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 The French Class {ft. Giselle

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Myrtle Montgomery
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MessageSujet: The French Class {ft. Giselle   Lun 21 Nov - 18:03

The French Class
Giselle & Théodore
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La matinée s’était déroulée à vitesse grand V. Je n’avais pas vu les heures défiler. Tant mieux. Surtout que, pour ma part, c’était plus barbant qu’autre chose. Dés dix-heures, j’avais eu une réunion avec un important fournisseur, et autant dire que ce n’était pas une partie de plaisir. J’étais tout simplement les-si-vé. Et dire que la journée n’était pas encore terminée. Pire, à deux heures, j’avais une autre séance, à l’interne cette fois-ci. Il fallait vraiment que je prenne ma nouvelle secrétaire entre quatre yeux et bien lui faire comprendre que ne pas me mettre toutes les réunions les unes après les autres. Aux alentours de midi et demi, je pus finalement m’octroyer ma pause de midi. Enfin. Surtout que mon ventre commençait à crier famine. Je profitais donc de l’heure et demi restante pour … ne rien faire. En temps normal, je rentrais manger chez moi, équilibré, mais il y avait des jours, comme celui-ci, ou j’avais juste envie de me faire plaisir et puis merde pour un quelconque régime. Ce n’était pas en mangeant mal pendant un jour que ça allait se voir ! Avant de sortir de mon bureau, je griffonnais rapidement un mot à ma secrétaire, l’avertissant que je ne serais pas de retour avant le début de la séance et qu’elle fasse le nécessaire, déviant les appels, notamment.  

Une fois à l’extérieur, je pris une grande inspiration, fermant les yeux, profitant un court instant de l’air pur. Enfin pur, nous étions tout de même à San Francisco, mais ça changeait de l’air conditionné qui tournait en boucle dans mon bureau, avant de m’allumer une cigarette, tout en réfléchissant à un endroit. M’appuyant au mur, je regardais autour de moi. A quelques mètres, un kebab. Je grimaçais. Non merci. Un peu plus loin, un chinois. Non. Autant c’était bon et j’en prenais souvent à l’emporter avant de rentrer chez moi, autant là maintenant je n’en avais pas envie. Mes pensées furent interrompues quand un gamin, accompagné de sa maman, se mit à crier. « Je veux une pizzaaaaaaaaaaa. T’es pas sympaaaaaaaaa ». J’arquais un sourcil. Tiens, c’était pas con son idée. Merci le môme. Un rictus au coin des lèvres, je décollais du mur, et prit la direction de la pizzeria du quartier, un peu plus loin. La Pignata.

Par chance, ayant dépassé de peu l’heure de pointe, il n’y avait pas grand monde devant les caisses, et quelques tables s’étaient même déjà libéré. Tout en contemplant le panneau des menus, j’avançais de quelques pas, quand je faillis buter sur une jeune demoiselle juste devant moi. Je reculais, n’empiétant pas sur son espace vital, et je me mis à patienter. Espérant qu’elle n’en aurait pas pour long. Mais voilà. Les minutes passèrent, les unes après les autres, et elle était toujours là, en train de réfléchir. Je serai les poings, mon ventre me réclamant toujours à manger. Au bout d’environ cinq minutes – ou peut-être moins – je ne tins plus. « Non mais sérieusement. Il lui fait un Master pour choisir son menu ou bien ? Putain. A ce point-là, autant rester chez soi plutôt qu’emmerder les autres * » Tout était sorti en français. Par expérience, je savais que la majorité des gens à San Francisco parlaient anglais, autant s’énerver dans une autre langue si on voulait avoir la paix. Personne ne comprenait de toute façon. Il ne fallait vraiment pas me contrarier quand j'avais la dalle. Je levai les yeux au ciel, quand, comme au ralenti, je l’a vis se retourner vers moi. Oups.



* en français dans le texte, étant donné qu'à la base, ils parlent anglais.



