avais en permanence.

- Je pense qu'on devrait rentrer et dormir un peu. Parce que nous le voulions ou non, c'était une certitude que ce qui venait de se passer aller changer les choses entre nous. Je n'en avais aucune envie et fuir la situation était peut être lâche, mais je n'avais jamais prétendu être très courageux. Un jour ... peut être un jour, je lui dirais combien il représente pour moi et combien c'est terrifiant pour moi d'envisager de le perdre. Ou peut être pas. Il méritait mieux qu'Aaron, mais il méritait aussi beaucoup mieux que moi. Une part de moi le savait malgré mon égoïsme à vouloir le monopoliser en permanence. Je ne pourrais jamais lui offrir ce qu'il désirait le plus au monde, et c'était peut être ce qui me chagrinait le plus. Juste un court moment, j'aurais aimé avoir sa naïveté sur le pouvoir de l'amour mais l'amour, c'était un concept qui n'avait jamais vraiment existé dans ma vie, c'était pour être honnête une chose que je ne pourrais probablement jamais faire. L'aimer. Pour la bonne et simple raison qu'on ne m'avait jamais appris comment aimer.





“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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Daniel Gheorge
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 29 Jan - 18:39

J’étais malheureux comme les pierres, pour peu que cette expression ait un quelconque sens car que je doutais fort que les pierres aient la capacité de comprendre la complexité du mal qui s’était emparé de moi. Ses mots m’avaient déchiré les entrailles et lacéré le cœur, et j’avais détourner le regard avec un empressement extrême. Je ne pouvais tout simplement pas le regarder. Je ne le pouvais plus. J’avais cru… Pendant quelques secondes, il m’avait semblé ressentir une connexion, une chaleur entre nous. J’avais alors éprouvé un tel bonheur ! et la chute n’en était que plus brutale. J’aurais voulu qu’il me dise quelque chose de plus sensé. C’est-à-dire que j’aurais mieux avalé de l’entendre gentiment me dire qu’il n’éprouvait pour moi aucune attirance de ce genre. Après tout, j’étais déjà capable d’accepter ce fait, qu’il n’était pas attiré par les hommes. Mais tant de fois, il m’avait laissé entrevoir une faille à ce sujet, une infime possibilité, mais une possibilité tout de même. De sorte que j’en étais venu à croire que, peut-être, cela n’avait pas tant d’importance. Nous avions une connexion spéciale, mais combien avais-je pu être bête de croire que cela aurait pu avoir plus de poids que son aversion pour tout ce qui se rapprochait de la sentimentalité. J’étais un sentimental et comme il n’était pas sans l’ignorer, il ne pouvait éprouver la moindre envie de laisser quelque chose se produire entre nous. Plaisanter et se moquer gentiment de moi, c’était une chose. Être celui qui me briserait le cœur, et les illusions du même coup, en était une autre. Il ne voulait pas de ce rôle. Et je ne voulais pas le lui donner non plus. Mais que pouvais-je changer à ce magnétisme, à ce désir si fort de pousser plus loin encore notre complicité. J’en étais étourdi. J’étais en proie à un profond malaise, presque à du désespoir, mais le pire était que je n’étais pas moins attiré ! Pas moins embrouillé non plus.

J’aurais voulu disparaître. Et pourtant, je savais qu’il m’aurait été encore plus insupportable s’il s’en était allé sur ces faits. Nous devions emprunter le même chemin, les mêmes transports, et nous retrouver sous le même toit. J’attrapais ma veste, et passai le premier devant lui vers la sortie du bar. Un instant plus tard à peine, je le sentais sur mes talons, conservant sans nulle doute une distance plus raisonnable que de coutume. Il était aussi beaucoup plus silencieux que jamais, alors que je n’arrivais jamais à mettre fin au flot interminable de paroles qu’il pouvait déverser, même lorsque j’étais complètement claqué en fin de soirée. Il en avait de toute façon assez dit. Je m’efforçais de ne pas repenser aux idioties qu’il m’avait sorties. Comme si j’étais du genre à jouer la comédie pour retenir quelqu’un. Comme si j’étais de ceux à se laisser dominer par les effets de l’alcool - mais QUEL alcool ? Pas assez, assurément. Plus que tout, je ne pouvais le regarder. Je ne cherchais pas à m’éloigner davantage, car même au plus creux du gouffre, je ne pouvais véritablement lui en vouloir. J’étais bien incapable de manifester la moindre colère et je lui faisais payer sa réaction par mon silence de mort. Je devais, de l’extérieur, avoir l’air d’être sur le point d’imploser. Il était vrai que mes pensées ne pouvaient s’arrêter de dévaler dans tous les sens, à la recherche d’un sens à ce qui venait de se produire. Je me demandais surtout ce que j’avais espéré qu’il se produise et qui aurait été positif. La vérité était sans doute que je n’avais tout simplement pas réfléchi vraiment et plutôt succomber à un désir lancinant. Comme je ne le faisais jamais. Je ne comprenais pas ce qui avait été différent cette fois et qui m’avait poussé à agir si spontanément.