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It was a rainy night when he came into sight. Standing by the road. No umbrella. No coat. So I pulled up along side and I offered him a ride. He accepted with a smile so we drove for a while. I didn’t ask him his name. This lonely boy in the rain. Fate tell me it’s right. Is this love at first sight ? @halestorm

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MessageSujet: Re: The French Class {ft. Giselle   Sam 26 Nov - 17:08

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Je m’étais montrée un peu trop audacieuse. Et je le regrettais. Je l’avais su, je l’avais deviné surtout que je ne serais pas à mon aise en venant à la Pignata complètement seule. Premièrement, ce n’étais pas mes habitudes – parce que casanière dans l’âme… – et même si ces derniers temps je passais beaucoup moins de temps chez moi quand je n’étais pas à l’hôpital, je ne passais plus le clair de mon temps seule mais avec Nolhan. Aujourd’hui, néanmoins, je ne travaillais pas et je devais bien me résigner à rester seule et laisser mon bien-aimé travailler. J’en avais alors profité pour faire quelques courses mais le temps je ne l’avais pas vu passé… et il était plus que temps que je pense à déjeuner. Et, pour une fois, je m’épargnerais de cuisiner parce que je perdrais probablement du temps à me prévoir un menu beaucoup trop sophistiqué. Le temps de le préparer et je mourrais de faim. Enfin c’était exagéré ; je pense que vous avez compris l’idée toutefois. Mon choix de restaurant s’était alors porté sur La Pignata ; je connaissais un peu l’établissement puisque Charlotte m’y avait à plusieurs reprises donné rendez-vous pour me faire sortir de ma confortable tanière. Mais voilà que j’avais un léger souci : l’indécision était au rendez-vous. Charlotte était généralement d’une grande aide quand il s’agissait de choisir le menu, la pizza en elle-même. Gourmande comme je l’étais : impossible de faire un choix par moi-même. De toute évidence. Fort heureusement, l’heure de pointe était passée et j’étais la dernière arrivée alors je n’avais pas à m’inquiéter de créer une file d’attente à moi toute seule. L’idéale aurait été quand même que j’eus fait un choix lorsque les trois personnes avant moi avait passé commande : bien malheureusement non. « Excusez-moi. J’ai besoin d’encore un peu de temps pour arrêter mon choix. » m’excusai-je auprès de la serveuse, très embarrassée de la faire attendre. Elle fut aimable et m’assura que je pouvais prendre mon temps ; mon embarras n’en était toutefois pas moindre.
Au bout de quelques minutes, je n’étais plus seule à vouloir passer commande. Je n’en étais toutefois pas consciente, occupée à me remémorer ce que j’avais déjà pu goûter auparavant ou non. Je me disais qu’il était préférable et même plus agréable de goûter à quelque chose de nouveau. Ma réflexion fut toutefois interrompue par une voix masculine derrière moi qui prononça quelques mots de français. Et l’usage de la langue de Molière ne m’avait malheureusement pas empêché d’en comprendre la nature, et surtout de comprendre qu’ils s’adressaient très fort probablement à moi. Confuse – et quelque peu outrée au fond, je me retournai alors vers l’homme pour pouvoir y mettre un visage. « Pardon ?* » dis-je en écarquillant les yeux. « Vous vous adressez à moi ?* » demandai-je, bien que la réponse fut évidente. Par réflexe, j’avais d’ailleurs répondu dans un parfait français ; j’étais après tout bilingue puisque ma mère était elle-même française et nous avait toujours parlé à moi et mon frère en français.

* en français dans le texte
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MessageSujet: Re: The French Class {ft. Giselle   Dim 27 Nov - 17:01

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Ma patience avait des limites et encore plus quand je n’avais pas tout mon temps devant moi. Heureusement que j’avais demandé à ma secrétaire de ne pas essayer de me contacter avant les deux heures, mais à ce rythme-là, je retournais au travail sans rien avoir pu avaler. Les mots s’étaient échappés tous seuls de ma bouche.  J’avais pensé trop fort ce que je pensais tout bas. Bon, au moins, c’était dit en français. Il y avait peu de chance pour que la personne devant moi comprenne. Sauf qu’elle se retourna. Je n’y pas vraiment attention, après tout, cela ne voulait rien dire. Un sourire de circonstance se dessina sur mon visage, avant de disparaître complètement, tandis que je prenais appui sur mes béquilles. Je déglutis difficilement. Complètement surpris. C’était bien ma veine ça, de tomber sur la seule personne à un kilomètre à la ronde, comprenant et parlant le français.