Le temps était à la fois interminable et accéléré, je me sentais hors de celui-ci lorsque nous mettions à nouveau les pieds chez nous. Dans l’entrée, je remarquais d’un coup d’œil embrumé que nous étions seuls. Martin devait être sorti je ne sais où et je ressentais pour la première fois un peu de reconnaissance, qu’une chose ne soit pas un obstacle de plus, car j’aurais détesté le savoir à quelques mètres, peut-être même témoin de cette situation absurde. J’étais figé dans l’entrée, et je me retournais vers Damian pour prononcer mes premiers mots depuis tout ce temps où je m’étais montré glacial. « Tu n’as rien ressenti ? » Je détestais la note de désespoir qui surplombait l’assurance que je voulais démontrer. « Pourquoi est-ce que tu ne peux pas me dire ça, plutôt qu’un tas de bêtises ? » Plus je parlais, plus il me devenait impossible de retenir le reste. Je n’avais pas véritablement prémédité ce que j’allais lui dire au cours de notre trajet de retour, mais l’émotion ressortait enfin. « Tu dois accepter au moins ce fait, Damian, tu n’as pas de contrôle sur ce que je ressens. Ni sur mon taux d’alcoolémie, d’ailleurs ! » Pendant quelques secondes, je restais là comme si je voulais en dire davantage, mais je ne constatais qu’une chose. Damian était au dépourvu, et moi, incapable de me mettre en colère. Je ne le souhaitais même pas. Je tournai alors les talons et m’éloignais vers ma chambre après avoir laissé mes chaussures le long du mûr. Pour une rare fois, je n’éprouvais pas de culpabilité à me laisser trainer un peu. Comme si cela pouvait avoir la moindre importance.


Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: We're going off tonight to kick out every light, take anything we want, drink everything in sight.   Dim 29 Jan - 19:51

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Le retour avait été aussi pénible que je le pressentais. Il m'en voulait, de cela, j'en étais persuadé mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Je savais qu'il aurait aimé autre chose que la façade que je présentais à tout le monde. Il méritait mieux que cette façade, cette contre façon grotesque et superficielle mais les mots ne semblaient pas vouloir franchir mes lèvres. J'avais tenté d'ouvrir la bouche à plusieurs reprises mais la vérité était que je n'avais aucune idée de ce que je devais dire ou faire. J'avais juste peur ... peur de le décevoir encore, peur de ne pas lui rendre ce sentiment, mais plus que tout peur de l'avoir perdu parce que je ne pouvais pas lui offrir ce qu'il semblait désiré. Et ca ? C'était probablement la chose dont j'avais le plus de mal à cerner. Non, je ne faisais pas preuve de fausse modestie, je savais que j'étais plutôt attirant comme homme et je l'avais assez taquiner sur le sujet pour savoir qu'il ne me trouvait pas désagréable physiquement parlant. Non, ce que j'avais du mal à comprendre c'était la raison pour laquelle il était prêt à prendre le risque ... Le risque de plus avec un homme qui ne pourrait jamais lui donner ce dont il avait besoin. Après mes doutes et mes questionnements, je commençais enfin à soupçonner que peut être j'avais la même importance dans sa vie qu'il avait dans la mienne. Sauf que ... sauf que pour lui, il s'agissait d'un autre type de connexion. Avais je trop poussé les limites ? Lui avais je moi même donné l'impression de plus ? Je me remettais rarement en question, j'étais plutôt le genre d'homme à me laisser porter par l'instant présent, mais je ne pouvais m'empêcher de plonger en pleine introspection quand il s'agissait de mon meilleur ami et de la dernière personne sur terre que je désirais blesser. Alors le silence s'installait et laisser couver l'amertume, la confusion et l'incompréhension mutuel entre nous jusqu'à ce que nous finissions par arriver chez nous. Un colocataire visiblement absent, je laissais ma main se poser sur ma nuque mais n'ayant pas vraiment l'occasion de prendre la parole avant qu'il ne le fasse le premier. Me laissant un instant bien incapable de réagir. Qu'aurais je pu dire de plus de toute façon ? Une bonne part de moi savait qu'il avait raison. Enfin presque raison ... La vérité était que j'avais bel et bien ressenti quelque chose quand ses lèvres avaient rencontrés les miennes, une minuscule parcelle de bonheur que la peur avait ruiné. Pendant un quart de seconde, j'avais eu l'impression d'être son univers et c'était diablement plaisant comme notion.