J’essayais de reprendre très vite contenante, avant de sourire, légèrement, pour essayer de détendre l’atmosphère, ou comme pour faire oublier ce que je venais de dire. D’un coup d’œil, je fis mine de regarder par-dessus son épaule. « Non. Toutes mes excuses. Je parlais au fantôme qui met des plombes à choisir sa pizza juste avant vous ! * » Je secouais la tête, me mordant au passage la lèvre, tout en levant les yeux. « Je vois que votre sens de la perspicacité est tout autant développé que votre sens de la  rapidité », poursuivis-je, toujours en français pour ne pas que les oreilles indiscrètes ne nous écoutent. C’est fou comme certaines personnes pouvaient s’abreuver de ce genre de situation. Je n’allais pas leur laisser ce plaisir. Un rictus moqueur fit place à mon sourire charmeur. Lâchant d’une main ma béquille, qui vient s’appuyer contre ma jambe, je désignais la jeune femme. « Cela fait déjà un bon moment que j’attends, et j’ai faim ! Comme je suis sympa, je vous laisse encore hum … disons … deux minutes. Au-delà du temps imparti, je prendrais les devants à votre place * ». Cette fois-ci, je ne souriais plus mais je la fusillais plutôt du regard. Et voilà qu’elle venait de gâcher ma journée entière. Je maudissais aussi ce gamin qui m’avait donné cette brillante idée. Je vis que la caissière allait intervenir, et je la fis taire d’un simple regard. « Vous, ne vous en mêlez pas ! », en anglais cette fois-ci.  C’était dit. Je n’étais plus de bonne humeur. Envolée.    

Je fis mine de réfléchir un instant, le temps que je le pouvais encore, avant qu’elle s’en prenne physiquement à moi. Quoique, avec mes béquilles, j’aurais vite le dessus. Normalement. « Ecoutez, je n’ai pas que ça à faire. Vous non plus je pense. Alors, soyez sympa, vu que vous ne savez pas encore sur quel plat se porte votre choix, laissez-moi passer. En moins de deux ça sera réglé * », je pris la mine d’un chien battu, ou d’un ange dans le corps d’un démon. C’est selon, tout en me tenant prêt à une quelconque riposte. Je ne la connaissais pas, et à dire vrai, elle avait l’air plutôt pacifique à la voir, mais par expérience je savais que les femmes pouvaient se montrer … comment dire … très chiante en la matière, surtout si on les poussait à bout.



* en français dans le texte, étant donné qu'à la base, ils parlent anglais.



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MessageSujet: Re: The French Class {ft. Giselle   Mer 30 Nov - 14:40

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Il disait ne pas se moquer de moi mais je n’étais pas aussi idiote qu’il le prétendait. Et il ne s’était malheureusement pas seulement contenté des moqueries. « Dinde ?! Mais pourquoi m’insultez-vous ? * » Je m’étais naturellement offusquée à cette insulte. Je n’insistais tout de même pas. Ce n’était après tout pas la pire insulte qu’on aurait pu me faire. Ce qui était le plus offensant était que cet homme m’insulte pour un rien ; en quoi l’avais-je mérité ? Et pourquoi perdre mon temps à me poser la question quand j’étais fort consciente que le monde était plein d’injustices… Je restais quand même correcte et polie – je n’avais jamais su me comporter autrement de toute façon – tout en ne laissant pas couler la chose : non, je ne lui ferais pas le plaisir d’ignorer complètement son comportement plus qu’offusquant. Ce fut avec beaucoup de sarcasme qu’il finit par s’excuser et me demandait – comme je l’avais proposé – que je lui cède ma place. Pas tout à fait satisfaire en raison d’une manque de sincérité, je le dévisageai, attendant un peu plus de gentillesse. Il dut perdre patience puisqu’il s’approcha de moi – mon premier réflexe fut alors de reculer un peu – pour me proposer à son tour un petit marché. « Non merci ! *» m’exclamai-je du tac au tac, non pas seulement parce que je ne voulais absolument rien de cet homme mais aussi parce que je n’aimais pas accepter des cadeaux de n’importe lequel étranger. C’était bien plus embarrassant qu’autre chose. Il fallait croire que mon refus n’avait pas été assez clair puisqu’il remit le sujet sur le tapis après avoir passé sa commande. De mon côté, j’étais déjà passée à autre chose, retournant à ma réflexion initiale du choix de ma propre commande. « Vous pouvez payer votre commande. Ne m’attendez pas. » répondis-je avec un léger sourire avant de l’ignorer de nouveau. Les yeux rivés sur le menu, j’attendais qu’il passe en caisse. J’étais finalement arrivée à me décider – enfin ! – mais si je passais commande de suite, je m’imaginais qu’il insisterait toujours à payer par pure hypocrisie quand je voulais en finir avec cette discussion des plus désagréables. « J’insiste.* » me vis-je dans l’obligation d’ajouter, en voyant qu’il n’étais pas prêt de lâcher l’affaire. Je soupirai.  « Ecoutez. Je vais être honnête avec vous. Vous m’insupportez alors je vous en prie laissez-moi tranquille, payer votre pizza et partez. * » D’un ton tout à fait désespéré, j’avais décidé de jouer franc jeu. Il m’avait fallu un peu d’audace pour le faire toutefois ; je n’avouais très rarement que je ne les appréciais pas quand c’était le cas. « De plus, je n’aimerais pas que vous soyez en retard pour votre travail. Evitez-moi cette culpabilité. *» suppliai-je presque. Je faisais finalement signe à l’employée de la pizzeria pour passer commande. Je portai alors mon choix sur une Madrilène – une pizza au chorizo me semblant tout à fait correcte. Je ne m’étais toutefois pas encore débarrassée de mon interlocuteur.

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MessageSujet: Re: The French Class {ft. Giselle   Sam 3 Déc - 0:29

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« Je ne me moque pas. Je constate, c’est tout * ». Je levai les yeux au ciel. Sérieusement, j’avais fait quoi au bon dieu pour mériter cela ? Tout ce que je voulais, c’était manger ma pizza, tranquillement. Certes, il aurait mieux fallu que je me taise, et tout ça ne serait pas arrivé, mais c’était plus fort que moi. Cela faisait partie de mon comportement, et j’avais de plus en plus de peine à lutter contre ma vraie nature. J’avais beau m’être calmé pendant plusieurs années, voilà que tout revenait au galop. J’étais de nouveau cet adolescent arrogant, et méchant. M’en prenant à tout le monde, sans aucune raison.

Bon, je lui avais donné deux minutes, c’était suffisant non ? En attendant donc qu’elle choisisse ce qu’elle voulait bien manger, je tournais la tête, et, à travers la vitre de la fenêtre, donnant sur la rue, je vis passer une famille – papa, maman, et leurs deux mômes – tenant chacun un cornet de châtaignes en main. Tiens, j’avais presque oublié que le monsieur criant à tout va « marrons chauds » avait replanté son cabanon non loin de là, comme chaque année, bien deux mois avant Noël. C’était déprimant. Je ne supportais pas cette période de l’année, va savoir pourquoi, mais je ne l’aimais pas. Alors voir les décorations, dans les magasins ou dans les rues, dès Halloween passé, plus ces vendeurs ambulant, me déprimait. Je reportais finalement mon attention sur elle, et voyant que la situation n’avait pas avancé, je lui fais remarquer – pas très agréablement, je devais bien me l’avouer – que ce serait plus simple que je lui passe devant, tandis qu’elle pouvait continuer à réfléchir, tandis que moi je commandais. Ce qu’elle accepta. Soulagé, je fais mine de me déplacer – ce n’était pas toujours simple avec ces béquilles – quand elle m’arrêta. « Espèce de dinde * » Ne me demandez pas pourquoi, mais c’était la première chose qui m’était passé par la tête. Certainement à cause de Noël, et Thanksgiving. Toutefois, elle marquait un point. Moi qui pensait, il y a peu quelques secondes, que c’était la première à se soumettre si facilement à moi, sans protester, je m’étais trompé. Enfin, plus ou moins. Elle n’élevait pas la voix, restait craintive, tout en me faisant face. Par expérience, je savais que je pouvais la briser d’un simple claquement de doigt. De frustration, j’avais juste envie de crier, la tête enfoncée dans un oreiller, pour atténuer le bruit.  Je soupirais, tout en grimaçant. « Je m’excuse * », dis-je. Elle ne pouvait pas savoir à quel point cela avait été dur pour moi de prononcer ces mots. Même si je ne le pensais pas. C’était juste pour débloquer la situation, et qu’enfin, je puisse manger. « Puis-je, s’il-vous-plaît, prendre votre place ? Que je puisse manger avant de retourner travailler ? » c’était dit d’une voix douce, mais d’où suintait le sarcasme. Pas sûr que ça marcherait. Il fallait toujours se méfier des gens qui ne disaient pas grand-chose. A la fin, ils se relevaient toujours pire de ce qu'on imaginait.