Sauf que l'instant s'étiolait bien trop vite et avant que je ne puisse justifier ou excuser mes actes, il me tournait le dos. Un frisson me transperçant le corps, une peur sans nom de savoir que si je le laissais partir, j'allais le perdre pour de bon. Je ne savais juste pas ce que j'étais supposé faire pour être honnête. Je ne pouvais pas lui offrir sa réponse, je ne pouvais pas non plus le laisser me glisser entre les mains. J'étais pour une fois, bien déboussolé et misérable. Et je détestais cette sensation bien plus qu'autre chose. Cela ne faisait que me confirmer mes certitudes sur les histoires d'amour, c'était compliqué, douloureux et sans équivoque voué à se terminer dans les larmes. Non, je n'étais pas fait pour ce genre de chose si je ne pouvais même pas être apte à offrir une amitié parfaite à mon meilleur ami. Pour la première fois aussi, j'avais honte de moi, de mes à-priori et de mon comportement. Si j'avais anticipé, pris plus de temps pour réfléchir aux conséquences, n'aurais je pas pu prévoir ce désastre ? Je poussais un long soupir et me dirigeait à mon tour vers ma chambre. Me délestant de mes affaires de soirées pour me revêtir d'un vieux jogging et un tee shirt élimé. Le glamour parti, je me laissais tomber sur mon lit, incapable de fermer l’œil.

Pris d'une pulsion subite, je me relevais, m'emparer de mon ordinateur et me dirigeait vers la chambre de Daniel. Peut être aurais je du le laisser seul, peut être aurais je du prendre le temps de réfléchir mais j'avais cette certitude que si je laissais les choses telles qu'elles, je ne pourrais jamais les réparer. Je frappais doucement ... Je prenais la peine de frapper, ce que je ne faisais que rarement mais me semblait nécessaire à ce moment. C'était ma concession à reconnaître les événements de ce soir. J'attendais un bien long moment avant que sa voix ne m'autorise à rentrer. Penaud, mon pc sous un bras, j'entrouvrais la porte. - On regarde un film ? C'était peu de choses mais c'est parce que je savais que c'était un peu notre tradition, et que j'avais besoin d'être prêt de lui alors que je me sentais si dérouté. Oui, il était la source de cette tumulte confuse qui secouait mon cerveau mais en même temps, il était le seul apte à l'apaiser, cela je pouvais me l'admettre. J'aurais du attendre son autorisation, mais je n'y tenais plus et je me glissais sous la couette à ses côtés, posant le pc sur ses genoux avant de glisser un bras autour de sa taille et ma tête contre le haut de son corps. Un geste que j'aurais probablement du éviter au vu de notre conversation mais qui me permettait de ne pas lui faire face alors que je murmurais doucement comme un secret - Je suis désolé, Danny. Parce que je l'étais sincèrement, pleinement et j'aurais voulu faire plus, j'aurais voulu lui avouer cette terreur profonde qui s'enracinait en moins à la perspective de lui briser le cœur mais j'avais déjà bien trop parlé ce soir. - Regardons une comédie, d'accord ? Et comme ça, j'enterrais le sujet, lâche et égoïste. J'espérais juste ne pas le perdre à cause de cela.

TERMINE




“La vie n’est pas un sport qu’on se contente de regarder. Gagner, perdre, ou faire match nul, la partie est en cours, qu’on le veuille ou non. Alors allez-y, discutez avec l’arbitre, changez les règles, trichez un peu. Faites une pause et soignez vos plaies. Mais jouez. Jouez ! Jouez le jeu. Jouez vite. Jouez librement. Jouez comme si il n’y avait pas de lendemain. D’accord, l’important n’est pas de gagner ou de perdre, l’important c’est la manière de jouer. Vous ne croyez pas , ” (c)LUCKYRED.
 
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