Ne la voyant toujours pas partante, je serais les dents, les larmes aux yeux de frustration. Elle serait encore capable de le faire exprès. Je m’approchais d’elle, avant de me pencher vers son oreille. « Bon. Je vous propose quelque chose * », dis-je gentiment. Au point où j’en étais, autant jouer double jeu. « Pour me faire pardonner * » … hum, ça me faisait mal de le dire « … je vous offre le repas. Ça vous va ? * » Ne surtout pas exploser. Ni se rétracter. Mes mains s’étaient crispés, et je passais devant elle, passant commande. En attendant, je me trouvais bien con, parce que je n’avais aucune idée de quoi manger non plus. Hahaha. J’avais envie de rire, nerveusement. Je levai les yeux vers le tableau des menus, le parcourant du regard. Quelques secondes passèrent. Rien. « Je prendrais … hum … », je me mordis la lèvre « Une Pizza Capricieuse, avec une bouteille de coca ». La commande passée, je me tournais vers la jeune femme. « Qu’on soit clair, si d’ici quelques secondes vous n’avez toujours pas choisi, je le fais à votre place * ». De toute façon, j’avais dit que je payais, alors bon.



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MessageSujet: Re: The French Class {ft. Giselle   Ven 9 Déc - 12:13

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MessageSujet: Re: The French Class {ft. Giselle   Jeu 5 Jan - 1:46

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Elle avait raison là. Pourquoi je l’insultais moi ? Ha oui, parce qu’elle mettait trois plombes à choisir une foutue pizza, bordel, et étant de nature très très patient … - cherchez l’erreur – je n’avais pas pu m’empêcher de bien lui faire comprendre mon agacement. De vive voix. Et puis merde, pourquoi fallait-il aussi que je tombe certainement sur la seule personne de tout San Francisco qui sache parler le français ? Pourquoi ? J’avais envie de pleurer. Entre la faim, la douleur qui faisait gentiment son retour dans ma jambe, et le trop plein.

Pour finir, et pour essayer d’apaiser la tension qui montait en cran de secondes en secondes, je choisis de passer à autre chose et d’arrêter de l’insulter au gré de mon humeur. Je lui proposais donc, aimablement, qu’elle me cède la place, qu’elle puisse continuer sa réflexion intense, et, pour me faire pardonner, en quelque sorte, de lui payer son repas. Sa réponse fusa, catégorique. Non. J’essayais de la faire changer d’avis, mais voyant qu’elle restait campée sur sa position, j’haussais tout simplement les épaules. « C’est comme vous voulez *». Je me tournais donc vers la serveuse, tout sourire, faux, bien évidemment, et après quelques secondes de mûres réflexions, je commandais finalement ma pizza. En attendant, je me positionnais pour que j’ai les deux dans ma ligne de mire, les regardant à tour de rôle, au cas où la jeune femme changerait d’avis. Je capitulais finalement dès son « j’insiste ». Je crois que là, plus rien ne la fera changer d’avis. En même temps, c’était une femme, et dès qu’elles avaient une idée en tête, c’était impossible de les dissuader. « Ok ok », dis-je, levant les mains au ciel. « J’arrête de vous importunez alors *», continuais-je, levant les yeux au ciel. Et puis, croyant avoir enterré la hache de guerre, ce fut à son tour de tout extérioriser. Je l’écoutais, un sourire au coin de mes lèvres. « Ecoutez. Je vais être franche avec vous. Vous m’insupportez alors je vous en prie, laissez-moi tranquille, payer votre pizza et partez ». Mon sourire s’élargit encore plus. « En plus, j’aimerais pas que vous soyez en retard pour votre travail. Evitez-moi cette culpabilité ». Je passais ma langue sur les lèvres, pour les humecter. « Tiens tiens, la tigresse sort finalement ses griffes ? Tout compte fait, vous savez répondre *, commençais-je, moqueur. « Sachez que c’est réciproque. Et je crois avoir compris. Je vous laisse tranquille. * » je me retins de rajouter et qui vous dis que je veux partir et ne pas manger sur place ? mais j’avais compris ce qu’elle voulait dire et nul besoin de jouer avec le sens de sa phrase. Je ne fis aucune remarque sur mon travail non plus. Ce n’était pas la mort si j’arrivais un tout petit peu en regard, et puis même, je faisais ce que je voulais. De toute façon, j’avais encore amplement le temps. Une clochette tinta à mes oreilles, et je vis la serveuse me faire signe. Je pris mon carton, contenant la pizza, je payais, et je passais à côté de la jeune brune, toujours avec mon sourire narquois accroché au bout des lèvres. « Bonne journée *, dis-je, lui faisant une petite révérence, pour bien me moquer encore plus. Ce que je n’aurais pas dû. Au même moment, une mère et son enfant entrèrent dans la pizzeria, et le môme, tout exciter qu’il était, fonçait droit sur le comptoir. Bousculant au passage un jeune homme qui venait de s’acheter un café, et qui, sous l’effet du choc, se déversa sur ma chemise blanche. Je grognais, poussant un juron, ce qui déplut à la mère de famille, et, sans trop savoir pourquoi, je fusillais l’enquiquineuse. Comme si c’était de sa faute. Foutue, ma chemise blanche. Repose en paix. La journée ne pouvait pas être pire.



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Giselle Davenport
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MessageSujet: Re: The French Class {ft. Giselle   Mar 24 Jan - 20:23

The French Class
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Je ne comprenais pas pourquoi : pourquoi cet homme m’embêtait, pourquoi il avait fallu que cela tombe absolument sur moi ou encore pourquoi il me comparait avec une tigresse. Mais en fait… je ne souhaitais pas non plus comprendre. «Il faut bien que je me défende contre les gens comme vous. *» Il y a quelques temps de cela, ces mots je les aurais adressés à Nolhan. Mais même lui ne m’aurait jamais incommodé pour si peu à l’époque… Heureusement, il allait partir ; j’étais bien heureuse de l’apprendre. «Merci. *» dis-je pour rester polie. Il était de toute façon sincère ; j’étais bien heureuse qu’il se soit décidé à me laisse vivre en paix. Seulement il aurait été tellement plus simple qu’il ne m’importune pas dès le départ… Je me contenterais de cela. Ce fut donc avec un certain soulagement que je le vis prendre sa commande et prendre la direction de la sortie et mon soulagement en serait encore plus immense lorsque je le verrais enfinsortir de l’établissement pour ne peut-être ne plus jamais se revoir. «Au revoir. *» énonçai-je d’un ton calme alors que je faisais mon possible pour oublier cette révérence très sarcastique à laquelle j’avais eu droit. Et je lui tournai le dos.
Néanmoins, je me retournai par réflexe lorsque je vis tous les regards des clients comme des employés se tourner vers la direction de la sortie. Juste à temps pour apercevoir le café d’un autre client se renverser sur cet homme dont j’avais du supporter les mauvaises manières. Mon regard rencontra alors de nouveau celui de cet odieux personnage. M’apercevant qu’il me fusillait du regard alors que je n’étais point impliquée dans l’incident, je détournai d’abord mon regard. Toutefois, n’aimant pas l’idée que je ressortais perdante de cet échange de regard, je le regardai de nouveau et j’essayais de garder toute contenance alors que je lui fis part d’un petit conseil. «Un peu d’antiseptique et un produit hydratant suffiront si jamais vous vous êtes brûlé un peu. *» dis-je, d’une voix quand même légèrement tremblotante. Satisfaite d’avoir fait mon devoir de médecin – même si d’ordinaire je m’occupais d’enfants – je me retournai vers le comptoir et observai l’employée de la pizzeria accomplir son travail en attendant que ma commande soit prête. Pendant un court instant, j’avais même songé à lui donner quelques conseils de lavage, lui préciser qu’il pourrait peut-être bien enlever les tâches de café grâce à un linge imbibé d’un mélange d’eau et d’alcool à 70° puis de vinaigre blanc – une astuce que j’avais vu ma grand-mère employé maintes et maintes fois dans ma jeunesse. Mais à vrai dire, je ne souhaitais plus lui adresser la parole ; la pensée même m’était déjà suffisamment désagréable et je pensais avoir eu mon compte pour la journée. Je ne me focaliserai plus que sur mon repas. Point final.

* en français dans le texte
electric bird.


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